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29/07/2012

Syrie : Jusqu’où le soutien à la politique géostratégique de l’Amérique au Moyen-Orient ?

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Comme à chaque fois, dès lors qu’ils considèrent que « leurs intérêts sont mis en cause » les Etats-Unis font donner la canonnière. Directement ou indirectement la machine se déploie et broie tout sur son passage. Les civils japonais, vietnamiens, irakiens pour ne citer qu’eux sont les innombrables témoignages incontestables des victimes tombées au nom des Droits de l’Homme, de la Liberté et de la Démocratie.

Toutes sont en réalité tombées au nom de la volonté Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, hégémonique d’une puissance qui veut, à elle seule, depuis la fin de la dernière guerre mondiale, régenter la destinée de tous les peuples et contrôler à son bénéfice l’ensemble des ressources nécessaires à la pérennisation et au développement de son modèle de société.

Ce projet de suprématie absolue, un temps entrevu au moment de la chute de l’URSS – l’essayiste Fukuyama à l’époque parlait de «fin de l’histoire» –, est à nouveau contesté à la fois par la Chine et la Russie qui sont ses plus redoutables concurrents dans la compétition pour la mainmise sur les territoires et les ressources de la planète.

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Située sur une ligne de cassure entre les espaces sunnite et chiite, la Syrie multiconfessionnelle n’est ni la Tunisie, la Libye ou l’Egypte.

Ce point rend la situation bien plus complexe que ce à quoi veulent bien la réduire les chroniqueurs et éditorialistes, pour ne pas parler des responsables politiques européens et américains,  qui se gardent bien de donner tous les tenants et aboutissants de ce qui se joue sur le théâtre syrien.

En Syrie, nous n’avons pas affaire à un simple affrontement entre de bons révolutionnaires armés – par qui d’ailleurs ? – et un «abominable» dictateur «hitlérisé».

Dire cela ne constitue en rien une absolution de principe des carences du régime en place à Damas. Dire cela est la marque du refus de gober cette vision réductrice et orvellienne que nous servent en ce moment à longueur de reportages orientés les grands médias du monde occidental à propos d’une réalité qui est plus complexe que l’on veut bien le dire.

Bachar-Al-Assad, c’est un fait, n’a pas su, pu ou voulu continuer, après les premières années 2000, l’ouverture du Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, « printemps de Damas » en menant les réformes qu’attendait une jeunesse syrienne impatiente de voir le pays évoluer. Travaillée par la propagande déversée par les chaines satellitaires qatarie d’Al-Jazeera et d’Al Arabia, cette jeunesse, comme cela s’est passé avec les mouvements sociaux déclencheurs des révoltes du printemps arabe, a porté dans la rue sa contestation du régime.

Très vite la revendication politique des Frères musulmans, concentrés dans les villes d’Homs et d’Alep, s’est manifestée provoquant un durcicement systématique de la contestation sociale.

Les tribus sunnites localisées à proximité des frontières et les Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, filières de contrebande du Nord-Liban ont alors permis l’introduction  d’armes de guerre dans plusieurs villes facilitant l’apparition de «poches de guerres civiles» - Homs, Hama, Idleb, Deraa – La mèche était allumée et, de manifestations hostiles en répressions, le mouvement social initial s’est transformé en de multiples affrontements entre des bandes rebelles armées et l’armée régulière.

L’implication directe dans le conflit intérieur syrien du Qatar – la grenouille politique dégoulinante de pétrodollars aux ambitions invraisemblables – et de l’Arabie Saoudite, allié inconditionnel des Etats-Unis, – en 1945 un pacte, toujours respecté, a été signé avec Ibn Saoud chef d’une dynastie bédouine au terme duquel l’administration américaine a obtenu un monopole sur les plus grandes réserves de pétrole au détriment des Anglais et des puissance européennes – et soutenus par les puissances occidentales a fini de transformer la «révolte syrienne» en un affrontement confessionnel intra-islamique entre Sunnites et Chiites.

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«La seule solution qui permettra de réconcilier et de réunir les Syriens, ce sera le départ de Bachar el-Assad et la constitution d'un gouvernement de transition », vient d’indiquer le Président de la République, François Hollande, au journaliste de l’AFP qui l’interrogeait à propos des derniers développements des affrontements à Alep.

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Sans d’ailleurs, écarter l’hypothèse d’un départ de Bachar Al-Assad, Alexandre Orlov, l’ambassadeur de Russie en France, dans une interview publiée par le Parisien le 22 07 2012, a déjà répondu par avance à cette question : « S’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays pour changer son dirigeant, cela remet en cause tout l’ordre international conçu et entériné par la Charte des Nations unies après la Seconde Guerre mondiale ».

Ajoutant : «Cela ouvre la boîte de Pandore : on a changé hier le dirigeant de la Yougoslavie, de l’Irak, de la Libye, aujourd’hui de la Syrie, demain de l’Iran, après-demain de la Corée du Nord… et ainsi de suite»

Que dire de plus ? Aujourd’hui, au point de blocage politique où en est la situation syrienne la question n’est pas de savoir si «Bachar Al-Assad tombera» comme le répète en permanence Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, Laurent Fabius ou si Bachar Al-Assad surmontera la crise, la question est désormais de savoir jusque quand la France et l’Europe vont se faire les soutiens de la puissance américaine qui impose à l’agenda de ce conflit, sanctions, menaces diverses et présentations de résolutions au Conseil de Sécurité toutes rejetées par la Chine et la Russie le tout sans résultats probants.

La Russie ne laissera pas se casser le régime en place à Damas. C’est un fait, il n’est, pour s’en convaincre, que de se reporter à nouveau à l’interview d’Alexandre Orlov publiée le 22 07 2012 pour le comprendre.

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D’abord que la crise n’est pas que syrienne « c’est une crise internationale… mais surtout la crise de confiance entre les membres du Conseil de sécurité. C’est pour cela qu’il faut travailler avec les deux parties».

Ensuite que l’opposition à Bachar Al Assad ne constitue pas Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, un bloc monolithique : il y a des opposants de l’extérieur, comme ceux du Conseil national syrien (CNS), et d’autres groupements qui sont basés en France, en Turquie ou ailleurs. Mais il y a aussi une opposition intérieure qui, elle, est prête à négocier avec le président actuel. C’est pourquoi nous avons toujours souligné que c’est le peuple syrien qui doit décider de son avenir et élire son président ».

De plus et c’est une donnée forte dont il faut tenir compte lorsque l’on parle avec les Russes, Alexandre Orlov  précise  « Ce n’est pas notre guerre, mais nous voyons chez les sunnites les tendances les plus radicales de l’islam, les salafistes et les wahhabites, que nous avons combattus en Tchétchénie. Cela nous inquiète, car nous avons dans la Fédération de Russie beaucoup de musulmans.

Enfin que « C’est une contre-vérité de dire que la Russie défend le régime d’Assad. Il n’y a aucun lien particulier qui lie la Russie au président Assad et à son clan…... Mais il est vrai que la Russie a des intérêts en Syrie qui est notre partenaire de très longue date. Du temps de l’Union soviétique, beaucoup de Syriens ont fait leurs études supérieures chez nous. Il y a beaucoup de mariages mixtes et la communauté russe compte plusieurs dizaines de milliers de personnes en Syrie ».

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La France ancienne puissance mandataire a toute légitimité pour proposer de changer de plan de discussion au risque de mettre un peu de tension dans ces relations avec les USA. Après tout François Hollande et sa majorité n’en sont qu’au début de leur mandat.

La stratégie de fragmentation des Etats arabes du Moyen-Orient en une multitude d’émirats tribaux sous tutelle de l’oncle Sam n’est l’intérêt de la France, ni de personne d’ailleurs et surtout pas de la Paix – que risque-t-on au plan international si les armes chimiques devaient échapper au contrôle d’un état encore responsable? –.

La libanisation des états arabes n’est pas une solution.

Faire comme en Irak et en Afghanistan la guerre pour au final partir sans avoir fait avancer d’un pouce les conditions d’une paix durable n’est plus acceptable, pour la crédibilité des démocraties occidentales mais aussi parce qu’en période de basses eaux économiques il y a mieux à faire pour les équilibres budgétaires que d’engager son Pays dans des opérations aux issues incertaines.

L’union Européenne a également intérêt à sortir de la spirale infernale syrienne. Ne vaut-il pas mieux pour l’Union cesser un Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, soutien sans intérêt véritable et saisir au bond la main tendue d’Alexandre Orlov qui, dans cette décidément très riche interview, a dit : «le président Poutine a signé un décret fixant les priorités de sa politique étrangère et, parmi celles-ci, la définition d’un espace commun économique et humain entre la Russie et l’Europe. Cela va dans le sens de la fameuse phrase du général de Gaulle parlant de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural ». Le temps est venu de commencer à bâtir cette grande Europe.»

Le règlement de l’affaire syrienne à partir d’une solution russo-européenne négociée pourrait assurément constituer le point de départ d’un changement radical des relations internationales, d’abord tournées vers la paix et la collaboration juste et pacifique entre les Peuples.

Il manque face à la Chine et aux Etats-Unis une puissance d’équilibre. Séparément l’Europe actuelle et la Russie n’ont pas les moyens d’être cette force. Rassemblées elles auraient incontestablement la masse critique culturelle, économique scientifique et militaire pour le faire. Alors pourquoi se priver de tenter ce rapprochement?.

 

08/07/2012

Génocide arménien : François Hollande remet Fabius dans les clous.

Jeudi dernier lors d’un entretien officiel avec le chef de la Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,diplomatie turque, Laurent Fabius tout en évoquant « une nouvelle étape » dans les relations entre Paris et Ankara avait laissé à penser que la France excluait la possibilité d’adoption dans notre pays, d’une nouvelle loi destinée à punir la négation des génocides en général et en particulier celui des Arméniens perpétré entre 1915 et 1917 par les Turcs sous l’empire ottoman.

Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,Outre la très violente querelle diplomatique –  l’on a été  jusqu’à décider officiellement côté turc de mesures de rétorsion  avec rappel d’ambassadeur –  que le choix de la France avait suscité en Turquie, on se souvient que le texte présenté en 2011 et voté au Parlement avait finalement fait l’objet, en février dernier, d’une censure par le Conseil Constitutionnel.

Sur la base de cette décision Laurent Fabius a cru bon de s’autoriser à dire, cette instance – le Conseil Constitutionnel Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,ndlr –  « a décidé que la proposition de loi qui avait été présentée par les parlementaires (de la précédente majorité de droite) était contraire à notre Constitution donc il n'est pas possible de reprendre le même chemin sinon le résultat sera évidemment le même ».

Les réactions côté arménien ne se sont pas faites attendre. Les représentants de la communauté arménienne de France ont très vite fait part de leurs inquiétudes parlant même de « trahison » après les déclarations du numéro 2 du gouvernement Français. Notre pays compte près de 600000 français d’origine arménienne.

Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,François Hollande, avait en avril 2012,  lors de la commémoration du 97e anniversaire du génocide arménien rappelé en tant que candidat à l’élection présidentielle  sa promesse d’une loi de pénalisation des auteurs de négationnisme en la matière.

De même il avait rappelé son engagement de toujours en faveur  de la mémoire du génocide arménien, déclarant aux membres  présents à cette manifestation : « Chaque année, je viendrai participer à l'hommage, chaque année je partagerai votre combat pour la vérité et la justice », ajoutant, « j'aimerais être le président qui, en 2015, pourra une nouvelle fois s'incliner pour le centenaire de ce qui a été le premier génocide du siècle ».

Selon un communiqué, sans équivoque du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France  l’on a appris samedi que le chef de l’Etat n’avait pas fait une croix sur sa promesse de campagne : « Pour couper court à toutes les rumeurs consécutives aux déclarations de Laurent Fabius qui a semblé remettre en cause l'engagement de François Hollande de proposer une nouvelle loi de pénalisation du négationnisme, le Président de la République a téléphoné ce matin à M. Franck Papazian – coprésident du CCAF –  pour lui confirmer qu'il n'avait pas changé d'avis sur le sujet ».

Le chef de l’Etat devrait, toujours selon ce communiqué, recevoir avant « la fin du mois une délégation du CCAF pour envisager les modalités de la mise en place d'un tel texte ». Sollicitées, par les agences de presse, les services de la Présidence de la République ont confirmé : « Le président a fait part de ses engagements pendant la campagne. Il les tiendra »

Si certains ont pu en douter, qu’ils se rassurent, il n’y aura pas, sur le sujet, de divergence au sommet de l’Etat! Laurent Fabius vient d’être recadré. En France le patron c’est le Président, pas le ministre.

Ce faisant on peut légitimement s’interroger sur les motivations de Laurent Fabius dans cette affaire qui est loin d’être anodine.

Avec cette  déclaration,  très maladroite sur le plan diplomatique tellement elle est inopportune, Laurent Fabius, d’habitude si prudent, a pris le risque de perturber un climat plutôt favorable à un processus de normalisation des relations entre la Turquie et la France.  Curieux, non ?

L’arrivée de François Hollande  a été saluée à Ankara comme « une nouvelle plutôt positive ». Confirmation cette amélioration est venue lors du dernier sommet de l’Otan de la bouche même Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,du Président GUL. De même au dernier G20 à Rio, le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan a fait état de sa volonté de voir s’ « ouvrir  un nouveau chapitre » des relations franco-turques, allant jusqu’à inviter François Hollande en Turquie.

Une des marques importantes de cette évolution du climat entre les deux pays a été la récente levée des  sanctions qui avaient été décidées contre la France au moment du débat parlementaire sur le projet de loi concernant la question de la négation du génocide.

Doit-on rappeler à Laurent Fabius que parmi ces sanctions figurait l’accès pour les militaires français aux espaces aériens et maritimes turcs ouvrant ainsi à l’Etat-major un itinéraire de plus pour l’évacuation des soldats français d’Afghanistan ?

Alors à quel jeu et à quelles forces politiques et diplomatiques Laurent Fabius se prête-t-il ?

Evoquant les questions syriennes et iraniennes Laurent Fabius a déclaré : «Il est important de renouer les fils avec la Turquie ».

Faut-il comprendre qu’en échange d’un soutien turc à l’Occident dans la bataille engagée contre Damas et Téhéran , certains – politiques,  diplomates, hommes d’affaires ou militaires –  serait prêts à s’assoir sur les crimes abjectes commis en Arménie au début du siècle dernier ?

Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,La Turquie est un grand pays qui doit être respecté et il est normal que l’on cherche à construire avec lui un cadre de relations, diplomatique, militaire et commercial, de nature à favoriser un climat constructif d’échanges et de dialogues bilatéraux. Mais cette volonté ne saurait en aucun cas se fonder sur le reniement, comme les déclarations de Laurent Fabius le laisse à penser.

Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,La question du génocide arménien n’est en aucun cas négociable.

La Turquie doit le savoir une bonne fois pour toutes ! La question du génocide arménien n’est en aucun cas négociable.

Avec elle, Laurent Fabius, Alain Juppé, Bruno Lemaire et tous Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,ceux qui aujourd’hui parmi les décideurs français sont prêts à baisser la garde avec un pays qui  est loin de montrer une appétence particulière pour garantir sur son territoire le droit des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des minorités.

Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,En particulier ceux de la minorité kurde dont il conviendra d’observer la place qui leur sera attribuée dans la future constitution turque actuellement en cours d’élaboration.

19/10/2011

Libération de Guilad Shalit: le Hamas triomphe mais qui a gagné?

 

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,Cinq ans après sa capture, le 26 juin 2006, par un commando palestinien du Hamas, le soldat israélien Gilad Shalit vient enfin d’être libéré.

Si les négociations entre Israël et le Hamas n’ont jamais cessé durant sa captivité, à deux reprises aux moins les Israéliens ont tenté de procéder à une libération par la force de leur soldat placé, dans un endroit de la bande de Gaza tenu secret « sous la responsabilité d’un groupe spécial ». Mahmoud Zahar, une des principales personnalités palestiniennes du Hamas à Gaza, dira d’ailleurs « Je n’ai moi-même aucune idée de l’endroit il se trouve ».

Les négociations ont été particulièrement difficiles. Les délégations du Hamas et celles d’Israël ne se sont pratiquement jamais parlé directement et n’ont communiqué, durant tout ce temps, qu’à travers des intermédiaires égyptiens. Un membre des services secrets allemands a été au cœur des nombreuses tractations et réunions, à la grande satisfaction semble-t’il des responsables du Hamas. « Il a joué un rôle crucial dans cet accord et je l’en remercie personnellement » a expliqué Mahmoud Zahar, ajoutant, « beaucoup de gens ont contribué au succès de ces négociations, mais les Allemands ont été les plus importants». Nicolas Sarkozy peut bien vouloir récuérer l'affaire ce sont les allemands qui ont été à la maneuvre.

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,Le Hamas, au pouvoir à Gaza, a réservé un accueil triomphal à ses 477 premiers prisonniers libérés en échange de la libération de Gilad Shalit. L’organisation concurrente du Fatah  a de bonnes raisons d’être satisfaite, elle a gagné sur l’essentiel de ses revendications. Au terme du processus c’est 1027 ressortissants Palestiniens qui seront libérés et reçus comme des héros de la résistance palestinienne.

De plus le Hamas qui, depuis sa victoire aux élections législatives du 25 janvier 2006 face au Fatah de Mahmoud Abbas, avait été mis au ban de la diplomatie vient aujourd’hui de retrouver une légitimité. « C’est un grand succès » relève Mahmoud Zahar triomphant qui ajoute «  Ce n’est pas seulement celui du Hamas : seuls 60% des prisonniers libérés sont de notre mouvement, les autres appartiennent au Fatah, au Djihad islamique et à d’autres organisations ».

Comment dire autrement : « nous avons gagné et avec nous tout le Peuple palestinien ». Interviewé il aura cette phrase qui en dit long sur l’ambition du mouvement : «C’est la différence entre le Hamas et l’autorité palestinienne. Le Hamas reste ferme sur ses positions, négocie patiemment et obtient des résultats. Mahmoud Abbas parle, perd son temps et n’obtient rien. Abbas et Arafat n’ont jamais obtenu la libération d’un seul prisonnier, nous, si»   

Incontestablement, le Président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas en réclamant la création d’un Etat de Palestine, en refusant de céder aux pressions américaines, israéliennes et européennes s’est taillé un net succès d’estime à la tribuHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,ne de l’ONU. Cette intervention a eu un prolongement au-delà de l’enceinte internationale et s’est traduit par un triomphe auprès des populations de Cisjordanie. Pour autant à quoi a-telle abouti concrètement et matériellement ?

Mahmoud Abbas n’a rien obtenu et cette libération de prisonniers sonne comme un avertissement au successeur de Yasser Arafat qui voit sa position affaiblie dans le rapport de force qui l’oppose au Hamas tant en interne qu’au plan international.

Côté israélien les événements ne sont pas vécus de la même manière, et cela n’a rien d’anormal. Certes le retour du jeune franco-israélien Gilad Shalit, dont la libération était réclamée en Israël mais par toutes les communautés juives à travers le monde, est une sorte de soulagement. Ce soldat qui avait 20 ans lorsqu’il a été capturé à un poste frontière était de venu une figure « emblématique » de la cause nationale israélienne pour ce pays où sont très rares les familles qui n’ont pas un enfant ou un parent dans l’armée.

Personne en Israël ne viendra dire qu’il n’est pas heureux de le voir libHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,re aujourd’hui. Mais pour de nombreux Israélien les termes de l’échange apparaissent quelque peu déséquilibrés.  

Dès la publication officielle de la liste des prisonniers palestiniens libérables des protestations des familles de victimes d’attentats se sont élevées pour dire leur « émoi » voir leur « indignation ». Les Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,familles des victimes d’attentas, estiment être les « oubliées » de la négociation. Parmi ces ressortissants palestiniens figurent en effet des hommes ou des femmes condamnés pour « crime de sang » perpétrés lors d’attentat meurtriers auxquels ils ont participés.

Cela ne passe pas ! Cette fête du retour ne peut pas être totale. Les plaies sont encore trop vives, trop apparentes pour tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont laissé un membre de leur famille dans ce conflit interminable fait de violences, d’attentats, de guerres.

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,L’embarras est grand chez les dirigeants israéliens, Benjamin Netanyahu lui-même ne s’en cache pas : « De nombreux doutes m’ont accompagnés tout au long des négociations ……. la décision prise pour la libération de Gilad Shalit est parmi l’une des plus difficiles qu’il m’ait jamais été donnée de prendre …. Dans ma décision de ramener Gilad chez lui, j’ai été confronté à ma responsabilité de Premier ministre d’Israël, qui a le devoir de ramener à la maison chaque soldat qui est envoyé pour protéger nos concitoyens » a –t-il écrit dans un courrier adressé aux familles dont un des membres a été victime d’un attentat.

De son côté, dans la lettre qu’il a adressée aux familles des viHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,ctimes au moment où il a signé la grâce des prisonniers palestiniens libérés, le Président Shimon Pérez, a tenu à préciser : « qu’Israël ne pardonne ni n’oublie les actes commis »

Chaque observateur non impliqué directement dans le conflit peut évidemment s’interroger sur les raisons qui ont pu décider Israël de permettre au Hamas d’apparaître comme le vainqueur d’une partie de bras de fer qui dure depuis 2006. Libérer autant de prisonniers dont plusieurs sont considérés comme dangereux n’est pas une mince décision. L’enjeu est donc ailleurs et il  dépasse évidemment la seule personne du Soldat Gilad Shalit et des prisonniers palestiniens libérés !

Un premier élément de réponse peut être trouvé dans la déclaration de Mahmoud Zahar, le négociateur du Hamas : « NouHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,s avons fini par arriver à un accord essentiellement parce que les Israéliens ont voulu améliorer leurs relations avec l’Egypte, notamment après la crise de cet été. C’est sans doute le facteur le plus important ».

Facteur important mais probablement insuffisant car le Hamas et l’Egypte c’est aussi « les Frères musulmans » qui aujourd’hui sont partout présents dans les révolutions arabes notamment en Syrie où ils constituent la base de la révolution contre le Président Assad lui-même allié de l’Iran.

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,Cette libération de Guilad Shalit ne marquerait-elle pas, au final, le début du desserrement de l’étau et de l’isolement dans lequel se trouvait jusqu’à maintenant Israël et la porte ouverte à un durcissement dans les relations entre Israël et l’Iran shiite? Si tel est le cas cette négociation constitue un élément majeur de la situation au Moyen-Orient.

Mahmoud Zahar peut dire que la fermeté dans les Territoires Palestiniens est aujourd’hui du côté du Hamas, force lui est de constater que globalement au Moyen-Orient  la ténacité est tout de même toujours du côté d’Israël. Le Hamas Triomphe mais qui a gagné?

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte, Nicolas Sarkozy,La partie continue, espérons que la Paix et non la guerre en sera le terme final, pour le meilleur de l’avenir des populations qui peuplent le Moyen-Orient.

 
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