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21/11/2011

Merkel veut une modification des traités de l’UE. La France doit parler !

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S’appuyant sur la crise grecque, Berlin plaide en faveur d’une accélération, à l’intérieur de la zone euro, de l’intégration budgétaire au moyen d’un transfert de souveraineté, seule garantie, selon les techniciens experts allemands qui ont rédigés  ce document, d’obtenir une discipline budgétaire de l’ensemble des pays concernés. 

Le document liste de façon assez précise les moyens nécessaires à l’Europe, pour « ancrer fermement et définitivement une solide culture budgétaire » voie unique pour établir « une véritable union de la stabilité ». Les rédacteurs insistent sur la nécessité de créer « une politique budgétaire et économique intégrée »  pour que la zone euro puisse à «  long terme devenir financièrement et économiquement viable ».

Entre autre mesure pour parvenir à ce résultat, il est préconisé dans cBerlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,e rapport « l’automatisation de sanctions » à l’endroit des pays qui auraient des déficits excessifs. En d’autres termes et pour être clair cela signifie que la commission serait demain dotée d’un pouvoir de sanctionner un état sans même en référer au Conseil des chefs d’états et de gouvernement de la Zone Euro.

Après les robots-spéculateurs à la Bourse, les experts allemands proposent d’installer à Bruxelles des robots-sanctionneurs financiers. 

L’idée est d’utiliser les sanctions financières comme « arme préventive» destinées à permettre un traitement « à la racine»  de ce qui est considéré par Berlin comme le mal absolu – le déficit budgétaire – en matière de gestion publique. Il est même envisagé que la commission ou un état membre puisse saisir la Cour de justice européenne.

L’arsenal des procédures est assez complet en ce qu’il évoque même la possibilité de création d’un « commissaire de stabilité» chargé des pays sanctionnés,  qui pourrait « décider directement » de l’utilisation des fonds structurels européens.

L’Allemagne de son côté pourrait aller jusqu’à demander une « réduction de souveraineté automatique » pour les pays qui ferait appel au « mécanisme européen de stabilité » – MES –. Cette mesure pourrait être mise en application à partir de 2013. Dès lors l’UE sur proposition du MES détiendrait de facto un « droit de veto»  sur les décisions des parlements nationaux en matière budgétaire allant jusqu’à la possibilité « d’imposer » au pays demandeur d’aides européennes des réductions de dépenses ou de nouvelles recettes.

En langage clair il va falloir se serrer la ceinture.

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Les auteurs du rapport poussent le raisonnement jusqu’à estimer possible  « d’imposer des mesures administratives » sans aller jusqu’à en donner concrètement des exemples.

Dernier élément de l’édifice, ce rapport prévoit explicitement la possibilité de mise en place d’un mécanisme de « faillite ordonnée des Etats » dans le cadre du MES ainsi que la possibilité pour les pays qui refuseraient d’obtempérer de faire le choix de la sortie.

En termes de calendrier de mise en œuvre de toutes ces dispositions, il n’est pas envisagé de trainer. La pose des « jalons »  des réformes envisagées dans ce rapport est prévue sous quelques semaines.

Pour aller dans ce sens, les auteurs, s’appuyant sur l’Article 48 du Traité de l’Union Européenne, préconisent l’utilisation de la « procédure simplifiée » de révision au moyen d’une convocation « rapide »  d’une « Convention »  des principales instances concernées – représentants des parlements nationaux, des gouvernements, de la commission, et du parlement européen –  pour valider les propositions qui devront être ensuite ratifiées par les pays membres.

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S’agissant de la ratification de la réforme le rapport indique que celle-ci serait limitée aux seuls membres de la zone euro, excluant de facto le Royaume Uni. Enfin  est entendu que dans l’esprit du texte cette « union de la stabilité »  réalisée, pourrait s’ouvrir le grand « débat sur la voie à choisir pour parvenir à l’union politique ». Quid de ceux des pays qui n’auront pas ratifié les réformes ?

 

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Dans sa dernière intervention devant le Congrès de la CDU, la Chancelière allemande a adopté une posture offensive posant son pays – la République Fédérale d’Allemagne – dans un rôle de leader de fait de la zone euro.

« Maintenant l’Europe parle allemand ».

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Moins maladroite, mais toute aussi déterminée la Chancelière s’est bien gardée d’aller jusque là. Ses déclarations ont été nettesberlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozy et précises, totalement inspirées du texte récupéré par le Daily Telegraph. Trois d’entres elles paraissent représentatives des choix qui l’animent.

D’abord à destination de son propre pays car les réformes envisagées, notamment celles concernant l’automaticité des procédures, risquent de poser problème  au regard des dispositions de la constitution allemande qui prévoient l’autonomie budgétaire du Bundestag : « une avancée vers une nouvelle Europe ne pourra se faire que si nous sommes prêts à changer nos traités » 

Ensuite à destination du Royaume-Uni qui aujourd’hui joue sur le fait qu’il est partie prenante de l’Union sans être dans la Zone euro et qui jouant sur les deux tableaux refuse par exemple l’instauration d’une taxe à l’échelle de l’Union sur les mouvements financiers : «  les gouvernements nationaux doivent se préparer à se lier de manière contraignante à la communauté »

Enfin à destination de la France qui s’oppose au principe de « l’automatisation des sanctions » et qui souhaite la monétisation des dettes souveraines via la BCE : « si les politiciens pensent que la BCE peut résoudre la crise de l’Euro, alors ils se trompent ».

En première analyse la situation de l’Allemagne peut inciter ses dirigeants à vouloir donner des leçons à ses partenaires et surtout les amener à profiter du contexte pour imposer une manière allemande de concevoir les relations intereuropéennes.

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Les choses, à y  regarder de plus près, ne sont pas aussi engageantes qu’on veut bien en Allemagne le laisser croire!

« Son déficit public est honteusement truqué »  a dénoncé récemment un économiste de chez Natixis, qui met en cause une « astuce » technique qui a permi en 2008 à Berlin de créer un fond spécial de relance « Sondervermögen»  qui n’affecte pas le déficit public alors que la dette du pays augmente.

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L’autre facteur qui devrait inciter les dirigeants Allemands  à plus de d’humilité est celui du déclin démographique, qui s’il permet l’affichage d’un faible taux de chômage n’en n’est pas moins très inquiétant. Le vieillissement de la population va contribuer à une explosion des dépenses d’assurance-maladie et de sécurité sociale soins et plus directement le déclin démographique va se traduire par « une baisse massive des recettes de l’état ».

Au fond la réussite affichée du modèle allemand est très relative et, dans un contexte généralisé de baisse de croissance de la zone euro, l’Allemagne pas plus que ses autres partenaires n’est pas à l’abri d’une attaque prochaine des spéculateurs qui pour l’instant l’épargnent encore et s’occupent de la Grèce de l’Italie, de l’Espagne et maintenant de la France. 

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Il est temps de dire à Madame Angela Merkel que la France n’entend pas que « l’Europe parle Allemand ».

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Force est de constater que nous voilà désormais avec une nouvelle tentative de l’Allemagne de placer l’Europe à sa botte. Certes cette fois cela se passe pacifiquement, mais tout de même les berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozydégâts sociaux risquent d’être particulièrement violents.

L’heure est à la hiérarchisation des priorités pour la France et parmi celles-ci figure au rang premier, le Rassemblement des Français afin que le chef de l’Etat, aujourd’hui Nicolas Sarkozy demain celui qui sortira des urnes, soit dans tous les cas en mesure de faire prévaloir au sein de berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyl’Union européenne les valeurs et la vision du monde qui sont les nôtres en ayant l’assurance du soutien indéfectible des Français.

09/11/2011

Présidentielles 2012: Faux dur contre Vrai mou?

A peine deux mois après son 1er plan François Fillon, le fidèle porteur d’eau de Nicolas Sarkozy, vient de nous présenter une nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chinenouvelle douloureuse : un plan d’économies et de hausses d’impôts dont l’enveloppe totale représente 18,6 milliards d’euros d’ici à 2013. Ce nouveau budget de rigueur et d'austérité, dont on nous dit qu’il est le plus dur depuis 1945 vise, à donner l’impression que la France respectera les objectifs fixés concernant le déficit prévu pour 2012.

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Nous sommes nombreux à savoir que ce quinquennat est l’exemple type d’une faillite totale. La pire de la 5ème République. Celle de Nicolas Sarkozy et de ses innombrables promesses de sa campagne 2007 non tenues dès son arrivée à l’Elysée. 

Si cette faillite ne devait toucher que Nicolas Sarkozy et l’UMP, cela n’aurait pas grande importance. Mais c’est de la France qu’il s’agit.

L’aveuglement coupable du Président de la République, sa soumission à la religion des marchés qui dictent tout – y compris le comportement des représentants du Peuple –, son nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chineobsession à conserver l’adoubement triple A attribué par les agences de notation – à la solde de Wall-Street, de la City et du Palais Brognard,  aux bons soldats de la finance privée internationale –  font que ce plan sur le fond n’est que cautère sur jambe de bois.

Il est clair que la perte du triple A complétant une récession  à laquelle nous n’échapperons pas avec ce mauvais plan, ne sera pas pardonné à un Nicolas Sarkozy plus accroché que jamais aux ors de l’Elysée et aux avantages qu’il peut en tirer. Alors avec force éléments de langage et présence médiatique tout azimut, on tente de faire croire que l’on est résolument engagé dans la bataille de la réduction des déficits.

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Pensez donc on invite la France à se serrer la ceinture mais pour soi  on n’envisage que le gel d’un salaire qui en 2007 était passé de 8000 euros brut à 16544 euros pour atteindre en 2010, selon le rapport présenté à l’assemblée nationale , par le nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chinedéputé PS Jean Launay, 18638,26 euros net. A ce salaire il convient d’ajouter les indemnités non imposables de résidence et de fonction de président. Le gel vaut également pour les membres du gouvernement et les patrons du Cac 40 sont invités à suivre ce bel exemple de contribution « civique » à l’effort national de nos dirigeants.

Tout cela n’est que poudre aux yeux et Injustice

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"Je préfère apparaître comme un président sérieux que comme un candidat mou » fanfaronne le président de la République en moquant François Hollande. Si le président, face au candidat du PS, peut à juste titre ne pas apparaître comme un candidat mou, quoique ces derniers temps, face à Angela Merkel et à Obama il n’ait pas été vraiment d’une dureté remarquable, avec ce plan il pourrait se voir taxé de faux-dur et surtout de peu sérieux.

Etre sérieux aurait nécessité de prendre en compte le fait que vouloir éviter la récession, à quoi que ce plan va de toute façon  conduire la France, est, dans l’état actuel des contraintes imposées par le traité de Lisbonne, est contradictoire avec la volonté de réduction des déficits publics. C’est l’un ou l’autre mais pas les deux en même temps.

Etre sérieux c’est aujourd’hui de décider que Angela Merkel ou pas Angela Merkel il faut en passer par la nécessité de sortir du carcan qui interdit de donner à la  Banque Centrale Européenne les mêmes moyens que ceux de la Banque nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, ChineCentrale américaine ou de celle du Royaume Uni. Cette condition étant indispensable afin de casser la spéculation et de soutenir une relance intelligente et moderne de ré-industrialisation en Europe en général et donc en France en particulier.

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Cette attitude est au moins aussi coupable que celle qui a consisté, pour le gouvernement grec de Caramanlis – aidé par nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinela complicité de DeutchBank et Goldman Sachs – à faire croire, en trafiquant les comptes de la Grèce, que celle-ci respectait les critères d’entrée dans la Communauté Européenne. Ajoutons que dans cette affaire l’attitude des dirigeants européens très complaisants qui ont fait comme s’ils ne s’étaient aperçus de rien est tout aussi condamnable.

Ne pas être mou

Dans l’élaboration de ce 2ème plan en deux mois, aurait consisté à revenir par exemple sur l’exonération des heures nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinesupplémentaires, cela aurait rapporté 3,3 milliards d’euros. De même la suppression de l’exonération des plus-values consécutives à la vente de filiale aurait, elle, rapporté 7 milliards d’euros de plus. La suppression de l’allègement des charges sociales sur les bas salaires qui représentent 22 milliards d’euros aurait été une mesure significative d’économie.

Au lieu de cela il a été décidé de continuer à poursuivre cette nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinecourse infernale à l’austérité bête et méchante qui ne fait que pousser les gouvernements qui s’y adonnent à plonger plus et plus dans l’abime des plans de rigueurs successifs aussi inopérant les uns que les autres . L’exemple de la Grèce qui en est à son 4ème plan doit être médité, comme celui des pays qui sont en dehors des contraintes de la zone euro.

Vouloir à tout prix conforter l’axe franco-allemand n’est évidemment pas une mauvaise chose bien au contraire. Mais il y faut une condition : que la relation entre nos deux pays soit équilibrée  et construite sur la base d’un compromis intelligent qui ne met pas l’un des deux pays à la botte de l’autre.

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De la même façon que comme le dit Maurice Allais qui fut Prix Nobel français d’économie, « on ne peut faire du libre échange qu’entre pays de niveau de vie comparable », on ne peut tenir en milieu concurrentiel qu’en disposant de moyens équivalents.

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Etre sérieux et en capacité à se montrer et à agir comme « un dur » aurait consisté pour Nicolas Sarkozy à se montrer, à l’occasion des discussions au G20, d’une fermeté totale vis-à-vis d’Angela Merkel sur ce sujet capital qui aujourd’hui plombe toute vraie possibilité pour l’Europe de se sortir de la crise dans un délai raisonnable.

04/11/2011

La Grèce, l’Italie………….. et après ?

 

Le G20 s’est terminé en début d’après-midi.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Comme toujours la photo de famille, celle qui restera dans les archives, immortalise un affichage de façade des chefs d’état et de gouvernement des grandes puissances entre lesquels règnerait une entente rassurante (sic). Aux millions de personnes inquiètes à propos de l’avenir,  restera comme d’habitude l’image d’un défilé de limousines blindées aux vitres teintées, escortées par des pandores aux allures de « Robocop » et des serviteurs zélés venant tenir la porte à ces messieurs.

Cette photo de famille fait désormais partie du rituel de ces grandes manifestations, elle est sensée traduire la solidité d’un groupe soudé, cohérent dans l’action, solidaire et déterminé à bien conduire les « affaires » de la planète. En fait elle n’est G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,que le signal obligé, le témoignage, en guise de génuflexion, envoyé aux maîtres des « marchés » que l’on redoute en haut lieu et dont on tient à conserver l’onction. Le triple AAA, façon andouillettes, des Agences de notation américaines qui font la pluie et le beau temps sur la planète. Le beau temps pour les spéculateurs, la pluie pour les peuples qui n’ont plus voix au chapitre, il va sans dire.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Alors que la rigueur est le maître-mot de toutes les perspectives énoncées par Nicolas Sarkozy, à l’issue de ce grand déferlement de puissants « sûrs et contents d’eux » peut-être convient-il de dire un mot du montant de la facture de ce grand barnum pour lequel 3000 journalistes ont été accrédités.

L’information provient du porte-parole du ministère des affaires étrangères : « le coût du sommet du G20 de Cannes G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,s’élève à environs 20 millions d’euro, prélevés sur le programme spécialement dédié à la présidence française du G8 et du G20, lequel relève du budget du quai d’Orsay ». Sans commentaire!

Les huit millions de personnes qui, en France, vivent en dessous du seuil de pauvreté, apprécieront. Mais il est vrai, comme on dit dans les états-majors des partis : « ces gens là ne votent pas ». Peut-être ! Mais peut-être aussi que la France du milieu, elle-même guettée par  les bonnes grâces des paganini du rabot social n’apprécieront pas non plus.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Car ne nous y trompons pas, la sortie de crise de l’euro et de la zone euro et elle seule, a en réalité occupé les esprits durant ce sommet de Cannes. Celle-ci n’a été envisagée qu’à travers des mesures imposées par ce qui fonde l’horizon des dirigeants européens à la traîne du couple Merkel- Sarkozy, ce moteur grippé de l’Europe, qui a été rappelé à l’ordre tant par les Etats-Unis que par la Chine.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Cet horizon est connu, c’est celui que le FMI a toujours utilisé, avec la réussite que l’on connaît dans les pays en voie de développement : mise sous tutelle budgétaire, baisses des salaires et des retraites, privatisations, plan de licenciements et réductions des acquis en matière de prestations de santé.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Comme si cela ne suffit pas les paganini du rabot social ont prévu des aides financières dont les sommes sont à lever par les Banques privées auprès de la Banque Centrale Européenne à des taux réduits puis à prêter aux Etats demandeurs à des taux largement plus élevés. 

Le cas de la Grèce est emblématique de ce désastre dans lequel cette soumission folle à la logique néo-libérale des marchés conduit. La Grèce en est à son troisième plan en 2 ans, sans l’ombre d’une amélioration de sa situation. Au mois de février le taux à deux ans consenti à la Grèce était de 25%.

Le coup de tonnerre du référendum :

C’est dans ce contexte que Nicolas Papandréou a décidé de soumettre à référendum l’acceptation du « Plan de sauvetage » (sic) imposé par L’UE. La pression dès lors a été fantastique pour le faire plier et le faire renoncer à son projet normal et légitime en démocratie.

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Nicolas Sarkozy, martial y est allé de ses discours à l’emporte-pièce : « il est clair que la question qui se trouve posée, c’est celle de l’avenir européen de la Grèce. La Grèce veut-elle rester ou non dans la zone Euro ? ». « Avec l’Irlande, le programme européen a fonctionné parce que majorité et opposition étaient d’accord sur les grandes lignes du programme. Au Portugal, en Espagne, c’est la même chose » a-t-il déclaré par ailleurs.

En d’autres termes Nicolas Sarkozy ne conçoit la démocratie G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,que lorsque majorité et opposition sont interchangeables et que rien ne bouge après une consultation du Peuple. C’est un peu cela car il a terminé son propos en disant : « L’Europe ne peut être efficace que si la classe politique est d’accord pour appliquer le programme européen. C’est ça la démocratie ».

Chacun en France se souvient du fameux référendum du 29 mai 2005 – Traité Constitutionnel Européen – auquel les Français avaient dit NON à 54,68% qui a finit par être adopté par la représentation nationale, contre le Peuple, sous la forme d’un traité simplifié dit traité de Lisbonne.

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Bruno Lemaire le désormais porte valise de Nicolas Sarkozy a baissé le masque : «  Tout ce qui peut nous permettre d’aller rapidement, donc de ne pas laisser les marchés financiers dans un état de panique …… sera une bonne décision ».

Les héritiers du Général sont particulièrement en forme par les temps qui courent.

Le Belge Herman Van Rompuy lui a été encore plus clair à l’adresse de Georges Papandréou : « Quand l’Union européenne fait entendre sa voix souveraine, croyez-le bien, Monsieur Papandréou, il faudra se soumettre ou se démettre ».

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Finalement, la pression a payé, le projet de référendum a été enterré. Le sort politique de Georges Papandréou va se jouer cette nuit au Parlement grec lors du vote de confiance qu’il va demander aux députés. Il aurait, en principe, obtenu le ralliement d’une partie de son opposition qui accepterait la constitution d’un gouvernement de large union, en échange de son départ.

Les thuriféraires de l’austérité généralisée et de la rigueur imposée aux Peuples crient victoire ! Ils ont deux fois tord! D’abord cette pression est une entorse grave à la Démocratie et ensuite cette soi-disant victoire ne règle pas les problèmes auxquels les Européens sont confrontés avec cette crise.

On explique d’ailleurs à Bruxelles «  le sujet n’est plus la Grèce : le véritable objectif, c’est de stabiliser l’Italie ».

Après la Grèce l’Italie

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Le morceau est d’une autre taille : l’Italie est la 3ème économie de la zone euro, sa dette est colossale 1900 milliards d’Euros – 120% du PIB – et le nouveau plan de mesures que Sylvio Berlusconi a proposé n’arrive pas à rassurer ses partenaires européens. Il y a véritable déficit de confiance à l’égard du Président du Conseil Italien. Les taux d’emprunt flirtent le seuil de 7%, seuil jugé critique par les experts qui estiment que la situation est à peine sous contrôle.

En substance Sylvio Berlusconi n’est pas en mesure d’obtenir la confiance du Parlement – 313 voix sur un total de 632 – sur le gros des réformes qui sont exigées par Bruxelles – retraites et flexibilité de l’emploi – la rue lui a déjà répondu de façon assez vigoureuse et l’on doit s’attendre à un scénario à la sauce grecque. Quoi qu’il en soit l’économie transalpine a été mise aujourd’hui sous surveillance du FMI et de l’Union Européenne.

Pour Nicolas Sarkozy, désormais tonton flingueur néolibéral au service de l’Union Européenne, parlant du programme de sortie de crise de son  collègue Sylvio Berlusconi, « la question n’est pas tant le contenu du paquet que, est-ce que ce paquet sera mis en œuvre ».

Selon Nicolae Rossi, sénateur d’opposition de Sylvio Berlusconi, « la situation est extrêmement grave……l’Italie est le maillon faible de la chaine euro »

En France pour l’instant le Président de la République continue de faire le beau et de donner des leçons.

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,A l’heure où le G20 ferme ses portes il ne peut pas affirmer que concrètement ce sommet se soit traduit par des mesures tangibles, pour les millions de personnes qui survivent dans les pays pauvres, la taxe sur les produits financiers a été évoquée mais rien n’a été décidé.

A l’agenda de ce  G20 avait été inscrite la mise en place d’une stratégie coordonnée en vue d’un retour à la croissance. Décision que chacun se débrouille en fonction de sa situation économique, rigueur pour les pays en déficit, consommation pour les autres – les chinois qui n’ont rien lâché sur la convertibilité du Yuan –

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Autre sujet important pour lequel de vagues promesses ont été faites, la défense de la zone euro. La Chine a promis d’étudier les modalités d’un éventuel investissement dans le FESF : « quand la situation sera plus claire ».

Sur ces deux points la présidence française du G20 a enregistré un échec. Ce n’est pas réjouissant pour l’avenir.

02/11/2011

Georges Papandréou a raison!

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, C’était il y a une semaine, Nicolas Sarkozy s’exprimait sur France 2 et TF1 à propos du Plan de sauvetage de la Grèce concocté et voté dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles par les dirigeants des pays membres de la Zone Euro. « S’il n’y avait pas eu d’accord hier soir, ce n’est pas simplement l’Europe qui sombrait dans la catastrophe, c’est le monde entier »

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, A en croire Nicolas Sarkozy, l’euro était sauvé, l’Europe était sauvée…..et la Grèce allait payer le cadeau. Georges Papandréou n’avait plus qu’à demander aux Grecs de se sacrifier encore un peu plus au nom de l’Europe et de la sauvegarde de l’Euro.

Le tout sous l’œil de Mario Draghi, vieille connaissance de la Grèce s’il en est, nouveau patron de la Banque Centrale Européenne, accessoirement ami des dirigeants du gotha mondial des banques d’affaires – Georges Soros, Goldman and Sachs, Baring Warburg, Barclays, Merryl Lynch, Salomon Brothers – et ancien patron de Goldman Sachs Europe, la Banque qui a permit au gouvernement Caramanlis de falsifier ses comptes pour entrer dans l’Europe.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, Le 27 octobre José Manuel Barosso après l’annonce à Bruxelles de l’accord,  avait déjà lancé l’affaire sur le thème : « l’Europe est aujourd’hui beaucoup plus forte, qu’il y a quelque temps. Nous avons montré toute la détermination dont nous avons su faire preuve pour faire face à cette crise ».

Et comme si ce n’était pas suffisant, Nicolas Sarkozy, pour couronner le tout, avait ajouté en cours d’émission: « si la Grèce fait les efforts qui lui sont demandés, ça ne coûtera rien à la France, ça ne coûtera rien à l’Europe ». 

Merveilleux non ?

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, Peut-être, mais le premier ministre grec Georges Papandréou, lundi soir a annoncé de son côté, comme il en avait apparemment prévenu ses homologues européens, qu’il allait soumettre à référendum le fameux plan que lui impose l’UE  dès que celui-ci sera finalisé, soit en principe début janvier 2012.

S’exprimant devant des élus du Pasok – Parti socialiste grec – il a déclaré : « Nous faisons confiance aux citoyens. Nous croyons en leur jugement. Nous croyons en leur discernement ».

Ajoutant qu’il demanderait au parlement, où il ne dispose que d’une courte majorité, 152 sur 300, un vote de confiance pour son gouvernement afin de pouvoir gouverner le pays jusqu’à la fin de son mandat qui s’achève en 2013.

« Si les Grecs n’en veulent pas (du nouvel accord, ndlr), il ne sera pas adopté ». Autant dire que la déclaration de Georges Papandréou résonne comme un coup de tonnerre !

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, La planète finance est aux cent coups, c’est la panique sur les marchés, les rédactions sont hystériques, les places boursières sont toutes durement impactées – Paris, Milan, Francfort, Madrid, Londres subissent des pertes importantes, de même en Amérique et en Asie –

Les valeurs bancaires françaises sont en chute libre pendant que les spéculateurs se frottent par avance les mains et que le spectre de l’éclatement de la zone euro hante à nouveau les cénacles libéraux.

« A quoi joue Papandréou ?» s’indignent les uns. « Le premier ministre Papandréou à ouvert une boite de Pandore » affirme un autre. « Je déplore cette décision qui me parait totalement Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, irresponsable » déclare un proche de Nicolas Sarkozy. La palme de l’inacceptable revient à la présidente du Medef qui elle dénonce «  un comportement anormal qui n’est pas loyal à l’égard des chefs d’états européens, à l’égard des peuples européens ».

Mais tout de même,  plutôt que de céder à la purée médiatique et aux éditoriaux écrits par des porteplumes aux ordres, ne faut-il pas s’interroger ?

Est-il anormal qu’avant d’engager ses concitoyens pour une nouvelle purge d’austérité, le premier ministre grec décide de consulter le Peuple ? La réponse est non !

A-t-il, d’ailleurs, été élu pour mettre en œuvre cette politique qu’on veut lui imposer alors qu’il n’est responsable de rien de ce qui aujourd’hui accable la Grèce ? La réponse est encore non !

Est-il responsable de ce que son pays est obligé de financer sa dette sur le marché à des taux qui frisent « la folie », pendant que les Etats-Unis, le Royaume-Unis font tranquillement marcher la planche à billet sans qu’il leur en coûte? La réponse est  toujours non !

Très courageusement Papandréou depuis son arrivée au pouvoir en 2009 a réussit à faire passer le déficit  de la Grèce de 15%  nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceà 7%. Pour autant le taux de financement de la dette de l’état, qui aujourd’hui atteint 350 milliards d’euros soit 160% du PIB, ruine tous les efforts réclamés aux Grecs qui désormais et c’est bien légitime, refusent une nouvelle cure d’austérité.

Sans compter que le « plan de sauvetage »  prévoit un renforcemenicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,francent des contrôles étrangers sur la politique budgétaire du Pays. Il est prévu l’installation à Athènes d’une représentation permanente de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne, et du FMI ce qui équivaut à une humiliante mise sous tutelle du Pays.

Quel citoyen français accepterait aujourd’hui un tel traitement, y compris parmi les durs soutiens de Nicolas Sarkozy à l’UMP?

Il est à tout le moins assez cocasse de voir que  les représentants d’un ensemble de pays qui revendiquent leur appartenance au camp des droits de l’homme et de la démocratie trouvent si impudent qu’un chef de gouvernement fasse appel au référendum qui est l’instrument démocratique par excellence des républiques  dans lesquelles les Peuples sont par nature constitutionnellement souverains.

Georges nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,francePapandréou est allé au maximum de ce qu’il pouvait faire dans le cadre actuel des institutions européennes. La situation politique et sociale est aujourd’hui telle dans son pays qu’il s’en remet à la décision du peuple via une procédure référendaire. Il n’y a là rien que de très normal et légitime!

Ce qui, au contraire, doit inquiéter tous les démocrates conséquents réside dans ce signe inquiétant, marqueur évident de la dégradation actuelle du fait politique, qui donne à voir que des chefs d’états, des ministres, des haut-fonctionnaires, des représentant patronaux, s’offusquent de ce que les peuples soient associés aux décisions qui les concernent surtout lorsque leur souveraineté est engagée.

nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,france« Le référendum fournira un mandat clair, mais aussi un message clair à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce sur notre engagement européen et notre appartenance à l’Euro » a indiqué Georges Papandréou lors d’une réunion de son cabinet, appelé en cession extraordinaire, au cours de la quelle ont été approuvées à l’unanimité la tenue du référendum et la décision de demander un vote de confiance au parlement.

L’on ne dira jamais assez que toute tentative de replâtrage, dans le traitement de la crise actuelle européenne, sera vouée à l’échec tant que ne sera pas levnicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceée l’ambigüité institutionnelle européenne qui empêche la mise en oeuvre d’une véritable solidarité européenne construite sur une intégration – sociale, écologique, économique, fiscale et budgétaire – des pays de la zone euro et l’accès direct des états à la banque centrale pour les besoins publics de financement.

La réponse à cette question est d’ordre politique et ne saurait en aucun se soumettre à la volonté des appétits financiers des marchés. Tout autre discours relève des stratagèmes de la démagogie destinés à cacher tant les renoncements que les volontés carriéristes au service d’intérêts particuliers.

nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceGeorges Papandréou fait honneur à la Démocratie et à l’histoire de son Peuple. Il ne mérite pas les propos que l’on tient actuellement à son égard.

29/10/2011

Sarkozy: Un simple candidat en précampagne présidentielle pour 2012

 

nicolas-sarkozy-sur-tf1-et-france-2-le-27-octobre-2011-10574573padfh_1713.jpgQu’il le dise ou pas, n'a pas d'importance, l’homme qui s’est exprimé hier sur TF1 et France 2 était pré-campagne. Cette émission n’avait pour seul objectif, mettre au travail une batterie d’analystes et de communicants en vue de lui fournir ses futurs éléments de posture et de langage pour demain reconquérir la confiance de ceux qui ont cru dans ses promesses en 2007 qui aujourd’hui n’en peuvent plus de ses reniements et qui ont commencé à le vomir en silence.

Hier Nicolas Sarkozy n’a pas été le Président de la République responsable, qu’il voulu nous montrer, venant rendre compte aux Français des décisions qui ont enfin été accouchées à Bruxelles pour tenter de sortir l’Europe d’une crise qui n’en finit plus et que ni lui ni la Chancelière Allemande sont fichus de résoudre tant leurs désaccord est important.

 

 

banque_centrale_euro_18898b.jpgDans cette émission calée, calibrée, avec ce qu’il faut de  grandiloquence, « s’il n’y avait pas eu d’accord hier soir, ce n’est pas simplement l’Europe qui sombrait dans la catastrophe, c’est le monde entier »  Nicolas Sarkozy a tenté de nous faire croire qu’il ne fait que son devoir de chef de l’Etat – n’a-t-il pas été élu pour cela ?   sans se soucier de ses ambitions personnelles. Tu parles Charles !

Dur le jugement ! Non, réaliste ! Parce que même en le parant de toutes les vertus, cet accord, arraché après une nuit de « tiraillements » franco-allemands, ne règle en rien le problème de fond de l’Europe donc les problèmes liés à la crise et que la dessus il ne s’est pas exprimé parce qu’il n’a rien à dire, c’est un homme du passé sans vision pour le futur !

helmut.jpgimages.jpgL’Europe pour s’en sortir doit définitivement mettre un terme à l’ambigüité du Traité de Maastricht où le choix entre fédéralisme ou confédéralisme a été esquivé. Le compromis de François Mitterand et d’Helmut Kohl doit désormais être dépassé.

Hors Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur ce point sont loin de se rejoindre. Ils ne se sont mis d’accord que sur une chose, g2580252.jpgagner du temps et mieux aborder chacun leur côté la campagne électorale qui les attend en vue de leur réélection. On a sauvé la Grèce youppie on est les plus beaux et les plus forts !

Mais ce nième plan de sauvetage de la Grèce va rapidement montrer ses limites quand le Portugal, l’Espagne et l’Italie vont venir frapper à la porte de la solidarité européenne parce qu’elles ne peuvent plus payer les intérêts de leurs dettes respectives. D’ailleurs Nicolas Sarkozy lui-même n’y croit qu’à moitié, il commence déjà à se couvrir car rien n’est gagné : «  si la Grèce fait les efforts qui lui sont demandés, ça ne coûtera rien à la France, ça ne coûtera rien à l’Europe ».

Non hier Nicolas Sarkozy ne s’est pas comporté en chef de l’Etat qu'il prétend être, mais en candidat cornaqué par l’UMP dont il est en réalité resté le petit chef. Candidat à la recherche d’une stratégie de campagne pour sa réélection, candidat venu nous refaire la campagne de 2007.

Mais il n’a pas été meilleur sur le plan intérieur français !

Oser nous dire qu’il ne connaissait pas l’état des finances des caisses de retraites avant d’être élu, il fallait oser le faire ! Nicolas Sarkozy hier soir l’a fait ! Nous faire le coup de violon sur les 35 heures, la retraite à 60 ans, et tutti quanti comme étant les principales sources de la crise de la dette de la France, franchement il fallait aussi oser le faire ! Nicolas Sarkozy hier soir l’a fait !

Nicolas Sarkozy connaîtrait-il si mal l’entreprise qu’il n’a pas encore intégré que le passage aux 35 heures, s’il a posé un réel problème pour les PME de la sous-traitance, n’en n’a pas moins été un formidable moyen pour les directions des grandes entreprises d’engager des opérations réussies d’augmentation de la productivité au travail de coups de rabot conséquents sur les conditions de travail et de blocage des salaires durant trois ans.

Si Nicolas Sarkozy ne sait pas cela, les salariés sur qui la pression s’est accrue lors du passage aux 35 heures en savent eux quelque chose et s'en souviennent ainsi que les "petits patrons" de PME. Il ne faudrait tout de même pas prendre les Français qui travaillent que pour des billes.

54435_protesters-shout-slogans-during-a-rally-against-the-austerity-economic-measures-and-corruption-in-front-of-the-parliament-in-athens.jpgQuand à nous faire pleurer sur le sort des Grecs et ce qu’ils subissent, la ficelle est un peu grosse pour servir au Français l’idée un nouveau tour de visse auquel ils vont être soumis.

Il y a à peine trois mois  un plan d’austérité a été présenté en hors d’œuvre à nos concitoyens. Voilà que l’on nous annonce en plat de résistance un deuxième plan – la prévision de croissance à 1.75% du précédent s’avère mauvaise, il faut tabler désormais sur 1%. C’est la faute à …… Mitterand ? Il décédé depuis 1996 ! A …… Jospin ? Il a quitté la vie politique depuis 2002! A …… Martine Aubry ? Elle est dans l’opposition depuis 2002 ! Alors la faute à qui .....? – .

Le repas, que dire, « la pilule amère » est servie, Français il vous faut l’avaler. Nicolas Sarkozy le sauveur autoproclamé de l’Europe et du Monde, le protecteur de la France et des Français, vous convie à la table de la « gestion rigoureuse ». D’ailleurs ne vous plaignez pas regarder il vous a épargné le sort des Grecs. Ce n’est pas une ficèle, c’est une corde d’ancre marine!

Au fond qu’avons-nous vu et entendu hier ?

q.liberation.fr.jpgD’abord, il nous a été donné à voir un Nicolas Sarkozy, se faisant passer pour un héros du dernier sommet de Bruxelles, sauveur de l’Euro, de l’Europe et bientôt du monde. Grâce à lui et selon lui, tout ira mieux demain, les chinois vont investir leurs excédents en Europe  et la crise ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Ensuite, il nous a été donné d’entendre que si les socialistes en 1983 n’avaient pas pris "des décisions folles", aujourd’hui la France ne serait pas dans les difficultés qu’elle connaît, aussi 7708511405_une-mauvaise-note-de-l-agence-standard-and-poor-s-et-les-pays-concernes-empruntent-plus-cher-sur-les-marches.jpgendettée qu’elle l’est. Heureusement a martelé Nicolas Sarkozy les réformes qui s’imposaient ont été faites et le redressement est en marche. Si le président nous a dit assumer ses responsabilités il a omis au passage les 500 milliards d’augmentation de la dette de ces 4 dernières années qui pèsent durement sur notre fameuse note AAA.

Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé que les Français auront à se serrer la ceinture encore de quelques crans.  Le tout emballé dans une vague promesse que tout cela se fera de façon juste et que les efforts seront partagés par tous.

Pour le reste braves gens ne comptez pas sur Nicolas Sarkozy pour qu'il vous en dise plus! Le protecteur de la France prépare le régime mais ne vous dit pas ce qu’il y aura à la carte sinon que «  le problème ce ne sont pas les agences de notations, c’est que nous dépensons trop ». La messe est dite entre les lignes il faut comprendre demain ce sera régime sec.

Les Français veulent du changement, et souhaitent qu’on leur donne des perspectives d’avenir. De cela ils n’ont pas entendu parler.

Ce dont ils peuvent être surs c’est que Nicolas Sarkozy qui n’a qu’une obsession en tête, se faire réélire, fera tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas déplaire aux marchés afin que la France conserve son triple A.

En ligne de mire, les retraites, le pouvoir d’achat, le remboursement des dépenses de santé, l’assurance chômage, bref il nous suffit de bien nous imprégner du régime qui a été imposé, par les marchés, le FMI et la Commission Européenne, aux Grecs, aux Espagnols, aux Italiens pour comprendre à quoi peuvent s’attendre demain les Français.

Personne ne peut nier que des efforts doivent être engagés pour redonne8300_1ere.jpgr de la compétitivité au secteur industriel français, pour réformer la fonction publique et territoriale, pour reconquérir  un équilibre des finances publiques, pour assurer la transition énergétique et écologique du modèle de production industriel et agricole français, pour transformer le système de santé et prendre en compte le viellissement de la population. Mais tout cela ne peut pas indéfiniment être porté par les classes moyennes et les classes les plus démunies.

Il faut impérativement remettre de la justice à tous les niveaux du corps social.

1-a-logo-for-oil-giant-total-is-seen-at-a-petrol-station-in-london_201.jpgLa contribution des plus aisés de nos compatriotes doit être sollicitée plus fortement. La tranche supérieure de l’impôt de 41% doit être élevée à 45%, il faut créer une nouvelle tranche à 50%. Que cela plaise ou ne plaise pas au Medef, il faut que 1893365.jpgles grands groupes industriels soit imposés plus lourdement. La grande distribution doit lâcher un bout de la part insolente de plus value qu’elle réalise sur le dos des consommateurs et des sous-traitants. Les transactions financières doivent être taxées.....

Ces pistes courageuses à explorer et à mettre en oeuvre pour un homme d’état, Nicolas Sarkozy ne les a pas abordées de riche_323.jpgfront et pour cause. Elles toucheraient à l’essentiel de ce qui constitue son fond de clientèle électoral qu’il n’a cessé de satisfaire depuis son arrivée à l’Elysée  et sans lequel demain il n’aurait plus aucune chance de se faire réélire.

La faiblesse et le peu d’ambition des propositions du programme socialiste auraient du l’inciter à s’inscrire résolument dans cette voie. Mais n’est pas homme d’état celui qui se déclare comme tel!

medium_drapeau.jpgLe costume de l'intérêt général est un peu trop large pour Nicolas Sarkozy, celui de chef de clan lui sied mieux c'est au fond la leçon qui nous a été donné de recevoir au terme de ce pitoyable tour de piste médiatique

20/09/2011

Nucléaire: Qui ment Besson ou Joly ?

Eva Joly, Eric Besson, François Mittérand, Parti Socialiste, EE-Les Verts, Angela MERKEL, Energies renouvelables, AIEA, Fukushima,Eric Besson, s’en est pris lundi à Eva Joly – la candidate à la présidentielle des écologistes de gauche –  l’accusant de mensonge ou d’incompétence.

 

 

«  Eva Joly soit ment, soit se trompe tellement lourdement que c’est une faute professionnelle insensée, quand elle affirme régulièrement que l’on peut remplacer le parc nucléaire existant par des parcs d’éoliennes »  a indiqué à l’AFP l’ancien cadre socialiste aujourd’hui ministre du « nucléocrate » Nicolas Sarkozy qui de son côté ne rate jamais une occasion pour dire sa haine des écologistes qu’il qualifie d’intégriste.

 

« Je ne sais pas quelle est la part de mensonge et quelle est la part d’incompétence, mais là c’est grave. On ne peut pas dire cela »  s’est lâché le « ministre-toutou de Sarkozy »  à Vienne où a débuté ce lundi la réunion annuelle de l’AIEA – Agence internationale de l’Energie Atomique – qui se tient pour la première fois depuis la catastrophe de FUKUSHIMA.

 

Eva Joly, Eric Besson, François Mittérand, Parti Socialiste, EE-Les Verts, Angela MERKEL, Energies renouvelables, AIEA, Fukushima,Eva Joly considère que la France peut sortir du nucléaire en 20 ou 25 ans. Au nom de quelle démonstration crédible Eric Besson s’autorise-t-il à la traiter de menteuse ou d’incompétente ?

 

Rappelons qu’en Mai dernier Angela Merkel  vient a décidé que l’Allemagne sortirait du nucléaire dans des délais courts.

 

Eva Joly, Eric Besson, François Mittérand, Parti Socialiste, EE-Les Verts, Angela MERKEL, Energies renouvelables, AIEA, Fukushima,A la différence d’Eric Besson et de Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande s’est engagée sur une stratégie forte qui prévoie : un objectif global de baisse de 10% de la consommation d’électricité et une montée en puissance plus rapide des énergies renouvelables dont la part va passer de 30 à 35%.

 

Le tout est assorti de mesures d’accompagnement pour les secteurs forts consommateurs en énergie ainsi que des actions d’isolation d’immeubles anciens. De plus Berlin s’est engagé dans le même temps à ne pas renoncer à ses objectifs de réduction de gaz a effet de serre de 40% d’ici à 2020.

 

Siemens un des grands de la construction électrique allemande vient de son côté d’annoncer tout récemment qu’il se retirait des activités nucléaires.

 

Il est donc possible de sortir du Nucléaire tant en terme de production d’énergie qu’au plan industriel de construction d’équipements dès lors que la volonté politique de le faire existe chez les dirigeants concernés.

 

Eva Joly, Eric Besson, François Mittérand, Parti Socialiste, EE-Les Verts, Angela MERKEL, Energies renouvelables, AIEA, Fukushima,En France, le puissant lobby des ingénieurs du corps des mines fait encore la loi, soutenu qu’il est par les politiques des deux bords dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils manquent sérieusement de courage ou tout simplement qu’ils entendent, comme le fait Nicolas Sarkozy, maintenir notre pays sur un marché que les autres pays développés sont en train de déserter.

 

Plutôt que d’annoncer la vérité ils mentent et cachent avec soin les réalités de cette filière nucléaire qui est sale, dangereuse, chère et dont on peut envisager de se passer.

 

Alors qui ment ? Eva Joly ou Eric Besson ? A chacun de s’informer, la vérité est bout de la recherche et non du côté de l’invective et de l’anathème.

 

S’il est un reproche que l’on peut toutefois faire à Eva Joly et aux écologistes de gauche d’EE-Les Verts qui la soutiennent, c’est de se caler sur cette question sur les promesses et les positions du Parti socialiste.

 

En la matière il ne faut pas avoir la mémoire courte c’est François Mitterand et les gouvernements socialistes qui ont réalisé – alors qu’il s’était engagé dans ses 110 propositions à ne pas le faire –  le programme de construction des réacteurs, prévu par Pierre Messmer en dehors de celui de Plogoff.

 

Eva Joly, Eric Besson, François Mittérand, Parti Socialiste, EE-Les Verts, Angela MERKEL, Energies renouvelables, AIEA, Fukushima,Aujourd’hui les déclarations de Martine Aubry ou de François Hollande montre que le Parti Socialiste au gouvernement ne sortira pas du nucléaire avant 2050 et encore pas totalement. Ne jamais oublier que le PS soutient la construction des EPR de Penly et de Flamanville.

 

31/05/2011

L’Allemagne décide de sortir du nucléaire en 11 ans!

Deuxième Partie

Au-delà de la polémique entre pro et anti nucléaire, avec cette prise de position désormais incontournable, la Chancelière allemande vient de donner à son pays une chance de regarder autrement l’avenir énergétique de son pays et surtout elle le place en situation économique plus favorable.

1756304 centrale fuku à fin 03.jpgC’est que la catastrophe de la centrale de Fukushima, outre les dangers liés à l’exposition à la radioactivité, vient de révéler de façon brutale une réalité cachée: l’énergie nucléaire n’est pas aussi compétitive que les puissants lobbies veulent nous faire croire.

Aux États-Unis le débat est engagé et l’un des opérateurs électriciens les plus puissants - Energy Group - vient de déclarer la filière nucléaire «grillée» pour justifier son choix en faveur du gaz pour un gros projet de centrale.

Le groupe allemand Siemens de son côté se préparerait à abandonner son secteur nucléaire. Selon le quotidien allemand Handelsblatt «En interne, la décision de principe d'un abandon du nucléaire a été prise».

1395123_3_69c3_dans-quinze-jours-au-plus-tard-si-rien-ne.jpgDans ces milieux on commence à anticiper l’idée d’une énergie solaire qui, d’ici à 5 ou 6 ans, s’avèrerait plus compétitive tant pour le nucléaire que pour l’énergie fossile.

De nombreuses études montrent que tant le coût des investissements que de celui de la production de l’énergie nucléaire, sont en augmentation croissante. Entre 1977 et 1998, les coûts d'investissement ont été ainsi multipliés par 2,6. Ce phénomène d’augmentation des coûts est lié à la complexification croissante des systèmes pour faire face aux exigences de sécurité imposées par les assureurs mais également les agences de notation et les financiers.

Le préjudice de Fukushima est à ce jour évalué à une somme de plus de 100 milliards de dollars soit 70 milliards d’euros.

1265065_3_6451_produire-de-l-electricite-par-eolienne-est-la.jpgTout ceci n’est pas prêt de décroitre aussi les énergies renouvelables vont à court terme gagner en compétitivité. C’est dans ce contexte qu’il faut également envisager la décision de la Chancelière Allemande qui s’il elle ne fait pas l’affaire des opérateurs électriciens place son pays à la pointe de l’innovation et de la recherche.

C’est toujours à la capacité de voir plus loin que le temps des disputes du moment que l’on reconnaît un Chef d’État. Angela Merkel, en l’occurrence est en train de donner à notre Président de la République une belle leçon de stratégie politique.

Au lieu de tirer, pour l’avenir de la France, des enseignements de la catastrophe de Fukushima, en dépit des contestations de plus en plus grandes partout dans le monde, Nicolas Sarkozy lors de sa visite à Gravelines dans la Région Nord-Pas-de-Calais avec l’aplomb des dogmatiques a déclaré: «Je n'ai pas été élu pour remettre en cause le nucléaire. Il ne sera donc pas remis en cause….. Nous allons continuer à investir dans le nucléaire».

Et comme si cela ne suffisait pas, qualifiant les militants favorables à une sortie du nucléaire «d’irresponsables» Nicolas Sarkozy a lancé à la cantonade devant plusieurs centaines de participants à une table ronde à propos des questions énergétiques : «On n'a pas le droit de jouer sur des peurs moyenâgeuses pour remettre en cause des choix qui font la puissance de notre pays».

931773-1104881.jpgDécidément Nicolas Sarkozy ferait mieux de se taire et d’écouter ce qui se passe autour de lui. 70% des Français se sont déclarés favorables à une sortie progressive du nucléaire, le principal partenaire économique de la France en Europe vient de se décider dans ce sens, et dans le monde tirant les enseignements de la catastrophe de Fukushima des géants de l’industrie électronucléaire sont en train de changer d’orientation.

Seraient-ils tous «irresponsables» ou victimes «de peurs moyenâgeuses» ces hommes et ces femmes, simples citoyens, responsables économiques ou responsables politiques qui n’entendent pas suivre ce Président qui campant sur ses ergots chante sa foi en l’avenir du nucléaire qui désormais est devenu une affaire dépassée, du passé?

11:51 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : angela merkel, siemens, sarkozy, energy group, fukushima, sortie nucléaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

30/05/2011

L’Allemagne décide de sortir du nucléaire en 11 ans! Première partie

arton6904-5c73c.jpg Angela Merkel a pris la décision d’engager l’Allemagne à mettre fin à la production d'énergie nucléaire. A la suite d’une réunion à laquelle ont participé des responsables de la coalition gouvernementale CDU CSU et FDP, ainsi que des représentants de l’opposition SPD et Verts, la majorité l’Allemagne va fermer ses centrales nucléaires selon un plan qui s’échelonne de maintenant à 2022.

A l’appui de cette décision de fermeture, dans des délais courts, l'Allemagne va agir à partir d’une stratégie selon deux axes forts: un objectif global de baisse de 10% de la consommation d'électricité et une montée en puissance plus rapide des énergies renouvelables dont la part doit passera de 30 à 35%.

Des mesures d’accompagnement sont prévues pour les secteurs industriels forts consommateurs en énergie, et les projets d’isolation d'immeubles anciens.

Dans le même temps Berlin ne renonce pas à ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici 2020.

L’Allemagne est la première grande puissance industrielle mondiale à se prononcer pour une sortie effective du nucléaire, ce dans un consensus le plus large. Il s’agit là d’une décision de première importance, qu’il faut saluer à plusieurs titres.

La «décision est irréversible», a déclaré Norbert Röttgen le ministre de l’Environnement allemand, ajoutant «Il n'y aura pas de clause de réexamen».L’Allemagne devra donc trouver, de maintenant à 2022, les moyens de satisfaire les besoins énergétiques du pays actuellement couvert par les centrales atomiques.

Ce faisant en renonçant à l’énergie atomique et en fixant pour son pays la fin du nucléaire civil pour 2022, Angela Merkel, tirant les conclusions de la catastrophe de Fukushima, revient courageusement sur l’une des promesses phare de son programme de campagne des législatives de 2009. Le fait-elle par hasard?

20:24 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : angela merkel, nucléaire, fukushima | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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