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30/11/2012

La Palestine Etat observateur à l'ONU : Pour 138, Contre 9, Abstention 41

Jeudi 29 novembre, jour oh combien symbolique qui ONU Timothy A clary.jpgmarquait le 65e anniversaire du vote en 1947, d'une résolution de l’ONU portant partage de la Palestine mandataire entre un Etat juif et un Etat arabe, Mahmoud Abbas  a plaidé avec  succès, à New York, devant les membres de cette même Assemblée, pour  faire aboutir une motion déposée en vue du rehaussement du statut de la Palestine.

Une très large majorité de 138 Etats, dont la France et la Russie, lui a répondu favorablement.

1794548_3_28d8_un-enfant-palestinien-a-gaza-le-22-novembre_ab37d8d80216c0c2c59a83cf4870f333.jpgJusqu'à ce jour  simple observateur, la Palestine acquiert à l’issu de ce votez un statut d’Etat observateur non membre, identique à celui dont dispose le Vatican.

Une majorité simple aurait suffi. Les Palestiniens ont rallié au-delà des deux tiers des délégués des pays représentés aux Nations unies.

C’est un succès diplomatique indéniable pour le président de l'Autorité palestinienne.

Neuf Etats ont voté contre, Israël, les Etats-Unis, le Canada et la République tchèque.  Quarante et un pays ont fait le choix de l'abstention. Parmi eux  une dizaine de pays de l’UE parmi lesquels l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et la Bulgarie.

Les débats qui ont précédés ce vote historique ont clairement marqués les positions respectives des parties en présence.

Des deux côtés, israélien et palestinien, ont été réaffirmés, parfois de façon virulente, les droits «inaliénables» de chacun à vivre indépendants et en paix  sur cette terre des fils d’Abraham !

1798182_3_b3e9_mahmoud-abbas-a-la-tribune-des-nations-unies_a4ec260fcca8a0259bed6b3c563753b3.jpgPour les Palestiniens il s’agissait d’accorder  "un certificat de naissance" à un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale et une solution négociée pour les réfugiés.

Côté Israélien l’intervention de l’ambassadeur chargé de répondre au leader palestinien a montré que l’état d’Israël n’était pas convaincu par l'initiative palestinienne qui selon lui  "ne fait pas avancer, mais reculer la paix".

Indiquant que sa démarche ne cherchait en aucune manière à délégitimer Israël, rappelant sa disponibilité à placer sa démarche comme une tentative pour  « un dernier effort sérieux pour faire la paix », Mahmoud Abbas n’en a pas moins dénoncé avec force la politique de Tel-Aviv dans les territoires occupés, mettant en garde les autorités israéliennes : « une fenêtre d'opportunité se referme, le temps commence à manquer »!

Ron Prosor, l'ambassadeur d'Israël aux Nations unies, sur le mode de la surprise feinte à propos du choix du Ron Prosor et Suzan Rice.jpgprésident de l’Autorité palestinienne de venir à New-York plutôt qu’à Jérusalem (*) pour faire valoir ses aspirations, s’est contenté de conclure, il faut le dire de façon un peu « méprisante» mais aussi «très politique» que celui-ci, Mahmoud Abbas, dans l’incapacité de se rendre dans une partie du territoire – Gaza sous contrôle du Hamas – qu’il revendique pour son état (**), ne souhaitait pas en réalité répondre positivement  à l’offre israélienne pour engager de véritables négociations.

Ron Prosor a conclu en direction de l’auditoire par une déclaration en forme d’avertissement : «N'encouragez pas les Palestiniens dans cette marche folle».

Il n’a pas été suivi ! Ce qui, le résultat connu, a déclenché l’ire de Benyamin Netanyahou qui a très 4759156.jpgvivement réagit à l’intervention du leader palestinien dont il a dénoncé «un discours diffamatoire et venimeux rempli de propagande fallacieuse contre l'armée israélienne et les citoyens d’Israël » ajoutant «Quelqu'un qui veut la paix ne parle pas comme cela»

Cette prise de position, qui sonne comme une fin de non470420.jpg-recevoir à toute ouverture au dialogue, d’un Premier ministre en campagne électorale, est intervenue au moment où dans un communiqué, comme  Susan Rice l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU et la Grande-Bretagne, la présidence française a appellé à «l'ouverture immédiate de négociations » sans conditions préalables.

Il faut espérer que, passé le temps de la campagne électorale et de ses excès,  Benyamin Netanyahou saura se mettre à la hauteur des enjeux supérieurs de la région – la sécurité des deux Etats garantis par une paix durable conclue après 65 ans de conflits permanents – et qu’il fera oublier tranquillement ses déclarations qu’il faut  mettre sur le compte de la mauvaise humeur du moment et de l’emballement médiatique qu’a pu susciter cette décision historique .

En tout état de cause, sur le fond, cette surenchère 1483533_3_8942_en-2007-la-conference-d-annapolis-aux_781b129d1624f51f4f5210436bc56515.jpgmédiatico-diplomatique, n’apporte rien car elle ne plaide pas en faveur de la paix. Une paix d’ailleurs voulue par de nombreux israéliens eux-mêmes. Elle n’est surtout n’est pas adaptée à la nouvelle donne née au Moyen-Orient des récentes révolutions arabes.

«La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain» ! Et pourquoi donc ?

«Il n'y aura pas d'Etat palestinien sans arrangements garantissant la sécurité des citoyens d'Israël». Qui oserait aujourd’hui affirmer le contraire ?

« En présentant leur demande à l'ONU, les Palestiniens ont violé leurs accords avec Israël, et Israël agira en conséquence », a indiqué le leader israélien, visiblement fermé à toute réouverture d’un dialogue interrompu depuis deux ans.

Cette position est intenable, comme est intenable celle  de Dany Ayalon – le vice-ministre des affaires étrangères israélien – qui, de son côté,  emboitant le pas de Netanyahou a été encore plus violent : «Aujourd'hui, nous ne sommes plus tenus par nos accords avec les Palestiniens, et nous agirons en fonction de nos intérêts... La Communauté internationale a une fois de plus fait la preuve de son irresponsabilité».

Le seul soutien des Etats-Unis ne suffira pas à Israël pour trouver les voies de la Paix et de la Sécurité. Surtout si les dirigeants israéliens se figent dans une posture d’intransigeance diplomatique !

29 11 2012.jpgQuoi qu’en disent Benyamin Netanyahou, Avigdor Libermann et les faucons du Likoud et des Partis religieux, ce vote ouvre aux Palestiniens des possibilités diplomatiques importantes. Israël devra en tenir compte à un moment ou à un autre.

(*) Si pour la communauté internationale Tel-Aviv est la capitale officielle de l’Etat d’Israël, dans l’esprit d’une large majorité de diplomates israéliens Jérusalem reste la seule véritable capitale possible de l’Etat hébreux. Dans son intervention Ron Prosor  a d’ailleurs rappelé avec force « les droits du peuple juif sur la terre d'Israël ».

(**) L’initiative de Mahmoud Abbas avait le soutien explicite des autorités du Hamas en place à Gaza ainsi que de celle de Khaled Mechaal, Le chef du Hamas en exil. «Le Hamas salue toute initiative, y compris celle consistant à aller aux Nations unies, tant que cela ne porte pas préjudice aux droits des Palestiniens», a déclaré à l'AFP le porte-parole officiel du mouvement palestinien à Gaza, Sami Abou Zouhri.

 

28/11/2012

ONU:La France votera pour la résolution ABBAS le 29 novembre 2012

C’était l’engagement N° 59 du programme du candidat François Hollande.

François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  La France, tout en soulignant  «le besoin urgent d'une reprise et d'une accélération du processus de paix» dans le conflit interminable qui oppose Israéliens et Palestiniens depuis plus de 60 ans, soutiendra le 20 novembre à New-York, l’initiative du président de l’Autorité palestinienne.

Ce jour-là Mahmoud Abbas sollicitera, des membres de l’Assemblée générale, la reconnaissance, pour la Palestine, du statut « d’Etat observateur non membre » de l’Organisation des Nations Unies et formulera «l'espoir que le Conseil de sécurité considérera de manière favorable » la candidature comme membre à part entière de son pays, qu’il avait déposée en septembre 2011.

Vitali Tchourkine, ambassadeur russe à l’ONU, dès le mois de septembre, avait fait savoir que la Russie serait aux côtés des Palestiniens pour faire aboutir la résolution que ces derniers présenteraient.

Cette démarche ne fait toutefois pas l’unanimité. Tel-Aviv et Washington  s’y opposent, au motif qu’aujourd’hui seul un traité de paix peut conduire à la reconnaissance d’un Etat Palestinien. De leur côté la Grande-Bretagne et l’Allemagne s’abstiendront.

Mahmoud Abbas devrait toutefois obtenir une majorité confortable pour sa résolution.

Par ricochet, le Fatah dont le siège est à Ramallah en François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  Cisjordanie et le Président de l’Autorité palestinienne devraient retrouver du crédit auprès des Palestiniens, face au Hamas de Gaza qui ces derniers temps s’est installé en leader actif, reconnu et incontestable de la cause palestinienne à travers le violent conflit qui l’a opposé tout récemment à Israël.

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De Selim SAHEB ETTABA (AFP) – il y a 1 heure 

RAMALLAH le 28 novembre 2012. Le président François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  palestinien Mahmoud Abbas va faire voter jeudi par l'Assemblée générale une résolution faisant de la Palestine un Etat observateur à l'ONU, victoire diplomatique qui l'expose néanmoins à des risques de sanctions.

Le projet de résolution, assuré de recueillir la majorité simple requise, demande à l'Assemblée générale d'accorder à la Palestine le statut "d'Etat observateur non membre" des Nations unies et "exprime l'espoir que le Conseil de sécurité considérera de manière favorable" sa candidature comme membre à part entière, déposée en septembre 2011 par Mahmoud Abbas.

Il appelle à une reprise des négociations pour parvenir à "un règlement pacifique", avec l'établissement d'un Etat de Palestine "vivant aux côtés d'Israël en paix et en sécurité, sur la base des frontières d'avant 1967".

"Nous aurons une vaste majorité, de plus des deux tiers" des 193 membres de l'Assemblée générale, a déclaré mercredi Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Le statut d'Etat observateur permettra à la Palestine d'adhérer à de nombreuses organisations ou traités internationaux, tels que la Cour pénale internationale (CPI) ou la Quatrième Convention de Genève sur la protection des civils, ou d'en devenir membre à part entière lorsqu'elle y siège déjà comme observateur.

François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  "Nous savons qu'Israël, bien sûr, tentait par l'intermédiaire des Etats-Unis et du Royaume-Uni, d'obtenir des engagements qu'il ne serait pas traduit devant la CPI", a précisé Mme Achraoui.

"Nous nous réservons ce droit comme nous l'entendons et au moment approprié. Si Israël s'abstient d'activités de colonisation, il n'y a pas de raison immédiate et pressante d'y recourir", a-t-elle ajouté.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a également affirmé que "certains Etats sont très inquiets de notre possible recours à la CPI et nous ont donc pressés de nous engager à ne pas emprunter une telle voie, mais nous avons refusé".

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"Filet de sécurité" arabe

Parmi les pays européens dont le suffrage fait l'objet des sollicitations palestiniennes et israéliennes, la France a annoncé qu'elle voterait pour la résolution palestinienne, de même que l'Espagne, la Norvège, l'Autriche, le Danemark et la Suisse.

L'autre pays européen membre permanent du Conseil de sécurité, la Grande-Bretagne, a annoncé qu'elle comptait s'abstenir, faute de garantie d'un retour rapide aux négociations de paix abandonnées depuis plus de deux ans, et l'Allemagne a exclu de voter pour, la Lituanie choisissant l'abstention.

Israël et les Etats-Unis, qui s'opposent catégoriquement au projet, arguant qu'un Etat palestinien ne peut résulter que d'un accord de paix, ont menacé de sanctions.

Le département d'Etat américain a indiqué lundi que si la résolution passait, il ne faudrait pas "compter sur une réponse favorable du Congrès" sur le déblocage de 200 millions de dollars d'aide promis par Washington.

Israël a également brandi une panoplie de mesures de rétorsion, dont le blocage des taxes perçues pour le compte de l'Autorité palestinienne, la réduction du nombre de permis de travail pour les Palestiniens, voire une abrogation des accords de paix d'Oslo de 1993.

La Ligue arabe a promis un "filet de sécurité" de 100 millions de dollars (79 millions d'euros) par mois en cas de sanctions financières israéliennes et américaines, avait-il rappelé.

La date du 29 novembre a une haute portée symbolique, c'est l'anniversaire de l'adoption par l'Assemblée générale de l'ONU en 1947 du plan de partage de la Palestine mandataire qui prévoyait l'établissement d'un État juif et d'un État arabe.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.

Photos :

-           L'Assemblée générale des Nations-Unies lors du discours du président palestinien Mahmoud Abbas, le 23 septembre 2012 (AFP/Archives, Timothy A. Clary)

-           Le président palestinien Mahmoud Abbas à l'ONU le 23 septembre 2011 (AFP/Archives, Emmanuel Dunand)

-           Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Lors d'une conférence de presse aux Nations unies le 28 novembre 2012 (AFP, Abbas Momani)

 

18/09/2011

Palestine : avis de tempête à l’ONU

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne,Vendredi 16 septembre, le Président de l’Autorité palestienne, Mahmoud Abbas, a fait savoir qu’il allait présenter, le 23 de ce mois, une demande d’adhésion d’un Etat de Palestine à l’ONU.

 

L’annonce a été prononcée devant la direction palestienne réunie à Ramallah en Cisjordanie. « Nous allons au Conseil de Sécurité ….. Après mon discours, je présenterai la demande d’adhésion au Secrétaire Général afin qu’il la transmette au Président du Conseil de Sécurité ».

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,Israël a rejeté la déclaration de Ramallah. Un communiqué émanant du Premier ministre de l’Etat hébreux, Benjamin Netanyahu indique « la Paix ne s’obtiendra pas par une démarche unilatérale à l’ONU».

 

Les Etats-Unis de leur côté ont indiqué leur hostilité au projet palestinien annonçant qu’il opposerait leur veto au Conseil de Sécurité. « Tout mouvement dans ce sens à New-York serait contre productif vis-à-vis de la vraie priorité, qui est une négociation entre les partie » a précisé le Département d’Etat.

 

Sourd aux demandes des envoyés américains, européens et ceux du Quartet pour le Proche-Orient – ONU, Russie, UE et Etats-Unis –  le Président de l’Autorité palestienne s’est montré  ferme sur ses intentions. Il a insisté sur son choix politique et affirmé : « C’est notre droit légitime de demander l’adhésion à part entière de l’Etat de Palestine à l’ONU » explicitant son objectif, « mettre fin à une injustice historique en accédant à l’indépendance comme tous les autres peuples de la Terre dans un Etat palestinien sur les lignes de 1967 ».

 

Quoi de plus logique pour les Palestiniens que de vouloir se mettre en position de négocier d’état à état?

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,En procédant comme il se propose d’agir, le successeur de Yasser Arafat peut, en effet, envisager sur le plan intérieur de mieux avancer le processus de réconciliation nationale engagé avec le Hamas, pour ensuite revenir à la table des négociations avec Israël afin dit-il « traiter sur des bases claires les questions de statut final : Jérusalem, les réfugiés, l’eau, la sécurité, les colonies et nos valeureux prisonniers».

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,Il faut observer que, d’une certaine manière, Mahmoud Abbas, en agissant comme il le fait, ouvre une voie d’un retour à des négociations directes avec Israël, totalement bloquées depuis un an, tout menant une opération de correction du déséquilibre incontestable du rapport de force qui existe entre l’Etat Hébreux et les Palestiniens.

 

La manœuvre est particulièrement intéressante d’autant que ce conflit n’a que trop duré et que la situation dans cette région du monde demande des solutions urgentes et durables.

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,Faut-il croire Mahmoud Abbas lorsqu’il affirme « Nous n’allons pas à l’ONU pour isoler ou délégitimer Israël mais l’occupation israélienne »? La question n’est plus là ! La question qui est posée aujourd’hui est : pouvons-nous prendre le risque d’un nouvel embrasement ?

 

Israël et les Etats-Unis ne pourront pas éternellement s’opposer à la création d’un Etat de Palestine.

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,Le retour, sur fond de renouveau d’un islam politique « ottoman », de la Turquie d'Erdogan, dans la géopolitique de la Région devrait inciter les puissances européennes, canadiennes et américaines à un peu de sagesse stratégique!

 

La reconfiguration du Moyen-Orient sur fond de chute de l’empire ottoman après la 1ère guerre mondiale et de promesses « foireuses » de la diplomatie anglaise et française de l’époque doivent encore alimenter bien des rancœurs qui ne demandent qu’à être réactivées.

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,Les grandes puissances doivent finir le boulot ! La création de l’Etat d’Israël prévoyait un plan de partage de la Palestine.

 

L’heure est arrivée, tout en veillant, scrupuleusement  à garantir la pérennité et la souveraineté de l’Etat d’Israël, de créer les conditions pour faire droit à la demande légitime des populations arabes palestiniennes de vivre dans un Etat souverain aux frontières sûres durables et reconnues.

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,La France dans ce dossier diplomatique majeur doit œuvrer dans cette direction et pousser ainsi au renforcement à l’ONU du poids diplomatique de l’Europe actuellement encore trop souvent sous influence américaine.

 

22/09/2009

Attention danger , Le monde n’est pas seulement dans une crise financière !

Netanyahu et Ahmadinejad si nous ni prenons garde vont finir par entraîner le monde dans leur folle conception des rapports d’état à état.

 

Les refus israéliens :

 

2009-09-06T193943Z_01_APAE585130H00_RTROPTP_3_OFRWR-PROCHE-ORIENT-20090906.jpgBien que la question du gel des colonies juives en Cisjordanie soit un des obstacles les plus importants  à une reprise du dialogue pour la paix entre israéliens et palestiniens et en dépit des demandes pressantes de la part des Etats-Unis pour que le gouvernement israélien accepte les exigences de la "feuille de route" de 2003 sur le sujet,  Nir Hefetz porte-parole de Benjamin Netanyahu  à déclaré à la radio militaire israélienne, "Vous n'avez jamais entendu le Premier ministre indiquer qu'il gèlerait les constructions. C'est l'inverse qui est vrai" ! 

 

Ajoutant, au cas où le message ne serait pas bien passé, «Il y a des hommes politiques (...) qui considèrent qu'arrêter les constructions, céder du territoire national, ou nuire aux implantations en Judée et Samarie – Cisjordanie - est positif, utile à Israël. Le Premier ministre Netanyahu ne figure pas parmi eux".

 

Autant dire qu’en l’état ce refus systématique du gouvernement israélien,  tant à Washington qui a fait de la fin du conflit Israélo-palestinien un axe fort de sa politique au Proche Orient, qu’au Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, qui de son côté fait du gel de la colonisation une préalable à toute reprise des discussions rompues au moment de l’attaque  israélienne de la Bande de Gaza apparaît comme une fin de non recevoir  à toute tentative d’instauration de la Paix à court terme.

 

La rencontre entre les trois hommes, prévue mardi à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies,  risque, comme toutes les autres, de ne pas franchir les limites du spectacle symbolique dont il ne faut malheureusement rien attendre !

 

Les provocations iraniennes

 

ahmadinejad-photo_1245603294.jpgCôté Ahmadinejad la situation n’est pas meilleure, avec toutefois en plus, un gout très fort pour la provocation !

 

Lors d’un discours, prononcé à la fin du ramadan à l'occasion de la Journée d'Al-Qods, organisée chaque année par l’Iran en soutien à la cause palestinienne, Ahmadinejad a une fois de plus mis en cause la réalité du génocide juif durant la seconde guerre mondiale, estimant que l’Etat d’Israël  serait né « sur une revendication fausse et mythique » !

 

Devant la condamnation de l’opinion internationale le président iranien ne s’en est pas tenu à ses propos initiaux, il s’est ensuite  déclaré fier d'avoir scandalisé l’Occident et d'avoir provoqué la colère des "meurtriers professionnels" de la planète -  Israël et les pays occidentaux -.

 

Les menaces et les manœuvres de guerre

 

Toutes ces interventions du Président iranien interviennent dans un contexte de recherche de sortie de crise dans lequel Téhéran refuse de céder à la pression  des puissances occidentales sur le dossier du nucléaire iranien et où parallèlement le ministre de la Défense israélien , Ehoud Barak, n’en finit pas de déclarer qu’une option militaire contre l’Iran est « sur la table».

 

Chacun a en mémoire le récent voyage privé de Benyamin Netanyahou à Moscou pour rencontrer Dimitri Medvedev dans le but supposé de convaincre le président russe de ne pas fournir à l’Iran un système de défense aérien S-300.

Le président russe de son côté  indique que son pays a le droit de vendre des « armes défensives » à Téhéran et met en garde Israël contre une attaque en direction de l’Iran comme ce fût le cas en 1981 contre l’Irak.

L’impasse à l’horizon

Les dirigeants actuels d’Israël et de l'Iran, par leur incapacité à s’inscrire dans un processus démocratique et diplomatique normaux, sont entrain de créer les conditions irréversibles d’un embrasement généralisé ? Les uns en refusant l’application des résolutions de l’ONU et en pratiquant une politique d’annexion de fait de territoires occupés, par l’implantation de colonies illégales. Les autres en refusant de reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël et le droit de son peuple à vivre en paix et en sécurité.

 

Force est de constater que ni les pressions, ni les condamnations indignées, ni les attentats, ni les opérations de guerre préventives, ni les menaces de sanctions d’où qu’elles viennent, et encore moins les tentatives de déstabilisation des régimes en place n’ont abouti à ramener la Paix et la sécurité dans cette région où américains, européens et russes ont agit des années durant avec beaucoup d’avidité, de cynisme et d’hypocrisie !  

 

Une conférence mondiale pour la paix est nécessaire

  

Copyright Reuters 2009 OBAMA.jpgIl est grand temps que tout cela cesse et que les dirigeants des grandes puissances mondiales – Etats-Unis, Angleterre, France, Allemagne, Italie, Chine, Russie –   prennent enfin collectivement leurs responsabilités et convoquent une conférence mondiale pour la paix en intégrant l’ensemble des parties prenantes du conflit au Proche et au Moyen-Orient – Israël, Iran, Ligue Arabe,  Hamas, Hezbollah –.

 

Le droit d’Israël à vivre en paix et en sécurité à côté d’un état palestinien libre et totalement souverain n’est plus à discuter car il n’est pas discutable ! De même la reconnaissance de l’Iran comme puissance régionale influente disposant d’intérêts propres, doit être admise et reconnue par tous car elle est une réalité incontournable!

Le temps presse, les peuples de la planète méritent mieux, en plus des crises actuelles, économiques sociales et écologique,  que d’avoir à affronter une crise qui pourrait cette fois être radicalement dévastatrice et fatale.

 

L’arsenal conventionnel, bactériologique et nucléaire des armées du monde est impressionnant au regard du peu de sagesse des hommes lorsqu’ils s’enferment dans des logiques qu’ils ne peuvent plus maîtriser.

 

Il nous faut désormais agir avant d’être submergés par notre propre folie.

20:00 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, iran, france, russie, angleterre, allemagne, chine, autorité palestinienne, ligue arabe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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