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29/07/2012

Syrie : Jusqu’où le soutien à la politique géostratégique de l’Amérique au Moyen-Orient ?

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Comme à chaque fois, dès lors qu’ils considèrent que « leurs intérêts sont mis en cause » les Etats-Unis font donner la canonnière. Directement ou indirectement la machine se déploie et broie tout sur son passage. Les civils japonais, vietnamiens, irakiens pour ne citer qu’eux sont les innombrables témoignages incontestables des victimes tombées au nom des Droits de l’Homme, de la Liberté et de la Démocratie.

Toutes sont en réalité tombées au nom de la volonté Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, hégémonique d’une puissance qui veut, à elle seule, depuis la fin de la dernière guerre mondiale, régenter la destinée de tous les peuples et contrôler à son bénéfice l’ensemble des ressources nécessaires à la pérennisation et au développement de son modèle de société.

Ce projet de suprématie absolue, un temps entrevu au moment de la chute de l’URSS – l’essayiste Fukuyama à l’époque parlait de «fin de l’histoire» –, est à nouveau contesté à la fois par la Chine et la Russie qui sont ses plus redoutables concurrents dans la compétition pour la mainmise sur les territoires et les ressources de la planète.

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Située sur une ligne de cassure entre les espaces sunnite et chiite, la Syrie multiconfessionnelle n’est ni la Tunisie, la Libye ou l’Egypte.

Ce point rend la situation bien plus complexe que ce à quoi veulent bien la réduire les chroniqueurs et éditorialistes, pour ne pas parler des responsables politiques européens et américains,  qui se gardent bien de donner tous les tenants et aboutissants de ce qui se joue sur le théâtre syrien.

En Syrie, nous n’avons pas affaire à un simple affrontement entre de bons révolutionnaires armés – par qui d’ailleurs ? – et un «abominable» dictateur «hitlérisé».

Dire cela ne constitue en rien une absolution de principe des carences du régime en place à Damas. Dire cela est la marque du refus de gober cette vision réductrice et orvellienne que nous servent en ce moment à longueur de reportages orientés les grands médias du monde occidental à propos d’une réalité qui est plus complexe que l’on veut bien le dire.

Bachar-Al-Assad, c’est un fait, n’a pas su, pu ou voulu continuer, après les premières années 2000, l’ouverture du Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, « printemps de Damas » en menant les réformes qu’attendait une jeunesse syrienne impatiente de voir le pays évoluer. Travaillée par la propagande déversée par les chaines satellitaires qatarie d’Al-Jazeera et d’Al Arabia, cette jeunesse, comme cela s’est passé avec les mouvements sociaux déclencheurs des révoltes du printemps arabe, a porté dans la rue sa contestation du régime.

Très vite la revendication politique des Frères musulmans, concentrés dans les villes d’Homs et d’Alep, s’est manifestée provoquant un durcicement systématique de la contestation sociale.

Les tribus sunnites localisées à proximité des frontières et les Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, filières de contrebande du Nord-Liban ont alors permis l’introduction  d’armes de guerre dans plusieurs villes facilitant l’apparition de «poches de guerres civiles» - Homs, Hama, Idleb, Deraa – La mèche était allumée et, de manifestations hostiles en répressions, le mouvement social initial s’est transformé en de multiples affrontements entre des bandes rebelles armées et l’armée régulière.

L’implication directe dans le conflit intérieur syrien du Qatar – la grenouille politique dégoulinante de pétrodollars aux ambitions invraisemblables – et de l’Arabie Saoudite, allié inconditionnel des Etats-Unis, – en 1945 un pacte, toujours respecté, a été signé avec Ibn Saoud chef d’une dynastie bédouine au terme duquel l’administration américaine a obtenu un monopole sur les plus grandes réserves de pétrole au détriment des Anglais et des puissance européennes – et soutenus par les puissances occidentales a fini de transformer la «révolte syrienne» en un affrontement confessionnel intra-islamique entre Sunnites et Chiites.

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«La seule solution qui permettra de réconcilier et de réunir les Syriens, ce sera le départ de Bachar el-Assad et la constitution d'un gouvernement de transition », vient d’indiquer le Président de la République, François Hollande, au journaliste de l’AFP qui l’interrogeait à propos des derniers développements des affrontements à Alep.

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Sans d’ailleurs, écarter l’hypothèse d’un départ de Bachar Al-Assad, Alexandre Orlov, l’ambassadeur de Russie en France, dans une interview publiée par le Parisien le 22 07 2012, a déjà répondu par avance à cette question : « S’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays pour changer son dirigeant, cela remet en cause tout l’ordre international conçu et entériné par la Charte des Nations unies après la Seconde Guerre mondiale ».

Ajoutant : «Cela ouvre la boîte de Pandore : on a changé hier le dirigeant de la Yougoslavie, de l’Irak, de la Libye, aujourd’hui de la Syrie, demain de l’Iran, après-demain de la Corée du Nord… et ainsi de suite»

Que dire de plus ? Aujourd’hui, au point de blocage politique où en est la situation syrienne la question n’est pas de savoir si «Bachar Al-Assad tombera» comme le répète en permanence Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, Laurent Fabius ou si Bachar Al-Assad surmontera la crise, la question est désormais de savoir jusque quand la France et l’Europe vont se faire les soutiens de la puissance américaine qui impose à l’agenda de ce conflit, sanctions, menaces diverses et présentations de résolutions au Conseil de Sécurité toutes rejetées par la Chine et la Russie le tout sans résultats probants.

La Russie ne laissera pas se casser le régime en place à Damas. C’est un fait, il n’est, pour s’en convaincre, que de se reporter à nouveau à l’interview d’Alexandre Orlov publiée le 22 07 2012 pour le comprendre.

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D’abord que la crise n’est pas que syrienne « c’est une crise internationale… mais surtout la crise de confiance entre les membres du Conseil de sécurité. C’est pour cela qu’il faut travailler avec les deux parties».

Ensuite que l’opposition à Bachar Al Assad ne constitue pas Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, un bloc monolithique : il y a des opposants de l’extérieur, comme ceux du Conseil national syrien (CNS), et d’autres groupements qui sont basés en France, en Turquie ou ailleurs. Mais il y a aussi une opposition intérieure qui, elle, est prête à négocier avec le président actuel. C’est pourquoi nous avons toujours souligné que c’est le peuple syrien qui doit décider de son avenir et élire son président ».

De plus et c’est une donnée forte dont il faut tenir compte lorsque l’on parle avec les Russes, Alexandre Orlov  précise  « Ce n’est pas notre guerre, mais nous voyons chez les sunnites les tendances les plus radicales de l’islam, les salafistes et les wahhabites, que nous avons combattus en Tchétchénie. Cela nous inquiète, car nous avons dans la Fédération de Russie beaucoup de musulmans.

Enfin que « C’est une contre-vérité de dire que la Russie défend le régime d’Assad. Il n’y a aucun lien particulier qui lie la Russie au président Assad et à son clan…... Mais il est vrai que la Russie a des intérêts en Syrie qui est notre partenaire de très longue date. Du temps de l’Union soviétique, beaucoup de Syriens ont fait leurs études supérieures chez nous. Il y a beaucoup de mariages mixtes et la communauté russe compte plusieurs dizaines de milliers de personnes en Syrie ».

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La France ancienne puissance mandataire a toute légitimité pour proposer de changer de plan de discussion au risque de mettre un peu de tension dans ces relations avec les USA. Après tout François Hollande et sa majorité n’en sont qu’au début de leur mandat.

La stratégie de fragmentation des Etats arabes du Moyen-Orient en une multitude d’émirats tribaux sous tutelle de l’oncle Sam n’est l’intérêt de la France, ni de personne d’ailleurs et surtout pas de la Paix – que risque-t-on au plan international si les armes chimiques devaient échapper au contrôle d’un état encore responsable? –.

La libanisation des états arabes n’est pas une solution.

Faire comme en Irak et en Afghanistan la guerre pour au final partir sans avoir fait avancer d’un pouce les conditions d’une paix durable n’est plus acceptable, pour la crédibilité des démocraties occidentales mais aussi parce qu’en période de basses eaux économiques il y a mieux à faire pour les équilibres budgétaires que d’engager son Pays dans des opérations aux issues incertaines.

L’union Européenne a également intérêt à sortir de la spirale infernale syrienne. Ne vaut-il pas mieux pour l’Union cesser un Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, soutien sans intérêt véritable et saisir au bond la main tendue d’Alexandre Orlov qui, dans cette décidément très riche interview, a dit : «le président Poutine a signé un décret fixant les priorités de sa politique étrangère et, parmi celles-ci, la définition d’un espace commun économique et humain entre la Russie et l’Europe. Cela va dans le sens de la fameuse phrase du général de Gaulle parlant de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural ». Le temps est venu de commencer à bâtir cette grande Europe.»

Le règlement de l’affaire syrienne à partir d’une solution russo-européenne négociée pourrait assurément constituer le point de départ d’un changement radical des relations internationales, d’abord tournées vers la paix et la collaboration juste et pacifique entre les Peuples.

Il manque face à la Chine et aux Etats-Unis une puissance d’équilibre. Séparément l’Europe actuelle et la Russie n’ont pas les moyens d’être cette force. Rassemblées elles auraient incontestablement la masse critique culturelle, économique scientifique et militaire pour le faire. Alors pourquoi se priver de tenter ce rapprochement?.

 

24/07/2012

Quand Henri Guaino réécrit l'Histoire de France et insulte le président Hollande

Bernard FRAU : en complément du billet rédigé hier à propos de la commémoration des 70 ans de la Rafle du Vel d’Hiv et de la réaction d’Henri Guaino au discours prononcé à cette occasion par François Hollande, j’avais prévu de commettre un texte pour dire ce que m’inspirait cette réaction de l’ancien porte-plume de Nicolas Sarkozy, tant celle-ci m’a choqué, indigné. Ce matin à la lecture de l’éditorial Jean-Marcel Bouguereau il m’est apparu que celui-ci était si proche de ce que j’aurai pu moi-même écrire – sans doute avec moins de talent – qu’il ne m’a pas semblé que cela valait la peine d’en ajouter. Merci à lui d’avoir su si bien dire ses quatre vérités à l’imposteur dont le chef est, semble-t-il depuis qu’il est député, en train de prendre la taille d’une montgolfière, au point d’en perdre le sens de la mesure et du savoir vivre républicain.

LE PLUS. Suivant les pas de Jacques Chirac, François Hollande a fait porter la responsabilité du Vel' d'Hiv' à la France. Des propos qui ont heurté Henri Guaino, qui ne s'est pas reconnu dans la France que décrivait le président. Et pourtant, cette France a existé, comme le rappelle Jean-Marcel Bouguereau.

Édité par Louise Pothier  

8061320751281.jpgMonsieur Henri Guaino se veut gaulliste. Il en prend volontiers la pose. Le gaullisme, c’était, dit-on, une certaine idée de la France. De la grandeur. De Gaulle expliquant qu’il n’y avait plus la gauche et la droite, ajouta un jour : "Il y a les gens qui sont en haut (…) et il y a les gens qui sont en bas et qui s’agitent dans les marécages." Henri Guaino, fait partie de ces gens du bas. De ces gens qui s’agitent dans les marécages.

Scandalisé par les propos de Hollande sur la tragédie du Vél' d’Hiv', l’ancien porte-plume de Nicolas Sarkozy a jugé bon d’injurier le chef de l’état : "Peut-être que Monsieur Hollande se sent plus proche de la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l'armistice ? Ce n'est pas ma France." Pourquoi ? Parce que le chef de l’État avait dit la veille que le crime du Vél' d’Hiv' "fut commis en France, par la France". "Ce qui a été commis au moment de la rafle du Vél d'Hiv est une abomination. C'est une horreur (...) Mais la France, qu'est-ce qu'elle a à voir avec cela? " a déclaré le néo-député Guaino.

Un crime de la France contre la France

Eh oui, bien sûr que la France avait quelque chose à voir avec le Vel' d'Hiv'. La France concrète, pas la France des rêves d’Henri Guaino.

La France, c’est Charles de Gaulle ET Philippe Pétain, Pierre Dac ET Jacques Doriot, Robert Brasillach ET Louis Aragon, Adolphe Thiers ET Louise Michel, que ça vous plaise ou pas. La France des flics qui ont raflé les Juifs, ceux qui, sachant ce qui allait se passer, ont prévenu des Juifs et leur ont permis de fuir. Et bien sûr l’écrasante majorité de ceux qui n’ont rien fait.

Oui, comme l’a rappelé François Hollande, "ce crime a été commis en France par la France. Ce fut aussi un crime contre la France, une trahison de ses valeurs que la résistance, la France libre, les Justes surent incarner dans l’honneur." Non content d’injurier François Hollande, Henri Guaino a ajouté : "Bien qu'il soit président de la République, [il] n'a pas à parler en mon nom, il n'a pas à parler au nom de la France que j'aime, de la France qui est ma France". Car celle-ci "était à Londres, elle était avec la France libre, elle était dans les maquis". Ce souverainiste ne reconnaîtrait-il plus la légitimité de l’élection du président de la République pour lui refuser le droit de parler au nom de la France ?

Se sentait-il plus dignement représenté dans sa fibre gaulliste et résistante lorsque son mentor, Nicolas Sarkozy a prononcé le discours de Grenoble sur sa guerre à l’insécurité et à l’immigration qu’il avait lui-même critiqué ? Et lorsque Jacques Chirac, premier président français à reconnaître une responsabilité longtemps passée sous silence, déclarait en 1995, que "la France, patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux", que pensait alors Henri Guaino ?

En tous cas, il n’a rien dit. Pas un mot. Il ne s’est pas senti mal représenté. Pourtant Chirac ce jour là n’avait rien dit de fondamentalement différent de François Hollande mais cette année-là, Henri Guaino venait de travailler à la campagne de Jacques Chirac !

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Jean-Marcel Bouguereau éditorialiste

 

Source : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/598457-quand-hen...

 

23/07/2012

La rafle du Vél d'hiv : un «crime commis en France par la France».

Les 16 et 17 juillet 1942, 13.152 juifs, dont 4.115 enfants,  de Paris et de la banlieue ont été arrêtés, à leur domicile sur ordre du chef de la police de Vichy, René Bousquet, l’indéfectible ami de feu François Mitterrand.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, «Les équipes chargées des arrestations devront procéder avec le plus de rapidité possible, sans paroles inutiles et sans commentaires. En outre, au moment de l'arrestation, le bien-fondé ou le mal-fondé de celle-ci n'a pas à être discuté » est-il précisé dans la circulaire de neuf pages du 13 juillet 1942, où se trouve décrit le mode opératoire de la rafle dite du Vél d’Hiv, exécutée par l'administration française à la demande des autorités allemandes d’occupation.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Pour la plupart, ces hommes, ces femmes, ces enfants et  ces  vieillards furent parqués dans des conditions détestables d’hygiène, au  Vélodrome d'hiver, dans le 15ème arrondissement de Paris,  puis internés au camp, de sinistre mémoire, de Drancy, avant de se voir dirigés vers les camps de la mort de l’Allemagne nazie.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Moins d'une centaine de ces déportés ont survécus à cet épisode tragique de l’Histoire des Hommes – l’enfer de la déportation, des chambres à gaz et de la solution finale –.  Aucun enfant raflé les 16 et 17 juillet 1942 n’est revenu.

Le nombre de victimes aurait pu être plus important. Les autorités françaises avaient tablé sur 27.000 arrestations, alors même, il faut le souligner,  que les autorités allemandes d’occupation en avaient réclamé 24.000.

«L'opération [...] se trouve ralentie par beaucoup de cas spéciaux : beaucoup d'hommes ont quitté leur domicile hier» est-il rapporté dans une note en date du 16 juillet 1942. Et pour cause, certains fonctionnaires de police, la veille de la Rafle,  ont eu le courage de décider de prévenir les victimes potentielles pour leur permettre d’échapper à l’arrestation.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, C’était il y a 70 ans, l’Etat français de Vichy, en cédant aux exigences ignobles de l’Allemagne nazie, collaborant avec ses représentants, s’était déshonoré faisant ainsi porter à la France l’image odieuse d’un pays criminel!

Le scandale moral qu’a constitué cet épisode très peu reluisant de notre histoire commune a longtemps été tabou. Il a fallu Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, beaucoup de temps, trop de temps, pour qu’enfin soit assumé le «crime» d’une administration française au service de l’occupant, pendant qu’à Londres la Résistance, sous l’impulsion du Général De Gaulle, s’engageait la longue marche pour la libération et le rétablissement de la République.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Ce dimanche 22 juillet, à Paris à l’emplacement où se situait l’ancien  Vélodrome d'Hiver, détruit en 1959, le Président de la République, François Hollande  a pris position. Il l’a fait de façon nette et sans ambiguïté.

Affirmant que la rafle du  Vél d'hiv, les 16 et 17 juillet 1942, Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, était un «crime commis en France par la France», et en  saluant  la «lucidité» et le «courage» de Jacques Chirac, qui le 16 Juillet 1995 fut le premier président à l'avoir reconnu, François Hollande a définitivement et sans appel levé le tabou.

Ce faisant, François Hollande en s’inscrivant dans la voie tracée par Jacques Chirac a clairement fait le choix d’une double et salutaire rupture.

Rupture d’abord avec son prédécesseur, Nicolas Sarkozy,  qui durant son quinquennat n’avait de cesse de dénoncer avec vigueur « la repentance permanente», affaiblissant du coup la nécessaire oeuvre de transmission afin que mémoire ne meure.

Rupture ensuite,  à l’intérieur même de son camp, avec François Mitterrand, le président qui refusait obstinément que la République française soit «comptable» des crimes de Vichy, ce qui pourrait se concevoir intellectuellement, mais qui fleurissait la tombe du Maréchal Philippe Pétain, l’auteur du coup d’état contre la République du 10 juillet 1940, ce qui pour le coup n’était pas acceptable.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Cette prise de position de François Hollande marque aussi politiquement le choix d’une ligne de rassemblement des Français. C’est en effet une nouveauté qu’un Président de gauche rejoigne un Président de droite sur les questions mémorielles et la Shoa.

Position qui, à l’heure de l’actuelle banalisation rampante de l’antisémitisme  en France, en particulier dans les banlieues, est aussi l’affirmation d’une ferme volonté de ne pas fléchir et de ne faire aucune concession sur le sujet.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Dans un pays où, selon une dernière étude publiée le 16 Juillet de cette année, une majorité – 57 à 67% – des moins de 35 ans déclare ignorer ce qu'est la rafle du Vel d'Hiv – qui a conduit à la déportation, il y a à peine 70 ans, 13.152 Juifs arrêtés à Paris par la police française –, il n’est pas neutre, qu’un Président de la République se positionne aussi clairement.

En qualifiant la rafle du Vel d'Hiv de «crime français», François Hollande a prononcé, en présence de nombreux ministres du gouvernement et devant les Français une condamnation sans appel des actes odieux commis par des Français félons à la République – policiers, gendarmes, magistrats, officiers de l’armée, fonctionnaires de l’administration, hommes et femmes de France de toutes conditions complices ou indifférents –.

Il y eu, en France, durant ces années de plomb, des «salopards», beaucoup de «salopards», qui se sont accommodés de ce qui s’est passé durant cette période sombre. Notre pays porte, à jamais effaçable et au retour toujours potentiellement possible, la marque de leur infamie.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, La France comme la République est une et indivisible, elle ne découpe pas en morceaux. La France est un bloc qui peut être déchiré pour un temps mais dont les fidèles veillent à la recoudre pour lui faire tenir son rôle de puissance émancipatrice et républicaine garante de la dignité humaine universelle.

Aujourd’hui, certains, «pisse-vinaigre», qui lors des dernières élections présidentielles ne se sont pas gênés pour soutenir la campagne d’un candidat ouvertement tournée en direction de l’extrême-droite, se sentent autorisés à nous jouer l’air de la pure référence républicaine outrée et scandalisée, «ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin».

Qu’ils chantent la division et leur haine – la déclaration dHenri Guaino sur BFM-TV et RMC «Peut-être que M. Hollande se sent proche de la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l'armistice. Ce n'est pas ma France » est d’une stupidité et d’une méchanceté insigne qui ne le Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, grandit pas –  il n’en reste pas moins que les déclarations de François Hollande sont toutes à son honneur et à celui de la France éternelle des Droits et des Devoirs de l'Homme et du citoyen,et des Français qu’il représente aujourd’hui.

20/07/2012

Les « heures sup » défiscalisées c’est fini !

 

3887983.jpgFrançois Hollande s’y était engagé durant sa campagne. C’est fait désormais ! Après l’augmentation de la TVA sociale, les parlementaires ont enterré, dans la nuit de mercredi à jeudi par 89 voix contre 64, le dispositif concocté pour répondre au slogan « Sarkozy » « travailler plus pour gagner plus » mis en place par l’ancienne majorité au titre de la loi dite TEPA en juillet 2007.

fisc-impots_paysage360.jpgCette mesure prise dans le cadre de l’examen du projet de la loi de finance rectificative 2012 vise à engager, dans un contexte global particulièrement tendu, le redressement des finances de la France. Elle rapportera en année pleine environs 5 milliards d’euros répartis entre 1,5 milliards pour le volet fiscal et 3.5 milliards pour le volet social.

Les figures de proue de l’opposition de la droite dure s’étranglent de rage !

Le combat a d’abord été mené frontalement  à l’Assemblée où les débats ont donné lieu à de très vifs accrochages et dans les médias où chacun des passés ministres et soutiens de Nicolas Sarkozy ont rivalisé d’ingéniosité lourdingue pour stigmatiser qui le Président de la République, qui les membres de la majorité.

A ce jeu stupide et peu crédible, François Fillon Jean-François 148704-lellouche-tribune-une-jpg_54101.jpgCopé, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez rejoints par Pierre Lellouche ont été les plus en vue. Sans omettre le pauvre Eric Woerth – qui ferait mieux de se faire oublier et de se consacrer au nettoyage de ses casseroles municipales –  y est allé de sa formule à propos de date de mise en application de la loi : « "C'est une reculade du gouvernement sous notre pression" !

Quelle reculade ? Une commission parlementaire a travaillé, le premier ministre a tranché pour une application de la loi au 1er Aout et au final les parlementaires ont décidé et voté. Point !

A entendre les Copé, Fillon et Bertrand  il n’y aurait que la droite sarkozyste pour proposer des réformes qui soient profitables aux citoyens de ce pays?

Ces gens-là sont extraordinaires, les électeurs viennent de les  renvoyer dans l’opposition pour maltraitance de la France et ils continuent comme si de rien était à nous abreuver de leurs boniments ! On en serait presque à leur demander un peu de décence, un peu d’humilité et un peu moins suffisance d’arrogance et de violences verbales mensongères.

Petit rappel du passé aux combattants d’arrière garde.

1613211_3_7fb6_francois-fillon-a-loue-la-langue-subtile-et.jpgLa défaite a probablement fait perdre la mémoire à l’ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, François Fillon, qui nous avait expliqué en son temps que son gouvernement prenait en main une France en « quasi faillite ».

Trois comparaisons chiffrées permettent de vérifier que dans leur action  pour sortir le pays de la faillite, François Fillon et son gouvernement ont été d’une redoutable efficacité !!!

Le taux de chômage d’abord : il  est passé de 8,44% en 2007 à 2877594.jpg9,22% en 2012. La dette de l’Etat ensuite: elle a été portée de 1200 milliards d’euros en 2007 à 1800 milliards en 2012. Quand au déficit de la balance commerciale enfin, il s’est envolé, passant de 40 milliards d’euros à 70 milliards d’€ à fin 2011. Sans oublier la sanction de la perte du triple A.

C’est sans appel ! Et au lieu de parler d’  « erreur terrifiante » comme le dit Patrick Balkany – le député bien propre sur lui – de « décision scandaleuse » dixit Xavier Bertrand ou de « cynisme effrayant » comme le fait Laurent Wauquiez, peut-être vaudrait-il mieux à ces «minables petits loubards de la politique » aller prendre quelques leçons de savoir vivre d’intelligence et de justice républicaine .

Et surtout qu’ils n’oublient pas au passage de prendre avec eux l’inénarrable député de Paris, Pierre Lellouche, qui a lancé à l’adresse des députés de la majorité : «Vous êtes en train de vous scotcher l'étiquette de ceux qui piquent de l’argent aux pauvres !» qui en matière « d’escroquerie politique » a, au cours de ces débats mais il est coutumier du fait, battu des records de stupidité.

En faisant, dans ce dossier, le choix, de se tenir mordicus à une ligne d’attaque au premier degré, au point de perdre toute crédibilité, les mauvais perdants de droite se sont fourvoyés.

La mesure miracle de l’ancien président de la République avait fait l’objet d’un rapport parlementaire conjoint – élus de droite et de gauche confondus, qui a été publié fin juin 2011.

Que disait ce rapport ?

14660.jpgD’abord d’un point de vue général que le bilan de la défiscalisation des heures supplémentaires était plutôt mitigé – belle formule pour une habile concession au politiquement correct –.

Ensuite, que oui incontestablement un nombre important de salariés – 9 millions selon Bercy - ont à travers la défiscalisation des heures supplémentaires gagné plus – 500 euro de gain annuel par salarié ou agent public, soit 42 euros par mois et un gain médian de 350 euros (*) –

Mais cette défiscalisation a-telle été pour autant un encouragement à « travailler plus », c'est-à-dire à permettre la création d’emplois durables par amélioration de la compétitivité des entreprises et l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés ? La réponse donnée par les auteurs est moins qu’évidente voir carrément douteuse.

En effet le dispositif aurait permi pour une grande part à exonérer des heures qui en tout état de cause ont été réalisées sans exonération sans avoir été déclarées. La sous déclaration concernerait 12% des salariés à temps complet pour qui 96% des heures supplémentaires n’étaient pas déclarées (**).

Sur ce point le rapport parlementaire se contente d’indiquer : Web-Chomage-demandeur-novembre-01.jpg« Cette sous-déclaration a pu conduire après le 1er octobre 2007 à une hausse du nombre d’heures supplémentaires déclarées sans que la durée du travail effective n’augmente » –  effet d’aubaine fiscale – puis entre 2007 et 2010, le nombre supplémentaire s’est infléchit car «  il reste déterminé par les variations de l’activité ».

Enfin cerise sur le gâteau le rapport signale que : « Constituant un moyen de flexibilité supplémentaire pour l’employeur, la mesure a pu contribuer à réduire l’offre d’emplois en période de récession ».

Comment ne pas mieux dire tout, même en ne disant pas?

Avec la défiscalisation certains ont "gagné plus" pendant que d’autres ont travaillé moins ; d’ailleurs l’augmentation du taux de chômage depuis 2007 en France est là pour l’attester.

Quels ont été les bénéficiaires de la mesure?

Toujours selon la même source, le rapport parlementaire : « Le profil-type serait plutôt un homme, dans un emploi stable, à la rémunération médiane – soit 1.600 euros mensuels –, travaillant dans la métallurgie ou dans les secteurs de l’hôtellerie, des cafés et des restaurants ». La mesure conçue pour toucher très largement les salariés « n’a pas bénéficié aux travailleurs indépendants : artisans, commerçants, membres des professions libérales, auto-entrepreneurs ».

De manière générale est-il précisé, « la mesure est favorable aux personnes disposant d’un emploi salarié, et elle contribue donc à dégrader relativement la situation des autres catégories – actifs non-salariés ou actifs sans emploi notamment –. « De plus, parmi les salariés, elle ne bénéficiait pas aux foyers non imposables : les plus modestes, représentant le tiers des salariés ».

Par ailleurs, la défiscalisation des heures supplémentaires a été jugée très couteuse par les parlementaires – plus de 4,5 milliards d’euros par an – dont le financement était injuste quoi qu’il arrive

« Si la mesure devait être financée par l’impôt plutôt que par la dette, le salarié non imposable, le non-salarié n’effectuant pas d’heures supplémentaires ou les inactifs pourraient se retrouver en situation de financer le dispositif via les impôts directs ou indirects dont ils s’acquittent »

Voilà une mesure qui, loin d’être la panacée qu’on voulu et veulent encore nous faire avaler les grognards de Nicolas Sarkozy, était en réalité très contestable tant dans ses résultats que dans son principe et son financement?

Injuste, car elle ne bénéficiait qu’à une partie des Français, inefficace car elle n’a pas tenu ses promesses en matière de création d’emploi – effet d’aubaine pour les entreprises qui, plutôt que d’embaucher, ont préféré faire faire des heures supplémentaires – cette mesure devait être abrogée

Personne en Europe n’a imaginé de mettre en œuvre cette défiscalisation car elle était totalement inadaptée au contexte économique du moment.

euros_argent_billets__2113b.jpgDe plus son coût exorbitant eu égard aux faibles effets positifs constatés – 4,5 milliards d’euros par an – en période de basses eaux des rentrées fiscales ne pouvait que la rendre intolérable et impropre à la mise en œuvre d’une politique de redressement.

Au fond il est probable que les différents « camelots politiques » vaseline250.jpgde l’opposition savaient tout cela et que le tapage qu’ils ont mené avec force « indignations simulées » et « propos vengeurs » n’avait pour seul but que d’éviter à leur ancien commandeur déchu une claque politique monumentale à propos de la mesure phare de son début de mandat en 2007.

Tout cela est bien triste car les Français eux ne s’y trompent pas, intuitivement ils sentent bien tout cela n’est que de l’esbroufe et que l’on essaye de les embobiner, de les instrumentaliser !

Qui peut croire que les amis de Nicolas Sarkozy ont aujourd’hui à cœur la défense des pauvres, des précaires et des classes que l’ont dits moyennes – c’est qui d’abord un Français moyen – ?

La situation globale du pays est alarmante.

La rentrée sociale sur fond de plans de licenciements et de grèves dures risque d’être d’une violence que la France n’a pas connue depuis bien longtemps ! Les évènements de 1968 ne seront rien à côté de ce qui fermente en ce moment !

1642330_3_6a84_manifestation-devant-le-parlement-a-athenes-le_decd3385d1ec630f8bdf7c79335b0d45.jpgDans un contexte général international « électrique » le règlement des défis imposés à notre Pays réclament du sang froid, de l’intelligence et une confiance retrouvée faute de quoi le chaos social et économique sera devant nous.

D’autres débats vont venir au parlement, s’il reste deux sous de bon sens aux républicains de la représentation nationale des deux bords, qu’ils en fassent usage pour éviter une fracture entre les citoyens et leurs élites qui ne profitera qu’aux forces de la division, des replis identitaires et obscurantistes, ainsi que de l’autoritarisme anti-démocratique.

La responsabilité politique des parlementaires est engagée car lorsque le feu sera allumé il sera bien difficile de l’éteindre sans assemblée nationale.jpgqu’il n’y ait de casse importante. Les Français au fur et à mesure du temps et des difficultés tolèreront de moins en moins le spectacle confondant d’une Assemblée Nationale transformée en lieu d’affrontements non constructifs et pour tout dire profondément inutiles à la République et à ses citoyens.

13/07/2012

PSA: Avis de tempête économique et sociale pour le gouvernement

 

PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, Jean-Marc Ayrault, qui a fait du redressement productif  industriel de la France un des objectifs majeurs de son gouvernement et Arnaud Montebourg, le ministre qui s’en est vu confié directement la charge, se voient tous deux mis à la tâche de façon brutale. Jeudi 12 juillet, lors PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, d’un comité central d’entreprise, Philippe Varin, le président du directoire du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën a annoncé, un plan de restructuration particulièrement drastique.

Sont notamment inscrits dans le plan PSA:

-  PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, l'arrêt total en 2014 de l'activité de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, où travaillent actuellement 3000 salariés et 300 intérimaires. 1500 d'entre eux pourraient devraient se voir proposer un poste sur le site de Poissy; pour les autres un reclassement externe sur le bassin d'emploi est envisagé. 

-    La suppression, à l'usine PSA de Rennes de 1 400 postes sur un effectif total de 5600.

C’est au total  8 000 suppressions de postes dans le groupe que s’apprête à réaliser PSA au titre de cette annonce. Même en tenant compte des reclassements internes envisagés – 1500 annoncés – c’est 6500 emplois qui au minimum qui seront supprimés.

Au bilan des pertes d’emplois de cette restructuration, il convient d’ajouter les effets collatéraux chez les sous-traitants et les intérimaires. Le chiffre multiplicateur généralement admis dans la profession se situe entre trois et quatre emploi indirects perdus pour un emploi supprimé. Il faut donc considérer que globalement l’opération de restructuration annoncée se traduira par une suppression de 20000 emplois en France.

De plus au-delà de cette annonce, des incertitudes pèsent encore pour le site « Sevelnord » d'Hordain,  près de Valenciennes dans le Nord,  où sont fabriqués des monospaces ainsi que des véhicules utilitaires pour Fiat et PSA. Ce site ouvert en 1988 occupe aujourd’hui 2800 salariés. La Tribune.fr a révélé ce jour que PSA Peugeot Citroën était à la recherche d’un nouveau partenaire qui pourrait être Toyota !

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Faut-il aujourd’hui, croire ce dirigeant d’entreprise qui en Février 2009 s’était engagé sans équivoque possible, «Le groupe ne fermera pas d'usine en France et lancera dans les deux ans à venir, dans chacune de ses cinq usines de montage françaises, un à plusieurs nouveaux modèles de véhicules. Et dans les circonstances actuelles, le groupe ne mettra pas en oeuvre de plans de licenciements en France ». ?

L’opinion publique est sous le choc, la classe politique et les syndicats ont réagi vigoureusement !

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«Nous allons donc questionner, en liaison avec les organisations syndicales qui auront leur propre expert, et nous allons ensuite demander à PSA de justifier la situation» a-t-il répondu lors des questions d’actualité au Sénat ajoutant qu’il demandait à PSA   «d'examiner loyalement toutes les autres solutions que celles qu'il a réservées à plusieurs sites de France et notamment aux milliers de salariés concernés et de leur familles».

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«Nous avons une sécurité financière importante, ce qui fait que ce sujet n'est pas à l'ordre du jour», a-t-il indiqué dans sa conférence de presse tenue en en marge du CCE du Groupe ajoutant de manière insistante «Mettre de l'argent dans le groupe n'est pas ce qui remplira nos usines».

Côté opposition c’est moins le sort des salariés qui semble préoccuper les principaux dirigeants de l’UMP qui se sont prononcés que l’intérêt politique qu’ils espèrent tirer de ce lourd dossier.

Xavier Bertrand y est allé de son numéro de camelot : «Est-ce qu'on veut garder l'industrie automobile? Oui. Alors, il faut s'en donner les moyens», a-t-il claironné visant  ce qu’il appelle les «gesticulations» d'Arnaud Montebourg «qui nous avait dit au départ il n'y aura plus aucun plan social».

Faut-il rappeler à Xavier Bertrand ce que racontait son mentor Nicolas Sarkozy aux salariés d’Aulnay venus, il y a à peine trois mois, à son QG de campagne? Oui bien sûr, ça lui rafraîchira la mémoire !

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C’était il y a trois mois à peine. Xavier Bertrand ne s’en souvient plus. Normal, en ces temps de campagne interne pour la présidence de l’UMP il a déjà oublié et renié Nicolas Sarkozy.

Plus sérieusement !

A quels moyens Xavier Bertrand pense-t-il pour garder l’industrie automobile ? A la mise en place d’une prime à la casse pour shooter le marché, comme en 2008?

Faut-il rappeler que cette prime, mise en place de 2008 à 2010, a couté 1milliard d’euros à l’état et a bénéficié à plus de 50% à d’autres pays d’origine des véhicules que la France.

Est-ce à ce type de moyens miraculeux auxquels pense Xavier Bertrand ? Moyens de gestionnaire-pompier qui n’entend rien au fonctionnement des entreprises, sans portée stratégique industrielle, dévoreurs de fonds publics, qui, de plus, ont été un mauvais coût fait au marché de l’occasion et de la réparation automobile !

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Jean-Louis Borloo a lui de son côté tenu un discours adapté aux circonstances du moment.

Il a d’abord tenu à rappeler fort à propos que : «en aucun cas, les difficultés partielles rencontrées aujourd’hui ne peuvent avoir pour seule réponse une réduction drastique des effectifs qui détruirait les compétences et le savoir-faire de l’entreprise».

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Enfin pour conclure, Jean-Louis Borloo a tracé une ligne de bon sens : «les pouvoirs publics et PSA doivent, très rapidement, dans un climat de confiance indispensable, élaborer un plan de soutien adapté prévoyant investissements, financements de l’activité partielle et formation aux nouveaux métiers et nouveaux produits à venir, pour pallier ce creux conjoncturel d’activités».

Cela change des faux débats politicards » que tente d’imposer les cadres de l’UMP en campagne interne  et par parenthèse montre à quel point il est nécessaire que se constitue dans notre pays un mouvement centriste ouvert, capable et responsable en mesure  de travailler dans l’intérêt du pays à la recherche des convergences utiles à l’élaboration de solutions compétitives durables, socialement écologiquement et économiquement.

Il y a aussi dans ce domaine une nécessité de changement.

Car chacun conviendra en effet que s’impose à tous aujourd’hui de mettre fin aux empoignades électoralistes pour assumer les réalités qui sont celles de notre pays.

Globalement, la crise qui s’est développée en Espagne, en Italie et dans une moindre mesure en Grèce  a eu et aura encore des effets sur l’économie française. 

Cette crise, sans négliger les errements financiers anglais et américains a pour partie à voir avec la ligne suivie pendant cinq ans en Europe sous la direction intransigeante de l’Allemagne.

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Il faut aujourd’hui à la France, à son gouvernement, à tous ceux qui dans ce pays ont encore le sens du patriotisme et de l’intérêt général, agir de façon à  permettre d’infléchir les orientations ultralibérales qui, dans un premier temps, ont conduit la Grèce dans l’impasse, qui posent aujourd’hui de grande difficulté à l’Espagne et à l’Italie.

Qui aujourd’hui peut, sans se couvrir de ridicule, avancer que les finances de la France ne doivent pas être équilibrées ? Qui n’est pas conscient que les entreprises françaises ne sont pas au top et qu’elles ne doivent pas retrouver de la compétitivité ?

Personne. Mais soyons clairs, retrouver de la compétitivité ne saurait s’appuyer uniquement sur des mesures de transfert du financement du modèle social français des entreprises vers les consommateurs en proposant une baisse drastiques des charges patronales et une augmentation de l’impôt sur les ménages.

La compétitivité pour les entreprises consiste aussi à faire œuvre de créativité et d’innovation tant en matière de choix des équipes dirigeantes, d’investissement et de politique commerciale que d’alliance stratégiques.

De ce point vu on ne peut pas dire que le Groupe PSA Peugeot Citroën et la famille Peugeot qui en est le principal actionnaire, ont été d’une efficacité remarquable.

Philippe Varin serait bien inspiré de revenir à un peu plus d’humilité et à regarder dans sa soupière ce qui est entrain de pourrir dans le brouet qu’il tente de servir aux Français.

Il faut dire à monsieur Varin froidement que ça n’est pas «avoir du courage» que de vouloir  demander à la France de «remettre à plat, sans préjugés, le mode de financement de son modèle social » en prenant «le risque d'affecter, dans un premier temps, la consommation des ménages».

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Acquiescer à cette logique c’est prendre le risque d’ajouter une crise sociale à la crise économique et financière que l’on prétend résoudre. Ce n’est pas avoir du courage ni même de la témérité c’est d’une certaine manière être habité par une stupide logique dogmatique et réactionnaire.

En Mai une majorité de Français se sont prononcés pour une autre vision de la société française !

Lorsque l’on choisit, parce qu’on estime que c’est de sa responsabilité « d'appeler à un nouveau pacte social pour remettre l'industrie au coeur de la croissance française » on ne commence pas s’asseoir sur les réalités démocratiques et faire table rase des souhaits de la majorité de ses concitoyens.

Le message vaut également pour Jean-François Copé qui de son côté s’acharne à faire comme si ses amis n’avaient pas gouverné ces cinq dernières années. Personne n’est dupe, PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, vouloir rendre par avance le gouvernement actuel responsable de toutes les difficultés à venir alors que celles-ci elles trouvent leurs sources dans l’incurie des gouvernements qui ont dirigé la France ces 10 dernières années équivaut à faire de la cavalerie politique.

L’heure pour l’opposition est à prendre acte de sa défaite, à faire l’inventaire des carences qui ont été les siennes à la tête du pays, de se reconstruire, et aussi de participer à l’effort de redressement qui s’impose à tous les Français.

Tant pour les dirigeants et les actionnaires du Groupe PSA Peugeot Citroën que pour les militants et les prétendants au leadership de l’UMP, il faut admettre que pour être acceptées par une large majorité de nos concitoyens les solutions ne pourront être que le résultat d’une négociation où chacun dans un climat de respect réciproque et en dehors des ukases, aura avancé ses propositions pour aboutir à un « pacte durable de progrès » moderne et équilibré.

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Toute volonté d’aller outre cette réalité se heurterait à un mur et ne pourrait, dans le climat de tension et d’inquiétude actuel, que conduire le pays au chaos économique et social.

19/06/2012

Victoire sans appel pour le PS et ses alliés 314 sièges sur 577

media_xll_4913554.jpgAu soir du 17 juin Jean-Marc Ayrault peut se féliciter des résultats du 2ème tour de scrutin des législatives. Son objectif d’assurer à François Hollande une majorité stable et cohérente est largement atteint.

 Les résultats bruts

PS-2-e09ba-cd4dc.jpgSelon les décomptes effectués par les services du Ministère de l’Intérieur pour la métropole et l’outremer, le Parti Socialiste a obtenu 280 sièges, ses alliés proches PRG et MDC 34 sièges soit au total au total 314 sièges pour une assemblée qui en compte 577.

François Hollande pourra donc compter sur une majorité absolue pour mettre en œuvre les 60 propositions de son « programme de changement dans la justice » qu’il a proposé aux Français.

A cette majorité absolue il convient, pour évaluer le nouveau 3985492-6040872.jpgrapport de force droite gauche au Palais Bourbon, d’ajouter les autres députés de gauche qui ont été élus ce dimanche. Ils sont 10 pour le Front de gauche de Mélanchon, 17 pour Europe Ecologie les Verts et 2 pour les indépendantistes martiniquais.

2010.12.06_logo-facebook.pngDe son côté l’opposition totalise 229 sièges. 194 pour l’UMP, le NC 14, les Radicaux de Jean-Louis Borloo 6 et les divers droite 15.

 

 

L’extrême-droite quant à elle comptera 3 élus dont 2 FN et le Modem 2 élus.

Les faits marquants

Le taux de participation enregistré à cette élection est le plus faible depuis des dizaines d’années. Cette situation est tout simplement préoccupante pour le bon fonctionnement démocratique des institutions.

A croire que, le Président de la République élu, les électeurs considèrent qu’il n’est pas utile de se déplacer pour la désignation de la représentation nationale. Le mode de scrutin majoritaire à deux tours et le choix du calendrier conforte probablement cette tendance à la baisse.

Pour le futur l’introduction d’une dose de proportionnelle, promise par le Président de la République devrait pallier cette dérive tout en assurant une meilleure représentativité des courants d’idées à l’Assemblée.

1699656_3_f3e9_francois-bayrou-le-10-mai-a-paris_fdcabd5f591d9a8380549c1e58850677.jpgLa défaite à Pau de François Bayrou entérine dans l’immédiat la disparition d’un Centre indépendant au cœur du paysage politique français. Ce recul du score centriste résulte du choix de Nicolas Sarkozy d’imprimer durant sa campagne présidentielle une chasse aux électeurs du Front National.

Les dirigeants de l’UMP obsédés par la menace « bleue marine » et la crainte de voir l’unité de leur mouvement éclater, n’ont pas cru devoir clarifier la situation. Tirant de cette situation ambiguë, qui a  laissé à penser aux électeurs modérés que les seuls alliés possibles de l’UMP pouvaient être le FN, ceux-ci ont reporté leur choix sur les candidats du Parti Socialiste.

Ce débat éludé pendant la campagne législative ressurgira à l’UMP lorsqu’il s’agira de désigner le prochain patron qui conduira la bataille des municipales en 2014. Là encore le mode de scrutin qui pousse à la bipolarisation n’a pas aidé.

Si la Présidente du FN, battue par le socialiste Philippe Kemel, n’a pas réussit son pari de gagner dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais à Hénin-Beaumont, l’entrée au parlement de trois membres de l’extrême-droite, dans un scrutin majoritaire à deux tours constitue pour le Front National une réussite indéniable qui va peser dans le débat durant le quinquennat.

De même il faut s’attendre à ce que cette incursion du FN ne soit sans conséquences à l’UMP où certaines figures n’ont pas fait mystère de leurs proximités idéologiques avec les thèses frontistes. Il reste toutefois que les plus en pointe des candidats UMP sur cette ligne, Nadine Morano à Toul et Claude Guéant dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, ont été battus.

 

melenchon-henin-beaumont_scalewidth_630.jpgLa nette victoire, à ces élections législatives, du Parti Socialiste le dispensera de la nécessité d’être appuyé au Parlement par la gauche radicale de Jean-Luc Mélanchon dont les positions à la fois sur l’Europe et sur l’économie sont assez difficilement compatibles.

 

1504910_201106109877487-1_298x224.jpgIl en est de même pour les Verts qui, malgré un accord de gouvernement passé en échange de circonscriptions gagnables, ne semble pas très décidés à se comporter en alliés loyaux – l’épisode de la dépénalisation du cannabis entre les deux tours et les récentes déclarations de Noël Mamère à propos du vote des étrangers en sont les symboles représentatifs.

L’ensemble des ministres du Gouvernement Ayrault qui se sont 3470413227.jpgprésentés ont été élus confortablement avec une mention particulière pour Marie-Arlette Carlotti qui s’est imposée dans la 5ème circonscription des Bouches du Rhône, à Marseille face à Renaud Muselier et Stéphane Le Foll qui est allé s’imposer dans la 4ème circonscription de la Sarthe l’ancien fief de François Fillon.

Un regret

La défaite de Ségolène Royal dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime restera comme une ombre sur la victoire du PS.

Battue par un dissident socialiste arrivé derrière elle au 1er tour, la Présidente de la Région Poitou-Charentes a été victime d’une « arnaque politique » – « une trahison politique » a-t-elle dit – qui ne bénéficiera à personne tant elle décrédibilise ceux qui l’ont ourdie.

Olivier Falorni, qui a bénéficié de la complicité active des dirigeants de la droite charentaise, ne doit son élection qu’à un report massif de voix de l’UMP et de l’extrême droite, ne siègera pas au sein du groupe socialistes pas plus qu’il ne pourra se prévaloir à terme d’un quelconque nouveau soutien de l’opposition. Sa carrière est largement compromise.

Il restera à jamais celui qui a fait mieux, dans cette législative 2012, qu’Eric Besson dont on se souvient qu’il fut ce membre félon de l’équipe Royal qui avait rejoint Nicolas Sarkozy en pleine campagne présidentielle en 2007 pour le prix d’une charge ministérielle.

h-4-2061491-1295541115.jpgSégolène Royal ne présidera pas l’Assemblée Nationale. Certains caciques du PS comme Lionel Jospin, Laurent Fabius ou Philippe Marchand s’en réjouiront peut-être. Ses concurrents de droite en Poitou-Charentes probablement aussi. Ils ont tord car Ségolène Royale, seule femme en France à d’être hissée jusqu’à une finale présidentielle, en avait les qualités.

Et maintenant

La victoire est nette, sans bavure. La question est désormais de savoir ce qu’il en sera fait.

 

media_xll_4913089.jpgFrançois Hollande a en main toutes les cartes pour mettre en œuvre son programme. Il dispose d’amis sûrs tant au Sénat qu’au Palais Bourbon pour faire avancer le changement. La campagne législative est terminée, l’opposition est semble-t-il décidée à remplir son rôle de façon constructive et intelligente. La voie pour agir en formant des majorités d’idée est ouverte. Elle peut  être une méthode pour agir et rassembler.

Les Français qui lui ont fait confiance, d’abord en l’élisant Président de la République puis en lui accordant une majorité absolue ne lui pardonneraient pas de ne pas honorer le mandat qu’ils lui ont accordé.

En 1981 François Mitterrand et ses amis avaient promis de changer la vie, il ne leur a pas fallu longtemps pour changer d’avis et se couler dans le moule du politiquement correct à la fois bruxellois et atlantiste.

En 2012 sans vouloir nier les contraintes des crises qui secouent la planète, mais aussi celles de la France – hollande.jpgdésindustrialisation, dette publique, déficit budgétaire, déficit commercial, chômage,  santé, environnement, transition énergétique – François Hollande doit, car il en a les moyens, imposer une voie social-démocrate nouvelle en Europe à ceux des dirigeants qui ne cessent de soutenir un modèle économique qui pour l’heure fait payer aux plus faibles et à la nature les dégâts d’une crise qui ne profite prioritairement qu’aux spéculateurs.

Pour conduire le changement dans la justice que les Français attendent, il faudra, par exemple, faire comprendre à la 3709284.jpgChancelière allemande mais également au Premier Ministre anglais, que le Président de la République française n’est pas un caniche que l’on ballade lors des réunions internationales ou un velléitaire à qui l’on peut imposer de se renier un mois après avoir été élu.

Plus qu’un chef de file des pays du Sud de l’Europe nous attendons de François Hollande qu’il agisse, face à la mécanique implacable des maîtres de la City, de la justice-300x200.jpgBundesbank et de Wall-Street, comme un dirigeant responsable qui impulse, en Europe et sur la scène internationale une politique de non alignement qui privilégie le sort des hommes et des femmes ainsi que celui de la nature avant celui de la folie spéculative actuelle des banques et les multinationales.

Saura-til le faire ? Pourra-t-il le faire? C’est le pari que nombre de nos concitoyens ont tenté en renvoyant Nicolas Sarkozy à ses amis du MEDEF, à ses futures entrevues avec la justice et à ses réunions au Conseil constitutionnel.

1693608_02-france-overseas-fire-69_140x80.jpgLa réussite est impérative car au bout d’un nouvel échec pointerait à coup sûr la révolte populaire et le museau pourri des dictatures et de la guerre.

La responsabilité est lourde. Le défi est exaltant. Le courage et l’abnégation sont nécessaires ainsi que l’unité et le rassemblement des forces citoyennes. 

17/06/2012

Le MEI d’Antoine Waechter a des vapeurs.

 

Antoine Waechter, président du Mouvement des Ecologistes Indépendants, soutien mou d’Eva Joly à 14.jpgl’élection présidentielle avait au soir du premier tour claironné que le MEI ne donnerait aucune consigne de vote pour finalement se raviser et annoncer du bout des lèvres un très tardif ralliement à François Hollande.

 

Pour la petite histoire au moment des primaires d’Europe-Ecologie Les Verts, alors que Nicolas Hulot avait le vent en poupe, «l’opportuniste du Sundgau» ne reculant devant rien, s’était mis à ses côtés disant pis que pendre d’Eva Joly. En octobre 2010 il avait pourtant fustigé ceux des militants au sein du MEI qui trouvait le promoteur du « Pacte Ecologique » plutôt représentatif.

 

Aujourd’hui voilà Antoine Waechter en désaccord avec son nouveau Vice-président alsacien Laurent Boitelle. Cette fois encore c’est la ligne politique qui a fait question.

antoine-waechter-et-jacques-fernique-photo-j-m-l.jpgLe stratège autoproclamé de ce qui reste du MEI, et son second ne se sont pas mis d’accord sur le candidat à soutenir dans la 6ème circonscription du Haut-Rhin. La confusion la plus totale règne désormais au «royaume de Lilliput» !

 

Le vice-président, Laurent Boitelle – candidat MEI dans la 6ème Mulhouse nord-Wittenheim-Illzach-Sierentz – a, jeudi dernier, appelé ses électeurs à soutenir, pour le second tour des législatives, le candidat de la droite NC/UMP Francis Hillmeyer.

 

De son côté, Antoine Waechter a décidé d’un choix différent. Il s’est prononcé pour un soutien à la candidate socialiste « le MEI apporte son soutien à Malika Schmidlin Ben M’Barek ». « Ce soutien traduit le souhait des écologistes de participer à une alternative majoritaire capable de mettre en œuvre leur projet » a-t-il ajouté n’hésitant pas à parler au nom des «écologistes».

 

Laurent Boitelle avait précisé dans son communiqué que son soutien résultait d’« un choix concerté motivé par la personnalité, l’expérience et l’esprit d’ouverture du député sortant ».

 

Faut-il comprendre qu’Antoine Waechter, inventeur de la glisse en zigzag alsacienne, avait dans un premier temps donné un accord à son second pour ensuite le lui retirer ? On peut faire confiance à Laurent Boitelle pour ne pas avoir décidé seul de la conduite à tenir. Ceux qui le fréquentent lui reconnaissent généralement de grandes qualités d’honnêté de probité intellectuelle et de fidélité à la parole donnée! Alors ……. ?

 

Quoi qu’il en soit ça chauffe maintenant dans ce qui reste de la maisonnette alsacienne occupée par les derniers obstinés du fan-club waechterien. Ils sont encore quelques-uns aux côtés de celui – ndlr Antoine Waechter – qui ces deux dernières années a tout raté et qui doit se demander aujourd’hui comment il va payer demain le loyer de la boutique.

 

C’est que le «grand stratège politique», qui il n’y a pas si longtemps, contre vents et marées, revendiquait encore plus de sept cents personnes au listing des adhérents, malgré l’apport conséquent des candidats de Cap 21 de Corine Lepage, n’a pas été capable de présenter 50 candidats en mesure d’obtenir plus de 1% au 1er tour des élections législatives.


article_euros.JPGCette condition n’étant pas remplie le MEI grâce à son champion de Président ne sera pas éligible au financement des partis politiques.

 

Autant dire que la fin est proche pour ce mouvement qui a vu passé tant et tant de militants sincères repartis dégoutés par l’incapacité «du taulier» à faire du mouvement dont il est encore le responsable autre chose qu’une petite cour sans projet au service de son unique personne et de ses desseins.

 

Les médiocres passent, les idées restent, dit l’adage ! Les Ecologistes sincères qui ont milité au MEI et qui ont été « débarqués » ou interdit de parole ne pleurent pas sur le lait répandu.

 

Pour eux l’heure est désormais à la refondation d’un mouvement écologiste digne, respectable et respecté déterminé à faire avancer les propositions pour faire face aux exigences nées de la crise sociale, économique, écologique et politique qui touchent nos générations et celles à venir.


image.pngUn mouvement où se retrouveront toutes celles et ceux qui ont à cœur de servir et non de se servir comme cela a malheureusement trop longtemps été le cas avec MEI d’Antoine Waechter.


Ont signé cette article

Jacques Maret, Bernard FRAU,


Source: DNA Dernières Nouvelles d’Alsace 15 06 2012 Grégoire Gauchet

 

 

 

12/06/2012

Législatives 1er tour : la majorité présidentielle devant!

De ce premier tour des élections législatives qui s’est déroulé dimanche il est possible d’ores et déjà de tirer un premier bilan, ce  à plusieurs niveaux.

Au plan général et global d’abord.

Trois faits marquants sont à prendre en compte dans ce scrutin : d’une part l’abstention record – 57,52% des électeurs se sont déplacés pour voter,  alors qu’ils avaient été 79,46 % à François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     le faire pour l’élection présidentielle et 60,98% aux législatives 2007 –,  d’autre part la forte poussée de la bipolarisation des suffrages exprimés – PS et UMP réalisent chacune un score de 35% – et enfin pour le  Front National un résultat qui laisse espérer à ses dirigeants d’avoir des élus à l’Assemblée Nationale à l’occasion d’un scrutin majoritaire.

Au plan plus particulier ensuite

Quatre points méritent ici d’être soulignés.

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     En premier lieu, la bonne tenue du Front de Gauche qui malgré l’élimination de Jean-Luc Mélenchon, son courageux leader, permet à ce mouvement néo-communiste d’espérer un nombre  de sièges suffisants pour peser sur les choix futurs du gouvernement.

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     En second lieu il faut enregistrer l’effondrement total, l’échec, du Modem dont le leader François Bayrou, arrivé en troisième position à Pau, devra livrer bataille dans le cadre d’une triangulaire de tous les dangers –  11 points de  retard derrière la candidate du PS et 2 points derrière le candidat de l’UMP –.

Troisième point, la déconvenue d’Europe Ecologie Les Verts qui François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     malgré un accord « en or » avec le PS de Martine Aubry n’a réussi à capter que 5,46% des suffrages exprimés et voit ainsi la possibilité de constituer un groupe à l’Assemblée Nationale assez largement compromise.

Quatrième et dernier point, ce scrutin a fait disparaitre des écrans radars le courant indépendant de l’Ecologie Politique qui lors des dernières élections européennes avait réussi, dans des conditions similaires de taux de participation, un score significatif à 4%. Ce courant est désormais à reconstruire complètement.

Les perspectives pour le second tour.

Sauf retournement de situation spectaculaire fort improbable – depuis toujours, quand les élections législatives suivent immédiatement l’élection présidentielle les électeurs François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     confirment le choix qu’ils ont exprimé pour donner au nouveau président les moyens de mettre en application son programme – François Hollande, le 17 juin au soir, disposera d’une majorité stable et confortable à l’Assemblée Nationale, « pour conduire le changement » qu’il a promis aux Français lors de la campagne présidentielle.

Le total cumulé des voix de gauche au soir du 1er tour, 46,77%  – Cumul PS et ses alliés radicaux, les « divers » gauche,  EELV, le Front de Gauche –, soit plus de 10 points d’avance par rapport à l’opposition de droite le laisse à penser.

Restent quelques questions

Que feront dimanche les électeurs du Front National dans les circonscriptions où leurs candidats ne seront plus candidats, n’ayant pas été en mesure de franchir en suffrages la barre des 12,5% d’électeurs inscrits? Se désintéresseront-ils de ce 2ème tour ? Feront-ils battre les candidats UMP restés en course ?

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     Répondront-ils à l’appel de ceux qui comme Nadine Morano, l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy en Meurthe et Moselle, ont explicitement déclarés qu’ils partageaient les mêmes valeurs que celles prônées par le Front National ?

Malgré les affirmations répétées des leaders nationaux de l’UMP qui disent rejeter tout accord avec le FN, notamment celles de Jean-François Coppé, qui au 2ème tour de l’élection François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     présidentielle, pour faire élire son président, n’avait pas hésité à braconner durement sur les terres du parti d’extrême-droite, les discussions vont bon train localement. Il n’est que d’entendre les arguments développés par Gérard Longuet, Eric Raoult sur la question.

Qu’adviendra-t-il de la bataille de la Rochelle qui oppose Ségolène Royal à un candidat dissident PS, Olivier Falorni, qui refuse d’appliquer la règle républicaine à gauche qui veut que le candidat arrivé second au 1er tour se  retire au profit de celui arrivé en tête.

Olivier Falorni bénéficie aujourd’hui du soutien « vicieux » de Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin et de celui plus surprenant de…….  Valérie Trierweiler dont on se demande bien ce qu’elle vient faire dans ce débat alors que François François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     Hollande, son compagnon dans la vie, la totalité du PS, Martine Aubry et Cécile Duflot en tête ainsi que Maxime Bono, le Maire de la Rochelle, sont aux côtés de la Présidente de la Région Poitou-Charentes et ex-candidate PS à l’élection présidentielle en 2007.

Quelques prises de positions claires néanmoins

Il faut noter qu’à Hénin-Beaumont dans la 11ème circonscription du Pas-de-Calais, Jean URBANIAK, le candidat du Modem soutenu par l’UMP, vient d’appeler à « empêcher l'entrée à l'Assemblée nationale » de Marine Le Pen et implicitement à voter pour le candidat du PS Philippe Kemel.

A ce moment précis Marine Le Pen a confirmé qu’elle appelait les électeurs frontistes à faire battre les ex-ministres de droite  Nathalie Kosciusko-Morizet et Georges Tron.

Roland Chassain, candidat UMP dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, a lui annoncé son soutien au second tour en faveur du candidat FN pour faire barrage au socialiste Michel Vauzelle.

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     De son côté, alors que le PS a choisi de faire appliquer face au FN la stratégie de désistement  républicain, l’UMP au plan national a décidé d’adopter la ligne, « ni FN, ni FG », édictée par Nicolas Sarkozy aux dernières élections cantonales

Pour le 17 juin un choix cohérent et responsable

Visiblement  en faisant ce choix, les leaders de  l’UMP ont décidé de faire une croix sur le deuxième tour des législatives 2012 au profit de la préparation de la prochaine bataille des chefs pour la direction de l’UMP. Chacun ayant en ligne de mire la future présidentielle en 2017…. si d’ici-là ce parti n’explose pas en vol miné par les ambitions personnelles et déchiré par le choix  idéologique que va leur imposer le Parti de Marine Le Pen.

Au-delà de l’écume politique des petites ambitions personnelles et des mauvais coups tordus, qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général de la France, dimanche prochain François Hollande et Jean-Marc Ayrault devraient avoir en main toutes les cartes pour faire face à la double tâche qui leur incombent.

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     Faire vivre le changement dans la justice qu’attendent les Français de gauche, du centre et de l’écologie politique réaliste, tout en permettant à notre pays de reconquérir en Europe face à une Allemagne trop sure d’elle-même, un rôle que Nicolas Sarkozy n’aurait jamais dû lui faire perdre.

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     Dans la période très difficile de crise internationale écologique, économique, sociale et financière à laquelle sont confrontées les démocraties, dont celle de notre pays, faire le choix d’assurer à François Hollande une majorité stable est un choix de cohérence institutionnelle et républicaine qui doit mobiliser un maximum de citoyens responsables.

07/06/2012

Cannabis Duflot et les tontons fumeurs

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., La ministre du Logement Cécile Duflot, à quatre jours du 1er tour des élections législatives, vient  de se prononcer pour la dépénalisation du cannabis.


La droite s’étrangle.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Sur LCI, indigné, Henri Guaino, le passé conseiller du président de la République désormais en retraite Nicolas Sarkozy, a déclaré : « C'est vraiment un désastre moral, cette idée de légaliser le cannabis, les drogues douces comme si elles étaient douces, comme s'il n'y avait pas de rapport entre drogues douces et drogues dures ! ».

Alarmiste en diable, Xavier Bertrand, sur BFMTV-RMC, s’est lui empressé de souffler le vent nauséabond des affirmations sans fondement : « si la gauche l’emporte – ndlr aux législatives –, il y aura légalisation du cannabis. J’en suis persuadé » a-t-il affirmé.

Le gouvernement reste stoïque.

Côté gouvernement les propos incongrus de la Ministre du Logement, au regard de ses fonctions ministérielles, ont permis quelques mises au point de circonstance.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Ce jeudi, au cours d’un point de presse consacré à l’éducation, le Président de la République à propos de la dépénalisation du cannabis a très fermement  fait savoir : «Il n’est pas question qu’il y ait d’autres positions que celles que j’ai présentées aux Français pendant la campagne présidentielle»

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne s’est pas embarrassé de nuance, prenant nettement et rapidement ses distances il s’est borné à indiquer : «Le gouvernement n'a rien dit sur ce sujet!».

Le Ministre de l’intérieur, Manuel Vals a également été très clair, se déclarant «fermement opposé, au nom même des valeurs de la gauche (...), à toute concession dans ce domaine».

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., La porte-parole du gouvernement,  Najat Vallaud-Belkacem, a simplement  rappelé mercredi que la ministre du Logement «n’occupe pas de fonction» au gouvernement liée au sujet.

De quoi river le clou d’une opposition qui cherche, à travers la dénonciation de «cette déclaration inopinée» à faire diversion et à cacher les conflits ouverts de pouvoirs et les ambitions rentrées qui minent ce qui reste d’unité du parti de l’ancien président dans l’incapacité d’avancer une quelconque proposition crédible pour sortir la France de ses difficultés.

Au PS on précise les choses.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Plus positives sont les interventions sur le sujet de Daniel Vaillant et de François Rebsamen qui l’un comme l’autre, prenant acte du fait qu’en Europe, la France est le pays qui «pénalise» le plus l’usage du cannabis tout en étant celui où la consommation est la plus importante, n’ont pas fermé la porte à un débat futur qu’ils ont jugé nécessaire mais inopportun à l’instant.

Daniel Vaillant, l'ancien ministre socialiste de l'Intérieur dans le gouvernement Jospin – auteur dans un rapport interne au groupe socialiste à l'Assemblée nationale d’une proposition de «légalisation contrôlée» du cannabis – a balayé les accusations des leaders de l’UMP. «Est-ce que la lutte contre le cannabis est une réussite en France ? La réponse est non. La droite nous a mis dans l'échec... Ils sont mal placés pour venir parler du bilan», a-t-il dit sur France Inter.

Le député-maire du XVIIIe arrondissement de Paris souhaite un «débat pour voir comment on peut mieux lutter contre le cannabis». Il promet d’ailleurs des «initiatives» au cours du prochain quinquennat en  vue d’une utilisation «thérapeutique» du cannabis.

Quant à François Rebsamen – le  président du groupe PS au Sénat –, tout en indiquant que ce n’est «pas le moment» d’évoquer le sujet, celui-ci a, comme Daniel Vaillant, fait part de son souhait de voir à l’avenir la question débattue.

«Dans ce pays, on se voile les yeux et aujourd'hui des jeunes qui fument du cannabis dans la rue sont fichés au fichier des empreintes génétiques comme des grands bandits alors qu'en réalité, c'est de soins thérapeutiques et de prévention qu'on a besoin», a-t-il avancé sur i-Télé.  Ajoutant «En faisant semblant d'être répressif, on a 120000 fumeurs de cannabis qui ne sont condamnés à rien».

Quel est l’objectif de Cécile Duflot ?

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Pourquoi, à ce moment précis de la campagne législative, s’est-elle décidée à ouvrir un débat sur un sujet dont elle ne peut pas ignorer qu’il est ultra polémique, dont l’examen est tellement secondaire au regard des priorités de ce début de mandat – réorientation du projet de construction européenne, pouvoir d’achat, reconquête rurale, emploi, restauration des finances publiques –?

A quoi joue-t-elle?

Actuelle ministre du gouvernement de la France, supposée être au service de tous les Français, sachant, selon ses propres déclarations, que la ligne politique qu’elle annonce «n’est pas la position du gouvernement», la voilà, qui tout à trac se répand sans retenue dans les médias.

Cette femme politique, à l’heure où il importe de donner au Président de la République les moyens du changement en lui assurant une majorité forte, stable et incontestable à l’Assemblée Nationale, est politiquement irresponsable et particulièrement déloyale envers un allié qui s’est montré plutôt généreux.

La réponse claire et limpide à l’interrogation qui se pose, est entièrement contenue dans la déclaration même de Cécile Duflot et celles des soutiens que lui ont apportés Noël Mamère et Daniel Cohn-Bendit.

Faisant fi de ses responsabilités gouvernementales elle s’est exprimée en qualité de secrétaire nationale du parti Europe Ecologie les Verts, sans se préoccuper de savoir si ses propos allaient fragiliser ou pas la majorité présidentielle.

La petite musique de Noël Mamère et Daniel Cohn-Bendit.

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Interprétant, à sa manière, les positions de Daniel Vaillant et celles de Manuel Vals – l’actuel patron de la Place Beauvau – «qui campe sur des positions très répressives», dit-il, Noël Mamère croit pouvoir affirmer «nos partenaires socialistes sont plus que divisés sur la question», «il va bien falloir qu’on sorte de cette contradiction et qu’il y ait enfin un vrai débat».

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Alors même que les électeurs ne se sont pas encore prononcés, le député européen vient de déclaré ce jeudi : «J'espère qu'un groupe EELV à l'Assemblée déposera un projet de loi. Je crois qu'il faut sortir de l'ambiguïté et de l'hypocrisie de la situation dans laquelle nous vivons».

Sans foi ni loi, rien que les postes et les avantages

Une fois de plus, aujourd’hui, comme lors de la campagne présidentielle, où Eva Joly s’était posée en adversaire résolue de François Hollande – allant même jusqu’à refuser de dire si elle appellerait à voter pour lui au second tour –, les Ecologistes du parti Vert – Europe-Ecologie les Verts – tentent, par la voix de Cécile Duflot cette fois, d’obtenir du partenaire majoritaire, à n’importe quel prix, tout et le contraire de tout.

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A ce jeu c’est l’Ecologie Politique dans son ensemble qui est décrédibilisée. Avec EELV pas besoin d’adversaires pour détruire le mouvement écologiste, ses représentants et ses dirigeants actuels sans foi ni loi, font le boulot mieux que quiconque.

Voilà les Ecologistes sincères, réalistes et pragmatiques prévenus pour la suite des combats à mener. Cela vaut également pour François Hollande et Jean-Marc Ayrault dont la tâche risque bien d’être compliquées avec de pareils alliés!

23/05/2012

En Europe, le pouvoir est à Goldman Sachs

 

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,François Hollande, dont l’élection vient de changer la donne en Europe, se rend à Bruxelles pour préparer avec les 27 chefs d’Etat européens le prochain sommet européen des 28 et 29 juin. Sur fond de crise en Grèce et de relance de l’économie en Europe le Président de la République va tenter de convaincre Angela Merkel, la Chancelière Allemande, d’accepter que soit mis en place à l’agenda de l’UE, les euro-obligations pour mutualiser la dette de chacun des partenaires.

Celle-ci reste indéfectiblement campée sur son traité de François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,discipline budgétaire qu’en son temps elle avait réussit à faire avaler à Nicolas Sarkozy. A l’heure où les discussions vont s’enchaîner avec en arrière-plan les inévitables montées de tension entre Berlin et Paris, il m’est apparu intéressant de porter à la connaissance des lecteurs de ce blog, l’article rédigé par Eduardo Febbro, journaliste à El Correo le journal de la diaspora latino-américaine.

Nombre des acteurs de la scène européennes qui vont s’exprimer ces prochains jours y sont cités. Leurs propos et prises de position y seront éclairés d’une lumière inhabituelle.

Bernard FRAU : Humanisme – Ecologie – République.

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,« La BCE, la Grèce et l’Italie dans les mains de Goldman Sachs. Les techniciens de la société sont à la tête de deux gouvernements et de la Banque Centrale Européenne. Ceux-ci appartiennent au réseau que Sachs a tissé sur le Vieux Continent et, à divers degrés, ont participé aux opérations illicites les plus truculentes orchestrées par l’institution étasunienne. De plus, ce ne sont pas les seuls.

L’histoire pourrait combler toutes les attentes des adeptes des théories du complot. Où est le pouvoir mondial ?

La réponse tient dans un seul nom et lieu : au siège de la banque d’affaire Goldman Sachs. La banque étasunienne a réussi un exploit peu fréquent dans l’histoire politique François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,mondiale : placer ses hommes à la tête de deux gouvernements européens et de la banque qui régit les destins des économies politiques de l’Union Européenne. Mario Draghi, l’actuel président de la Banque Centrale Européenne ; Mario Monti, le président du Conseil Italien qui a remplacé Silvio Berlusconi ; Lucas Papademos, le nouveau Premier ministre grec, tous appartiennent à la galaxie Goldman Sachs.

Ces trois responsables, dont deux Monti et Papademos, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,forment l’avant-garde de l’annexion de la politique à la technocratie économique, appartiennent au réseau que Sachs a tissé sur le Vieux Continent et, à divers degrés, ont participé aux opérations illicites les plus truculentes orchestrées par l’institution étasunienne.

De plus, ils ne sont pas les seuls. On peut mentionner aussi Petros Christodoulos, aujourd’hui à la tête de l’organisme qui administre la dette publique grecque et dans le passé président du National Bank of Greece, à qui Sachs a vendu le produit financier connu sous le nom de « Swap » et avec lequel les autorités grecques et Goldman Sachs ont orchestré le maquillage des comptes grecs.

Le dragon qui protège les intérêts de Wall Street dispose François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,d’hommes clefs dans les postes les plus décisifs et pas seulement en Europe. Henry Paulson, ex-président de Goldman Sachs, a été nommé ensuite secrétaire du Trésor des États-Unis, tandis que William C. Dudley, autre cadre supérieur de Goldman Sachs, est l’actuel président de la Réserve fédérale de New York.

Mais le cas des responsables européens est plus paradigmatique. Mario Draghi emporte la palme d’or. L’actuel président de la Banque Centrale Européenne, BCE, a été vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe entre les années 2002 et 2005. A ce poste, Draghi a eu un rôle plus qu’ambigu. L’intitulé de son poste était « entreprises et dettes souveraines ».

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,Précisément, à ce poste Draghi a eu pour mission de vendre le produit incendiaire « Swap ». Cet instrument financier est un élément déterminant dans l’occultation des dettes souveraines c’est-à-dire dans le maquillage des comptes grecs. Cette ruse fut l’astuce qui a permis à la Grèce de se qualifier pour faire partie des pays qui allaient utiliser l’euro, la monnaie unique européenne.

Techniquement, et avec Goldman Sachs comme opérateur, il s’est agi alors de transformer la dette extérieure de la Grèce de dollars en euros. Ainsi, la dette grecque a disparu des bilans négatifs et Goldman Sachs a emporté une juteuse commission.

Ensuite, en 2006, Goldman Sachs a vendu une partie de ce paquet de « Swaps » à la principale banque commerciale du pays, à National Bank of Greece, dirigée par un autre homme de la Goldman Sachs, Petros Christodoulos, ex-trader de la Goldman Sachs et qui est actuellement le directeur de l’organisme de gestion de la dette de la Grèce que lui même et les déjà mentionnés ont contribué à dissimuler d’abord et à augmenter après.

Mario Draghi a un historique lourd. L’ex-président de la République Italienne Francesco Cossiga a accusé Draghi François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,d’avoir favorisé Goldman Sachs dans l’attribution de contrats importants quand Draghi était directeur du Tesoro e Italia était en plein processus de privatisation. Ce qui est certain c’est que celui qui est maintenant directeur de la Banque Centrale Européenne apparaît pleinement lié à la vente de « Swaps » dans toute l’Europe.

Dans cette mêlée de falsifications surgit le chef de l’Exécutif grec, Lucas Papademos. Le Premier ministre a été gouverneur de la banque Centrale grecque entre 1994 et 2002. C’est précisément la période pendant laquelle Goldman Sachs a été complice de l’occultation de la réalité économique grecque et en tant que responsable de l’établissement bancaire national, Papademos ne pouvait pas ignorer la ruse qui était monté.

Les dates où il a occupé la fonction font de lui un opérateur du montage. Dans la liste des remarquables Mario Monti le suit. L’actuel président du Conseil Italien fut conseillé international de Goldman Sachs dès 2005.

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,En résumé, plusieurs des hommes qui ont fabriqué la catastrophe ont été appelés à prendre maintenant les rênes de postes clefs et avec la mission de réparer, aux dépens des bénéfices sociaux des peuples, les conséquences des escroqueries qu’eux mêmes ont réalisées. Il n’y a aucun doute qu’il existe ce que les analystes nomment « un gouvernement européen Sachs ».

Le portugais Antonio Borges a dirigé jusqu’à il y a peu – il vient de démissionner – le Département Europe du Fonds monétaire international. Jusqu’à 2008, Antonio Borges a été vice-président de Goldman Sachs. Le disparu Karel Van Miert – Belge – fut commissaire européen à la Concurrence et aussi un cadre Goldman Sachs.

L’Allemand Ottmar Issing a successivement été le président de la Bundesbank, conseiller international de la banque d’affaire étasunienne et membre du Conseil de l’Administration de la Banque Centrale Européenne.

Jim O’Neill est un autre homme du sérail : le président de Goldman Sachs Asset Management, O’Neill, surnommé « Le Gourou » de Goldman Sachs, est l’inventeur du concept de Brics, le groupe de pays émergents composé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. O’Neill est accompagné par un autre poids lourd, Peter Sutherland, ex-président de Goldman Sachs International, membre de la section Europe de la Commission Trilatérale– le même que Lucas Papademos – un ex-membre de la Commission de la Concurrence dans l’Union Européenne, ex procureur général de la République d’Irlande et médiateur influent dans le plan qui a débouché sur le sauvetage de l’Irlande.

Alessio Rastani a entièrement raison. Ce personnage qui s’est présenté à la BBC comme trader et qui a dit il y a quelques semaines : « Les hommes politiques ne gouvernent pas le monde. Goldman Sachs gouverne le monde ».

Son histoire est exemplaire, du double jeu, comme le sont les personnalités et les carrières de ces bras mondiaux de Goldman Sachs. Alessio Rastani a dit qu’il était un trader londonien, mais ensuite on a découvert que trader il n’était pas et qu’il pourrait bien faire partie de « Yes Men », un groupe d’activistes, qui à travers la caricature et l’infiltration des médias, dénoncent le libéralisme.

Restera pour les pages de l’histoire mondiale de l’impunité la figure de ces personnages. Employés par une société des États-Unis, elles ont orchestré l’une des plus grandes escroqueries connues à ce jour, dont les conséquences se paient aujourd’hui. Ils ont été récompensés en prenant le gouvernail de la crise avec celles qu’ils ont complotées.

Source journal de la diaspora latino-américaine: « El Correo ».

Rédacteur de l’article : Eduardo Febbro

Titre original : « En Europa el poder es de Goldman Sachs »

Publication : le 23 novembre 2011.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

Version de cet article en: Español

 
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