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28/08/2013

Martin Luther King : « On peut abattre le rêveur, mais pas son rêve »

Chassez le naturel Il revient au Galop!

Cette Amérique, celle de Martin Luther King, nous a fait rêver, elle nous a même fait espérer en la possibilité d'un monde meilleur et plus éclairé. Mais chassez le naturel il revient au galop.

Aujourd'hui 28 aout 2013, le prix Nobel de la Paix, Barack Obama, va célébrer la mémoire du révérend Martin Luther King. Demain prenant bien soin de ne pas engager un américain sur le terrain pour éviter la colère de l'opinion publique américaine, le même va ordonner le lancement, sur Damas, par l'US navy de missiles tomawaks.

Des frappes chirurgicales disent-ils mais dont l'objectif n'est pas de faire tomber le régime de Bachar El-Assad, mais "de le punir". 

Au nom de quels principes l'Amérique et ses lamentables suiveurs, France y compris, sans parler de ces "salauds" de toujours - j'évoque ici la Grande Bretagne de Kipling dont chacun se souvient des exactions commises en Inde - se posent-ils en justicier et en gendarmes de la planète?

Quels sont les buts de guerre de cette coalition de cow-boys au petits bras, mais aux armes redoutables. S'ils ne veulent pas faire tomber le régime de Bachar El-Assad pourquoi cette équipée sauvage aux retombées non maîtrisables?

Pour permettre de rééquilibrer les forces sur le terrain et que la guerre civile continue jusqu'à épuisement du Peuple syrien? Tout cela est au mieux incohérent au pire d'un cynisme coupable dont le Moyen-Orient va compatir gravement.

Le monde Shiite ne restera pas les bras croisés face à l'agression des occidentaux qui cornaquent les Sunnites Saoudiens et Qataries pourvoyeurs d'argent et grands consommateurs d'armes qu'ils destinent aux djihadistes les plus radicaux qui demain se retourneront contre le monde occidental, Israël compris, qu'ils détestent profondément.

La bêtise est à son comble. Les anglo-saxons de malheur au lieu d'anticiper avec intelligence le monde de demain où la civilisation musulmane aura de droit une place importante, est en train d'instrumentaliser les plus intégristes pour faire tomber les plus réalistes.

La France de Clémenceau, n'aurait probablement pas accepté de se ranger aux côtés de ces "ânes d'anglo-saxons" qui nous engagent dans une opération sans lendemain pour la Paix et la coexistence entre les Peuples.

Laurent Fabius et l'exécutif national auront à rendre des comptes aux Français après ce qui restera dans l'histoire un désastre de l'intelligence au service des idéaux universalistes et républicains.

Bernard FRAU Délégué général Humanisme-Ecologie-République.

 

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28 août 1963, Martin Luther King change l’histoire des Etats-Unis par son discours.

50 ans déjà, 50 ans à peine que le Révérend King exprimait son rêve à haute voix. Le rêve d’une Amérique qui ne mépriserait plus une partie de ses enfants, les estimant incapables de prendre part à la vie publique – droit de vote – ou indignes de vivre en harmonie avec leurs «frères blancs» – lois ségrégationnistes, assorties de nombreuses interdictions –.

Le 28 août 1963 a donc marqué un tournant définitif dans l’Histoire des USA. Ce jour-là, 250 000 citoyens américains, Noirs et Blancs, jeunes et vieux, ont pris ensemble la route menant vers le Mémorial Lincoln à Washington afin de faire entendre leurs voix et de montrer leur intime conviction, comme leur détermination à, enfin, vivre dans un Etat de droit digne de ce nom.

Une “ultime” manifestation qui a permis au mouvement des Droits civiques de sortir de l’ombre et de la paranoïa dans laquelle les Etats, principalement sudistes, voulaient l’enfermer.

Révélant aux yeux du monde le visage tuméfié d’une Amérique menacée – d’emprisonnement, de représailles, voire de lynchage en cas de participation à la marche – mais déterminée à ce que cesse l’injustice raciale et sociale.

Emmenée par le très charismatique Martin Luther King, devenu figure de proue de ce mouvement malgré lui, la foule réaffirme sa volonté d’obtenir des droits égaux pour tous sans violence.

Ce jour-là, inscrit dans l’ombre de la statue de Lincoln, King rappelle les promesses non tenues faites aux citoyens afro-américains un siècle plus tôt, le 1er janvier 1863, au moment de la proclamation de l’émancipation des esclaves par Abraham Lincoln.

Car, dans les faits, rien n’a changé pour les Afro-Américains qui restent des citoyens de seconde zone.

Ce mercredi 28 août 2013, au même endroit, le président Obama saluera la mémoire de celui qui, malgré les coups et les menaces, a rendu le rêve possible, avant d’être assassiné en 1968.

Dans sa soirée hommage, Arte propose d’entendre l’intégralité de son fameux discours dès 18h, suivi de différents documents historiques dont celui proposé à 20h50, «La bande originale d’une révolution» qui réunit ses nombreux compagnons de lutte, ainsi que les images d’archives de leurs actions, et les chants qui ont jalonné manifestations, marches et arrestations durant 13 longues années.

 

Lu sur :   Lalibre.be

Auteur : Karin Tshidimba

Publié le : mercredi 28 août 2013 à 08h43 –

 

10:37 Écrit par Bernard FRAU dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : martin luther king, abraham lincoln, france, amérique, angleterre, fabius | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

29/12/2012

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif !

194294938lavrov.jpgAlors que la situation continue de se dégrader en Syrie, le ministre russe des affaires étrangères,Sergueï Lavrov, a déclaré «Nous sommes unanimes pour dire que les chances d’atteindre une solution politique existent toujours».

Cette déclaration intervient alors que se terminent ce samedi des entretiens avec l'émissaire international de l'Onu et de la Ligue arabe pour la paix en Syrie, Lakhdar Brahimi, qui était en visite à Moscou à la recherche de solutions.

Le chef de la diplomatie russe, n’a pas caché qu’en l’état il était impossible de convaincre Bachar Al-Assad de se retirer du pouvoir. Ce que les Etats-Unis et la cohorte des pays alliés, occidentaux et arabes, posent comme condition préalable à toute sortie du conflit.

4147575.jpgBachar Al-Assad « a dit à maintes reprises qu’il n’avait l’intention d’aller nulle part, qu’il resterait à son poste jusqu’au bout (...). Il n’est pas possible de changer cette position», a indiqué Sergueï Lavrov.

La Russie alliée de longue date du régime continue d’entretenir des relations étroites avec la Syrie, quand bien même ces derniers temps il a semblé qu’une certaine distance était en train de s’installer tout en insistant : «Placer le départ d'un président élu en pierre angulaire de tout dialogue est une violation de tous les accords obtenus».

Est-il dans la tradition politique de la France Républicaine de nous ingérer dans les affaires d’un pays souverain en décidant qui doit être ou ne pas être son président?

Une solution pourrait être acceptable pour le pouvoir en place. Celle-ci résiderait dans la mise en œuvre de l’accord international conclu à Genève en juin dont l’objectif vise  une solution politique au conflit.

C419271_l-emissaire-international-pour-la-syrie-lakhdar-brahimi-le-16-septembre-2012-avant-son-depart-de-damas.jpg’est visiblement à cette solution que s’accroche Lakhdar Brahimi lorsqu’il déclare : «S’il faut choisir entre l’enfer et une solution politique, nous devons tous travailler sans relâche en vue d’une solution politique».

Jeudi  dernier il a appelé, une fois de plus, à la création d'un gouvernement de transition ayant tous les pouvoirs en Syrie, avec l’organisation d'élections, «présidentielles» ou «parlementaires», selon les termes de l’accord négocié pour la sortie du conflit, insistant sur l’absolue nécessité pour le pays d’un changement  «réel».

Cet appel n’a pas été entendu par la diplomatie française qui maintient sa volonté de faire tomber le régime du président Assad, qui selon elle, « porte la responsabilité des 45.000 victimes de ce conflit » et « ne peut faire partie de la transition politique».

2100438_photo-1343111298583-1-0_640x280.jpgLaurent Fabius n’a-t-il pas dit le 16 décembre  dans une déclaration alambiquée à RFI-TV5-Le Monde : «Je pense que la fin se rapproche pour Monsieur Bachar al-Assad, vous avez vu, même si c'est controversé, que même les Russes l'envisagent».

La Russie qui, elle ne ménage pas ses efforts pour aboutir à mettre un terme à ce conflit, qui a fait au moins 45000 morts, a de son côté appelé à «des initiatives énergiques et déterminées pour faire cesser le bain de sang» en Syrie.

Cela paraît tout de même un peu plus responsable.

Dans le droit fil de ses initiatives Moscou a invité la Coalition de l’opposition syrienne à venir négocier en vue d’un règlement du conflit.

Cette dernière,  à la grande surprise de la Russie, a catégoriquement rejeté cette initiative. Moaz al-Khatib, le chef de la coalition est allé même jusqu’à réclamer à la Russie des excuses concernant sa position dans le conflit.

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif dit fort pertinemment la sagesse populaire. Il faut croire que le chef de la coalition, n’a plus soif. Qu’il est désaltéré du sang qui coule abondamment en Syrie  depuis près de 21 mois maintenant.

reuters.jpgLe conflit a fait  45.000 victimes que les Occidentaux et les Arabes veulent imputer au seul Bachar Al-Assad, sans prendre en compte la responsabilité des pétromonarchies Arabie-Saoudite et Qatar en tête, de la Turquie et des islamistes à la solde d’Al-Qaïda qui voient dans la chute du pouvoir syrien l’occasion de conforter leur propre pouvoir et hégémonie régionale.

L’après Assad risque bien d’être chaotique !

C’est probablement ce que veut dire entre les lignes l’émissaire international Lakhdar Brahimi lorsqu’il émet ce qui peut être considéré comme une mise en garde aux occidentaux : «De mon point de vue, le problème est qu’un changement de régime – en Syrie – n’aboutira pas obligatoirement à une régularisation de la situation» ajoutant que la situation en Syrie pourrait dériver vers une situation à la somalienne.

"Il faut éviter tout ce qui pourrait entraîner une déflagration régionale", a insisté M. Fabius dans son intervention du 16 décembre à RFI-TV5-Le Monde. Certes !

Mais concrètement  que fait-il pour faire avancer une  solution aménagée de l’accord de Genève qui permettrait de ne pas reconduire Bachar Al-Assad à la tête de la Syrie au terme de son actuel mandat et laisserait aux Syriens le soin de se déterminer souverainement ?

Est-ce si compliqué pour la France d’agir librement et souverainement en faisant une ouverture diplomatique en direction de la Russie avec qui, quoi qu’il arrive nous aurons, à traiter dans les années futures sur le continent africain et au Maghreb.

Notre alliance avec les USA, c’est bien connu, n’a qu’une limite, celle des intérêts américains. Cela a toujours été ainsi avec ce pays dont les politiciens n’ont au final au bout de leur viseur qu’une religion celle de la prospérité américaine.

C’est bien pourquoi la position de la France devrait être de revenir dans le jeu en Syrie, en adoptant une posture franco-française ouverte à la diplomatie Russe en soutien de l’action de Lakhdar Brahimi.

amérique,sergueï lavrov,syrie,qatar,arabie saoudite,russie,turquie,moyen-orient,lakhdar brahimi,laurent fabius,usa,maghreb,afrique,bachar al-assad,accords de genève,moaz al-khatib,coalition de l'opposition syrienne,rfi,tv5,le mondeLa politique de la France  n’est-elle pas toujours d’œuvrer partout pour la coopération entre les Peuples et la Paix dans le monde ? Nous avons là une bonne occasion d’en faire la démonstration.

Rappelons-nous bien l’Amérique a été partie prenante de tous les conflits mondiaux  des cent dernières années et qu’au Moyen Orient elle est mal placée pour organiser la Paix pour avoir pris la relève en pire de l’Angleterre.

Toujours en guerre ou en préparation de guerre, prétendant agir au nom de la liberté et des droits de gaza-930manif anti amérique.jpgl’homme elle s’est toujours arrangée pour que le feu et le sang ne touchent jamais son territoire mais celui des autres en étant toujours très attentive aux intérêts du complexe militaro-industriel sur lequel s’appuie sa puissance méphitique.

 

07/11/2012

Les Américains votent à nouveau Barack Obama président.

Mitt Romney, son opposant républicain  s'est finalement incliné, un peu avant 7 heures ce matin. Certain d'avoir perdu dans l'Ohio il s’est résolu à appeler son adversaire démocrate Barack Obama pour le féliciter. L’issue de la campagne a été incertaine jusqu’au bout.

Barack Obama, Mitt Rmoney, François Hollande, Amérique, Chine, Russie, Europe, Républicain, Démocrates, Paix, Pauvreté, Lutte contre la pauvreté, partage des richesses, Santé,  Finalement le premier président noir américain qui, lors de son premier mandat, n’a pas pu vraiment imposer la ligne politique de son programme de campagne, aura eu raison du blocage systématique des républicains au Congrès et de la crise économique mondiale dont il a dû tenir compte dans le train des réformes qu’avec son administration il a mis en œuvre pour l’Amérique.

Au fond, si l’on observe bien les choses avec objectivité, Barack Obama est pour l’instant le seul rescapé politique de la crise. Où sont les Luis Zapatero, Gordon Brown, Sylvio Berlusconi et autre Nicolas Sarkozy qui ont partagé avec lui les « shows médiatico-politiques » lors des premiers sommets mondiaux du début de son mandat ? Balayés, rétamés, ratatinés, de gauche comme de droite.

Barack Obama, Mitt Rmoney, François Hollande, Amérique, Chine, Russie, Europe, Républicain, Démocrates, Paix, Pauvreté, Lutte contre la pauvreté, partage des richesses, Santé,  Visiblement cette victoire doit plus à l’homme Obama qu’au parti démocrate. Elle consacre la réussite d’une certaine sincérité, d’une certaine chaleur et d’une bonne capacité à tenir compte des réalités. Ne soyons pas naïfs, la politique est aussi une matière dure et implacable. Il a du se montrer dur avec son camp!

Il faut du talent pour avancer sans se renier lorsque l’on est contraint d’infléchir sa trajectoire. C’est peut-être, face au Président Obama, ce qui, ces dernières années, a le plus manqué aux républicains américains. Le talent, et la prise en compte des réalités telles qu’elles s’imposent. Pour Mitt Romney cette carence est, à n’en pas douter, le prix qu’il paye aujourd’hui.

Le clivage est nécessaire pour faire la différence en démocratie, c’est indéniable et même utile à la formation de l’opinion citoyenne. Mais en période de crise le clivage devient totalement contre-productif surtout lorsqu’il est systématique et fait l’objet d’une posture-culte qui pousse à en faire l’alfa et l’oméga de toute proposition d’alternance.

Par parenthèse, certains en France feraient bien de s’inspirer de cette réalité politique s’ils veulent avoir une petite chance d’être au rendez-vous et gagnants en 2017.

Barack Obama, Mitt Rmoney, François Hollande, Amérique, Chine, Russie, Europe, Républicain, Démocrates, Paix, Pauvreté, Lutte contre la pauvreté, partage des richesses, Santé,  La radicalisation droitière du début de campagne de Mitt Romney, qui l’a conduit au final, et comme toujours à devoir se recentrer, a sûrement brouillé son image contribuant ainsi à orienter le choix des Américains en direction de celui qui pendant quatre ans a conduit leur pays en limitant la casse tant que faire se peut.

Les Américains viennent à nouveau d’accorder majoritairement leurs suffrages à Barack Obama. Que va-t-il faire maintenant de cette confiance renouvelée ?

D’une certaine manière, n’ayant plus à se faire réélire Barack Obama doit se sentir les coudées plus franches, il  est plus libre c’est incontestable.

Cela le rendra-t-il pour autant plus fort afin de tracer une voie américaine de rassemblement international vers plus de solidarité, d’intelligence et de compréhension face aux défis qui s’imposent à la communauté planétaire ? La question est désormais posée.

La Paix enfin assurée notamment en Afrique et au Moyen-Orient, la lutte contre la pauvreté qui fait tant de ravages, le partage équitable et sans gaspillage des richesses naturelles, le renforcement de la recherche comme outil au service de la bonne santé de l’humanité et du vivant….

Bref,  Barack Obama fera-t-il de son nouveau mandat un passeport pour une contribution américaine puissante à l’édification d’une véritable Société des Nations démocratiques, pacifiques et éclairées. Un passeport pour un espoir qui mobilise en faveur du rapprochement des Hommes au lieu qu’ils se déchirent en pure perte.

Dans cette affaire le poids et la responsabilité de l’Amérique est incontestable, celui bien sûr de la Russie, de la Chine et de l’Europe également. Un être seul ne peut à peu près rien, ensemble nous pouvons avoir une chance de réussite.

Barack Obama, Mitt Rmoney, François Hollande, Amérique, Chine, Russie, Europe, Républicain, Démocrates, Paix, Pauvreté, Lutte contre la pauvreté, partage des richesses, Santé,  Cette réélection est assurément, comme l’a déclaré François Hollande ce matin dans son message de félicitations à Barack Obama, « un moment important pour les Etats-Unis mais aussi pour le Monde».

Les commencements portent toujours potentiellement des temps d’espoirs et des germes de mobilisation. Cette nouvelle page qui s’ouvre à Washington ne manque pas de nous en fournir.

 

 
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