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08/11/2009

Appel à Alain LE VERN,Pour l’Abandon de l’EPR de PENLY et la création d’un Pôle Haut-Normand d’Energies Marines

Les réserves émises, lundi 2 novembre, par les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise concernant les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR ont amené le sénateur socialiste pro-nucléaire, Alain LE VERN, président de la Région Haute-Normandie, à interpeller dans un communiqué le ministre de l’Ecologie et de l’Energie.

 

Il s’agissait pour Alain LE VERN  de rappeler au ministre de ne « pas retarder …. », le projet des Deux Côtes, prévu au large du Tréport, pour lequel est envisagé l’implantation de 141 éoliennes à plus de 14 km des côtes.

 

Le Sénateur socialiste Alain LE VERN en champion de la production d’énergie propre et renouvelable, les Ecologistes Haut-Normands n’en reviennent pas ! L’infatigable soutien de la construction de l’EPR de PENLY aurait-il trouvé son chemin de Damas ? Ira-t-il jusqu’à soutenir désormais la position des Ecologistes en réclamant l’arrêt définitif de l’EPR et la sortie progressive du Nucléaire en Haute-Normandie ?

 

Chaque jour qui passe n’en finit pas d’apporter son lot de mauvaises nouvelles à propos des « malaises » du nucléaire!

 

Après les incidents à répétition dans différentes centrales, le dernier incident en date à la centrale du Tricastin dans la Drome a conduit ce vendredi 6 novembre le PDG sortant d'EDF Pierre Gadonneix, à reconnaître que sur les 58 réacteurs que compte le parc  nucléaire français, 15 sont actuellement à l'arrêt pour des opérations de maintenance soit 25% de la capacité de production.

 

La situation est mauvaise au point que la France pour passer l’hiver sans coupure d’électricité devra importer massivement de l’électricité de l’étranger dont elle dépend pour ses besoins! On parle de  4.000 mégawatts (MW) d'électricité «durant plusieurs semaines de novembre 2009 à janvier 2010» soit la production de quatre réacteurs nucléaires.

 

 

 

Le parc nucléaire français est vieillissant, dans un état dégradé.

 

La situation est donc favorable en France pour faire les choix politiques d’opportunité qui s’imposent : retrait du projet EPR de PENLY et mise en place d’un plan global de reconversion de l’outil de production énergétique français afin de sortir progressivement du tout nucléaire pour passer au renouvelable. 

 

La Haute-Normandie pourrait dans ce plan faire figure de fer de lance en proposant dès maintenant, la création, sur le site de la Côte d’Albâtre  à Saint-Jouin de Bruneval, d’un Pôle Haut-Normand d’Energies Marines, à la place du projet GAZ Normandie qui prévoie la construction d’un Port Méthanier et d’une usine de regazéification sur un site Natura 2000.

 

Une telle proposition, abandon de l’EPR de PENLY et création d’un Pôle Haut-Normand d’Energies Marines, constituerait la marque réelle d’une volonté politique forte de tourner le dos simultanément à l’énergie nucléaire et aux énergies carbonées.

 

L’alliance Ecologiste de Haute-Normandie :

 

·         Demande à Alain LE VERN, Président de la Région Haute-Normandie, de sortir des postures politiciennes faciles et de s’engager résolument à soutenir les écologistes Haut-Normands qui militent pour l’arrêt de PENLY et la Création d’un Pôle Haut-Normand d’Energies Marines.

 

·         Appelle tous les Ecologistes Haut-Normands –  les Verts, Europe-Ecologie et Cap 21 – à se rassembler pour exiger du Président de la Région Haute-Normandie une réponse claire et sans ambigüité concernant une question qui est au cœur des propositions de l’Ecologie Politique.

14/10/2009

Rencontre Débat

 

 

« Régionales 2010 »

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Pinterville

Salle du Conseil Municipal  

 

Vendredi 30 octobre 2009

18h1/2 – 20h1/2

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Rencontre Débat

La Normandie

Le Grand PARIS

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12:49 Écrit par Bernard FRAU dans 8.Région Haute Normandie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : normandie, grand paris, alliance ecologiste indépendante | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

25/09/2009

Rassemblement des Ecologistes (3)

Depuis plusieurs mois, il ne se passe pas un jour où, telle ou telle personnalité ou organisation, associative, syndicale et même politique, n’en appelle au rassemblement des écologistes pour qu’enfin il soit possible, dans le respect des particularités de chacun, de créer les conditions favorables à la naissance d’un mouvement suffisamment fort pour peser avec succès dans le débat politique qui trace l’avenir de la cité.

Ces initiatives s’inscrivent toutes dans le nécessaire dépassement du débat droite/gauche qui depuis trop longtemps règle les rapports politiques au sein de la société européenne. C’est qu’en effet cette grille d’approche des rapports politiques est désormais devenue obsolète.

Le choix n’est plus entre productivistes libéraux ou productivistes sociaux dont les projets globaux ne se différencient qu’à la marge. Mais entre ceux-là et ceux qui ont à cœur de se libérer du dogme de la croissance illimitée, utilisatrice inconséquente des ressources et des espaces physiquement limités de la planète, qui constitue la colonne vertébrale de tous les projets du capitalisme fut-il d’état ou de marché.

Ce dont la société a besoin ne se discute plus à la marge mais à la racine !

La voie nouvelle, nous le savons désormais, est celle d’un avenir  de partage équilibré des richesses, d’une utilisation raisonnée des ressources, de la mise en place de relations pacifiées, de la préservation des équilibres naturels et du respect de la vie.

Autant d’objectifs que le projet de croissance verte s’appuyant sur un capitalisme moralisé n’est par nature pas en mesure de réaliser. L’exemple des opérateurs du système financier international qui dès la première manifestation de redémarrage des  affaires se remettent à spéculer de plus belle en sont la manifestation la plus évidente. 

Bref la voie qui s’impose, parce que les peuples la réclament, est celle de l’Ecologisme dont le projet politique vise à remplacer le modèle ancien de croissance du « toujours plus tout seul » par un modèle moderne de développement du « toujours mieux ensemble».

C’est à une véritable révolution que la société est conviée. Révolution comme le fut celle qui a permis, au siècle des lumières, de remplacer en Europe,  l’Ancien Régime monarchique de droit divin par un Régime moderne et plus adapté aux besoins nés de l’évolution des rapports sociaux dans une société qui aspirait à plus de liberté et plus d’égalité.

Pour permettre ce changement, l’instauration de nouveaux rapports de force politiques a été nécessaire et seul le dépassement des clivages en place a permis de le faire! Il faut aussi reconnaître que la violence y a grandement contribué mais il faut croire qu’elle fut légitime puisque le nouveau régime y a survécu  et que la science et la société ont été libérées!

Certains peuvent s’interroger, le combat est-il aujourd’hui de même nature ?

La réponse est clairement oui tant il est difficile d’introduire telle ou telle modification sans que le système dans son ensemble ne se désagrège, tant les intérêts corporatistes légitimes se dressent pour défendre leur pré carré.

« Le printemps a toujours le même hiver à vaincre » se plaisait à dire le philosophe Alain !

Cette formule est,  oh combien, d’actualité, tant il est vrai que le printemps de l’Ecologisme a aujourd’hui à vaincre l’hiver des Libéralismes et des Socialismes réunis.

Les écologistes sauront-il relever le défi de l’indépendance, qui s’impose à eux s’ils veulent porter leurs convictions au cœur du pouvoir délibérant.

Indépendance bien comprise, qui ne peut se résumer à l’isolement ou à des alliances imposées ! Indépendance qui, forte de la solidité des convictions, n’exclue pas le dialogue et la négociation, en vue d’obtenir « un droit à agir » dans le cadre d’un projet de majorité où seraient clairement affichés les actions à réaliser ainsi que les financements associés.

La région et les élections régionales de 2010 constituent un champ idéal d’expériences à ce niveau qui pourrait permettre aux écologistes de tous horizons, adhérents d’un parti, militants associatifs ou simple membre d’un réseau, de s’imposer comme des acteurs incontournables de l’action locale dans la perspective des prochaines échéances nationales.

Les Verts en Haute-Normandie viennent d’annoncer leur intention de présenter dans cette région.une liste autonome pour cette échéance. L’Alliance Ecologiste Indépendante en fera donc de même dans les jours qui viennent !

L’heure reste plus que jamais aux contacts et aux échanges sans préalable, qui peuvent se tenir au moins jusqu’à la fin du mois de Novembre 2009 pour évaluer la possibilité de construire ce rassemblement très attendu.

Les voies ont été tracées par Europe Ecologie, il ne reste plus aux bonnes volontés qu’à les parcourir ! Toutes les intelligences sont invitées à intégrer le mouvement !

Ce qui vaut aujourd’hui pour la Haute-Normandie vaut bien sur pour toutes les Régions de France en général et pour la Basse-Normandie, la Picardie et le Nord-Pas de Calais en particulier

Bernard Frau signe l’appel des Verts haut-normands !

 

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Après avoir rencontrés Gabriel Cohn Bendit et Denis Szalkowski, tous deux animateurs et promoteurs d’Europe Ecologie avec j’ai pu échanger en toute liberté et parce que je crois profondément qu’il n’est de pire pratique en politique, comme en toute chose d’ailleurs, que de ne pas mettre en accord les paroles et les actes j’ai fait part aux Verts de Haute Normandie de mon souhait de répondre à leur appel selon la forme ci-après.

 

« Je viens de prendre connaissance de votre appel à un rassemblement dans le respect de leur diversité, en direction des acteurs de l’écologie concrète en vue d’élaborer un Eco-Projet pour mettre, en Haute-Normandie, l’écologie au cœur de l’action publique pour la prochaine mandature régionale.

 

Comme vous le savez, j’ai toujours eu à cœur de privilégier l’indépendance d’esprit et l’autonomie dans mes rapports politiques, associatifs ou Professionnels.

 

Tel qu’il se présente, l’appel que vous avez lancé me semble constituer une volonté d’ouverture ! Il me paraît également de nature à faire avancer les idées qui nous tiennent réciproquement à cœur et que nous avons défendues, avec bonheur, chacun à sa place, lors des élections européennes.

 

Aussi, l’indépendance ne signifiant, pour mes amis comme pour moi-même, nullement la fermeture ou l’isolement, je vous fais connaître mon souhait d’associer à votre démarche programmatique mes propres réflexions en vue de faire progresser, chez les haut-normands,  la conscience de la nécessité d’ opérer une mutation tant des comportements citoyens au quotidien que des choix de politiques publiques pour garantir aux générations futures, un avenir plus juste, plus pacifique et plus respectueux de la vie et de la nature. Très cordialement »

 

 

18/08/2009

Total la série des accidents continue !

arton5073-3858f.jpgAlors que la bataille judicaire, ouverte  en février dernier à la suite de la formidable  et impressionnante explosion de l’usine A ZF qui avait ravagé en septembre 2001 tout un quartier de la ville de Toulouse, une fuite d’ammoniac a conduit à l’évacuation, jeudi 13 aout 2009, de 300 personnes à l’usine Grande Paroisse de Grandpuits (Seine-et-Marne).

A la suite de l’explosion de Toulouse qui, on s’en souvient, avait fait 31 morts et 2 500 blessés, le tribunal correctionnel a été amené à placer Total et son PDG de l’époque Thierry Desmarets au rang des prévenus. Pour autant le groupe et ses dirigeants ne semblent pas avoir tiré les leçons du tragique accident. Le bilan des accidents qui se produit ces 30 derniers jours  est de ce point de vue totalement révélateur.

Rappel des dysfonctionnements sécurité chez Total

15 juillet 2009, sur le site de Carling Saint-Avold (Moselle) explosion mortelle: 2 morts, 6 blessés
16 juillet, raffinerie de Gonfreville l’Orcher (Seine Maritime) fuite de pétrole lourd

22 juillet, usine de Grandpuits (Seine-et-Marne)fuite d’ammoniac : 350 personnes évacuées, 31 ont reçu des secours, 12 ouvriers hospitalisés

27 juillet, usine de Grandpuits nouvelle fuite d’ammoniac

5 août, usine de Gonfreville-l'Orcher renversement d’un bac d’acide sulfurique vide : trois salariés blessés, dont deux gravement

12 août, usine pétrochimique Naphta chimie de Lavéra (Bouches du Rhône), deux salariés brûlés degré lors de l’allumage d’un four.

 

 Tous ces accidents à répétition font suite à d’autres accidents graves qui se sont produits dans un passé récent sur les sites d’exploitation du pétrolier

 

Début 2008, Total a été jugé par la Haute Cour de Londres. Celle-ci a conclu à la responsabilité du pétrolier français dans l’incendie d’un dépôt de carburant de Buncefield, fin 2005. La même année 2008 au mois de mars, une fuite de fioul dans la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique) a pollué l’estuaire de la Loire. Total a depuis été mis en examen dans le cadre de l’enquête concernant cet accident.


Un climat insupportable d’insécurité


La question se pose désormais de la volonté réelle des dirigeants d’assurer aux salariés et aux riverains des différents sites qu’ils exploitent, une sécurité qui d’ailleurs s’impose à eux au titre de la législation en vigueur en la matière.

 

Un sérieux problème de politique de sécurité

 

Cette trop longue liste  des accidents de ce mois, à laquelle il convient d’ajouter le très important accident sur le site AZF de Toulouse en septembre 2001 montre qu’il y a chez Total un sérieux et important problème de politique de sécurité, qui pourrait laisser à penser que l’industriel est tout simplement en train de laisser « pourrir l’outil de production qu’il possède sur le territoire national ».

 

Quoi qu’il en soit, une telle carence exige une action publique immédiate pour imposer, sous astreinte, à l’industriel défaillant, de procéder à une révision complète de ses procédures de maintenance et d’exploitation et d’engager sans délais les travaux de remise à niveau de son outil de production.

 

L’argent ne manque pas chez Total


Total il ne faut pas omettre de le rappeler fait partie des grands champions pour ce qui relève des bénéfices réalisés - 13,9 milliards d’euros en 2008 – et servis à ses actionnaires. C’est donc un groupe qui a les moyens. Il est donc d’autant plus normal d’exiger de lui qu’il ne s’affranchisse pas de ses obligations et qu’il mette en œuvre une politique de sécurité en rapport avec les risques générés par ses activités.

 

Faut-il ici rappeler que de son côté la hiérarchie exige de ses salariés des objectifs en terme de « qualité » qui tendent au zéro défaut ! Au nom de quelle logique ne pourrions-nous pas exiger également du groupe et de ses dirigeants une politique sécurité zéro accident.

 

C’est à force de plan de restructuration, de plans de réduction des coûts, d’insuffisance de formation et de mise à la retraite anticipée des personnels d’expérience, que le Groupe, dont la seule ligne d’horizon reste la rentabilité à deux chiffre, laisse filer la qualité de son outil d’exploitation dont la maintenance et le remplacement de matériel usagé laisse, selon les représentants syndicaux largement à désirer.

 

Pour mémoire le 10 mars dernier, Total a annoncé la suppression de 555 postes d’ici à 2013 dans le cadre d’une restructuration en France de ses activités de raffinage et pétrochimie. Ceci n’annonce rien de bon en termes de surveillance et de maintenance des installations.

 

Des contrôles extérieurs et des sanctions s’imposent !

 

A l’heure où la série dramatique d’accidents engagent lourdement la responsabilité des dirigeants du groupe Total et de ses filiales, les citoyens peuvent à bon droit s’étonner du peu d’empressement des pouvoirs publics à se manifester auprès du pétrolier incapable d’assurer la sécurité de ses installations.

 

Chaque citoyen consommateur de carburant qui passe à la caisse et paye très cher le carburant qu’il utilise participe d’une manière directe aux résultats financiers de Total et en principe paye pour les coûts d’exploitation des raffinerie et de moyens de transport . C’est naturellement qu’il revendique aujourd’hui le droit d’exiger que cette sécurité assurée.

 

Pour ce faire un certain nombre de mesures immédiates doivent être imposées, par les pouvoirs publics,  au pétrolier:

 

Les préfets doivent être saisis avec pour objectif la modification des arrêtés d’exploitation des sites du Groupe Total et de ses filiales, afin d’y introduire l’obligation :

 

ð      De refonte des manuels et procédures sécurité à soumettre au contrôle et validation des inspecteurs des installations classées

ð      De contrôle permanent des installations par un organisme indépendant et extérieur des éléments de sécurité des installations

ð      De présentation d’un bilan annuel sécurité mentionnant l’ensemble des dysfonctionnements et de leur traitement.

ð      De présentation d’une étude d’impact sécurité, effectuée par un organisme extérieur indépendant lors de la mise en œuvre des plans de restructuration.

 

Sans action concrète des pouvoirs publics, les consommateurs citoyens, qui ne font aucune à confiance à la fiabilité de l’inspection générale de la sécurité des sites classés Seveso promise par Total, devront se mobiliser et engager une opération de boycott des produits du pétrolier à titre de sanction écologiste et citoyenne !


18:37 Écrit par Bernard FRAU dans 8.Région Haute Normandie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zéro défaut, sécurité, explosion, azf | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Appel au Rassemblement

Dans la perspective des prochaines élections régionales de mars 2010 Philippe de Villiers, a décidé de s'associer à l'UMP. L’affaire suscite des commentaires divers à droite et à gauche !

En fait De Villiers dans cette affaire répond avec empressement à une proposition de Nicolas SARKOZY qui lui voit dans ce pacte l’occasion de rassembler son camp et ses partisans au moment où le Parti Socialiste n’en finit pas de se débattre écarté entre des forces centripètes qui toutes concourent à sa déstabilisation voir demain à sa désagrégation.

De son côté l’eurodéputé socialiste Vincent Peillon, lieutenant de Ségolène Royale, leader du courant « Espoir à Gauche » lance une opération  "nouvelle alliance majoritaire" allant des communistes au MoDem de François Bayrou,

Ligne d’horizon fixée à 2012

Pour Nicolas Sarkozy, comme pour Ségolène Royal, la ligne d’horizon est fixée à 2012, en bons politiques ils savent qu’en France une élection de ce niveau se prépare d’abord en rassemblant son camp. C’est ce qu’ils font, le Président sans concurrent, Ségolène Royal dans la mêlée des ambitions, qui pourrait le leur reprocher ?

Dans les deux camps mariage de la carpe et du lapin !

Qu’y as-t-il de commun entre De Villiers et Lellouche, à part la détestation de la Gauche en général et du PS en particulier ?

De la même manière la question se pose de savoir ce qu’il peut y avoir de commun entre Bayrou et Marie-Georges Buffet sinon que tous les deux considèrent le nucléaire comme incontournables ?

A chacun ses responsabilités,

L’immobilisme en politique est probablement le pire des comportements et les écologistes quoi qu’ils puissent penser de ces manœuvres sont concernés ils doivent agir !

Pourquoi ?

Parce que ces manœuvres tactiques, celles du Président de la République et celles de la gauche, sont indéniablement une chance pour les écologistes. Elle les oblige à devoir d’abord s’interroger sur leur devenir commun et à donner des réponses claires et précises sur la place qu’ils comptent occuper dans le débat national. 

Partie d’un tout productiviste ? Enfermement dans une bataille dépassée « libéralisme contre socialisme » qui n’en finit pas et dont la capacité à résoudre les difficultés planétaires est proche de zéro.

Une aspiration au changement

Il existe dans notre pays une aspiration au changement qui ne trouve pas véritablement de porteur identifié et crédible aux yeux de l’opinion publique. La très nette montée du vote écologiste aux dernières élections européennes en constitue la manifestation la plus probante.

Ces manœuvres de recomposition des champs de forces politiques leur offrent une chance de se donner les moyens de dépasser la condition de force d’appoint ou d’arbitrage. Elles les placent en situation de se saisir de l’occasion qui se présente pour devenir dès maintenant une force d’alternative crédible, adaptée aux exigences du monde actuel et capable de redonner aux citoyens épars et inquiets de notre pays des raisons de croire au futur pour eux-mêmes et leurs enfants.

Les élections régionales arrivent à point pour travailler au rassemblement des écologistes en vue de l’échéance décisive de 2012.

Quelles conditions pour ne pas passer à côté ?

D’abord et avant tout il faut aux écologistes prendre le risque de se rencontrer et de parler, sans préalable et sans ressasser les petites querelles du passé qui deviennent chaque jour de plus en plus dérisoires au regard des enjeux qui s’impose à la société !

Ensuite il faut que chaque mouvement, dans ces rencontres, apporte sa sensibilité avec la ferme intention de construire une grande force écologiste, rassemblée autour d’une plateforme de gouvernement des Régions, en  capacité d’en diriger plusieurs dès 2010.

Cela suppose évidemment que Cap 21 retrouve son autonomie, que les Verts se dégagent de leur tropisme, que l’Alliance Ecologiste réaffirme haut et clair que l’indépendance n’est pas l’isolement et qu’Europe Ecologie ait la volonté d’accueillir en son sein  toutes ces forces sans gommer leurs spécificités, en les amenant à se compléter utilement.

Renvoyer Socialisme et Libéralisme à ce qu’ils sont

Après une phase de rencontres, de dialogues et d’ajustements, des assises Nationales pourraient  proposer aux Français de renvoyer Socialisme et Libéralisme à ce qu’ils sont en réalité, des modèles datés et dépassés qui doivent désormais être remplacés par un modèle adapté au temps nouveaux, l’Ecologisme,  et acter dans les faits la création de « La Fédération des Ecologistes ».

Seuls les actes ont valeur d’exemple

Quoi qu’il en soit, parce que seuls les actes ont valeur d’exemple, je propose aux responsables des mouvements qui souhaitent voir s’enclencher, chez les écologistes, une dynamique unitaire, que d’ores et déjà, ici et maintenant en Haute-Normandie, un premier contact direct soit pris afin qu’ ensemble nous puissions procéder à une première évaluation des possibilités de mise en œuvre d’une telle initiative pour notre région.

J’invite également les sympathisants qui se sentent proches de la sensibilité écologiste, femmes et hommes attachés aux valeurs humanistes et républicaines, du centre, de la droite et de la gauche modérées, qui ne veulent pas rester étrangers à la démarche de profonde rénovation de la société qui nous est désormais imposée, à se joindre à la démarche et faire route avec nous.

Ensemble nous seront plus forts pour dire non à tous ceux qui tentent , ici par la peur, là par la pub et la démagogie, de nous faire admettre que nous ne pouvons pas nous réapproprier le sens de la vie qu’ils ont abandonné au mensonge, à l’hypocrisie, à la démagogie et à l’argent roi.

Ni à vendre ni à acheter

Notre vie n’est ni à vendre ni à acheter, elle nous appartient pour en faire autre chose qu’une course folle, inutile et  sans fin, contre l’autre et contre les autres. C’est aux forces du mouvement  qu’il appartient d’en décider !  Construire un nouveau monde est possible pour cela nous devons faire le choix  de l’Engagement et du Rassemblement.

02:03 Écrit par Bernard FRAU dans 8.Région Haute Normandie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ecologistes, camp, droite, gauche, libéralisme, socialisme, ecologisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

04/08/2009

L’EUROPE RECLAME PRES DE 500 MILLIONS A LA FRANCE

arton5035-36977.jpgL’annonce aux producteurs de fruits et légumes de l’hexagone qu’ils pourraient être mis en demeure de devoir rembourser une partie des subventions européennes perçues entre 1992 et 2002 fait des vagues. Selon Bruxelles ces aides auraient faussé la concurrence le montant réclamé aux producteurs de fruits et légumes se situe autour de 500 millions d’euros.

 

Cette réclamation est assortie d’une menace d’application d’une astreinte si l’Etat français ne rembourse pas Bruxelles dans des délais rapides. A l’origine du contentieux 338 millions € versés aux agriculteurs entre 1992 et 2002, pour palier mauvaises récoltes dues aux aléas climatiques, auquel viennent s’ajouter des intérêts que l’on fait courir depuis cette période.

 

Bruxelles dénonce une utilisation des fonds contraire aux règles de la concurrence.  Les fonds en question, toujours selon Bruxelles, auraient en effet été investis pour acquérir des frigos des nouveaux tracteurs voir pour soutenir abusivement l’exportation de fruits et légumes.

 

Une situation curieuse et menaçante pour les exploitants

 

Les producteurs, dont la profession est déjà plus que lourdement touchée par la crise et la concurrence des produits en provenance de pays aux normes sociales et environnementales d’un niveau inférieurs à celles qui prévalent en Europe, ont fait savoir qu’ils ne s’acquitteront pas de la facture. D’abord parce qu’ils jugent la facture démesurée et ensuite parce que, selon les fédérations professionnelles, ils « n’ont pas les moyens de payer ces dettes ».

 

De plus se pose la question du traitement des dossiers qui concernent les nombreux producteurs qui ont abandonné leur activité  ou bien sont décédés depuis cette période.

 

Dans cette affaire pour le moins curieuse, depuis 1992 plusieurs ministres de l’agriculture se sont succédé au gouvernement  sans que se ne posent de questions quand à l’attribution des sommes accordées, il importe que ne soit pas porté un coup fatal à la situation déjà difficile des producteurs des petites et moyennes  exploitations qui ont déjà fort à faire pour survivre.

 

La pérennité des exploitations doit être assurée

 

Alors que des efforts plus que conséquents ont été mis en œuvre pour permettre à la filière automobile et aux banques de faire face à la crise, tout doit être mis en œuvre pour pérenniser les petites et moyennes exploitations agricoles de fruits et légumes mais également celles des producteurs de viande et de lait.

 

Faut-il rappeler, au delà de la qualité de leurs productions, le rôle irremplaçable de ces exploitations pour le maintien au cœur de l’espace rural des identités paysagères locales et pour l’apport au maintien de la biodiversité dans les campagnes de notre pays ?

 

Ne pas achever les plus faibles et fragiliser les plus solides

 

Les premiers propos du ministre de l’agriculture Bruno Le Maire semblent aller dans le sens d’une volonté de ne pas plier face aux prétentions de Bruxelles. Mais, si chacun comprend bien qu’il est de l’intérêt de la France en général et de notre Région en particulier que les agriculteurs fragiles ou en situation difficile ne soient pas concernés, il importe tout autant que la pilule que veut faire avaler Bruxelles aux producteurs français de fruits et légumes ne vienne pas fragiliser les exploitations encore solides !

30/07/2009

L'AlterTour à PENLY

penly.jpgLe 28 juillet le circuit pédagogique de l’AlterTour 2009 a fait étape dans la Région Dieppoise pour y rencontrer les militants écologistes de la cause anti-nucléaire. 

C’est à la salle polyvalente de GLICOURT, où rendez-vous a été pris pour midi, que se sont retrouvés pour un repas convivial une large soixantaine d’écologistes. 

Le Mouvement des Ecologistes Indépendants, membre du collectif STOP EPR Ni à PENLY ni Ailleurs était représenté à cette réunion. 

Durant plus deux heures chacun a pu faire connaissance, échanger et  partager les expériences vécues au grès des luttes menées ici et là. 

En début d’après midi l’ensemble des participants s’est transporté sur le site du chantier de l’EPR à Penly pour marquer sa détermination dans l’opposition au projet de réalisation du nouveau réacteur nucléaire

Un comité d’accueil « gendarmesque », constitué de pas moins de 4 à 6 voitures, 2 motos et d’une bonne quinzaine de gendarmes dont deux en treillis et casqués, bloquait la route d’accès au Centre d’Information au Public de la Centrale, juste sous le panneau de bienvenue EDF.

Chacun appréciera le déploiement, au service du nucléaire, de force de l’ordre et « de sécurité » que l’Etat met en œuvre lorsque des militants « non-violent » se déplacent pour expliquer leur opposition

Il est vrai que le nucléaire est quelque chose de tabou pour la démocratie française ! 

Pas de débat à l’Assemblée Nationale sur : les choix énergétiques en général et  les décisions concernant la filière civile et militaire en particulier! 

Qans quel but, un tel déploiement de gendarmes ? Simple sorte de paranoïa sécuritaire complètement hors sujet ? Volonté d’intimider ?

Après quelques échanges sur la question, avec les forces de l’ordre, pas forcément à l’aise d’ailleurs, celles-ci ont très vite accepté de demander à un représentant d’EDF de vouloir bien condescendre à venir jusqu’au barrage de gendarmerie. 

Le pauvre homme, directeur du site de son état, pied tremblant et propos contradictoires, débitant des litanies générales sur un ton peu convaincant n’a pas fait avancer d’un millimètre le débat ! 

Les Ecologistes présents ne se faisaient d’ailleurs aucune illusion. Ce n’est pas demain la veille que la nomenklatura du lobby pro nucléaire changera de rhétorique. 

Pendant longtemps encore il faudra aux écologistes répéter à leurs concitoyens, force de l’ordre y compris, que 

  • le nucléaire est dangereux pour la vie depuis le minerai jusqu’aux déchets produits par les centrales
  • le nucléaire est sale pour longtemps car il produit des déchets dont on ne sait que faire.
  • que le nucléaire, ça n’est pas l’indépendance énergétique, les mines d’uranium ne sont pas en France.
  • Le nucléaire c’est le mensonge et le refus de la transparence.
  • Que le nucléaire c’est le refus de la liberté et la dictature du secret érigé en système.
  • Que le nucléaire est moche car il défigure le littoral et mite les paysages naturels.

Vers 17 heures les AlterTour sont repartis pour leur prochaine étape de témoignage pédagogique, laissant le directeur du site de Penly avec ses   gendarmes 

Rendez-vous est pris sur l’AlterTour à l’étape de Notre Dame du Bois des Landes où les productivistes bétonneurs, associés, comme pour le projet EPR, à des élus locaux du PS et de l’UMP,  envisagent de remplacer 2000 hectares de terres agricoles par un aéroport de grand trafic passagers et marchandises

Ce projet en totale contradiction avec les engagements pris par le ministre de l’Ecologie, dans le cadre des objectifs du  Grenelle de l’environnement – prévention climat, préservation de l’agriculture de proximité, recherche de modes de vie et de transport différents –  éliminerait du paysage une cinquantaine d’exploitation agricoles au profit de centaines d’hectares de béton où viendront atterrir les cargos chargés de poires, de pommes, de fraises, de pruneaux et de légumes divers en provenances de pays où des agriculteurs sous payés les produiront dans des conditions sociales et écologiques inacceptables, au détriment de la filière agricole française et européenne. 

Ainsi va la vie à « EPR- Béton-Finance-Land » car il ne faut pas se tromper  PENLY et Notre Dame du Bois des Landes ne sont que les images du même projet mondial d’asservissement de l’Homme et de la Nature aux desseins fous des productivistes libéraux et socio-démocrates réunis.

 

 
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