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06/04/2012

Grave évènement à la Centrale de Penly

 Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Jeudi 5 avril à 12h 30 un grave incident s’est produit à Penly ! Deux départs de feux  sur une pompe du circuit primaire du réacteur n°2 de la centrale nucléaire ont détérioré l’étanchéité de l’installation en cause et provoqué une fuite d’eau radioactive.

Evoquant d’abord « un dégagement de fumée sans feu » EDF a bien été obligé de reconnaître plus tard la réalité des faits qui ont entraîné l’arrêt d’urgence du réacteur et sa mise à l’arrêt à froid.

A savoir la rupture de l'étanchéité du circuit primaire du réacteur et une fuite d’eau radioactive de 2300 litres/heure.

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C’est pour éviter l’emballement de la réaction à l’intérieur du système qu’il importe que ce combustible soit refroidit de façon constante. L’absence de refroidissement peut, en effet, potentiellement générer une perturbation brutale de la réaction en chaine dans le cœur du réacteur avec pour conséquences une dégradation des structures de l’ensemble.

De plus le liquide qui s’échappe d’un circuit primaire de réacteur est chargé en radionucléides potentiellement dangereux pour l’environnement mais également pour la santé des intervenants sur incident qu’ils soient pompiers ou simples travailleurs du nucléaire.

Cette défaillance est donc extrême grave !

Comme à l’accoutumée l’opérateur EDF et l’ASN – Autorité de  Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Sureté Nucléaire – y sont allés bon cœur en propos rassurants «les eaux provenant de la fuite ont été collectées par des circuits prévus à cet effet», ont-ils indiqué, ils sont situés «à l’intérieur du bâtiment réacteur», «Cet incident n’a eu aucune conséquence sur l’environnement» et tatata et tatata.

L’ASN a « provisoirement classé cet évènement en niveau 1 sur l’échelle INES", qui va de 1 – anomalie –  à 7 – accident majeur – »

Si l’on peut admettre un souci chez les «institutionnels» de chercher à rassurer les populations, il faut dire que ces discours récurrents, qui à chaque fois sont débités par des responsables dont l’expression mécanique donne à croire qu’ils ne croient même pas eux-mêmes à ce qu’ils disent, sont proprement insupportables !

Cette fois encore, on aura, côté opérateur EDF et ASN, tout tenté pour minimiser la gravité de ce qui s’est produit à Penly. Mais sur  le principal, l’origine des départs de feux, rien encore n’a été dit !

Et c’est pourtant bien là sur les raisons de ces départs de feux qu’il est important d’informer les citoyens et les consommateurs qui financent ces installations.

29 personnes ont été mobilisées pour maîtriser et éteindre les départs de feux, pas deux, pas trois, vingt-neuf. C’est dire si le feu était important ! Un des intervenants a été brûlé. « Il s’agit d’une blessure limitée » s’est empressé d’indiqué Jean-Christophe Niel, le directeur général de l’ASN.

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L’ensemble des centrales du parc nucléaire français a subit avec succès, si l’on en croit EDF, les « stress tests » requis après la catastrophe de Fukushima !

Comment peut-on admettre ces incidents à répétition sans, d’une manière ou d’une autre, remettre en cause la fiabilité générale de la sureté des installations nucléaires françaises ?

Comment continuer à accepter sans réagir, les affirmations du gouvernement et des instances industrielles concernées qui ne cessent d’affirmer et de vanter la «qualité exceptionnelle» du savoir-faire hexagonal en la matière?

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Ceci est d’ailleurs probablement dû à l’affaiblissement naturel des installations lié au vieillissement réel de celles-ci.

Plus que jamais s’impose, la fermeture des centrales en fin de vie, un débat national sur les choix politiques futurs de la France en matière d’énergie, débat à la conclusion duquel devra être proposé clairement aux Français de Sortir du Nucléaire.

S’agissant des décisions requises immédiatement.

Il convient d’abord d’inscrire à l’agenda de la direction de la centrale de Penly la mise en oeuvre d’une procédure complète et contradictoire de retour d’expérience concernant le très grave événement qui vient de se produire.

Puis d’imposer aux directions des centrales du parc nucléaire hexagonal, un audit complet de l’ensemble des joints de circuit primaire des réacteurs actuellement en service.

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L’ensemble des conclusions des dispositions arrêtées, devront en outre être toutes rendues publiques.

25/01/2012

Centrale nucléaire de Civaux : rapport accablant .

centrale-de-Civaux_pics_180.jpg13 janvier 2012 alerte au site Nucléaire de Civaux dans la Vienne, lors d’un contrôle de la qualité des eaux souterraines sous la centrale, des agents constatent une présence anormale de tritium dans la nappe phréatique – taux indiqué par EDF 540 becquerels/litre d’eau alors que le taux attendu est de 8.

Un tel niveau de mesure signifie qu’une fuite importante existe et qu’il convient d’abord de la situer puis de la circonscrire car le produit est dangereux.

Le tritium est, en effet, un produit issu de la réaction nucléaire, généralement stocké dans la centrale, dont le rejet ne peut s’effectuer, sous forme liquide, que, dans le cas présent, dans la Vienne qui se trouve à proximité. Qui plus est les rejets de tritium, lorsqu’ils sont effectués, sont soumis au respect d’un cadre précis de  procédures.

Après recherche, il apparaît que la fuite résulte d’une double défaillance qui touche à l’étanchéité d’un robinet ainsi qu’à celle d’une bâche de rétention du produit. L’eau chargée au tritium, mélangée à d’autres effluents radioactifs, contenue dans le réservoir de stockage, s’écoule dans le sous-sol en direction de la nappe.

EDF.jpgInterrogé par les médias, le directeur du parc nucléaire d’EDF répond : «  ce n’est pas normal. Ce genre de chose ne doit pas arriver. Mais la fuite a été stoppée jeudi, les travaux sont encours et il n’y aura aucune conséquence sur la santé ».

Puis la communication de l’opérateur EDF, se poursuit sur le thème : l’eau de la nappe ne sert ni à la consommation d’eau potable ni pour des besoins agricoles précisant que la concentration de tritium relevée dans les prélèvements est très inférieure à la limite de potabilité de l’eau que l’OMS – Organisation mondiale de la Santé – a fixée à 7800 becquerels par litres.

Si nous devions nous en tenir aux propos lénifiants de ce responsable important d’EDF, on pourrait au fond se dire que: bon, il y a eu un incident mais tout cela a été pris en main rapidement. De plus il n’y a pas d’incidence pour la santé. Tout va bien nous sommes revenus à la normale.

Sauf que, c’est grave et scandaleux !

La référence à la norme OMS est une manipulation grotesque que le Président de la Criirad – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – Roland Desbordes dénonce avec véhémence.

Cette référence est « scandaleuse » dit-il, «  Plus personne n’utilise cette norme tant elle ne veut rien dire. La recommandation européenne fixe un seuil d’alerte à 100 Becquerels par litres. Au Canada le seuil est à 20 ». Pour mémoire les prélèvements à Civaux font état d’un niveau de contamination à 540 becquerels par litre.

Mais il y a plus grave et plus inquiétant !

L’Autorité de Sureté Nucléaire, à la suite de la découverte de la fuite d’eau contaminée, s’est transportée sur le site pour prendre, par elle-même, la mesure effective de la situation.

Le retour d’information est accablant pour l’opérateur EDF qui a sciemment minimisé la gravité de la situation.

logo_asn.pngSelon Anne-Cécile Rigail – chef de la division de l’ASN Bordeaux – l’état général des installations de stockage est «  tout à fait inadapté. Le revêtement du bassin de rétention, en résine, était fissuré, craquelé ». Cette situation est révélatrice «  des défaillances tout à fait notables chez EDF » et surtout  « une application insuffisante de la réglementation ».

Cette visite a fait l’objet d’un rapport d’inspection détaillé qui a été envoyé à la direction de la Centrale le 23 janvier.

Ce rapport pointe de façon nette les manquements d’EDF dont les principaux sont :«Une attention insuffisante aux risques de contamination par le tritium, tant en ce qui concerne l'état de la capacité de rétention, les programmes de surveillance du génie civil, le choix des méthodes de mesures employées par le service de prévention des risques et la formation des agents».

Il y est par ailleurs indiqué qu’«à l'intérieur de la capacité de rétention, des fissures sont présentes dans le béton, dont certaines ont manifestement fait l'objet d'une réparation d'étanchéité à l'aide de mastics ou de gels de silicone»

De même le rapport attire l’attention sur la présence de cloques percées dans le revêtement armé des bassins «révélant la présence de liquide entre le revêtement et le béton qu’il est censé protéger»

Jacques-Repussard_pics_390.jpgCes trois remarques éclairent d’une lumière crue le jugement porté par Jacques Repussard – directeur général de l’Institut de Radioprotection (IRSN) – lors d’une interview accordée au JDD le 1er Janvier où il répondait à la question : «Estimez-vous que les centrales françaises ne sont pas sures ?».

La réponse a été on ne peut plus claire : «Il y a des vulnérabilités, il faut les traiter. Au quotidien, un certain nombre de manques existent. Parfois, des opérateurs manquent de vigilance, sur des problèmes de sous-traitance par exemple».

L’ASN a demandé à ce que soient réalisés dans les plus brefs délais les travaux nécessaires, que toutes les procédures – information, alerte, et contrôle – soient révisées et que soit entreprise une révision des formations des agents.

Ceci et bel et bon mais très largement insuffisant !

dkY8qgt7WpE4iqU5rYX2EXbWm4kDiR9iQuicklook.jpgAu mois de septembre 2011 une filiale d’AREVA a été condamnée par la cour d’Appel de Nîmes pour « déversement de substances toxiques dans les eaux souterraines » après qu’un débordement de cuve se soit produit sur le site du Tricastin.

Il faut qu’aujourd’hui l’état introduise une instance auprès des juridictions concernées, visant la direction d’EDF  et les responsables de la centrale de Civaux.

Sur un plan plus général il est manifeste que le passage au privé d’EDF se traduit par des restrictions à tous les niveaux de la gestion au quotidien des centrales nucléaires dont il faudra bien un jour décider la fermeture programmée.

nucleaire-non-merci.jpgPour la période de transition des règles strictes doivent être établies dont l’application devra être surveillée par un organisme indépendant, pour que les arbitrages économiques s’effectuent en priorité pour assurer la sureté des centrales et non pour améliorer le profit des actionnaires.

21:00 Écrit par Bernard FRAU dans Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : civeaux, centrale nucléaire, areva, edf, tritium, asn, criirad, jacques repussard, irsn, roland deborde, tricastin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

13/09/2011

Explosion d’un four sur le site nucléaire de Marcoule : 1 mort, 4 blessés grave

Marcoule, Codolet, Socodéi, Centraco, EDF, Eric Besson, Claude Guéant, Roland Vierne, ASN, AIEA,Six mois après le drame de Fukushima au Japon, au lendemain du non-lieu général dans l’affaire des irradié de Tchernobyl, l’explosion d’un four, lundi aux environs de midi, sur le site nucléaire de Marcoule, dans le Gard suscite émotions, critiques et colères.

Les premières informations qui ont pu filtrer, indiquent que l’accident s’est produit dans les installations nucléaires de Centraco – Centre de traitement et de conditionnement de déchets de faible activité –, exploité par la Socodei filiale d’EDF qui exploite le site situé non loin d’Avignon et Orange dans la commune Codolet à 200 mètre du Rhône.

Marcoule, Codolet, Socodéi, Centraco, EDF, Eric Besson, Claude Guéant, Roland Vierne, ASN, AIEA,Le site traite des déchets combustibles – gants, combinaisons de protection – qui sont incinérés, et des déchets métalliques destinés à être fondus – vannes, pompes, et Marcoule, Codolet, Socodéi, Centraco, EDF, Eric Besson, Claude Guéant, Roland Vierne, ASN, AIEA,outillage divers –  récupérés lors des opérations de maintenance ou de démantèlement. La capacité moyenne de traitement du four à induction conçu pour l’opération de fonte est évaluée 20 tonnes jour.

De source France Info – Bruno Rougier – « les déchets traités proviennent de différentes installations nucléaires dans le monde »

L’explosion a déclenché un incendie qui, selon un premier bilan, a fait au total 5 victimes : 1 mort et 4 blessés dont 1 grave pour lequel le pronostic vital est engagé selon les pompiers.

Selon un scénario bien huilé les autorités ministérielles concernées communiquent à minima pour rassurer, sinon pour enfumer, en reprenant les faits sur un mode très factuel – Quoi ? Où ? Quand ?  Combien ?    et en évitant soigneusement d’avancer sur le terrain des causes – Pourquoi ? Comment ? 

C’est ainsi que le ministre de l’Energie, Eric Besson s’est précipité pour annoncer qu’il n’y a « pas de risque radioactif » à  redouter après cet accident tout en ajoutant que cette explosion est « un accident industriel et non pas un accident nucléaire ».

Marcoule, Codolet, Socodéi, Centraco, EDF, Eric Besson, Claude Guéant, Roland Vierne, ASN, AIEA,C’est ainsi également que le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a affirmé sur BFMTV « il n’y a pas de fuite radioactive à Marcoule »

Fermez le ban circulez il n’y a plus rien à voir !

Marcoule, Codolet, Socodéi, Centraco, EDF, Eric Besson, Claude Guéant, Roland Vierne, ASN, AIEA,Et pourtant, le porte parole de la Socodéi, Roland Vierne, a déclaré de son côté sur Europe 1 « aucune conséquence en matière de rejet dans l’environnement en dehors du local dans lequel s’est déroulé l’accident ».

Comme en son temps, le nuage de Tchernobyl qui a contourné la France il y a 25 ans, le Mistral ne soufflera pas dans la commune de Codolet et ne pourra donc pas provoquer de pollution atmosphérique radioactive dans la région.

L’explosion a fait cinq victimes, mais n’a visiblement provoqué aucun dégât sur l’enceinte du bâtiment, où était installé le four qui a explosé et où les poussières radioactives seraient restées confinées.

Il faut cesser de prendre les Français pour des mules imbéciles incapables de réfléchir. Les Français dans leur grande majorité savent que le nucléaire, est sale est dangereux, qu’il coûte cher et qu’on peut en crever.

Les Français attendent de leurs responsables politiques en charge des affaires de l’Etat en général et sur les questions nucléaires en particulier plus que des reportages ou des déclarations débilitantes. Ils attendent une information et une transparence complète sur les conséquences possibles de tels accidents.

Marcoule, Codolet, Socodéi, Centraco, EDF, Eric Besson, Claude Guéant, Roland Vierne, ASN, AIEA,Cette affaire est grave, depuis l’an 2000 pas moins de 18 incidents ont été signalé et l’Autorité de Sureté Nucléaire avait constaté des « lacunes dans la culture de sûreté au sein de l’installation Centraco »  qui l’ont amené à réclamer à l’exploitant « de définir et de mettre en œuvre des actions visant à améliorer la sûreté de l’exploitation ».  Au moi de mai de cette année privé de son système de détection incendie le site a dû réduire ses activités.

Pourquoi avoir attendu deux heures avant de rendre public l’explosion sur le site de Marcoule ? Pourquoi sinon pour bien organiser, structurer et cadrer, l’information à donner aux Français ?  

Au nom de quelle logique, sinon celle du cadrage, laisser au Ministre de l’Intérieur le soin de parler en lieu et place du Ministre de l’environnement dont c’est le rôle en la matière. Pourquoi ?

Quoi qu’il en soit, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique – AIEA – dont le centre de crise a « immédiatement été activé » à l’annonce de l’explosion, réclame à la France des informations sur les causes exactes de l’accident.

Marcoule, Codolet, Socodéi, Centraco, EDF, Eric Besson, Claude Guéant, Roland Vierne, ASN, AIEA,Espérons que cette fois les informations parviendront aux Français et que l’étau du silence et de l’opacité dans lesquels sont tenues les questions nucléaires dans notre Pays se desserrera ….un peu car pour l’heure la parole du Président de la République ou celle des ministres Guéant et Besson ne suffit pas à les rassurer.

01:01 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marcoule, codolet, socodéi, centraco, edf, eric besson, claude guéant, roland vierne, asn, aiea | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

31/08/2011

Des malfaçons inquiétantes sur l’EPR de Flamanville !

EPR, ASN, Ministèrede l'Industrie, EDF, Flamanville, Basse-Normandie, malfaçon, Dans un article à paraître mercredi le « Canard Enchainé », ferait état de plusieurs  courriers de l’ASN – Autorité de Sureté Nucléaire –  adressés à EDF pour signaler des malfaçons concernant le gros œuvre du réacteur EPR actuellement en construction à Flamanville. Certaines des malfaçons relevées sont de nature à « porter préjudice à la qualité finale des structures » indique le « Canard Enchainé ».

 

EPR, ASN, Ministèrede l'Industrie, EDF, Flamanville, Basse-Normandie, malfaçon, Selon l’hebdomadaire, EDF, exploitant de la centrale, a été destinataire « entre octobre 2010 et août 2011, de quatre lettres au vitriol qui mettent en cause la qualité de plusieurs constructions vitales pour la sécurité du futur réacteur EPR ».

 

De quoi s’agit-il ? Le relevé des défauts des inspecteurs du « gendarme du nucléaire », l’ASN, porte, selon le journal, sur la présence de trous dans les piliers en béton de la structure et malfaçons dans les parois de la piscine prévue pour le refroidissement du combustible irradié. 

 

 

Le ministère en charge de l’industrie et de l’énergie son côté s’est empressé de réagir. Dans un premier temps il botte en touche, «les travaux béton visés par les lettres de l’ASN citées dans cet article sont encore en cours et n’ont même pas été réceptionnés par EDF » tout en ajoutant dans son communiqué : « les observations de l’ASN seront bien entendu prises en compte dans le cadre de ce chantier en cours».

 

EPR, ASN, Ministèrede l'Industrie, EDF, Flamanville, Basse-Normandie, malfaçon, De son côté l’ASN confirme bien l’envoi à EDF de « quatre courriers » dont le dernier en date du 10 août dans lequel est précisé que parmi les malfaçons relevées  certaines sont, selon les termes du « Canard Enchainé», de nature à « porter préjudice à la qualité finale des structures ».

 

« Les trous dans le béton, les nids de cailloux – zone manquant de ciment – au sens large, c’est une problématique courante du génie civil. EDF, en tant qu’exploitant, se doit de les identifier et de les réparer » a souligné Simon Huffeteau chef de la division de Caen de l’ASN questionné par un journaliste. « Les réparations sont évidemment obligatoires » a-t-il ajouté.

 

EDF ne semble pas vouloir faire de commentaire.

 

Prévue initialement pour 2014 la mise service de l’EPR de Flamanville en Basse-Normandie, réacteur nucléaire tête de série de troisième génération n’est pas envisagée avant 2016 maintenant soit un retard de deux ans sur les prévisions initiales.

 

EPR, ASN, Ministèrede l'Industrie, EDF, Flamanville, Basse-Normandie, malfaçon, D’ici là chacun peut à bon droit s’interroger : EDF est-il désormais en mesure de mettre en œuvre les moyens requis pour pallier l’ensemble des écarts ou faiblesses techniques répertoriés au long de l’avancement de ce chantier qui, outre les retards et les augmentations exorbitantes des coûts, s’est également révélé particulièrement peu performant en matière de recrutement et de conduite des personnels sous-traitants ?

 

Les dernières révélations à propos des retours de non-qualité à la suite des visites d’inspection des installations en cours par l’ASN dont certains concernent « plusieurs constructions vitales pour la sécurité du futur réacteur EPR » sont particulièrement inquiétantes.

 

EPR, ASN, Ministèrede l'Industrie, EDF, Flamanville, Basse-Normandie, malfaçon, Après la catastrophe de Fukushima, dont il ne semble pas qu’au gouvernement on veuille tirer les conclusions qui s’imposent – à savoir une sortie en bon ordre du nucléaire dans les délais les plus courts –  on peu s’étonner que de telles révélations ne fassent pas l’objet d’une information large et qu’il faille s’en remettre à la sagacité d’un hebdomadaire satyrique pour en connaître.

 

EPR, ASN, Ministèrede l'Industrie, EDF, Flamanville, Basse-Normandie, malfaçon, Le silence « no comment » d’EDF et le mini-communiqué « langue de bois » du Ministère de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique  sont à eux seuls la marque du profond mépris du monde nucléaire pour nos concitoyens et de l’impuissance de l’Etat et du gouvernement actuel – mais ceux du passé également – à y résister (*).

 

 

Source : AFP 2011

 

(*) C’est sous un gouvernement de droite qu’a été décidé le programme nucléaire civil de la France. C’est sous les gouvernements de François Mitterrand qu’il a ensuite été réalisé.

18:12 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : epr, asn, ministèrede l'industrie, edf, flamanville, basse-normandie, malfaçon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

21/07/2011

EPR Flamenville: Nouveau report de délais et doublement de la facture initiale!

EDF.jpg EDF vient d’annoncer – mercredi 20 juillet – une prévision de retard de deux ans supplémentaire concernant la mise en service du réacteur nucléaire 3ème génération (EPR) de Flamanville dans la Manche. Ce nouveau retard porte à 2016 la mise en route qui était initialement prévue à 2012.

Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, EDF annonce que le coût initial de l’opération de 3,3 milliards d’€uros est aujourd’hui porté à 6 milliards sachant qu'il ne s'agit là que nouvelle évaluation le chantier n'étant encore pas terminé.

EDF a beau arguer du fait que le réacteur de Flamanville est le premier de sa génération et le premier de l’après catastrophe de Fukushima pour expliquer les retards et les surcoûts, il n’empêche que la réalité des faits qui s’imposent.

SIGE_EPR_px_501__w_ouestfrance_.jpgEDF et Bouygues-Construction sur ce chantier font preuve d’une maîtrise industrielle relative. Tant la nature des travaux que ses coûts de réalisation ont été très mal évalués.

Quand au déroulement des travaux par lui-même, le moins que l’on puisse dire est que dans ce domaine également la maîtrise organisationnelle du chantier n’est pas à la hauteur. L’Autorité de Sureté Nucléaire a été dans l’obligation d’intervenir à plusieurs reprises.

202px-Logo_ASN_svg.pngL’ASN a constaté qu’un accident du travail sur quatre n’était pas déclaré – une vingtaine d’entreprises seraient concernées, le Parquet de Cherbourg a ouvert une enquête – et il semble que des salariés d’un sous-traitant de Bouygues n’auraient pas de protection sociale.

Depuis le début de l’année 3 accidents du travail mortels doivent être déplorés sur le chantier qui occupe 3300 salariés. Des enquêtes préliminaires sont en cours dont l’une pour « homicide involontaire ».

article_billet.JPGIls convient par ailleurs d’ajouter qu’à la note déjà salée, 6 milliards d’€uros à ce jour, il faut ajouter, le montant de la part de l’investissement nécessaire au stockage des déchets que produira le réacteur en service ainsi que les coûts de démantèlement du réacteur au terme de sa durée de vie.

De quoi s’interroger sur la compétitivité réelle du KW nucléaire face au KW Énergie renouvelable, sur le plan de l'investissement mais également en fonctionnement, car en la matière il faudra bien prendre en compte le montant des assurances à contracter pour couvrir les dédommagements en cas d’accident nucléaire, toujours possible !

Cette question est d’autant plus pertinente qu’EDF se garde bien d’aborder cet aspect la question lors de ses demandes d’augmentation du prix KW/H facturé.

manif nuc à Dieppes mardi 15 mars 2011.jpgDans ces conditions d’incertitudes sur le montant final de la facture – des surcoûts peuvent encore apparaître durant les dernières années de réalisation – mais également sur les délais – le réacteur d’Olkiluoto en Finlande démarré par AREVA en 2005 est annoncé avec un retard de 4 ans – il serait sage de déclarer un moratoire sur le démarrage de du réacteur EPR de Penly. D’autant que le retour d’expérience de la catastrophe de Fukushima conduira inévitablement à une augmentation des exigences de sécurité dont les coûts viendront encore grossir la facture.

Le Président de la République aura-t-il cette sagesse?

On peut malheureusement en douter tant il fait preuve dans ce domaine comme dans d’autres d’ailleurs, d’aveuglement et d’entêtement

13:10 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : edf, epr, flamanville, penly, bouygues, fukushima, asn, parquet de cherbourg, areva, olkiluoto | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

06/07/2011

Fessenheim: l'ASN propose une rallonge de 10 ans d'activité

le-reacteur-de-fessenheim-pourrait-fonctionner-10-ans-de-plus_30335_w250.jpgLe 4 juillet, dans un rapport rendu public lors d’une conférence de presse, l'Autorité de Sûreté Nucléaire indique que l’activité du réacteur N°1 de la centrale de Fessenheim – plus vielle centrale du parc nucléaire français – en service depuis 1977 peut être prolongée de 10 ans.

Le rapport, qui fait suite à une mission d’audit décennale «in situ» qui s’est déroulée entre octobre 2009 et mars 2010, soit avant la catastrophe de Fukushima, conditionne cette prolongation d’activité à la mise en œuvre de plusieurs mesures d’accompagnement.

Parmi ces mesures qui retiennent plus particulièrement l’attention, figurent: le renforcement de la dalle support en béton sous la cuve du réacteur – pour en d’augmenter la capacité à supporter une chute éventuelle du cœur en fusion en cas de percement de la dite cuve – ou la mise en place d’une «source froide» de secours alternative à l’actuel canal du Rhin en cas d’inopérabilité de celui-ci.

Ces travaux à réaliser dans un espace confiné hautement radioactif, ne pourront l’être que par des robots mécaniques et à un coût exorbitant. Cet aspect des choses n’est pas pour réjouir EDF qui dès lors s’interroge sur l’opportunité de poursuivre l’exploitation.

logo_asn.pngCette décision de l'ASN montre à quel point les responsables de la filière nucléaire se soucient comme d’une guigne de la volonté des populations qui se situent dans l’environnement immédiat de la centrale. On est à 1,5 km de la frontière allemande et à 40 km de la Suisse et les populations suisse et allemande réclament la fermeture de la centrale qui, il faut le rappeler, est implantée dans une zone de fracture sismique.

La Suisse et l’Allemagne qui ont par ailleurs décidé de sortir du nucléaire ne comprennent pas l'idée de voir leurs ressortissants soumis à des risques dont eux-mêmes ont décidés de s'affranchir.

r.jpgQuand aux Français ils manifestent dans une très large majorité – près de deux sur trois – leur volonté de sortir du nucléaire. C'est dire l'incongruité de la décision de l'ASN.

Du coup il ne faut pas exclure que le gouvernement dans cette affaire ne soit pas en train de poursuive une stratégie électoraliste en vue d’afficher début d’année 2012 une posture favorable à une politique française de sortie programmée du nucléaire. Nicolas Sarkozy n’est pas à son premier retournement près de discours. Plusieurs indices laissent à penser que cette hypothèse n’est pas à écarter.

L’insistance des uns et des autres pour indiquer que la décision finale ne sera prise que fin décembre après que EDF ait rendu sa copie des «stress tests» exigés par l’Union Européenne après la catastrophe de Fukushima.

EDF.jpgLes réticences d’EDF au regard des coûts des travaux à engager ainsi que les déclarations de l’actuelle Ministre de l’Environnement, les propos de François Hollande et de Martine Aubry sur leur conversion à la nécessaire sortie du «tout nucléaire» - notez la nuance - tout cela va dans le sens d’une mystification.

627830_photo-1252082470305-1-0_150x113.jpgFrançois Mitterrand en son temps n’avait pas fait autre chose quand dans ses 110 propositions de campagne pour la présidentielle de 1981 il avait pris des engagements de sortie du nucléaire. Trente plus tard chacun peut évaluer la sincérité de celui qui nous avait promis de «changer la vie». Entre temps Jospin et Voynet auraient pu agir! Force est de constater que paroles roses ou vertes se sont bien accordées pour qu’en actes rien ne se passe.

La raison commande aujourd’hui de procéder à la fermeture immédiate de la Centrale de Fessenheim. Sa conception, son implantation, sa vétusté et la volonté des populations exigent cette fermeture parce qu’elle est nécessaire.

Laisser se poursuivre son exploitation est une faute politique grave qui devra être sanctionnée comme il se doit.

000_hkg4718188_1300792728.jpgA l’heure où la catastrophe de Fukushima a mis en évidence les impasses techniques et financières, les mensonges dont peuvent être capables les responsables des filières nucléaires et les gouvernements qui les soutiennent, seuls peuvent compter pour les populations la mise en œuvre d’actes concrets.

En la circonstance le seul acte concret susceptible d’être considéré avec intérêt réside dans le choix d’un arrêt immédiat de Fessenheim comme première étape en France d’une sortie programmée du Nucléaire.

07/05/2011

Jacques Repussard DG de l'IRSN, et le risque de catastrophe nucléaire

PARIS (AFP) - La France doit accepter de se préparer à des accidents nucléaires "complètement inimaginables", qui représentent le plus grand danger pour ses installations, comme le prouve la catastrophe de Fukushima, a estimé jeudi le directeur général de l'IRSN, Jacques Repussard.

000_hkg4718188_1300792728.jpg"Il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables parce que ce qui nous menace le plus, ce n'est pas un accident +standard+", a déclaré le responsable de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) lors d'une audition parlementaire.

En France, avec EDF, "nous avons un des opérateurs nucléaires parmi les plus compétents au monde, il est donc d'autant moins vraisemblable que nous soyons confrontés à un accident +standard+", a estimé M. Repussard.

"Si un accident se produit, le moins invraisemblable est que ce soit un accident absolument extraordinaire, lié par exemple à des effets dominos avec d'autres installations voisines, des aléas naturels ou des actes de malveillance. Il faut se préparer à ce type de scénarios", a averti le responsable de l'IRSN.

A la lueur de l'accident survenu dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, le gouvernement français a décidé de lancer un audit sur la sûreté des installations nucléaires de l'Hexagone prenant en compte des cas de figure extrêmes, jusqu'alors écartés par les opérateurs ou les experts chargés de la sûreté.

arton16397-fa73f.jpg"Pour les Japonais, ce n'était pas réaliste ce tsunami de 15 mètres de haut" alors que la digue protégeant la centrale de Fukushima n'avait été rehaussée que de 5,7 mètres, a relevé Jacques Repussard.

"Il faut faire des scénarios réalistes dans un contexte qui n'est pas réaliste pour notre imagination, c'est ce qui s'est produit au Japon", a-t-il conclu.

Le directeur de l'IRSN s'exprimait dans le cadre d'une audition de la mission parlementaire sur la sûreté des installations nucléaires, créée après la catastrophe de Fukushima et confiée à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST).

"Personne ne peut garantir qu'il n'y aura jamais d'accident nucléaire en France", a répété le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, auditionné lui aussi.

Il revient "aux exploitants, aux autorités de contrôle, au gouvernement, de faire ce qu'il faut pour réduire cette probabilité. A nous tous de faire ce qu'il faut pour en réduire les conséquences, mais à l'évidence il faut que nous soyons capables de les gérer", a-t-il insisté.

263212.jpgL'audition parlementaire ouvrait un séminaire international consacré à la gestion post-accidentelle des crises nucléaires, organisé par l'ASN jusqu'à vendredi dans les locaux de l'Assemblée nationale.

Source © AFP

01:27 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irsn, asn, fukuschima, opecst | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

22/04/2011

25 ans après Tchernobyl: c’est toujours non au nucléaire!

nucleaire%20monde%20%20Kheng%20Guan%20Toh%20%20Fotolia_com.jpg25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la donne n’a pas changé. L’énergie nucléaire pose sans conteste possible en France mais également partout dans le monde la question fondamentale d’une technologie non maîtrisable à 100% par l’homme. Elle fait courir un risque majeur à l’Humanité toute entière pour aujourd’hui, pour demain mais également après demain.

intérieur Fukushima.jpgLa catastrophe de Fukushima, est l’illustration parfaite de l’effondrement du mythe de la sureté nucléaire. Depuis le 11 mars il a été donné au monde entier de constater qu’une centrale nucléaire n’est pas un sanctuaire à l’abri des aléas climatiques et des catastrophes naturelles. Faut-il attendre que la démonstration soit faite que de la même manière un acte terroriste contre un site nucléaire peut conduire au pire et exposer la nature les hommes et les animaux à des risques insensés.

logo_asn.pngL’Alliance Ecologiste Indépendante soutient les militants qui occupent actuellement les locaux de l’ASN et également ceux qui partout en France commémorent les 25 ans de Tchernobyl en mémoire de toutes les victimes civiles du nucléaire.

Les flick acceuille le train.jpgL’Alliance Ecologiste Indépendante dénonce les déploiements disproportionnés de forces de police destinés à faire pression sur les militants pacifiques et les empêcher d’alerter nos concitoyens sur les dangers de cette énergie maudite.

L’Alliance Ecologiste Indépendante réaffirme avec ces militants la nécessité de décider immédiatement la fermeture de tous les réacteurs situés en zones à 100210110738.jpgrisques sismiques ou d’inondation, l'annulation des projets de construction des EPR sur les sites de Flamanville et de Penly en Normandie et la mise en chantier d’un programme recherche développement pour engager une refonte de la politique énergétique de notre Pays.

18:57 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tchernobyl, fukushima, penly, flamenville, asn, epr | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

06/04/2011

EPR Penly: Après les déclarations du maire communiste de Dieppe

Communiqué de Presse

Paris-Normandie dans son édition de vendredi a repris les propos de Sébastien Jumel maire communiste d’Évreux après les déclarations du Président de l'Autorité de Sureté Nucléaire concernant la construction des EPR de Penly et de Flamanville pour laquelle l'hypothèse d'un moratoire est aujourd'hui envisagé.

Ces propos ne manquent pas de soulever quelques interrogations majeures!

D'abord, au nom de quelle légitimité Sébastien Jumel, reprenant les formules de Nicolas Sarkozy et des Ministres Besson et Kossusco-Morisset, s'autorise-t-il à commenter les déclarations du président d'une Agence d’État dont le caractère indépendant est par nature indispensable à la mission qui lui est confiée?.

Ensuite quelle expertise le Maire de Dieppe peut-il mettre en avant pour affirmer que: «les propos du président de l'Autorité de sûreté nucléaire ont été sur interprétés»?.

Enfin à quelles sources le Maire de Dieppe fait-il référence lorsqu'il déclare : «Il faudra tirer tous les enseignements de l'accident nucléaire de Fukushima dans le nucléaire français, tout particulièrement sur des projets expérimentaux comme l'EPR...... la réalité des choses justifie que l'on renforce tous les dispositifs de sécurité des centrales. Cela fera l'objet d'un audit qu'il faudra prendre en compte»?.

Alliance Écologiste n'est d'ailleurs pas surpris des prises de position du Maire de Dieppe qui sont conformes à celles que soutient depuis toujours le Parti Communiste en Haute et Basse Normandie.

Ces prises de positions ont moins le mérite de clarté. Ce n'est pas le cas des Députés socialistes et des Président de Conseil Régionaux de Haute et Basse Normandie qui soutiennent eux les propositions en trompe l’œil de Martine Aubry qui prévoient une sortie du tout nucléaire dans 30 ou 40 ans. Autant dire qu'avec le PS la sortie du Nucléaire n'est pas pour demain ni pour après demain.

En ce mois de commémoration du 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, «Alliance Écologiste» d'un point de vue général rappelle:

 

  • Que l'objectif après le désastre de FUKUSHIMA le 11 mars 2011 est désormais de «Sortir du nucléaire tant civil que militaire».

  • Que cette sortie doit être une sortie intégrale et non partielle.

  • Que la décision de sortie du nucléaire assortie d'un calendrier précis doit être prise dès cette année 2011.

 

A cet effet Alliance Écologiste demande pour l’immédiat:

 

  • la fermeture des vieilles centrales de Fessenheim et du Bugey

  • l'abandon des projets EPR de Penly et de Flamanville

  • le lancement d'un «Plan National de Reconversion Énergie» construit pour renforcer la déconcentration et l'amélioration des rendements des productions ainsi que celles de l'isolation des constructions publiques et privées.

Enfin Alliance Écologiste appelle l'ensemble des Mouvements et associations écologistes à faire de la commémoration du 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl un grand moment de mobilisation et de contestation citoyenne face aux irréductibles tenants de la folie nucléaire.

 

Contact: Bernard FRAU 0663240066

04/04/2011

L'entretien accordé par le patron de l'ASN au quotidien "Le Monde"

André-Claude Lacoste patron de la sécurité nucléaire en France a accordé une interview au quotidien Le Monde daté 31 mars 2011. Les choses de l’atome relèvent, dans notre beau pays, de l’opacité la plus dense quand elles ne flirte pas avec et le mensonge le plus grotesque – confère le nuage de Tchernobyl s'arrêtant à la frontière de la France – . Chacun aura noté que de ce point de vue le Japon n'est pas en reste. Les propos d' André-Claude Lacoste méritent une attention particulière tant ils sont différents des ministres Luc BESSON et Nathalie KOSSUSCO-MORISSET. En particulier il faut lire et méditer cette phrase du Président de l'Autorité française de sureté nucléaire (ASN): “On ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d’accident grave en France”.

Japan_Nuclear.jpgTels des docteurs Frankenstein, les nucléocrates de tous bords, de droite comme de gauche – ici encore nous noterons les convergences entre DSK et NS –, en France mais aussi ailleurs dans le monde nous exposent à la folie de la créature dont ils sont impuissants à maîtriser les méfaits et les menaces.

Cet entretien est révélateur de cette réalité que l'on veut nous dissimuler, chaque nouvelle implantation d'un réacteur nucléaire dans le monde nous rapproche un peu plus de l'enfer.

*********

Le monde: Quel regard portez-vous sur la crise nucléaire à Fukushima ?

André-Claude Lacoste : Le Japon vit un drame absolu, effroyable. Le séisme et le tsunami ont fait au moins 25 000 morts, sans compter les sans-abri. L’accident nucléaire n’est qu’un élément de cette tragédie. Concernant l’état de la centrale, deux éléments sont positifs : les Japonais ont remplacé l’eau de mer par de l’eau douce pour refroidir les cuves des réacteurs et maintenir le niveau d’eau dans les piscines de combustibles usés ; et nous avons moins d’inquiétudes sur l’état de ces piscines. Pour autant, nous sommes toujours face à une crise majeure. L’issue dépend de deux facteurs : le rétablissement d’un refroidissement permanent des installations par de l’eau douce et la disponibilité d’une source froide. Il faudra un nombre considérable de semaines ou de mois, d’autant qu’il y a maintenant des fuites permanentes de radioactivité, sans qu’on sache très bien d’où elles émanent.

» Les conditions d’intervention sont extrêmement difficiles. Il ne s’agit pas d’”opérations suicide”: on n’envoie pas les travailleurs à la mort. Mais leur temps d’intervention est très limité: on parle d’une vingtaine de minutes, ce qui est très court.

Qu’en est-il de la contamination de la région de Fukushima ?

Sur le site, la radioactivité est très intense. Alentour, il faut attendre de disposer de chiffres pour se prononcer. Tout dépend des concentrations que l’on trouvera, notamment en iode et en césium radioactifs. J’ai le sentiment que la zone d’évacuation de la population [dans un rayon de 20 km] et celle de mise à l’abri [10 km supplémentaires] représentaient des périmètres raisonnables. Mais il est clair qu’il existe une dispersion de radioactivité au-delà des 30km en “taches de léopard”. La gestion de ces territoires contaminés va durer des années, sinon des décennies.

Quelle assistance la France peut-elle apporter ?

Areva a des compétences sur les réacteurs à eau bouillante, héritées de Siemens. Le Commissariat à l’énergie atomique a des capacités de recherche. Ces entreprises peuvent fournir des esprits neufs, moins englués dans la gestion quotidienne de cette crise effroyable.
En ce qui concerne l’ASN, nous menons depuis 2005 une réflexion sur les situations post-accidentelles, avec un comité directeur (Codirpa) qui associe une centaine de personnes. On n’a, Dieu merci, pas d’expérience pratique, mais des idées sur la façon de gérer le moins mal possible. Notre offre d’assistance intellectuelle sera confirmée à l’occasion du déplacement du président de la République et de la ministre de l’écologie, jeudi 31 mars à Tokyo.

» Concernant ce Codirpa, certaines associations regrettent que les scénarios étudiés ne soient pas assez graves… Il a toujours été dans notre intention de couvrir une gamme de scénarios allant du plus probable au plus extrême. Il me paraît évident qu’on va intégrer, typiquement, ce qui se passe au Japon.

Un accident nucléaire majeur peut-il survenir en France ?

Je l’ai toujours dit : personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais un accident grave en France. Il convient de faire deux choses: essayer de réduire la probabilité que cela arrive, ainsi que les conséquences, si cela arrive. C’est toute la philosophie de la sûreté nucléaire. Quand survient une crise comme au Japon, il faut en tirer un retour d’expérience. Deux initiatives politiques vont en ce sens, portées par la Commission européenne, avec des stress tests, et par le premier ministre, François Fillon, qui nous a demandé un audit des centrales françaises. Celui-ci portera sur l’aléa sismique, l’inondation, la perte d’alimentation électrique, la perte de source de refroidissement, la gestion de crise et le cumul de ces difficultés.

» Nous sommes en train de bâtir ce programme. Je veillerai à sa cohérence avec les tests de résistance demandés par la Commission européenne. Avec mes homologues d’Europe de l’Ouest, nous avons publié une première proposition sur le contenu de ces tests. Pour nous, c’est une vérification des marges de sûreté. Prenons l’aléa sismique: on a vérifié que l’installation y répondait, voyons comment elle réagirait à un aléa plus fort. Existe-t-il un risque que ces “stress tests” répondent au plus petit dénominateur commun entre les autorités de sûreté ? Je ne crois pas. Pour chacun des chefs d’autorité nucléaire, ce qui se passe au Japon est un vrai choc. Nous prenons très au sérieux les conditions d’analyse.

En 2003, en France, il y a eu conflit entre EDF et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sur cet aléa. Les antinucléaires vous accusent d’avoir tranché en faveur de l’électricien…

On va tout revisiter. En matière sismique, il y a des chapelles de spécialistes qui se battent avec furie. En l’occurrence, en 2003, j’ai tranché de façon que l’on arrive à une évaluation raisonnable du risque. Je n’ai strictement aucun regret. L’ASN a pour mission de trancher des débats techniques ou scientifiques.

Nicolas Sarkozy a dit que si un réacteur ne passait pas les tests, il n’hésiterait pas à le fermer. Quels sont ceux qui vous paraissent les plus faibles ?

Nous n’avons pas commencé ce travail. Si on trouvait matière à fermer, on le ferait. Mais en désigner à l’avance voudrait dire que nous n’avons pas fait notre travail par le passé. La déclaration du commissaire européen Günther Ottinger affirmant que certaines centrales ne vont pas passer le test me paraît de nature à décrédibiliser le système d’évaluation.

Avez-vous les moyens de conduire rapidement ces analyses ?

L’audit national et les stress tests porteront sur les cinq thèmes cités, à partir de données disponibles. S’il faut poursuivre les études, nous le ferons, mais il est légitime que nous rendions compte à la fin de l’année au Parlement. Il va falloir augmenter nos moyens pour éviter de baisser la garde sur nos contrôles habituels. On ne peut pas faire appel aux compétences étrangères, mobilisées sur leur propre terrain. Peut-on rappeler des retraités? Nous en sommes au tout début de la réflexion.

Vous attendiez-vous à ce qui s’est passé au Japon ?

Non, parce que la crise japonaise résulte d’un cumul d’agressions extérieures – un tremblement de terre, puis un tsunami – qui a surpris l’exploitant et nos homologues. En France, avec des phénomènes d’un ordre de grandeur très différent, nous n’avons pas étudié, par exemple, le cumul d’un tremblement de terre et d’une inondation. Il y a à l’évidence des problèmes nouveaux à se poser.

Comme la rupture de barrages…

Tout à fait. Mais ces questions dépassent, et de beaucoup, le seul domaine du nucléaire. Il faut avoir l’esprit totalement ouvert.

Source Le Monde : Propos recueillis par Pierre Le Hir et Hervé Morin

16:44 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : andré-claude lacoste, asn, fukushima, edf, tchernobyl | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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