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16/05/2013

Hôtel-Dieu de Paris : Lettre ouverte à Marisol Touraine

Hospitel-Hotel Dieu Paris

L’appel de l’Hôtel-Dieu de Paris: des médecins contre la restructuration aberrante de cet hôpital

Madame  la  Ministre,

Les  soins  à  l’Hôtel-Dieu  de  Paris  sont  sacrifiés  au  mépris  de ses  patients  et  des  besoins  de  la   population.

Pourtant, avant les autres, l’Hôtel-Dieu fut un hôpital innovant tout en restant conscient des impératifs économiques : acquis  à la prise en charge ambulatoire des patients chaque fois que possible et à la prévention, il a développé en même temps une médecine de  pointe. Son budget n’était  pas  déficitaire.

Les  professionnels  de  l’Hôtel-Dieu  savent :

1) qu’il  n’est pas raisonnable de  supprimer toute possibilité d’hospitalisation des patients dans une  structure destinée à recevoir en consultation programmée ou en urgence des centaines de personnes  malades chaque jour,

2)  qu’il  n’est  pas  raisonnable de se passer d’un vrai service   d’urgences dans une structure destinée à être ouverte  24 heures  sur  24.

Le simple affichage par l’AP-HP d'un ambitieux projet de transformation de l’Hôtel-Dieu en «hôpital universitaire de santé publique» et en «hôpital debout» exclusivement ambulatoire, ne doit et ne peut pas servir de  caution  à  la suppression du  service d'accueil des urgences, des lits  d'aval et des moyens qui soutiennent  leur  fonctionnement.  

Pour ne pas limiter  l'offre à des consultations externes déjà largement proposées par  la médecine  de ville,  les centres  ou  maisons  de santé  parisiens,  des  moyens humains et  techniques solides  doivent permettre d'assurer  une réelle permanence  des  soins.

Le  projet  de  l’AP-HP  ne  correspond :

 ni  aux  besoins  des  patients  présentant  une  pathologie  lourde  ou  urgente,   

ni  à  la  réalité  médicale  hospitalière,                                
ni même  à une  organisation  pertinente  de  l’accès aux soins.    
Le démantèlement  de cet hôpital  (suppression  des urgences et des lits) impacterait l’ensemble des hôpitaux parisiens, déjà saturés, alors que l’Hôtel
Dieu apporte excellence et  proximité.  

Ce  démantèlement doit sarrêter puisquun projet médical alternatif cohérent et économiquement équilibréexiste.

Pour  répondre à sa mission de service public, l’Hôtel-Dieu doit conserver  une  activité  de  soins  et  d’hospitalisation à la  fois d’excellence et de  proximité (urgences1, lits de    médecine interne polyvalente et psychiatrie, service de  radiologie et chirurgie ophtalmologique  et  ambulatoire).

Les  locaux où s’exercent aujourd’hui ces activités sont neufs  ou rénovés depuis  moins  de  5  ans.  

Pourquoi fermer ces structures médicalement et financièrement performantes qui  donnent entière satisfaction aux patients et aux soignants?  

Ces activités  sont  complémentaires  et indispensables  à  une  offre de soins «debout»  de qualité  et en toute  sécurité.

Vous vous engagez, Madame la Ministre, dans le cadre  de votre «pacte de confiance» pour l’hôpital, à ce que les personnels et médecins soient eux-mêmes  acteurs  des  projets.  

Tenez compte des alertes  réitérées des professionnels de santé. Sinon, c’est la  situation de  l’ensemble des filières de soins qui s’aggravera.

L’appel de l’Hôtel-­Dieu

1)    Nous,  médecins, ne pouvons être les complices passifs  de décisions  bureaucratiques  qui  nous privent des  moyens de soigner les  malades.

2)    Nous, médecins, affirmons et démontrons  qu’il  faut  des lits pour soigner les malades, même et peut-être surtout dans  le cadre d’une prise en charge essentiellement ambulatoire disponible 24 heures sur 24.

3)   Nous, médecins, réclamons, l’arrêt du processus de fermeture de l’Hôtel-Dieu: les urgences doivent  être maintenues, les lits nécessaires doivent être conservés, la chirurgie ophtalmologique et ambulatoire doit être soutenue, le  plateau technique doit être développé pour assumer les flux de patients très importants qu’implique la prise en charge ambulatoire d’une population de plus en plus précaire.

Recevez, Madame la ministre, l’assurance de notre détermination à remettre l’hôpital public au cœur du système de soins et l’expression de notre haute considération.

 

Signataires:  


Docteur  Gérald  KIERZEK, urgentiste
Professeur  Robert  ZITTOUN, hématologue
Professeur  Jean-­Marc LEGEAIS, ophtalmologiste
Professeur Dominique VADROT,
 radiologue
Docteur Christophe PRUDHOMME, urgentiste, collectif m
édecins CGT
Docteur Olivier VARNET, neurologue, secr
étaire général du SNMH-­FO
Docteur
 François  DHERMIES,  ophtalmologiste
Professeur Jean-Paul VIARD, sp
écialiste de linfection par le VIH
Docteur Dinah VERNANT, m
édecin de ladolescence, espace Santé Jeunes                                        

1) Urgences médico-chirurgicales, médico-judiciaires  et ophtalmologiques toutes deux uniques à lAP-HP, accueillant 120.000 patients par an.  

Les signatures sont à renvoyer à l'adresse suivante:


gkierzek@yahoo.fr

07/03/2013

Goodyear : Attention danger !

Ce matin devait se tenir dans les Hauts-de-Seine  au siège de Goodyear à Rueil-Malmaison deux réunions du Comité d’entreprise, une ordinaire le matin, pour traiter du projet de fermeture de l'usine Amiens-Nord, une extraordinaire l’après-midi.

Très rapidement la situation a dégénéré et des affrontements se sont déroulés entre plusieurs centaines de salariés et les forces de l’ordre qui ont fait usage d'un canon à eau pour contenir les manifestants.

Cette explosion de colère arrive 1 mois après la manifestation du 12 février et les déclarations pour le moins provocatrices de Maurice Taylor, le patron américain de la firme Titan, censée reprendre le site n’ont rien fait pour améliorer le climat général de tension social qui prévaut actuellement chez Goodyear.

De source policière on déclare que : «les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogène pour permettre l'extinction des pneus et pour maintenir les manifestants à distance qui venaient au contact de façon assez violente».

Côté salariés c’est la colère qui domine : «Cela fait 6 ans qu'on se bat, qu'on est dans l'attente et on n'a toujours pas de réponses pour notre avenir», explique l'un d’entre-eux, Guy Auvin. 

L-usine-Goodyear-d-Amiens-Nord-930-620_scalewidth_630.jpgIl faut se souvenir que l’annonce du premier plan social qui devait conduire à la fermeture du site date de 6ans. Durant toute cette période les salariés n’ont jamais été mis en situation de connaître le sort qui leur était réservé.

Aujourd’hui les syndicats estiment que leur usine est victime d’un transfert de production «caché» d'Amiens-nord vers d'autres sites du groupe !

Ceci est «constitutif d'une restructuration frauduleuse» dénonce  Mickaël Wamen le secrétaire général CGT à Amiens-nord.  Me Fiodor Rilov,  l’avocat des salariés, a de son côté indiqué  que des procédures seraient engagées «dans les prochains jours».

Le fer est désormais engagé, Titan le repreneur potentiel qui avait proposé de reprendre 500 salariés sur 1250 est allé trop loin, les salariés n’accepteront plus de se voir imposer un plan de licenciement surtout après leur première victoire de 2009 face à la direction.

Goodyear-s-enfonce-dans-le-rouge-et-degraisse_scalewidth_630.jpgUltime solution, une sortie par le haut négociée avec les salariés qui pourraient se constituer en SCOOP. Elle est envisagée mais une donnée toutefois reste incontournable la baisse de 14% des ventes de voiture en 2012 entraine une demande de pneus en chute libre.

Il faudra beaucoup d’imagination pour sortir de «l’ornière de l’austérité européenne» et les discours volontaristes d’Arnaud Montebourg ne feront rien face mécontentement social qui jusqu’à maintenant a été contenu tant bien que mal, mais dont il est manifeste qu’il prend une dimension chaque jour plus forte.

Attention Monsieur le Président de la République ça commence à bouillir dans la marmite. Il faut trancher, et trancher dur.

La bataille doit se mener d’abord au plan européen pour que cesse cette folie autiste qui conduit contre vents et marées à poursuivre dans la voie libérale anglo-allemande qui entraîne la zone euro vers plus d’austérité et de récession.

Elle devra ensuite également être menée sur le territoire national par le gouvernement pour que soient acceptées par tous les incontournables réformes à mener, sans surenchères patronales, et sans démagogie politicienne.

Un grand pas a été fait avec les négociations abouties concernant le plan Louis Gallois pour la compétitivité.  C’est la preuve qu’au final des accords peuvent se trouver. Avons-nous d’ailleurs les moyens de faire autrement ?

17/12/2012

Petroplus Petit-Couronne : L’appel au boycott de la Shell par les salariés de la raffinerie.

Pétroplus, Shell, Raffinerie de Petit-Couronne, Tribunal de Commerce de Rouen, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius, Alain Levern, Didier Marie, Conseil Général de Seine Maritime, Conseil Régional de Haute-Normandie, Mairie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, CGT, CFDT, CFE/CGC, Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Nicolas Vincent, Patrick Roméo Président Shelle France, AFP, LIA, Libyan Investment Authority, François Fillon, Dominique Randon, Rouen, Elections municipales 2014, Elections Régionales et territoriales 2015Le 24 janvier dernier,  après la mise en faillite  à la suite de la faillite de Petroplus propriétaire de la raffinerie de Petit-Couronne, près de Rouen en Haute-Normandie, celle avait été placée en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Rouen.

Durant toute la période écoulée depuis le placement en redressement judiciaire, le site a été géré par la société Petroplus Raffinage Petit-Couronne (PPRC) assisté d'un administrateur judiciaire.

Le 16 octobre dernier, la liquidation judiciaire de la raffinerie a été prononcée par les juges du Tribunal de Commerce de Rouen, tout en admettant un sursis de façon à laisser du temps à des investisseurs potentiels pour se positionner. 

La date limite fixée pour le dépôt d’une offre de reprise est le 5 février. Au-delà de cette date le site sera définitivement fermé.

Pétroplus, Shell, Raffinerie de Petit-Couronne, Tribunal de Commerce de Rouen, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius, Alain Levern, Didier Marie, Conseil Général de Seine Maritime, Conseil Régional de Haute-Normandie, Mairie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, CGT, CFDT, CFE/CGC, Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Nicolas Vincent, Patrick Roméo Président Shelle France, AFP, LIA, Libyan Investment Authority, François Fillon, Dominique Randon, Rouen, Elections municipales 2014, Elections Régionales et territoriales 2015En attendant la raffinerie, où travaillent 470 salariés, a fonctionné grâce à un contrat négocié  avec la Shell il y a 6 mois dont le terme était ce samedi 16 décembre. Une prolongation jusqu’au 7 janvier 2013 avait été obtenue par le Ministère Montebourg auprès de la Shell.

Cette prolongation a été jugée insuffisante par la direction locale, pour permettre une hypothétique reprise sans interruption de la production au cas où un nouvel investisseur se décidait.

De plus les niveaux de prix actuels du marché ne permettaient pas, selon la direction, une poursuite du contrat dans des conditions de rentabilité acceptables.

Dès lors les travaux de mise en arrêt du site ont été lancés.. «La direction a lancé les procédures d'arrêt qui commenceront jeudi et dureront une dizaine de jours, le temps de bien mettre en sécurité les installations», a précisé Yvon Scornet le porte-parole de l'Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC.

La délégation de l’intersyndicale conduite par Nicolas Vincent s’est rendue lundi au siège du groupe  à Colombes dans les Hauts-de-Seine pour obtenir des éclaircissements «avant le 28 décembre» à propos de l’arrêt progressif des activités tel qu’il a été décidé.  

Pétroplus, Shell, Raffinerie de Petit-Couronne, Tribunal de Commerce de Rouen, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius, Alain Levern, Didier Marie, Conseil Général de Seine Maritime, Conseil Régional de Haute-Normandie, Mairie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, CGT, CFDT, CFE/CGC, Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Nicolas Vincent, Patrick Roméo Président Shelle France, AFP, LIA, Libyan Investment Authority, François Fillon, Dominique Randon, Rouen, Elections municipales 2014, Elections Régionales et territoriales 2015N’ayant pas été reçu ni obtenu de rendez-vous avant le mois de janvier, l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) appelle les Français à boycotter les produits Shell, ancien propriétaire du site.

«On fait un appel au boycott national de Shell. Patrick Roméo, le président du groupe en France, a refusé de nous recevoir et n'a pas de date avant le mois de janvier » a déclaré à l’AFP Nicolas Vincent.

«Nous demandons donc à tous les citoyens de ne plus faire le plein d'essence, ni d'acheter d'huile de la marque Shell», a complété le syndicaliste.

Au-delà de cet appel au boycott, le blocage d'un stock de propane, propriété de la  Shell, implanté sur le site, a été organisé par les salariés qui espèrent voir un investisseur reprendre l’outil industriel et assurer la poursuite des activités du centre de raffinage et de stockage.

Cela dit les choses semblent  plutôt mal se présenter : «le propriétaire historique de la raffinerie se désengage de ses responsabilités sociales et environnementales» ont-ils indiqué parlant d’une évaluation d’un plan social et de dépollution, en cas de fermeture définitive, « évalué à 500 millions d’euros à la charge de la collectivité et des contribuables ».

Pétroplus, Shell, Raffinerie de Petit-Couronne, Tribunal de Commerce de Rouen, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius, Alain Levern, Didier Marie, Conseil Général de Seine Maritime, Conseil Régional de Haute-Normandie, Mairie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, CGT, CFDT, CFE/CGC, Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Nicolas Vincent, Patrick Roméo Président Shelle France, AFP, LIA, Libyan Investment Authority, François Fillon, Dominique Randon, Rouen, Elections municipales 2014, Elections Régionales et territoriales 2015Laurent Fabius qui a, depuis longtemps senti le vent, a déjà enregistré que le projet d’accord envisagé avec LIA – Libyan Investment Authority – ne se fera pas.

LIA avait d’ailleurs démenti les premières rumeurs d’accord sur le mode : le fond «ne consentira des investissements que dans des projets rentables au service des intérêts de la Libye».

Pétroplus, Shell, Raffinerie de Petit-Couronne, Tribunal de Commerce de Rouen, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius, Alain Levern, Didier Marie, Conseil Général de Seine Maritime, Conseil Régional de Haute-Normandie, Mairie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, CGT, CFDT, CFE/CGC, Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Nicolas Vincent, Patrick Roméo Président Shelle France, AFP, LIA, Libyan Investment Authority, François Fillon, Dominique Randon, Rouen, Elections municipales 2014, Elections Régionales et territoriales 2015Arnaud Montebourg peut continuer d’y croire, les Libyens sont dans le flou le plus total et joue le rapport de force.

Il faut que le projet soit rentable et au service des intérêts de la Libye ont-ils fait savoir aux français!.

Or précisément les conditions de prix sur le marché du raffinage ne permettent même pas une prolongation de 3 semaines d’activité avec garantie de ne pas perdre d’argent sur le site.

La bataille est engagée, gageons de plus que les autres pétroliers installés en France n’accepteront pas de voir s’installer une concurrence franco-libyenne  surtout avec le soutien des fonds publics du FSI – Front Stratégique d’Investissement – comme partenaire minoritaire.

On se souvient que dans une lettre publique, en date du 30 décembre 2011, Laurent Fabius, alors dans l’opposition, avait interpellé sur un ton dramatique le 1er ministre Fillon, afin d’être reçu pour évoquer «la situation gravissime» de la raffinerie de Petit-Couronne (*).

«Compte tenu de l’urgence, je vous demande de bien  vouloir me recevoir dès la semaine prochaine» avait insisté lourdement dans sa lettre Laurent Fabius, ajoutant que pour ce rendez-vous il souhaitait être accompagné de plusieurs de ses amis élus socialistes, Alain Levern le président de Région, Didier Marie celui du Conseil général de la Seine Maritime et Dominique Randon le Maire de Petit Couronne.

Chacun se demande aujourd’hui comment le Ministre des Affaires Etrangères et ses amis vont gérer le recul politique qu’ils seront contraints demain d’opérer.

Plus  grave encore que les contorsions auxquelles les édiles socialistes nous ont toujours habitués et auxquelles sans vergogne ils vont se livrer à nouveau ; c’est sur la question du coût social et environnemental qu’ils seront attendus.

Les 500 millions d’euros à la charge de la collectivité et des contribuables!

Faute d’avoir anticipé – les surcapacités européennes de raffinage étaient connues depuis longtemps – faute Pétroplus, Shell, Raffinerie de Petit-Couronne, Tribunal de Commerce de Rouen, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius, Alain Levern, Didier Marie, Conseil Général de Seine Maritime, Conseil Régional de Haute-Normandie, Mairie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, CGT, CFDT, CFE/CGC, Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Nicolas Vincent, Patrick Roméo Président Shelle France, AFP, LIA, Libyan Investment Authority, François Fillon, Dominique Randon, Rouen, Elections municipales 2014, Elections Régionales et territoriales 2015d’avoir prévu une stratégie de repli – le site de Petit-Couronne est pollué et poreux donc très mal positionné pour une reprise, tout le monde le sait, Laurent Fabius le premier – les responsables régionaux fabiuso-socialistes vont mettre les Haut-Normands dans une grande difficulté.

Mais cela est une habitude courante en Haute-Normandie diront les habitués de la Région un peu fatalistes depuis que Laurent Fabius règne en maître sur le destin des hauts-normands.

Pétroplus, Shell, Raffinerie de Petit-Couronne, Tribunal de Commerce de Rouen, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius, Alain Levern, Didier Marie, Conseil Général de Seine Maritime, Conseil Régional de Haute-Normandie, Mairie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, CGT, CFDT, CFE/CGC, Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Nicolas Vincent, Patrick Roméo Président Shelle France, AFP, LIA, Libyan Investment Authority, François Fillon, Dominique Randon, Rouen, Elections municipales 2014, Elections Régionales et territoriales 2015La même imprévoyance coupable avec le contournement de Rouen n’est-elle pas aussi à porter au débit de cette équipe et de son chef qui tiennent tous les pouvoirs locaux, municipaux départementaux et régionaux.

L’heure approche où ils devront, eux et leurs alliés verts et rouges devront rendre des comptes.   L’occasion leur en sera données lors des prochaines élections municipales en 2014 et régionales et Térritoriales en 2015.

(*) Voir billet : http://leblogpolitiquedebernardfrau.20minutes-blogs.fr/archive/2011/12/31/petroplus-fabius-fait-son-cinema.html

16/09/2009

Grève des transports en commun dans l’Agglo de Rouen

photo_4vign_tcar.jpgLes transports en commun sont complètement bloqués ce matin à Rouen à la suite d'une grève déclenchée à l’initiative de la  CGT concernant les conditions de travail et des salaires.

Selon une source AFP, le trafic était nul dès 8h00 du matin sur l'ensemble du réseau TCAR –  Transports en Commun de l'Agglomération Rouennaise groupe Veolia environnement –. Le mouvement touche à la fois la partie métro et la partie bus, selon la direction.

Des mesures prises par la direction en 2007 concernant les conditions de travail des agents qui ne sont pas appliquées, selon la CGT. "Elles prévoyaient la réduction des amplitudes de travail ou encore l'abandon des services discontinus qui désorganisent la vie des chauffeurs", a précisé Jean-Claude Blot délégué CGT.

Les questions de conditions de travail et de sécurité des agents de conduite du réseau métro-bus ne sont pas nouvelles et chaque usager du réseau peut s’étonner de les voir réapparaître alors même que des engagements ont été pris et que les problèmes étaient en principe réglés.

627830_photo-1252082470305-1-0_150x113.jpgLe transport collectif dans les 45 communes de l’Agglomération de Rouen  - 411000 habitants – est de la compétence de la Communauté de l'Agglomération Rouennaise, présidée par Laurent Fabius.  A l’initiative des élus du Parti Socialiste cette compétence a été transférée, au moyen d’une délégation de service public,  à la TCAR, société de droit privé dont le financement est très largement assuré par des fonds publics !

En effet, la TCAR, filiale du Groupe international  Veolia environnement, outre les recettes dues à la vente des titres de transport au public, reçoit le montant correspondant de la taxe transport indexée sur les charges salariales des  entreprises de l'agglomération, soit plus des 2/3 de ses ressources d’exploitation.

 

L’Alliance Ecologiste Indépendante de Haute-Normandie déplore :

 

ð      le manque de négociation avec les syndicats qui a conduit à ce mouvement de grève

ð      le préjudice fait aux usagers qui ont du se priver d’un  service qu’ils payent  directement et indirectement

 

L’Alliance Ecologiste Indépendante de Haute-Normandie demande à Laurent FABIUS   Président de la Communauté de l'Agglomération Rouennaise, Député de la 4e circonscription de Seine-Maritime, Premier Adjoint au Maire de Grand-Quevilly :

 

ð      Les raisons qui ont conduit la TCAR à ne pas mettre en application les mesures prises en 2007

ð      Les raisons pour lesquelles la Communauté de l’Agglomération Rouennaise, n’a pas été en mesure de débloquer la situation après le préavis de grève déposé par la CGT.

ð      De prendre ses responsabilités pour assurer à l’avenir un fonctionnement normal continu du service public des transports dont la Communauté de l'Agglomération Rouennaise est responsable.

ð      D’envisager un retour à la gestion par les collectivités locales du service public du transport de l'agglomération.

*source photo site TCAR - logo PS -

16:51 Écrit par Bernard FRAU dans 1. Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fabius, cgt, tcar, service public, transport, sécurité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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