Avertir le modérateur

18/05/2012

Ecouter ce cri qui monte depuis Athènes

grèce,europe,athènes,papandréou,françois hollande,weimar,etat-nation,economie,démocratie,austérité,parti syriza,union européenne Au lieu de traiter les responsables grecs comme des parias et leurs électeurs comme des pestiférés, les dirigeants européens, allemands en tête, feraient mieux de les écouter. Car à force de faire prévaloir les exigences de l’économie sur la démocratie, ils sapent les fondements de l’Union.

Nous nous habituons tellement vite aux clichés que nous n'en voyons plus les effets pervers, et nous les répétons machinalement, comme si c'étaient des vérités irréfutables, Indice-boursier_pics_180.jpgalors que leur rôle est justement de nous remettre dans les rangs. Le danger de suivre le même chemin que la Grèce, par exemple : c'est désormais devenu le mot d'ordre qui nous transforme tous en spectateurs ahuris d'un rite de pénitence, où l'on sacrifie le bouc émissaire pour le bien collectif.

Le différent, le difforme, n'a pas de place dans notre cité. Et si les nouvelles élections qui viennent d'être convoquées ne donnent pas la majorité voulue par les partenaires, le destin hellénique sera tout tracé.

Combien de fois avons-nous entendu les dirigeants insinuer de manière ténébreuse: «Vous ne souhaitez pas, n'est-ce pas, subir le destin de la Grèce ?» La sortie de la zone euro n'est pas prévue par les traités, mais elle peut être subrepticement intimée, facilitée. En réalité, Athènes est déjà tombée dans la zone crépusculaire de la non-Europe, elle est déjà le loup-garou invoqué pour effrayer les enfants.

Les vraies racines du mal ignorées 

Peut-être la sécession grecque est-elle inévitable, mais faisons au moins la lumière sur les vraies raisons : si c'est inéluctable, ce n'est pas parce que le sauvetage est trop coûteux, mais parce que la démocratie est entrée en conflit avec les stratégies qui devaient prétendument sauver le pays.

Bruxelles-Union-europeenne-mobilisation-manifestation-Europe_pics_180.jpgLors des élections du 6 mai, la majorité des votants ont rejeté la pilule d'austérité que le pays avale depuis deux ans sans succès et qui, au contraire, précipite la Grèce dans une récession funeste pour la démocratie. Une récession qui rappelle Weimar, avec des coups d'Etat militaires à l'horizon.

Contraints de repartir aux urnes en l'absence d'accord entre les partis, les électeurs réaffirmeront leur rejet et donneront encore plus de poids à la gauche radicale, le parti Syriza d'Alexis Tsipras. Et encore une fois, les clichés proliféreront : Syriza est une puissance néfaste, contraire à l'austérité et à l'Union, et Tsipras est dépeint comme l'antieuropéen par excellence.

La réalité est tout autre. Tsipras ne veut pas sortir de l'euro, ni de l'Union. Il demande une autre Europe, exactement comme François Hollande. Il sait que 80 % des Grecs veulent garder la monnaie unique, mais pas de cette manière, pas avec ces politiciens nationaux et européens qui les ont appauvris, tout en ignorant les vraies racines du mal : la corruption des partis dominants, l'Etat et les services publics esclaves de la politique, les riches épargnés [par l’austérité].

Tsipras est la réponse à ces maux et pourtant, personne ne veut se griller en discutant avec lui. Pas même Hollande, qui a refusé de rencontrer le leader du Syriza lorsque celui-ci s'est précipité à Paris après les élections. 

Et avez-vous entendu les gauches européennes, qui prétendent 1695522_photo-1320086848358-1-0_640x280.jpgavoir la solidarité dans le sang, soutenir Georges Papandréou quand il affirmait qu'il fallait européaniser la crise grecque pour trouver la solution ? Qui avait pris au sérieux les paroles qu'il avait adressées aux Verts allemands en décembre, après sa démission du poste de Premier ministre ?

L'idée qu'il avait exposée reste aujourd'hui encore la meilleure solution pour sortir de la crise : "Aux Etats membres, la rigueur ; à l'Europe, les politiques nécessaires de croissance".

Les paroles de Papandreou sont restées lettre morte : comme s'il était honteux d'écouter un Grec de nos jours. Comme s'il 1875654.jpgn'y avait aucune conséquence à la désinvolture ébahie avec laquelle on transforme en paria le pays qui a donné naissance à la démocratie et on analyse de manière impitoyable les dégénérations : l'oligarchie, le règne des marchés qui se traduit par la plutocratie, la liberté avec laquelle la loi et la justice sont méprisées.

L'expulsion d'Athènes, un échec de l'Europe

Si nous avions un minimum de mémoire, nous comprendrions mieux l'âme grecque. Nous comprendrions l'écrivain Nikos Dimou quand il exprime dans ses aphorismes le malheur d'être grec : "Le peuple grec ressent le poids terrible de son propre héritage. Il a saisi le niveau surhumain de perfection auquel sont liées les paroles et les formes des anciens. Cela nous accable : plus nous sommes fiers de nos ancêtres (sans les connaître), plus nous sommes inquiets pour nous-mêmes".

Ceux qui évoquent les racines chrétiennes de l'Europe en oublient les racines grecques et l'enthousiasme avec lequel Athènes, une fois sortie de la dictature des colonels en 1974, a été accueillie en Europe en tant que pays symboliquement essentiel.

Ce que nos dirigeants ne disent pas, c'est que l'expulsion d'Athènes ne sera pas uniquement le fruit de son échec. Ce sera l'échec de l'Europe, une sale histoire d'impuissance volontaire. Nous n'avons pas su conjuguer les nécessités économiques et celles de la démocratie. Nous n'avons pas été capables, même en rassemblant nos ressources et notre intelligence, de surmonter la première ruine exemplaire des vieux États nation.

1863279.jpgL'Europe n'a pas fait bloc comme le fit le secrétaire au Trésor Alexander Hamilton au sortir de la guerre d'indépendance américaine, quand il décréta que le gouvernement central allait assumer les dettes de chaque Etat, les unissant ainsi en une fédération forte. L'Europe n'a pas fait de la Grèce une affaire européenne.

Elle n'a pas vu le lien entre les crises de l'économie, de la démocratie, de la nation et de la politique. Pendant des années, elle a fait la cour à un establishment grec corrompu et aujourd'hui, la voilà bouche bée devant un peuple qui rejette les responsabilités de ce désastre.

Cet éloignement entre Union et démocratie, entre Nous et Eux, aura des conséquences douloureuses. Leur mort serait un peu la nôtre, mais il manque dans ce déclin la connaissance de soi qu'Athènes nous a enseignée.

Ce n'est pas la mort grecque qu'Ajax le Grand invoque dans l'Iliade* : "Un brouillard noir nous enveloppe tous, les hommes et les chevaux. Père Zeus, délivre de cette obscurité les fils des Akhaiens ; rends-nous la clarté, que nos yeux puissent voir ; et si tu veux nous perdre dans ta colère, que ce soit du moins à la lumière !"

*Iliade (XVII 645- 647)

Source : La Repubblica Rome

Journaliste : Barbara Spinelli 17 mai 2012

Traduction : Laurent Laget

Illustration : D'après "Le Cri", d'Edvard Munch Steve Bell

 

14/05/2012

Déculottée électorale pour Angela Merkel dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie

1700544_3_e222_angela-merkel-est-toutefois-toujours-populaire_a1da191b9d1c0355f39485c8f1f2bb59.jpgCe dimanche on a voté dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne. Les sociaux démocrates et les Verts allemands viennent d’infliger un sévère camouflet à la Chancelière Angéla Merkel, championne bornée de l’hyper-libéralisme européen, qui depuis 2 ans est entrain de conduire la zone euro dans le mur de l’austérité et de la régression économique et sociale.

Cette défaite des conservateurs allemands – la CDU est le parti majoritaire au Bundestag en Allemagne – constitue un revers très sérieux, le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, avec ses 18 millions d’habitants, est le land le plus peuplé du pays et constitue le cœur industriel de l’Allemagne.

La coalition Vert/SPD qui a recueilli 12% et 39% est désormais en mesure de former une majorité au Parlement de Düsseldorf avec 121 sièges sur 221.

63593_the-ecb-headquarters-is-pictured-in-frankfurt.jpgC’est la politique d’austérité qui a été sanctionnée par les électeurs, Norbert Röttgen la tête de liste CDU – grand perdant du scrutin avec 26%des voix – avait choisi comme axe principal de sa campagne la politique d’austérité chère à Berlin.

Politique d’ailleurs égratigné par Gerhard Schröder laissant entendre que voter CDU en Rhénanie-du-Nord-Westphalie c’était appuyer le dogme de discipline fiscale et budgétaire imposé sans succès par Angéla Merkel à la zone euro.

Toujours aussi bornée, la Chancelière désavouée, s’est contentée de déclarer à la presse que le résultat de ce scrutin« est important pour la Rhénanie du Nord-Westphalie, ni plus ni moins ».

Angéla Merkel peut bien être dans le déni, il n’en reste pas moins qu’à la veille de la visite officielle de François Hollande cette élection dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie renforce considérablement la position du nouveau Président de la République française et affaibli celle de la Chancelière.

SAMPAIO_Merkozy.jpgLe SPD allemand menace déjà de ne pas ratifier le pacte fiscal européen  « Sarkozy-Merkel » si des aménagements n’y étaient pas apportés. Une majorité des 2/3 est nécessaire au Bundestag, Angéla Merkel devra donc composer avec ses opposants sociaux-démocrates.

Ces derniers, pour montrer leur détermination et leur capacité de nuisance, ont bloqué, vendredi deux décisions importantes au Bundesrat – la Chambre Haute du Parlement allemand –.

Bruxelles-Union-europeenne-mobilisation-manifestation-Europe_pics_180.jpgComme nous l’indiquions récemment Angela Merkel n’est plus en situation d’imposer une ligne d’austérité soutenue pour résoudre la crise générale qui est en train de tuer les démocraties européennes – la montée des votes d’extrême-droite, scrutin après scrutin, ne laisse pas d’inquiéter –.

La crise devait être solutionnée par la rigueur. Hors le remède semble bien pire que le mal qui touche la zone euro. L’austérité généralisée conduit même à ce que des économies qui n’étaient pas en difficulté le sont désormais – les Pays Bas en sont un exemple frappant –

L’heure est à un changement de cap concerté auquel l’Allemagne devra souscrire, sans, bien sûr, que ses intérêts soient ignorés. Mais il n’est désormais plus possible de continuer à danser, dans des réunions improductives, comme le faisaient les passagers du Titanic quelques heures avant le crash dans lequel ils se sont abimés.

60742_hollande-socialist-deputy-and-candidate-for-french-socialist-party-presidential-primary-delivers-speech-at-political-rally-during-visit-to-rennes.jpgMardi, le contexte sera favorable au Président de la République qui tout en usant de ses talents de conciliateur pourra faire valoir ses choix économiques pour l’Europe en même temps qu’il imposera sa marque au plan international en affichant un leadership pour le changement en Europe.

10/05/2012

François Hollande ne doit pas craindre le clash avec Angela Merkel

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Angela Merkel, devant le Bundestag vient aujourd’hui de faire monter d’un cran le bras de fer avec le prochain exécutif de la France.

Alors même que les Français viennent de porter à la présidence du Pays François Hollande en soutenant son programme de relance européenne contre celui d’austérité de son poulain Nicolas Sarkozy, Angela Merkel vient de réaffirmer qu’elle rejetait tout plan de relance keynésien pour la zone euro.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Tout en proclamant pour la forme que « la réduction de l’endettement et le renforcement de la croissance sont les deux piliers de notre stratégie », la mère de la politique d’austérité qui a mis à genoux la Grèce, qui fait des ravages en Espagne au Portugal et en Italie, qui est à la base de la grave crise politique aux Pays-Bas, vient de signaler à ses partenaires européens qu’il était hors de question de faire de « la croissance à crédit ».

« La croissance par des réformes structurelles, c’est sensée, c’est important, c’est nécessaire », s’est-elle déclarée. En d’autre terme la chancelière allemande entend imposer à la France une réforme libérale dont les principales mesures sont connues pour les dégâts qui n’ont pour seule issue la dégradation des économies nationales qui les appliquent.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Pour mémoire ces mesures sont  la généralisation de la précarité des contrats de travail, la baisse des salaires et des pensions de retraite, la baisse des services publics de santé, autant d’éléments incompatibles avec le choix exprimé par les Français le 6 mai et contenues dans le programme de François Hollande qu’ils entendent voir mis en oeuvre.

Sans complexe Angela Merkel ose prévenir «  la sortie de crise sera un processus long et fatigant ». La chancelière semble oublier que c’est grâce à une dévaluation de fait – baisse des salaires, et des pensions de retraites, baisse des services publics ….- réalisée par la coalition SPD/CDU que l’Allemagne a pu maintenir un niveau de balance commerciale positif et de compétitivité au détriment de ses partenaires européens.

Un peu de mémoire et de réalisme devrait l’amener à se montrer un peu plus solidaire pour éviter une crise majeure cette fois.

Le jeu qui consiste à radicaliser les oppositions pour au final lâcher des miettes en guise de concessions pour ne pas faire perdre la face à ses interlocuteurs ne trompera plus personne.

La crise est désormais dans une dimension telle qu’il n’est pas possible de « jouer ». La chancelière allemande est elle-même en difficulté dans son propre pays, elle le sait et ferait bien de ne pas trop jouer les fiers à bras.

Michel Rocard s’est exprimé sur le sujet, l’Allemagne « vient d'entrer en stagnation (...). La croissance allemande est cassée (...). Même en Allemagne, le problème de la croissance est posé » a-t-il indiqué.

Une opposition interne est en train de se développer au sein même de l’opposition allemande. Celle-ci menace de ne pas ratifier le pacte budgétaire en l'état et réclame des mesures de croissance. De son côté, Sigmar Gabriel, le président du SPD vient de tenir, Angela Merkel et ses choix politiques, pour responsables du renforcement des partis extrémistes en Grèce.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.François Hollande, fort de la légitimité que lui donne sa récente élection est en mesure d’organiser en Europe un front du refus qui au final pourrait coûter fort cher à la Chancelière.

En Italie Mario Monti a déclaré que les demandes de croissance de la France  exprimées par François Hollande « rencontrent michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.l’assentiment de l’Italie ». En Espagne le Président Rajoy ne voit-il pas d’un bon œil l’arrivée en France d’un Président en capacité de détendre un peu la ligne d’austérité imposée par l’Allemagne ?

Dans ces conditions le chef de l’Etat ne doit pas craindre un clash avec Angela Merkel qui ces derniers a été trop habituée à voir la France se coucher.

En procédant ainsi François Hollande répondra d’abord à la majorité des Français qui ne l’ont pas élu pour faire appliquer michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.en France et en Europe la politique des banquiers de Goldman Sach du FMI et de Wall-Street. Il prendra ensuite une dimension et une stature internationale de nature à renforcer le crédit de la France un peu écorné ces cinq dernières années.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Foin de « compromis progressif » à la Michel Rocard, François Hollande doit s’imposer et ne pas redouter d’aller au clash. Angela Merkel à plus à perdre qu’à gagner en voulant nous contraindre à appliquer sa folle politique d’austérité.

 

Les prochains 100 jours de François Hollande.

chômage,dette,déficit commercial,françois hollande,angela merkel,nicola sarkozy,g8,g20,jean-louis debré,fmi,christine lagarde,etat-unis,extrême-droite,afghanistan retrait des troupesLe président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, vient s’annoncer, ce jeudi, les résultats définitifs de l’élection présidentielle. Ce faisant il a officiellement déclaré François Hollande, le vainqueur du 6 mai face à Nicolas Sarkozy, élu président de la République.

chômage,dette,déficit commercial,françois hollande,angela merkel,nicola sarkozy,g8,g20,jean-louis debré,fmi,christine lagarde,etat-unis,extrême-droite,afghanistan retrait des troupesJean-Louis Debré depuis le siège du Conseil Constitutionnel, au Palais Royal à Paris a indiqué qu’au second tour du scrutin présidentiel François Hollande a obtenu 18 000 668 voix contre 16 860 685 à Nicolas Sarkozy, soit 51,6% contre 48,4%.

Le calendrier est chargé pour le prochain locataire de l’Elysée dont l’investiture est annoncée au 15 mai.

Alors que les chiffres du chômage poursuivent, depuis onze mois, une lente mais sure dégradation François Hollande et son futur gouvernement auront à faire face à la gestion des dossiers dont les prédécesseurs se sont arrangés à reporter le règlement après les présidentielles.

chômage,dette,déficit commercial,françois hollande,angela merkel,nicola sarkozy,g8,g20,jean-louis debré,fmi,christine lagarde,etat-unis,extrême-droite,afghanistan retrait des troupesLes plus en pointe sont les dossiers concernant le site de PSA à Aulnay-sous-Bois qui menacé de fermeture, ainsi que celui de Petroplus de Petit-Couronne en Haute-Normandie, Air France/KLM, Areva...

Il y aura le 17 mai, l’opération d’emprunt sur les marchés de 12 milliards d’euros qui constituera un test en vrai grandeur de crédibilité pour François Hollande qui s’est engagé à ramené le déficit de la France à 3% dès 2013 ce qui suppose la réussite d’un plan d’économie de 20 milliards en 1 an. L’enjeu se situe au niveau du taux d’emprunt sur 10 ans actuellement à 3% !

chômage,dette,déficit commercial,françois hollande,angela merkel,nicola sarkozy,g8,g20,jean-louis debré,fmi,christine lagarde,etat-unis,extrême-droite,afghanistan retrait des troupesAu niveau européen François Hollande doit effectuer un déplacement « périlleux » en Allemagne pour y rencontrer la chancelière Angela Merkel et parler de la relation franco-allemande et de la renégociation du dernier traité validé par Nicolas Sarkozy. Ce voyage avait été annoncé durant la campagne.

Ce déplacement précèdera une rencontre informelle, des chefs d'Etat et de gouvernement des 27 pays de l'Union, est prévue avant le sommet européen des 28 et 29 juin dont l’objectif annoncé concerne la définition de contours pour une stratégie destinée à faire redémarrer l'économie de l'Union Européenne.

Au plan international François Hollande participera au G8 qui se déroulera les 18 et 19 mai à Camp David, aux Etats-Unis.

chômage,dette,déficit commercial,françois hollande,angela merkel,nicola sarkozy,g8,g20,jean-louis debré,fmi,christine lagarde,etat-unis,extrême-droite,afghanistan retrait des troupesDans la foulée le Chef de l’Etat se rendra au sommet de l'OTAN à Chicago les 20 et 21 mai où il annoncera le retrait des troupes françaises d'Afghanistan dès la fin de l'année 2012.

Enfin c’est au Mexique les 18 et 19 juin qu’il assistera au G20 où en présence de la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, il sera question d’augmentation des  ressources du FMI et de la contribution des Etats-Unis, ainsi que du rééquilibrage de l'économie mondiale.

chômage,dette,déficit commercial,françois hollande,angela merkel,nicola sarkozy,g8,g20,jean-louis debré,fmi,christine lagarde,etat-unis,extrême-droite,afghanistan retrait des troupesLa tâche du nouveau Président est immense, il est attendu et ne peut pas se permettre de faux pas. La France est en panne de créations d’emplois, son commerce extérieur et ses comptes publics sont dans le rouge.

C’est dans un contexte très difficile que démarre le quinquennat sur fond de 3ème tour électoral où l’opposition et l’extrême droite vont tout tenter pour empêcher la constitution d’une majorité présidentielle à l’Assemblée.

chômage,dette,déficit commercial,françois hollande,angela merkel,nicola sarkozy,g8,g20,jean-louis debré,fmi,christine lagarde,etat-unis,extrême-droite,afghanistan retrait des troupesDans cette période, l’opposition républicaine prendrait une lourde responsabilité devant le Pays si, comme certains le laissent à penser parmi les excités qui vont perdre leur siège à droite, elle devait céder à une tentation revancharde et jusqu’au-boutiste en se prêtant à un jeu trouble avec l’extrême droite.

Quoi qu’il en soit en dernier ressort ce sera aux électeurs de se prononcer et c’est fort logiquement qu’à l’issue des élections législatives ils sauront donner au Président de la République les moyens de mettre en œuvres les propositions qui ont été les siennes et qui ont recueilli une majorité confortable.

07/05/2012

Nicolas Sarkozy a perdu, ainsi en ont décidé les Français!

 

Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Front National, UMP, PS, Les Ecologistes, Otan, Afghanistan, USA, Allemagne, Angela Merkel, Les affaires,   Après décompte effectué par le Ministère de l’Intérieur François Hollande obtient 51,62% des suffrages exprimés contre 48,38% à Nicolas Sarkozy.

Les Français ont choisi d’élire un nouveau Président de la République et de remplacer Nicolas Sarkozy dans un scrutin où la participation a été supérieure à 80%.

Inutile de préciser qu’à la Mutualité, où s’étaient réunis les partisans du Président sortant les mines n’étaient guères réjouies. On peut le comprendre. Mais en même temps pouvaient-ils s’attendre à autre chose que ce résultat ? Non !

Les Français ont, à juste titre, sanctionné un président qui durant son quinquennat a globalement affaibli la Nation.

Au plan économique, ils ont condamné le soutien inconditionnel accordé aux marchés financiers, la politique de Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Front National, UMP, PS, Les Ecologistes, Otan, Afghanistan, USA, Allemagne, Angela Merkel, Les affaires,   soumission au modèle économique allemand – qui s’est traduite par une augmentation insupportable du chômage, un appauvrissement généralisé des plus démunis –  et une dégradation des comptes de la Nation – endettement et déficit de la balance commerciale historiques –.

Au plan international ils n’ont pas supporté la mise sous tutelle américaine de la France – retour dans le commandement intégré de l’Otan – et le renforcement de l’engagement de la France en Afghanistan.

A titre personnel le Président sortant porte une lourde responsabilité dans la défaite de son camp.

Nombreux ont été les hommes et les femmes de conviction qui Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Front National, UMP, PS, Les Ecologistes, Otan, Afghanistan, USA, Allemagne, Angela Merkel, Les affaires,   n’ont pas apprécié ses proximités idéologiques affichées lors de la campagne électorale, son omniprésence échevelée  et ses changements de pied déconcertants dans la gestion des dossiers de l’état, son mépris des écologistes et sa conception anglo-saxonne de la république ainsi que le parfum de scandales financiers qui durant tout le mandat ont plané autour de sa personne.

Ses soutiens, amers et revanchards, peuvent bien se plaindre et redouter pour la suite de leur carrière la vérité est sans Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Front National, UMP, PS, Les Ecologistes, Otan, Afghanistan, USA, Allemagne, Angela Merkel, Les affaires,   appel, Nicolas Sarkozy les a fait perdre. Plutôt que de continuer à nier cette évidence, en continuant de déverser haine et jugements péremptoires sur le vainqueur tout en pariant sur un futur échec de sa part, ils feraient mieux de regarder en conscience leurs erreurs pour reconstruire une opposition républicaine en cessant de loucher vers l’extrême droite.

Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Front National, UMP, PS, Les Ecologistes, Otan, Afghanistan, USA, Allemagne, Angela Merkel, Les affaires,   Nicolas Sarkozy s’en va, mais les problèmes sont pendants. François Hollande est désormais le nouveau chef de l’Etat. Il aura besoin pour les années à venir d’une majorité pour mener à bien les engagements qu’il a pris devant tous les Français.

Nul doute que ceux qui viennent de le porter à la Présidence de la République sauront lui accorder cette majorité. Mais en même temps la bonne continuité démocratique et républicaine de la France nécessite l’existence d’une opposition respectable et digne.

Les premières déclarations de ses proches, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Alain Juppé et autres ne laisse rien augurer de bon pour l’avenir. Sauront-ils se reprendre ? Vont-ils, dans un souci de revanche, ouvrir grand les portes au Front National?

Réponse au cours de la campagne législative qui dès hier soir s’est engagée.

 

Appel des démocrates, écologistes, républicains, gaullistes

Publié le 04 mai

Le rassemblement des démocrates écologistes et républicains qui avaient lancé un appel à voter pour François Hollande, dès le premier tour a présenté lors d'une conférence de presse son nouvel appel pour le second tour.

Plusieurs personnalités, qui s’étaient prononcées individuellement, comme Jean-Jacques Aillagon ou Azouz Begag, ont rejoint leur démarche, ainsi qu'un certain nombre de responsables du Modem, conduits par Olivier Henno, et des militants écologistes.

Ce rassemblement démontre que, contrairement à ce qu'à dit Nicolas Sarkozy hier, bien d'autres que les socialistes soutiennent la candidature de François Hollande.

Ils appellent aujourd'hui tous les démocrates, notamment François Bayrou, tous les humanistes, les gaullistes sociaux, les écologistes, à s'unir autour de François Hollande, dans un grand pôle d'équilibre pour soutenir le redressement dans la justice, de notre pays, et la réorientation de la construction européenne.

Faire gagner François Hollande le 6 mai, permettre le succès de son quinquennat ensuite, et donc faire gagner la France, voilà notre feuille de route.

Avec la présence de Jean François Kahn

- Corinne Lepage (Présidente de Cap 21)
- Jean Jacques Aillagon (Ancien Ministre de Jacques Chirac)
- Azouz BEGAG (Ancien Ministre de Jacques Chirac)
- Michel Suchod (président de "L´autre chemin pour une gauche moderne")
- Olivier Henno et les signataires de l’appel par des élus et responsables locaux du MoDem
- Stéphane Gemmani (fondateur du SAMU social de Grenoble‚ ancien MoDem)
- Bernard Brun (Ancien porte-parole de Raymond Barre)
- Gérard Faivre (Alternative démocrate Franche-Comté)
- Gilles Casanova (dirigeant de "L´alliance républicaine‚ écologiste et sociale")
- Rodrigue Lohier (Elu Nouveau Centre de Taverny)
- Philippe Coste (diplomate)
- Bouchera Azzouz (responsable d´une association féministe)
- Morad Bachir-Cherif (VP Métro de Grenoble‚ ancien MoDem)
- Dominique Belpomme (professeur de cancérologie)
- Fréderic Bouchareb (conseiller municipal de Poitiers)
- Benoit Bordat (conseiller municipal Dijon)
- Marianne Buhler (médecin VP de CAP21)
- Sébastien Croizier (syndicaliste)
- Stéphane Fillette (tête de liste MoDem aux municipales de Versailles)
- Bernard Frau (Délégué Général "Humanisme Ecologie République")
- Yann Hélary‚ (conseiller régional des Pays de la Loire ancien directeur de campagne de Noël Mamère)
- Eugéne Kremp (agriculteur)
- Bernard Kremp (agriculteur)
- Dominique Lemoine (Conseiller communautaire Tours)
- Estelle le Touzé (ancienne élue les verts de Nanterre‚ SG de CAP21)
- Laurent Martinez (conseiller régional Pays de la Loire)
- Mathieu Mauvais (ancien VP MoDem 38)
- Yvan Mouton (journaliste)
- Christian Romain (enseignant et auteur)
- Claude Rambaud (Présidente association de santé)
- Jean Rapenne (SG de CAP21)
- Tahar Rahmani (chef d´entreprise)
- Nathalie Tortrat (Bureau exécutif CAP21)
- Jacques Hervé Riffaud (conseiller municipal à Fontaines les Dijon)
- Philippe San Marco (universitaire)
- Jean Michel Verpillot (conseiller municipal à Marssanay)

03/05/2012

Aux Ecologistes de l'AEI, du MEI et aux Démocrates du Modem

3525160.jpgCette campagne a atteint un niveau de médiocrité tel que plus aucun argument de raison ne peut être d'une influence quelconque. C'est devenu du domaine de la bataille de rue caillassages contre caillassages. Je crains que François Hollande qui se tient plutôt correctement ne fasse les frais de cette "abomination" qui se veut gaulliste et républicaine. Aujourd’hui comme dit l'autre j'ai mal à ma France!

Mais je ne me résous pas à laisser filer les choses et me permet de me glisser dans vos échanges espérant y apporter une contribution utile.

Nous avons milité un temps ensemble, nous partageons sur le fond l’essentiel du combat écologiste, nos voies ne sont divergentes que sur la forme.

Je vous demande de m’accorder le temps de la lecture de ce texte et après chacun fera en conscience ce qu’il a à faire pour ce second tour des élections présidentielles.

Je me suis astreint mardi 1er mai après-midi à écouter en entier le discours prononcé par Nicolas Sarkozy depuis la Place du Trocadéro.

Je suis encore abasourdi devant tant de culot, de racolage et d'usurpation idéologique.

Tout y est passé "la France" ce serait lui ce candidat minable et inculte qui débite de la référence historique, idéologique et politique, comme un charcutier productiviste de la saucisse le ferait à l'étal d'une boucherie industrielle. De Gaulle, Blum, Victor Hugo, Lamartine, Voltaire, Zola et l'affaire Dreyfus tout y est passé je n'en crois pas encore mes oreilles.

Pétain n'y était pas mais l'allusion à "assumer l'histoire de la France, toute l'histoire de la France" et l'appel aux "travailleurs" à abandonner le drapeau rouge pour prendre le drapeau tricolore m'indigne encore à l’heure où je rédige ce papier!

Cet acharnement contre les syndicats et cet appel ne sont ni plus ni moins que la marque de cette idéologie de l’État français de Vichy tant admiré par Jean-Marie Lepen dont chacun connaît l'immense admiration qu'il a toujours voué au Général De Gaulle et à la République dont le candidat Sarkozy cherche à récupérer l’image oh combien positive du résistant libérateur de la République.

Comment peut-on dans le même discours en appeler aux mânes du Général et marauder sur les terres idéologiques de celui qui en avait la plus grande détestation ? Comment ? Je ne sais pas ! Mais Nicolas Sarkozy, lui le sait. Il l’a fait devant des sympathisants enflammés.

Chacun de vous connait bien mes options écolo-centristes et ma condamnation de ce que les régimes communistes ont pu porter à la fois à la démocratie et à la nature mais hier après-midi en écoutant ce flot de mensonges, de récupération décomplexée et honteuse je me suis senti solidaire de tous ces gens que d'une certaine manière Nicolas Sarkozy a exclu de la Patrie en criant à ses militants réunis place du Trocadéro "vous êtes le Peuple, vous être la France".

Que sommes-nous alors ? Nous qui n’étions pas avec lui pour l’écouter débiter son discours écrit par un autre que lui et adapté à une certaine clientèle électorale?

Que sommes-nous donc ? Nous ces écologistes qu’il désigne comme la secte qui voudrait faire revenir la France au Moyen-Age. De quelle Patrie serions-nous donc?

Quel sort nous réserverait-il s'il devait demain, gagner cette élection?

La déchéance nationale pour n’avoir pas, avec lui, stigmatisé les syndicats et les fonctionnaires qui ont choisi, comme c’est la tradition le jour de la fête du Travail, de défiler drapeau rouge à la main ?

Ce président devrait se souvenir que le rouge est la couleur du Tiers-État dont les membres sont toujours en première ligne de la souffrance et de l’angoisse au moment des crises sociales, économiques ou écologiques.

Les militants écologistes qui sont assassinés parce qu’ils s’opposent aux lobbies agro-industriels en Bolivie au Brésil et dans la forêt amazonienne le sont le drapeau rouge à la main et que je sache ne sont pas les amis de partis d’extrême-droite.

Les trois couleurs de la France le bleu, le blanc, et le rouge sont symboliquement à égalité dans notre drapeau pour précisément dire que la République est une et indivisible.

En virant dans ce 2ème tour, ostensiblement vers le bleu marine pour être réélu, ce candidat minable, à la colonne bourse-cac40-palais-brongniart-maxppp-930620_scalewidth_630.jpgvertébrale idéologique cartilagineuse, a pris le risque de briser le pacte républicain de notre pays déjà si malmené par la crise économique dont ses amis de la FNSEA, du CAC 40 et de Wall-Street nous ont gratifiés, hypothéquant ainsi la prochaine rentrée sociale d’automne dont tout le monde s’accorde pour dire qu’elle sera difficile .

Il faut imaginer ce que ce candidat réélu se permettra de faire, fort de la légitimité du suffrage universel.

N’ayant plus à se soucier de se faire réélire une fois de plus la constitution l’interdisant, plus libre que jamais d’aller au bout de la logique qu’il a mise en œuvre durant son premier mandat – soutien aux plus riches, à la FNSEA, remise en cause du code du travail et détricotage du model social et austérité généralisée au nom de la compétitivité – dont nous écologistes avons à nous plaindre :

-        Les chasseurs experts en biodiversité

 

-        800 épandages aériens de pesticide

 

-        La casse du Grenelle

 

-        L’autorisation d’augmentation des surfaces d’épandages de lisiers

 

-        La France mis devant la cour de justice européenne pour le non respect de la directive nitrates

 

-        La volonté affichée de réduire les normes notamment celles concernant la protection de l’environnement

 

-        La poursuite sans réserve du programme nucléaire dans sa totalité.

Le débat entre Nicolas Sarkozy et François Hollande que j’ai évidemment écouté avec beaucoup d’attention hier soir ne m’a apporté aucun élément qui puisse atténuer la très mauvaise appréciation que je fais depuis plusieurs semaines des promesses et du programme de Nicolas Sarkozy.

r.jpgCertes les deux candidats ont fait bien peu de place à l’Ecologie durant leurs interventions. Mais au moins François Hollande s’est engagé sur la fermeture de Fessenheim, la réduction à 50% du nucléaire à l’horizon 2025 et l’organisation d’un débat général avec les Français concernant les choix énergétiques du pays.

Pardon d'avance pour cette indignation non retenue que je vous ai infligée si vous m’avez lu jusque là. Soyons pratiques, arrêtons pour une semaine ces discussions et ces disputes entre-nous qui ont leur importance, mais qui nous agite alors que l’urgence est, j’en suis convaincu, vraiment ailleurs.

Nous aurons tout le temps de les reprendre après le 6 mai. Pour l’heure ne nous trompons pas de priorité, le sujet principal pour le 6 mai est que ce jour là ensemble, « tous citoyens » nous allons élire un Président pour notre la République.

Ce n’est pas le jour où nous mènerons des négociations avec le Parti socialiste. Ce n’est pas non plus le jour où en tant qu’Ecologiste nous nous déterminerons pour choisir tel ou tel parti partenaire, avec qui nous allons tenter de travailler dans le futur, ou de n’en choisir aucun.

Chacun d’entre-nous le comprend bien notre responsabilité de citoyen et de républicain est interpellée.

Le 6 mai nous ne pouvons pas faire comme si les deux candidats en présence peuvent être renvoyés dos à dos. Pour ma part, fort de mes convictions humanistes, fort de la force de mon engagement écologiste et fort de mon attachement aux principes républicains je vous le dis tranquillement  ma main ne tremblera pas lorsque je glisserai dans l’urne mon bulletin pour l’élection de François Hollande.

drapeau_europ_france 2.jpgJ’espère que vous serez le plus grand nombre à le faire de la même manière et vous en remercie par avance, pour l’avenir, pour l’écologie, pour l’Europe, la France et la République.

Bernard FRAU

Délégué Général Humanisme-Ecologie-République

27/04/2012

Antoine Waechter : le bon sens en politique ?

Antoine Waechter, MEI, CAP21, Modem, EELV, Pole ecolo du PS, Eva Joly, Nicolas Sarkozy, Ecologie Politique, François Hollande, Humanisme-Ecologie-République, Le président du Mouvement écologiste indépendant (MEI), Antoine Waechter, a fait connaître contrairement à Europe Écologie, sa décision de ne pas donner de consigne de vote à ses électeurs.

Antoine Waechter, MEI, CAP21, Modem, EELV, Pole ecolo du PS, Eva Joly, Nicolas Sarkozy, Ecologie Politique, François Hollande, Humanisme-Ecologie-République, Regrettant par ailleurs le faible score d’Eva Joly il a déploré qu’ « À aucun moment, les défis écologiques du XXI e siècle n’ont été placés au cœur du débat » lors de la campagne de l’ancienne magistrate.

Etonnant de la part d’un des piliers de l’équipe de campagne d’Eva Joly qui, après cette débâcle de l’Ecologie Politique à laquelle il a contribué, en vient se poser en donneur de leçons demandant aux écologistes de vouloir bien «affirmer leur identité » et «d’apprendre à ne pas être des supplétifs, mais des partenaires respectés».

Antoine Waechter, MEI, CAP21, Modem, EELV, Pole ecolo du PS, Eva Joly, Nicolas Sarkozy, Ecologie Politique, François Hollande, Humanisme-Ecologie-République, Faut-il comprendre de cette dernière affirmation que le mouvement Europe-Ecologie Les Verts, sous la bannière duquel Antoine Waechter a placé le MEI durant cette campagne présidentielle n’aurait pas été respecté par le Parti Socialiste et, plus grave, qu’il aurait été considéré comme simple supplétif?

Etonnant de la part du candidat – ndlr Antoine Waechter – aux prochaines législatives à qui Europe-Ecologie-Les verts a attribué en Alsace une circonscription où il sera le candidat unique de la gauche! Certains esprits mal tournés pourraient y voir une contradiction.

Etonnant également, dans le contexte actuel de la campagne du second tour de la présidentielle, ce rappel que «l’électorat écologiste ne répond pas aux consignes de vote » ajoutant «Il votera pour celui qui lui donne de bonnes raisons de le faire».

Antoine Waechter, MEI, CAP21, Modem, EELV, Pole ecolo du PS, Eva Joly, Nicolas Sarkozy, Ecologie Politique, François Hollande, Humanisme-Ecologie-République, Est-ce à dire qu’Antoine Waechter cautionnerait les dérapages contrôlés du candidat Sarkozy braconnant allègrement sur des terres fertiles en propositions qui n’ont jamais fait bon ménage avec l’esprit de la République ?

Le «vrai travail», les attaques récurrentes contre les syndicats, les chercheurs et les fonctionnaires, la présomption de légitime défense pour les policiers – proposition directement puisée à la source du programme de Marine Le Pen –, la préférence accordée au curé sur l’instituteur pour l’éducation des enfants, tout cela n’inciterait pas le Président du MEI et son Conseil National à prendre leurs responsabilités citoyennes en condamnant fermement Nicolas Sarkozy à défaut d’appeler à voter pour François Hollande.

Antoine Waechter a en effet refusé de s’associer à l’Appel en Antoine Waechter, MEI, CAP21, Modem, EELV, Pole ecolo du PS, Eva Joly, Nicolas Sarkozy, Ecologie Politique, François Hollande, Humanisme-Ecologie-République, faveur d’un vote pour François Hollande au second tour, lancé par des  personnalités écologistes et démocrates de toutes origines politiques – Cap 21, Modem, EE-Les Verts, Humanisme-Ecologie-République, Pole Ecologiste du PS –  soucieux de ne pas voir Nicolas Sarkozy continuer 5 ans de plus son travail de sape écologique, économique et social à la tête de la France.

Le bon sens politique voudrait que pour « donner un nouveau souffle à l’écologie politique » l’on commence par renvoyer celui qui s’est acharné ces trois dernières années à l’enterrer et qui n’annonce rien qui puisse faire penser qu’il tentera de la ressusciter.

« L’environnement, ça commence à bien faire », a déclaré sans Antoine Waechter, MEI, CAP21, Modem, EELV, Pole ecolo du PS, Eva Joly, Nicolas Sarkozy, Ecologie Politique, François Hollande, Humanisme-Ecologie-République, complexe celui qui considère les écologistes comme la secte des gens qui veulent faire revenir la France au Moyen-Age. Celui dont le gouvernement a, en autres disposition, tué le Grenelle de l’Environnement, assoupli les normes d’épandage de lisiers, autorisé l’augmentation des rejets de nitrate, réduit les aides à l’agriculture biologique, autorisé 800 épandages aérien de pesticides……

Faut-il croire que le bons sens politique n’est pas la qualité première de l’homme politique Antoine Waechter ? Ses récentes déclarations tendraient naturellement à le faire croire.

Quoi qu’il en soit une clarification s’impose !

26/04/2012

Présidentielles 2012:Nicolas Sarkozy chasse en terre FN

JFK, Jean-François KAHN, Modem, UMP, PS, FN Jean-Marie Le PEN, Marine Le PEN, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Bruno Lemaire, Fête du Travail, 1er Mai, MEDEF, CAC 40, Maréchal Pétain, Vichy, Fourmies, Chicago, Internationale Socialiste, Marianne, République, Chanoine de Latran, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Hollande, Dominique De Villepin, Général De Gaulle.Alors que l’échéance approche où la probabilité pour lui de devoir quitter son domicile de l’Elysée se fait plus grande – la tendance actuelle des enquêtes d’opinion donne pour le 6 mai un rapport 56/44 en faveur de François Hollande – Nicolas Sarkozy joue de la mandoline sous les fenêtres bleues marine de la fille Le Pen.

 JFK, Jean-François KAHN, Modem, UMP, PS, FN Jean-Marie Le PEN, Marine Le PEN, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Bruno Lemaire, Fête du Travail, 1er Mai, MEDEF, CAC 40, Maréchal Pétain, Vichy, Fourmies, Chicago, Internationale Socialiste, Marianne, République, Chanoine de Latran, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Hollande, Dominique De Villepin, Général De Gaulle.« Marine Le Pen est compatible avec la République »  a-t-il déclaré sans rire le 24 avril à Longjumeau, chez sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet. Celle-ci il n’y a pas si longtemps avait annoncé qu’entre un candidat PS et un candidat FN son choix était clair. Elle se prononcerait sans ambiguïté ni état d’âme pour le socialiste.

On ne connaît pas de réaction de sa part à la saillie républicaine de son Président. Que ne ferait-on pas pour éviter de se faire «traiter de conne» et de mettre en péril sa carrière politique ? Dans ces milieux là l’ambition remplace souvent les convictions.

Mais là n’est pas l’essentiel, les masques tombent, depuis longtemps nous savions le caractère aléatoire des convictions républicaines de Nicolas Sarkozy. N’a-t-il pas un jour déclaré, probablement emporté par un accès de débordement religieux – l’ambiance mystique des lieux l’ayant accaparé –  que « le curé vaut plus que l'instituteur pour l'éducation des enfants ».

JFK, Jean-François KAHN, Modem, UMP, PS, FN Jean-Marie Le PEN, Marine Le PEN, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Bruno Lemaire, Fête du Travail, 1er Mai, MEDEF, CAC 40, Maréchal Pétain, Vichy, Fourmies, Chicago, Internationale Socialiste, Marianne, République, Chanoine de Latran, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Hollande, Dominique De Villepin, Général De Gaulle.Il est vrai que pour le chanoine de Latran – Nicolas Sarkozy pour ceux qui ne seraient pas informés – ces terrains ne sont pas, loin s’en faut, des lieux où il peut braconner avec le plus de chance de ramener du gibier électoral. Alors il cogne et peut importe pour lui si Marianne s’en prend, au passage, un coup dans la cafetière.

JFK, Jean-François KAHN, Modem, UMP, PS, FN Jean-Marie Le PEN, Marine Le PEN, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Bruno Lemaire, Fête du Travail, 1er Mai, MEDEF, CAC 40, Maréchal Pétain, Vichy, Fourmies, Chicago, Internationale Socialiste, Marianne, République, Chanoine de Latran, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Hollande, Dominique De Villepin, Général De Gaulle.Nicolas Sarkozy préfère Marine à Marianne c’est son choix ! Nombreux sont ceux qui le pensaient. Cette fois en accordant une légitimité à la chef d’un parti ouvertement nationaliste et si peu respectueux des traditions républicaines d’humanisme solidaire et fraternel, il a franchi la ligne au-delà de laquelle les Républicains ne peuvent plus le suivre sauf à leur tour à accepter le pacte avec le diable!

Que ceux pour qui ces mots peuvent apparaître excessifs interrogent le père de l’héritière. De Pétain ou de De Gaulle, de qui se sent-il le plus proche ? Ils seront vite fixés.

 

JFK, Jean-François KAHN, Modem, UMP, PS, FN Jean-Marie Le PEN, Marine Le PEN, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Bruno Lemaire, Fête du Travail, 1er Mai, MEDEF, CAC 40, Maréchal Pétain, Vichy, Fourmies, Chicago, Internationale Socialiste, Marianne, République, Chanoine de Latran, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Hollande, Dominique De Villepin, Général De Gaulle.Et que l’on ne vienne pas chanter aux républicains sur un ton mi-moral et donneur de leçon, l’héritière n’est pas comme son père, elle est fréquentable. La réponse est non. La Marine, au sourire en forme de rictus carnassier, respire la haine et le mépris des gens et des institutions qu’elle prétend vouloir défendre.

En cette fin de campagne, où il est prêt à tout pour gagner, Nicolas Sarkozy, l’homme de droite décomplexé comme il se plait à se définir, trace désormais son chemin dans le choix de ressusciter les vieux symboles et pratiques du Maréchal Pétain et de Jean-Marie Le Pen.

Il va tenter de se réapproprier la fête du Travail : « le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail, mais la fête du vrai travail » dit-il.

Avant lui, seuls Pétain et Le Pen ont tenté une OPA sur cette journée qui consacre et commémore le lancement par des ouvriers de Chicago le 3 mai 1886 d’une revendication pour la journée de 8 heures.

Cette journée où sont morts une vingtaine de personne, manifestants et policiers, à la suite de laquelle furent prononcées trois condamnations à perpétuité et onze pendaisons fût choisie en 1889 par l’Internationale Socialiste comme jour annuel de manifestation pour l’obtention de la journée de travail de 8 heures.

jfk,jean-françois kahn,modem,ump,ps,fn jean-marie le pen,marine le pen,nicolas sarkozy,françois hollande,bruno lemaire,fête du travail,1er mai,medef,cac 40,maréchal pétain,vichy,fourmies,chicago,internationale socialiste,marianne,république,chanoine de latran,nathalie kosciusko-morizet,dominique de villepin,général de gaulle.Deux ans plus tard à Fourmies, dans le Nord Pas de Calais, les manifestants ont fait l’objet d’une charge de la troupe dont les tirs à balles réelles ont fait 10 morts dont 8 avaient moins de 21 ans et 35 blessés.

 

 

C’est dire combien le 1er mai est une fête du monde du travail qu’il faut laisser au monde du travail, à ses représentants syndicaux et à ceux qui, en âge de travailler, sont les victimes d’un système qui les laissent sur le bord de la route à la charge de la collectivité nationale.

Et puis, à quel vrai travail, dont il veut organiser la fête, Nicolas Sarkozy fait-il référence ? Celui du quart de la jeunesse privée d’emplois ? Celui des femmes qui gagnent 27% de moins que les hommes ? Celui des travailleurs précaires et à temps partiel ?

JFK, Jean-François KAHN, Modem, UMP, PS, FN Jean-Marie Le PEN, Marine Le PEN, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Bruno Lemaire, Fête du Travail, 1er Mai, MEDEF, CAC 40, Maréchal Pétain, Vichy, Fourmies, Chicago, Internationale Socialiste, Marianne, République, Chanoine de Latran, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Hollande, Dominique De Villepin, Général De Gaulle.Parler de vrai Travail c’est comme parler de vrai Français, ça pue l’odeur rance des années noires où la République n’a plus été la République mais l’Etat français sous le régime de Vichy et de la collaboration avec l’Allemagne.

Ce « vrai travail » Bruno Lemaire, le collaborateur félon traitre à  Dominique de Villepin, l’a définit à sa manière : « Le vrai travail, ça veut dire les gens qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leurs entreprises, leurs usines, leurs exploitations, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir et ont encore mille choses à faire pour leur famille, pour eux-mêmes, pour gérer leur foyer. C'est la différence avec ceux qui vivent des revenus de l'assistance» à qui « nous voulons demander des contreparties ».

Sont-ils responsables d’être à la charge de la Nation ces salariés victimes des délocalisations, de l’âpreté à réaliser des profits toujours plus élevés et de ces dirigeants qui se gavent de salaires indécents au détriment des plus humbles ? Ces propos sont honteux venant d’un ministre qui se revendique du gaullisme social.

En 1941 il y a eu la fête du Travail récupérée par Pétain et les corporations. En 1988 il y a eu la fête du Travail et de Jeanne d’Arc récupérées par Le Pen. En 2012, à côté des Le Pen,  il y aura la fête du travail récupérée par Nicolas Sarkozy et ses amis du MEDEF du CAC 40 et des multinationales.

Heureusement pour l’honneur de la France Républicaine et Démocrate, le 1er Mai 2012, les héritiers de Fourmies et de Chicago défileront fièrement pour assurer la pérennité de la traditionnelle « vrai fête du Travail »

JFK, Jean-François KAHN, Modem, UMP, PS, FN Jean-Marie Le PEN, Marine Le PEN, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Bruno Lemaire, Fête du Travail, 1er Mai, MEDEF, CAC 40, Maréchal Pétain, Vichy, Fourmies, Chicago, Internationale Socialiste, Marianne, République, Chanoine de Latran, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Hollande, Dominique De Villepin, Général De Gaulle.Espérons tous ensemble que ce 1er mai 2012 ne terminera pas mal et que les provocations du Président du vrai chômage ne conduiront pas à des affrontements dont la République n’a aucunement besoin à un moment où toutes les composantes du pays doivent au contraire être rassemblées pour faire front commun face aux difficultés de la crise sociale économique et écologique qui nous assaillent.


Jean-François Kahn communique: (*)

 

JFK, Jean-François KAHN, Modem, UMP, PS, FN Jean-Marie Le PEN, Marine Le PEN, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Bruno Lemaire, Fête du Travail, 1er Mai, MEDEF, CAC 40, Maréchal Pétain, Vichy, Fourmies, Chicago, Internationale Socialiste, Marianne, République, Chanoine de Latran, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Hollande, Dominique De Villepin, Général De Gaulle.Pour la première fois depuis des lustres, on entend un discours ouvertement pétainiste sortir de la bouche d’un président de la République encore en place.

 

Quoi qu’on pense de son challenger social-démocrate, l’hésitation n’est plus possible, plus tolérable : tous les républicains, tous les démocrates qui refusent, par patriotisme, le discours de guerre civile et de lacération de notre nation commune, qu’ils se réclament de Jaurès, de Clémenceau, de De Gaulle, de Mendès France ou de Robert Schuman, doivent voter de façon à barrer la route à l’apprenti sorcier et à permettre qu’on tourne cette page

Tout le monde semble se réveiller. Mais, quand on pense que, avec près de 40 millions de français pendant l’Occupation, on a eu droit à seulement 300 000 résistants, il y a de quoi s’inquiéter.

jfk,jean-françois kahn,modem,ump,ps,fn jean-marie le pen,marine le pen,nicolas sarkozy,françois hollande,bruno lemaire,fête du travail,1er mai,medef,cac 40,maréchal pétain,vichy,fourmies,chicago,internationale socialiste,marianne,république,chanoine de latran,nathalie kosciusko-morizet,dominique de villepin,général de gaulle.Ceux qui se planquent maintenant, viendront marcher avec nous comme le firent les vendus qui rejoignirent le Général de Gaule sur les Champs-Élysées. Pétain est ressuscité. Pauvre France !

(*) Source : Marianne Mardi 24 Avril 2012 à 11:43

23/04/2012

Présidentielles 2012: Appel des écologistes à voter François Hollande

Pour nous donner les moyens de ne pas être déçus en tant qu'écologistes

Nous appartenons à des formations politiques différentes : EELV, Modem, PS, Front de Gauche, Cap 21, MEI, etc ou à aucune d'entre elles. Au premier tour, nous avons défendu des stratégies différentes. Mais ce qui nous unit, c'est d'affirmer que l'écologie est un axe fondamental de la politique aujourd'hui et qu’elle détermine notre choix pour le second tour de l’élection présidentielle.

Nicolas Sarkozy s'est discrédité. Le Grenelle de l’environnement avait suscité des espoirs : les promesses n’ont pas été tenues. L’abandon de la taxe carbone, le choix du tout nucléaire, l’ouverture aux recherches sur l’extraction des gaz de schiste, l’autorisation de l’épandage des pesticides par hélicoptère ont clairement signifié que, pour le président sortant, l’environnement ça commence à bien faire.

De son côté, François Hollande s’est engagé à réduire d’un tiers la part du nucléaire dans la production de l’énergie électrique : la centrale de Fessenheim sera fermée. Le candidat socialiste s’est aussi engagé à organiser un grand débat sur l'avenir énergétique de la France, ce qui n’avait jamais eu lieu jusqu’à maintenant. Il promet enfin d'organiser des Etats généraux de l'environnement.

Nous avons donc décidé de voter pour lui.

A nous, demain, de peser ensemble pour que ces promesses soient tenues. A nous de nous donner les moyens d’intervenir dans ces débats, pour contrecarrer les lobbys qui ne manqueront pas de s'y exprimer et de faire pression.

Nous devrons aussi être capables d'avoir un dialogue permanent et de l'imposer s'il le faut, avec le gouvernement et les forces politiques qui le soutiennent, sur toutes les questions de l'écologie.

Pour avoir une chance de faire avancer nos idées, nous devons nous unir dans une force politique ouverte sans exclusive à tous les écologistes, tout en respectant les choix de chacun, qu’ils adhèrent au PS, au MODEM ou au Front de Gauche, à EELV, à Cap 21, au MEI ou à Génération Ecologie, et bien sûr à tous ceux qui n'adhèrent à aucune formation politique.

Non, l'écologie politique n'est pas morte. Elle doit se rassembler sur ses valeurs, avec de nouveaux modes d'expression, impliquée dans une culture de projet, pour influer effectivement sur les orientations et les choix du prochain gouvernement.

Premiers signataires par ordre alphabétique 

Aïchi Leïla sénatrice (EELV), Bové José député européen (EELV), Bennehamias Jean- Luc (Modem), Cohn-Bendit Dany député européen (EELV), Cohn-Bendit Gabriel Président des Amis d’Europe Ecologie (non encarté), Bernard FRAU (Humanisme – Ecologie – République), Géraud Guibert (Président du Pole Ecologique du PS), Nicolas Imbert (Président association Green Cross), Le Page Corinne députée européen (cap 21), Lipietz Alain (cofondateur des Verts) Loget  Pascale ancienne élue au conseil Régional Bretagne consultante (Non encartée), Pludermacher  Bruno (cap 21), Rebelle Bruno ancien directeur général de Greenpeace, Nadir Saïfi  président d’association initiateur du Grenelle de l’environnement, Taubira Christiane, députée de Guyane (PRG), Vichnievsky  Laurence conseillère régionale (EELV)…………

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu