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03/05/2013

Jean-Pierre Chevènement dit « halte au Hollande bashing »

Dépêche AFP du 2 05 2013

afp.jpgJean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), s'élève contre le «Hollande bashing» de l'opposition, dans un entretien à paraître vendredi dans les «Echos» (*), jugeant «impossible» de juger le chef de l'Etat au terme de sa première année de mandat.

«Il est impossible de juger François Hollande sur un laps de temps aussi court car il a fait le choix du long terme», fait valoir le sénateur du Territoire de Belfort, qui compte pourtant parmi les observateurs critiques de l'action de l'exécutif.

A ses yeux, «imputer la crise particulièrement à François Hollande n'a pas de sens : elle est la responsabilité partagée des gouvernements de gauche et de droite depuis plus de vingt ans».

Aussi l'ancien ministre de François Mitterrand et Lionel Jospin lance-t-il un «Halte au Hollande bashing!», souhaitant qu'il ne soit jugé «qu'à la fin de son mandat» de cinq ans.

M. Chevènement dénonce en particulier les attaques visant la François Hollande, Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement, Jean-Marc Ayrault, Mariage pour tous, Hollande bashing, AFP, MRC, rapport Gallois, PS, Clémenceau,«personne» du président. «L'opposition présente François Hollande comme quelqu'un d'indécis or il a été capable de prendre une décision prompte, courageuse et justifiée sur l'intervention militaire au Mali», relève-t-il, constatant que le chef de l'Etat «sait faire preuve de persévérance, d'endurance et (...) démontrera sa capacité de rebond».

Au crédit de François Hollande, il cite la Banque publique d'investissement, «une bonne chose», l'accord sur la sécurisation de l'emploi, «un bon équilibre», le crédit impôt compétitivité, «une solution habile», et la sauvegarde du budget de la Défense, «un bon point».

En revanche, il considère la politique industrielle du gouvernement «trop défensive» et regrette le «temps perdu sur le mariage gay», estimant que «l'essentiel est dans l'économie».

Jean-Pierre Chevènement rappelle également son opposition au traité budgétaire européen, que le candidat Hollande s'était engagé à renégocier. «J'ai voté contre le TSCG car il engage l'Europe sur la voie de la récession économique, sociale et donc politique», réaffirme-t-il. Selon lui, ce texte d'inspiration allemande «a des effets directement contraires aux objectifs affichés de réduction des déficits et de la dette».

Au final, il assure que «pour devenir un grand président», François Hollande devra «rompre avec les dogmes qui, depuis trois décennies, ont enfermé notre pays dans une nasse redoutable».

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de "Zemmour et Naulleau" sur Paris Première vendredi 26 avril 2013 à 22h45.

Extraits:

A propos de la première année de présidence de François Hollande

  • Un point positif, c'est incontestablement l'adoption du rapport Gallois et le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi. Je pense que le vrai problème c'est le développement de notre base productive qui conditionne absolument tout le reste.
  • Quand on vous dit l'ennemi numéro un, c'est la dette, c'est idiot, c'est le doigt qui montre la lune et c'est l'imbécile qui regarde le doigt.
  • Le fond de l'affaire, c'est la stagnation voire la récession qui creuse les déficits : moins-values fiscales, déficits, dette.
  • Et le fond de l'affaire, c'est la ré-industrialisation, le redéveloppement de l'économie française.
  • Le point le plus négatif, c'est l'absence je ne dis pas de communication - car je n'ai pas de considération pour la communication, c'est l'absence de pédagogie continue.
  • Je ne dis pas que l'action est bonne. J'ai dit que l'axe, l'orientation générale est juste. Le problème c'est de savoir comment la France qui avait en 2011 un déficit commercial de 73 milliards d'euros - alors que l'Allemagne avait un excédent de 168 milliards - va remonter la pente.

On voit bien l'axe de l'effort. Les mesures prises en vertu du rapport Gallois : le crédit d'impôt aux entreprises, mais aussi la politique d'innovation, de recherche, de formation, la canalisation de l'épargne vers l'industrie, la Banque publique d'investissement : est-ce que tout cela va suffire ?

  • Je pense qu'il faut aussi comprendre et respecter qui est François Hollande. Il ne fait pas partie de la même génération que moi. Nous n'avons pas partagé les mêmes points de vue. Il a accommodé le PS à la sauce libérale dans une enveloppe démocrate chrétienne : l'Acte unique et la monnaie unique qui est une erreur, un contre-sens majeur car elle a mis ensemble des économies hétérogènes.
  • Quand j'ai apporté mon soutien à François Hollande "les yeux ouverts", j'ai dit que je n'entendais pas revenir au gouvernement. Il y a des gens jeunes ! Clémenceau est revenu aux affaires à 77 ans, j'ai donc encore une marge, mais pour un gouvernement de salut public si vous voulez.

François Hollande est le chef de l'Etat. Il a été élu pour 5 ans. françois hollande,lionel jospin,jean-pierre chevènement,jean-marc ayrault,mariage pour tous,hollande bashing,afp,mrc,rapport gallois,ps,clémenceauPour le moment, il ne me l'a pas proposé et la politique que je propose c'est une politique de salut public, qui donne un choix à l'Allemagne, parce que je pense qu'il faut discuter avec les Allemands. Je pense qu'il faut aller plus loin dans la conception de ce que peut être l'Europe de demain.

Sur le "mariage pour tous":

  • Je ne me suis pas abstenu. J'ai annoncé dans un entretien au monde en décembre que je ne voterai pas ce projet de loi, parce qu'il brouillait en effet la filiation. Je pense qu'un enfant doit avoir sinon un père et une mère, mais l'idée d'un père et l'idée d'une mère.
  • S'agissant des droits des homosexuels, j'ai été à l'origine du PACS, en déposant un projet de loi dès 1992 pour une union civile avec Jean-Pierre Michel et Georges Sarre.
  • J'ai refusé de participer au vote car je ne veux pas être instrumenté par des groupes homophobes ou par des chefs de parti qui donnent des consignes de vote.
  • Dans mon parti, le MRC, c'est la liberté de conscience qui a prévalu.

J'ai beaucoup de sympathie pour Jean-Marc Ayrault. Il agit dans le cadre des institutions. Il n'appartient pas au Premier ministre de fixer les orientations stratégiques. Il fait ce qu'il peut dans les limites étroites qui sont les siennes.

Sur le même sujet :

http://www.chevenement.fr/Arretons-d-enflammer-la-France-avec-des-idees-marginales_a1452.html

http://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-doit-approfondir-les-tensions-amicales-avec-l-Allemagne_a1483.html?TOKEN_RETURN

(*)http://www.chevenement.fr/Halte-au-Hollande-bashing-_a1485.html?TOKEN_RETURN

Jean-Pierre Chevènement était l’invité du « Talk Orange le Figaro » du 18 03 2013

17/04/2013

Mariage pour tous : les opposants en font trop !

La multiplication des manifestations « anti-mariage gay », Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,noyautées de surcroit par des activistes d’extrême-droite, conduit à transformer une volonté d’expression collective, légitime en soi, en une sorte de «guérilla» d’arrière-garde particulièrement stérile voire idiote.

Bref les opposants au projet de loi sur le mariage homosexuel en font trop! Propos homophobes, insultes envers le Président, actions violentes, affrontements avec les forces de l’ordre sont au menu des manifestations à répétitions organisées par Frigide complètement Barjot

Aller jusqu’à annoncer que «Hollande veut du sang, il en aura», Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,bloquer un TGV en se couchant sur le ballast, hurler des slogans comme «Hollande nazi», «Hollande fasciste», traquer une journée entière une journaliste indépendante connue pour ses positions pro-mariage gay n’apporte rien au débat.

Tout cela loin de servir la cause des opposants l’a discrédite totalement.

De même à l’Assemblée Nationale, les questions récurrentes au gouvernement à propos  de cette loi et les vociférations de certains députés que l’on voit s’égosiller dans l’hémicycle confinent in fine au ridicule.

De quoi s’agit-il ? D’accorder aux homosexuels les mêmes droits qu’aux autres citoyens français. Pourquoi donc n’y auraient-ils pas accès à ces droits ? Au nom de quelle légitimité le leur interdire ?

Liberté, Egalité, Fraternité, telle est la devise de notre République que l’on se plait à reconnaître une et indivisible. Y aurait-il une sorte de sous-citoyens dans notre Pays ? Ces valeurs font encore sens pour une majorité de Français.

Et puis jusqu’à preuve du contraire en démocratie ce n’est pas la rue ou le coup de force au Parlement qui décide.

Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,«Tant va la cruche à l’eau qu’elle finit par casser», les coups d’éclats, les provocations, la radicalisation des propos, l’instrumentalisation politicienne de «l’opposition au mariage pour les homosexuels» pourrait bien, il faut y prendre garde, finir par conduire à de graves et explosifs débordements.

Personne ne peut dire qu’il ignorait qu’un projet de loi sur le mariage homosexuel serait présenté au Parlement si François Hollande était élu à la Présidence de la République.

Le débat a eu lieu, les sensibilités se sont exprimées largement, les «pour» et surtout les «contre» !

Il est maintenant reproché à François Hollande de vouloir passer en force en accélérant le calendrier parlementaire de façon à faire passer le texte de loi avant la manifestation prévue pour le 26 mai.

Il faut cesser de prendre nos concitoyens pour des billes. Dans la Constitution c’est l’exécutif, donc le Président de la République et son Premier Ministre, qui décide de l’ordre du jour au sein du Parlement, pas les opposants qui, par définition, ne gouvernent pas.

Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,On ne peut pas railler en permanence François Hollande pour sa gouvernance «molle» du pays et dans le même temps crier au «coup de force» quand il fait preuve de fermeté pour faire avancer et aboutir une de ses promesses de campagne face à la rue radicalisée et à quelques députés hystériques.

Cela dit l’exécutif devra veiller à ce que le texte de loi proposé au Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,vote se limite à permettre aux homosexuels d’accéder aux droits matériels de la communauté – donation au dernier vivant, fiscalité, pension de reversion etc.….. –  et en aucun cas n’ouvre sur la perspective d’accorder un « droit à l’enfant » au moyen de la PMA (*) et de la GPA(**).

Accorder un tel droit constituerait une erreur tant d’un point de vue éthique que politique.

PMA (*): Procration Médicalement Assistée 

GPA(**): Gestion Pour Autrui

 

08/04/2013

Affaire Cahuzac: Des actes forts et pas de blablabobards!

BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  Le 2 avril 2013 après avoir pendant de trop longs mois indiqué le contraire au Président de la République, au Premier ministre et à la Représentation nationale, Jérôme Cahuzac s’est finalement décidé à avouer.

L’ancien Ministre du Budget est passé aux aveux devant les juges d’instruction en charge de l’enquête sur ses présumés comptes non déclarés en Suisse et à Singapour.

Information qui a été relayée par Jérôme Cahuzac lui-même sur son blog : «Je leur ai confirmé l’existence de ce compte et BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  je les ai informés de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d’années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris»

Jérôme Cahuzac a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale. C’est un énorme pavé dans la mare qui BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  éclabousse gravement la classe politique dans son ensemble dont les effets collatéraux vont jusqu’à toucher  une certaine Marine Le Pen qui dès l’annonce de la démission du Ministre s’était  précipitée  pour déclarer « on n’est pas loin du tous pourris ».

Depuis cette date il m’avait semblé nécessaire de ne pas me joindre au chœur des hypocrites et laisser un peu de temps pour éviter de réagir à chaud sous l’emprise immédiate de la colère devant tant de manquements à la déontologie professionnelle et politique d’un homme clé du gouvernement chargé d’administrer la potion amère de l’austérité.

Pendant tout ce temps la presse s’est fait, à qui mieux BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  mieux, l’écho des déclarations enflammées des bonnes âmes politiciennes de droite comme de gauche. Ah qu’elles sont belles les interventions  sentencieuses de ces représentants du «plus moral que moi tu meurs» ou du «il faut laver plus moral que moral».   

Personnellement cet acharnement de tous contre Jérôme Cahuzac me gêne terriblement. Il ne faut pas en faire «le bouc émissaire» de toutes les turpitudes des partis politiques, que l'on jette en pâture à la vindicte populaire qui ne demande que cela pour se déchainer.

BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  Les déclarations des Coppé, Le Pen, Bayrou, Mélenchon et Désir me font gerber tant elles sont empreintes d'arrières pensées!

Quant au Président je crois qu'il a eu tort de dire qu'il refusait «le pardon» à Jérôme Cahuzac!

L’affaire est grave, il a menti, il a fraudé, il doit rendre BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  compte à la justice, mais comme pour tout être humain, il ne peut pas lui être refusé un pardon qu’il a sollicité. Le pardon n’exclue en aucune manière le jugement des faits qui sont reprochés.

Je redoute pour l'homme Cahuzac et sa capacité à encaisser le lynchage et les lâchages qui se succèdent. Hier la presse, ses amis et ses ennemis politiques, aujourd’hui le Conseil de l’Ordre des Médecins et le Grand-Orient de France.

C'est un homme pour qui un peu de sollicitude nous BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, grandirait tous. Ce qu'il a fait est intolérable, la justice doit passer.....mais tout de même le spectacle actuel que donnent à voir certains responsables de tous bords est assez misérable.

Quelle hypocrisie! Quelle lâcheté! Il ne manquerait plus que nous ayons à gérer un déballage d'affaire, un suicide ou pire une mort non expliquée!

Hypocrite, lâche, parce que le cœur de la question n’est pas tant dans les malversations d’un homme, même ministre, mais dans l’existence d’un système en place depuis des décennies.

Système qui, libéré par la mondialisation, permet à une BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, minorité en col blanc de croitre, d’embellir et de bénéficier d’une complaisance coupable des Etats  qui n’ont pas encore pris les mesures adaptées au contexte de financiarisation de l’économie mondiale pour contrecarrer cet intolérable vol organisé que constitue la fraude fiscale.

François Hollande est le Chef de notre Etat, il est désormais en première ligne à lui de prendre de la hauteur et d’imposer « un changement radical» en la matière pour repartir sur de bonnes bases.

Il n’est pas concevable que la BNP, le Crédit Agricole, soient BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, les instigateurs de montages permettant en toute légalité que la Nation soient privée, volée, de sommes colossales normalement dédiées à la solidarité et à l’économie nationales.

De même le poids et l’influence du lobby de l’industrie pharmaceutique, pour ne citer que lui, s’est installé au sein des appareils administratifs européens et nationaux pour servir de manière honteuse les intérêts de ses actionnaires aux dépends de ceux de la santé.

Ce « changement radical » pourrait porter sur les points suivants.

D’abord un remaniement large du gouvernement avec comme 1er ministre une personnalité de la société civile emblématique de la rigueur intellectuelle et morale. Il doit bien y en rester dans notre pays!

Ensuite en reconnaissant que «ces affaires» depuis plusieurs décennies sont en train de tuer la Démocratie et la République. Dire la Vérité sans incriminer les personnes mais le système.

Ensuite encore en décidant une opération «mains propres» dont la mission serait confiée à une cellule rattachée au 1er Ministre composée de personnalités reconnues de la société civile

Enfin en engageant dès à présent, tant au G20, qu'à BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, Bruxelles, une attaque frontale contre cette immense hypocrisie qui consiste à couvrir légalement l'existence des paradis fiscaux où circulent l'argent sale et les commissions occultes.

Des actes forts bien sûr et pas de blablabobards.

Tout cela couronné par un rappel à l'ordre aux partis BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, politiques et un appel à un sursaut républicain en direction de nos concitoyens sur le ton «Non nous n'avons pas le droit de nous résigner de renoncer à nous comprendre ou même simplement à nous parler» (*)

 

(*) Pierre Mendès France Dire la Vérité Causeries du samedi.

03/04/2013

Rassemblement Citoyen : Convention du Dimanche 24 mars 2013

Intégralité de l’Intervention prononcée au Théâtre du Soleil de la Cartoucherie de Vincennes

«Parmi les priorités principales du «Rassemblement Citoyen» figure "le retour à l'idéal républicain" comme base de la reconquête d’une confiance populaire en l’avenir.

Comment aujourd’hui nos concitoyens pourraient-ils garder confiance dans l’avenir alors que chaque jour apporte son lot d’informations qui toutes concourent à les faire douter.

Comment nier que nous traversons une crise majeure qui touche à tout et nous interpelle tous !

A chaque consultation électorale le clivage droite /gauche permet, aux formations dominantes, qui tiennent le pouvoir à tous les échelons administratifs de la Nation, de faire des promesses en direction de leur clientèle pour ensuite une fois aux manettes expliquer pourquoi elles ne pourront pas les tenir.

Les vainqueurs ne sont plus élus sur leur programme mais parce que leurs adversaires, les sortants, se sont littéralement fait jeter.

Trop souvent éloignés du terrain les représentants de ces partis dominants ne sont plus à l’écoute.

Cela se traduit par un grave décrochage citoyen, que viennent renforcer les multiples «affaires» qui ces derniers mois ont défrayé l’actualité.

La radicalisation de l’opinion publique, les accents populistes des extrêmes, la montée du racisme et de l’antisémitisme en sont les marques les plus visibles !

Cette crise nous interpelle individuellement en tant que citoyen, car au fond si demain notre Pays devait être submergé par une vague noire nous n’aurions à nous en prendre qu’à nous-mêmes.

La République «la chose publique» est notre propriété collective et il anormal qu’au final certains s’en soit approprié les leviers de commande, laissant les citoyens spectateurs d’une parodie de débat démocratique, car au fond ils (les partis de gouvernements) s’accordent pour perpétuer un système qu’ils ne veulent pas faire bouger et qui pourtant doit changer sur les plans institutionnel, social, économique et écologique.

Le refus systématique des communautarismes, l’application stricte du principe de laïcité et la réaffirmation de l’unicité de la République doivent être inscrits au cœur de cette reconquête républicaine que nous appelons de nos voeux.

Le renouvellement des élites au service de la Nation – à travers le Non-cumul des mandats, la limitation du nombre de renouvellement des mandats, la parité homme-femme, le statut de l’élu, l’introduction de la proportionnelle dans les scrutins nationaux – en sera le moyen incontournable.

L’heure est à l’offensive citoyenne responsable et républicaine afin de reprendre la main. Nous voulons être acteurs de notre destin et de celui de la Nation.

Acteurs de la République, statut qui trop longtemps nous a été confisqué et il faut bien le dire que par confort intellectuel nous avons abandonné.

Jean Jaurès  dans l’un de ses discours a prononcé une phrase qui me paraît de circonstance en ce jour de Convention nationale de lancement du «Rassemblement Citoyen» : «Je veux essayer de construire une citée d’espérance où l’homme s’aperçoit que les étoiles existent».

N’est-ce pas au fond ce à quoi nous invitons aujourd’hui nos concitoyens à bâtir avec nous? »  

Bernard FRAU  Délégué Général

Humanisme-Ecologie-République

02/04/2013

"Pourquoi j'ai lancé le Rassemblement Citoyen"

Le 25/03/2013 par Corine Lepage

images4.jpgBeaucoup l'ont rêvé. Vous allez la réaliser. Aujourd'hui, une nouvelle page s'ouvre pour faire de la politique en France. Celle de la coopérative politique, de citoyens et d'acteurs du changement que nous lançons ensemble, aujourd'hui.

Vous êtes, nous sommes le mouvement de la transition sous toutes ses formes. La société civile monte en puissance car nombre de nos concitoyens souhaitent se réapproprier leur propre destin et ne croient plus en la politique. Certains s'unissent contre et c'est relativement facile.

Il ne s'agit pas de s'unir contre quelque chose, mais de se rassembler pour porter des valeurs communes, dans un même objectif, ici et maintenant mais aussi pour les générations futures. Nous rassemblons pour.

Comment et pourquoi?

Comment d'abord. En prenant le chemin inverse du chemin politique habituel.

La coopérative politique part du bas pour aller vers le haut. Elle impulse des rassemblements citoyens locaux, pourquoi pas thématiques, qui vont se constituer pour coopérer et mettre en œuvre la transition.

La coopérative politique assure une représentation égale de la société civile et des responsables politiques. Le rassemblement est celui de mouvements politiques comme le parti du vote blanc et sans doute CAP 21 en juin et d'autres, d'associations citoyennes mais aussi de responsables politiques venus du centre et en particulier du Modem, d'EELV, des radicaux de gauche qui partagent la même conviction: le temps des partis politique traditionnels est révolu.

L'implosion à laquelle nous assistons avec la multiplication des affaires politico-financières témoigne de ce que l'organisation des partis politiques et du financement des campagnes n'est plus supportable par l'immense majorité de la société. L'océan qui se creuse entre une classe politique qui veut s'auto réguler en dehors du droit commun et une société qui souffre et qui trépigne de ne pouvoir agir efficacement devient un danger majeur pour la démocratie.

Le premier objectif du rassemblement citoyen est d'assurer en son sein la coopération entre responsables politiques expérimentés mais innovants et les acteurs du changement de la société civile, les responsables économiques, associatifs, créatifs culturels, universitaires qui ont décidé de briser un tabou et d'accepter de prendre en charge l'avenir de la cité.

C'est une gageure pour les politiques comme pour ceux qui ne le sont pas mais c'est à ce prix et à ce prix seulement que la transition politique indispensable pour nous permettre d'accéder au Nouveau Monde est possible.

Pourquoi? La bonne nouvelle c'est que si la société française est bloquée à son sommet, elle est extrêmement vivace et vivante à abeille.jpgsa base. La capacité d'essaimer les meilleures pratiques, de convaincre par l'exemple de ce qui marche, de transposer dans notre pays des solutions innovantes venues de tous les pays du monde y compris de solutions nouvelles venues des pays du sud imaginées grâce à l'interconnexion dans les pays du Sud est remarquable.

Nous avons des atouts exceptionnels: nos concitoyens d'abord mais aussi notre territoire y compris ultramarin et notre culture.

L'objectif est de retrouver l'enthousiasme, la confiance en nous, une dynamique en partant de ces réalités. C'est ce que visent les bases politiques du rassemblement citoyen

Quatre axes structurants permettent la transition

La transition économiqueavec la 3e révolution industrielle qui marie nouveau modèle énergétique et internet, économie circulaire et circuits courts. Avec l'agroécologie, les ENr, la transformation des modes de production, de l'habitat, des transports, des modes de travail, le nouveau monde se dessine.

cd41eeba-1ba2-11e2-a997-026c80e604cc-493x328.jpgNos investissements, notre inventivité, notre capacité à adapter des solutions venues d'ailleurs doivent être mobilisés dans le double objectif de sortir de la société du pétrole et du nucléaire et créer des emplois pour tous.

L'entreprenariat sous toutes ses formes est indispensable pour changer le modèle du capitalisme financier qui nous prive de liberté

La transition sociétaleavec la sécurité humaine comme objectif pour gérer les risques dans la société complexe et incertaine qui est la nôtre. La sécurité touche tous les domaines de l'alimentation au travail, de la santé aux risques naturels, de la rue aux risques financiers. Il n'y a pas de vie sans risque, mais il n'y a pas de démocratie sans choix collectifs.

Entre risque subi et risque choisi, il y a l'espace du choix politique et démocratique. L'honnêteté et la transparence sur les risques, leurs coûts les moyens de les réduire sont des impératifs.

C'est la transition politique, en revenant à l'éthique élémentaire du pacte républicain et en sortant de la novlangue qui prétend nous faire prendre des vessies pour des lanternes. La probité et l'alignement sur les règles des pays du nord en ce qui concerne la lutte contre la corruption, les trafics d'influence, les financements occultes, les conflits d'intérêt est une urgence démocratique.

L'indépendance de la justice, mise à mal par ceux-là même qui ont incarné l'Etat, la soumission du politique au droit commun, la suppression du cumul des mandats, sont des réformes indispensables.

De même, la fermeté sur la laïcité, l'égalité et la lutte contre toutes les discriminations, l'égalité des chances à commencer par celles des jeunes ne doivent pas être des slogans mais des réalités.

C'est la transition dans notre modèle de construction de l'Europe. L'Europe des lobbys est une aberration. Il s'agit de celle qui ne connaît que le marché intérieur et la destruction de règles protectrices des Européens alors même que nos principaux concurrents économiques, États-Unis ou Chine en font une spécialité.

Rêvons d'États-Unis d'Europe, dans lesquels les citoyens Parlement de strasbourg.jpgeuropéens exerceraient réellement le pouvoir en élisant les institutions mais aussi en disposant de droits propres pour proposer ou pour s'opposer, que ce soit au niveau national ou au niveau européen, le droit de pétition suivi d'effets et la banalisation du recours au référendum doivent devenir de véritables instruments au bénéfice de nos concitoyens.

La gageure est immense. Dans un pays qui compte aujourd'hui 3 millions de chômeurs, 10 millions de précaires, et une forme d'anesthésie, l'heure n'est plus à attendre de l'État ou de quiconque les solutions.

L'heure est à nous retrousser les manches, à changer de braquet pour faire de la politique au sens grec du terme, c'est à dire en s'intéressant véritablement à la vie de la cité et à l'intérêt général.

Passons des discours aux actes! Ensemble, nous allons agir pour que le changement se mette en place. Le meilleur est AVENIR.

Plus d'informations sur Le Rassemblement Citoyen

lerassemblementcitoyen.fr

 

20/03/2013

Médiapart-Cahuzac : 1 à 0

Jérôme Cahuzac, Médiapart, Claude Evin, Michel Rocard, François Hollande, information judiciaire, Sécurité sociale, Eric Woerth, Marine Le Pen, Dominique Strauss Kahn, Affaire Bettencourt, Parti socialiste, Président de la RépubliqueIl a été mis fin à la participation de Jérôme Cahuzac au gouvernement. Que l’initiative de la décision politique qui a conduit à la démission de l’ancien ministre du budget appartienne à l’intéressé lui-même ou au Président de la République importe peu en réalité.

Cette démission est intervenue mardi après la décision du parquet d’ouvrir une information judiciaire qui vise Jérôme Cahuzac, Médiapart, Claude Evin, Michel Rocard, François Hollande, information judiciaire, Sécurité sociale, Eric Woerth, Marine Le Pen, Dominique Strauss Kahn, Affaire Bettencourt, Parti socialiste, Président de la Républiquedes faits de « blanchiment de fraude fiscale » mais également la  «perception par un membre d'une profession médicale d'avantages procurés par une entreprise dont les services ou les produits sont pris en charge par la sécurité sociale ».

Autant dire que si les faits étaient avérés cette « affaire » constituerait un énorme pavé dans la mare qui éclabousserait gravement non seulement Jérôme Cahuzac mais aussi le Parti Socialiste et par extension la classe politique dans son ensemble en faisant les choux gras d’une certaine Marine Le Pen qui dès l’annonce de cette démission s’est précipitée  pour déclarer « on n’est pas loin du tous pourris » faisant allusion aux déboires passés  de Dominique Strauss Kahn et d’Éric Woerth qui, lui, est mis en examen dans l’affaire Bettencourt.

Chacun sait, Médiapart dans un article documenté en Jérôme Cahuzac, Médiapart, Claude Evin, Michel Rocard, François Hollande, information judiciaire, Sécurité sociale, Eric Woerth, Marine Le Pen, Dominique Strauss Kahn, Affaire Bettencourt, Parti socialiste, Président de la Républiquefait le détail, que Jérôme Cahuzac, dès 1988 lorsqu’il était au Cabinet de Claude Evin dans le gouvernement de Michel  Rocard,  a noué des relations privilégiées avec certains Laboratoires.

En qualité de Conseiller en charge du médicament jusqu’en 1991 Jérôme Cahuzac  était au cœur des arbitrages concernant les autorisations de mise sur le marché de certains produits, de la fixation de leur prix et des taux de remboursement  par la sécurité sociale.

En 1993 Jérôme Cahuzac,  en parallèle de son activité de chirurgien a créé une société Conseil destinée à utiliser un carnet d’adresses conséquent touchant les milieux de l’administration de la santé.

A cette date il était interdit aux médecins« de recevoir des avantages en nature ou en espèces, sous quelque forme que ce soit, d'une façon directe ou indirecte, procurés par des entreprises assurant des prestations, produisant ou commercialisant des produits pris en charge par les régimes obligatoires de sécurité sociale »

Chacun appréciera à son niveau.

Si Jérôme Cahuzac continue de se déclarer innocent, ce qui à priori n’a pas à lui être contesté tant qu’aucun jugement indiquant le contraire n’a été prononcé, il convient tout de même de noter que les éléments de l’enquête Médiapart doivent être suffisamment probants pour que le procureur de Paris décide d’ouvrir une information judiciaire.

Certes Jérôme Cahuzac n’est pas mis en examen !  Pour combien bien de temps encore ? Il appartient désormais à la justice de dire ce qu’il en est de cette affaire dans sa globalité.

Si cette affaire aux relents sulfureux où sont en cause les pratiques du puissant lobby des laboratoires Jérôme Cahuzac, Médiapart, Claude Evin, Michel Rocard, François Hollande, information judiciaire, Sécurité sociale, Eric Woerth, Marine Le Pen, Dominique Strauss Kahn, Affaire Bettencourt, Parti socialiste, Président de la Républiquepharmaceutiques et un élu de la République doit avoir une utilité ce sera bien de faire le ménage au sein d’un milieu qui ne s’embarrasse pas de scrupule quand il s’agit de se faire les «rognons gras» au détriment des crédits dédiés à la solidarité nationale.

Source : Médiapart : Sur la piste des laboratoires

http://www.mediapart.fr/article/offert/b22d4f14e8f8d41218a45b9dc2fb340e

 

 

 

19/03/2013

Fukushima : Ça chauffe dans les piscines

502720.jpgUn nouvel incident vient de se produire à la centrale atomique de Fukushima, ravagée le 11 mars 2011 qui provoque l’inquiétude des Japonais. De quoi s’agit-il ?

L’alimentation en courant électrique des équipements destinés à assurer le fonctionnement des installations sensibles de la centrale, est interrompue depuis 24 heures.

A l’heure actuelle TEPCO, l’opérateur responsable de la Centrale, est dans l’incapacité d’expliquer cette panne qui affecte notamment les systèmes de refroidissement des piscines de stockage de combustibles usés de la centrale.

Avant la coupure la température dans le bassin du réacteur N° 4 se situait à 25° Celsius. Sans le système de refroidissement cette température monte régulièrement de 0,37 degré par heure soit près de 9 degrés par Jour.

Ce qui laisse aux techniciens de Tepco 4 jours pour rétablir la situation dans ce bassin dans lequel sont stockés un peu plus de 1500 crayons de combustibles ce qui équivaut à trois cœurs de réacteurs.

Le seuil de 65° degré Celsius est considéré comme seuil potentiellement critique pouvant déclencher des réactions difficilement contrôlables.

963952-1141146.jpgQuestionné à propos de la gravité de cette panne dont personne à l’heure actuelle ne sait ou ne veut dire l’origine, le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, s’est contenté de dire l’habituel discours de circonstance ; il comprend l’inquiétude à propos de la situation au réacteur N°4, il assure que Tepco a le temps pour rétablir le courant électrique.

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que depuis 2011 les installations électriques de la centrale sont défaillantes.

En janvier 2012, une panne a provoqué l’arrêt du système de refroidissement de trois piscines pendant une heure. En juin de la même année, la défaillance d’une pompe dans le bassin du réacteur 4 avait conduit à un arrêt de 30 heures du refroidissement, provoquant une augmentation de la température de l’eau jusqu’à 43° degrés Celsius.

Ce nouvel incident est l’illustration patente que la filière nucléaire est porteuse d’une maladie congénitale dont les manifestations peuvent dégénérer en catastrophe. Même à l’arrêt les réacteurs d’une centrale constitue un risque pour les habitants et les écosystèmes naturels.

480797.jpgUne fois de plus, au Japon mais cela vaut également pour la France, les autorités se répandent en discours rassurants, quand ils ne tentent pas de nous persuader des bienfaits du nucléaire. Pas de dégagement de gaz à effets de serre disent-il, quand d’autres expliquent : « c’est bon pour l’économie et nos exportations ».

Il faut cesser de prendre l’opinion publique pour une bille. Une centrale nucléaire c’est sale, c’est cher, c’est éthiquement pourri toujours : avant, pendant et après.

Avant parce que ceux qui les construisent en connaissent tous les dangers.

le-nucleaire-10738976njnkn_1713.jpgPendant parce que les travailleurs de la filière y sont exposés aux radiations depuis l’extraction de l’uranium, jusqu’au transport et au stockage des déchets de production.

Pendant encore, parce que le risque de catastrophe que le discours officiel voulu nous persuader qu’il était « impossible », puis «improbable» existe bel et bien ; la preuve Tchernobyl et Fukushima.

Il faut au contraire avoir en permanence à l’esprit, que le facteur risque n’est pas aussi négligeable que les pro-nucléaire veulent bien nous le dire. De plus qu’aussi minime soit ce risque, l’ampleur des dégâts humains, économique et écologiques, en cas de catastrophe sont tels que cela exige qu’il ne soit pas pris.

La région de Fukushima est économiquement dévastée, la mer est polluée, la ressource halieutique est impropre à la consommation, les populations qui ont été exposées développeront des tumeurs cancéreuses à plus ou moins long terme. Cela nous le savons et l’on se demande bien au nom de quelle logique et de quel dogme  les autorités ne portent pas un coup d’arrêt définitif à cette «horreur technologique».

Si la filière nucléaire est dangereuse avant et pendant son exploitation, elle l’est tout autant après, parce qu’une fois la centrale fermée les choses n’en restent pas là.

Commencent alors les travaux de décontamination et de démantèlement des installations  qui s’étalent sur plusieurs décennies sans compter les encombrants déchets de production à longue durée de vie dont on ne sait que faire.

En France la question doit impérativement dépasser le cadre du débat «Sortir immédiatement ou sortir à terme du Nucléaire» dans lequel les pro-nucléaires et les anti-nucléaires se débattent à longueur d’antennes et de manifestations pendant que les centrales vieillissent et se fragilisent rendant encore plus réel le risque d’une catastrophe majeure.

Il importe que les citoyens se saisissent de cette question et LogoSDN-100.pngqu’ils imposent aux autorités politiques et publiques et privées, dont la responsabilité est désormais engagée, l’évidence qui découle des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima.

Il faut sortir au plus vite du nucléaire. C'est possible!

18/03/2013

24 Mars: Convention Nationale du “Rassemblement Citoyen”

Dimanche 24 mars se réunira à la Cartoucherie de Vincennes la première Convention Nationale du «Rassemblement Citoyen». «Humanisme-Ecologie-République» comptera parmi les acteurs de cette force en construction  et souhaite que le plus grand nombre s’y reconnaisse et s’y engage.

Faisant le constat d’un décrochage chaque jour plus important des Français vis-à-vis du monde politique traditionnel,  le «Rassemblement Citoyen»a le projet de mobiliser depuis les territoires et les bassins de vie, là où s’opère sur le terrain la construction du monde à venir, les acteurs du changement afin de leur donner une chance d’en maîtriser les orientations.

L’originalité du «Rassemblement Citoyen» réside dans son choix de faire converger les nombreuses initiatives locales pour  maintenir un dialogue constructif avec les collectivités territoriales et les pouvoirs publics afin de progresser dans la transition économique énergétique et écologique avec et pour les citoyens.

L’organisation en formation confédérale du «Rassemblement Citoyen» permettra à la société civile d’être assurée d’une représentation à parité avec les formations politiques partisanes qui adhèrent à la démarche.

Dès lors, la société civile, présente au sein de la structure et disposant d’un réel pouvoir de décision, sera en mesure de demander à ses élus de rendre compte de l’exécution de leur mandat. Elle pourra ainsi être la garante du respect des engagements politiques du «Rassemblement Citoyen»auprès des électeurs.

De sensibilité sociale-démocrate, écologiste et républicaine,  le «Rassemblement Citoyen»inscrit sa démarche dans une perspective humaniste et progressiste et se veut acteur d’un changement juste, durable et pacifique.

Quatre grands thèmes structurent  la base programmatique du projet politique  La République du 21ème siècle, La Nouvelle révolution économique et industrielle, Les Protections de l’Homme et de la Nature, l’Europe citoyenne–.

Ces thèmes seront largement développés au cours de quatre tables rondes qui réuniront de nombreuses personnalités du monde associatif, écologiste,  philosophique, politique, social et scientifique. Des échanges avec les participants présents sont prévus.

Corinne Lepage clôturera vers 17heures cette Convention Nationale du «Rassemblement Citoyen»à laquelle nous vous invitons à venir nombreux.

Le temps est venu de nous retrouver et de combattre pour un avenir commun. Construisons nous-même Demain !

 

Le Site du «Rassemblement Citoyen»

www.lerassemblementcitoyen.fr

Inscription à la journée du 24 Mars

http://lerassemblementcitoyen.fr/

 

07/03/2013

Goodyear : Attention danger !

Ce matin devait se tenir dans les Hauts-de-Seine  au siège de Goodyear à Rueil-Malmaison deux réunions du Comité d’entreprise, une ordinaire le matin, pour traiter du projet de fermeture de l'usine Amiens-Nord, une extraordinaire l’après-midi.

Très rapidement la situation a dégénéré et des affrontements se sont déroulés entre plusieurs centaines de salariés et les forces de l’ordre qui ont fait usage d'un canon à eau pour contenir les manifestants.

Cette explosion de colère arrive 1 mois après la manifestation du 12 février et les déclarations pour le moins provocatrices de Maurice Taylor, le patron américain de la firme Titan, censée reprendre le site n’ont rien fait pour améliorer le climat général de tension social qui prévaut actuellement chez Goodyear.

De source policière on déclare que : «les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogène pour permettre l'extinction des pneus et pour maintenir les manifestants à distance qui venaient au contact de façon assez violente».

Côté salariés c’est la colère qui domine : «Cela fait 6 ans qu'on se bat, qu'on est dans l'attente et on n'a toujours pas de réponses pour notre avenir», explique l'un d’entre-eux, Guy Auvin. 

L-usine-Goodyear-d-Amiens-Nord-930-620_scalewidth_630.jpgIl faut se souvenir que l’annonce du premier plan social qui devait conduire à la fermeture du site date de 6ans. Durant toute cette période les salariés n’ont jamais été mis en situation de connaître le sort qui leur était réservé.

Aujourd’hui les syndicats estiment que leur usine est victime d’un transfert de production «caché» d'Amiens-nord vers d'autres sites du groupe !

Ceci est «constitutif d'une restructuration frauduleuse» dénonce  Mickaël Wamen le secrétaire général CGT à Amiens-nord.  Me Fiodor Rilov,  l’avocat des salariés, a de son côté indiqué  que des procédures seraient engagées «dans les prochains jours».

Le fer est désormais engagé, Titan le repreneur potentiel qui avait proposé de reprendre 500 salariés sur 1250 est allé trop loin, les salariés n’accepteront plus de se voir imposer un plan de licenciement surtout après leur première victoire de 2009 face à la direction.

Goodyear-s-enfonce-dans-le-rouge-et-degraisse_scalewidth_630.jpgUltime solution, une sortie par le haut négociée avec les salariés qui pourraient se constituer en SCOOP. Elle est envisagée mais une donnée toutefois reste incontournable la baisse de 14% des ventes de voiture en 2012 entraine une demande de pneus en chute libre.

Il faudra beaucoup d’imagination pour sortir de «l’ornière de l’austérité européenne» et les discours volontaristes d’Arnaud Montebourg ne feront rien face mécontentement social qui jusqu’à maintenant a été contenu tant bien que mal, mais dont il est manifeste qu’il prend une dimension chaque jour plus forte.

Attention Monsieur le Président de la République ça commence à bouillir dans la marmite. Il faut trancher, et trancher dur.

La bataille doit se mener d’abord au plan européen pour que cesse cette folie autiste qui conduit contre vents et marées à poursuivre dans la voie libérale anglo-allemande qui entraîne la zone euro vers plus d’austérité et de récession.

Elle devra ensuite également être menée sur le territoire national par le gouvernement pour que soient acceptées par tous les incontournables réformes à mener, sans surenchères patronales, et sans démagogie politicienne.

Un grand pas a été fait avec les négociations abouties concernant le plan Louis Gallois pour la compétitivité.  C’est la preuve qu’au final des accords peuvent se trouver. Avons-nous d’ailleurs les moyens de faire autrement ?

20/02/2013

Nicole Delépine aux 4èmes Etats généraux des infections nosocomiales et de la sécurité du patient

Nicole Delépine, fille de l'un des fondateurs de la Sécurité sociale, est responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'hôpital universitaire Raymond-Poincaré à Garches. Courageuse, opiniâtre, elle est entièrement dévouée à la cause de ses patients et à la liberté de choix thérapeutique. Nicole Delépine vient de publier aux Editions Michalon un livre choc, un livre de combat : «"Le cancer, un fléau qui rapporte" » 

Ce praticien de santé est une femme qui  ne passe pas par des chemins détournés pour dire ce qu’elle a à dire. Elle va droit au but : «Le cancer tue chaque année en France environ 150.000 personnes. Il en fait vivre bien davantage !». Le propos est net. Il est courageux et vigoureux, il vise  le lobby du « big pharma » au service d’une industrie pharmaceutique et de ses actionnaires qui prospèrent sur le « fléau qui rapporte".

Dans son livre elle n’hésite pas à s’attaquer aux pontes de la cancérologie française et aux  politiques qui les ont soutenus. Elle les accuse d’avoir mis en place des plans cancer en 2003-2007 et 2009-2014 coûteux et inefficaces. Plus largement, sa critique porte sur tout le système d'organisation des soins et de la recherche mis en place après la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique.

Nicole Delépine a assisté les 14 et 15 Février 2013 aux 4èmes Etats Généraux  des infections nosocomiales et de la sécurité du patient, où nous l’avons rencontrée et lui avons demandé de se prêter au jeu des questions réponses concernant cette manifestation. Ce qu’elle accepté avec beaucoup de gentillesse.

Bernard FRAU

Question 1 : Madame Nicole Delépine vous venez d’assister aux  4èmes  assises des maladies nosocomiales et de la sécurité des patients. Quel est votre sentiment général après ces deux jours de débats ?

Bonjour : il y avait là toutes sortes de personnes, de professions variées, et d’intention différentes. A côté de personnes  sincères désireuses de faire progresser la science et la sécurité des patients, et singulièrement les organisateurs d’autres étaient venus pour rassurer le peuple et leur faire avaler toutes sortes de contre vérités. Ces 4èmes  assises des maladies nosocomiales et de la sécurité des patients, comme d’ailleurs c’est généralement le cas avec ce type de réunion, me semble être l’offrande des autorités qui financent les états généraux pour les rassurer en utilisant des associations de bonne volonté.

Question 2 : N’êtes-vous pas un peu sévère ?

Franchement non, je suis désolée mais il s’agit pour moi d’une réelle différence dans l’approche  que j’ai de la relation du médecin avec son patient. Tenez par exemple  les fausses solutions qui font appel à l’aéronautique comme modèle semblent dépassées après l’accident de l’Airbus de 2011. Il est bien des études sociologiques qui démontrent que la multiplication des procédures tuent les procédures et aggravent l’insécurité qu’elles sont censées éviter. Les hôpitaux gèrent des hommes et non des machines. Le facteur individuel présent à tous niveaux ne peut être évacué. Les pilotes doivent éliminer le facteur humain les concernant mais envers une machine. Les soignants ne soignent pas des machines mais des humains ce qui complique singulièrement les procédures.

Question 3 : Sur quel point votre critique porte-t-elle plus particulièrement ?

Cette réunion me parait imprégnée de la folie de l’évaluation dénoncée par Roland Gori dans son livre. L’obsession des chiffres et des contrôles a envahi le milieu médical et fait reculer l’aspect humain de la médecine pourtant indispensable pour des soins efficaces et individualisés. Le plus regrettable est que les nombres ne mesurent jamais que les indicateurs des procédures et jamais leur efficacité sur la guérison des patients.

Question 4 : Quels ont été les moments que vous avez trouvés intéressants lors de ces assises ?

Les travaux concernant la résistance croissante aux antibiotiques m’ont paru un sujet essentiel. Néanmoins certaines solutions préconisées tel le référent antibiothérapie d’un établissement, peuvent être dangereuses. La coercition imposée à grande échelle dans de bonnes intentions a montré ses limites dans les grands hôpitaux de l’APHP qui ont imposé une seule combinaison d’antibiotiques autorisée à l’entrée des malades. Cette attitude rigide systématique ne tenant pas compte de la pathologie du patient ni de son histoire a conduit à des résistances rapides aux antibiotiques imposés, ce qu’on aurait pu rapidement imaginer sur une population large de nos grands hôpitaux. La réflexion là aussi doit être adaptée à chaque structure, à sa taille, aux pathologies. Les règles identiques imposées à tous au-delà de leur caractère autocrate,  ne marchent jamais.

Question 5 : D’autres points vous ont-ils parus aussi présenter un intérêt ?

Le chapitre sur l’utilisation des bactériophages est particulièrement intéressant. Cette pratique mise au point depuis plus d’un siècle est aujourd’hui abandonnée depuis l’ère des antibiotiques. Les résistances actuelles leur redonnent un regain d’intérêt mais il faut aller en Russie ou en Géorgie pour pouvoir en bénéficier. Bien que reconnue scientifiquement en France l’obtention « d’autorisation même temporaire d’utilisation » se heurte au véto administratif malgré les dossiers les mieux étayés. On peut supposer que le lobby des labos fabriquant les antibiotiques fortement onéreux voit arriver avec frayeur des traitements efficaces à 70 euros les six mois de traitement.

Question 6 : Que proposez-vous alors ?

Je propose de demander au ministère le même processus dérogatoire que celui qui permet aux thérapeutiques dites « innovantes » d’être administrées aux patients sur autorisation ministérielle après un simple dépôt de dossier tenant à prouver que « des études montreraient possiblement une efficacité importante pour les patients ». Ces molécules bénéficiant d’un remboursement à 100% de la sécurité sociale sur inscription d’une liste « en sus des GHM(*) » n’ont pas subi les étapes habituelles du circuit du médicament c'est-à-dire les phases 2 et 3.

Question 7 : Quels types de produits par exemple?

Les bactériophages pourraient être autorisés, - en attendant les résultats des essais thérapeutiques longs et couteux – dans le même cadre législatif au grand bénéfice des patients qui meurent trop souvent d’infection à pyocyanique ou staphylocoque doré résistant alors que cette technique aurait pu les sauver . En prime la sécurité sociale ferait  de larges économies et la résistance aux antibiotiques ne serait  pas  aggravée. Qu’attend-t-on, Mme le ministre ?

Question 8 : Lors de la dernière table ronde ont été abordées  les questions  relatives à la judiciarisation de la relation patient/praticien. Quels est selon vous le risque sous-jacent le plus important lié à la modification de cette relation?

Le risque le plus important est celui de la modification des pratiques médicales qui ne seront plus déterminées par la balance bénéfice-risque du malade mais par celle du risque assurantiel du praticien. Cette évolution très préoccupante est déjà très avancée aux Etats-Unis .On peut en citer trois exemples qui illustrent bien le propos : les fractures  de jambe, les tumeurs cérébrales malignes et les sarcomes des membres. Dans les trois cas la tendance est à l’orientation de l’acte médical dans le sens d’une protection accrue du praticien vis-à-vis d’une plainte potentielle de la part de son patient.

Question 9 : Le Président Obama a réussi à imposer  en 2011, aux  Etats-Unis,  le Sunshine Act. Cette disposition  impose la transparence totale des relations entre l’administration et  l’industrie pharmaceutique pour lutter contre la corruption et les conflits d’intérêt. En France, une loi similaire a été votée le 29 décembre 2011, que pouvons-nous dire la mise en œuvre de cette loi plus d’un an après son adoption ?

La loi initiée votée en France est satisfaisante. Mais les décrets d’application rédigés il y a deux mois par le ministère sous la pression du lobby des laboratoires (le LEEM) l’ont totalement vidée de sa substance en organisant de nouveau l’opacité sur les liens d’intérêts des experts : pas de base de données nominales des liens d’intérêts des experts, pas d’informations sur les sommes réellement touchées, interdiction de logiciels qui permettraient de les rechercher. De nouveau on se moque de la sécurité médicamenteuse...

Même l’ordre des médecins qui n’avait jusqu’ici pas été en pointe contre les conflits d’intérêts a protesté.  En vain.

Question 10 : Y a-t-il des points que vous auriez aimé voir abordés et développés et qui ne l’ont pas été ou insuffisamment ?

Le thème même des états généraux était la sécurité des patients. Il sera fondamental dans un prochain colloque d’aborder avec des intervenants libres de parole les méthodes et procédures utilisées dans nos hôpitaux à ce sujet et de se demander pourquoi les accidents se multiplient au lieu de diminuer malgré les efforts de tous , les sommes consacrées en particulier les postes budgétaires retirés du lit des patients au bénéfice des fonctions transversales le plus souvent de bonne volonté mais inefficaces parce que loin de la vraie vie.

Question 11 : « Le cancer un fléau qui rapporte (**) » vient de paraître vous en êtes l’auteur. Si vous deviez résumer d’une phrase  ce livre important, que diriez-vous ?

delepine 2.jpgCe livre expose l’organisation actuelle de la prise en charge des cancers en France depuis 2004, système autocratique qui bafoue deux principes essentiels : le malade a le libre choix de son médecin, celui-ci ne doit en aucun cas renoncer à son indépendance professionnelle. Ce travail démontre que malheureusement cette destruction de notre système de soins met en cause les bases mêmes de la sécurité sociale et se fait au bénéfice du capitalisme financier.

(*)Groupes Homogènes de Maladies

(**)"Le cancer, un fléau qui rapporte" de Nicole Delépine, (Michalon, 263 pages, 19 euros).

 
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