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20/11/2012

La soeur de Mohamed Merah clame sa haine antisémite sur M6!

M6, Souad Merah, Mohamed Sifaoui, Mohamed Merah, Abdelkader Merah, Abdelghani Merah, Ben Laden, Salafiste, antissémitisme, Toulouse, Montauban, DRCI, Bernard Ssquarcini, Enquête Exclusive,  Diffusé dimanche soir sur M6, un reportage pour "Enquête exclusive" relate les propos de Souad Merah, la soeur de Mohamed Merah, filmée en caméra cachée.

Celle-ci qui laisse entendre qu’elle n’est pas dupe et qu’elle soupçonne d’être enregistrée, s'est dite «fière» de son frère «qui a combattu jusqu'au bout» et «sauté le pas».

Elle ajoutera au cours des propos échangés avec son frère ainé  Abdelghani Merah,  qu’elle pense «du bien de Ben Laden».

Les propos sont martelés avec force, Souad Merah  crie sa haine devant son frère, et glorifie les sept meurtres de Toulouse et de Montauban : « Je suis fière de mon frère  – Mohamed ndlr –, il a combattu jusqu'au bout (...) je pense du bien de Ben Laden, je l'ai dit aux flics, je peux te le dire à toi ».

Et le reportage, dont on peut peut-être regretter qu’il ait été réalisé en caméra cachée,  se poursuit jusqu’à la nausée  sur le même mode presque hystérique : «Les juifs, tous ceux qui sont en train de massacrer les musulmans, je les déteste». « Les salafistes, ils agissent », «Moi et Kader – Abdelkader l’autre membre de la fratrie Merah actuellement en examen dans l’enquête sur la tuerie de l’été dernier –,   on soutient les salafistes, Mohammed a sauté le pas. Je suis fière, fière, fière », crie-t-elle au micro.

Dans un livre qui doit paraître ce mercredi «mon frère ce terroriste» co-écrit avec Mohamed Sifaoui,  Abdelghani Merah, le frère aîné dénonce une famille, la sienne, où  violence et antisémitisme ont remplacé toute autre éducation.

Il dénonce aussi son autre frère Abdelkader d'avoir été pour une grande part dans la dérive islamiste de Mohamed Merah.

Rappelons que la tuerie à l’école juive de Toulouse trois enfants et un père juifs ont été abattus de sang-froid et qu’à Montauban, trois militaires ont également été tués.

Souad Merah et son frère Abdelkader, était tous deux fichés comme membre de la mouvance salafiste par la Direction Centrale du Renseignement Intérieur

m6,souad merah,mohamed sifaoui,mohamed merah,abdelkader merah,abdelghani merah,ben laden,salafiste,antissémitisme,toulouse,montauban,drci,bernard ssquarcini,enquête exclusiveLors de son audition par le juge chargé de l'enquête Bernard Squarcini ex-patron de la DCRI a précisé que Souad et Abdelkader avaient été considérés, par les services, comme plus dangereux que Mohamed Merah.

Ce reportage appelle tout de même un certain nombre de questions pour lesquelles les Français légitimement attendent des réponses claires rapides et précises.

Une personne proférant, en France, des propos tels que ceux rapportés dans ce reportage peut-elle encore rester en liberté?

La dangerosité de cette femme a-t-elle été mesurée à sa juste dimension par les services de renseignement ?

Appartient-elle à un réseau salafiste national voir international ?

Les dérapages – négligences coupables, attentisme irresponsable, décisions inadaptées – de la DCRI qui ont conduit à laisser en liberté un dangereux terroriste jusqu’à sa mise hors d’état de nuire, dans des conditions qui restent à élucider,  doivent être identifiés et ses auteurs jugés.

m6,souad merah,mohamed sifaoui,mohamed merah,abdelkader merah,abdelghani merah,ben laden,salafiste,antissémitisme,toulouse,montauban,drci,bernard ssquarcini,enquête exclusiveMais au-delà et d’ores et déjà, est-il possible de dire que nous sommes aujourd’hui à l’abri d’un remake des tueries  perpétrées à Toulouse et à Montauban ?

Le reportage pour «Enquête exclusive» de dimanche soir laisse à penser que tout n’est pas encore assuré. En tout cas en la matière le doute est légitime.

 

17/08/2011

Afghanistan: non aux polémiques politiciennes!

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenEn un mois 11 soldats français sont tombés en Afghanistan. Ce qui porte à 74 le nombre de victimes françaises de ce conflit, depuis le début des opérations en 2001.

L’annonce du 11ème décès, lundi 15 août, a été l’occasion pour certains de réclamer «un changement de stratégie» tout en rappelant à l’organisation d’un débat avec la représentation nationale sur «les objectifs, la nature et la poursuite de l’intervention française en Afghanistan».

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenDébut juillet une première réponse a été donnée par le Président de la République, qui a annoncé que le contingent français – 4000 hommes au total – aurait quitté le pays en 2014. L’information a été confirmée le 12 juillet depuis la base de Tora où il a été annoncé un premier retrait de 1000 soldats avant la fin de 2012.

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenSi en 2001, avec l’accord de Lionel Jospin – 1er ministre de l’époque –, la France a engagé, sous mandat de l’ONU, ce «combat pour la liberté, pour les droits de l’Homme et pour la Paix» comme le qualifie Jean-Louis Borloo, il apparaît désormais qu’un nouveau consensus se fait jour visant au retrait de la France d’Afghanistan.

De Dominique De Villepin qui considère que «dix ans de guerre c’est assez» à François Bayrou pour qui «il faut partir, le plus vite possible, mais en ordre, en ayant transmis à la sécurité afghane la sécurité du pays», la réponse est claire, il faut envisager de mettre un terme à l’engagement militaire en Afghanistan!

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenReste que si, comme le dit Hervé Morin, nous sommes arrivés au «moment de vérité», nous devons également nous souvenir, comme il l’ajoute d’ailleurs lui-même, que «nous avons fait un immense effort de sang et d’argent pour la stabilisation de l’Afghanistan».

Par voie de conséquences pour l’honneur de nos soldats morts ou blessés gravement comme pour celui des troupes en place auquel il convient de rendre un hommage commun – morts et vivants réunis – et celui de notre pays, il serait honteux que ce retrait s’opère de manière précipitée, sans autre but que de partir.

Se retirer dans ces conditions reviendrait à agir avec les 25 millions d’Afghan, comme cela a été fait en Somalie où le pays et sa population ont été abandonnés au chaos, livrés aux bandes au prise avec la minorité talibane terroriste manipulée par des puissances qui avancent masquées.

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenQue pour des raisons d’agenda électoral – campagne présidentielle oblige – certains croient bon, comme Laurent Fabius, d’expliquer qu’il faut retirer nos troupes sans attendre parce que «nous savons bien qu’il n’y a pas de succès possible en Afghanistan», «que les soviétiques et les britanniques s’y sont cassés les dents et que c’est la même chose pour nous» pour faire monter la pression sur Nicolas Sarkozy dont le positionnement atlantiste et suiviste mérite désapprobation. Soit!

Mais affirmer comme l’a fait lundi Laurent Fabius sur I. Télé qu’«il serait tout à fait possible, souhaitable, nécessaire pour qu’on arrête cette hémorragie, qu’avant la fin de cette année l’ensemble de nos troupes ait quitté l’Afghanistan» relève de ce point de vue d’une rhétorique lamentablement démagogique pour auditeurs et téléspectateurs que l’on cherche à tromper.

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenPosons-nous une question: les Afghans sont-ils aujourd’hui en mesure d’assumer seuls la sécurité du Pays? La réponse est non! Ben Laden est mort mais les Talibans sont encore vivants et actifs.

Posons-nous une autre question: notre engagement en Afghanistan est-il un acte solitaire? La réponse est non, nous agissons dans le cadre d’un mandat de l’ONU et nous avons des alliés!

Alors il faut cesser de faire comme si, pour la France, tout serait possible, tout de suite. La situation politique, diplomatique et militaire dans cette partie du monde réclame discrétion, sang froid, détermination.

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenLa mission de la France doit aller à son terme! Nous sommes engagés et ce depuis 10 ans. Que cette mission nécessite de nouvelles orientations plus civiles, sûrement. Que celles-ci doivent faire l'objet d'une concertation républicaine entre la majorité et l'opposition avec le chef de l'état, chef des armée, cela ne fait aucun doute!

Mais il est une règle en matière diplomatique et militaire à la quelle doivent se plier des femmes et des hommes politiques qui aspirent à gouverner un État: les polémiques politiciennes sur ces questions sont à bannir.

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenOn ne galéje pas avec ces choses là car la vie des hommes en opération sur le terrain peut en pâtir.

07/05/2011

Possibles retombées de la liquidation de Ben Laden - Par Michel Garroté

 Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 16:05

 

1744961.jpgDans L’Orient-le-Jour, notre ami libano-américain Walid Pharès, Conseiller auprès du Groupe parlementaire sur le Terrorisme au Congrès américain et Professeur à la National Defense University de Washington, fait le point sur les possibles retombées sur le Liban et le monde, de la liquidation de Ben Laden, évoquant, par la même occasion, les tenants et les aboutissants de l'opération américaine qui a décapité el-Qaëda. Walid Pharès indique notamment qu'une bonne partie du réseau salafiste implanté au Liban a été récupérée par le régime syrien par le biais d'officiers sunnites syriens totalement acquis au pouvoir en place à Damas. Cette entreprise de récupération, précise-t-il, s'est faite avec le soutien, voire à l'instigation, de la République islamique iranienne et du Hezbollah libanais qui ne peuvent se livrer à une telle démarche pour des raisons communautaires évidentes. Walid Pharès souligne à cet égard que parallèlement à cette faction salafiste encadrée et récupérée par le régime syrien, il existe au Liban un autre courant salafiste, beaucoup moins important au niveau des effectifs, relié directement au commandement d'el-Qaëda (et qui était donc en relation avec Ben Laden), échappant au contrôle du régime syrien. Cette branche est implantée principalement à Saïda, dans certains secteurs de Beyrouth, ainsi qu'au Akkar, alors que la faction « proche » de Damas se trouve principalement à Tripoli.

Dans le contexte présent marqué par le soulèvement populaire auquel est confronté le régime de Bachar el-Assad, principal soutien stratégique de Téhéran dans la région, M. Pharès exprime la crainte que l'axe syro-iranien exploite la liquidation de Ben Laden pour inciter les salafistes manipulés par le pouvoir syrien à mener au Liban des opérations terroristes contre les intérêts américains et occidentaux, en général. L'objectif sur ce plan serait double : détourner l'attention des troubles en Syrie, ce qui permettrait à l'appareil de répression syrien de poursuivre et de mener à bien son action répressive contre les opposants ; et tenter de « marchander » avec les États-Unis et l'Occident un contrôle, par Damas, des groupes salafistes...contrôlés par Damas ! « Nous avons déjà été témoins d'une telle attitude par le passé (de la part du régime syrien), déclare Walid Pharès. Et aujourd'hui, le pouvoir de Bachar el-Assad étant en difficulté, il pourrait tenter de saisir cette opportunité qui s'offre à lui pour pousser Washington à relâcher sa pression contre Damas et Téhéran ». Une telle manœuvre, qui s'inscrit parfaitement dans le sillage de la traditionnelle politique syrienne de pyromane-pompier, n'exclut pas dans le même temps que la faction salafiste non inféodée à Damas tente aussi de se livrer à des actions terroristes anti-occidentales au Liban, relève Walid Pharès qui souligne que la menace est donc double : celle émanant d'une possible manipulation syrienne, et celle du courant relié au commandement d'el-Qaëda.

manif à gaza 6 mai.jpgEt dans ce cadre, indique aussi Walid Pharès, le régime syrien pourrait également se livrer à un autre jeu tout aussi cynique et traditionnel, qu'il a déjà pratiqué : transmettre aux services de renseignements américains et occidentaux des informations sur des éléments salafistes...mais ceux relevant de la faction échappant à son contrôle. D'une manière plus générale, quelles pourraient être les retombées de la liquidation de Ben Laden sur les mouvements de soulèvement dans les pays arabes ? Walid Pharès estime à ce sujet que l'opération ayant décapité el-Qaëda ne devrait pas influer négativement sur le cours de l'insurrection populaire arabe, d'autant, précise Walid Pharès, que ces insurrections sont en grande partie l'œuvre « des forces de la société civile, lesquelles, par essence, sont hostiles aux méthodes et à l'idéologie d'el-Qaëda ». « Quant aux islamistes, et plus particulièrement les Frères musulmans, qui sont partie prenante dans les mouvements de soulèvement arabes, ils pourraient sans doute être entraînés dans des débats internes au sujet de l'attitude qui devrait être adoptée après la liquidation de Ben Laden », déclare Walid Pharès qui relève toutefois à cet égard que c'est surtout pour des « raisons d'ordre idéologique » que les Frères musulmans ont condamné l'opération contre Ben Laden. « Mais dans le même temps, souligne-t-il, les Frères musulmans pourraient faire parvenir discrètement des messages aux États-Unis pour souligner qu'ils n'ont pas l'intention de réagir à la liquidation de Ben Laden.

L'objectif des Frères musulmans actuellement, indique Walid Pharès, est de grignoter le pouvoir et non pas de soutenir el-Qaëda ». En tout état de cause, M. Pharès souligne que dans le contexte présent, les factions démocratiques et les forces de la société civile dans les pays arabes ont tout intérêt à accentuer l'insurrection populaire afin de ne pas laisser le champ libre aux courants radicaux, de manière à pousser les pays occidentaux à soutenir davantage les soulèvements populaires, notamment en Syrie, et à s'opposer à la répression sanglante à laquelle continuent de se livrer certains régimes arabes. En ce qui concerne les retombées de la liquidation de Ben Laden sur la situation d'el-Qaëda, M. Pharès a prédit un éclatement de l'organisation terroriste. « L'organisation centrale traditionnelle, a-t-il notamment déclaré dans ce cadre, sera vraisemblablement dirigée pour un certain temps par Ayman Zawahiri, mais sans doute pas pour un long laps de temps. L'organisation centrale a été affaiblie et la liquidation de Ben Laden ne lui permettra pas de regagner la place qu'elle occupait par le passé. Le gros d'el-Qaëda se situera au niveau des commandements régionaux, notamment au Yémen avec al-Awlaki, en Somalie avec les "shabab", au Maghreb, au Sahel, en Irak, en Indonésie, et évidemment en Afghanistan et au Pakistan avec les talibans. Ces réseaux continueront à être opérationnels et un leader pourrait émerger éventuellement ».

Pour Walid Pharès, ce sont ces commandements régionaux qui pourraient principalement se livrer à des opérations terroristes de représailles pour venger la liquidation de Ben Laden. Parallèlement, des groupuscules plus ou moins proches d'el-Qaëda pourraient également tenter de mener des attaques de représailles. En tout état de cause, précise Walid Pharès, les responsables américains concernés disent s'attendre effectivement à des actes de vengeance. Abordant ensuite la conjoncture globale dans la région, Walid Pharès note que le timing de l'opération qui a abouti à la décapitation d'el-Qaëda a été dans une large mesure choisi à la lumière des bouleversements qui ébranlent l'ensemble de la région à la faveur des soulèvements populaires.

artoff34402-7b8e5.jpgLes principaux pays arabes sont en effet tous préoccupés par les crises internes qui les secouent, de l'Égypte à la Libye, en passant par la Tunisie, la Syrie, Bahreïn, la Jordanie, l'Arabie saoudite, le Yémen, sans compter l'Iran, souligne M. Pharès. De ce fait, le timing n'aurait pas pu être plus favorable. L'important dans une telle conjoncture reste que la liquidation du symbole et du leader emblématique d'el-Qaëda n'aboutisse pas à une relance d'un cycle terroriste qui aurait pour fâcheuse conséquence d'occulter les mouvements d'insurrection populaire susceptibles de donner naissance à un nouveau Moyen-Orient.

 

Michel Garroté

 

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01:49 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : damas, ben laden, terrorisme, hezbollah, al qaëda, beyrouth, téhéran | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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