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27/05/2012

Shame on You Ms Christine Lagarde !

6fe9e994-c7e7-11e0-be7b-3e283aca3183.jpgIl n’aura pas fallu très longtemps pour que de vives réactions se multiplient après que la directrice général du FMI, Christine Lagarde, dans une interview au Gardian ait invité les Grecs à acquitter leurs impôts.

Celle-ci ajoutant, pour illustrer un peu mieux ses propos, qu'elle « pense davantage à ces petits enfants d'une école d'un petit village du Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir accès à l'éducation ».

Sans introduire de sélectivité à propos de la compassion que tout un chacun est en droit d’avoir envers la souffrance humaine en général, pourquoi les enfants du Niger et pas les innombrables autres enfants qui souffrent.

Ceux, par exemple, du Tamil Nadu en Inde (*), qui ont vu leur emmacollage.JPGécole ravagée par le cyclone Thane le 30 décembre 2011, ou ceux des populations de l’état d’Alberta au Canada dont on détruit la forêt boréale pour le seul profit des compagnies pétrolières, ou ceux encore des régions de la Corne Somalienne voués depuis plusieurs années à la famine et à la mort prématurée.

Et encore enfonçant le clou, comme s’il fallait nous expliquer « Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu'ils ont davantage besoin d'aide que la population d'Athènes.». Quelle ignoble manière d’argumenter pour faire passer le message de l’austérité dont les peuples ne veulent plus connaître à l’heure où les paradis fiscaux ont encore de beaux jours devant eux!

grece-503809-jpg_344511.JPG« Je pense qu'ils devraient s'aider mutuellement (...) en payant tous leurs impôts » a-t-elle expliqué au journaliste du Guardian, en parlant de « tous ces gens qui tentent en permanence d'échapper à l'impôt ».

Madame Lagarde pense ! Excellente nouvelle ! En tout état de cause si, l’avocate internationale, ancien ministre des finances de Nicolas Sarkozy, pense elle ne fait pas preuve d’un grand courage dans ses admonestations.

Car, si elle en avait eu ne serait-ce qu’un peu, de ce courage qui fait les grands dirigeants, elle se serait adressée plus particulièrement et de manière claire à ceux des Grecs qui effectivement ne payent pas l’impôt et qui pourtant sont richissimes, repus et assurés quoi qu’il arrive de s’en sortir.

Mais évidemment, personne n’ignore qu’il est plus facile de s’en prendre à la cohorte des humbles, des chômeurs, des salariés et des fonctionnaires, dont l’impôt en Grèce, faut-il le rappeler, est prélevé à la source, plutôt que de dénoncer les turpitudes des élites que l’on fréquente dans les grandes réunions internationales avec force risettes et congratulations hypocrites.

Christine Lagarde moins que personne n’ignore cela, c’est pourquoi ses propos sont minables!

Pourquoi l’Eglise Orthodoxe n’apporte-t-elle pas sa part 1646229_3_2232_le-pope-de-la-paroisse-sainte-sophie-une_1cfd27c94a086491e2b9616b3f762411.jpgcontributive à la solidarité de l’Etat ? Pourquoi les richissimes armateurs planquent-ils leurs avoirs en Suisse ou dans les paradis fiscaux européens et mondiaux ? Pourquoi ne prennent-ils pas leurs responsabilités en commençant par donner l’exemple de leur bonne foi et de leur confiance dans leur pays? Et pourquoi ne les oblige t-on pas ?

grece-crise-quotidien-inside_0.jpgEst-il raisonnable, comme le fait Christine Lagarde, de s’en prendre à un peuple qui lors des dernières élections législatives a sanctionné les partis qui soutiennent une politique d’austérité dont le résultat concret fait qu’en Grèce un jeune sur deux est au chômage ?

Décidemment nos élites, ou le personnel qui en sert, sont devenues autistes et incapables de sortir d’une idéologie fanatique qui les fait prendre l’équilibre financier, la compétitivité, et l’austérité pour l’alpha et l’oméga de la pensée politique moderne.

A moins qu’il ne faille comprendre à travers cette intervention brutale, immorale, irresponsable, honteuse et scandaleuse que le Fond Monétaire International pousse à l’exaspération la population grecque avec le secret espoir que celle-ci finira se déchainer et prendre la rue.

Ceci permettant de justifier par la suite un coup d’état, ourdi pour imposer une junte militaire favorable au plan des grandes autorités internationales financières à défaut de celles tenant de la conscience morale politique humaniste et universelle.

grece.jpgLa Grèce est en crise, les plans d’austérité, imposés par les « hommes en noir » de la troïka – BCE, FMI et UE  réunis –, se succèdent sans résultats concrets ni perspective de redressement économique.

Dans ce contexte de crise généralisé, en pleine campagne législatives, les déclarations de la directrice générale du Fond Monétaire International constituent une intrusion inacceptable dans le champ politique  et démocratique grec.

1537287_3_2d0f_evangelos-venizelos-au-parlement-grec-a.jpgDans un discours où il interpelle la directrice du FMI, lui demandant de « reconsidérer ses déclarations », le leader du Parti socialiste - Pasok - , Evangelos Venizélos, a accusé celle-ci d'avoir « humilié » le peuple grec. « Personne ne peut humilier le peuple grec en cette période de crise et je dis ça tout particulièrement à l'adresse de Mme Lagarde ». Comment ne pas lui donner raison ?

Devant le flot de critiques, Christine Lagarde s’est contentée d’expliquer sur sa page Facebook: « Ainsi que je l'ai dit à de nombreuses reprises par le passé, j'éprouve beaucoup de sympathie pour le peuple grec pour les défis auxquels il est confronté (...) Une part importante de cet effort réside dans le fait que chacun assume sa part du fardeau».

Bien peu de personnes ne sont convaincues par cette déclaration surréaliste qui ne fait que confirmer les propos initiaux de cette « dame patronnesse » qui voudrait nous faire croire qu’elle a du cœur en tentant de faire pleurer dans les chaumières sur le compte des enfants du Niger.

Cette nouvelle intervention, sur Facebook – quel mépris ! –, n’apporte aucun élément nouveau permettant de dire que le FMI est en mesure de proposer une contribution efficace au dénouement de la crise qui assaille la zone euro dans son ensemble.

La réalité et la lucidité aujourd’hui, au lieu de focaliser les débats sur le plus faible des 27, commande, aux chefs des états européens, de dire que la solution pour la zone euro réside prioritairement dans une renégociation générale des traités européens.

Il faut sortir de cette impasse qui est en train de faire de europe-crise-traite.jpgl’Europe  une vaste zone  de libre-échange inféodée, sous parapluie militaire de l’Otan, aux intérêts financiers du monde anglo-saxon et dirigée par une Allemagne inflexible et triomphante qui impose ses « nein » à répétition avec l’assentiment résigné de la France comme cela a été le cas avec Nicolas Sarkozy.

La solution doit être politique avant d’être financière !

Quoi qu’il arrive, la rigueur et l’orthodoxie dans la gestion des deniers de l’état sont nécessaires et tout manquement doit être sanctionné. Quel dirigeant conséquent, quel citoyen responsable pourrait ne pas être d’accord avec cela?

Mais quoi qu’il arrive aussi, rien ne pourra se faire sans que les peuples, qui n’ont que leur seule force de travail  à offrir comme contribution à la pérennisation de la solidarité collective, puissent être assurés de disposer, d’une activité qui leur permette, dans des conditions justes d’assurer le développement harmonieux et paisible de leurs familles.

Nos dirigeants, partie prenante à la crise européenne, auront-ils la sagesse, l’intelligence, la volonté et le sens des responsabilités pour, dans la transparence,  reconnaître que rien ne sera désormais possible sans une modification des traités européens effectuée dans un cadre pacifique et démocratique ?

En Grèce, le parti néo-nazi Chryssi Avghi – Aube Dorée –, a obtenu de 7% des voix aux dernières élections législatives, selon les derniers sondages sa présence au parlement grec serait assurée.

Les peuples à force d’être méprisés finissent toujours par se retourner contre leurs élites dirigeantes dont ils s’accommodaient bon gré mal gré jusqu’au moment ou ils décident qu’ils n’ont plus rien à perdre.

A force d’avoir méprisé l’Allemagne après 1914 en 220px-Bundesarchiv_Bild_102-13229,_Heinrich_Brüning.jpgs’époumonant « l’Allemagne paiera » les Européens et la France ont récupéré après que les Allemands, n’en pouvant plus ont choisit, en 1933, de porter au pouvoir Adolph Hitler alors que le chancelier Brüning scandait à longueur de discours depuis 1930 à un peuple allemand exsangue « austérité, austérité ».

Ceux qui ignorent leur histoire, sont condamner à la revivre dit l’adage. Allons-nous être suffisamment aveugles pour ne pas voir, toutes proportions gardées, les grandes similitudes entre la Grèce de nos années 2010-2012 et celles de l’Allemagne des années 30.

europe.jpgL’Europe de Maastricht nous a été vendue au nom de la Paix, prenons garde que demain une Grèce surarmée aux mains d’irresponsables nationalistes nous apporte la guerre en Méditerranée.

Madame Lagarde vous fûtes bien légère en vous laissant aller à proférer, du haut de votre poste directorial, ces propos d’une inqualifiable bêtise. Shame on You, Ms Christine Lagarde!

 

(*) APRES SCHOOL  à Pondichéry. « Une école pour changer l’avenir des enfants les plus défavorisés » http://www.apresschool.org/

Source photo enfants d'APRES SCHOOL    www.emmacollages.com

04/12/2011

Pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel les peuples ne comptent-ils plus ?

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Le « Chef de l’Etat déjà candidat » était cette semaine à l’affiche au Zénith de Toulon !  Devant des milliers de militants UMP – la salle contient 5350 places assises – venus « sans tambours ni trompettes »  écouter la bonne parole, le Président-candidat s’est adressé aux Français pour un second discours de Toulon en trois ans. Lors du précédent, qui s’est tenu en septembre 2008, le sujet était déjà la crise et les mesures pour en sortir.

Le Président candidat qui, à l’époque, s’était fait le chevalier blanc européen face à la crise s’est bien gardé de faire un bilan de son action et de ses engagements.

Durant ces trois dernières années on s’est beaucoup réunit, les mini sommets ont succédés aux mini sommets. On – les puissants gouvernants et la cohorte des conseillers et experts qui les accompagnent –   a beaucoup parlé, beaucoup promis, à l’occasion on a même désignés des boucs émissaires et l’on s’est amusé de chefs de gouvernements, on en a même poussés à la démission.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Mais au final la cruelle réalité est là en face de nous. La crise s’est aggravée et Nicolas Sarkozy continue, sans succès,  de rouler des mécaniques.

Les marchés continuent de régner en maître, les paradis fiscaux continuent d’accueillir l’argent des plus puissants, la dette privée s’est transformée en dette publique, le chômage ainsi que la récession guettent et menacent la paix sociale, voir peut-être la paix mondiale. La Grèce est au tapis. La colère gagne en Belgique, en Espagne, au Portugal, en Italie….et même en Allemagne, le modèle du bon élève européen que l’on veut à toute force nous faire imiter.

De tout cela il n’a pas été question. Quand on s’appelle Nicolas Sarkozy, on ne peut pas se tromper et surtout pour cet homme politique, sans cesse en réaction, qui ne vit que dans le présent, le passé ne compte pas. Sauf pour y puiser des éléments à charge  contre ses opposants supposés être à la source de tous les malheurs de la terre.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Comme si le PS dans cette crise que traversent la France et l’Europe toute entière, était le seul responsable des politiques, menées ces 30 dernières années qui ont conduit à la situation catastrophique présente. Cela dit sans exonérer le Parti socialistes des fautes qu’il a pu commettre en ne mettant pas en œuvre les réformes nécessaires lorsque la conjoncture économique mondiale le permettait à la fin des années 90.

Que faut-il retenir du Sarko-show  de ce jeudi 1er décembre?

D’abord le Président candidat ne parle plus de sortir de la crise. Selon lui, la crise c’est derrière nous, désormais il faut démarrer un nouveau cycle pour sauver l’Europe et l’Euro. Pour cela il n’y aurait guère qu’une solution : accepter d’être entre-nous – les 27 pays de l’union – plus solidaires et plus disciplinés.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Traduction en langage Angela Merkel : il faut impérativement respecter des règles communes en matière d’équilibre budgétaire et doter l’Union des moyens de sanctionner ceux des pays qui prendraient des libertés avec ces règles.

Toulon 1 c’était : il faut moraliser le capitalisme et la dérégulation, c’était sus aux agences de notation qui n’ont pas été capable de voir venir les ennuis.

Toulon 2 c’est : tout est de la faute à l’Europe qui est dans l’incapacité d’imposer «  le travail, l’effort et la maîtrise de nos dépenses ». Il faut un nouveau Traité.

La messe est dite Nicolas Sarkozy s’est aligné.

« Instaurons des sanctions plus rapides, plus automatiques et plus sévères pour ceux qui ne respectent pas leurs engagements » a dit Nicolas Sarkozy jeudi à Toulon. « Je souhaite la mise en place de sanctions »  lui a répondu vendredi depuis le Bundestag Angela Merkel qui finira par obtenir du Président français l’essentiel de ce qu’elle veut, sans lâcheNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,r sur le principal : les euro-bonds et la modification du statut de la BCE. 

« Il faut avoir confiance en elle (ndlr la BCE)  pour la stabilité de la monnaie. (...) Celui qui soutient les euro-bonds n'a pas compris l'essence de la crise »  a-t-elle ajouté. Si avec cette sortie, Nicolas Sarkozy n’a pas compris !!!!!

Pendant qu’Angela Merkel avance ses pions et construit une Europe sous gouvernance allemande – oui sous gouvernance allNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,emande et expertise Goldman Sach, quoi qu’en disent  ceux qui aujourd’hui considèrent que vouloir résister politiquement à la machine allemande ferait preuve de germanophobie – Nicolas Sarkozy, en réalité, tente de son côté d’user de tous les stratagèmes pour gagner du temps et réussir à s’imposer dans la course présidentielle qui vient.

Un nouveau traité est nécessaire pour conforter l’Union Européenne et la mettre en situation de souveraineté. Mais ce doit être un véritable de traité de fond.

Ce traité ne saurait être un arrangement bancale de circonstance, imposé par une puissance dominante sous influence libérale-conservatrice, conclu sur un bout de table et annoncé sous les sunlights avec force sourires et poignées de mains les plus insincères les uns que les autres.

Un traité qui avant d’être ratifié par les chefs d’états et de gouvernement aura fait l’objet d’un large débat démocratique comNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,me cela fût le cas au moment du référendum pour la ratification du Traité de Maastricht quand le regretté Philippe Seguin avait mené campagne avec Charles Pasqua et Jean-Pierre Chevènement contre Laurent Fabius, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d’Estaing.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Il n’aura échappé à personne que la consolidation de la zone euro, la mise en place de procédure de contrôles budgétaires et la mise en œuvre d’un nouveau traité de l’Union sont des réformes qui imposent des modifications constitutionnelles importantes et surtout qui vont prendre du temps.

Hors la situation est aujourd’hui particulièrement grave et nécessitNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,e des réponses quasi immédiates. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont, sur ces deux points, pas encore dit un seul mot !

A croire que pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel les peuples ne comptent plus!

 

21/11/2011

Merkel veut une modification des traités de l’UE. La France doit parler !

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Selon le journal britannique « The Daily Telegraph»  un document de travail détaillé concernant un plan de relance de la construction européenne aurait été élaboré par le gouvernement allemand. Globalement, pour sortir de la crise, Berlin entend fixer à ses partenaires une l’application plus dure des critères de Maastricht ainsi qu’un approfondissement du fédéralisme européen.

S’appuyant sur la crise grecque, Berlin plaide en faveur d’une accélération, à l’intérieur de la zone euro, de l’intégration budgétaire au moyen d’un transfert de souveraineté, seule garantie, selon les techniciens experts allemands qui ont rédigés  ce document, d’obtenir une discipline budgétaire de l’ensemble des pays concernés. 

Le document liste de façon assez précise les moyens nécessaires à l’Europe, pour « ancrer fermement et définitivement une solide culture budgétaire » voie unique pour établir « une véritable union de la stabilité ». Les rédacteurs insistent sur la nécessité de créer « une politique budgétaire et économique intégrée »  pour que la zone euro puisse à «  long terme devenir financièrement et économiquement viable ».

Entre autre mesure pour parvenir à ce résultat, il est préconisé dans cBerlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,e rapport « l’automatisation de sanctions » à l’endroit des pays qui auraient des déficits excessifs. En d’autres termes et pour être clair cela signifie que la commission serait demain dotée d’un pouvoir de sanctionner un état sans même en référer au Conseil des chefs d’états et de gouvernement de la Zone Euro.

Après les robots-spéculateurs à la Bourse, les experts allemands proposent d’installer à Bruxelles des robots-sanctionneurs financiers. 

L’idée est d’utiliser les sanctions financières comme « arme préventive» destinées à permettre un traitement « à la racine»  de ce qui est considéré par Berlin comme le mal absolu – le déficit budgétaire – en matière de gestion publique. Il est même envisagé que la commission ou un état membre puisse saisir la Cour de justice européenne.

L’arsenal des procédures est assez complet en ce qu’il évoque même la possibilité de création d’un « commissaire de stabilité» chargé des pays sanctionnés,  qui pourrait « décider directement » de l’utilisation des fonds structurels européens.

L’Allemagne de son côté pourrait aller jusqu’à demander une « réduction de souveraineté automatique » pour les pays qui ferait appel au « mécanisme européen de stabilité » – MES –. Cette mesure pourrait être mise en application à partir de 2013. Dès lors l’UE sur proposition du MES détiendrait de facto un « droit de veto»  sur les décisions des parlements nationaux en matière budgétaire allant jusqu’à la possibilité « d’imposer » au pays demandeur d’aides européennes des réductions de dépenses ou de nouvelles recettes.

En langage clair il va falloir se serrer la ceinture.

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Au menu il faut s’attendre à des impôts supplémentaires, des baisses de salaire dans le privé et le public, des baisses de retraites et des réductions de droits.

 

Les auteurs du rapport poussent le raisonnement jusqu’à estimer possible  « d’imposer des mesures administratives » sans aller jusqu’à en donner concrètement des exemples.

Dernier élément de l’édifice, ce rapport prévoit explicitement la possibilité de mise en place d’un mécanisme de « faillite ordonnée des Etats » dans le cadre du MES ainsi que la possibilité pour les pays qui refuseraient d’obtempérer de faire le choix de la sortie.

En termes de calendrier de mise en œuvre de toutes ces dispositions, il n’est pas envisagé de trainer. La pose des « jalons »  des réformes envisagées dans ce rapport est prévue sous quelques semaines.

Pour aller dans ce sens, les auteurs, s’appuyant sur l’Article 48 du Traité de l’Union Européenne, préconisent l’utilisation de la « procédure simplifiée » de révision au moyen d’une convocation « rapide »  d’une « Convention »  des principales instances concernées – représentants des parlements nationaux, des gouvernements, de la commission, et du parlement européen –  pour valider les propositions qui devront être ensuite ratifiées par les pays membres.

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyLes Peuples au nom de la nécessité et de l’urgence ne seront pas appelés à se prononcer. Et quand bien même le seraient-ils que l’on peut légitimement s’interroger : Va-t’on nous refaire le coup du Traité de Lisbonne ?

S’agissant de la ratification de la réforme le rapport indique que celle-ci serait limitée aux seuls membres de la zone euro, excluant de facto le Royaume Uni. Enfin  est entendu que dans l’esprit du texte cette « union de la stabilité »  réalisée, pourrait s’ouvrir le grand « débat sur la voie à choisir pour parvenir à l’union politique ». Quid de ceux des pays qui n’auront pas ratifié les réformes ?

 

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Dans sa dernière intervention devant le Congrès de la CDU, la Chancelière allemande a adopté une posture offensive posant son pays – la République Fédérale d’Allemagne – dans un rôle de leader de fait de la zone euro.

« Maintenant l’Europe parle allemand ».

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Moins maladroite, mais toute aussi déterminée la Chancelière s’est bien gardée d’aller jusque là. Ses déclarations ont été nettesberlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozy et précises, totalement inspirées du texte récupéré par le Daily Telegraph. Trois d’entres elles paraissent représentatives des choix qui l’animent.

D’abord à destination de son propre pays car les réformes envisagées, notamment celles concernant l’automaticité des procédures, risquent de poser problème  au regard des dispositions de la constitution allemande qui prévoient l’autonomie budgétaire du Bundestag : « une avancée vers une nouvelle Europe ne pourra se faire que si nous sommes prêts à changer nos traités » 

Ensuite à destination du Royaume-Uni qui aujourd’hui joue sur le fait qu’il est partie prenante de l’Union sans être dans la Zone euro et qui jouant sur les deux tableaux refuse par exemple l’instauration d’une taxe à l’échelle de l’Union sur les mouvements financiers : «  les gouvernements nationaux doivent se préparer à se lier de manière contraignante à la communauté »

Enfin à destination de la France qui s’oppose au principe de « l’automatisation des sanctions » et qui souhaite la monétisation des dettes souveraines via la BCE : « si les politiciens pensent que la BCE peut résoudre la crise de l’Euro, alors ils se trompent ».

En première analyse la situation de l’Allemagne peut inciter ses dirigeants à vouloir donner des leçons à ses partenaires et surtout les amener à profiter du contexte pour imposer une manière allemande de concevoir les relations intereuropéennes.

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Le déficit public serait à 1,7% du PIB en 2011, une dette à 82,6% en diminution, un chômage à 6% de la population active – rappelons que la prévision se situe à 9,6% pour la France – et pour couronner le tout un solde de la balance commerciale excédentaire. Qui dit mieux ? Pas la France en tout cas !

Les choses, à y  regarder de plus près, ne sont pas aussi engageantes qu’on veut bien en Allemagne le laisser croire!

« Son déficit public est honteusement truqué »  a dénoncé récemment un économiste de chez Natixis, qui met en cause une « astuce » technique qui a permi en 2008 à Berlin de créer un fond spécial de relance « Sondervermögen»  qui n’affecte pas le déficit public alors que la dette du pays augmente.

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyJean-Claude Juncker – Président de l’Eurogroupe –  en a remis une couche sur le sujet en déclarant : « En Allemagne, on fait comme si le pays n’avait aucun problème, comme si l’Allemagne était exempte de dettes tandis que les autres auraient des dettes excessives » ajoutant pour illustrer un peu mieux son propos : « l’Allemagne a une dette plus élevée que celle de l’Espagne. Seulement personne ne veut le savoir ici»

L’autre facteur qui devrait inciter les dirigeants Allemands  à plus de d’humilité est celui du déclin démographique, qui s’il permet l’affichage d’un faible taux de chômage n’en n’est pas moins très inquiétant. Le vieillissement de la population va contribuer à une explosion des dépenses d’assurance-maladie et de sécurité sociale soins et plus directement le déclin démographique va se traduire par « une baisse massive des recettes de l’état ».

Au fond la réussite affichée du modèle allemand est très relative et, dans un contexte généralisé de baisse de croissance de la zone euro, l’Allemagne pas plus que ses autres partenaires n’est pas à l’abri d’une attaque prochaine des spéculateurs qui pour l’instant l’épargnent encore et s’occupent de la Grèce de l’Italie, de l’Espagne et maintenant de la France. 

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyLe modèle Allemand mis en place avant la crise par les sociaux-démocrates n’est pas une assurance tout risque face aux assauts des spéculateurs d’outre-Atlantique dont l’Allemagne a depuis sa création été l’alliée tactique en Europe. La France doit être plus vigilante que jamais. L’Allemagne pays nationaliste de tradition ne cherche qu’à conforter ses positions et sa zone d’influence en Europe continentale.

Il est temps de dire à Madame Angela Merkel que la France n’entend pas que « l’Europe parle Allemand ».

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyCe qui se joue actuellement est un nouvel épisode de ce qui s’est joué au moment de la réunification entre la RFA et la RDA. François Mitterand l’a acceptée comme gage de paix et de réconciliation définitive du « tandem franco-allemand ».

Force est de constater que nous voilà désormais avec une nouvelle tentative de l’Allemagne de placer l’Europe à sa botte. Certes cette fois cela se passe pacifiquement, mais tout de même les berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozydégâts sociaux risquent d’être particulièrement violents.

L’heure est à la hiérarchisation des priorités pour la France et parmi celles-ci figure au rang premier, le Rassemblement des Français afin que le chef de l’Etat, aujourd’hui Nicolas Sarkozy demain celui qui sortira des urnes, soit dans tous les cas en mesure de faire prévaloir au sein de berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyl’Union européenne les valeurs et la vision du monde qui sont les nôtres en ayant l’assurance du soutien indéfectible des Français.

09/08/2011

Note dette souveraine des Etats Unis: Pékin est rouge de colère !

L’affaire couvait depuis un certain temps. Finalement Standard & Poor’s, l’Agence de notation – elles sont trois plus une chinoise dans le monde – a franchi le Rubicon.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Pour la première fois depuis 1917, dans la nuit de vendredi à samedi 5 aout, une agence de notation, S&P, a officiellement dévalué la note de la dette publique américaine d’un cran, la passant du niveau AAA au niveau AA, le tout assorti d’une perspective négative. C’est la note souveraine des Etats-Unis qui vient d’être dégradée en raison en particulier du déficit croissant du pays et de l’augmentation de son endettement.

En clair l’Agence considère que les Etats-Unis n’ont pas la capacité de mettre en œuvre un programme de remise en ordre de leurs finances publiques et que cela pose désormais la question du remboursement d’une dette colossale.

Dette à ce point importante qu’une erreur de 2000 milliards de dollars commise par S&P dans les projections à 2021, n’a pas été jugée significative, par l’agence pour remettre en cause na notation.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Rappelons nous, à ce jour la dette américaine est chiffrée 14300 milliards de dollars et le déficit de l’Etat fédéral se situe au niveau du PIB du Canada – 1500 milliards de dollars –.

C’est la panique totale sur la planète finance et politique. Les Bourses s’effondrent, en Europe les dirigeants européens cherchent par tous les moyens à rassurer les marchés tout en n’étant pas au clair sur le fond des solutions à mettre en œuvre.

Ça tire à hue et à dia!

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Français Allemands, Anglais Italiens, Espagnols vont de conciliabules en conciliabules privés bilatéraux et vidéoconférences secrètes. Devant les caméras, on affiche de grands sourires entre Allemands et Français mais derrière on ne pousse pas les mêmes solutions.

La Banque Centrale Européenne fait de son mieux pour rassurer «les marchés» mais l’Allemagne refuse d’augmenter les moyens du Fond de 476 milliards d’Euro pour s’affranchir du risque sur les dettes italienne, espagnole et portugaise.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,L’euro est menacé à un moment ou plus que jamais il doit être renforcé face au dollar pour constituer une valeur alternative d’échange.

De son côté Washington proteste, l’agence de notation, elle, persiste et signe en indiquant très sérieusement que la note des Etats-Unis pourrait encore baisser d’un cran d’ici 16 à 24 mois.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Nicolas Sarkozy apporte un soutien sans faille à l’Amérique. Il s’en prend «à l’irrationalité des investisseurs, l’inconséquence des banques et l’inculture des agences de notations» bref il tacle ces institutions addicts aux principes de l’idéologie néo libérale-conservatrice qui depuis plus de 30 ans ont fait la pluie et le beau temps aux Etats-Unis avec le résultat que nous subissons aujourd'hui.

Pas un mot de sa part sur les dirigeants politiques qui continuent de ne pas regarder plus loin que le bout de leur prochaine campagne électorale et sur leur irresponsabilité qui les entrave alors qu’il importe en ce moment et plus que jamais que le «Politique» reprenne la main.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Le spectacle américain du débat Républicains/Démocrate au Congrès à propos du relèvement du plafond de la dette américaine a été lamentable.

Celui des Européens concernant le soutien à la Grèce et la mise en œuvre de dispositions pour faire face aux attaques contre les dettes souveraines de l’Espagne du Portugal et de l’Italie n’ayant pas été plus brillant.

Un verrou vient de sauter!

Mais, au de la de la crise à laquelle le système économique et financier mondial va une fois de plus devoir faire face – depuis 1971, date de la rupture unilatérale des accords de Bretton Woods par les Etats-Unis, nous avons connus 124 crises bancaires, 205 crises de crédit, 63 crises d’états souverains* –, au-delà des insuffisances des dirigeants politiques, ce dont il faut bien s’imprégner reste qu’un verrou qui vient de sauter.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Pour s’en convaincre il n’est qu’à lire et bien méditer les déclarations de l’agence Chinoise Xinhua que curieusement tant les journalistes que nos responsables politiques n’ont pas vraiment commentés.

Pékin est rouge de colère et tance les US!

Dans une déclaration au ton très peu amène, voir virulent, les choses ont été clairement dites par l’agence Xinhua – Chine nouvelle –. «Le seul moyen que les Américains ont trouvé pour améliorer la croissance économique a été de contracter de nouveaux prêts pour financer les anciens», et d’ajouter comme pour bien se faire comprendre, «Le gouvernement américain doit se résigner à un état de fait douloureux: le bon vieux temps où il n’y avait qu’à emprunter pour se tirer du pétrin qu’il avait lui-même créé est terminé».

pékin,sarkozy,déficit,dette souveraine,agences de notation,standars & poor's,bce,allemagne,france,italie,espagne,portugal,grèce,euro,europe,etats-unis,chinePuis après la critique la sentence sans appel: «La Chine, premier créancier de la seule superpuissance mondiale, est dorénavant dans son droit d’exiger des Etats-Unis qu’ils affrontent le problème de leur dette structurelle et assure la sécurité des actifs chinois en dollars».

Pékin ne s’est d’ailleurs pas contenter de parler aux Etats-Unis. A l’adresse des autres parties prenantes de l’économie mondiale – le G18, soit le G20 moins la Chine et les Etats-Unis – la Chine a annoncé la couleur: «Il faut mettre en place une surveillance internationale sur la question du dollar américain et une nouvelle monnaie de réserve, stable et sûre, peut aussi être une option pour éviter qu’une catastrophe soit provoquée par un seul pays».

La réalité des développements de cette crise restera d’abord et avant tout ces déclarations qui ouvrent une nouvelle perspective pour le leadership politique de la planète.

Plus rien ne sera comme avant la nuit du 5 au 6 Août 2011.

pékin,sarkozy,déficit,dette souveraine,agences de notation,standars & poor's,bce,allemagne,france,italie,espagne,portugal,grèce,euro,europe,etats-unis,chineLa Chine dont il y a beaucoup à dire, s’agissant de son soutien implicite aux dérives des Etats-Unis – nous y reviendrons dans un prochain billet –, vient de siffler la fin d’une partie. Une partie qui a vu les Etats-Unis conduire le monde en fonction de ses seuls intérêts.

Une nouvelle confrontation, car il n’est pas imaginable que les choses se passent tranquillement, va commencer dont l’issue est pour l’instant particulièrement incertaine.

Comble de l’ironie, c’est le PC Chinois qui tient désormais le sifflet.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,L'Europe et les Européens dans ce moment doivent très rapidement prendre les décisions qui lui conserveront un rôle de puissance d'avenir dans un mode multipolaire que la Chine va vouloir dominer.

Dire que certains avaient pu croire, la lors de la chute du PC soviétique, que l’Histoire pouvait s'arrêter.



* source Édouard Tétreau «Quand le dollar nous tue» chez Grasset.

 
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