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05/09/2011

Etats-Unis : 17 banques poursuivies dans l’affaire des subprimes

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementPlainte vient d’être déposée par l’Agence fédérale américaine en charge de la supervision des prêts hypothécaires contre 17 Banques internationales concernant 41 milliards de pertes liées à des obligations « subprimes ».

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementLa plainte de l’Agence Fédérale de Financement du Logement (Federal Housing Finance Agency) qui contrôle en autres Fannie Mae et Freddie Mac, vise à faire toute la lumière sur le rôle joué par les banques – Bank of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Deutsche Bank, Société générale et d’autres –  dans la mise en place des titres obligataires adossés à des crédits immobiliers « pourris » hypothéqués en  dissimulant volontairement l’exacte qualité de ceux-ci.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementLes crédits ont été accordés en  surévaluant artificiellement la capacité des emprunteurs à rembourser, voir en truquant délibérément les demandes de prêts hypothécaire de ces derniers.

La crise financière de 2008 a été générée par ces crédits, désormais identifiés sous le générique « subprimes ». Le système s’est écroulé quand les emprunteurs n’ont plus été en mesure de faire face à leurs échéances et que les titres ont vu leur valeur en bourse s’effondrer, provoquant le 15 septembre la faillite de la banque Lehman Brothers.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementParmi les autres victimes du séisme financier 2008, deux géants américains du refinancement hypothécaire  américain Fannie Mae et Freddie Mac, qui ont accusé des pertes de l’ordre de 33 milliards de dollars.

Ces deux institutions, dont on peut s’étonner qu’elles aient pu se laisser embarquer dans une telle « carambouille », ont été nationalisées le 7 septembre 2008.  Une intervention massive des autorités fédérales américaines a permis d’éviter la faillite.

Leur sauvetage sur le dos des contribuables a un coût : 140 milliards pour leur maintenir la tête hors de l’eau. 

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementAujourd’hui encore l’on cherche à minimiser leurs pertes dont le décompte final n’est pas réalisé à cause de l’opacité des opérations réalisées. Incompétence, naïveté, complicité ? A chacun de faire son point de vue !

Ce que l’Agence fédérale reprochent aux banques  qui ont monté cette « arnaque de haut vol des subprimes »  – titrisation des crédits immobiliers « toxiques » accordés aux particuliers pour les refourguer à des investisseurs peut regardant – se résume à deux choses simples : dissimulation et tromperie organisée.

Ce qui conduit l’Agence Fédérale de Financement du Logement à exiger, des Banques, qu’elle poursuit aujourd’hui devant la Justice, le remboursement des pertes occasionnées par les titres « toxiques » qu’elles ont vendus à Fannie Mae et Freddie Mac ; montant estimé 45 milliards de dollars.

Dans la plainte contre Merrill Lynch l’accusation de l’Agence est sans équivoque : « le défendeur a faussement exposé que les crédits hypothécaires sous-jacents respectaient certaines normes de garanties ou lignes directrices, y compris des présentations qui ont exagéré de façon importante la capacité des emprunteurs à rembourser leurs crédits immobiliers (……)». Pas moins pas plus, rien que ça !

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementEn juillet dernier l’agence avait déjà porté plainte contre le groupe Suisse USB, aujourd’hui elle poursuit JP Morgan Chase pour des pertes dont le total dépasse 33 milliards de dollars et la Sté Générale pour 1,3 milliards.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementLa plainte engagée vendredi contre les 17 banques ne manque pas de susciter des inquiétudes. En effet la crainte est grande que l’action en gagée par l’Agence Fédérale bloque l’opération engagée contre les banques « ripoux» par les procureurs généraux de 50 états américains, pour trouver un règlement négocié dans les dossiers des abus relatifs aux abus des subprimes.

Autant dire que l’onde de choc de ce nouvel épisode du marasme actuel ne nous est pas encore totalement parvenue.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementAu fond, tout cela ne serait pas important si l’on ne touchait qu’à la fortune de quelques « voyous »  de la finance, dopés à la cocaïne, jouant à se faire peur dans des opérations où l’argent passerait d’une poche à l’autre dans un jeu à somme nulle sans conséquences sur la marche de l’économie mondiale.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementHors il n’en est rien, depuis trois ans maintenant il apparaît au grand jour   que de grands dirigeants, de grandes firmes cotées à Wall-Street à la City, ont construit avec la complicité des « policiers des opérations boursières », des « agences de notation »  et avec ce qu’un procureur new-yorkais appelle « l’inquiétante disposition de Wall-Street pour le crime » (*), un réseau hors la loi  de prédateurs sans scrupules qui font tanguer l’économie mondiale.

Dans cette affaire s’il faut souligner la bonne nouvelle que constitue cette plainte déposée contre les banques, car « lorsque l’on casse il faut payer », il ne faudrait pas oublier que toute cette « arnaque » n’a été possible que parce que l’Etat Fédéral américain  a cru pouvoir résoudre par l’endettement une chute du pouvoir d’achat des ménages américains que son système à bout de souffle ne permet plus d’assurer.

Une bande de féroces salopards irresponsables, ont en toute illégalité mais aussi en toute liberté, réussit à agir en se parant des vertus et de l’honorabilité des « gagnants» à qui tout est dû parce qu’ils sont devenus puissants et redevables à personne de leur comportement.

Il est temps grand temps de remettre les choses à leur place. Les régimes et les empires tombent lorsque ceux qui ont été mis en place pour les diriger ne remplissent plus le rôle qui leur est assigné.

Nous en sommes là et le réveil risque d’être douloureux, si des mesures draconiennes ne sont pas décidées pour mettre hors d’état de nuire les falsificateurs, les fraudeurs et les beaux parleurs forts en gueule, impuissants en actes.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementLa liberté a un prix celui du combat que mènent celles et ceux qui croient en elle pour la faire vivre. Il faut des sanctions rapides et lourdes ! Tous les laissés pour compte de cette gabegie aux effets planétaires y comptent bien. Ils attendent de leurs dirigeants qu’ils agissent en fonction de la mission et de la place pour laquelle ils ont été choisis.

(*) Le Monde magazine 27 août 2011 Wall-Street sous l’œil du FBI.

Sources générales : Reuters  3 septembre 2011.Margaret Chadbourn et Jonathan Stempel.

23/07/2011

Crise de la dette : un palliatif de 160 milliard d’€uros…... et après ?

bce_0.jpgEn réunion au sommet, jeudi à Bruxelles, les dirigeants européens, sont finalement parvenus à accorder leurs violons pour permettre à la Grèce de ne pas sombrer en entraînant toute la zone euro avec elle.

Quelles sont les grandes données du mécano financier qui a été imaginé pour venir en aide à la Grèce?

Globalement, avec ce nouveau plan la Grèce a obtenu, via le FESF – Fond Européen de Stabilité Financière – le maintien de son financement. Des moyens supplémentaires sur une durée plus longue et avec des taux d’intérêts moins élevé ainsi qu’une restructuration partielle de sa dette lui sont accordés.

En plus des 110 milliards d’€uros obtenus l’an dernier le nouveau plan se chiffre à 160 milliards d’€uro sur 3 ans, dont 50 milliards en provenance du secteur privé – banques assurances et fonds d’investissement – le solde étant apporté par le FMI et l’Union européenne. Afin de diminuer la charge de la dette le taux des intérêts d’emprunt passera de 4.5% à 3.5%. Enfin la Grèce aura plus de temps pour rembourser puisque la durée des prêts sera portée de 7 ans à 15 ans au minimum.

Les créanciers privés sont également mis à contribution.

Il leur est demandé d'échelonner les remboursements des dettes contractées ou d’accepter un rachat de leurs créances à prix «cassé» - 60% de la valeur d’émission» - des obligations d'Etat qu’ils ont acquis.

19_04_Bourse_trader_Wall_Street-930_620_scalewidth_630.jpgLes «marchés», après avoir tant et plus perturbé la sérénité des négociations menées par les dirigeants des états européens pour trouver une solution à la crise des dettes souveraines, semblent accueillir ce plan positivement. Les cotations à la «corbeille» des valeurs européennes des secteurs de la banque et des assurances sont reparties à la hausse.

Pour autant si l’horizon semble dégagé sur les 3 années à venir s’agissant du cas de la Grèce, rien ne vient garantir que les difficultés de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne, voir de l’Italie et de la France ne vont pas à échéance plus ou moins rapprochée relancer la mécanique de la crise et des attaques des Agences de notation anglo-saxonnes dont on peut à bon droit se dire qu’elle pourraient assez facilement être considérées comme les mercenaires d’une guerre contre l’€uros face au $dollar américain.

03cc3d4c-98cc-11e0-83d0-6311d46fe47f.jpgDes réformes de fond importantes sont promises par les dirigeants européens, la France et l’Allemagne en particulier semble vouloir afficher une volonté de dépassement de leurs divergences de fond.

Cela reste à vérifier car de nombreuses questions ne sont pas réglées et restent en suspend!

Parmi elles, une est d’importance capitale et il va falloir désormais y apporter une réponse nette: Quelle Europe voulons-nous?

Cette question est pendante depuis la création de la monnaie unique sans mise en place d’une approche globale des politiques économiques et fiscales des états membres de l’Union et sans se doter des moyens d’une défense collective face aux attaques des spéculateurs financiers.

Le combat contre les attaques spéculatives vis-à-vis de l’un ou l’autre des états de l’Union sont insupportables et il doit être mis fin aux menées malsaines des agences de notations qui permettent aux spéculateurs de prospérer sur les difficultés nées des déstabilisations qu’elles provoquent.

Des mesures de taxation seraient les bienvenues pour mettre un terme à ces agissements inacceptables.

A l’heure qu’il est, ce plan d’aide à la Grèce dont la mise en place a été trop longue et qui, selon François Fillon, aura pour conséquence «une augmentation d’ici 2014 de notre niveau d’endettement, à hauteur d’environ 15 milliards d’€uros» permet de mettre un terme provisoire aux difficultés européennes. Ce n’est qu’un répit qui est accordé à la zone €uro.

ue-drapeaux-de-divers-pays-europeens-4504391tulrl_1713.jpgIl faut désormais aller plus loin et travailler d’arrache pied à la construction d’un édifice européen solide et durable. Faute de quoi les mêmes causes engendrant les mêmes effets demain nous amèneront face à de nouvelles crises qui cette fois pourraient s’avérer fatales à l’Union Européenne.

 

07/05/2010

La crise grecque volet (2)

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110 Milliards d’euros sur trois ans, et des mesures d’une violence sans pareil pour le peuple grec dont la part, il faut encore une fois le marteler, n’est pas la plus importante dans l’échelle des responsabilités qui ont conduit le pays dans les difficultés qu’il connaît.

 Au menu :

Entrée : Hausse des impôts et Taxes (TVA à 23% au lieu de 21% et augmentation des taxes de 10% sur les carburants, l'alcool et le tabac

Plat de résistance : Baisse des rémunérations, (gel des salaires et retraites du secteur public

Dessert :Baisse des prestations sociales, (relèvement de l’âge de la retraite à 60 ans)

575x385_1621432_0_013a_ill-1345077-529d-255000.jpgLa Grèce s’est engagée à ramener son déficit budgétaire à 8,1% du PIB en 2010, contre 13,6% l'an dernier, à 7,6% du PIB en 2011 et à 6,5% en 2012. Il lui est par ailleurs « accordé » deux ans pour revenir au sacro saint seuil de 3% du pacte de stabilité !

Pour l’anecdote l’on notera la grande marque de solidarité des « sauveteurs » européens de la Grèce. Ils prêtent à 5% ce qu’ils empruntent à 3% !

Le FMI lui prête à 4.5%, bel effort, mais à taux variable ! La nuance est importante car à tous les coups les taux aux US vont bientôt grimper et avec eux celui du prêt du FMI à la Grèce.

Dominique Strauss-Kahn a beau raconter qu’il « comprends tout à fait la colère de la population grecque », qu’il « mesure les sacrifices qui sont nécessaires », « et qu’ « il n’y a pas d’autres solutions », le grec moyen dont le salaire est loin très loin de celui que perçoit le ci-devant directeur du FMI porte flingue en chef des banquiers anglo-saxons, (325000 euro net annuel, valeur 2007) est dans la rue pour clamer sa colère.

La police d'athènes 05 05 2010.jpgAthènes a mercredi été placée en "état d'alerte générale" pour faire face au déchaînement de violences et le plan que d’aucun qualifie « de soutien », d’autres de « de sauvetage », d’autres encore « de rigueur » compte ses trois premiers morts.

Dominique Strauss-Kahn a beau dire qu’ « Il faut réussir à éviter la contagion », qu’il s’y emploie, les marchés, qui se foutent de ce qu’il raconte, ont repris, leur spéculation dévastatrice contre l’euro et l’on s’attend à une dégradation de la note de l’Espagne et de l’Italie!

La monnaie européenne est descendue sous la barre de 1.26 $ pour un euro et personne n’est en mesure de dire à quel étiage elle se stabilisera.

Les banques de plusieurs pays européens dont le Portugal, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande et le Royaume-Uni seraient selon l’agence américaine de notation, Moody's, exposée de faon importante au risque de contagion de la crise grecque.

Les membres du cercle minable des politiciens-ventilateurs ont perdu la main et déjà pour se requinquer certains ont lancé des imprécations menaçantes, l’Europe en tant que projet politique serait menacée,

919035-1087635.jpgAngela Merkel, prévient "Ceux qui ne remplissent pas les critères de Maastricht doivent renoncer à une partie des fonds structurels ou des fonds pour l'agriculture.

"S'il y avait des manquements" aux engagements pris par le gouvernement grec, "les versements seraient stoppés. Et alors le défaut de paiement menacerait à nouveau Athènes", surenchéri le ministre allemand des Finances, le conservateur Wolfgang Schäuble.

"Nous n'allons pas les laisser tranquilles", averti le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker M. Juncker, "nous allons constamment demander où les Grecs en sont dans leur programme de réformes".

"Quand on voit les mouvements de protestations en Grèce, notre patience, à moi et au reste de l'Europe, est quasiment à bout", a pour finir déclaré le vice-chancelier autrichien Josef Proell.

Les dirigeants européens en place − à commencer par Jose Manuel Barroso et Herman van Rompuy − n'ont pas de projet politique qui permettrait de relancer la machine européenne pour faire face aux enjeux. La volonté politique du couple franco-allemand, au delà des déclarations creuses auxquelles plus personne ne croit, est à son plus bas niveau tant les divergences sont grandes entre la France et l’Allemagne.

Face au probable bouleversement des rapports de forces mondiaux, dont la crise grecque n’est la pointe visible d’un immense iceberg qui rempli la mer, la question se pose : qui des Marchés ou de la volonté Politique, à condition qu’elle veuille bien se manifester, finira par l’emporter ?

1550490444.jpgDu fanatisme des uns à l’impuissance actuelle des autres dépend désormais le destin des Peuples ! L’heure en tout cas ne doit pas être à la résignation populaire mais à la résistance lucide, prudente et exigeante de ceux qui veulent encore croire que « la machine à emboutir » ne finira pas par les engloutir.

16/04/2010

La crise grecque est révélatrice de disfonctionnements qu'il convient de traiter

C’est ainsi que ces dernières semaines l’on a pu lire dans différents journaux : « la note de la Grèce a été dégradée par Fitch à BBB ».

Qui sont ces agences de notations ?

fitch_desc.jpgPour l’essentiel ce sont trois sociétés américaines Fitch Rating, Standard & Poor’s et Moody’s. Ces trois sociétés détiennent 90 % du marché des notations. C’est dans les années 80, avec le développement de la globalisation financière, que leur champ d’action s’est porté en Europe.

Quel est leur rôle ?

Globalement leur rôle consiste à faire l’évaluation des risques liés à la « solidité financière » des émetteurs d’emprunts publics ou privés - entreprises, banques, compagnies d’assurance, collectivités locales ou Etats. Elles apportent également, leur expertise pour l’analyse et la notation des différents titres financiers qui circulent sur les marchés comme les obligations, les titres de créances négociables, les produits structurés.

Quelle est leur influence ?

A l’origine, le rôle des agences de notation, dont il convient de rappeler qu’elles sont des entreprises privées à but lucratif, était d’informer les épargnants. Aujourd’hui la réalité montre que les choses sont un peu plus compliquées. Au delà de leur rôle d’information les agences ont désormais un rôle de conseil qui, faute de règles déontologiques précises, engendre inévitablement des conflits d’intérêts bien au-delà de la sphère des marchés financiers. Leur implication, non contrôlée, dans le système financier globalisé les amène à influer sur l’application des décisions « politiques » des états en principe souverains.

Servent-elles l’intérêt général européen en général et grec en particulier?

Dans le cdollar-en-liasse.jpgas de la Grèce, elles ont été, dès l’adoption de l’euro, avec leurs commanditaires banquiers – Goldman Sachs en l’occurrence – à l’origine des manipulations-conseils qui ont permis, moyennant honoraires, – 300 millions de dollars selon le New-York Times du 10 02 2010 – d’emprunter en secret des milliards et de contourner les règles européennes mise en place pour limiter les dettes publique.

Au bout de toutes ces manipulations un plan d’austérité d’une grande ampleur qui a provoqué une révolte sociale, jeté des millions de grecs dans la rue et provoqué une très forte tension parmi les partenaires de la zone Euro.

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Récemment, alors qu’un accord a été obtenu au niveau européen pour permettre un financement de la dette grecque, à des conditions sans doute difficiles mais acceptables politiquement entre les membres de l’Union Européenne, l'agence de notation Fitch a pris la décision d’abaisser de deux crans la note de la Grèce.

Cette décision a relancé les attaques contre l’Euro et de fait, elle contrecarre les choix politiques entérinés par les Etats européens donc des populations respectives de ces pays. On pourrait d’ailleurs et de façon annexe s’interroger sur les finalités « politiques » qui ont présidé à cette décision scandaleuse et inappropriée.

Décision d’autant plus inacceptable que ces agences de notations ont une approche sélective de leurs jugements selon les pays où les clients privés qu’elles sont amenées à évaluer.

Pourq

uoi, par exemple, alors que le déficit budgétaire et la dette publique de ce pays y sont scandaleusement supérieurs à ceux de tous les autres grands pays,  les Etats-Unis sont-ils toujours notés au top de l’évaluation des agences? Pourquoi ?

Peut-on durablement accepter ces pratiques financières internationales?

L’exemple grec montre à quel point, au delà de la Grèce elle-même, qui n’est qu’un alibi commode pour men34ba13ec-c00c-11de-9e53-8220c692c248.jpger une stratégie inavouable, les intérêts des européens sont assujettis, pieds et poings, au bon vouloir d’un système bancaire international dont les centres de décisions/spéculations sont logés à Wall Street et à la City. C’est de ces deux places fortes du « capitalisme financier globalisé anglo-saxon » que tout se joue. Tout, y compris le plus scandaleux à savoir le maquillage et la falsification pour compte propre.

Après le scandale des subprimes, qui a conduit en septembre 2008 à la faillite du géant bancaire américain Lehman Brothers et dans lequel l’influence des agences a été déterminante – en assurant une notation maximum aux produits financiers toxiques – , après les bidouillages des déficits grecs par Goldman Sachs, l’on apprend aujourd’hui – source Wall Street Journal – que les grandes banques américaines, toutes parties prenantes du système, – Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Bank of America, Citigroup et treize autre banques – ont « trafiqués leurs comptes » durant les cinq derniers trimestres.

Chacune,6a00d83451b56c69e2012877b06237970c-320wi.jpg sans qu’aucune agence de notation ne se manifeste, s’est prêtée au jeu de mistigri consistant à jongler comptablement avec le niveau de sa dette à court terme en début et fin de période à hauteur de 42% des montants concernés. Une paille ! Un énorme coup de canif porté au ventre des marchés financiers et des concurrents notamment ceux de la zone euro.

Cette carambouille ne peut plus durer, comme ne peut plus durer le droit que s’est octroyé le système capitaliste fin

ancier globalisé sous tutelle anglo saxonne, depuis la décision de Richard NIXON le 15 08 1971 de mettre fin, pour les Banques Centrales à la convertibilité du dollar en Or. Depuis cette date, en effet, les monnaies devenues des marchandises comme les autres sont la proie des spéculateurs qui n'hésitent plus à les attaquer sur le marché des changes.

Quelles pistes ?

L’état de déliquescence dans lequel nous laisse patauger la crise mondiale qui n’en finit pas de « finir » invite à regarder la réalité en face et à agir rapidement pour redéfinir des règles du système économique, monétaire et financier mondial de sorte que ceux-ci soient rediriger au service de l’intérêt général des peuples. La question est politique et relève de la responsabilité des grands pôles économiques de la planète – Europe, Russie, Amérique, Asie, Inde

Plusieurs pistes devront être étudiées :

La premièrevise d’abord à mettre fin à cette pratique abusive et détestable du néolibéralisme anglo-saxon qui voit le marché partout ! On ne peut, s’agissant des sources de financement traiter les Etats comme on traite des Entreprises privées. Les banques centrales doivent être repositionnées comme « interlocuteur direct et prioritaire » des Etats.

La seconde piste consiste ensuite à exiger au plan international un retour à la parité des monnaies par rapport à un étalon fixe. Ceci afin d’éviter les sous évaluations comme les surévaluations qui faussent les données et les équilibres en matière de commerce international.

La troisième enfin s’attachera à mettre en œuvre un plan d’harmonisation fiscal, social et environnemental de nature à permettre une amélioration des conditions matérielles des populations et d’éviter toute pratique agressive de dumping.

S’agissan520614.jpgt de l’Europe et des Européens, cette crise doit amener une relance du concept « Europe puissance souveraine et solidaire » et conduire à une solidarité sans faille des membres de la zone Euro.

Charles De Gaulle pour qui la primauté du politique sur les humeurs irrationnelles du marché était essentielle, lors d’une conférence de presse tenue à l'Elysée le 28-10-1966 a déclaré : "La politique de la France ne se fait pas à la corbeille ».

Le maître mot des prochaines présidences européennes doit exprimer le refus de la « Vielle Europe » de voir sa politique faite à Wall Street ou à la City.

14:12 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : anglo-saxon, marchés, notation, banques, or, parité, monaies | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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