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03/09/2013

« Il n'y a pas d'autre option que la solution à deux Etats »

Samedi 17 août 2013 par Nicolas Zomersztajn

Les positions sur le conflit israélo-palestinien de Yaïr Lapid, israël, Palestine, Cisjordanie, Jérusalem-Est, Benjamin Netanyahou,Yesh Atid, Yaïr Lapid, David Süsskind,chef de file du parti centriste Yesh Atid, n’ont jamais été clairement définies depuis qu’il a fait son entrée éclatante en politique. Dans divers entretiens qu’il a accordés à la presse internationale cet été, il se montre favorable à la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël… tout en apportant des nuances très centristes.

Mais que pense donc le ministre israélien des Finances en ce qui concerne la solution à apporter au conflit qui oppose Israël aux Palestiniens ? Au regard des négociations qui reprennent, cette question n’est pas accessoire dans la mesure où Yesh Atid est la deuxième force politique de la Knesset et de la coalition gouvernementale.

Dans un entretien que Yaïr Lapid a accordé au Washington Post israël, Palestine, Cisjordanie, Jérusalem-Est, Benjamin Netanyahou,Yesh Atid, Yaïr Lapid, David Süsskind,en juin dernier, il déclare « qu’il n’y a pas d’autre option que la solution à deux Etats. Les israéliens doivent comprendre que les Palestiniens doivent avoir leur propre Etat ». En ajoutant qu’il a l’intention de faire le maximum dans cette direction, il a précisé qu’il ne le fait pas «par amour pour les Palestiniens, mais pour les intérêts d’Israël».

On ne peut lui reprocher cette précision puisqu’il s’agit d’un processus politique et non pas d’une histoire d’amour où tout le monde s’embrasse. Seul le résultat compte.

Comment envisage-t-il alors la question épineuse des colonies de israël, Palestine, Cisjordanie, Jérusalem-Est, Benjamin Netanyahou,Yesh Atid, Yaïr Lapid, David Süsskind,Cisjordanie et leur démantèlement ? « Comme nous entrons dans une solution de deux Etats, il faudra évacuer les implantations, il n’y a pas d’autre option », a répondu Yaïr Lapid. Israël devra libérer de nombreux territoires en Judée Samarie. Toutefois, il a précisé que les grands blocs de colonies comme Ariel, Maale Adumim et le Goush Etzion ne seront pas démantelées, ils seront annexés à Israël.

Dans un entretien accordé cette semaine au quotidien français Le Figaro, Lapid a expliqué avec plus de précisions ce qu’il entend par « libérer de nombreux territoires » : «Nous ne pouvons pas iisraël, Palestine, Cisjordanie, Jérusalem-Est, Benjamin Netanyahou,Yesh Atid, Yaïr Lapid, David Süsskind,gnorer les précédentes négociations, et tout le monde sait de quoi je veux parler : les blocs de colonies resteront en Israël, Jérusalem restera israélienne, mais nous savons que la grande majorité des territoires sera rendue, donc que beaucoup de colonies seront évacuées. Je pense que ça me place de façon très claire sur l'échiquier politique».

Yaïr Lapid est centriste et il le revendique haut et fort : « Comme sur beaucoup de sujets, je ne suis ni de droite, ni de gauche: je suis au centre ». Il représenterait donc ce marais censé détenir la clé de la solution.

Yaïr Lapid n’ignore pas cet élément déterminant : « La majorité des Israéliens sont modérés et comprennent très bien ce qui est nécessaire pour parvenir à la paix. Je suis un réaliste, un pragmatique, mais ça ne veut pas dire que je sois dépourvu de convictions. Je crois profondément au processus de paix, et aussi dans l'importance de la classe moyenne israélienne, qui comme partout dans le monde, connaît une crise globale en voyant son pouvoir d'achat se réduire. En tant que ministre des Finances et en tant que représentant du parti Yesh Atid, je ne pense pas qu'il soit judicieux de dépenser de l'argent dans des colonies qui seront évacuées. Mais aussi longtemps que des gens y vivent, le pays ne peut pas les ignorer ».

Bien qu’il ne tienne pas le discours de Shalom Archav et qu’il ne ponctue son propos d’aucune considération éthique sur la corruption morale et politique qu’entraînent l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie et Jérusalem-Est, Lapid annonce malgré tout clairement ce qu’il est prêt à faire.

Ce qui n’est absolument pas le cas de Benjamin Netanyahou, le chef du gouvernement dans lequel Lapid siège.

Concernant Netanyahou, Yaïr Lapid vient de critiquer israël, Palestine, Cisjordanie, Jérusalem-Est, Benjamin Netanyahou,Yesh Atid, Yaïr Lapid, David Süsskind,publiquement sa décision d’autoriser la construction de plus de 900 logements à Gīlo (Jérusalem-Est) et de plus de 2.000 autres en Cisjordanie alors que les négociations entre Israéliens et Palestiniens reprennent après trois ans de suspension. « Je pense que c'est une décision qui intervient à un très mauvais moment, à la veille de la reprise des négociations avec les Palestiniens et alors que nous devons faire preuve de bonne volonté », déclare Yaïr Lapid aux journalistes du Figaro.

Une fermeté que les militants du camp de la paix apprécient. Mais le problème c’est que Yaïr Lapid est centriste. Cette condamnation ne l’empêche nullement de demeurer attaché à l’indivisibilité de Jérusalem. «Sur le fond, cette décision [d’autoriser la construction de nouveaux logements à Jérusalem-Est] ne change pas grand-chose. Comme une majorité d'Israéliens, je pense que le statut de Jérusalem n'est pas en question et que la ville ne doit pas être divisée».

Pourtant Yaïr Lapid entend ne pas s’en tenir à une simple déclaration dans les média. « Mais quand bien même, il n'y a pas de raison pour annoncer juste à ce moment des mesures qui pourraient discréditer un processus déjà entouré de méfiance mutuelle et de mauvais souvenirs. Je suis donc allé contre mon habitude de jouer collectif, et j'ai décidé de m'opposer clairement et ouvertement à cette décision. Même si ces appels d'offres ne sont qu'une étape dans une procédure complexe, c'est d'une certaine façon encore pire. Je veux être sûr que mes partenaires dans la coalition comprennent que je ne laisse pas passer ça ».

Si Yaïr Lapid fait ce qu’il et dit ce qu’il pense, on pourrait considérer que le centre israélien a bien changé et qu’il ne se contente plus du traditionnel « ni, ni ».

Les militants du camp de la paix ne se satisferont sûrement pas israël, Palestine, Cisjordanie, Jérusalem-Est, Benjamin Netanyahou,Yesh Atid, Yaïr Lapid, David Süsskind,des déclarations de Lapid et c’est normal. Ils ne doivent pourtant pas négliger la portée des propos d’un homme politique qui a fait une percée électorale sans jamais se prononcer sur la question des territoires palestiniens pendant la dernière campagne.

Et un ministre des Finances qui fait le lien direct entre dépenses publiques et colonisation, c’est un bon début.

Source : info@cclj.be Centre Communautaire Laïc Juif David Süsskind asbl, Rue de l'Hôtel des Monnaies 52 à 1060 Bruxelles - Tel: +32 2 543 02 70 - 

http://www.cclj.be/article/2/4652

 

01/09/2013

Syrie: Barack OBAMA décrète la pause François Hollande suit!

Le 29 août, la Chambre des communes, par 285 voix contre 272 voix, a refusé d’approuver la proposition de David Cameron d’intervenir militairement en Syrie.

Le vote à la Chambre de communes, à claqué comme une gifle cinglante pour David Cameron qui est désormais contraint mettre Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,un bémol à ses propos et actions belliqueuses. Du coup  Barack Obama dont le piège dans lequel il s’est enferré tout seul – la fameuse ligne rouge – se referme sur lui un peu plus et l’oblige à consulter le Congrès américain pour solliciter un « feu vert » avant de décider de lancer sur la Syrie ses missiles Tomawaksà partir des navires de la flotte américaine pré-positionnée au large des côtes syriennes.

En France, François Hollande, suivant en cela Laurent Fabius et les «pousse à la guerre» de Barack Obama, dit avoir «la certitude» de «la responsabilité indubitable du régime» syrien dans l'attaque chimique du 21 août dernier est désormais dans une position Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,politique et diplomatique assez inconfortable.  

La pause décrétée par Barack Obama, qui militait pour des frappes punitives immédiates à laquelle la France s’était ralliée, oblige François Hollande à attendre une décision qui le placera demain plus encore en suiveur atlantiste soumis quel que soit la position qu’adoptera le Congrès américain.

De plus au plan national à gauche comme à droite de nombreuses Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,voix s’élèvent pour réclamer un vote du Parlement.  

François Hollande, qui a déclaré que cette exigence n’est pas inscrite dans la Constitution et que donc il pouvait s’en passer, serait bien inspiré d’y souscrire, ce d’autant que selon un sondage BVA publié le 30 août, 64 % des Français sont hostiles à une intervention armée.

Bernard FRAU Délégué général HER

 


Dominique de Villepin: l'invité de Ruth Elkrief... par BFMTV

Syrie : Lettre ouverte de François Bayrou à François Hollande:

« S’il est peu de doute qu’il existe des armes chimiques – les mêmes ont été si largement utilisées pendant la guerre de 14 –, les preuves indiscutables de la responsabilité de leur utilisation Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,n’ont pas été apportées, comme l’a reconnu M. Cameron. Le fer et le feu continuent à faire des deux côtés de nombreuses victimes.

Vous créez un précédent : vous allez intervenir sans mandat des Nations unies, sans nos alliés européens, sans l’Otan, dans une action bilatérale avec les États-Unis. Ce que la France reprochait en 2003 à Berlusconi, à Blair, à Aznar, elle va l’accomplir aujourd’hui. Comment interdire à d’autres demain des interventions unilatérales? »

 (…) « … la France a un devoir vis-à-vis d’elle-même! Nous avons construit une image de la France au travers des décennies : de de Gaulle à Jacques Chirac lors du drame irakien, nous étions le pays qui parlait avec tous, et protégeait l’essentiel. Et ce n’était pas seulement une image : c’était notre identité et notre réalité. C’était un patrimoine pour notre pays.

Monsieur le Président, nous étions nombreux à avoir mis de l’espoir en votre modération et votre équilibre. Vous engagez la France dans une voie périlleuse.

Je souhaite me tromper, mais je voulais vous dire que vous faites courir un grand risque à l’avenir de la Syrie, aux minorités, au Liban, et à une certaine idée de la France qui ne s’aligne pas ».

Lu sur : Journal du Dimanche 01/09/2013

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Syrie-la-lettre-ouverte-de-Bayrou-a-Hollande-626689

Syrie : Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien dimanche,

Propos recueillis par Philippe Martinat.

Le Parisien: Vous attendiez-vous à une telle escalade de la tension internationale sur la Syrie?

Jean-Pierre Chevènement: J’ai toujours été inquiet au sujet de la Syrie. J’avais d’ailleurs exprimé ma préoccupation à François Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,Hollande et à Laurent Fabius dès le mois de juin 2012 quant à la définition de notre politique. Selon moi, il eût mieux valu privilégier une posture de négociation et faire de la France un intermédiaire entre les camps qui s’opposent dans ce qui est une véritable guerre civile intercommunautaire avec, à l’arrière-plan, une rivalité entre sunnites et chiites.

Je ne pense pas que la France ait intérêt à entrer dans une guerre de religion.

Vous jugez notre diplomatie imprudente?

Je m’étais inquiété de la formulation « Bachar doit partir », calquée sur celle employée naguère par Alain Juppé: «Kadhafi doit partir.»

Je me suis entretenu à plusieurs reprises avec le président de la République et avec le ministre des Affaires étrangères. Je pense qu’il n’y a pas de solution militaire, il ne peut y avoir qu’une solution politique.

Celle-ci doit intervenir avec l’ensemble des parties prenantes du conflit, ce qui suppose le respect de la légalité internationale, car c’est dans le cadre du Conseil de sécurité de l’ONU que ces négociations peuvent être menées.

En tout cas, j’ai clairement privilégié cette ligne de la négociation et j’ai beaucoup regretté qu’Alain Juppé ait fermé l’ambassade de France à Damas en mars 2012 : il y a une continuité, si je puis dire…

Bachar al-Assad n’a-t-il pas néanmoins franchi la ligne rouge en employant des armes chimiques?

C’est possible, mais ce n’est pas sûr. Etait-ce vraiment son intérêt? Je pense qu’une erreur a été commise par le président Obama quand il a déclaré, en août 2012, que l’emploi de l’arme chimique serait la ligne rouge conditionnant une intervention occidentale. Il s’est piégé lui-même.

Reste maintenant à savoir ce qui s’est passé réellement. On nous parle de preuves, mais je me rappelle de Colin Powell devant le Conseil de sécurité de l’ONU brandissant ses fioles : « We’ve got the evidence! » - NDLR : « Nous avons les preuves ! » - Le secrétaire d’Etat, qui était peut-être de bonne foi, avait été intoxiqué par la CIA. Dans le cas présent, nous n’avons pas de preuves irréfutables.

Il y a tout de même environ un millier de morts dans ce massacre…
Au Caire aussi, il y a un millier de personnes qui ont été tuées, certes par balles, mais on n’a guère entendu les professeurs de morale. Autrefois, il y avait le droit. Aujourd’hui, on a remplacé le droit par la morale. Et de la morale on passe à la punition. C’est plus facile, mais c’est très dangereux, car le fameux « droit d’ingérence », c’est toujours le droit du plus fort : on n’a jamais vu les faibles intervenir dans les affaires des forts.

Je n’ai pas besoin de vous rappeler tous les exemples de manipulation de l’opinion publique dans l’histoire. Je me méfie donc beaucoup des manipulations de l’opinion publique et de la dictature de l’émotion à partir de laquelle on prend des décisions apparemment dictées par la morale mais qui ont en fait un sens politique. Le droit-de-l’hommisme ignore ou, de manière plus perverse, occulte les choix politiques.

La France prend-elle un risque en restant en première ligne à côté des Etats-Unis?

Je constate que la France sera, si cette frappe intervient, le seul allié européen de M. Obama, d’ailleurs soutenu par l’ancien président Bush. C’est la situation inverse de celle de 2003, où les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient le concours de l’Italie, de l’Espagne, de la Pologne et d’autres pays européens. Là, nous sommes totalement isolés.

J’ajoute que l’opinion publique est divisée. Ce n’est pas servir la défense du pays que d’engager nos forces dans un pareil contexte. Le président Hollande parle à juste titre du maintien de la souveraineté de la France.

Mais l’indépendance de la France suppose que nous ne soyons pas ralliés à la ligne « occidentaliste », celle qu’on appelait autrefois néoconservatrice : c’est-à-dire l’Occident contre les autres.

Vous êtes donc résolument hostile à des frappes?

Je n’ai pas un esprit systématique : je m’étais abstenu sur la Libye, j’ai été tout à fait en pointe sur le Mali. Quand on fait le bilan de toutes les ingérences, ce n’est pas très brillant : au Kosovo, nous avons récolté un Etat mafieux ; en Irak, où il n’y a plus d’Etat, il y a eu 1 000 morts en juillet dans des attentats ; en Libye, les milices islamistes sont maîtresses du terrain… Que se passera-t-il demain après Bachar al-Assad? Nous savons très bien qu’il y a des groupes jihadistes importants, armés de l’extérieur. Moi, je serais prudent. Il faut absolument privilégier les voies de la paix.

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Source:
Le ParisienDimanche 1 Septembre 2013 à 08:36

28/08/2013

Syrie attaque chimique: les affirmations US reposent sur des écoutes téléphoniques

Syrie, RIA Novosti, Damas, John Kerry, ONU, Foreing Policy,

De MOSCOU, 28 août - RIA Novosti

Des écoutes menées par les Etats-Unis constituent le principal élément étayant l'usage d'armes chimiques par le régime syrien, lit-on mercredi sur le blog Cable hébergé sur le site du magazine américain Foreign Policy.

Citant une source au sein du renseignement américain, Cable affirme que les Etats-Unis sont parvenus à intercepter des conversations entre un fonctionnaire du ministère syrien de la Défense et le commandant d'une des troupes chargées des armes chimiques, survenue le jour de l'attaque.

Dans cet entretien téléphonique, le représentant du ministère tente avec émotion d'obtenir des éclaircissements concernant l'attaque chimique.

Ce matériau constitue le principal élément permettant à Washington d'affirmer que les troupes gouvernementales sont responsables de l'attaque, avec les vidéos des victimes diffusées auparavant.

Le site indique toutefois que cette conversation soulève de nouvelles questions, le commandant de l'unité en question ayant pu recourir aux armes chimiques sans aval de ses supérieurs.

La semaine dernière, plusieurs médias ont rapporté que les forces gouvernementales syriennes avaient lancé une vaste attaque chimique dans une banlieue de Damas faisant, selon diverses estimations, entre 350 et 1.300 morts.

Ces rapports ont provoqué en Occident une nouvelle vague d'appels à une intervention militaire dans le conflit syrien.

Lundi, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé que l'utilisation d'armes chimiques près de Damas était "indéniable".

A l'heure actuelle, des experts de l'Onu recueillent des échantillons sur le site de l'attaque présumée, dans la banlieue sud-ouest de Damas.

Syrie, RIA Novosti, Damas, John Kerry, ONU, Foreing Policy,

Source :

Syrie, RIA Novosti, Damas, John Kerry, ONU, Foreing Policy,

 

Agence russe de presse  

http://fr.rian.ru/world/20130828/199129256.html

 

12:56 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, ria novosti, damas, john kerry, onu, foreing policy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Martin Luther King : « On peut abattre le rêveur, mais pas son rêve »

Chassez le naturel Il revient au Galop!

Cette Amérique, celle de Martin Luther King, nous a fait rêver, elle nous a même fait espérer en la possibilité d'un monde meilleur et plus éclairé. Mais chassez le naturel il revient au galop.

Aujourd'hui 28 aout 2013, le prix Nobel de la Paix, Barack Obama, va célébrer la mémoire du révérend Martin Luther King. Demain prenant bien soin de ne pas engager un américain sur le terrain pour éviter la colère de l'opinion publique américaine, le même va ordonner le lancement, sur Damas, par l'US navy de missiles tomawaks.

Des frappes chirurgicales disent-ils mais dont l'objectif n'est pas de faire tomber le régime de Bachar El-Assad, mais "de le punir". 

Au nom de quels principes l'Amérique et ses lamentables suiveurs, France y compris, sans parler de ces "salauds" de toujours - j'évoque ici la Grande Bretagne de Kipling dont chacun se souvient des exactions commises en Inde - se posent-ils en justicier et en gendarmes de la planète?

Quels sont les buts de guerre de cette coalition de cow-boys au petits bras, mais aux armes redoutables. S'ils ne veulent pas faire tomber le régime de Bachar El-Assad pourquoi cette équipée sauvage aux retombées non maîtrisables?

Pour permettre de rééquilibrer les forces sur le terrain et que la guerre civile continue jusqu'à épuisement du Peuple syrien? Tout cela est au mieux incohérent au pire d'un cynisme coupable dont le Moyen-Orient va compatir gravement.

Le monde Shiite ne restera pas les bras croisés face à l'agression des occidentaux qui cornaquent les Sunnites Saoudiens et Qataries pourvoyeurs d'argent et grands consommateurs d'armes qu'ils destinent aux djihadistes les plus radicaux qui demain se retourneront contre le monde occidental, Israël compris, qu'ils détestent profondément.

La bêtise est à son comble. Les anglo-saxons de malheur au lieu d'anticiper avec intelligence le monde de demain où la civilisation musulmane aura de droit une place importante, est en train d'instrumentaliser les plus intégristes pour faire tomber les plus réalistes.

La France de Clémenceau, n'aurait probablement pas accepté de se ranger aux côtés de ces "ânes d'anglo-saxons" qui nous engagent dans une opération sans lendemain pour la Paix et la coexistence entre les Peuples.

Laurent Fabius et l'exécutif national auront à rendre des comptes aux Français après ce qui restera dans l'histoire un désastre de l'intelligence au service des idéaux universalistes et républicains.

Bernard FRAU Délégué général Humanisme-Ecologie-République.

 

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28 août 1963, Martin Luther King change l’histoire des Etats-Unis par son discours.

50 ans déjà, 50 ans à peine que le Révérend King exprimait son rêve à haute voix. Le rêve d’une Amérique qui ne mépriserait plus une partie de ses enfants, les estimant incapables de prendre part à la vie publique – droit de vote – ou indignes de vivre en harmonie avec leurs «frères blancs» – lois ségrégationnistes, assorties de nombreuses interdictions –.

Le 28 août 1963 a donc marqué un tournant définitif dans l’Histoire des USA. Ce jour-là, 250 000 citoyens américains, Noirs et Blancs, jeunes et vieux, ont pris ensemble la route menant vers le Mémorial Lincoln à Washington afin de faire entendre leurs voix et de montrer leur intime conviction, comme leur détermination à, enfin, vivre dans un Etat de droit digne de ce nom.

Une “ultime” manifestation qui a permis au mouvement des Droits civiques de sortir de l’ombre et de la paranoïa dans laquelle les Etats, principalement sudistes, voulaient l’enfermer.

Révélant aux yeux du monde le visage tuméfié d’une Amérique menacée – d’emprisonnement, de représailles, voire de lynchage en cas de participation à la marche – mais déterminée à ce que cesse l’injustice raciale et sociale.

Emmenée par le très charismatique Martin Luther King, devenu figure de proue de ce mouvement malgré lui, la foule réaffirme sa volonté d’obtenir des droits égaux pour tous sans violence.

Ce jour-là, inscrit dans l’ombre de la statue de Lincoln, King rappelle les promesses non tenues faites aux citoyens afro-américains un siècle plus tôt, le 1er janvier 1863, au moment de la proclamation de l’émancipation des esclaves par Abraham Lincoln.

Car, dans les faits, rien n’a changé pour les Afro-Américains qui restent des citoyens de seconde zone.

Ce mercredi 28 août 2013, au même endroit, le président Obama saluera la mémoire de celui qui, malgré les coups et les menaces, a rendu le rêve possible, avant d’être assassiné en 1968.

Dans sa soirée hommage, Arte propose d’entendre l’intégralité de son fameux discours dès 18h, suivi de différents documents historiques dont celui proposé à 20h50, «La bande originale d’une révolution» qui réunit ses nombreux compagnons de lutte, ainsi que les images d’archives de leurs actions, et les chants qui ont jalonné manifestations, marches et arrestations durant 13 longues années.

 

Lu sur :   Lalibre.be

Auteur : Karin Tshidimba

Publié le : mercredi 28 août 2013 à 08h43 –

 

10:37 Écrit par Bernard FRAU dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : martin luther king, abraham lincoln, france, amérique, angleterre, fabius | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

27/08/2013

Syrie: l’Occident sous la botte américaine!

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Cette requête-exigence n’a pour seul but pour les occidentaux: justifier  aux yeux de l’opinion publique de leur pays respectifs une intervention à l’irakienne en Syrie.

La Chine et de la Russie se refusent à tout accord négocié d’intervention après l’entourloupe en Lybie qui a vu la France et l’Angleterre, soutenues par les USA intervenir en dehors du cadre arrêté par le Conseil de Sécurité de l’ONU.  

Le Président syrien, qui nie toute utilisation de ces armes par les troupes du régime et qui renvoie la responsabilité de cette abomination, interdite par les conventions internationales, à la coalition hétéroclite rebelle (*) a fait droit à cette demande cinq jours après le « massacre ».

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A proximité du site, le convoi de cinq voitures et son escorte constituée par des membres des services de sécurité du régime syrien, a été l’objet d’une attaque. «Le premier véhicule de l’équipe d’enquête sur les armes chimiques a été délibérément touché à plusieurs reprises par des tirs de snipers non identifiés» a indique l’ONU dans son communiqué.

Qui sont les auteurs de ces tirs ? Peu importe !

On ne le saura sans doute jamais, mais avant même de connaître les conclusions de la mission de l’ONU qui actuellement est sur le terrain pour enquêter à leur demande, les occidentaux ont déjà désigné le coupable de l’abominable massacre de civils victimes d’armes chimiques.

Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot Un responsable proche du secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a déclaré à la presse «il y a des signes forts pointant en direction de l’utilisation d’armes chimiques» par le régime syrien.

Dans l’insupportable concert de violons que donnent à entendre les responsables occidentaux en pointe sur le dossier syrien, les arguments sonnent faux les nez s’allongent.

Sur Europe 1 notre impuissant ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, joue lui sa partition au trombone : «Il y a un massacre chimique qui est établi, il y a la responsabilité de Bachar al-Assad, il faut une réaction, nous en sommes là. (...) Il y a un devoir de réaction.»

Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot Déjà en juin, sur France 2, au journal de 20 heures évoquant l’utilisation de gaz sarin en Syrie par le régime syrien, Laurent Fabius, avait déclaré à David Pujadas  « Il y a une ligne qui est franchie incontestablement ». « Toutes les options sont sur la table », avait-il indiqué sur le ton martial-filandreux que tout le monde lui connaît : « Ou bien on décide de ne pas réagir, ou bien on décide de réagir, y compris de façon armée, [...] à l'endroit où le gaz est produit. Il faut réagit mais ne pas bloquer la conférence de la paix ».

Après une intense période de propagande médiatique les occidentaux, qui arguent maintenant que les autorisations accordées aux experts de l’ONU de se rendre dans le secteur touché par les armes chimiques sont arrivées trop tard, haussent le ton d’un cran et en fait montrent que depuis toujours ils avaient  un objectif clair «en découdre avec le régime de Bachar Al-Assad», trop proche des Iraniens et des Russes.

Tout y passe ! L’accès au site de Gouta est « trop tardif pour être crédible », la zone concernée a été « bombardé », cela a eu pour effet une destruction  « systématique » des preuves sur le terrain disent-ils tous en chœur.

Interrogé lundi par un journaliste de la BBC, William Hague, le ministre britannique des Affaires a posé une question à laquelle il a apporté une réponse argumentée: «Est-il possible de répondre à l’usage d’armes chimiques sans unité complète au Conseil de sécurité de l’ONU ? Je dirais que oui, sinon bien sûr ce pourrait être impossible de répondre à de telles atrocités, à de tels crimes, et je ne pense  pas que ce serait une situation acceptable».

Ce matin les média se font écho d’une déclaration sans équivoque du Secrétaire d’état américain : «Des armes chimiques ont été utilisées en Syrie, c'est indéniable. Ce que nous avons vu la semaine dernière en Syrie choque la conscience mondiale. Cela défie tout code de moralité. Le massacre aveugle de civils, la tuerie de femmes et d'enfants et de passants innocents par des armes chimiques est moralement indécent. Le président Obama pense que ceux qui ont recours aux armes les plus atroces contre les populations les plus vulnérables de la planète doivent rendre des comptes»

Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot Ils veulent en finir, pour sécuriser leurs intérêts dont le Président Obama – Prix Nobel de la Paix !!!!! – a récemment déclaré qu’ils sont désormais menacés.

Peu leur importent les traités internationaux. Peu leur importe la vérité.

Peu leurs importent même les mises en garde toutes très claires de l’Iran, de la Russie et de la Syrie même.

Les américains veulent la guerre.

La présence de leur force navale en Méditerranée a été renforcée. Un 4ème destroyer, avec à son bord des missiles de croisière Tomahawk, est arrivé. La CIA est sur le terrain aux côtés des Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot djihadistes rebelles dont certains veulent le rétablissement d’un califat en Syrie.

Ce mardi 27 août les américains, par la voix d’un responsable du département d’Etat, ont fait connaître dans une déclaration lapidaire leur décision unilatérale de reporter une réunion  programmée avec la Russie sur la crise syrienne sans plus de précision : «Compte tenu des consultations en cours pour apporter une réponse appropriée aux attaques chimiques du 21 août en Syrie, nous avons décidé de reporter la rencontre »

Depuis quand la Nation américaine est-elle légitime à dire le droit au nom de la planète au mépris des conventions internationales ?

 Au nom de quel principe la nation américaine s’arroge-t-elle ce droit au mépris des Nations et des Peuples qui n’ont pas le même point de vue qu’elle sur les équilibres diplomatiques et stratégiques mondiaux?

Les conditions de déclenchement d’un conflit mondial sont désormais réunies. Les Occidentaux sous la poigne et l’influence de l’Oncle Sam craqueront-ils l’allumette qui embrasera le Moyen-Orient ?

Si tel devait être le cas il faut que les Français exigent de leurs dirigeants qu’ils se comportent comme se sont comportés ceux qui dirigeaient la France qui ont refusé de participer à la dernière guerre Irakienne où le mensonge, le cynisme et la lâcheté l’on emporté sur le droit international, le bon sens et le pragmatisme.

Certes à l’instar de Saddam Hussein, Bachar Al-Assad n’est surement pas le démocrate que l’on pourrait souhaiter pour un pays, mais que veut-on pour la Syrie et son Peuple?  Le bourbier irakien, afghan, libyen, égyptien !

Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot En quoi une intervention en Syrie serait-elle de nature à résoudre la crise économique, sociale, écologique et démographique dans laquelle le libéralisme financier anglo-saxon a plongé la planète ?

Les milliards de dollars et les centaines de milliers de morts engloutis dans les conflits d’Irak, d’Afghanistan, de Libye, d’Egypte, de Tunisie,  de Palestine, d’Iran, de Somalie manquent à la cause de la Nature et du Droit des Peuples à pouvoir espérer vivre en bonne intelligence, en Paix protégés par une Justice et un Droit applicable à tous et appliqués par tous.

Il faut une issue politique à la crise syrienne, non une descente soi-disant punitive de cow-boys arrogants et prédateurs.

Dans le camp occidental, la France s’honorerait de soutenir une politique de non alignement et de pousser, en accord avec la Russie et la Chine, à la recherche d’une résolution de crise qui permette à l’ensemble du Moyen-Orient de retrouver une stabilité perdue depuis la chute de l’Empire ottoman et des accords Sykes-Picot.

 

(*) Les Frères Musulmans opposants de toujours au régime, les groupes islamistes radicaux d’Al Qaïda, du Qatar, de l’Arabie Saoudite  et ceux que l’on appelle désormais les djihadistes aux yeux bleus en provenance de l’Union Européenne

22/08/2013

Lettre à Hamid Karzaï

Monsieur le Président Karzaï,

Les derniers mois de votre présidence sont une opportunité unique de renforcer le système de promotion et de protection des droits de la femme, engagé au début de votre mandat.

Les membres de la famille sont par définition les seuls témoins des violences domestiques. En les bâillonnant, vous envoyez un message aux criminels qu'ils pourront continuer à agir en toute impunité.

Je vous exhorte à œuvrer avec la Chambre haute pour que l'amendement de l'article 26 soit rejeté, et à protéger les femmes et les filles de votre Pays.

Je vous prie de croire Monsieur le Président à l'expression de ma haute considération.

Bernard FRAU

Délégué Général de "Humanisme-Ecologie-République"

France

___

Remarque: Bernard FRAU vous a envoyé ce message dans le cadre d'une campagne d'Avaaz pour stopper une campagne anti-femmes en Afghanistan sur :

http://www.avaaz.org/fr/justice_for_afghan_women_sam/?reply.

Pour y répondre,

Veuillez envoyer un e-mail à reply+Afghanistan@Avaaz.org

Pétition http://www.avaaz.org/fr/justice_for_afghan_women_sam/

Appelez le bureau du Président Karzaï

  • Aimal Faizî, Porte-parole du Président et Directeur de la Communication (+93 202 141 135)
  • Mr. Rahimi, Secrétaire spécial du Président (+93 799 322 777)

21/08/2013

Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs

« Mesdames, Messieurs les Députés et Sénateurs,


Pour tenter d’apporter une réponse à l’onde de choc provoquée au sein de l’opinion publique par l’affaire Cahuzac, le gouvernement a déposé devant l’assemblée nationale, dans le cadre d’une procédure accélérée plusieurs projets de loi dont un relatif à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière.

Cette initiative saluée par le Rassemblement Citoyen a été vidée de toute substance par le texte finalement adopté par le Sénat qui :

  • a supprimé la création du procureur financier
  • a refusé d’adopter l’amendement de la commission des lois du Sénat tendant à supprimer le « verrou de Bercy » pour la poursuite de la fraude fiscale commise en bande organisée ou au moyen de montage complexe.
  • a supprimé la possibilité pour les associations de lutte contre la corruption de se constituer partie civile et donc de déclencher des poursuites en cas d’inaction du parquet pour des infractions d’atteinte à la probité

La commission mixte paritaire n’est pas parvenue à élaborer un texte commun. Les deux assemblées seront donc à nouveau saisies de ce texte.

Le Rassemblement Citoyen considère :

  • Que l’institution d’un procureur financier incarnant la lutte contre la criminalité financière et responsable de la mise en œuvre de la politique criminelle insufflée par la Garde des sceaux permettra d’inscrire l’action de la France contre la corruption et la fraude fiscale grave dans le cadre d’une approche stratégique nationale, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Cette lisibilité est d’autant plus importante que la Commission européenne a publié le 17 juillet 2013 une proposition de règlement européen relatif à l’institution d’un parquet européen
  • Cependant, pour contribuer à cette stratégie, l’autonomie de ce procureur s’avère indispensable. Dans un Etat de droit, la justice doit pouvoir être saisie de ces infractions graves sans avoir à dépendre du bon vouloir du ministère du budget. Dans un Etat de droit, on ne transige pas avec les organisations criminelles, on confisque leurs avoirs.
  • La possibilité pour les associations de lutte contre la corruption de se constituer partie civile et donc de déclencher des poursuites en cas d’inaction du parquet pour des infractions d’atteinte à la probité est une exigence élémentaire des sociétés démocratiques. Elle est aussi une exigence au regard des engagements internationaux de la France. Est-il besoin de rappeler que sans les associations de lutte contre la corruption et le courage d’un juge d’instruction, l’affaire des biens mal acquis n’aurait jamais fait l’objet d’aucune poursuite ?

Aussi, le Rassemblement Citoyen vous exhorte :

1°) A créer un procureur de la République financier autonome, non soumis à la tutelle du Ministre du Budget en ce qui concerne la poursuite de la fraude fiscale commise en bande organisée ou au moyen de montage complexe.

2°) A consacrer la possibilité pour les associations de lutte contre la corruption de se constituer partie civile et donc de déclencher des poursuites en cas d’inaction du parquet pour des infractions d’atteinte à la probité»


Premiers signataires: Hervé Balle, Morad Bachir Cherif, Thierry Bataghiani, Elisabeth Belaubre, Dorothée Benoit Browaeys, Nicolas Berthe, Benoit Bordat, Johann Bourgoin, Jérôme Carpe, Christian Cazauba, Herve Chaygneaud-Dupuy, Chantal Cutajar, Chantal Defais, Magali Delamour, Marie Durand-Smet, Victor Ferreira, Bernard Frau, Claude Gautier, Stéphane Gemmani, Stéphane Guyot, Thierry Happe, Richard Hasselmann, Antoine Héron, Jean-François Izoret, Grégoire Jauneault, Jacques Krabal, Jean Michel Laty, Bettina Laville, Dominique Lemoine, Corinne Lepage, Miguel Lys, Vincent Martinez, Mathieu Mauvais, Yannick Monget, Franck Nourmamode, Dominique Pennacchioni, Jean-Christophe Petchot-Bacqué, Richard Pezet, Claude Rambaud, Jean Rapenne, Remy Rebeyrotte, Alexandra Sirot, Séverine Tessier, Michèle Tournier Jean Luc Touly, Hervé Val.

Pour en savoir plus :

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130122trib000744020/en-france-la-fraude-fiscale-couterait-60-a-80-milliards-d-euros-par-an.html
http://www.la-croix.com/Actualite/France/Le-Senat-en-retrait-dans-la-lutte-contre-la-fraude-fiscale-2013-07-19-988285
http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130718.OBS0021/bercy-conserve-le-monopole-de-la-lutte-contre-la-fraude-fiscale.html
http://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r1130.asp
http://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r1296.asp
http://www.assemblee-nationale.fr/14/projets/pl1293.asp
http://lerassemblementcitoyen.fr/

Une pétition est en ligne 

http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_en_finir_avec_la_fraude_fiscale_et_la_grande_delinquance_financiere_1/?tqRKubb

15/08/2013

Poissons d'élevage chinois: enquête sur les risques sanitaires

Médicaments, aliments de toutes sortes fabriqués au delà des frontières européennes, en total mépris des normes des contôles sanitaires. Combien de temps encore, nous autres citoyens consommateurs, allons-nous laisser nos dirigeants, au nom du libéralisme économique mondialisé, fermer les yeux sur une situation qui pourri notre santé, qui pèse sur les comptes sociaux de la Nation et qui plus est met nos entreprises face à une concurrence déloyale tant sur le plan économique, social, écologique et sanitaire? Combien de temps? Cette enquête est édifiante Il nous appartient de réagir vigoureusement!

Bernard FRAU

Poissons d'élevage chinois enquête d'Harold Thibault

Leur production se retrouve au rayon des surgelés européens ou américains. Mais, dans nombre de fermes piscicoles, les normes sanitaires sont moins respectées que celles du rendement... Plongée dans un monde opaque qui n'hésite pas à frauder.

Alertes dans nos assiettes, L'Express, L'Expansion, Harold Thibault, Ferma pscicole chinoises,

 

 

 

 

 

 

 

La Chine assure la moitié de la production mondiale de tilapia, le troisième poisson le plus populaire de la planète. Ici, l'usine Go-Harvest, à Zhanjiang.

© Harold Thibault

D'emblée, Steven avait prévenu son prétendu client : son usine n'a pas reçu la licence CIQ, du nom de l'Administration chinoise du contrôle de la qualité, de l'inspection et de la quarantaine. En principe obligatoire, ce certificat représente la garantie par les services de l'hygiène de Pékin qu'un producteur respecte bien les normes en vigueur pour l'exportation vers l'Union européenne. L'entreprise Hi-Taste ("goût exquis") n'a jamais obtenu le sésame. Qu'à cela ne tienne...

"Franchement, assure Steven, il ne faut pas s'inquiéter pour ça." Il suffira d'utiliser les documents d'une autre usine dont il connaît bien le gérant : "Nous vendrons sous leur nom, explique Steven. Au début, je sais, cela étonne. Mais tous les clients finissent par comprendre." Si l'opération tourne mal et que les douanes du port européen détectent un produit chimique illégal, par exemple, il suffira de montrer aux agents les papiers de l'usine prête-nom.

Le manager de Hi-Taste a déjà eu recours à cette combine pour expédier des conteneurs vers l'Espagne. Ce que confirme volontiers Simon, l'un des patrons de Kelong, l'usine complaisante que Steven se propose de solliciter en échange d'une commission : ce mode opératoire a aussi été utilisé il y a quelques mois par une entreprise française, assure-t-il. Mais il refuse de donner son nom.

Une fois précisée cette formalité à propos de laquelle "il n'y a vraiment pas à s'en faire", Steven, assis dans son bureau orné d'un portrait de Mao, prodigue ses conseils en affaires. A son avis, puisque l'économie marque le pas en France, le plus judicieux serait de se lancer dans le trading vers l'Afrique. C'est en direction de ce continent que partent les filets de poisson les moins beaux, parfois cassés ou un peu marron. "C'est plus simple, ajoute Steven. En Afrique, personne ne contrôle."

Dans le sud-est de la Chine, dans la très industrielle province du Guangdong, la ville de Zhanjiang est désormais la capitale planétaire de deux marchés mondialisés- la crevette et un poisson, le tilapia. Ici, les producteurs proposent des filets de toutes tailles, avec tous les niveaux de glaçage d'eau possibles : une fine couche d'eau glacée entoure les filets achetés au rayon surgelé afin d'éviter que le froid ne brûle le produit. Selon les demandes des marques, 10, 20 ou 30 % du poids total du filet peut donc être de l'eau glacée. En fonction des exigences des douaniers de chacun des pays du monde et selon les besoins des négociants, toutes les pratiques ont cours. Qu'elles soient légales ou non.

L'espèce se reproduit sans peine

Ici, à Zhanjiang, les industriels de la filière piscicole se sont pris d'amour pour un poisson en particulier, le tilapia. En octobre 2010, une spécialiste de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture constatait dans une note de recherche que la production mondiale de ce poisson avait explosé depuis deux décennies, passant de 830 000 tonnes en 1990 à 1,6 million en 1999 et à 3,5 millions en 2008, avant d'enregistrer une légère décélération. La République populaire demeure de très loin le premier fournisseur de la planète et ses fermes d'élevage assurent à elles seules la moitié de la production mondiale. Une part d'autant plus remarquable que le tilapia, originaire d'Afrique, n'a été introduit qu'en 1978 en Chine, dans la province centrale du Hubei.

 Alertes dans nos assiettes, L'Express, L'Expansion, Harold Thibault, Ferma pscicole chinoises,

 

 

 

 

Dans les usines, il est courant de se procurer la marchandise dans des fermes qui n'ont pas les licences requises.

Depuis, la hausse de la demande internationale a poussé les fermiers du Guangdong à franchir le pas. Car le tilapia a toutes les qualités : il grandit vite, tombe peu malade, se reproduit sans peine, offre de forts rendements. Le tilapia est devenu le troisième poisson d'élevage le plus populaire de la planète, après la carpe et le saumon. On le trouve en filets dans tous les supermarchés d'Amérique du Nord et d'Europe, lorsqu'il n'est pas utilisé comme matière première dans les plats surgelés. Bref, tout le monde apprécie ce poisson d'eau douce... sauf, précisément, les habitants de la région qui s'étend de Zhanjiang à Maoming, dans le Sud-Est chinois, d'où ont surgi des dizaines d'usines et un nombre incalculable de petits éleveurs. La raison en est simple : dans ce secteur proche de la mer de Chine méridionale, les habitants trouvent que cette espèce d'eau douce, qu'ils élèvent, n'a pas de goût.

"Le poisson d'eau de mer a bien plus de saveur", affirme Li Jie, l'air amusé, un producteur dont les bassins sont situés à proximité de la zone urbaine de Zhanjiang. Son élevage de tilapias rapporte entre 2 000 et 3 000 yuans par mois (entre 250 et 370 euros) à ce père de trois enfants - tout juste de quoi couvrir les besoins essentiels de la famille, mais pas assez pour vivre dans l'aisance. Voilà pourquoi, sans doute, près de 30 % des éleveurs piscicoles des environs de Zhanjiang ont changé d'activité ces deux à trois dernières années. "Certains parlent des aléas de la météo, explique Li Jie.

Mais la raison principale est ailleurs : les usines nous achètent le poisson à un prix trop faible. Les patrons nous disent qu'ils n'ont pas le choix s'ils veulent conserver leurs clients à l'export." C'est ça aussi, la mondialisation. La moitié de la production mondiale de tilapia est basée en Chine, car les producteurs de ce pays ont accepté de rogner sur les prix.

A la pression sur les marges s'ajoute le manque de formation des patrons de petites fermes piscicoles. Li Jie le reconnaît : "La plupart ont une faible connaissance de la science de l'élevage, ils ne savent pas qu'il faut davantage oxygéner l'eau l'été, par exemple. Personne ne les conseille, alors les pertes grimpent." Dans le même temps, les prix des granulés d'alimentation pour ses tilapias n'en finissent pas d'augmenter : ils atteignent l'équivalent de 14 à 16 euros les 25 kilos selon la qualité. Au cours de la dernière année, explique Li Jie, la nourriture des poissons a coûté environ 21 000 euros, auxquels s'ajoutent les salaires et la location du terrain. "Les affaires ne sont pas bonnes", dit-il.

Nombre d'usines et de petites fermes piscicoles de Zhanjiang abandonnent, mais d'autres ont ouvert ailleurs, notamment sur l'île voisine de Hainan, moins développée. Là-bas, explique Lau Jamark, un commercial de Joinwealth, la licence CIQ, destinée à rassurer les douaniers européens, s'obtient en vingt-cinq jours. Il faut patienter une quarantaine de jours pour obtenir une certification dans la région de Zhanjiang.

Un futur tilapia plus performant...

Le gouvernement chinois est sensible aux difficultés des éleveurs, qui se plaignent d'être écrasés par le marché. Dans la province du Guangxi, une "équipe d'innovation pour le tilapia", financée par l'Etat, aurait créé une nouvelle espèce, le "Baigui no 1", capable d'atteindre un bon poids - et un prix correct - en deux mois à peine.

En attendant la commercialisation de ce prodige, les producteurs subissent les pressions économiques de leurs clients, occidentaux en particulier. L'usine Joinwealth a parfois travaillé avec la Fishin' Company, fournisseur de Walmart, la chaîne américaine de supermarchés discount, mais ses patrons ont dû attendre trois mois, après l'envoi de la commande, pour être enfin payés. Cette entreprise, basée à Seattle, a même essayé de convaincre son fournisseur de récupérer une partie de sa commande déjà livrée outre-Pacifique, après avoir constaté un trop-plein de ses stocks, ce qui ne facilite pas la tâche pour les usines chinoises.

Cette pression incessante sur les prix a un impact sur la qualité. Certains éleveurs sont tentés de donner davantage d'antibiotiques aux poissons, car ils craignent de gagner trop peu. Steven, le manager de Hi-Taste, explique que les petits exploitants de fermes piscicoles sont très malins dans ce domaine : "Si on leur donne une nouvelle liste de produits chimiques interdits sur les marchés à l'export, ils vont immédiatement utiliser autre chose."

Quant à Li Jie, l'éleveur, il rogne sur les frais de nourriture des poissons : à proximité de ses bassins, il a créé une porcherie, de sorte que les excréments de ses cochons sont déversés dans le bassin des tilapias, même s'il prend soin de préciser qu'il ne s'agit là que d'une portion de leur régime alimentaire. Agé de 31 ans, dont sept dans le métier, l'éleveur ignore dans quels pays partent ses poissons une fois coupés en filets et surgelés.

De fait, la traçabilité est inexistante jusqu'au bassin d'élevage : un intermédiaire vient simplement relever la production de son bassin, la paie au prix du marché, puis la livre aux usines de la région, qui se chargent de l'expédition sans distinguer entre les éleveurs.

A l'usine Kelong, Simon s'appuie sur un réseau d'une vingtaine de producteurs environ, dont il assure qu'ils ont tous fait l'objet d'une inspection des services de l'hygiène chinois, mais l'irrégularité des commandes est telle qu'il se fournit parfois ailleurs. Si l'un de ses gros clients, tel Beaver Street Fisheries, un fournisseur de Walmart, lui passe une commande de 10 à 15 conteneurs, à honorer en quelques semaines, il est bien obligé de se procurer la marchandise dans d'autres fermes, qui n'ont pas les licences requises. Kelong travaille aussi pour Froconsur, un agent néerlandais qui vend par conteneurs à des clients européens.

Les normes de l'UE divergent parfois de celles du marché américain. Le traitement au monoxyde de carbone, par exemple, est interdit dans l'Union européenne... mais presque systématiquement exigé par les distributeurs américains. Ce procédé permet au filet de tilapia de conserver longtemps sa couleur initiale ; il en améliore l'aspect extérieur, mais réduit d'autant l'alerte naturelle que constitue, pour le consommateur, le changement de teinte d'un filet de poisson au réfrigérateur.

Li Jie a créé une porcherie, de sorte que les excréments de ses cochons sont déversés dans le bassin des poissons

A l'usine Go-Harvest, la directrice commerciale, Lucy Zhong, explique qu'elle tient à sa licence d'exportation vers l'UE, obtenue au prix d'investissements et d'efforts sur le plan de l'hygiène considérables : "Certains de mes concurrents acceptent d'appliquer un traitement au monoxyde de carbone sans le marquer sur le papier, mais, si le conteneur est inspecté à l'arrivée sur le marché européen et que vos douaniers s'aperçoivent de quelque chose, ce sera déclaré à la Chine et je peux perdre ma licence CIQ. C'est un risque que je ne veux pas prendre." Tout au plus reconnaît-elle que les poissons sont plongés dans une eau à laquelle est ajouté un anesthésiant chimique durant le transport entre les fermes et l'usine. Un procédé habituel qui permet d'éviter que les poissons, entassés en grandes quantités durant le transit, ne se tuent ou n'aient la peau abîmée.

Un truc pour franchir la douane

Les normes européennes amusent beaucoup Steven. Dans son bureau de l'usine Hi-Taste, il prend à témoin le visiteur : "Pour obtenir la fameuse licence, il faudrait que le lieu de production soit à plus de 50 mètres des dortoirs des ouvriers. Totalement irréaliste !" Ici aussi, un carton de la Fishin' Company, posé sur la table, confirme qu'une bonne partie de la production finira dans les supermarchés Walmart. A la fin de la conversation, alors qu'il fait découvrir son usine, Steven précise qu'il n'est pas nécessaire de changer ses chaussures car les employés sont en pause déjeuner.

D'ailleurs, un rinçage à l'eau est effectué chaque jour. La demande de tilapia est telle qu'il va ouvrir une deuxième ligne de production, explique-t-il. Les machines sont déjà en place. Liaquath Ali Khan, un ressortissant indien, sert d'intermédiaire avec les grands distributeurs. Ses deux principaux clients sont Walmart et Aldi, confie cet homme originaire d'Hyderabad, qui se targue d'avoir développé un truc pour franchir la douane aux Etats-Unis : les sept premiers conteneurs feront l'objet d'une inspection rigoureuse, mais, s'ils parviennent à passer, le contenu des 10 à 15 suivants ne sera sans doute pas analysé. Le tour est joué.

"Ce sont des problèmes de gouvernements", renchérit Steven. Son objectif est de les surmonter afin de résoudre une équation plus fondamentale : produire à un prix satisfaisant pour le client étranger. D'ailleurs, les bassins de taille réglementaire, dont dispose son entreprise, sont uniquement destinés à satisfaire les exigences des inspecteurs : "95 % du poisson vient des fermes et, à vrai dire, les fermiers sont au-delà de notre contrôle."

Source : L’expansion

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/poisson-d-elevage-chinois-enquete-sur-les-risques-sanitaires_398513.html?xtor=EPR-3124-[xpn_18h]-20130814--28791833@256639258-20130814183605#AaH1YPFwP10MfsAE.99

Rédacteur : Harold Thibault envoyé spécial de L'Express

Publication : le 14/08/2013 à 16:19

Photos : © Harold Thibault

Pour en savoir plus : Retrouvez le dossier complet: Alertes dans nos assiettes

13/08/2013

Egypte : Perte d’influence des Etats-Unis dans le monde arabe ?

Par Doyle MC Manus

Revue de presse : Los Angeles Times -  Extrait – 10/8/13 (*)

Le «printemps arabe» peut ne pas avoir réussi à apporter la démocratie au Moyen-Orient, mais il a fourni des preuves convaincantes d'un autre phénomène: l'illusion de l'influence américaine sur les gouvernements qui étaient autrefois considéré comme nos clients.

Prenez l'Egypte. Avant 2011, les administrations Bush et Obama ont essayé de pousser l'autocrate Hosni Moubarak vers la démocratie; Moubarak a ignoré le conseil. L'année dernière, l'administration Obama a plaidé (doucement) auprès du Frère musulman Mohammad Morsi, de faire preuve d'une plus grande ouverture; Morsi a ignoré le conseil.

Maintenant, les forces armées égyptiennes ont pris le pouvoir et les Etats-Unis supplient le général Abdel Fattah Sissi afin qu'il s'abstienne de trop sévir. Respectera-t-il cet appel? C'est peu probable.

Qu'est-il arrivé à notre influence en tant que superpuissance?

Si les Etats-Unis pouvaient s'attendre à avoir une influence sur toute institution dans le monde arabe, c'était bien sur le gouvernement égyptien, qui reçoit 1,6 milliard de dollars par an d'aide américaine.

Mais deux facteurs ont diminué l'effet de levier que les Etats-Unis avaient gagné en distribuant l'aide étrangère: moins d'argent et plus de concurrence.

Tout d'abord, les 1,6 milliard de dollars n'achètent plus ce qu'ils pouvaient acheter par le passé. Inflation oblige, les 1,6 milliard, valent, cette année, le tiers de ce qu'ils valaient en 1986.

Par ailleurs, l'influence étrangère dans les pays en difficulté est une épée à double tranchant. L'administration Obama a réussi à s'aliéner les deux parties dans la bataille politique en Egypte.

Les Frères musulmans pensent que les Etats-Unis ont comploté pour miner leur pouvoir. L'armée et ses partisans laïques disent que les États-Unis sont trop sévères à l'égard de Sissi.

Toutes les parties, y compris Sissi, se présentent comme des nationalistes; paraitre comme s'inclinant devant les souhaits des États-Unis ne va pas aider le général à maintenir sa grande popularité.

"Si vous êtes un dirigeant égyptien, l'une de vos meilleures stratégies politiques en ce moment est de s'en prendre à Washington", déclare Steven A. Cook, un expert de l'Egypte au Council des Relations extérieures. Et c'est précisément ce que Sissi fait.

"Vous avez tourné le dos à l'Égypte, et ils ne peuvent oublier cela", a-t-il déclaré au Washington Post la semaine dernière. "Evoquer l'aide et l'assistance américaine porte préjudice à notre fierté et notre dignité... mais si les Américains veulent réduire l'aide, ils peuvent le faire."

Cela ne signifie pas que les Etats-Unis n'ont aucune influence sur les événements dans le monde arabe. Cela signifie simplement que nous avons moins d'emprise que l'on imagine.

Source:

In the Arab world, U.S. is low on leverage (Los Angeles Times – 10/8/13)

http://www.latimes.com/news/opinion/commentary/la-oe-mcmanus-column-egypt-and-foreign-aid-20130811,0,2895703.column

(*)Traduction :Médiarama 12/8/13

http://gallery.mailchimp.com/fdeacba4fa4c5ec4d8ce5787c/files/Mediarama_398.pdf

Doyle Mc Manus, éditorialiste au Los Angeles Times, est considéré comme un spécialiste du monde arabe.

Source française : Le blog de Gilles Munierhttp://www.france-irak-actualite.com/

printemps arabe, Los Angeles Times, Bush, Obama Egypte, Hosni Moubarak, Mohamed Morsi, Abdel Fattah Sissi, Frères musulmans, Washington Post,

 

 

 

 

02/08/2013

Berlusconi : Condamnation définitive pour fraude fiscale !

L’ancien président du Conseil italien, Silvio Berlusconi avait fait l’objet dans l'affaire Mediaset d’une condamnation ferme en première instance puis en appel par un Tribunal italien.

Berlusconi, tribunal de Milan, Sarkozy, Guérini, Tapie, Woerth, Unipol, Rubygate, Médiaset,La cour de cassation, après seulement deux jours de débat, vient ce jeudi 1er août de confirmer sa condamnation à quatre ans de prison, dont trois couverts par une amnistie.

La Cour de cassation a par ailleurs choisi de faire rejuger en appel l’ interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans à laquelle Berlusconi avait été également condamné.

La cour d'appel de Milan doit se prononcer avant la fin de l’année,en effet passé cette date la prescription jouera. Il y a tout lieu de penser que la Cour d’appel du tribunal  de Milan devant qui l’affaire sera jugée se réunira rapidement et prononcera son verdict dès septembre 2013.

Dès l’annonce de la décision de la Cour de cassation le politicien qui n’en est pas à ses premières démêlées avec la justice mais qui avait toujours réussit à passer au travers des goutes  sans jamais se voir condamné s’est précipité dans les médias.

"Je n'ai jamais trempé dans un système de fraude fiscale. Il n'y a pas de fausses factures dans l'histoire de Mediaset", a-t-il osé déclarer. Il s’est dit "persécuté par les magistrats" depuis vingt ans, ajoutant pour couronner le tout, l'Italie "ne sait pas être juste surtout envers ses citoyens honnêtes".

A mourrir de rire, le clown lifté ose dire tout et n'importe quoi!

Dans cette affaire Mediaset, propriété de Berlusconi,  il convient de rappeler que l’accusation porte sur un système de magouilles – rachat de films, à prix surévalué, par des sociétés écran toutes appartenant au patron de Mediaset - destinées à constituer des caisses noires à l’étranger et à réduire les bénéfices de la société résidente en Italie afin de réduire les impôts que celle-ci auraient normalement dû acquitter.

Dans son réquisitoire, du mois de juin, le procureur avait indiqué que les coûts d'acquisition des films par Mediaset avaient été "gonflés" au total de 325 millions d'euros  pour les périodes 1994-1998 et 2001-2003. L’addition est lourde pour le fisc italien.

325 millions d’euros !

Berlusconi, tribunal de Milan, Sarkozy, Guérini, Tapie, Woerth, Unipol, Rubygate, Médiaset,Il n’y a que les riches, les très riches, qui peuvent s’autoriser des délits d’une telle importance.

 

Remarquez qu’en France le fils sans revenu d’un politicien qui se revendique «de gauche» s'est  bien payé un appartement de plusieurs millions d’euros sans déclarer de revenus officiels. 

Un autre, ancien ministre de la République,  lui aussi de « gauche » mais soutenant Nicolas Sarkozy, se serait bien arrangé avec l’appareil d’état et quelques complicités à se faire attribuer  400 millions d’euro au terme d’ « un arbitrage » dont tout porte à croire qu’il résulte d’une véritable arnaque en bande organisée.

Silvio Berlusconi à 76 ans vient d’écoper un an ferme. A priori il n’ira pas en prison.

En Italie passé 75 ans, les peines de prison inférieures à deux ans ne sont pas exécutées.

Il n’en a néanmoins pas encore fini avec la justice italienne. Restent pendantes deux affaires : une de « violation du secret de l'instruction » - dossier Unipol -,  une autre pour   « prostitution de mineure et abus de pouvoir » - dossier Rubygate - .

Le plus incroyable dans tout cela reste que politiquement tous ces énergumènes qui mettent les mains dans la confiture, se comportent pire que les petits malfrats dont ils dénoncent chaque jour les méfaits.

On les voit, surtout au moment des campagnes électorales pour gagner le suffrage de leurs concitoyens, la main sur le cœur, promettre une grande fermeté et une justice plus efficace.

Une fois en place ils ne savent pas accepter les verdicts et décisions de la justice de leur pays lorsque celle-ci s’en prend à eux.

Berlusconi, tribunal de Milan, Sarkozy, Guérini, Tapie, Woerth, Unipol, Rubygate, Médiaset,

 

Pire arrogants, méprisants et menaçants en diable, brandissant un doigt vengeur, à la caméra ou dans les cabinets des juges ils osent crier à la persécution, à l’outrage et au complot politique.

Sarkozy, Tapie, Guérini, Woerth et consorts …. J'en oublie! Tous « outrés de la République » ne tolèrent pas que l’on s’en prenne à eux et que l'on puisse les mettre en examen.

Ils n’acceptent pas que la presse relate leurs turpitudes, alors ils tentent de nous emberlificoter de mensonges pour tenter de nous faire douter! Ça ne marche plus ! On en veut plus !

Berlusconi, tribunal de Milan, Sarkozy, Guérini, Tapie, Woerth, Unipol, Rubygate, Médiaset,

Qu’un formidable coup de balais judicaire  les jette tous dans un cul de basse fosse et que l’on entende plus parler d’eux.

Non contents de truander, ces mauvais citoyens sont en train de pourrir ce seul bien, le plus précieux, qui, pour parler comme Renan, reste au Peuple quand il a tout perdu : la République protectrice des citoyens et contre les tyrannies, au service de l’intérêt général, de la justice, des libertés, de la laïcité et de l’éthique.

 
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