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17/10/2013

M. Hollande a choisi : on soutiendra l’agriculture productiviste

 Début octobre, le président de la République a indiqué les orientations de sa politique agricole. Après avoir discuté plus de deux heures avec Xavier Beulin, le patron de la FNSEA, il a choisi de faire silence sur l’agroécologie et de privilégier les céréaliers et l’élevage intensif. Sur le terrain, les paysans que Reporterre a rencontrés sont désolés et en colère.

François Hollande avait soigneusement choisi le lieu pour son grand discours sur l’agriculture : le salon de l’élevage de Cournon, rendez-vous annuel de la profession. Mercredi 2 octobre, le Président de la République a annoncé comment seraient réparties les aides européennes de la Politique agricole commune (PAC). 64 milliards d’euros sur 7 ans, de 2014 à 2020. Soit 9,1 milliards d’euros par an, à distribuer entre tous les paysans de France.

La répartition du gâteau est délicate et très politique. Elle permet au gouvernement d’orienter le développement de l’agriculture française. Souhaite-t-on plus d’élevage ? De céréales ? De bio?

PAC 2013, FNSEA, Xavier BEULLIN, François Hollande, Stéphane Le FOLL, Céréaliers, Elevage intensif, élevage bio, mesures agroenvironnementales, agro-écologie, Convergence des aides, BJusqu’ici les parts ont été plutôt inégales : 80% des subventions vont à 20% des exploitations. En majorité les grandes fermes céréalières du bassin parisien, qui cultivent souvent plus de 100 hectares.


Début octobre, François Hollande a donc donné l’impression de choisir une nouvelle direction (http://agriculture.gouv.fr/sommet-elevage-2013) : "Priorité à l’élevage", a-t-il martelé.

"Mais en fait, cela ne change pas grand-chose", déplore Samuel Féret, est coordinateur du réseau PAC 2013, un groupement de 25 organisations. Parmi elles, la Confédération Paysanne, la Fédération des parcs naturels régionaux de France, ou encore Les Amis de la Terre et le WWF.

Pour tous, la déception est grande : les grandes exploitations céréalières et les élevages intensifs restent les principaux bénéficiaires de la nouvelle PAC.

Pas un mot sur l’agro écologie

François Hollande annonce bien un milliard d’euros supplémentaires pour l’élevage. Mais l’effort n’est pas plus important que celui déjà fourni par le précédent gouvernement. Il avait, en 2009, "déjà réorienté plus de 1 milliards d’euros vers des objectifs similaires", souligne le communiqué de presse de PAC2013, qui dénonce "une continuité dans cette PAC à la française".

 

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La Politique agricole commune selon le gouvernement


Surtout, la position de la France, ambitieuse lors des négociations européennes, ne se retrouve pas au niveau national. Par exemple, la nouvelle PAC met en place une "prime" aux 52 premiers hectares.

Une façon d’encourager les plus petites exploitations, souvent des élevages. "C’est une idée de Stéphane Le Foll, il l’a défendue lui-même à Bruxelles. Mais on ne va pas l’utiliser à fond", regrette Samuel Féret. En effet, la France ne va mobiliser que les deux tiers des crédits que l’Europe l’autorise à mettre dans cette prime.

Autre exemple avec les mesures dites "agro-environnementales" (comme la réduction des pesticides ou l’entretien de prairies favorables à la biodiversité). "La France a été un des rares Etats membres de l’Union à défendre un verdissement de la PAC dès le départ, explique Samuel Féret. Angela Merkel n’en voulait pas et François Hollande a tenu bon ! Pourtant à Cournon, il n’a rien dit à ce propos."

Les associations sont d’autant plus surprises qu’en février 2013, le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll a lancé son "projet agro-écologique pour la France". A l’époque il annonçait bien qu’il s’appuierait sur la PAC.

Dernier exemple : la "convergence" des "aides au revenu". Pour l’instant, certaines exploitations céréalières peuvent recevoir plus de 400 euros à l’hectare, quand un éleveur de brebis des Alpes est aidé à hauteur d’environ 100 euros à l’hectare.

Le groupe PAC 2013 demandait 100 % de convergence : tous les agriculteurs français auraient alors reçu la même aide à l’hectare, une petite révolution pour le monde agricole. En face, la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) voulait limiter à 60 % : trop de "convergence" pourrait faire perdre beaucoup de subventions à ceux qui en reçoivent le plus. C’est-à-dire les grands céréaliers du bassin parisien et les élevages intensifs de l’ouest, qu’elle représente.

Finalement, François Hollande a tranché à 70 %, avec un plafond qui permet à chaque exploitation de ne pas perdre plus de 30 % de ses aides actuelles. "Il a donc choisi une position plus proche de celle de la FNSEA", remarque Samuel Féret.

Plus de deux heures à l’écoute du patron de la FNSEA

Pourtant, lors des négociations, le scénario préféré de Stéphane Le Foll était de 100 % de convergence. L’Elysée se serait donc éloigné des orientations négociées par son ministre de l’Agriculture. "Je pense qu’il a été écarté lors des décisions finales", indique à Reporterre un membre de la commission agricole du PS (Parti socialiste), qui souhaite rester anonyme.

Au passage, il note aussi que le scénario choisi s’éloigne fortement de la position du PS, qui recommande une convergence à 100 %.

Mais au moment des derniers arbitrages, il semble que le Président de la République a plutôt tendu l’oreille à la FNSEA, qui reste le principal syndicat agricole.

Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a été reçu par François Hollande la veille du discours de Cournon, le mardi 1er octobre. Comme l’indique l’agenda du Président de la République, l’entretien a duré plus de deux heures.

Peut-être François Hollande a-t-il voulu éviter que les tracteurs descendent dans les rues, à quelques mois des municipales. En tout cas, "l’Elysée voulait arriver à un accord avec la FNSEA, continue la même source.

Mais ils voulaient discuter uniquement avec la direction, c’est-à-dire Xavier Beulin, qui représente avant tout les céréaliers. Il a fait taire les représentants des éleveurs au sein du conseil de la Fédération. Puis il est arrivé à l’Elysée le mardi en affirmant : ’Nous sommes unanimes’... Et le Président de la République a cédé sur tout, à des niveaux que personne n’imaginait."

Au cabinet du ministre Stéphane Le Foll, on conteste cette thèse avec virulence : "C’est une légende urbaine. Si vous vous imaginez que la réforme s’est faite la veille dans le bureau de François Hollande, c’est non ! Les arbitrages du Président de la République sont finalement assez proches des positions de Stéphane Le Foll."

Les céréaliers, "dans la continuité"

Reste que cette nouvelle PAC préserve, pour l’essentiel, les subventions attribuées aux céréaliers. "Comme à chaque réforme, dans le milieu céréalier on s’attend à ce que tout soit bouleversé, raconte Quentin Delachapelle, céréalier dans la Marne.

En fait, on est dans la continuité. Les aides diminuent lentement, sans savoir où l’on va à long terme... Les céréaliers que je côtoie ont tous conscience d’être très dépendants de la PAC. Donc il y a une inquiétude. Mais l’augmentation du cours des céréales relativise la baisse des aides PAC."

Surtout, Quentin regrette que le Président de la République n’ait pas dit un seul mot à propos des aides "agro-environnementales".Sur ses 160 hectares, il a déjà réduit les pesticides de moitié. Il préserve une prairie de cinq hectares, des haies et d’autres "zones refuges pour la biodiversité". Ses cultures sont désormais plus résistantes aux aléas climatiques, son rendement n’a pas baissé et il dépense moins en intrants chimiques.

"Pour que ces mesures se généralisent, il faut que la PAC aille dans ce sens, insiste Quentin. Une baisse des aides serait tout à fait justifiée... A condition qu’en contrepartie, il y ait des mesures d’accompagnement. Pour que les exploitations comme les nôtres puissent se diriger vers une transition agro-écologique. Pour l’instant c’est loin d’être le cas."

« Tout le monde sur un pied d’égalité »

Du côté des éleveurs, on trouve aussi des mécontents. Patrick Guérin est éleveur bio de vaches laitières en Bretagne. Avec 30 hectares et 25 vaches, il fait figure de nain à côté des élevages intensifs du coin. « Ils nourrissent leurs vaches avec du maïs et du soja importés, alors que les miennes mangent de l’herbe »,précise-t-il. Pourtant, ils reçoivent en moyenne 100 euros de plus que lui à l’hectare. « Il y a une forme de distorsion qui n’est pas acceptable ».

Il a écouté attentivement le discours de François Hollande le 2 octobre : « Il avait une possibilité de remettre tout le monde sur un même pied d’égalité. Manifestement ce ne sera pas le cas. » La nouvelle PAC ne lui donnera pas plus d’aides au revenu. « Je vais juste récupérer mes billes », a-t-il calculé.

Les éleveurs de brebis au SMIC

Olivier Bel, lui, est "quasiment sûr" qu’il va toucher moins. Membre de la Confédération paysanne, il élève 210 brebis en bio dans les Alpes de Haute-Provence. Un petit troupeau pour la région. Son revenu est dans la moyenne de celui des éleveurs ovins de la région, à peu près le SMIC.

A ce tarif-là, les éleveurs de brebis ont l’honneur d’avoir les plus bas revenus de l’agriculture française. Il est 4,5 fois inférieur à celui des céréaliers (16.500 euros en moyenne pour l’année 2012 contre 76.500 euros pour les grandes cultures, selon le ministère de l’agriculture).

La majorité des aides qu’il reçoit sont liées à "l’ICHN", Indemnité compensatoire de handicaps naturels. Il la reçoit car son exploitation se situe en montagne. Jusqu’ici, cette indemnité était réservée aux exploitations de moins de cinquante hectares.

François Hollande a relevé le plafond à soixante-quinze hectares. "Donc il y aura plus d’exploitations à se partager la même enveloppe. Ma prime risque de diminuer !" Seule solution pour préserver ses aides selon lui : "L’agrandissement. Je dois augmenter mon troupeau de cent brebis."

Car Olivier l’admet, "la moitié de mes revenus dépendent des aides de la PAC. Mais le prix de l’agneau au kilo est le même qu’il y a trente ans. A l’époque, je pouvais m’acheter plus de choses !"Et encore, l’éleveur estime bien s’en sortir par rapport à ses collègues.

Ses bêtes pâturent dix mois de l’année, ce qui donne de la viande de qualité supérieure : "Je vends en direct, comme ça je valorise mieux le produit". Il arrive ainsi à vendre son agneau 14 euros le kilo hors taxes, contre un cours à 5,50 euros le kilo... Et des coûts de production à 7,50 euros le kilo en moyenne. "La majorité des éleveurs vendent à perte, c’est pour cela que l’on ne peut pas se passer des aides de la PAC ! Certains doivent même demander le RSA. J’espère ne pas avoir à le faire", ajoute-t-il un brin amer.

Avant de conclure : "La convergence des aides, de toute façon je ne la verrai pas. En 2020 je serai à la retraite. Et d’ici là, pas mal d’éleveurs ovins auront disparu."

Mais à la Confédération paysanne, certains espèrent encore.

La France a jusqu’en avril 2014 pour rendre sa copie à l’Union Européenne. «Le gouvernement peut encore modifier ses orientations», rappelle Judith Carmona, en charge de la PAC au syndicat. Puis les agriculteurs devront attendre 2015, pour voir tomber leurs subventions calculées selon la PAC nouvelle formule.

Source :

PAC 2013, FNSEA, Xavier BEULLIN, François Hollande, Stéphane Le FOLL, Céréaliers, Elevage intensif, élevage bio, mesures agroenvironnementales, agro-écologie, Convergence des aides, B

http://www.reporterre.net/

 

Article rédigé par : Marie Astier pour Reporterre.

Publié le : mercredi 16 octobre 2013

Photos :Champ de blé : Cradoboys.

 

14/09/2013

Armes chimiques : ce que les médias ne disent pas

Par Jean-Marc Dupuis

François Hollande et Barack Obama veulent déclencher la guerre pour « punir » le président de la Syrie, Bachar el-Assad, qui a tué de nombreuses personnes avec du gaz sarin, un horrible poison.

Mais les médias n'expliquent pas assez, à mon avis, que le sarin n'est qu'une catégorie particulière de composés organophosphorés, ceux-là même qui sont utilisés continuellement, et dans le monde entier, comme pesticides.

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 En 2007, la France a utilisé 2,9 kg de pesticides par hectare cultivé. Le plus gros utilisateur de produits phytosanitaires est la Colombie, essentiellement pour protéger les plans de café : elle a eu recours à 15,3 kg de pesticides par hectare. Les Bahamas sont en tête du classement, avec 59,4 kg. © Lite-Trac, Wikipédia, cc by sa 3.0

Le Roundup, le malathion – antiparasitaire très utilisé en Chine, ex-URSS et aux USA, interdit depuis 2007 dans l'Union Européenne –  et le Phosmet – utilisé sur les pommiers –, par exemple, sont des composés organophosphorés.

Pourquoi les organophosphorés sont si efficaces pour tuer

Les pesticides organophosphorés agissent comme le sarin : ils bloquent le cerveau. Lorsque votre cerveau cesse de fonctionner, votre cœur continue à battre provisoirement, car les cellules du cœur sont autonomes, mais vous perdez connaissance – coma – et, surtout, votre respiration s'arrête, ce qui entraîne l'asphyxie et la mort.

Les composés organophosphorés produisent cet effet en empêchant vos neurones de communiquer entre eux. Vos neurones sont les cellules de votre cerveau. Ils communiquent entre eux grâce à des produits chimiques appelés « neurotransmetteurs ».

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Structure de l'acétylcholine

L'un des plus importants de ces neurotransmetteurs est l'acétylcholine. Sans acétylcholine, les neurones ne peuvent plus se parler : vous ne pouvez plus penser, votre cerveau ne peut plus donner aucun ordre à votre organisme.

Or, les composés organophosphorés bloquent la fabrication de l'acétylcholine. Il suffit qu'une très faible dose entre dans votre organisme pour que vos neurones soient privés d'acétylcholine, ce qui bloque votre cerveau, et vous tue.

L'importance de bien laver ses fruits et légumes

Vous ne mourrez pas en avalant des résidus de pesticides organophosphorés sur les fruits et légumes que vous aurez oublié de laver, mais ils peuvent malgré tout perturber votre organisme.
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Une étude de 2010 a montré que chaque augmentation d'un facteur 10 de la concentration urinaire de métabolites organophosphorés était associée à une augmentation de 55 % à 72 % des risques d'apparition du TDA/H chez l'enfant. (2)

Les pesticides ont encore d'autres effets délétères sur le cerveau : d'après une expertise collective de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), ils augmentent aussi le risque de développer la maladie de Parkinson (3)

Il est donc absolument capital, lorsque vos fruits et légumes ne sont pas bio, de bien les laver avant de les manger, surtout si vous les mangez crus et/ou avec la peau, si possible avec une brosse à légume dont vous vous équiperez spécialement à cet effet.

Une découverte issue de la recherche sur les armes chimiques

Les pesticides organophosphorés sont le fruit des recherches sur les gaz de combat entamées lors de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont remplacé, dans les années 70, les organochlorés, dont le chef de file était le DDT.

La plupart des armes chimiques aujourd'hui sont des organophosphorés.

L'objectif ultime d'un régime belliqueux, en effet, est de trouver un produit aux effets immédiats, définitifs, et assez puissant pour tuer des dizaines de milliers, et si possible des centaines de milliers de personnes d'un coup.

Comprenez, les gaz utilisés durant la Première Guerre Mondiale – chlore et gaz moutarde, qui brûlaient les yeux et les poumons –  parvenaient rarement à faire plus de quelques milliers de morts d'un coup, ce qui était loin d'être suffisant au goût des dirigeants politiques et militaires.

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formule gaz sarin

C'est en 1939 que des chercheurs allemands trouvèrent enfin la solution « miracle », avec le sarin. Les inventeurs, de la firme chimique IG Farben, en furent si fiers qu'ils baptisèrent ce gaz d'après les lettres de leurs noms, afin d'être sûrs de rester dans l'histoire – Gerhard Schrader, Ambros, Rüdiger et Van der LINde –

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le sarin est inodore, incolore et volatile, et capable de traverser la peau. Vous ne voyez rien, vous ne sentez rien, mais il suffit que quelques molécules vous touchent ou entrent dans vos poumons – une concentration de 10 parties par milliard est déjà fatale – et vous êtes mort.

Diffusé dans les rues d'une ville ou dans un métro, alors que personne ne se doute de rien, le sarin provoque une scène cauchemardesque où tous les passants, jeunes et vieux, grands et petits, s'effondrent paralysés puis meurent d'asphyxie (le cerveau arrêtant de fonctionner), sans que quiconque assistant à la scène puisse comprendre ce qui se passe ou réagir.

Il s'agit donc véritablement de l'arme de l'Apocalypse, au même titre que l'arme nucléaire, ce qui l'a fait classer par l'ONU dans la catégorie des armes de destructions massives (résolution 687). A ce titre, sa production et sa conservation sont interdites depuis 1993.

Malheureusement, l'actualité toute récente a montré que ce beau rêve de la disparition des armes de destructions massives n'était pas pour demain.

Mon opinion sur la Syrie

Bien que personne ne m'ait demandé mon avis, je vais quand même le donner. C'est hors-sujet, mais la question me tient vraiment à cœur.

J'ai longuement sillonné la Syrie en auto-stop, des côtes montagneuses à l'ouest jusqu'aux rives de l'Euphrate à l'est, ce qui m'a permis de rencontrer quantité de Syriens, manger avec eux, loger chez eux, et recueillir toutes sortes de confidences effrayantes sur les méthodes de la police du régime.

Je n'ai donc aucune sympathie pour Bachar el-Assad qui est, c'est évident, un criminel. Le problème, selon moi, est que les rebelles sont certainement aussi violents voire pires que Bachar el-Assad. Mais ce n'est que mon avis et, encore une fois, personne ne me l'a demandé... A votre santé !


Sources : de l’article

(1)  Maryse F. Bouchard, David C. Bellinger, Robert O. Wright & Marc G. Weisskopf ; Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder and Urinary Metabolites of Organophosphate Pesticides : Revue Pediatrics (online 17 mai 2010) Vol. 125 No. 6 June 2010, pp. e1270-e1277

(2)  Medscape.com

(3)  Pesticides : Effets sur la santé : une expertise collective de l’Inserm

Pour en savoir plus voir le site source : logo_sni_little.png

 

http://www.santenatureinnovation.com/quels-problemes-de-s...

 

Plus info: Rôle de l'acétylcholine dans les systèmes nerveux central et périphérique

http://www.linternaute.com/science/biologie/dossiers/06/0...

 

06/03/2013

Protégeons la forêt du bois du Troncay

JncQRuZjDTIeZcv-556x313-noPad.jpgLes occupants de la ZAD du bois du Troncay et l'association Adret Morvan communiquent :

En quelques jours, vous êtes plus de 37.000 à avoir signé notre pétition pour stopper le projet Erscia qui risque de détruire la forêt du Morvan où nous vivons. Nous remettrons la pétition demain jeudi à François Patriat, Président du conseil régional de Bourgogne, afin qu'il sensibilise les élus de la Nièvre à nos demandes.

Pouvez-vous nous aider à atteindre 50.000 signatures en diffusant ce message à vos amis dans les prochaines 24 heures? Merci!

Bonjour,

À l'abri des regards, un projet de scierie géante est en train de voir le jour dans la forêt du Morvan où nous vivons, et risque de détruire cet écosystème riche et unique.

Depuis début février, nous occupons pacifiquement le bois du Tronçay pour le protéger des tronçonneuses et pelleteuses qui prépareront le terrain pour les travaux de la société Erscia qui souhaite implanter ce gigantesque complexe industriel. Il comprend un incinérateur qui polluera l'eau et l'environnement.

Pour attirer l'attention de l'opinion et des médias, nous avons lancé une pétition sur Change.org demandant aux autorités locales et nationales l'abandon de ce projet qui va dévaster la forêt.

Plus de 37 000 personnes l'ont déjà signée. Jeudi matin, en présence de la presse, nous la remettrons au Président du conseil régional de Bourgogne François Patriat, afin qu'il sensibilise les élus de la Nièvre à nos demandes.

Merci de cliquer ici pour signer notre pétition, puis faites suivre ce message à tous. Ensemble, atteignons 50 000 signatures d'ici demain.

La méga-scierie d'Erscia prévoit de traiter près de 1900 m3 par jour, soit une coupe quotidienne de 3 hectares, l'équivalent de 4 terrains de football toutes les 24 heures.

De telles installations favorisent l'industrialisation massive de la sylviculture en Bourgogne et en France. A l'image de l'agriculture intensive, nos forêts deviendront des champs d'exploitation nécessitant engrais et pesticides, générant destructions et pollutions. 



En plus d'un désastre écologique, ce projet contribuera à aggraver la crise économique et sociale dans la région.

En effet, les scieries du département de la Nièvre, déjà en difficulté, ne pourront pas supporter la concurrence déloyale auxquelles elles seront soumises. Créer 120 emplois sur le site pour en perdre 300 sur le reste du département est sans intérêt.

En choisissant Erscia plutôt qu'une économie locale, solidaire et respectueuse de l'environnement, nos élus favorisent les intérêts des actionnaires du groupe, plutôt que ceux de la population et un modèle d'exploitation outrancière, plutôt que le développement durable du département.

Mais s'ils réalisent que nous sommes soutenus par des milliers de citoyens, ils devront faire machine arrière.

Merci de signer notre pétition pour placer la protection de la forêt avant ces intérêts dévastateurs.

logo assos morvan.jpgStoppons le projet de scierie géante qui va détruire la forêt du Morvan. Atteignons 50.000 signatures avant de remettre la pétition au président du conseil régional de Bourgogne dans 24 heures

08/03/2012

Monsanto sous le feu de la justice !

Paul François, FNE, Monsanto, Jacques Maret, Générations futures, Round-Up-Express, Changer la vie, Santé publique, Maladie de Parkinson, Maladie d'Alzheimer, MSA, Le Lasso, Agro-chimie, Arrêt TGI Lyon, Arrêt Conseil d'Etat 7 mars 2012, Bruno Lemaire, Ministère de l'Agriculture,Courant février la responsabilité du géant américain de l’agrochimie et des biotechnologies, MOSANTO, a été reconnue par le TGI de Lyon concernant les problèmes de santé provoqué chez un agriculteur des Charentes utilisant un herbicide – le Lasso –, dont la toxicité et la nocivité du composant principal, l’alaclhore, interdit en France depuis 2007.

Paul François, FNE, Monsanto, Jacques Maret, Générations futures, Round-Up-Express, Changer la vie, Santé publique, Maladie de Parkinson, Maladie d'Alzheimer, MSA, Le Lasso, Agro-chimie, Arrêt TGI Lyon, Arrêt Conseil d'Etat 7 mars 2012, Bruno Lemaire, Ministère de l'Agriculture,A la suite d’analyses de sang révélant une présence de chlorobenzène dans son organisme, Paul François, utilisateur habituel du produit en question, souffrant de nausées, de maux de tête, de vertiges, de troubles neurologiques invalidants, s’appuyant sur le fait que la composition exacte du produit ne figurait pas sur le produit, avait engagé un combat judicaire.

D’abord pour faire reconnaître sa maladie comme maladie professionnelle devant la MSA – mutuelle sociale agricole – en 2008 puis en appel en 2010. Puis obtenir que la responsabilité du fabriquant du produit toxique soit engagée. C’est fait désormais reste maintenant à fixer l’indemnité compensatrice que la firme « empoisonneuse » devra lui verser.

Paul François, FNE, Monsanto, Jacques Maret, Générations futures, Round-Up-Express, Changer la vie, Santé publique, Maladie de Parkinson, Maladie d'Alzheimer, MSA, Le Lasso, Agro-chimie, Arrêt TGI Lyon, Arrêt Conseil d'Etat 7 mars 2012, Bruno Lemaire, Ministère de l'Agriculture,La responsabilité de MOSANTO dans l’intoxication d’un agriculteur en France vient d’être actée devant la Justice ce n’est qu’une première étape. Il reste désormais à poursuivre les actions pour faire reconnaître que les effets néfastes des produits de cette firme ne s’arrêtent pas à rendre malades les agriculteurs qui les utilisent mais se prolongent jusque dans nos assiettes.

On peut raisonnablement espérer que les ennuis ne sont pas terminés pour le géant de la production des pesticides. Plusieurs études et rapports scientifiques font état d’une forte suspicion quand à leur rôle dans l’augmentation des maladies neurovégétatives comme les maladies de Parkinson et d’Alzheimer.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, MONSANTO va devoir faire face à une deuxième affaire. Le verdict est tombé mercredi 7 mars 2012.

Un arrêt du Conseil d’état vient en effet d’annuler « la décision implicite par laquelle le ministre de l’agriculture avait rejeté la demande d’abrogation du Round-Up-Express ». Le ministre a 6 mois pour revoir sa copie et l’état devra verser, aux plaignants une indemnité de 3000€.

Le « Round-Up-Express » est un herbicide, vendu en Jardinerie de grande distribution, que produit MONSANTO. Oui MONSANTO encore elle la multinationale américaine du phytosanitaire et des OGM.!

«En 2009, nous avions envoyé un courrier au ministre de l'Agriculture pour lui demander de retirer l'autorisation de mise sur le marché de ce produit. Bruno Lemaire n'était pas en poste depuis longtemps. Dans son courrier, nous avions compris qu'il Paul François, FNE, Monsanto, Jacques Maret, Générations futures, Round-Up-Express, Changer la vie, Santé publique, Maladie de Parkinson, Maladie d'Alzheimer, MSA, Le Lasso, Agro-chimie, Arrêt TGI Lyon, Arrêt Conseil d'Etat 7 mars 2012, Bruno Lemaire, Ministère de l'Agriculture,n'avait rien à faire de nos questions.» a déclaré, dans une interview donnée au Journal Sud Ouest, Jacques MARET, paysan bio éleveur de bovins en Charentes qui a engagé l’opération en justice avec l’aide de Générations Futures.

Cette fois « la boite de Pandore est ouverte » se réjouit l’éleveur de troupeau qui tout en faisant face aux tracas de l’administration dans la gestion au quotidien de son exploitation bio mène courageusement « son combat pour la santé publique » contre « vents et « Monsanto ». Il en est déjà à sa sixième plainte et n’est pas prêt à baisser les bras.

Ce combat pour la santé publique est devenu essentiel tant il est patent que la frénésie productiviste actuelle de la « mégalo-agro-industrie » qui sous prétexte de prétendre « nourrir l’humanité » – dont le projet en réalité est de se goinfrer de profits – conduit inexorablement et radicalement à la lente mais certaine destruction de la vie dans toutes ses dimensions, culturelle, esthétique, humaniste et écologique.

Paul François, FNE, Monsanto, Jacques Maret, Générations futures, Round-Up-Express, Changer la vie, Santé publique, Maladie de Parkinson, Maladie d'Alzheimer, MSA, Le Lasso, Agro-chimie, Arrêt TGI Lyon, Arrêt Conseil d'Etat 7 mars 2012, Bruno Lemaire, Ministère de l'Agriculture,Il suffit pour s’en convaincre de réfléchir, à la destruction des forêts, aux pollutions graves liées aux exploitations – chimiques, pétrolières et nucléaires –, aux conflits armés qui n’ont d’autres objet que la maîtrise des matières premières – eau, pétrole, matières rares, uranium et passage stratégiques – à la chute de la biodiversité Paul François, FNE, Monsanto, Jacques Maret, Générations futures, Round-Up-Express, Changer la vie, Santé publique, Maladie de Parkinson, Maladie d'Alzheimer, MSA, Le Lasso, Agro-chimie, Arrêt TGI Lyon, Arrêt Conseil d'Etat 7 mars 2012, Bruno Lemaire, Ministère de l'Agriculture,et à l’explosion des maladies « modernes » – cancers, maladies cardio-vasculaires et diabètes – à la faim et aux malnutrition. Autant de phénomènes qui tous les jours font l’actualité des journaux télévisés. Un exemple concret un seul pour illustrer cette «folie», les algues vertes de Bretagne.

Ces combats victorieux, celui de Paul François et celui de Jacques MARET sont emblématiques. D’abord parce qu’ils incarnent la « Résistance active » qui doit être engagée au quotidien par les victimes d’un système qui m éprise les hommes les sociétés les animaux et la nature. Ensuite parce qu’ils sont par le fait la preuve que l’on peut agir et gagner. Enfin parce qu’ils sont les vecteurs indispensables à la prise de conscience sociale et politique que l’heure est venue de penser à « changer la vie ».

Paul François, FNE, Monsanto, Jacques Maret, Générations futures, Round-Up-Express, Changer la vie, Santé publique, Maladie de Parkinson, Maladie d'Alzheimer, MSA, Le Lasso, Agro-chimie, Arrêt TGI Lyon, Arrêt Conseil d'Etat 7 mars 2012, Bruno Lemaire, Ministère de l'Agriculture,Ne pas simplement se contenter de faire aboutir une alternance, qui nous ferait changer maintenant et que tout continue comme avant. Non « changer la vie » en réalisant une alternative adaptée aux nécessités de notre siècle.

Une alternative ouverte qui, loin d’être un repli sur soi ou un refus obstiné de la science, donne au contraire confiance dans le lendemain et qui fasse revivre l’espoir partagé d’une vie simplement meilleure, plus éclairée, plus sereine, plus conviviale, plus juste et plus épanouissant

05/08/2011

En finir avec les marées vertes en Bretagne

Les algues tueuses de sangliers

Algues vertes, algues tueuses, sangliers, Bretagne,Côtes d'Armor, Vincent Petit, INERIS, Finistère, Président de la République, Eaux et Rivières de Bretagne, Grenelle de l'Environnement, Nitrates, Lisiers,Les résultats des analyses toxicologiques réalisées sur les cadavres des sangliers retrouvés le 24 juillet dans l’estuaire du Gouessant, ont fait apparaitre une présence dans les poumons d’hydrogène sulfuré sur 5 parmi les 6 bêtes examinées. La concentration varie de 0,36 à 1,72 mg/kg.

L’autopsie des animaux permet de dire que ceux-ci sont morts à la suite d’une embolie, ce qui aux dire des spécialistes renforce le point de vue selon lequel les algues vertes – dont la prolifération est due à un excès de nitrate en provenance de l’agriculture et des lisiers des élevages de porcs – sont bien à l’origine du mal qui a frappé les sangliers.

Depuis c’est à une véritable hécatombe à laquelle l’on assiste dans ces endroits de Bretagne pourris par les algues vertes. Trente autres sangliers ont été découvert morts sur les plages.

Déjà un plainte devant le TGI de Paris en 2009

Chacun se souvient, c’était en 2009, lors d’une balade à cheval non loin de la plage de Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes d’Armor, Vincent Petit avait perdu connaissance et son cheval est mort foudroyé. Les médecins qui ont examiné Vincent Petit ont rapidement émis l’hypothèse d’une intoxication générée par les gaz issus de la décomposition d’algues vertes. Des examens toxicologiques effectués sur le cheval ont fait apparaitre la présence de sulfure d’hydrogène dans les poumons ce qui a conduit à conclure que les algues vertes étaient en cause.

Une plainte au pénal a été déposée en septembre 2009 devant le TGI de Paris et une instance administrative est en cours devant le Tribunal de Rennes. Les conclusions ne sont pas attendues avant plusieurs mois.

Avant l’accident survenu à Vincent Petit plusieurs autres cas similaires se sont produits sans que pour autant ils aient été attribués formellement à une intoxication à partir des gaz provenant de la décomposition des algues vertes.

Il faut remettre en cause les modes intensifs de production agricole

Algues vertes, algues tueuses, sangliers, Bretagne,Côtes d'Armor, Vincent Petit, INERIS, Finistère, Président de la République, Eaux et Rivières de Bretagne, Grenelle de l'Environnement, Nitrates, Lisiers,Au-delà des insuffisantes mesures, décidées dans le cadre du plan «algues vertes», qui visent à augmenter les capacités de collecte de ces polluants dangereux, c’est plus globalement à une remise en cause des modes intensifs de production et d’élevage en Bretagne qu’il faudrait se consacrer.

Collecter les algues n’est qu’un pis-aller qui à l’usage se révèle nettement insuffisant, coûteux et générateur de gaz à effet de serre. Comme toujours ce n’est pas en agissant sur les effets apparents d’une pollution que l’on règle les problèmes mais bien en agissant sur à la racine des causes qui l’on provoqué.

Faute de prendre ce dossier à bras le corps et à le traiter au fond, le gouvernement et les autorités publiques s’exposent à devoir faire face demain à un problème majeur de santé publique. Ce n’est pas semble-t-il la voie dans laquelle semblent vouloir s’engager les pouvoirs publics.

Les algues en Bretagne sont bien mortelles!

Un rapport de l’INERIS rendu public le 19 août 2009 conclue à la toxicité pour les êtres humains, et de facto pour les animaux, des gaz issus de la fermentation des algues vertes. Oui les algues en Bretagne sont bien mortelles!

En septembre de la même année une «note confidentielle» du Préfet des Côtes d’Armor traitant de la prolifération des algues vertes a mis en cause les pratiques des professionnels de l’agriculture bretonne.

La Bretagne classée zone vulnérable au titre de la directive nitrates en 1994!

Algues vertes, algues tueuses, sangliers, Bretagne,Côtes d'Armor, Vincent Petit, INERIS, Finistère, Président de la République, Eaux et Rivières de Bretagne, Grenelle de l'Environnement, Nitrates, Lisiers,Et pourtant une sorte d’état de léthargie semble s’être emparée des pouvoirs publics locaux et nationaux. Tout est fait pour ne pas faire alors que la Bretagne est classée depuis 1994 en zone vulnérable au titre de la directive nitrates.

Le Tribunal administratif de Rennes, en octobre 2007 a même condamné l’Etat en raison de sa responsabilité dans la prolifération des «algues tueuses». Au titre de cette condamnation, l’État a dû verser des dommages et intérêts à une association de protection de l’environnement bretonne.

Les écologistes diabolisés par des politiques en dessous de tout!

Pire certains responsables politiques se laissent aller à des basses manœuvres de diabolisation des écologistes. C’est ainsi que le Conseil Régional PS de Bretagne n’a rien trouvé de mieux que d’engager une action devant le Tribunal, «pour atteinte à son image», contre France Nature Environnement qui avait lancé une campagne de sensibilisation choc en février de cette année. Il a heureusement été débouté.

Algues vertes, algues tueuses, sangliers, Bretagne,Côtes d'Armor, Vincent Petit, INERIS, Finistère, Président de la République, Eaux et Rivières de Bretagne, Grenelle de l'Environnement, Nitrates, Lisiers,Le Président de la République, spécialiste connu en anathèmes en tous genre, s’en est pris, lors d’un déplacement dans le Finistère pour parler Littoral, aux «intégristes écologistes» qui de leur côté auraient aimé de lui qu’il se prononce clairement sur les projets qui se concoctent au ministère de l’Agriculture en vue d’assouplir les règlements en matière d’épandage d’azote.

Cette affaire déborde très largement le fait des marées vertes par elles-mêmes.

Elle touche aux actions de reconquête de la qualité des eaux et des nappes phréatiques impactées comme elle touche les activités des secteurs de la mer et du tourisme. Le désastre écologique des «marées vertes» de Bretagne est aussi en passe de devenir une grave question économique et de santé publique.

Les associations de protection de l’environnement en Bretagne l’ont bien compris. Depuis l’apparition du phénomène, il y a près de 40 ans, elles ne cessent de lutter inlassablement sur le terrain. Elles, Eaux et Rivières de Bretagne et d'autres, demandent aujourd’hui la mise en application du principe de précaution en attendant mieux.

Appliquer le principe de précaution et le Grenelle de l’environnement!

Dans ce cadre, trois mesures d’application immédiate et de bon sens sont réclamées - Interdiction d’accès aux plages pour lesquelles la collectes des algues ne s’effectue pas quotidiennement, abandon des projets de décrets et d’arrêtés relatifs au relèvement des quantités de lisiers autorisés à l’épandage, accélération de la validation du programme d’action pour la baie de Saint-Brieuc qui est le premier site d’échouage des ulves.

De plus elles exigent tout simplement la mise en application d’une des mesures du Grenelle de l’Environnement qui prévoie une réduction de 40% de la pollution des eaux par les nitrates d’ici à 2015.

Seront-elles entendues ces associations qui depuis les premiers signes de morts suspectes se sont mobilisées pour dénoncer une situation qui ne fait qu’empirer?

Faudra-t’il qu’un drame humain se produise pour qu’enfin l’on finisse par entendre raison?

 

 
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