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08/05/2013

Lettre ouverte du Dr Nicole Delépine à Mme le Ministre de la Santé contre l’asphyxie accélérée de l’hôpital

L’objet de cette longue lettre ouverte est, pour son auteur, un Nicole Delépine, Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP, Pr Debré, Pr Even, ARS, Cahuzac, Lettre ouverte à Mme le Ministre de la Santé, Hôpital Public, LATA, limitation et arrêt de thérapeutiques actives, APHP,  s'attaquer aux conflits d'intérêts, Cahuzac, Abrogation de la loi Hôpital patients territoire,plaidoyer pour un Hôpital Public humain tourné d’abord vers les patients. Un Hôpital Public où soignants et médecins, qui comme leurs patients sont actuellement insidieusement au désespoir, retrouvent la sérénité et la fierté d’être au seul service fraternel envers l’autre rendu vulnérable par sa maladie.

 

Cette lettre ne se contente pas de décrire le désarroi d’un médecin qui refuse de  voir sa mission polluée par une sorte «d’hubris gestionnaire» qui l’étouffe et qui l'empêche de faire son métier.

 

Cette lettre met en avant des propositions raisonnables pour éviter la destruction programmée de l’Hôpital Public dont il faut rappeler qu’il est d’abord celui des Citoyens qui le financent, tant par l’impôt que par les cotisations sociales.

 

Bernard FRAU

 

Le premier mai 2013

 

Madame la Ministre,

 

Médecin pédiatre depuis plus de 40 ans à l’hôpital public, j’ai fait la nuit dernière ce rêve étrange et pénétrant d’un hôpital qui soigne,  accueille, aime,  cajole, réconforte, améliore, soulage, répare le patient, du petit au plus âgé, du moins atteint au plus handicapé, du plus faible au plus armé pour la vie, du plus riche au plus pauvre, du plus fou au plus normal, de l’illettré au savant, du bien tonique au mourant.

 

Cet hôpital avait pour mission de soigner, guérir si on le pouvait et non pas de tuer .On n’avait pas encore imaginé la trouvaille de l’année 2013, formations multiples aux LATA, je vous le donne en mille : «limitations et arrêt de thérapeutiques actives».

 

Et les hérétiques qui n’accepteront pas ces nouvelles formes de «soins» seront jetés au feu comme tous les dissidents. Ils le sont déjà. Mais ce cri d’alarme contre l’euthanasie sera l’objet d’un autre plaidoyer qu’on ne peut limiter à quelques lignes.

 

Quand j’arrivai pour  la première fois dans une grande salle commune de l’hôpital saint Antoine à Paris en 1965 en tant que stagiaire, je fus frappée par une grande chaleur humaine qui régnait malgré la promiscuité. La propreté aussi  sautait aux yeux, le sol brillait ! Cela sentait bon l’eau de javel qui ne coutait pas cher et surtout l’amour diffusé partout. Chacun à son niveau se savait utile et ne mettait pas son ego à toutes les sauces.

 

La femme de ménage qu’on n’appelait pas encore technicienne de surface comprenait instinctivement l’importance de son office tant pour le confort que pour le bien des patients et leur guérison. On ne parlait pas de sécurité, mais elle existait et chacun en était garant.

 

Le malade qui appelait trouvait un relais auprès du voisin pour interpeler  l’aide-soignante qui ne se disait pas « attendez, je suis en pause » et ne se trouvait pas en salle de repos pour parler du dernier feuilleton télé avec les collègues.

 

Pendant les heures de travail, on travaillait, c’est très bête évidemment et cette remarque me vaudra les gémonies de beaucoup, mais d’autres, à commencer par les patients seront d’accord avec moi pour dire que les infirmières dans le bocal (les locaux sont transparents quand des affiches multiples et variées n’ont pas cachées ce qu’on ne saurait voir..) cela suffit.

 

Sous prétexte de transmission, de tâches administratives, de préparations etc., le malade doit toujours attendre et attendre. Certes le nom de «patient» ne date pas d’aujourd‘hui mais quand on dépense 13 % du PIB pour la santé on pourrait espérer ne pas redescendre au Moyen âge.

 

La multiplication des cases à cocher sur le papier puis sur lNicole Delépine, Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP, Pr Debré, Pr Even, ARS, Cahuzac, Lettre ouverte à Mme le Ministre de la Santé, Hôpital Public, LATA, limitation et arrêt de thérapeutiques actives, APHP,  s'attaquer aux conflits d'intérêts, Cahuzac, Abrogation de la loi Hôpital patients territoire,’écran, des formulaires à remplir a désinvesti les soignants, médecins inclus, pour lesquels le respect des règles qui seront contrôlées  par les multiples audits a remplacé l’obsession du patient  par celle de la «réglementation».

 

Que s’est-il passé ? Comment en est-on arrivé là ?

 

Dans mon rêve, une grande salle commune, d’innombrables lits serrés les uns contre les autres, des mamans serrant dans leurs bras un enfant hospitalisé et des soignants à l’écoute, des patients accueillis même s’il fallait mettre un lit supplémentaire.

 

Bêtement à l’époque, les soigner paraissait plus important que les accueillir en client comme au Hilton et les laisser dehors si l’hôtel était plein. Personne n’eut imaginé refuser les malades graves sous prétexte de normes de qualité, de sécurité, de responsabilité etc.

 

Personne n’eut imaginé que quelques décennies plus tard ce serait le directeur d’hôpital qui aurait l’autorité pour « admettre » les patients et menacerait  les docteurs de sanction s’ils voulaient accepter un malade en plus du quota prévu.

 

Et quels moyens pour échapper à ce diktat puisque tout un réseau « sanitaire » a été mis en place pour empêcher les docteurs de soigner!

 

Les empêcheurs de soigner en rond, flattés de leur pouvoir sur les médecins qui les dominaient depuis des lustres (avant la tragique loi de 1991), ont été créés à tour de bras : surveillantes dénommées cadre de soin, de pôle, directeur de soins de l’hôpital et du groupe, directeur du site et du groupe, chef de pôle, président de la commission d’établissement etc. L’APHP a de plus le privilège d’avoir un «siège» fort qui double encore ces mêmes fonctions.

 

L’autoritarisme règne en maître avec des incohérences permanentes au sein des établissements. Comment expliquer les si nombreux brancards dans les couloirs des services d’urgence de l’APHP et le refus dans cette même institution d’un lit supplémentaire en oncologie pédiatrique un vendredi soir même si une chambre est libre ?

 

L’autocratie aveugle, subjective et partisane règne partout sans respect de l’intérêt des malades, les grands oubliés des bureaucrates gestionnaires.

 

Comment résister à cette soviétisation destructrice de l’hôpital ?

 

Le malade vient consulter un médecin, mais entre eux deux qui devraient pouvoir bénéficier d’un «colloque singulier», les interférences sont légion, érigeant un mur de Berlin, entraînant le désespoir voire le renoncement de trop d’entre nous (rappelons que les suicides de médecins et soignants sont beaucoup plus fréquents que dans la population générale et qu’à France Télécom).

 

Les inquisiteurs nommés des Agences régionales de santé (ARS) font régner l’ordre, leur ordre ; et leurs capos, les directeurs d’hôpitaux et leurs subordonnés  jouissent de leurs petites prérogatives.

 

Comment résister, protéger les patients ?

 

Impossible, d’où cette lettre ouverte, seule issue visible pour un simple médecin des hôpitaux en dehors de l’abandon, de la fuite, ou du suicide.

 

Un seul exemple : j’ai reçu la semaine dernière par mail un ukase de la cadre de pôle exigeant que les médecins de l’unité annulent à 13 heures les malades prévus dans l’après midi (certains venaient de province).

 

Ces patients devaient être hospitalisés pour recevoir leur traitement de chimiothérapie dont chacun sait (ou devrait savoir) que le retard à l’administration entraine des pertes de chance de survie.

 

Ce mail m’était adressé en tant que responsable de l’unité et également à neuf cadres  impliqués par cette injonction de ne pas soigner.

 

Parmi eux au moins trois infirmières montées en grade, et qui en d’autres temps, eussent pris, pour quelques heures, le relais auprès des patients, de leurs subordonnés qu’elles sont censées encadrer.

 

Quant au nombre d’administratifs qui se multiplient comme des petits pains, ils sont là pour gérer la pénurie (sauf la leur), imposer leur pouvoir qui satisfait leur ego et oublier le malade qui n’est qu’un gêneur encombrant. (1)

 

Mme la Ministre, en quarante ans l’hôpital fut détruit !  Que s’est–il passé?

 

Comme le reste de la société à partir des années Reagan, Thatcher, et Mitterrand en France, l’argent devint roi, le modèle fut le «golden boy» et l’hôpital devint «entreprise».

 

Comment  imaginer il y a quarante ans que les mutuelles assurances seraient cotées en Bourse… que les médecins seraient sommés de tenir compte de la tarification à l’activité pour prescrire des actes supplémentaires invasifs et souvent inutiles, et raccourcir ou allonger la durée d’hospitalisation des patients en fonction des bornes hautes ou basses de la classification sécurité sociale permettant de rapporter plus d’argent à l’hôpital (et de couter plus cher à la sécurité sociale) … cherchez la logique du système !

 

Ne croyez pas que j’exagère, tout le monde le sait maintenant ! Alors plutôt que de vous donner mille exemples (2) de cette dégénérescence de notre médecine au milieu de la destruction globale de la société, il me semble plus positif de vous proposer quelques sujets de réflexion voire quelques propositions susceptibles de redorer le blason de votre ministère et d’améliorer le sort des patients.

 

Madame la Ministre, n’ayant pas le loisir dans une simple lettre ouverte de vous proposer un programme de restauration du système de la santé en France, je me contenterai ici d’aborder trois problèmes cruciaux dont la solution transformerait déjà rapidement le climat, redonnant fierté, estime de soi aux médecins jusque-là stigmatisés, dévalorisés, déprimés, ainsi qu’à leurs incontournables alliés auprès des malades, toutes les catégories de soignants qui subissent les mêmes tracas.

 

1) S’attaquer sans complaisance aux conflits d’intérêt qui ruinent l’image des politiques, des experts et ruinent le budget  de la Sécurité Sociale

 

Je vous proposerai donc de vous attaquer sans attendre aux conflits d’intérêt entre l’industrie pharmaceutique, la politique et les leaders d’opinion universitaires.

 

Si la population toujours désinformée par les médias n’en a peut-être pas pris la mesure, vous ne pouvez pas ignorer que l’affaire Cahuzac n’est que la face émergée de l’iceberg et que les rapports incestueux des  décideurs sont fort partagés dans le milieu des premiers cercles du pouvoir.

 

Monsieur Cahuzac, loin d’être une exception représente le mode Nicole Delépine, Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP, Pr Debré, Pr Even, ARS, Cahuzac, Lettre ouverte à Mme le Ministre de la Santé, Hôpital Public, LATA, limitation et arrêt de thérapeutiques actives, APHP,  s'attaquer aux conflits d'intérêts, Cahuzac, Abrogation de la loi Hôpital patients territoire,de fonctionnement de nombreux décideurs. Nous vous le démontrerons si nécessaire, mais vous avez surement conscience comme moi qu’une grenade dégoupillée vous menace et qu’il serait plus raisonnable d’aborder tout de suite ce dossier brûlant avant qu’il n’explose. à moins que vous ne le puissiez ?

 

Les économies engendrées par un choix impartial, sans influence de lobbys, des médicaments recommandés et autorisés par les agences (ou mieux le ministère lui-même) permettraient des économies de plusieurs milliards d’euros annuels. économies du budget de la sécurité sociale  soi-disant recherchées mais ces gisements évidents restent oubliés.

 

2) S’attaquer aux agences sanitaires multiples et variées  source de gabegie, de paralysie et d’inefficacité.

 

Dans un deuxième temps, je vous ferai quelques propositions pour assainir le pouvoir de décision en santé curieusement accordé aux multiples et une agences qui se permettent de faire la pluie et le beau temps en votre nom sur la vie et la mort des hôpitaux ainsi que sur celles des patients en imposant leurs démarches thérapeutiques et en diabolisant les autres voies possibles.

 

Les économies  rapidement obtenues par votre seule volonté Nicole Delépine, Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP, Pr Debré, Pr Even, ARS, Cahuzac, Lettre ouverte à Mme le Ministre de la Santé, Hôpital Public, LATA, limitation et arrêt de thérapeutiques actives, APHP,  s'attaquer aux conflits d'intérêts, Cahuzac, Abrogation de la loi Hôpital patients territoire,politique seront la récompense au courage qu’il ne manquera pas de vous falloir pour affronter tous les bénéficiaires de ces petites combines organisées qui permettent aux hauts fonctionnaires de se recaser après un changement de gouvernement et aux fonctionnaires de bénéficier de salaires non limités dès lors qu’ils sont affectés hors du ministère.

 

3) Abrogation de la loi «Hôpital patients santé territoire» promulguée par vos adversaires politiques et que vous maintenez en l’état malgré les «promesses de campagne» du président Hollande qui s’appuie pourtant souvent sur celles-ci pour faire passer des lois qui divisent les Français. Pourquoi cette promesse est-elle oubliée ? Pourquoi ?

 

En conclusion, et avec ces quelques propositions que nous pourrions développer à votre demande, peut-être éviterions nous ensemble que notre hôpital public et nos patients ne subissent de fait une euthanasie au moins passive.

 

Quant à la médecine de ville que vous maltraitez tellement pour des raisons qui paraissent obscures, ce sera l’objet d’une autre lettre probablement mieux rédigée par mes collègues qui la vivent tous les jours mais partagent avec moi cette sensation terrible de destruction rapide de notre système de santé malgré son coût faramineux, un des plus élevés du monde.

 

Je vous conseille de suivre régulièrement leur actualité en consultant « les médecins ne sont pas des pigeons ». Cela vous permettra, Madame la Ministre d’éviter d’être coupée du monde réel comme le sont trop souvent les ministres. Je crains, Madame que vous n’y échappiez pas.

 

Je vous remercie de l’attention que vous ne manquerez pas de Nicole Delépine, Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP, Pr Debré, Pr Even, ARS, Cahuzac, Lettre ouverte à Mme le Ministre de la Santé, Hôpital Public, LATA, limitation et arrêt de thérapeutiques actives, APHP,  s'attaquer aux conflits d'intérêts, Cahuzac, Abrogation de la loi Hôpital patients territoire,prêter à ces propositions raisonnables et rapidement applicables. Je  vous adresse mes sentiments respectueux.

 

Dr Nicole Delépine Pédiatre Oncologue. Responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP.

 

(1)   Le livre des Pr Debré et Even « avertissement aux malades, aux médecins et aux élus  2002 avait déjà mis en exergue cette extraordinaire multiplication des administratifs (détournant de plus  des soignants médecins et infirmiers  formés pour en faire des « cadres ») dans les hôpitaux bientôt constitué d’une armée de colonels sans soldats au front. La situation n’a fait qu’empirer avec la multiplication des agences sanitaires, la création des pôles, le regroupement des hôpitaux qui reconduisent les hiérarchies en rajoutant une couche supplémentaire. Les économies doublées d’une efficience meilleure sont faciles à trouver en supprimant purement et simplement ces échelons.

 

(2)   Vous trouverez  toutes sortes de témoignages de patients d’associations sur internet tous plus poignants le sens que les autres démontrant que les accidents et incidents hospitaliers ne sont plus à la marge mais bien le résultat de politiques successives de normalisation et accréditation au service de l’argent roi servi par tous ceux qui ont un temps bénéficié du système mais se voient rapidement rattrapé par l’affaire Cahuzac . Pas assez vite néanmoins.

03/05/2013

Jean-Pierre Chevènement dit « halte au Hollande bashing »

Dépêche AFP du 2 05 2013

afp.jpgJean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), s'élève contre le «Hollande bashing» de l'opposition, dans un entretien à paraître vendredi dans les «Echos» (*), jugeant «impossible» de juger le chef de l'Etat au terme de sa première année de mandat.

«Il est impossible de juger François Hollande sur un laps de temps aussi court car il a fait le choix du long terme», fait valoir le sénateur du Territoire de Belfort, qui compte pourtant parmi les observateurs critiques de l'action de l'exécutif.

A ses yeux, «imputer la crise particulièrement à François Hollande n'a pas de sens : elle est la responsabilité partagée des gouvernements de gauche et de droite depuis plus de vingt ans».

Aussi l'ancien ministre de François Mitterrand et Lionel Jospin lance-t-il un «Halte au Hollande bashing!», souhaitant qu'il ne soit jugé «qu'à la fin de son mandat» de cinq ans.

M. Chevènement dénonce en particulier les attaques visant la François Hollande, Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement, Jean-Marc Ayrault, Mariage pour tous, Hollande bashing, AFP, MRC, rapport Gallois, PS, Clémenceau,«personne» du président. «L'opposition présente François Hollande comme quelqu'un d'indécis or il a été capable de prendre une décision prompte, courageuse et justifiée sur l'intervention militaire au Mali», relève-t-il, constatant que le chef de l'Etat «sait faire preuve de persévérance, d'endurance et (...) démontrera sa capacité de rebond».

Au crédit de François Hollande, il cite la Banque publique d'investissement, «une bonne chose», l'accord sur la sécurisation de l'emploi, «un bon équilibre», le crédit impôt compétitivité, «une solution habile», et la sauvegarde du budget de la Défense, «un bon point».

En revanche, il considère la politique industrielle du gouvernement «trop défensive» et regrette le «temps perdu sur le mariage gay», estimant que «l'essentiel est dans l'économie».

Jean-Pierre Chevènement rappelle également son opposition au traité budgétaire européen, que le candidat Hollande s'était engagé à renégocier. «J'ai voté contre le TSCG car il engage l'Europe sur la voie de la récession économique, sociale et donc politique», réaffirme-t-il. Selon lui, ce texte d'inspiration allemande «a des effets directement contraires aux objectifs affichés de réduction des déficits et de la dette».

Au final, il assure que «pour devenir un grand président», François Hollande devra «rompre avec les dogmes qui, depuis trois décennies, ont enfermé notre pays dans une nasse redoutable».

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de "Zemmour et Naulleau" sur Paris Première vendredi 26 avril 2013 à 22h45.

Extraits:

A propos de la première année de présidence de François Hollande

  • Un point positif, c'est incontestablement l'adoption du rapport Gallois et le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi. Je pense que le vrai problème c'est le développement de notre base productive qui conditionne absolument tout le reste.
  • Quand on vous dit l'ennemi numéro un, c'est la dette, c'est idiot, c'est le doigt qui montre la lune et c'est l'imbécile qui regarde le doigt.
  • Le fond de l'affaire, c'est la stagnation voire la récession qui creuse les déficits : moins-values fiscales, déficits, dette.
  • Et le fond de l'affaire, c'est la ré-industrialisation, le redéveloppement de l'économie française.
  • Le point le plus négatif, c'est l'absence je ne dis pas de communication - car je n'ai pas de considération pour la communication, c'est l'absence de pédagogie continue.
  • Je ne dis pas que l'action est bonne. J'ai dit que l'axe, l'orientation générale est juste. Le problème c'est de savoir comment la France qui avait en 2011 un déficit commercial de 73 milliards d'euros - alors que l'Allemagne avait un excédent de 168 milliards - va remonter la pente.

On voit bien l'axe de l'effort. Les mesures prises en vertu du rapport Gallois : le crédit d'impôt aux entreprises, mais aussi la politique d'innovation, de recherche, de formation, la canalisation de l'épargne vers l'industrie, la Banque publique d'investissement : est-ce que tout cela va suffire ?

  • Je pense qu'il faut aussi comprendre et respecter qui est François Hollande. Il ne fait pas partie de la même génération que moi. Nous n'avons pas partagé les mêmes points de vue. Il a accommodé le PS à la sauce libérale dans une enveloppe démocrate chrétienne : l'Acte unique et la monnaie unique qui est une erreur, un contre-sens majeur car elle a mis ensemble des économies hétérogènes.
  • Quand j'ai apporté mon soutien à François Hollande "les yeux ouverts", j'ai dit que je n'entendais pas revenir au gouvernement. Il y a des gens jeunes ! Clémenceau est revenu aux affaires à 77 ans, j'ai donc encore une marge, mais pour un gouvernement de salut public si vous voulez.

François Hollande est le chef de l'Etat. Il a été élu pour 5 ans. françois hollande,lionel jospin,jean-pierre chevènement,jean-marc ayrault,mariage pour tous,hollande bashing,afp,mrc,rapport gallois,ps,clémenceauPour le moment, il ne me l'a pas proposé et la politique que je propose c'est une politique de salut public, qui donne un choix à l'Allemagne, parce que je pense qu'il faut discuter avec les Allemands. Je pense qu'il faut aller plus loin dans la conception de ce que peut être l'Europe de demain.

Sur le "mariage pour tous":

  • Je ne me suis pas abstenu. J'ai annoncé dans un entretien au monde en décembre que je ne voterai pas ce projet de loi, parce qu'il brouillait en effet la filiation. Je pense qu'un enfant doit avoir sinon un père et une mère, mais l'idée d'un père et l'idée d'une mère.
  • S'agissant des droits des homosexuels, j'ai été à l'origine du PACS, en déposant un projet de loi dès 1992 pour une union civile avec Jean-Pierre Michel et Georges Sarre.
  • J'ai refusé de participer au vote car je ne veux pas être instrumenté par des groupes homophobes ou par des chefs de parti qui donnent des consignes de vote.
  • Dans mon parti, le MRC, c'est la liberté de conscience qui a prévalu.

J'ai beaucoup de sympathie pour Jean-Marc Ayrault. Il agit dans le cadre des institutions. Il n'appartient pas au Premier ministre de fixer les orientations stratégiques. Il fait ce qu'il peut dans les limites étroites qui sont les siennes.

Sur le même sujet :

http://www.chevenement.fr/Arretons-d-enflammer-la-France-avec-des-idees-marginales_a1452.html

http://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-doit-approfondir-les-tensions-amicales-avec-l-Allemagne_a1483.html?TOKEN_RETURN

(*)http://www.chevenement.fr/Halte-au-Hollande-bashing-_a1485.html?TOKEN_RETURN

Jean-Pierre Chevènement était l’invité du « Talk Orange le Figaro » du 18 03 2013

02/05/2013

Le 1er mai 1993, Pierre Bérégovoy mettait fin à ses jours

C’était il y a vingt ans, un mois après avoir quitté Matignon suite pierre Bérégovoy, François Mitterrand, Laurent Fabius,Marie-Noëlle Lienman, Michel Rocard, Roger-Patrice Pelat, le Canard Enchainé, Théo Waigel, Pierre Mendè-France,à la déroute des socialistes aux élections législatives, le long d'un canal de la Nièvre, le résistant, membre du groupe « Résistance-fer», Pierre Bérégovoy, se tirait une balle dans le crane sans laisser un seul mot pour expliquer son choix désespéré.

Depuis des semaines le dernier Premier ministre socialiste de François Mitterrand, dans l’impossibilité de défendre sa probité, portait au tréfonds de lui-même une immense et destructrice détresse. Il avait le sentiment que les socialistes lui imputaient la lourde défaite de mars 1993 et ne se souciaient pas de lui, le laissant seuls avec les affres de son grand mal-être.

Lors de l’acquisition d’un appartement à Paris, alors qu’il était député de la Nièvre, Pierre Bérégovoy avait bénéficié en 1986 d’un prêt sans intérêt d’environs 150000€ régulièrement enregistré chez un notaire. Le préteur Roger-Patrice Pelat était un ami personnel de François Mitterrand.

Le 1er Février 1993, le Canard enchaîné en avait fait sa une et assez rapidement Pierre Bérégovoy avait dû affronter la rumeur et les soupçons nauséeux.


P. Bérégovoy / Discours anti-corruption / 8... par Bonzou

Celui qui le 8 avril 1992, devant la représentation nationale, dans son discours de politique générale avait choisi de mettre la lutte contre la corruption au cœur de son projet politique – «J'ai ici une liste... » voyait son intégrité mise en cause sans autre moyen pour prouver son innocence que de clamer sa bonne foi. «Qu'est-ce qu'il me veulent?», interrogeait-il inlassablement devant l’injuste mise en cause de sa personne et son honnêteté.

La campagne législative fût impitoyable, pratiquement seul à mener au plan national la bataille politique dans un climat de ralentissement économique et de montée du chômage il lui a fallu s’expliquer,  et s’expliquer toujours et encore sur ce prêt.

Il eut beau assurer qu’il avait remboursé sa dette pour moitié au moyen de meubles  et de livres anciens et avoir soldé le tout en  1992, rien n’y fit ; certains médias sont allés même  jusqu’à mettre en doute sa capacité à rembourser eut égard à ses modestes origines.

C’est vrai que ses origines étaient modestes et alors!

pierre Bérégovoy, François Mitterrand, Laurent Fabius,Marie-Noëlle Lienman, Michel Rocard, Roger-Patrice Pelat, le Canard Enchainé, Théo Waigel, Pierre Mendè-France,Doté d’une capacité exceptionnelle de travail, l’ancien cheminot, autodidacte, militant de gauche – il fut inscrit au PSU avec Michel Rocard avant de rejoindre le PS de François Mitterrand – a franchi patiemment tous les échelons  du pouvoir.

Secrétaire général de l'Elysée. 

Ministre des Affaires sociales.

Ministre de l'Economie.

Puis enfin la consécration : 1er Ministre.

Pierre Bérégovoy avait de l’ambition mais n’appartenait à aucun cercle. C’était un proche de Laurent Fabius qui jusqu’à ce jour est resté fidèle à sa mémoire.  

C’était un grand serviteur de la France : «Je savais que lorsque pierre Bérégovoy, François Mitterrand, Laurent Fabius,Marie-Noëlle Lienman, Michel Rocard, Roger-Patrice Pelat, le Canard Enchainé, Théo Waigel, Pierre Mendè-France,Mitterrand me nommerait Premier ministre, ce serait parce que c'est foutu», avait-il d'ailleurs confié à un journaliste de l'AFP peu de temps après avoir été nommé à Matignon.

Il ne s’est pas dérobé. Bravant l’impopularité sans jamais déroger à l’exigence de la vérité, il s’est dévoué corps et âme.

Comme son modèle en politique, Pierre Mendès France, Il aimait à se dévouer pour son pays dont il voulait  redresser l'économie comme il avait redressé les comptes sociaux en 83-84. Il ambitionnait de placer la France au plus haut possible parmi les grands de ce monde.

C’était l’époque où son ami Théo Waigel déclarait dans la presse allemande: «Le Franc est une monnaie légèrement plus forte que le Mark en raison des performances économiques de la France: inflation jugulée, excédent commercial, croissance soutenue».

C’était l’époque où le déficit de la France était le plus faible de l’Union européenne, 2,7%, en dessous des fameux 3%, pendant qu’en Allemagne il était de 5.5%, en Grande-Bretagne de 4.6%, en Espagne de 4.6% et en Italie de 11,3%.

Comparaison n’est pas raison, mais tout de même certains aujourd’hui devraient se souvenir qu’ils ont succédé à ce grand Homme d’Etat et s’interroger : qu’ont-ils fait de ce que leur a laissé Pierre Bérégovoy ? Cela les rendrait certainement un peu plus humbles à la condition expresse bien sûr qu’ils soient capables d’un minimum d’objectivité vis-à-vis d’eux-mêmes.

Son geste de désespoir, son suicide d'une violence indicible, a sonné comme un énorme tonnerre dans le Pays. Les Français furent bouleversés par la nouvelle.

Je me souviens encore de Marie-Noëlle Lienemann arrivant en pleurs à  l’hôpital du Val de Grâce, et de ces innombrables citoyens réunis complètement abasourdis attendant la dépouille de l’ancien 1er ministre.

A cet instant il me revient l’image de l’homme que j’ai eu pierre Bérégovoy, François Mitterrand, Laurent Fabius,Marie-Noëlle Lienman, Michel Rocard, Roger-Patrice Pelat, le Canard Enchainé, Théo Waigel, Pierre Mendè-France,l’honneur de rencontrer à Matignon pour un entretien juste après les élections régionales de 1992. J’ai, dans ce moment privilégié, parlé avec un homme foncièrement bon, à l’écoute, disponible, direct et ne s’embarrassant pas de manière. Non cet homme ne pouvait pas être suspecté des turpitudes dont on l’a accablé.    

Le 4 mai 1993 à Nevers, dont Pierre Bérégovoy était  le député-pierre Bérégovoy, François Mitterrand, Laurent Fabius,Marie-Noëlle Lienman, Michel Rocard, Roger-Patrice Pelat, le Canard Enchainé, Théo Waigel, Pierre Mendè-France,maire, François Mitterrand, la gorge nouée, avait lancé d’un ton particulièrement accusateur devant le cercueil de l'ancien Premier ministre «Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie»

Et pourtant 20 ans après, la leçon ne semble pas avoir été comprise, « les chiens » continuent de se mordre les flancs à belles dents !

La violence du débat politique, le déchainement médiatique, le climat délétère des affaires et des conflits d’intérêts n’a jamais été aussi  destructeur pour la France.

Comme le dit si justement Guy Birenbaum : «ce 1er mai 2013 sent aussi mauvais que le 1er mai 1993».

29/04/2013

SOS AVIS D’ASPHYXIE

Nicole Delépine est un médecin comme on les aime. Un médecin qui se bat avec force et courage pour pouvoir continuer d'exercer une médecine humaine, proche des patients, libre de choisir la thérapeutique adaptée au malade avec lequel elle entretient un lien de confiance fort.

Aujourd'hui l'Unité d'Oncologie Pédiatrique qu'elle dirige est menacée. Je ne m'apesantirai pas aujourd'hui sur les raisons des menaces qui pèsent sur le service. L'actualité médiatique des jours à venir y suffira pleinement.

Pour l'heure il est nécessaire de trouver d'urgence les médecins dont le service a besoin et d'assurer à l'équipe un grand soutien citoyen. Je vous invite à diffuser largement ce message auprès de vos amis et vous en remercie à l'avance. La cause le mérite grandement!

Bernard FRAU

APPEL du Dr Nicole Delépine

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Chers amis, patients et soutiens

Je fais appel à vos connaissances amies médecins pour essayer de nous trouver la perle rare.

Comme vous le savez la survie du service ne tient qu'à un fil malgré les soutiens nationaux et internationaux importants de nombreux d'entre vous.

La situation est la suivante : afin d'organiser la fermeture de cette unité indépendante nous avons vu disparaitre les internes et chefs de clinique au fil des ans. Pour éviter que notre unité ne perdure je fus blackboulée à plusieurs reprises au concours de professeur comme le Dr alkhallaf l'est également à plusieurs reprises au poste de médecin titulaire.

Nous pouvions embaucher comme jeunes médecins les médecins étrangers mais depuis quelques années on nous a supprimé la validation de la spécialité d'oncologie que nous avions depuis les années 98 (nous avons dû régresser).

En conséquence des médecins comme Faiez sont obligés de partir de notre service pour valider leur spécialité en France ! CQFD

Notre seule solution est de trouver un ou plusieurs médecins déjà spécialistes en pédiatrie ou oncologie désireux de travailler avec notre petite équipe et de l'aider à perdurer croitre et embellir.

Si vous vous reconnaissez dans ce portrait ou l'un de vos amis contactez-moi sans délai ! Notre médecin plein temps est en RTT depuis ce jour et l'équipe est au bord de l'asphyxie ....

C’est le but recherché ! Merci de votre aide et de diffuser à vos réseaux ! Cela reviendra bien à nos ennemis mais ils connaissent déjà la situation dans laquelle ils nous ont mis au fil des ans !

MERCI Nicole Delépine

Contacts:

UOPI(*) : Nicole Delépine  0607976363 www.nicoledelepine.fr

Amétist : Carine CURTET   0608417112

H-E-R   : Bernard FRAU     0663240066

(*)Unité d'Oncologie Pédiatrique Individualisée Hôpital Raymond Poincaré 104 BD R Poincaré Garches 92380

28/04/2013

Les Etats-Unis poursuivent à nouveau Novartis pour corruption tous azimuts

NEW YORK - Le gouvernement américain a porté plainte vendredi pour la deuxième fois en trois jours contre le géant pharmaceutique suisse Novartis, accusé d'avoir versé des pots-de-vin à des médecins et des pharmaciens pour les inciter à prescrire certains médicaments.

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Le département américain de la Justice a déposé une deuxième plainte au civil contre Novartis Pharmaceuticals invoquant des pots-de-vin payés par la société à des prestataires de santé, écrit le communiqué du DoJ.

Le gouvernement cherche à obtenir le maximum de dommages et intérêts autorisé par la loi pour avoir corrompu des médecins afin de les inciter à prescrire des produits de Novartis qui étaient remboursés par les programmes d'assurance-santé fédéraux, selon la plainte et le communiqué du DoJ.

Novartis est principalement accusé d'avoir payé des médecins pour des conférences sur certains médicaments, le Lotrel et le Valturna (hypertension) ou le Starlix (diabète) lors d'événements qui n'étaient rien d'autre que des déplacements récréatifs.

Dans plusieurs cas Novartis a payé des médecins pour de prétendues conférences qui n'ont pas eu lieu du tout, auxquelles personne ou quasiment personne n'a assisté, poursuit le DoJ.

Parfois, toute allocution était même virtuellement impossible comme lors de sorties en mer pour pêcher en Floride ou dans des restaurants de la chaîne Hooters connue pour ses serveuses très pulpeuses en T-shirts et shorts très moulants, détaille encore le DoJ.

Les médecins étaient également souvent invités dans des restaurants chics et chers: il donne l'exemple d'un dîner où, outre un repas à 672 dollars par tête, le médecin invité a reçu un honoraire de 1.000 dollars.

Ces programmes de supposées conférences étaient très rentables en termes d'ordonnances supplémentaires générées pour ses médicaments, souligne le DoJ.

Le laboratoire helvétique n'a donc pas lésiné et y a consacré 65 millions de dollars entre janvier 2002 et novembre 2011 pour 38.000 programmes de conférences liées aux Lotrel, Valturna et Starlix.

Les patients méritent des soins fondés sur le jugement médical d'un médecin, pas sur son intérêt financier, a commenté Stuart Delery, l'un des procureurs cité dans le communiqué.

Les programmes fédéraux d'assurance-médicale Medicare et Medicaid, pour les personnes âgées ou à faibles ressources, ont dû verser des millions de dollars de demandes de remboursements entachées de corruption, dénonce-t-il encore.

La plainte de vendredi est de plus vaste ampleur que celle déposée mardi, qui accusait Novartis d'avoir, depuis 2005, poussé au moins une vingtaine de pharmacies à orienter des milliers de patients ayant reçu une greffe vers l'un de ses médicaments, le Myfortic, en proposant des pots-de-vin sous forme de rabais et de promotions.

Les autorités fustigent aussi Novartis pour avoir tenu des programmes de conférences de médecins qu'il savait entachés de possibles pots-de-vin alors qu'il avait passé un accord amiable de 422,5 millions de dollars avec le gouvernement américain en septembre 2010 pour mettre fin à des accusations de marketing et d'incitations illicites à prescrire certains médicaments.

Nous sommes en désaccord avec la manière dont le photo_1367005688148-1-0.jpggouvernement dépeint notre conduite dans ces deux cas. Novartis investit beaucoup de temps et de ressources pour s'assurer que nous conduisons nos affaires de façon responsable, a commenté André Wyss, président de Novartis aux Etats-Unis.

Les rabais et ristournes par des compagnies pharmaceutiques sont des pratiques usuelles, correctes et légales reconnues par le gouvernement lui-même et les prestations de médecins lors de conférences sont une pratique usuelle et acceptée de notre secteur, a ajouté une porte-parole, précisant que Novartis allait se défendre.

©AFP / 27 avril 2013 03h21

Lu surhttp://www.romandie.com/news/

26/04/2013

Lettre ouverte du Dr Nicole Delépine(*) à Marisol Touraine

Drancy, le 16 mars 2013

Madame le Ministre,

Sous la présidence précédente votre groupe a dénoncé les conflits d’intérêt avec pugnacité et souligné que leur existence entraînait des choix souvent contraires à l'intérêt général. Les scandales du médiator et des pilules de dernières générations qui secouent actuellement l’opinion en sont des exemples démonstratifs.

Le même type de scandale sanitaire a frappé les USA où le président Obama a promulgué le Sunshine Act visant à instaurer une réelle transparence sur les conflits d’intérêts dans le domaine de la santé.

A la suite du rapport de la cour des comptes sur le sujet une loi destinée à assainir ces conflits a été votée en décembre 2011, sous la présidence précédente, reprenant la majorité des prescriptions du Sunshine Act et en particulier la publication des liens d’intérêts des experts sur Internet.

Malheureusement, sans aucune justification réelle, les décrets d’application publiés par votre ministère ont vidé cette loi de toute efficacité en rendant tout contrôle public très difficile au point qu’après les protestations des associations anti corruption, le Conseil de l’Ordre des médecins a publiquement déclaré ne plus pouvoir exercer le contrôle éthique qu’il est en charge d’exercer sur les médecins experts.

Sans au minimum transparence totale et au mieux éradication des conflits d’intérêts des experts de votre ministère et des agences de santé, de nouvelles catastrophes sanitaires sont inéluctables dont vous serez responsable.

Ce qui a été fait aux USA est possible en France !

Madame la Ministre,

Pensez-vous corriger les décrets incriminés et sinon quelles sont les motivations de vos décisions ?

Nous vous remercions de l’attention que vous prêterez à cette lettre qui met en cause des faits lourds de conséquences sur la santé de nos concitoyens. Je vous prie de croire, Madame en toute ma considération respectueuse.


(*) Le Dr Nicole Delépine est responsable de l'unité d'oncologie 2067749_14423969-delepine2colmax-20130412-r145g_298x224.jpgpédiatrique de l'Hôpital universitaire Raymond-Poincaré à Garches (92). Depuis 20 ans elle mène, dans des conditions particulièrement difficiles un combat pour l’amélioration de la prise en charge des malades atteints du cancer, pour le respect du droit des patients au choix thérapeutique et des soins personnalisés.

Avec l’association Amétist, Nicole Delépine mène le combat pour maintenir l’activité de l’unité d'oncologie pédiatrique de l'Hôpital universitaire Raymond-Poincaré à Garches menacé de fermeture.

Plus d’informations sur le sujet

http://www.jolpress.com/sante-chirurgie-paiement-a-lacte-hopitaux-article-818565.html

http://www.jolpress.com/blog/frederic-zenouda-et-kevin-finel-medicaments-visiteurs-medicaux-business-cholesterol-diabete-818235.html

 

5ème Festival d'Art Singulier: Penser Ailleurs

art singulier,art brut,jean dubuffet,grand bazar à bézu,5ème festival d'art singulier,penser ailleurs,bernard frau,jean-luc bourdillaJ’ai un jour proposé à l’une de mes amies de m’accompagner à une exposition consacrée à l’Art brut. Alors ? Lui ai-je demandé après la visite. Elle : veux-tu  que je te réponde ? Moi : oui, pourquoi pas ? La réponse est tombée : « c’est moche… enfin… c’est bizarre,  un peu fou… et puis les couleurs ….je n’aime pas trop !».

C’était sa première rencontre avec l’Art brut.

Comme beaucoup,  elle était une habituée de ces expositions où il est donné à voir des ouvrages au format normalisé réalisées en exploitant, souvent avec habileté, les techniques du «savoir peindre»  comme l’enseignent «les maîtres reconnus  qui font autorité». Au final sa réponse était  prévisible.

Parce qu’il ne répond pas aux  règles et aux critères arbitraires «du chic et du poncif», tels que Baudelaire les dénonçait déjà  en1846, imposés  ici par «une école», là par «la mode du moment», ici encore par les exigences du «marché de l’art», l’Art brut est rarement l’objet d’un assentiment immédiat de la part du public.

D’autant plus rarement que celui-ci, formaté par l’appréciation d’experts «patentés», a depuis trop longtemps accepté d’être conduit à se contenter de poser un regard docile et soumis sur des objets, on ne peut plus ordinaires, élevés au premier rang de la représentation artistique par  les critiques du système chargées de  dire ce qu’il convient de penser et de ressentir pour être considéré comme «amateur conforme» de beaux-arts.

A la question que se posait Pablo Picasso, «Faut-il peindre ce qu’il y a sur un visage.... dans un visage…ou derrière un visage ?» les peintres de l’Art brut n’apportent  pas de réponse.

Libres de toutes influences artificielles, techniques ou culturelles, qui leurs seraient extérieures, spontanément, sur la toile, ou sur tout autre support, ils délivrent, avec leurs propre moyens, les marques instantanées de leur vitalité personnelle.

Ce faisant,  parce que chaque œuvre n’a pas la prétention d’apporter une réponse toute ficelée, parce qu’en elle-même elle est et reste l’expression unique et désintéressée d’une singularité dans le temps et les humeurs de son auteur, l’exposition d’Art brut, et au-delà l’Art brut par lui-même, est une extraordinaire invitation permanente au questionnement et au partage.

Cette force de singularité ouverte  à tous, universelle donc, fait de l’Art brut un art vivant, créateur, un art sans frontière et sans limite, bref un «Art véritable» selon la belle expression du peintre Jean Dubuffet.

C’est pourquoi,  une exposition consacrée à des œuvres de peintres d’Art brut ne saurait, sans en trahir l’esprit et se dénaturer,  devenir pour le public une manifestation mondaine réservée à quelques privilégiés venus eux-mêmes s’exposer, se montrer.

«Bizarre,  un peu fou…»,  mystérieux souvent,  rempli  de couleur, l’Art brut est un peu tout cela à la fois si l’on ne prend pas le temps de penser «ailleurs» .

Quant à la beauté comment mieux dire que Baudelaire : «l’élément particulier de chaque beauté vient des passions, et comme nous avons nos passions particulières, nous avons notre propre beauté».

Bernard FRAU le 26 Mai 2013 à Pinterville 

18/04/2013

L'ANM(*) rejoint enfin nos propos.

Par Sylvie Simon

 

Cette docte institution semble être la seule parmi les  nombreuses instances médicales qui nous conditionnent à garder un jugement lucide et son bon-sens.

En effet, elle vient de rendre public un rapport, intitulé « Améliorer la pertinence des stratégies médicales », dans lequel elle déplore le nombre élevé d’examens médicaux, d’analyses biologiques et de bilans de santé, qu’ils soient thyroïdiens,  hépatiques ou autres, et les «analyses redondantes», proposés « gratuitement » par l'Assurance maladie, et qui sont aussi inutiles que coûteux, mais qu’on impose à environ 600 000 personnes tous les ans.

Avec un déficit de 5,9 milliards d'euros, l'assurance maladie doit faire des économies et les actes médicaux sont dans la ligne de mire.

Elle (l’ANM) remet ainsi à l’ordre du jour la question du dépistage systématique du cancer du sein et des mammographies qui « peuvent être potentiellement dangereuses », comme nous l’avons si souvent dénoncé, ainsi que les trop fréquents recours à l'imagerie « lourde ».

Elle (l’ANM) désapprouve aussi les prescriptions abusives de médicaments, et même d’interventions chirurgicales qui sont réalisées sans discernement.

Le rapport cite une étude très récente, publiée par la Cochrane Library et portant sur 182 880 cas, qui conclut que « cette pratique ne réduit pas la morbidité et la mortalité, ni globalement, ni pour les pathologies cancéreuses, ni pour les maladies cardiovasculaires. »

L'académie regrette en particulier que l'examen clinique minutieux du patient, qui fait partie de la stratégie de sa prise en charge, soit insuffisamment pris en compte, y compris tout au long des études médicales.

Elle explique une grande partie de ces excès par le peu de temps consacré au patient, le principe de précaution, la multiplication d'actes pour se couvrir en cas de plaintes, et met directement en cause la responsabilité du corps médical dans ces dérives.

Il est seulement dommage qu’elle n’ait pas insisté sur la responsabilité des demandes pressantes des «consommateurs de santé», poussés à cette consommation abusive par le trop nombreuses publicités et émission télévisées qui font croire aux malades potentiels qu’une petite pilule palliera les effets néfastes d’une vie et d’une alimentation malsaines.

Cependant, il est encourageant de constater que l’Académie de médecine procède à un nettoyage d’idées reçues qui conditionnent les citoyens pour devenir des malades afin d’aider la société de consommation à progresser, alors que nous n’en avons pas les moyens.

Espérons que cette publication influencera la mentalité de nos services de santé qui prônent la maladie avec une insistance démentielle.

 

(*) Académie Nationale de Médecine

 

A propos de l’auteur de l’article 

 

Sylvie Simon est journaliste et écrivain. Elle milite depuis de nombreuses années pour que chacun connaisse les vrais enjeux de notre système de santé. On lui doit de nombreux ouvrages et Ordre-et-desordre_COUV.jpgessais dans ce domaine (La Nouvelle Dictature médico-scientifique, Votre Santé n’intéresse que vous, Vaccins, mensonges et propagande…).

Ordre et désordres : Quand la médecine de bon sens se heurte au harcèlement administratif

16 x 24 cm // 256 pages 17,90 €

EAN 13 : 978-2-84939-072-6

Année de parution : 2013

 

 

20:43 Écrit par Bernard FRAU dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sylvie simon, académie nationale de médecine, assurance maladie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

17/04/2013

Mariage pour tous : les opposants en font trop !

La multiplication des manifestations « anti-mariage gay », Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,noyautées de surcroit par des activistes d’extrême-droite, conduit à transformer une volonté d’expression collective, légitime en soi, en une sorte de «guérilla» d’arrière-garde particulièrement stérile voire idiote.

Bref les opposants au projet de loi sur le mariage homosexuel en font trop! Propos homophobes, insultes envers le Président, actions violentes, affrontements avec les forces de l’ordre sont au menu des manifestations à répétitions organisées par Frigide complètement Barjot

Aller jusqu’à annoncer que «Hollande veut du sang, il en aura», Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,bloquer un TGV en se couchant sur le ballast, hurler des slogans comme «Hollande nazi», «Hollande fasciste», traquer une journée entière une journaliste indépendante connue pour ses positions pro-mariage gay n’apporte rien au débat.

Tout cela loin de servir la cause des opposants l’a discrédite totalement.

De même à l’Assemblée Nationale, les questions récurrentes au gouvernement à propos  de cette loi et les vociférations de certains députés que l’on voit s’égosiller dans l’hémicycle confinent in fine au ridicule.

De quoi s’agit-il ? D’accorder aux homosexuels les mêmes droits qu’aux autres citoyens français. Pourquoi donc n’y auraient-ils pas accès à ces droits ? Au nom de quelle légitimité le leur interdire ?

Liberté, Egalité, Fraternité, telle est la devise de notre République que l’on se plait à reconnaître une et indivisible. Y aurait-il une sorte de sous-citoyens dans notre Pays ? Ces valeurs font encore sens pour une majorité de Français.

Et puis jusqu’à preuve du contraire en démocratie ce n’est pas la rue ou le coup de force au Parlement qui décide.

Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,«Tant va la cruche à l’eau qu’elle finit par casser», les coups d’éclats, les provocations, la radicalisation des propos, l’instrumentalisation politicienne de «l’opposition au mariage pour les homosexuels» pourrait bien, il faut y prendre garde, finir par conduire à de graves et explosifs débordements.

Personne ne peut dire qu’il ignorait qu’un projet de loi sur le mariage homosexuel serait présenté au Parlement si François Hollande était élu à la Présidence de la République.

Le débat a eu lieu, les sensibilités se sont exprimées largement, les «pour» et surtout les «contre» !

Il est maintenant reproché à François Hollande de vouloir passer en force en accélérant le calendrier parlementaire de façon à faire passer le texte de loi avant la manifestation prévue pour le 26 mai.

Il faut cesser de prendre nos concitoyens pour des billes. Dans la Constitution c’est l’exécutif, donc le Président de la République et son Premier Ministre, qui décide de l’ordre du jour au sein du Parlement, pas les opposants qui, par définition, ne gouvernent pas.

Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,On ne peut pas railler en permanence François Hollande pour sa gouvernance «molle» du pays et dans le même temps crier au «coup de force» quand il fait preuve de fermeté pour faire avancer et aboutir une de ses promesses de campagne face à la rue radicalisée et à quelques députés hystériques.

Cela dit l’exécutif devra veiller à ce que le texte de loi proposé au Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,vote se limite à permettre aux homosexuels d’accéder aux droits matériels de la communauté – donation au dernier vivant, fiscalité, pension de reversion etc.….. –  et en aucun cas n’ouvre sur la perspective d’accorder un « droit à l’enfant » au moyen de la PMA (*) et de la GPA(**).

Accorder un tel droit constituerait une erreur tant d’un point de vue éthique que politique.

PMA (*): Procration Médicalement Assistée 

GPA(**): Gestion Pour Autrui

 

08/04/2013

Affaire Cahuzac: Des actes forts et pas de blablabobards!

BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  Le 2 avril 2013 après avoir pendant de trop longs mois indiqué le contraire au Président de la République, au Premier ministre et à la Représentation nationale, Jérôme Cahuzac s’est finalement décidé à avouer.

L’ancien Ministre du Budget est passé aux aveux devant les juges d’instruction en charge de l’enquête sur ses présumés comptes non déclarés en Suisse et à Singapour.

Information qui a été relayée par Jérôme Cahuzac lui-même sur son blog : «Je leur ai confirmé l’existence de ce compte et BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  je les ai informés de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d’années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris»

Jérôme Cahuzac a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale. C’est un énorme pavé dans la mare qui BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  éclabousse gravement la classe politique dans son ensemble dont les effets collatéraux vont jusqu’à toucher  une certaine Marine Le Pen qui dès l’annonce de la démission du Ministre s’était  précipitée  pour déclarer « on n’est pas loin du tous pourris ».

Depuis cette date il m’avait semblé nécessaire de ne pas me joindre au chœur des hypocrites et laisser un peu de temps pour éviter de réagir à chaud sous l’emprise immédiate de la colère devant tant de manquements à la déontologie professionnelle et politique d’un homme clé du gouvernement chargé d’administrer la potion amère de l’austérité.

Pendant tout ce temps la presse s’est fait, à qui mieux BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  mieux, l’écho des déclarations enflammées des bonnes âmes politiciennes de droite comme de gauche. Ah qu’elles sont belles les interventions  sentencieuses de ces représentants du «plus moral que moi tu meurs» ou du «il faut laver plus moral que moral».   

Personnellement cet acharnement de tous contre Jérôme Cahuzac me gêne terriblement. Il ne faut pas en faire «le bouc émissaire» de toutes les turpitudes des partis politiques, que l'on jette en pâture à la vindicte populaire qui ne demande que cela pour se déchainer.

BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  Les déclarations des Coppé, Le Pen, Bayrou, Mélenchon et Désir me font gerber tant elles sont empreintes d'arrières pensées!

Quant au Président je crois qu'il a eu tort de dire qu'il refusait «le pardon» à Jérôme Cahuzac!

L’affaire est grave, il a menti, il a fraudé, il doit rendre BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  compte à la justice, mais comme pour tout être humain, il ne peut pas lui être refusé un pardon qu’il a sollicité. Le pardon n’exclue en aucune manière le jugement des faits qui sont reprochés.

Je redoute pour l'homme Cahuzac et sa capacité à encaisser le lynchage et les lâchages qui se succèdent. Hier la presse, ses amis et ses ennemis politiques, aujourd’hui le Conseil de l’Ordre des Médecins et le Grand-Orient de France.

C'est un homme pour qui un peu de sollicitude nous BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, grandirait tous. Ce qu'il a fait est intolérable, la justice doit passer.....mais tout de même le spectacle actuel que donnent à voir certains responsables de tous bords est assez misérable.

Quelle hypocrisie! Quelle lâcheté! Il ne manquerait plus que nous ayons à gérer un déballage d'affaire, un suicide ou pire une mort non expliquée!

Hypocrite, lâche, parce que le cœur de la question n’est pas tant dans les malversations d’un homme, même ministre, mais dans l’existence d’un système en place depuis des décennies.

Système qui, libéré par la mondialisation, permet à une BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, minorité en col blanc de croitre, d’embellir et de bénéficier d’une complaisance coupable des Etats  qui n’ont pas encore pris les mesures adaptées au contexte de financiarisation de l’économie mondiale pour contrecarrer cet intolérable vol organisé que constitue la fraude fiscale.

François Hollande est le Chef de notre Etat, il est désormais en première ligne à lui de prendre de la hauteur et d’imposer « un changement radical» en la matière pour repartir sur de bonnes bases.

Il n’est pas concevable que la BNP, le Crédit Agricole, soient BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, les instigateurs de montages permettant en toute légalité que la Nation soient privée, volée, de sommes colossales normalement dédiées à la solidarité et à l’économie nationales.

De même le poids et l’influence du lobby de l’industrie pharmaceutique, pour ne citer que lui, s’est installé au sein des appareils administratifs européens et nationaux pour servir de manière honteuse les intérêts de ses actionnaires aux dépends de ceux de la santé.

Ce « changement radical » pourrait porter sur les points suivants.

D’abord un remaniement large du gouvernement avec comme 1er ministre une personnalité de la société civile emblématique de la rigueur intellectuelle et morale. Il doit bien y en rester dans notre pays!

Ensuite en reconnaissant que «ces affaires» depuis plusieurs décennies sont en train de tuer la Démocratie et la République. Dire la Vérité sans incriminer les personnes mais le système.

Ensuite encore en décidant une opération «mains propres» dont la mission serait confiée à une cellule rattachée au 1er Ministre composée de personnalités reconnues de la société civile

Enfin en engageant dès à présent, tant au G20, qu'à BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, Bruxelles, une attaque frontale contre cette immense hypocrisie qui consiste à couvrir légalement l'existence des paradis fiscaux où circulent l'argent sale et les commissions occultes.

Des actes forts bien sûr et pas de blablabobards.

Tout cela couronné par un rappel à l'ordre aux partis BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, politiques et un appel à un sursaut républicain en direction de nos concitoyens sur le ton «Non nous n'avons pas le droit de nous résigner de renoncer à nous comprendre ou même simplement à nous parler» (*)

 

(*) Pierre Mendès France Dire la Vérité Causeries du samedi.

 
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