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04/11/2013

Unité Onco Garches: Communiqué de presse AMETIST.

 

SOS Leny, AMETIST, Unité d'oncologie pédiatrique de Garches, Carine Curtet, Bernard FRAU, Nicole Delepine, Zineb Medjouari, Christelle Mathillon, Regarde la Vie,  Humanisme-Ecologie-République appelle tous ses amis et militants à soutenir la manifestation organisée par AMETIST, SOS LENNY et Regarde la Vie.

Rejoignez-nous, signez la pétition.

Le combat est digne de l'encouragement de tous les humanistes qui veulent un monde meilleur, plus éclairé où la technique ne dépasse pas les hommes au point de devenir avec l'argent et la bureaucratie le centre de tout projet proposé pour l'avenir par les bien-pensants pour l'avenir.

Bernard FRAU Délégué général

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IL FAUT SAUVER L’UNITÉ d'ONCOLOGIE PÉDIATRIQUE 

de

Garches

http://www.avaaz.org/fr/petition/La_perennite_de_lUnite_dOncologie_Pediatrique_de_Lenny_Beatrice_James_et_les_autres_SAUVONS_LUNITE/

 Les associations SOS Lenny, Regarde la vie, et Ametist vous invitent à vous mobiliser pour lutter contre la fermeture du service d'oncologie pédiatrique de l'hôpital de Garches en venant nous soutenir et remettre la pétition de plus de 14 000 signatures à Madame La Ministre de la Santé.

R.D.V le mardi 12 novembre 2013, à 16 h

Ministère de la Santé

14, avenue Duquesnes, 75007 Paris

Métro : Ecole Militaire

  

Venez nombreux nous soutenir !

Avec vos amis vos voisins vos relations et vos amis musiciens ce sera la nouvelle fête de la musique du 12 novembre 2013 d'autant que, pour l'instant, la ministre ne veut pas nous recevoir trop occupée pour les enfants cancéreux sûrement !

Ils nous envoient à un conseiller "territorial" quand on parle de soins on vous répond territoire !

Scandaleux hurlez votre rage et venez faire du bruit en musique pour que, peut-être ils nous entendent enfin !

Carine CURTET - Zineb MEDJOUARI - Christelle MATHILLON

AMETIST/ SOS LENNY Regarde la Vie

 

Contact Presse :   Bernard FRAU Port : 06 63 24 00 66

Courriel : bernard.frau@sfr.fr

ASSOCIATION A.M.E.T.I.S.T. : 01.43.81.51.84 /01.43.71.37.70

BAT C 50 bis bd de la république
93190 Livry-Gargan

 

 

18/09/2013

Situation intenable à l'Hôpital Raymond Poincaré de Garches!

Alors que la pérennisation de l'Unité d'Oncologie pédiatrique, de l’Hôpital Raymond Poincaré de Garches, après le départ à la retraite du Docteur Nicole Delépine en Juillet 2014, fait l’objet de discussions au Ministère de la Santé, au quotidien la tension monte, chez les médecins, les infirmiers, les aides-soignants et les parents des malades.

Rien ne filtre sur les intentions réelles de Marisol Touraine, de l’ARS Ile de France et des fonctionnaires du Ministère concernant cette unité dont il faut rappeler qu’elle est un caillou qui dérange la mécanique huilée de la cancérologie pédiatrique dans notre pays dont les orientations sont décidées à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif et à l’Institut National du Cancer.

La tension monte, l’ambiance générale de l’Unité se dégrade.

En cause, le refus de l’administration de l’hôpital d’accéder aux justes demandes « récurrentes »   de recrutement d'un médecin pour lesquelles manifestement les décideurs s'ingénient à user de manœuvres dilatoires justifiant ainsi leurs refus systématiques de recruter.  

La situation est désormais devenue intenable, les médecins en place sont épuisés et  le sous-effectif conduit inévitablement à des tensions préjudiciables à une marche normale du service.

Toutes ces difficultés ne sont pas de nature à permettre aux petits malades d'être soignés dans de bonnes conditions, conditions que chacun est en droit d'exiger du service public de santé.

Le directeur des Hôpitaux universitaires Paris-Ile de France Ouest  a été saisi depuis plus d’une semaine.

S’agissant de la pérennisation de l’Unité, un rendez-vous doit être mis en place sous 1 mois avec une délégation de parents afin de les informer de la décision du Ministère.

Quant au recrutement rien n’est encore annoncé dans un sens ou dans l’autre. Hors il y a urgence. La continuité de la qualité des soins deviens chaque jour plus aléatoire, le risque de « pépin médical » n’est plus à écarter.

Le ton monte car il devient chaque jour de plus en plus incompréhensible aux parents et aux médecins que la décision de redonner à l’unité sa capacité d’action « médicale » fasse l’objet de tant d’obstructions et d’un mépris aussi grand des enfants qui méritent d’être considérés pour ce qu’ils sont.

A savoir : des êtres humains qui n’ont pas demandé à se trouver dans la situation de vulnérabilité et de dépendance qui est la leur et qui attendent un peu de sollicitude et de mieux-être au quotidien.

Très vite, dans les jours qui viennent une mobilisation et des actions publiques vont s’organiser. Vous serez tenus informés.

Pour l’heure et dans le but de conforter les positions déjà prises en vue de pérenniser l’Unité et lui assurer des moyens afin de garantir les soins dans des conditions normales, selon le choix des parents et des médecins, vous êtes invités à signer la pétition en ligne sur :

http://www.avaaz.org/fr/petition/La_perennite_de_lUnite_dOncologie_Pediatrique_de_Lenny_Beatrice_James_et_les_autres_SAUVONS_LUNITE/?cvstKab

Ou sur :

http://www.mesopinions.com/petition/sante/soutien-unite-oncologie-pediatrique-docteur-nicole/4593

 

Si vous avez déjà signé l’une ou l’autre de ces pétitions, c’est bien, et nous vous en remercions vivement.

 

Aujourd’hui nous attendons de vous une contribution de plus dans votre soutien à la cause qui nous est chère. Nous vous demandons d’informer votre entourage, parents, amis et collègues de travail pour les inciter à  soutenir cette action de pérennisation de l’Unité d’Oncologie Pédiatrique de l’Hôpital Henri Poincaré de Garches en signant la pétition en ligne sur :

 

http://www.avaaz.org/fr/petition/La_perennite_de_lUnite_dOncologie_Pediatrique_de_Lenny_Beatrice_James_et_les_autres_SAUVONS_LUNITE/?cvstKab

 

Ou sur :

 

http://www.mesopinions.com/petition/sante/soutien-unite-oncologie-pediatrique-docteur-nicole/4593

 

Nous devons faire en sorte que cette campagne de signature rassemble dans les délais les plus courts au moins 15000 signataires. C’est possible, nous pouvons y arriver! 

Les Enfants en oncologie pédiatrique ont besoin de votre soutien!

Merci de signer pour eux!

 

Po AMETIST Bernard FRAU

Délégué Général HER (**)

 

Pour en savoir plus sur le sujet :

 

Un article très documenté rédigé, le 8 aout 2013, par Pauline ANDRE, une jeune journaliste indépendante et de talent, membre de l’ONG Fondation européenne de l’information « Global Magazine ».

 

Orage sur l’île des cancéreux

 

http://www.globalmagazine.info/2013/08/05/lile-des-cancereux-menacee-1375687509

 

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© Michel Monteaux

Dirigé depuis 1998 par le docteur Nicole Delépine, le service d’oncologie pédiatrique de Garches est, par ses méthodes, unique en France et fait l’objet d’un intérêt médical international. Unique parce qu’imperméable à la pression des laboratoires pharmaceutiques et parce que résistant à la normalisation administrative qui submerge l’hôpital depuis vingt ans. Depuis juin, des soignants, des patients et leur famille dénoncent un plan de fermeture du service. Rumeur ou complot, nous sommes allés sur place enquêter.

«Pourquoi vouloir fermer ce service, le seul qui peut soigner nos enfants ? ». Sous les arcades imposantes de l’hôpital Raymond Poincaré à Garches, une réunion s’ouvre dans les hauteurs du bâtiment. Une dizaine de parents de jeunes cancéreux sont reçus par la direction de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris. Dans la salle, la tension est palpable et un léger malaise se lit sur les visages des délégués du Directeur. Car, ce 12 juillet 2013, les parents et représentants d’associations espèrent enfin interpeller une direction qui « joue la diversion » depuis des mois.

« A quoi ça nous sert de monter ici toutes les semaines, on a besoin de réponses concrètes aujourd’hui : Pourquoi ne pas avoir renouvelé le contrat de Madame Dieuzaide qui avait ramené la sérénité dans le service ? Pourquoi nous avoir supprimé deux lits et déplacé l’atelier d’animation qui désormais se meurt ? Quid de l’injonction qui interdit subitement l’accueil des plus de dix-huit ans ? Que comptez-vous faire pour pérenniser ce service ? Sachez que pour nous, c’est un petit coin de paradis en enfer … » Ce que sont venus défendre aujourd’hui ces parents d’enfants hospitalisés dans l’unité dirigée par le docteur Nicole Delépine, c’est « un service unique ».

Un coin de ciel bleu

Le long des voûtes apaisantes de l’ancien cloître devenu hospice, cette unité semble avoir hérité de l’esprit d’hospitalité qu’incarnaient les premiers hôpitaux. Hospices ou hospes, qui signifie « hôte » en latin. Ici, depuis 2006, les jeunes cancéreux viennent de nombreux pays, envoyés par des médecins admiratifs de la qualité des soins dispensés. Pour certains patients et leurs parents, le service d’oncologie pédiatrique fait figure d’asile inespéré.

« Ici, l’humain est au centre de tout, on vit ensemble comme une famille ». Durant trois ans, Joëlle Maryniak y a accompagné son fils Jonathan, atteint d’une tumeur osseuse à vingt ans : « On m’a permis de vivre ici avec lui, alors qu’il était majeur. Parents, patients, médecins, soignants, on prenait nos repas souvent ensemble, et on organisait des fêtes dans la cour pour les anniversaires, les noëls… Ça n’arrive pas ailleurs, ici il n’y a pas de contraintes horaires pour les chimios, pas de décision médicale imposée sans discussion. On respecte la voix du malade et l’avis de la famille ».

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© Michel Monteaux

Dans le bureau de Nicole Delépine, les parents se succèdent ce jour-là. « Bonjour Nicole ! Je vous ai apporté une photo de Lenny ». La porte est souvent entrouverte et le téléphone portable du médecin prêt à répondre à ses patients qui ont tous son numéro personnel. « Vous en connaissez beaucoup des médecins qui vous donnent leur numéro de portable ? ». C’est au près d’un confrère espagnol, qu’Alexandre Garcina obtenu sans effort le sésame qui lui a permis de sauver son fils Lenny, atteint d’un neuroblastome. « Je me souviens de notre premier contact. Je l’appelle, c’était un dimanche. Elle répond, très détendue, en train de faire la fête dans le service... Je lui explique la maladie de mon fils. Elle me dit : oui, c’est une saloperie. Je ne vous promets rien mais venez, on se débrouillera toujours pour vous trouver un lit. Je ne vous promets rien sauf une chose : vous n’êtes plus tout seul. »

Le père de Lenny a roulé toute la nuit, depuis les Landes vers la capitale. Avec, sur la banquette arrière, son fils de quatre ans, presque mourant. A son arrivée, il vient trouver Nicole Delépine dans son bureau, croquant généreusement une orange au milieu d’un monticule de dossiers. « Une autre ambiance, rien à voir avec l’hôpital de Bordeaux. » Quelques mois plus tard, après deux cures d’Endoxan®, un médicament avéré depuis trente ans, Lenny revit. Envoyé en soins palliatifs à Bordeaux, transporté d’urgence vers Garches avec un « poumon blanc » (métastases au poumon, NDRL), un an plus tard, il n’y a plus de traces de métastases. « A Bordeaux, il n’a pas été suivit personnellement, on a appliqué des traitements standardisés alors que l’Endoxan® est un classique contre le neuroblastome ».

Un traitement individualisé et adapté à chacun ; sa morphologie, l’état de son cancer, sa réaction à la chimio… C’est cette prise en charge globale et presque « artisanale » que viennent chercher les malades dans ce service. Le seul en France, en cancérologie pédiatrique à pratiquer ce type de traitements. Parce que « l’humain n’est pas une probabilité et la médecine n’est pas statistique», précise le docteur Delépine. Mais depuis quelques mois, aux dire de nombreux de ses pratiquants, le service souffre d’asphyxie.

Avis d’asphyxie

C’est l’appel que Nicole Delépine a publié sur son site il y a quelques semaines. Car, au quotidien, il devient difficile d’assurer les soins dans de bonnes conditions. La nuit, il n’y a plus qu’un seul infirmier de garde contre trois auparavant. Ni internes, ni externes ; ce qui rend impossible la formation de jeunes médecins, la transmission du savoir acquis dans ce service. Depuis la fin du mois de juin 2013, l’équipe d’infirmier-ère(s) n’a plus de responsable : le contrat de la « cadre de soin » Chantale Dieuzaide, n’a pas été renouvelé. Ses compétences ont pourtant été saluées par tous, y compris la direction de l’hôpital. Le service attend une nouvelle cadre à la rentrée mais en attendant, c’est la « cadre de pôle » qui prend le relais. Le cadre de soin dépendant du cadre de pôle dans la hiérarchie administrative instaurée à l’hôpital avec la loi Evin de 1991, renforcée par la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires, en 2009, c’est donc l’administratif qui commande le médical. 

 

Asphyxie en personnel et manque d’espace. Alors que depuis 2006, le service disposait de treize lits, il ne fonctionne plus qu’avec onze malgré une constante demande d’admission de malades. Comment un médecin ayant prêté le serment d’Hippocrate peut-il refuser de soigner s’interroge le docteur Delépine ? Asphyxie par manque de chirurgiens acceptant d’opérer les malades du service. Nicole Delépine peine à trouver des chirurgiens en France, alors, à plusieurs reprises, ces derniers mois, le service est contraint d’envoyer ses malades se faire opérer en Allemagne, en Italie ou au Canada, avant de les rapatrier dans l’unité pour poursuivre les soins individualisés.

Refuser d’accueillir des patients. C’est la dernière injonction en date de l’Agence Régionale de Santé qui a demandé à Nicole Delépine de ne plus prendre en charge les malades de plus de 18 ans à compter du 1er juillet 2013. Une décision qui inquiète les familles de patients majeurs et, au-delà, qui laisse perplexe sur la versatilité des diktats administratifs. En effet, si l’on remonte un peu en arrière, avant d’être à Garches, le service était à l’hôpital Avicenne : là, la direction  avait demandé au médecin de ne pas prendre les moins de 15 ans et 3 mois. Plus en amont encore, quand Nicole Delépine était à l’hôpital Robert Debré, l’injonction directoriale concernait au contraire les plus de 15 ans et 3 mois (l’âge officiel de la pédiatrie va de 0 à 15 ans et 3 mois).

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© Michel Monteaux

Asphyxie morale aussi. Depuis quelques mois, le personnel est sous pression. Des pressions qui, aux dires des parents et de certains membres de l’équipe médicale de Garches, émanent de responsables administratifs. En témoigne les faits qui se sont déroulés dans la nuit du 4 au 5 mars dernier. Un infirmier de nuit a demandé au médecin de garde « d’endormir » un malade en grande souffrance avec de l’hypnovel®. Un euphémisme qui signifie euthanasie. Malgré les explications du médecin qui a souligné la volonté exprimée par le patient, musulman, de se battre jusqu’au bout et du risque de mort irréversible en cas de nouvelles injections, l’infirmier s’en est remis à la cadre de pôle pour obtenir ce droit d’euthanasier.

Prévenue par une aide-soignante, présente cette nuit-là, la famille est arrivée en trombe à l’hôpital. Le malade a échappé à «l’endormissement». L’infirmier frôle l’entrave à la loi Leonetti selon laquelle : «La décision de cesser l’administration d’un traitement […] doit être collégiale et ne peut être prise qu’après consultation de la « personne de confiance», de la famille, à défaut d’un de ses proches et des « directives anticipées » du patient » (articles 1 à 9). Le comble est que le « chef de pôle » se permet de traiter d’incompétent le médecin de garde (un praticien expérimenté de l’équipe Delépine) et que prévenue seulement le lendemain des faits par l’administration, Nicole Delépine se voit, elle aussi, reprocher l’incompétence de son équipe médicale.

Voilà donc un médecin dont le diagnostic et la décision sont bafoués par un infirmier encouragé par l’administration à commettre un acte gravissime. A Garches,  l’administration hospitalière se mêle donc de décision médicale. Qui plus est d’une décision, la mort volontaire, qui n’appartient qu’au malade en dialogue intime, secret, avec son médecin, ou tout au plus à la famille et à l’équipe médicale.

Autant d’évènements poussent les parents et patients à croire à une tentative d’asphyxie volontaire. Pour Nicole Delépine et son équipe historique, ce n’est qu’une nouvelle preuve de « l’asphyxie organisée » contre laquelle elle se bat depuis 30 ans. « Ca fait 30 ans qu’on existe, 30 ans qu’on doit fermer demain… », Précise-t-elle en souriant. Mais pourquoi vouloir fermer un service qui soigne si bien depuis 30 ans? Parce que cette unité d’oncologie pédiatrique, transférée d’hôpital en hôpital depuis des années, dérange. Elle est un grain de sable dans le monde de la cancérologie infantile en France.

Une île de résistance

Ce qui vaut à l’équipe de Nicole Delépine à la fois griefs et respect, c’est sa position inébranlable sur le traitement des cancers de l’enfant. Depuis 30 ans, elle résiste à la systématisation des essais thérapeutiques sur ses patients. Ce qu’elle dénonce ce n’est pas la recherche scientifique, dont la médecine a nécessairement besoin, mais la tendance à la standardisation des traitements.
« Ce qui est inacceptable, c’est que cette systématisation des essais est inscrite dans la loi HPST depuis 2009. C’est devenu obligatoire. En tant que médecin, on perd notre liberté de choix thérapeutique. Une liberté pourtant inscrite dans le
Code de santé publique et le serment d’Hippocrate.» Une liberté de laquelle dépend aussi celle des malades de pouvoir choisir leur médecin et leur traitement, selon la loi du 4 mars 2002 : «Le droit du malade au libre choix de son praticien et de son établissement de santé est un principe fondamental de la législation sanitaire

Au nom de quoi cette liberté est-elle sacrifiée ?

La réponse n’a rien d’original, depuis plusieurs années déjà, certains dénoncent les conflits d’intérêts entre l’industrie pharmaceutique et la systématisation d'essais thérapeutiques « payés par la Sécurité Sociale ». Des liens que dénonçait déjà Claire Brisset, la Défenseure des enfants en 2001 à la suite de quoi, le ministère de l'emploi et de la solidarité demanda l'ouverture d'une enquête de l'Inspection Générale des Affaires Sociales dans une lettre adressée à Marie-Caroline Bonnet-Glazy, chef de mission à l'IGAS : «Des dysfonctionnements graves ont été signalé [...] Les pratiques de l'Institut Gustave Roussy, en particulier, les liens existant entre certaines équipes de chercheurs et l'industrie pharmaceutique sont mise en cause ». Par là-même, Nicole Delépine s’élève contre le monopole des traitements exercé en cancérologie en France et qui s’appuie, selon elle, sur la bureaucratisation galopante de l’hôpital public depuis la loi Evin jusqu’à la loi HPST en 2009.

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© Michel Monteaux

Sa pratique indépendante portée par son service depuis 30 ans, est confortée par l’afflux de malades désemparés. Certains ont porté plainte suite à l’échec ou aux conséquences d’essais thérapeutiques qui ont mal tourné. Le scénario est souvent le même, explique-t-elle : « Découverte du cancer, inclusion dans un essai en cours, explication des médecins sur le "protocole" de traitement proposé et présenté comme la seule possibilité sans jamais évoquer les autres schémas ayant fait leur preuve. Le rouleau compresseur de la pensée unique, qui passe en médecine par le mythe des essais thérapeutiques et des traitements uniformisés, est en marche ».

Au vu de ses résultats, le service d’oncologie pédiatrique de Garches - qui se permet de soigner avec des « vieux » médicaments, qui ne livre pas ses patients aux expériences avec de nouvelles molécules lucratives - est un obstacle au développement de l’industrie pharmaceutique. Pire, il révèle la perversité du système hospitalier aujourd’hui otage des profits des laboratoires privés.

Ce service est une brèche dans la muraille hospitalière qui révèle les dérives éthiques de notre système de santé. Au nom de la qualité des soins donnés aux patients, de la compétence de l’équipe médicale et de valeurs humanistes partagées, des parents, patients, médecins, responsables politiques se mobilisent pour défendre le service de Nicole Delépine. Une nouvelle fois. Une mobilisation portée par l’association Ametist qui défend l’unité d’oncologie pédiatrique depuis 23 ans.

Une lutte vitale

« Madame la ministre, pour que nos enfants puissent continuer à être suivis par cette Unité qui n'existe nulle part ailleurs nous vous interpellons une nouvelle fois. […] Nous avons le droit de profiter des progrès de la médecine de ces trente dernières années et pas seulement d'être les cobayes pour les prochaines décennies. » Le 27 juin 2013, forte de nombreux soutiens français et internationaux, Ametist publie une pétitionà l’attention de la ministre des Affaire Sociales et de la Santé, Marisol Touraine. L’appel, relayé sur Internet compte aujourd’hui plus de 7 000 signatures. Deux mois plus tôt, c’est le docteur Delépine, qui interpellait le ministère pour pointer la « soviétisation destructrice » de l’hôpital public. « Madame la ministre, en quarante ans l’hôpital fut détruit ! Que s’est–il passé?»

Face aux nombreux courriers restés lettres mortes, les défenseurs du service multiplient les alertes, les demandes de rendez-vous, les courriers recommandés. Officiellement, dans les rares réponses reçues, la direction assure n’avoir  «pas de volonté de fermer l’unité». Seulement des « contraintes et restrictions budgétaires qui ne sont pas propre à ce service mais à tout l’hôpital public ». Par contre, dans leurs lettres de soutien, certains parents ou patients soulignent le poids de la bureaucratie dans l’hôpital. On peut y ajouter le coût  que l’on aimerait mettre en regard du manque de lits et d’emplois. Nul besoin d’un diplôme de l’Ecole nationale d’administration pour s’apercevoir que tant de frontières administratives érigées entre malade, infirmier et médecin annihilent les liens vitaux de confiance réciproque indispensables au diagnostic et aux soins. Soignée par deux fois par le docteur Delépine, le 27 juin 2013, Virginie Heurtin écrit : « Ce médecin SOIGNE ! […] Nous avons autre chose à faire que de nous battre contre l’administration médicale pour faire valoir nos droits ! […] Nous avons besoin de nos médecins de l’unité d’oncologie de Garches, entièrement dévoués à leurs patients !».

Plus récemment, c’est Valérie Gentil, mère de Colin, qui adresse trois courriers en recommandé dans les hautes instances de l’AP-HP. « En tant que MERE, FEMME, et CITOYENNE, je trouve ignoble et inhumain, que mon fils, et tous les autres enfants de l’unité, soient soumis à une double peine. Si Colin, actuellement en rémission, était mis à la porte de cette unité, j’ai l’intention ferme de faire livrer le cercueil de mon fils en présence de journalistes dans votre bureau ou celui de Mr Cazejust».

A étudier le dossier, la mobilisation pour le maintien du service d’oncologie pédiatrique ne réclame rien d’autre à la direction de l’hôpital que le respect d’un accord, signé en 2004, par le ministre de la Santé de l’époque, Philippe Douste-Blazy qui scelle l’installation définitive du service à l’hôpital de Garches. Sollicitée par un courrier daté du 1er mai 2013, la ministre de la Santé renvoie Nicole Delépine vers l'Agence Régionale de Santé d'Ile-de-France. ARS qui semble ignorer l’engagement politique de 2004. A moins que, confirmant les craintes des personnels soignants et des patients recueillies dans cette enquête, la pérennité du service soit remise en cause par la politique de santé de la ministre en place, Marisol Touraine. Cette dernière se trouverait alors en flagrant délit de contradiction avec son discours du 28 mai 2013 où elle s’engageait à «tenir la belle promesse républicaine de l'égalité devant la santé ». Promesse qui par définition républicaine passe autant par la liberté. Liberté des patients de choisir leur médecin. Liberté des médecins de choisir les traitements. Liberté bafouée par le non-respect d’un accord. Liberté asphyxiée par une politique administrative plus inspirée par les ratios économiques que par les résultats sanitaires et les bénéfices humains.

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Extrait protocole d'accord du 19 octobre 2004 précisant l'installation définitive de l'Unité à Raymond Poincaré.

 

Contacts:

 

UOPI(*) :        Nicole Delépine  06 07 97 63 63

http://www.nicoledelepine.fr

Ametist (***): Carine CURTET 06 08 41 7112

http://www.ametist.org/index.php

H-E-R   :         Bernard FRAU   06 63 24 00 66

http://humanisme-ecologie-republique.blog4ever.com/

Global Magazine: Fondation européenne de l'info ONG : 

Pauline ANDRE  06 86 22 53 40

http://www.globalmagazine.info/

 

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(*) Unité d'Oncologie Pédiatrique Individualisée Hôpital Raymond Poincaré 104 BD R Poincaré Garches 92380

 

(**) Humanisme-Ecologie-République

 

(***) Aide aux Malades en Traitement Individualité en Spécialité Tumorale

 

01/07/2013

Appel à soutien pour l’Unité d'Oncologie Pédiatrique de Garches (92380)

 

Christelle Mathillon, Céline Servant, les associations Regarde la Vie et Amétist viennent de lancer une pétition pour alerter Marisol Touraine ministre de la Santé du gouvernement Ayrault sur les attaques récurrentes de l’administration contre l’Unité d'Oncologie Pédiatrique individualisée de l'hôpital Raymond Poincaré de Garches (92380).

«A tous ! Si vous ne voulez pas qu'un jour cette unité exemplaire disparaisse, il faut tous nous mobiliser et obtenir en peu de temps un grand nombre de signatures qui seront transmise à la Ministre de la Santé. Envoyer vos témoignages personnels aux associations Amétist et Regarde la vie ou au Docteur Delépine via leurs sites qui seront joints à la pétition au ministre.

C'est plus largement la liberté de choix thérapeutique que nous devons défendre ! Merci pour eux, pour nous » indiquent-elles dans leur profession de foi.

Humanisme-Ecologie-République soutient cet appel et vous invite à faire de même en apportant votre contribution à cette juste demande pour la santé, la liberté et les générations futures.

 

Un clic sur le lien suivant et une simple signature y suffiront

http://www.avaaz.org/fr/petition/La_perennite_de_lUnite_dOncologie_Pediatrique_de_Lenny_Beatrice_James_et_les_autres_SAUVONS_LUNITE/?cBwQFab

Bernard FRAU délégué général HER

« Pourquoi c'est important ? »

 

«Nous nous mobilisons une nouvelle fois contre la mort programmée de l'Unité spécifique d'Oncologie Pédiatrique individualisée de l'hôpital Raymond Poincaré de Garches (92380) AP HP.

Depuis plus de trente années, le Docteur Nicole Delépine et son équipe pratiquent une médecine individualisée et humaine, pointue utilisant les traitements éprouvés efficaces, quand ils existent, sans les délaisser pour des essais thérapeutiques dont les résultats à long terme ne seront connus que plus tard et donc incertains.
Nous avons le droit de profiter des progrès de la médecine de ces trente dernières années et pas seulement d'être le cobaye pour les prochaines décennies. Nous acceptons les essais lorsqu'aucune solution sérieuse n'existe pour nos Cancers.

Nous ne sommes pas un simple numéro, mais un patient que l'on écoute et auquel on donne les moyens de vaincre le Cancer en connaissance de cause, c'est à dire des possibilités fournies par des schémas de traitement connus ou par les essais cliniques proposés. C'est à nous de choisir !

Le 6 novembre 2006, l'Unité a été transférée de l’Hôpital Avicenne d à l'Hôpital Raymond Poincaré de Garches, suite à la signature en 2004 d'un protocole d'accord entre l'AP HP, le Ministère de la Santé et l'Unité du Docteur Delépine, affirmant sa pérennité.

Malheureusement à ce jour le protocole n'est plus respecté, les locaux, moyens matériels et humains sont petit à petit grignotés.

Sa fermeture régulièrement annoncée déstabilise le personnel harcelé par l'encadrement pour pallier aux restrictions de postes.

Pour que nos enfants puissent continuer à être suivis par cette Unité qui n'existe "nulle part ailleurs" nous vous interpellons une nouvelle fois. Pour que les autres puissent profiter des chimiothérapies adaptées à leur âge évitant des amputations comme cela a encore été le cas pour trois patients le mois écoulé. Ou iront-ils ?

Mme la Ministre, nous sommes sur que le sort d'enfants cancéreux ne vous laissera pas indifférente. Nous espérons vous rencontrer en personne rapidement. Respectueusement.

Christelle Mathillon, Céline Servant, les associations Regarde la Vie et Amétist

 

Contacts

 

Amétist : http://www.ametist.org/index.php

 

Nicole Delépine : http://www.nicoledelepine.fr/

 

Humanisme-Ecologie-République : http://humanisme-ecologie-republique.blog4ever.com/

 

Regarde La vie

Amétist, Nicole Delépine, Humanisme-Ecologie-République, Carine Curte, Bernard FRAU, Regardes la Vie, Hôpital Raymond Poincaré à Garches 92, Oncologie Pédiatrisue de Garches 92, Marisol Toutouraine,

 

29/04/2013

SOS AVIS D’ASPHYXIE

Nicole Delépine est un médecin comme on les aime. Un médecin qui se bat avec force et courage pour pouvoir continuer d'exercer une médecine humaine, proche des patients, libre de choisir la thérapeutique adaptée au malade avec lequel elle entretient un lien de confiance fort.

Aujourd'hui l'Unité d'Oncologie Pédiatrique qu'elle dirige est menacée. Je ne m'apesantirai pas aujourd'hui sur les raisons des menaces qui pèsent sur le service. L'actualité médiatique des jours à venir y suffira pleinement.

Pour l'heure il est nécessaire de trouver d'urgence les médecins dont le service a besoin et d'assurer à l'équipe un grand soutien citoyen. Je vous invite à diffuser largement ce message auprès de vos amis et vous en remercie à l'avance. La cause le mérite grandement!

Bernard FRAU

APPEL du Dr Nicole Delépine

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Chers amis, patients et soutiens

Je fais appel à vos connaissances amies médecins pour essayer de nous trouver la perle rare.

Comme vous le savez la survie du service ne tient qu'à un fil malgré les soutiens nationaux et internationaux importants de nombreux d'entre vous.

La situation est la suivante : afin d'organiser la fermeture de cette unité indépendante nous avons vu disparaitre les internes et chefs de clinique au fil des ans. Pour éviter que notre unité ne perdure je fus blackboulée à plusieurs reprises au concours de professeur comme le Dr alkhallaf l'est également à plusieurs reprises au poste de médecin titulaire.

Nous pouvions embaucher comme jeunes médecins les médecins étrangers mais depuis quelques années on nous a supprimé la validation de la spécialité d'oncologie que nous avions depuis les années 98 (nous avons dû régresser).

En conséquence des médecins comme Faiez sont obligés de partir de notre service pour valider leur spécialité en France ! CQFD

Notre seule solution est de trouver un ou plusieurs médecins déjà spécialistes en pédiatrie ou oncologie désireux de travailler avec notre petite équipe et de l'aider à perdurer croitre et embellir.

Si vous vous reconnaissez dans ce portrait ou l'un de vos amis contactez-moi sans délai ! Notre médecin plein temps est en RTT depuis ce jour et l'équipe est au bord de l'asphyxie ....

C’est le but recherché ! Merci de votre aide et de diffuser à vos réseaux ! Cela reviendra bien à nos ennemis mais ils connaissent déjà la situation dans laquelle ils nous ont mis au fil des ans !

MERCI Nicole Delépine

Contacts:

UOPI(*) : Nicole Delépine  0607976363 www.nicoledelepine.fr

Amétist : Carine CURTET   0608417112

H-E-R   : Bernard FRAU     0663240066

(*)Unité d'Oncologie Pédiatrique Individualisée Hôpital Raymond Poincaré 104 BD R Poincaré Garches 92380

26/04/2013

Lettre ouverte du Dr Nicole Delépine(*) à Marisol Touraine

Drancy, le 16 mars 2013

Madame le Ministre,

Sous la présidence précédente votre groupe a dénoncé les conflits d’intérêt avec pugnacité et souligné que leur existence entraînait des choix souvent contraires à l'intérêt général. Les scandales du médiator et des pilules de dernières générations qui secouent actuellement l’opinion en sont des exemples démonstratifs.

Le même type de scandale sanitaire a frappé les USA où le président Obama a promulgué le Sunshine Act visant à instaurer une réelle transparence sur les conflits d’intérêts dans le domaine de la santé.

A la suite du rapport de la cour des comptes sur le sujet une loi destinée à assainir ces conflits a été votée en décembre 2011, sous la présidence précédente, reprenant la majorité des prescriptions du Sunshine Act et en particulier la publication des liens d’intérêts des experts sur Internet.

Malheureusement, sans aucune justification réelle, les décrets d’application publiés par votre ministère ont vidé cette loi de toute efficacité en rendant tout contrôle public très difficile au point qu’après les protestations des associations anti corruption, le Conseil de l’Ordre des médecins a publiquement déclaré ne plus pouvoir exercer le contrôle éthique qu’il est en charge d’exercer sur les médecins experts.

Sans au minimum transparence totale et au mieux éradication des conflits d’intérêts des experts de votre ministère et des agences de santé, de nouvelles catastrophes sanitaires sont inéluctables dont vous serez responsable.

Ce qui a été fait aux USA est possible en France !

Madame la Ministre,

Pensez-vous corriger les décrets incriminés et sinon quelles sont les motivations de vos décisions ?

Nous vous remercions de l’attention que vous prêterez à cette lettre qui met en cause des faits lourds de conséquences sur la santé de nos concitoyens. Je vous prie de croire, Madame en toute ma considération respectueuse.


(*) Le Dr Nicole Delépine est responsable de l'unité d'oncologie 2067749_14423969-delepine2colmax-20130412-r145g_298x224.jpgpédiatrique de l'Hôpital universitaire Raymond-Poincaré à Garches (92). Depuis 20 ans elle mène, dans des conditions particulièrement difficiles un combat pour l’amélioration de la prise en charge des malades atteints du cancer, pour le respect du droit des patients au choix thérapeutique et des soins personnalisés.

Avec l’association Amétist, Nicole Delépine mène le combat pour maintenir l’activité de l’unité d'oncologie pédiatrique de l'Hôpital universitaire Raymond-Poincaré à Garches menacé de fermeture.

Plus d’informations sur le sujet

http://www.jolpress.com/sante-chirurgie-paiement-a-lacte-hopitaux-article-818565.html

http://www.jolpress.com/blog/frederic-zenouda-et-kevin-finel-medicaments-visiteurs-medicaux-business-cholesterol-diabete-818235.html

 

 
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