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02/08/2013

Berlusconi : Condamnation définitive pour fraude fiscale !

L’ancien président du Conseil italien, Silvio Berlusconi avait fait l’objet dans l'affaire Mediaset d’une condamnation ferme en première instance puis en appel par un Tribunal italien.

Berlusconi, tribunal de Milan, Sarkozy, Guérini, Tapie, Woerth, Unipol, Rubygate, Médiaset,La cour de cassation, après seulement deux jours de débat, vient ce jeudi 1er août de confirmer sa condamnation à quatre ans de prison, dont trois couverts par une amnistie.

La Cour de cassation a par ailleurs choisi de faire rejuger en appel l’ interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans à laquelle Berlusconi avait été également condamné.

La cour d'appel de Milan doit se prononcer avant la fin de l’année,en effet passé cette date la prescription jouera. Il y a tout lieu de penser que la Cour d’appel du tribunal  de Milan devant qui l’affaire sera jugée se réunira rapidement et prononcera son verdict dès septembre 2013.

Dès l’annonce de la décision de la Cour de cassation le politicien qui n’en est pas à ses premières démêlées avec la justice mais qui avait toujours réussit à passer au travers des goutes  sans jamais se voir condamné s’est précipité dans les médias.

"Je n'ai jamais trempé dans un système de fraude fiscale. Il n'y a pas de fausses factures dans l'histoire de Mediaset", a-t-il osé déclarer. Il s’est dit "persécuté par les magistrats" depuis vingt ans, ajoutant pour couronner le tout, l'Italie "ne sait pas être juste surtout envers ses citoyens honnêtes".

A mourrir de rire, le clown lifté ose dire tout et n'importe quoi!

Dans cette affaire Mediaset, propriété de Berlusconi,  il convient de rappeler que l’accusation porte sur un système de magouilles – rachat de films, à prix surévalué, par des sociétés écran toutes appartenant au patron de Mediaset - destinées à constituer des caisses noires à l’étranger et à réduire les bénéfices de la société résidente en Italie afin de réduire les impôts que celle-ci auraient normalement dû acquitter.

Dans son réquisitoire, du mois de juin, le procureur avait indiqué que les coûts d'acquisition des films par Mediaset avaient été "gonflés" au total de 325 millions d'euros  pour les périodes 1994-1998 et 2001-2003. L’addition est lourde pour le fisc italien.

325 millions d’euros !

Berlusconi, tribunal de Milan, Sarkozy, Guérini, Tapie, Woerth, Unipol, Rubygate, Médiaset,Il n’y a que les riches, les très riches, qui peuvent s’autoriser des délits d’une telle importance.

 

Remarquez qu’en France le fils sans revenu d’un politicien qui se revendique «de gauche» s'est  bien payé un appartement de plusieurs millions d’euros sans déclarer de revenus officiels. 

Un autre, ancien ministre de la République,  lui aussi de « gauche » mais soutenant Nicolas Sarkozy, se serait bien arrangé avec l’appareil d’état et quelques complicités à se faire attribuer  400 millions d’euro au terme d’ « un arbitrage » dont tout porte à croire qu’il résulte d’une véritable arnaque en bande organisée.

Silvio Berlusconi à 76 ans vient d’écoper un an ferme. A priori il n’ira pas en prison.

En Italie passé 75 ans, les peines de prison inférieures à deux ans ne sont pas exécutées.

Il n’en a néanmoins pas encore fini avec la justice italienne. Restent pendantes deux affaires : une de « violation du secret de l'instruction » - dossier Unipol -,  une autre pour   « prostitution de mineure et abus de pouvoir » - dossier Rubygate - .

Le plus incroyable dans tout cela reste que politiquement tous ces énergumènes qui mettent les mains dans la confiture, se comportent pire que les petits malfrats dont ils dénoncent chaque jour les méfaits.

On les voit, surtout au moment des campagnes électorales pour gagner le suffrage de leurs concitoyens, la main sur le cœur, promettre une grande fermeté et une justice plus efficace.

Une fois en place ils ne savent pas accepter les verdicts et décisions de la justice de leur pays lorsque celle-ci s’en prend à eux.

Berlusconi, tribunal de Milan, Sarkozy, Guérini, Tapie, Woerth, Unipol, Rubygate, Médiaset,

 

Pire arrogants, méprisants et menaçants en diable, brandissant un doigt vengeur, à la caméra ou dans les cabinets des juges ils osent crier à la persécution, à l’outrage et au complot politique.

Sarkozy, Tapie, Guérini, Woerth et consorts …. J'en oublie! Tous « outrés de la République » ne tolèrent pas que l’on s’en prenne à eux et que l'on puisse les mettre en examen.

Ils n’acceptent pas que la presse relate leurs turpitudes, alors ils tentent de nous emberlificoter de mensonges pour tenter de nous faire douter! Ça ne marche plus ! On en veut plus !

Berlusconi, tribunal de Milan, Sarkozy, Guérini, Tapie, Woerth, Unipol, Rubygate, Médiaset,

Qu’un formidable coup de balais judicaire  les jette tous dans un cul de basse fosse et que l’on entende plus parler d’eux.

Non contents de truander, ces mauvais citoyens sont en train de pourrir ce seul bien, le plus précieux, qui, pour parler comme Renan, reste au Peuple quand il a tout perdu : la République protectrice des citoyens et contre les tyrannies, au service de l’intérêt général, de la justice, des libertés, de la laïcité et de l’éthique.

14/06/2011

Berlusconi:«un bel calcio nel culo!».

 1535651_3_2a5b_des-partisans-du-oui-au-quadruple-referendum.jpgAlors que depuis 16 ans le quorum n’était pas atteint en Italie pour des référendums d’initiative populaire – 24 depuis 1995 – les Italiens, en participant à 57% aux référendums de dimanche et de lundi, viennent d’infliger plus qu’un camouflet à Berlusconi: «un bel calcio nel culo!». En bon français «un beau coup de pied dans le cul».

C’est un nouvel échec cuisant pour «il Cavalière». Un désaveu cinglant, après l’humiliante débâcle que son attelage politique – droite ultra libérale et droite extrême populiste réunies – a subi aux municipales partielles d'il y a 15 jours où Milan la place forte berlusconienne est tombée à gauche ainsi que Trieste et Cagliari.

Le Président du Conseil italien qui, pour marquer sa volonté de ne pas voter, a passé son dimanche à la mer en Sardaigne, a réussit à transformer une consultation citoyenne en un plébiscite contre lui. Selon des résultats encore partiels du ministère de l'Intérieur, le «oui» se serait imposé à une écrasante majorité de l’ordre de 95 et 96 % pour chacune des 3 questions soumises aux Italiens.

En s’exprimant massivement, contre la privatisation de la distribution de l'eau, contre la construction de centrales nucléaires et contre l’immunité pénale, la sienne en particulier, la grande majorité des Italiens lui a tourné le dos. Ce faisant c'est la politique de son gouvernement qui vient d'être totalement désavoué dans les urnes.

Est-ce la fin de l’ère Berlusconi ? La question n’est plus taboue en Italie.

image_proces.jpgAujourd’hui politiquement déstabilisé Sylvio Berlusconi, 74 ans, est de plus poursuivi par la justice de son pays, à laquelle il devra répondre, dans trois affaires dont l’une pour abus de pouvoirs – délit pour lequel la peine en Italie est de douze ans de prison – et recours à la prostitution de mineure.

Ses amis politiques commencent à prendre des distance ainsi lors du référendum, le maire de Rome, Gianni Alemanno, et le président du Sénat, Renato Schifani, n’ont pas respecté les consignes d'abstention. Ils se rendus aux urnes et ont voté.

Le signe le plus fort vient du leader de la Ligue du Nord, Umberto Bossi, dont dépend la survie du gouvernement au Parlement. En déclarant à l’issue du référendum «Berlusconi ne sait plus parler au peuple», Bossi semble bien avoir sifflé la fin de la partie.

Au delà des revers qu’il vient d’essuyer c’est aussi au plan économique que la politique du chef de l’exécutif italien est contestée. The Economist vient de consacrer un dossier à «L'homme qui a 'niqué' tout un pays».

Lui reprochant «son mépris total de la situation économique de son pays» le journal conclue, «autant dire qu’il laissera derrière lui un pays dans une situation épouvantable».

Le moins que l’on puisse dire est que tout cela n’est pas glorieux pour cet homme qui n’a jamais mis de limites à son appétit de domination. Mais par le passé le bougre, qui concentre sur sa personne tout ce qui dénature la politique et sa noblesse, a toujours su rebondir et se maintenir.

Nicolas-Sarkozy-et-Silvio-Berlusconi_articlephoto.jpgArrogant, cynique, sur de lui et de la puissance de sa fortune, faisant et défaisant la loi à l’aune de ses intérêts personnels, il est sur que Sylvio Berlusconi ne renoncera pas facilement et que dès demain il s’attellera à la préparation des élections législatives qui doivent se dérouler dans deux ans.

Cette fois tout de même avec la claque qu’il vient de se prendre, on peut penser que, désormais, les Italiens et les Italiennes lui ont signifié qu’ils n’acceptent plus d’être représentés par lui. Lui qui, jour après jour, incarne un peu moins la figure d'un chef d'état respectable pour n'être plus qu'une injure faite à l’Italie et à son peuple. «Arrivederci povero stronzo, non ci mancherai*».

* au revoir pauvre con, tu ne vas pas nous manquer.

 

01:30 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berlusconi, nucléaire, immunité pénale, ligue du nord, claque | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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