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23/06/2011

Divisées les forces du Centre perdront en 2012

 Au train où vont les choses présidentielles, les bidons pour 2012 commencent à se ranger tant à gauche qu’à droite. L’on s’achemine tranquillement côté des appareils politiques à rejouer la énième confrontation entre la gauche emmenée par le PS et la droite emmenée par l’UMP avec en spectateur non actif le Centre. Alors que lentement la France se délite, les Français vont semble-t-il être invités à se prononcer pour un changement afin que rien ne change, sauf en pire.

Mais les Français l’entendent-ils de cette oreille?

518658_sans-titre.jpgVeulent-ils se payer une nouvelle séquence de 5 ans de sarkozysme? La réponse est clairement Non. Il n’est que de regarder la côte de popularité actuelle du Président de la République qui vient encore de perdre deux points d’indice de confiance.

 

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Sont-ils prêts pour autant à se refaire pendant cinq ans une expérience «gauche plurielle façon Jospin» avec cette fois Martine Aubry ou François Hollande à la barre?

La réponse est également Non. En témoigne le peu d’empressement des Français en direction d’un PS, sans programme, coincés entre la queue de l’affaire DSK, la cacophonie Valls, Montebourg, Chevènement et Royal sur la dépénalisation de la drogue, le grand écart à réaliser entre la réalité économique du Pays, portés par le libéraux-socialistes du PS et les exigences du Parti de Gauche et celles des Ecologistes de Gauche (EELV).

A tout cela vient se sur ajouter au tableau la part d’incertitude que le poids, désormais grandissant du Front National dans les enquêtes d’opinion, fait peser non seulement sur le premier tour de l’élection présidentielle mais également sur le nombre de triangulaires du second tour des législatives au terme duquel à l’Assemblée Nationale pourrait se retrouver une majorité introuvable.

nicolas-sarkozy-marine-le-pen-ump-elysee-sondage-10453848mujtp_1713.jpgL’idée d’un FN arbitre du débat politique français des prochaines années est d’ailleurs déjà dans les têtes des dirigeants de l’UMP. La quête obsessionnelle de sujets systématiquement clivants et discriminants de la part du Ministre de l’Intérieur ainsi que la création à l’Assemblée Nationale d’un groupe de Députés «charnière» répertorié sous l’étiquette «Droite Populaire» ne sont-ils pas la marque d’une anticipation construite pour répondre à cette possibilité?

La France des citoyens qui ne se retrouvent pas dans ce kaléidoscope, poussé par les médias, est actuellement orpheline d’une formation politique en mesure d’enclencher une dynamique de changement. La famille des non alignés est fragmentée, éparpillée dans diverses organisations, toutes respectables certes mais qui, chacune prise isolément, ne sont pas en mesure d’atteindre la taille critique qui lui permettrait d'être présent au second tour de l’élection présidentielle en position de l'emporter.

Pour tous les humanistes convaincus, les écologistes authentiques et les républicains fidèles, fatigués des pesanteurs «sarko-lepénistes» de droite et «trotsko-socialiste» de gauche, la nécessité du rassemblement sur un projet politique porté par un chef de file unique et une équipe de campagne soudée s’impose aux différentes personnalités de cette famille de loin la plus représentative des forces vives de notre pays.

article_centristes.jpgOui, il appartient désormais à Jean Arthuis, François Bayrou, Jean-Marie Bockel, Jean-Louis Borloo, Hervé de charrette, Dominique de Villepin, Corine Lepage et Hervé Morin de prendre, dans le respect des différences de chaque sensibilité, l’initiative d'un large rassemblement centriste ouvert aux bonnes volontés politique fussent-ils d'anciens adversaires. C’est leur responsabilité et c’est l’intérêt de la France et des Français.

Une telle initiative présenterait d’ailleurs l’immense avantage de faire taire les rumeurs désobligeantes qui prêtent aux uns et aux autres des arrières pensées de négociations destinées à défendre, entre les deux tours, des intérêts particuliers avant ceux des Français.

Si aujourd’hui le PS et l’UMP ont à régler un problème avec le FN pour passer en 2012 le 1er tour de l’élection présidentielle puis pour constituer une majorité à l’Assemblée Nationale, le Centre humaniste écologiste et républicain n’a de son côté qu’à régler un problème de rassemblement.

Les conditions de ce rassemblement aux yeux des citoyens électeurs, ceux sont eux qui votent, est simple, il passe par un certain nombre de pré requis conditionnels dont l’inventaire n’est pas très long à faire.

corinne_lepage.jpgPremière condition: elle consiste à réaffirmer clairement la conviction commune que l’Avenir de la France passe par l’impérieuse nécessité d’un changement en profondeur pour préserver le pays tant des archaïsmes du passé que des tentations «populardes» du présent.

 

148611-villepin-attaques-une-jpg_54054.jpgDeuxième condition: elle réside dans l’affichage d’un objectif commun, faire de l’élection présidentielle, qui, dans nos institutions, est le moment pivot, ouvert aux citoyens pour effectuer démocratiquement les choix fondamentaux du pays, le temps de ce changement radical.

1025702_3_ad02_jean-marie-bockel-a-l-elysee-le-27-fevrier.jpgTroisième condition: elle implique pour chacune des personnalités de la sensibilité centriste de ne pas se considérer à priori comme la seule légitime pour conduire le rassemblement.

Ces trois conditions posées plus rien en principe ne s’opposera à la mise en place d’une plateforme programme tant les positions sont convergentes.

Loin de l’assistanat généralisé comme du libéralisme financier débridé, construite pour assurer un juste équilibre entre solidarité, respect des entreprises humaines et préservation de la nature, cette plateforme programme devra assurer dans le cadre européen la nécessité pour la France de disposer des moyens de sa souveraineté et de son indépendance. De plus elle devra réaffirmer et proposer un renforcement de la séparation des pouvoirs au sein de nos institutions ainsi qu’une révision des modalités de désignation de la représentation citoyenne aux différents scrutins locaux et nationaux.

9rhB64RTpiapg5isUYidrXY4hUFpP5gnThumbnail.jpgLe choix pour l’ensemble des composantes du Centre Humaniste Ecologiste et Républicain est à l’ouverture et non au repli sur soi. C’est la condition finale pour cette sensibilité majoritaire dans le pays de pouvoir conserver une réelle influence en créant les conditions pour elle d’enclencher une dynamique gagnante en vue d'exercer le pouvoir au service du Pays.

Il n’est qu’à bien regarder les tentatives en direction des centristes, ici on tend la main pour les séduire, là on cause en aparté pour tenter de les diviser, là encore on exerce ce qu’il faut de pression sur leurs députés en vue de les annexer et ainsi d’affaiblir leur camp.

927466-1099241.jpgToutes ces manœuvres ne visent qu’un objectif travailler à la disparition effective d’une réelle voie politique alternative pour la France. A gauche comme à droite, au PS comme à l’UMP, tout concorde à vouloir tenir à la laisse les centristes ou à les acheter et quand cela ne marche pas à user de stratagèmes pour les faire plier.

Personne n'est dupe, il appartient aux centristes de montrer qu’ils ne sont, ni des caniches, ni des laquais en quête de prébendes encore moins des forces résignée à servir d’appoint pour tenir des seconds rôles.

Divisés les Centristes perdront en 2012. Rassemblés ils permettront de donner au Pays les moyens d’un changement réel que les citoyens attendent depuis maintenant trop longtemps.

11:36 Écrit par Bernard FRAU dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, ump, fn, bayrou, villepin, bockel, charette, morin, lepage, borloo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

07/06/2011

Jean-Louis Borloo tend la main à Hulot et à Villepin

910532_3_59b0_dominique-de-villepin-et-jean-louis-borloo.jpgLe président du Parti radical Jean-Louis Borloo, vient de tendre la main à Dominique de Villepin, «On peut se parler, on se connaît et on s’estime. Il a une dimension internationale et son discours à l’Onu a marqué. On peut réfléchir ensemble à l’avenir du pays», a déclaré Jean-Louis Borloo à propos de l’ancien Premier ministre et actuel président de République solidaire.

Dominique de Villepin n’a pas tardé à répondre positivement à cette main tendue: «Voilà une sage décision. Les propos tels que les a formulés Jean-Louis Borloo me paraissent très sages. Oui il faut dialoguer». Les deux hommes ont en commun la volonté de «faire bouger les lignes» à l’occasion de la prochaine présidentielle à laquelle ils envisagent sérieusement d’être candidat.

29285-340x200.jpgLe président du Parti radical a par ailleurs réaffirmé «l’estime» qu’il portait à l’écologiste Nicolas Hulot avec lequel il a agit lors du Grenelle de l’environnement : «Je suis convaincu que nous nous reverrons bientôt» a-t-il ajouté.

Cette double initiative de Jean-Louis Borloo va dans le bon sens. En effet pour tous ceux qui souhaitent sortir la France des conservatismes dans laquelle le PS et l’UMP tentent de la maintenir, la constitution d’une «majorité politique nouvelle» rassemblant dans une coalition ouverte les républicains sociaux, les humanistes du centre - radicaux et démocrates - et les écologistes non inféodés à la gauche archaïque et non européenne est une ardente obligation.

Copie de article_bayrou SIPA.jpgcorinne_lepage.jpgFrançois Bayrou et Corine Lepage ainsi que leurs amis doivent désormais prendre leurs responsabilités et accepter de prendre toute leur place dans cette dynamique de rassemblement à coup sûr gagnante. L’expérience dont les deux personnalités peuvent se prévaloir, est à n’en pas douter constituerait un atout complémentaire décisif à la mise en place d’une «majorité nouvelle» à équidistance des blocs conservateurs de gauche et de droite.

Bernard FRAU

Délégué Général

Humanisme – Ecologie – République

Contact 06 63 24 00 66/ 02 32 61 02 38

12:17 Écrit par Bernard FRAU dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : borloo, villepin, hulot, bayrou, lepage, majorité nouvelle | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

09/04/2011

Présidentielles 2012: Les Écologistes Indépendants à la croisée des chemins.

hulot-presidentielles-254342-jpg_144269.JPGLe jeu ne fait que commencer. Il faut se hâter lentement avant de se prononcer. Une chose est aujourd’hui sure Nicolas Hulot va participer aux primaires fermées d'EELV, il ne sera donc pas le candidat de tous les Écologistes.

Dès lors il faut s'attendre à du mouvement de ce côté-là de la politique.

corinne_lepage.jpgLes Écologistes non verts se rallieront-ils à l’idée d’une candidature de la députée européenne et présidente de Cap21, Corine Lepage si celle-ci décidait d'y aller? Déjà candidate une fois, elle a l'expérience d'une telle bataille électorale. Sa compétence et sa connaissance des dossiers écologiques est reconnue et appréciée. Elle a de plus exercé des fonctions ministérielles ce qui lui donne une dimension politique indéniable. Personne ne peut lui contester son indépendance d'esprit et son engagement écolo-républicain.

Pour autant que les choses soient envisagées sur le moyen terme, au-delà de la présidentielle, il ne fait pas de doute que les Écologistes Indépendants trouveraient en Corine Lepage un bon chef de file. Mais à ce jour, Corine Lepage ne s'est pas prononcée, il faut donc attendre.

En dehors de cette hypothèse, le choix d'EELV d'un soutien systématique au candidat de gauche pour le second tour posera au final, dans le cadre du clivage institutionnel droite-gauche de la 5ème République, la question de l'éclosion d'une composante écologique ralliant le centre droit et réduisant à la portion congrue les Indépendants.

300x200_1535326_0_d83c_ill-1326151-04a8-ill-1269141-9931-464879.jpgJean-Louis Borloo l'a bien compris et déjà la pression monte chez les militants écologistes indépendants. Le choix pour Corine Lepage d'y aller ou de ne pas y aller contient aussi cet aspect de la question.

Faut-il ou non intégrer le clivage droite-gauche, qu'en son temps Brice Lalonde avait fait sien au moyen de la formule, 25% d'écologie partout? Ou faut-il coûte que coûte tenir ferme sur le caractère indépendant du projet politique écologiste qui par nature est incompatible avec le modèle productiviste soutenu par le binôme conservateur droite/gauche représenté par l'UMP et le PS.

La question n’est pas encore tranchée chez les Écologistes indépendants. Certains d’entre-eux font à juste titre observer que pour avancer il faut être aux manettes dans les lieux de décisions et que cela implique des alliés et un accord de gouvernement. Pour autant rétorquent les autres, également à juste titre, les accords ne sont jamais respectés tant avec les partenaire de droite comme de gauche – confère le Nucléaire avec la gauche et le Grenelle avec la droite. Il est vrai que le rapport de force n'est pas en faveur des écologistes et que tant l'UMP que le PS une fois en place se soucient comme d'une guigne de leurs alliés.

L’écologie serait-elle assignée éternellement à l'impuissance politique? Les acharnés de l'indépendance répondent non. Ils pensent que la bataille sera gagnée lorsque dans la tête des électeurs les choses auront réellement bougées. Pour eux il s'agit en quelque sorte d'une bataille culturelle. Ils admettent que celle-ci ne peut qu'être longue et difficile car au delà des programmes c'est aussi aux changement des comportements que fait appel l'écologie politique. Et là …..

1550490444.jpgResterait à tester l'hypothèse d'un improbable rassemblement de tous les "Indépendants humanistes écologistes républicains" qui, sur la base d'un programme de mandature comprenant des objectifs précis de transition - institutionnelle, énergétique, écologiste, sociale et économique - s'émanciperaient des vieilles boutiques partisanes pour tenter une opération de modernisation et de transformation politique de la France. Reconnaissons que nous sommes loin d’une telle occurrence, tant les cultures dans les différents camps sont éloignées.

Mais l’on peut toujours y croire, ça ne coûte qu'à ceux qui pensent que faire de la politique c’est d’abord servir l'intérêt général avant les intérêts particuliers!

Pour l'heure la caravane des prétendants va passer et repasser tout au longs de ses prochains mois, les calicots et le boniments des camelots vont se répandre à longueur d'antenne et de journaux.

Espérons au bout du bout que désespérés nos concitoyens sauront ne pas se laisser abuser par les sirènes trompeuses de la blonde héritière qui se pourlèche déjà les babines de toutes les divisions et les contradictions mais aussi les connivences dans lesquelles sont enferrées la droite et la gauche de gouvernement.

12:06 Écrit par Bernard FRAU | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hulot, lepage, borloo, ump, ps, ecologiste indépendants, clivage droite-gauche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

17/11/2010

François Fillon: le retour de piste

François Fillon fort de sa popularité chez les parlementaires de l’UMP qui, manifestement, souhaitaient le voir poursuivre dans sa fonction, avait donné le ton en déclarant: «il faut garder le cap». Nicolas Sarkozy a choisit de l’écouter et de le reconduire à son poste de 1er ministre. Du coup Lagarde reste à l’économie et Hortefeux à l’intérieur.

Exit, après la forte agitation automnale de la réforme des retraites, l’idée d’amorcer un virage social en faisant entrer à Matignon le centriste-écologiste Jean-Louis Borloo.

Comme pour marquer encore plus sa volonté de porter le clivage droite/gauche à ses limites, le Président a mis fin à l’ouverture. Bernard Kouchner et Fadela Amara ont été renvoyés à leurs études et du coup le retour de Xavier Bertrand et d’Alain Juppé apparaît comme une porte qui se referme en claquant au nez des centristes évacués du gouvernement.

Accessoirement ce remaniement a permit au Chef de l’État de faire un peu de nettoyage, ce n’est pas le printemps mais tout de même. Rama Yade la ministre au verbe un peu s’en est allée et le pauvre Eric Woerth qui porte comme une croix «l’affaire Béthencourt et ses développements politico-financiers» a été sacrifié.

La réduction tout azimut des déficits reste la priorité, comme le durcissement de la politique de sécurité. Le tout assorti, à grand renfort de communication, d’un peu de poudre aux yeux en direction de personnes âgées. Nicolas Sarkozy est reparti en campagne électorale.

Dans l’autre camp quelles sont les réactions?

«Tout ça pour ça» a déclaré celle qui préside aux destinées du PS pour le compte de Laurent Fabius, l’ancien «plus jeune premier ministre que François Mitterrand avait donné à la France».

Faute de proposer au Français des solutions concrètes pour les sortir des difficultés dans lesquelles ils sont plongés en raison de la crise financière mondiale, la dame de Lille s’en est tenue aux habituelles formules creuses à forte connotation électoraliste: «Je fais le même constat que tous les Français: tout ça pour ça. Plus que jamais, nos concitoyens le savent, le vrai changement aura lieu par leur vote en 2012", a-t-elle péroré devant les caméras de télévision. Et comme si cela ne suffisait pas elle a ajouté "Ce remaniement, c'est le renforcement de mainmise de l'UMP-RPR sur tous les leviers du pouvoir».

Les Français sont las de ces déclarations à l’emporte pièce qui n’apportent strictement rien à l’amélioration des conditions de vie qui sont les leurs. Les Français sont blasés de ces joutent oratoires et de ces campagnes électorales où la droite et la gauche s’affrontent en faisant semblant de n’être d’accord sur rien alors qu’ils partagent l’essentiel tant sur les diagnostics que sur les solutions à mettre en œuvre.

La réalité est celle-là, Nicolas Sarkozy dans la perspective de 2012 a choisit de renforcer son image d’homme de droite tout en légitimant la posture de gauche des leaders socialistes. Ils sont en quelque sorte copains comme cochons! C’est triste mais c’est ainsi.

Alors que reste t-il à faire dans ces conditions?

S’il est une chose positive dans ce remaniement ministériel, celle-ci réside dans le fait que le choix délibéré du chef de l’État de renforcer le bipolarisme droite/gauche, ravageur pour le pays, ouvre cette fois, à cause de l’éviction des centristes du gouvernement, un véritable espace politique où républicains authentiques, centristes émancipés des deux bords et écologistes non alignés peuvent se retrouver et construire une puissante alternative de changement.

Les 18 mois qui nous séparent de l’élection présidentielle sont largement suffisants pour jeter les bases d’une telle dynamique et la porter à la victoire politique en 2012. Les différentes personnalités de chacune de ces sensibilités sauront-elles passer outre leur intérêt individuel pour aller servir l’intérêt général?

La question leur est désormais posée. Les conditions sont réunies pour faire avancer cette idée car les Français, dans leur grande majorité sont murs pour la soutenir: renvoyer dos à dos le PS et l’UMP. Il ne faudrait pas une fois encore les décevoir, faute de quoi c’est aux sirènes de l’extrême-droite qu’ils finiront par confier leur destin.

00:56 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fabius, borloo, fillon, sarkozy, centristes, républicains, Écologistes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

16/11/2010

Novembre: Mois des dupes

Souvenez- vous de vos cours d’histoire: le 10 Novembre 1630, Richelieu, que ses adversaires croyaient tombé en disgrâce, revenait en grâce auprès du Roi!

Ce jour restera pour la postérité la journée des dupes.

L’histoire se répète: le 14 Novembre 2010, François FILLON, que toute la France croyait usé après un automne de grèves et de conflits sociaux dus à son entêtement, revenait en grâce auprès du Roi SARKO 1er, au grand dam du prétendant BORLOO. Et donc, encore un Novembre de dupes!

L’histoire bégaye: les Verts fusionnent avec leur créature Europe-Ecologie. Le parti Vert, échaudé par le faible score de VOYNET aux Présidentielles, a créé Europe-Ecologie qui lui a servi de paravent, avec succès. La créature, devenant plus grosse que son créateur, les Verts ont décidé de la neutraliser. Le Richelieu des Verts a mis sa reine, Cécile DUFLOT, sur le trône d’Europe-Ecologie les Verts, au grand dam des COHN-BENDIT, WAECHTER, BOVE…Décidément, ce mois de brume et d’obscurité, est propice aux dupes…Soyons vigilants!

Henri BAILLEUL Président MEI Nord-Pas de Calais


01:18 Écrit par Bernard FRAU | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fillon, borloo, sarko, europe-ecologie, vert, richelieu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

26/09/2009

L’Alliance Ecologiste Indépendante en marche!

Par Auguste HUBERDEAU, MEI-Sarthe.

 

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Une université d’été constitue toujours un moment fort pour les formations politiques. Celle de l’Alliance Écologique Indépendante, les 12 et 13 septembre 2009, à Rueil-Malmaison sera considérée comme la véritable émergence du rassemblement des écologistes indépendants.

 

Dans une ambiance conviviale, studieuse, plus d’une centaine de participants ont réfléchi, débattu sur des thèmes liés à l’organisation de la structure ou sur des sujets d’actualité qui ont permis aux membres du Mouvement Écologiste Indépendant, de la France en action et de Génération Écologie de se rencontrer et d’harmoniser leurs points de vue, avec un plateau végétarien au menu des déjeuners, dans la logique des démarches défendues par la plupart.

 100_0476 3.JPGDès le début des travaux de l'université d'été, après que chaque Co-président - Jean-Noël Debroise, Jean-Marc Governatori, Antoine Waechter -  ait exprimé ses remerciements aux participants présents, ont été abordées les questions politiques lors d'une séance animée par Bernard Frau! où les adhérents des trois composantes de l'Alliance ont pu s'exprimer de façon très libre. Ils ont été unanimes à rappeler que si l'indépendance n'était pas l'isolement, il ne saurait en aucun cas être  question de vendre l'âme de l'Alliance pour le prix d'un mandat.

 

 

Lors de la plénière, au moment du bilan des ateliers de réflexion : l’ébauche d’un projet d’éducation nouvelle, une organisation interne structurée afin d’aborder les futures échéances, le besoin d’une communication efficace, un cadre pour l’aménagement plus harmonieux du territoire avec une politique des paysages, un schéma concernant la santé avec la prise en compte de la prévention, la nécessité d’une réforme institutionnelle facilitant la pratique de la démocratie, la proposition d’un statut juridique de l’animal pour corriger les aberrations actuelles, le bien-fondé de la taxe carbone qui doit être modulée selon les situations des citoyens

 

La visite de Jean-Louis BORLOO a permis aux trois présidents des composantes de l’Alliance d’exprimer leurs préoccupations. Le ministre, après avoir rappelé son passé écologiste, a insisté sur la notion d’urgence folle dans laquelle nous nous trouvons, a souligné l’importance des pas accomplis depuis le Grenelle de l’Environnement (malgré l’impatience de certains), le rôle pionnier de la France, l’étape capitale du Sommet de Copenhague … dans un style décontracté mais empreint  de gravité.

 

Un autre invité avait répondu à l’invitation de l’Alliance : Gabriel COHN-BENDIT, membre actif d’Europe Écologie. Le septuagénaire aux multiples militantismes a regretté l’échec du rapprochement avant les élections européennes, a souligné la difficulté des Verts d’être autonomes surtout au deuxième tour des élections … Néanmoins, la notion de partenariat a été évoquée.

 

 L’Alliance est en marche et suscite déjà un intérêt certain.

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