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10/09/2009

Ce sera 17 euros par tonne de CO2 rejetée

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Le chef de l'Etat vient d’annoncer que la taxe Carbonne  – Contribution Climat Energie (CEE) – sera introduite en France  "de manière progressive" dès 2010, rappelant que ce choix s’inscrit dans l’objectif de la France de diviser par 4 les émissions de CO2 du pays  d'ici à 2050, par rapport au niveau de 1990.

A l’occasion de cette annonce, Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour la création  d'une taxe carbone aux frontières de l'Union européenne, distincte de la taxe intérieure française.

La taxe Carbonne ne touchera pas l’électricité

Cette taxe concernera "le pétrole, le gaz et le charbon", et non l'électricité. Pour les entreprises Elle sera compensée par la suppression prochaine de la taxe professionnelle. Pour les particuliers, une baisse de l'impôt sur le revenu et le versement d'un chèque vert pour les foyers les plus modestes.

Une commission indépendante pour le suivi de la CEE

Le chef de l'Etat  a annoncé la création d'une commission indépendante, permanente, où siègeront,  experts et élus issus de l'opposition et de la majorité, pour assurer la transparence totale des opérations de compensation prévues. Nicolas Sarkozy a par ailleurs, promis "La taxe carbone n'amputera pas le pouvoir d'achat des Français".

Le débat médiatique sur la taxe carbone est donc désormais tranché. Les modalités de mise en application de cette taxe, qui suscite  une grande hostilité chez la majorité de Français, sont maintenant connues.

Que faut-il penser de cette taxe ?

La création d’un volet écologique de la fiscalité s’impose et la décision prise par le gouvernement et sa majorité a le mérite de  respecter l’engagement pris au moment de la signature du « Pacte Ecologique de Nicolas Hulot » par le candidat Nicolas Sarkozy en 2007.

Toutefois dans ses modalités l’opération est très nettement critiquable !

D’abord la question de la CEE aurait du faire l’objet d’un débat parlementaire et non d’une mise en scène médiatico-politique à coup de commission, de déclaration de premier ministre et autre expert de tout poil.

Pardon mais la ficelle est un peu grosse et si l’on avait eu l’envie de brouiller le paysage on ne s’y serait pas pris autrement : 34 € la tonne de CO2 rejetée pour Rocard, 14€ pour Fillon, enfin 17€ pour le Président. J’vous en mets pour combien m’sieur le contribuable !

Pourquoi 17€ et pas 14€ ? Quels sont les critères objectifs qui ont conduit à la décision du Chef de l’Etat ? Pourquoi pas 34€  comme le souhaitait Michel Rocard, ou 100€ comme le demandait Daniel Cohn-Bendit Invité de RTL ce jeudi matin ?

Il n’y a pas eu de débat parlementaire !

Pendant ce temps la représentation nationale ne fait pas son boulot, personne ne connaît vraiment les positions des leaders des grandes formations politiques ! Dans cette affaire pour la droite comme pour la gauche, l’enjeu était aussi de veiller à ne pas faire exploser la bipolarisation dans la quelle est installé le pays. 

Ensuite, si avec la taxe carbone on cherche à alléger la facture énergétique du pays, dans ces modalités d’application cette taxe, loin de favoriser le développement de technologies alternatives la CEE, est un formidable cadeau fait à EDF, à AREVA et à l’énergie nucléaire !

En effet la non application de la taxe carbone à l’électricité liée à la suppression de la Taxe professionnelle dont vont bénéficier, tant EDF que AREVA à un moment où ces deux entreprises cherchent par tous les moyens à renforcer leur fonds propres, va se solder par un bénéfice net de plusieurs centaines de millions d’euros.

 

Dans ces conditions, la présidente d’AREVA, Anne Lauvergeon,  peut tranquillement déclarer à Londres  devant un parterre d'industriels intéressés "L'énergie est un défi majeur de notre civilisation. (...) Ce n'est plus le moment de parler de la relance du nucléaire, maintenant il faut passer aux actes", et "nous devons construire des centrales et des infrastructures".

 

Christophe de Margerie de son côté qui travaille à une diversification de Total, l’entreprise qui engrange des milliards de bénéfices, en direction du nucléaire doit aussi se sentir pousser des ailes.

 

C’est dans un cadre fiscal global que cette taxe aurait du être décidée!

 

Enfin, cette taxe, encore une fois justifiée dans son principe, est fiscalement injuste dans ces modalités ! Pourquoi, parce qu’elle ne s’appliquera pas à tous les citoyens sans exception et parce que son impact n’est pas lié à la progressivité des revenus !

 

Il est, en effet,  prévu des compensations pour l’agriculture  pour l'agriculture, la pêche et les transports, qui sont les plus gros consommateurs d'énergie fossile. Est-il possible, dans la situation économique actuelle d’ajouter aux difficultés de ces trois secteurs ? C’est une autre question, mais l’égalité devant l’impôt est une règle républicaine auquel il est n’est pas normal de déroger !

 

Aucun dispositif n’est prévu pour permettre une juste proportionnalité de la Contribution Climat Energie aux revenus des citoyens. Cette taxe, encore une fois nécessaire, est, dans ces modalités, injuste pour une grande majorité de français, car elle pénalise indifféremment les gros revenus des familles riches et les revenus modestes des familles pauvres.

 

A vouloir mettre la charrue, de la fiscalité verte,  avant l’attelage des bœufs de la refonte globale de la  fiscalité, le Président de la République a pris le risque de mécontenter une forte majorité de l’opinion publique du pays  tout en ne se donnant pas les moyens de mettre en œuvre une politique adaptée aux réalités et aux besoins des temps actuels.

21:01 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : areva, edf, total, riches, pauvres, revenus, fiscalité, rocard, fillon, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

07/09/2009

François BAYROU : Le cap n’a pas changé seule la voilure est modifiée.

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Clôturant les travaux de  l’université de rentrée de son mouvement, qui s’est tenue ce week-end à La Grande-Motte, François Bayrou a levé le voile sur son plan de bataille en vue des élections de 2012. Pour lui  désormais ce n’est plus « Tout Sauf Sarkozy »  mais « Tous contre Sarkozy »

 

Offre publique de dialogue en direction du PS

 

 

Jusqu’aux européennes il a ferraillé seul contre tous et surtout contre le chef de l’Etat, entrainant son parti à devoir enregistrer une défaite électorale cuisante !

 

Le voilà revenu à la manœuvre, toujours candidat à la présidentielle de 2012, posant les bases  d’un plan tactique en vue de lui permettre d'être, au soir du premier tour, devant le candidat socialiste face à Nicolas Sarkozy.

 

Manip intelligente, il faut bien le reconnaître, mais ficelle un peu grosse tout de même que cette « offre publique de dialogue (…) à toutes les familles politiques qui veulent une alternance ». Cette opération de diversion a le mérite de confirmer et d’accentuer les lignes de fractures au PS !

 

627830_photo-1252082470305-1-0_150x113.jpgPEILLON et VALLS manifestent leur accord, l’un expliquant que François BAYROU est de gauche dès lors qu’il est dans l’opposition et l’autre se déclarant d'accord pour "dialoguer" afin de bâtir "un contrat de quinquennat, un contrat présidentiel" dans la perspective de 2012.

 

Benoît HAMON, proche de Martine AUBRY et porte parole du PS, est lui plus dubitatif. Sans repousser l’offre faite à son parti, il se contente de faire remarquer que le Modem siège au parlement européen dans un groupe - le groupe libéral – qui est favorable au  démentiellement des services publics.

 

François Bayrou va devoir donner des gages !

Manuel Valls lui a déjà tendu la perche en expliquant que conclure "un pacte de gouvernement des régions" serait "une bonne formule pour ne pas tromper les électeurs".

Lequel Bayrou lui a répondu par avance en précisant que l’accord régional sera discuté nationalement et rendu public au congrès programmatique de son parti qui se tiendra les 5 et 6 décembre à Arras.

Tout en voulant affirmer l’identité de son parti, François Bayrou vient de faire un pas à gauche et du coup s’est très clairement dans les partisans de la bipolarisation de la politique française : « Il y a deux camps, a-t-il indiqué. Il y a ceux qui signent pour que le régime actuel dure dix ans. Et il y a le camp de l’alternance. »

 

Finie la 3ème voie arbitre au centre et choisissant entre la gauche et la droite de gouvernement l’objectif est désormais d’être le premier à gauche pour affronter le candidat de l’autre bord.

 

Fini aussi le rêve d’un grand parti démocrate écologique humaniste et social incarnant la modernité, que souhaitent une très large partie des français et qui reste à construire.

 

Si François Bayrou se donne les moyens de tenter une opération de sauvetage de meubles après son échec aux européennes, il fait fi, en même temps, de tout ce qu’il pouvait y avoir de novateur dans la démarche qu’il a proposée au 1er tour de l’élection présidentielle passée.

 

Il faut désormais que les écologistes du Modem se positionnent.

 

corinne_lepage.jpgCorinne Lepage qui, dans un excellent article paru dans Marianne a déclaré, «  Le système droite-gauche est obsolète. Le vivre autrement doit se conjuguer avec le politique autrement» est la première concernée !

 

Elle qui, dans le même article, ajoutait «  La réalité est qu’il existe aujourd’hui deux manières de voir le monde. La première consiste à adapter à la marge (plus ou moins grande) le système actuel » …. « La seconde manière est celle du XXIe siècle. Elle repose sur l’acceptation de la finitude du monde qui exige de repenser en totalité nos modes de production et de consommation mais aussi notre comptabilité et notre organisation » peut-elle rester sans réagir ?

 

Peut-elle cautionner le nouveau positionnement de François Bayrou  qui, en réalité en proposant l’alternance, ne fait que proposer une nouvelle variante de la guerre interminables de productivistes contre  d’autre productivistes qui n’ont pour seul véritable horizon que le retour impossible du cycle infini de croissance?

 

Le choix est désormais entre Anciens et Modernes !

 

Oui nous pensons comme Corine Lepage que le choix, s’il reste binaire, n’est plus entre droite et gauche mais entre Anciens et Modernes. C’est pourquoi nous lui tendons la main pour construire non pas l’alternance à l’UMP mais autre chose.

 

Autre chose, pas une 3ème voie ! Un autre chemin, qui transcende à la fois la gauche et la droite sur lequel la famille écologiste doit se retrouver pour être résolument engagée face aux défis de notre temps !

 

21:53 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dialogue, modem, ps, ump, 2012, bayrou, peillon, lepage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

22/08/2009

Rassemblement des Ecologistes (2)

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 Devant plus de 1.500 militants, Daniel Cohn-Bendit a cassé un tabou en évoquant la possibilité « d'une éventuelle alliance de second tour avec le Mouvement démocrate (MoDem) » !

 

Au delà des obsessions présidentielles du patron du Modem, il y a dans ce mouvement des partisans sincères d’un changement réel de projet de société avec lesquels nous partageons l’idée qu’il faut construire un monde plus fraternel et plus écologiste. De cela personne ne peut douter, sauf à être de très mauvaise foi.

C’est pourquoi l’initiative du leader d’Europe Ecologie doit être saluée et encouragée. Elle constitue, incontestablement, un pas de plus en direction de tous ceux qui aujourd’hui pensent que la famille écologiste doit se retrouver unie à la même table pour partager les expériences et construire les bases d’un projet nouveau.

Depuis quand, d’ailleurs, ouvrir des discussions avec des démocrates  constituerait une action déshonorante ? Tous ceux qui s’y sont prêtés n’en sont pas morts au contraire.

Le Socialisme et le Libéralisme, la terre n’en peut plus, les habitants de la terre n’en veulent plus ! La voie est désormais ouverte pour aller vers une transformation de nos modes de vie !

Qui mieux que des Ecologistes peuvent porter ce projet de transformation ?

Après les annonces, le chemin reste à parcourir. C’est évident !

La question du nucléaire, par exemple, est un point dur sur lequel le Modem devra se positionner sans ambigüité!

Autre sujet de débat, pourquoi une alliance de second tour et non pas, dès le 1er tour, une Alliance sur un projet lisible? C’est une question de confiance dans notre capacité à convaincre et à rallier.

Rassemblé et Unis nous seront plus forts ! Rassemblé et Unis dès le départ nous le serons encore plus !

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En attendant, sauf imprévu de dernière minute la présidente de Cap21, Corinne Lepage et la cheville ouvrière d’Europe Ecologie, Gabriel Cohn-Bendit, seront reçus aux Universités d’Eté de l’Alliance Ecologiste Indépendante qui se tiendront, les 12 et 13 septembre, à Paris.  

 

18:02 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rassemblement, écologiste, lepage, cohn-bendit, nucléaire, alliance | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Croissance, Croissance, Croissance!

C’est898521-1062172.jpg reparti chaque éditorialiste économique n’a plus que ce mot la à la plume ou à la bouche selon qu’il écrit ou qu’il parle. La croissance, comme Mathilde, est revenue ! C’est magique, on va repartir comme avant ! Avant la crise ?

Bien sur les plans de relance ont aidé, mais aidé à quoi ? A tenir à bout de bras un système plombé, imposé par une clique de banquiers voraces et cyniques qui se moquent comme de leur première OPA par eux financée.

Quelle croissance ?

L'Allemagne et la France "renouent avec la croissance", indique ce matin un article dans La Tribune ! Quelle croissance, où sont les nouveaux emplois ? Pourquoi alors n'embauche-t-on pas plus  pour répondre à la demande de ce nouveau bonheur?

Pourquoi et comment comprendre cette hécatombe de suppression d’emploi ? Si tout va bien madame la Marquise pourquoi une telle violence dans la résolution des conflits sociaux ?

Chantage à la pollution d’une rivière

 « 15 000 €, sinon ça coule. » La menace est claire et nette. Dans l'usine de transport Serta située sur la zone d'activités des Portes de l'Ouest, à La Vaupalière, près de Rouen, les salariés-grévistes ont préparés des fûts d'huile et deux bidons de dodécylphénol, un puissant toxique pour le milieu aquatique. Ils menacent d’en déverser 8000 litres dans des canalisations du réseau d'évacuation de pluie qui se déversent dans le Cailly si la direction de l’entreprise ne leur verse pas  15 000 € de prime de départ.

Les salariés en sont au point de refuser que leur entreprise, actuellement au bord de la liquidation, soit reprise. Ils préfèrent prendre 15000€ et s’en aller.

Tout dans ce dossier est scandaleux  les plans de restructuration à répétitions, l’incapacité des dirigeants à désamorcer le conflit, le chantage inadmissible des salariés qui s’en prenne à la rivière qui elle ni est pour rien !

Il est vrai que le chantage à la pollution ou à l’explosion est devenu un moyen « normal » de négocier. Les politiques pour acheter la paix sociale payent !

Vous avez dit croissance ?

Vous avez dit croissance ? Oui croissance du bor…l à la rentrée !

Vous avez dit croissance ! Oui croissance  des Impôts, des tarifs EDF, de l’essence et des prix dans les super marchés….

Pour le reste les promesses n’engagent que ceux qui croient les boniments des complices du système.

Faire croire au veau d’or de la croissance, même verte, est un mensonge qui tôt ou tard explosera à la figure de ses thuriféraires, comme toutes les bulles – internet, immobilière, financière –, nous ont pétés au nez  ces dernières années !

12:43 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croissance, banquiers, chômage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

06/08/2009

1 Milliard pour les spéculateurs

La BNP vient d’annoncer sa décision de  provisionner 1 milliard d’euros pour, l'an prochain,  servir des primes à ses traders. Cette annonce suscite de nombreuses réactions pas toujours amicales et pour cause. Les pratiques actuelles des banques sont outrageusement  scandaleuses et indécentes. Plus grave elles constituent une menace pour la paix sociale.

 

Face à la montée de l’indignation générale, la banque explique benoitement qu’en la matière elle ne fait qu’appliquer « scrupuleusement » les règles qui ont été établies par le récent G20 de Londres. Chacun aura bien compris que le G20 c’est comme le chantaient les Poppys dans les années 70 : « Non, non, rien n’a changé ! Tout, tout a continué ! Hey hey….. !

 

Faut-il s’en étonner ? Bien évidemment que non ! En régime d’économie libérale, c’est toujours le pouvoir économique qui commande et jamais le pouvoir politique, surtout lorsque que le peuple est censé en détenir les leviers !

 

D’ailleurs la BNP explique indirectement mais très clairement que les règles du G20 c’est du pipeau : « beaucoup de nos concurrents, notamment aux Etats-Unis, ne les appliquent pas encore », s’inquiète la pauvrette.

 

Fortis la banque des clients fortunés

 

735721.jpgLes comptes BNP Paribas font apparaître un résultat avant impôt de 1,145 milliard d'euros. C’est le  double de ce qui a été constaté par rapport à la même période de l'an dernier. Au deuxième trimestre grâce à ses activités de marché, autant dire grâce à la spéculation dont on sait qu’elle est repartie de plus belle sur le pétrole en particulier,  et grâce à une remontée positive de BNP PARIBAS FORTIS, la banque a enregistré un bénéfice de 1,604 milliard d'euros, en hausse de 6,6%.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas Fortis, il est bon de savoir qu’il s’agit de la « Banque d’un monde qui change » qui assure des « services de pointe pour des clients fortunés », et propose « une offre intégrée à l’échelle internationale coordonnée par un interlocuteur unique » ! On peut ne pas en rire, on peut même se dire que c’est indécent !

 

Non le G20 n’a pas établi de règles

 

Il est abusif, comme l’indique la BNP,  de dire que le G20 d’avril a établi de vraies règles concernant les bonus. Cette question devrait être examinée au mois de septembre lors du G20 qui se tiendra cette fois à Pittsburg.  Un coup chez les anglais, un coup chez les américains, et vive le libéralisme anglo-saxon !

 

Par contre la question peut se poser : la BNP ne profite –elle pas tout simplement de la période estivale et des grandes chaleurs pour anticiper sur des décisions déjà prises ? Il n’y a pas de petites économies, tout ce qui est pris n’est plus à prendre ! Les Chefs d’états quant à eux n’auront  plus, à Pittsburg, qu’à apporter leurs commentaires rassurants et enthousiastes en direction de leurs opinions publiques !

 

Attention, danger !

 

A ce rythme la mauvaise comédie pourrait bien finir par tourner à la tragédie car pendant que les traders et les banquiers s’empiffrent, de plus en plus de gens s’appauvrissent au Sud mais également au Nord !

 

Tôt ou tard, chez nous comme ailleurs,  il y a fort à parier que les Français ne vont plus se satisfaire encore bien longtemps de propos comme ceux prononcés par le ministre de l'Economie, Christine Lagarde, qui s’est indignée et a  qualifié, fort justement, de "honte absolue" le retour des "vieilles pratiques".

 

Ce que veulent les Français, qui dans leur grande majorité adhèrent aux propos de leur ministre, c’est qu’enfin les bonnes intentions  se traduisent par des actes forts !

 

La BNP qui, il y a peine quelques mois a reçu des aides de l'Etat qui se chiffrent en milliards d’euros, affiche aujourd’hui sans vergogne  des résultats somptueux et sert des salaires indécents à ses traders !

 

La question peut se poser d’ailleurs de la qualité et de la sincérité de ces annonces. Ne masquent-elles pas en fait une opération orchestrée par quelques initiés, pour faire grimper artificiellement le cours des actions de la banque  à des fins que l’on ne voudrait pas imaginer ?

 

La grogne gagne du terrain

 

delacroix-liberty.jpgQuoi qu’il en soit, la grogne gagne du terrain. Les producteurs de fruits et légumes, pour ne citer qu’eux, dont Bruxelles exige aujourd’hui  qu’ils  remboursent des aides de l’état français reçues entre 1992 et 2002 vont-ils longtemps encore accepter une telle arrogance et un tel traitement de faveur en direction d’institution qui chaque jour les étranglent un peu plus à coup d’agios « assassins ».

 

Combien de dirigeants de PME, de petits commerçants ou d’artisans pourraient à bon droit se révolter  de voir avec quelle facilité les banques se refont une santé sur le dos des plus touchés par la crise des restructurations et des licenciements, avec l’assentiment et le soutien des puissants?

 

Combien de retraités qui ont vu leur pension augmenter de 1% en avril 2009, soit une augmentation de moins de 1% pour une année pleine, peuvent accepter sans rien dire de voir BNP afficher un bénéfice net de +6%?

 

Il faut tranquillement comparer au bonus de 1 milliard provisionner pour les traders spéculateurs de la BNP, le bonus global de 500 millions d’euros obtenu après 1 mois de grève  et de menaces par les 366  salariés de Fabris pour qu’ils quittent leur usine sans espoir de retour !

 

Il n’y a pas photo ! Dans un cas c’est : 1 milliard et on continue la fête. Dans l’autre c’est 500 millions  pour s’écraser dégager et se chercher un nouveau taf ! Pas besoin d’être grand clerc pour se dire que la période qui vient risque, si l’on n’y prenait pas garde, d’être très, très chaude !

11:38 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bnp, fortis, danger, rire, fortunés | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

22/07/2009

Parti socialiste

Parti d’opposition ou parti en décomposition ?DSK.jpg

Le parti de Jaurès est à l’agonie ! Les socialistes, pas tous, ont sorti les dagues et s’affrontent sans ménagements !

De quoi s’agit-il ? D’un débat majeur pour définir une ligne adaptée aux enjeux nationaux et internationaux que la crise impose avec chaque jour plus de force ? S’agit-il de construire une proposition crédible d’alternance en vue des prochaines échéances régionales et présidentielles ?

Non ils se déchirent et déchirent le parti de Jaurès pour s’assurer demain d’être en position de gagner le pouvoir afin de pratiquer la continuité dans le changement ! Comme François Bayrou ! C’est leur seul horizon !

Il est vrai que face à l’actuelle majorité présidentielle les espaces sont largement et habillement occupés. Plus social-démocrate que moi tu meurs pourrait tranquillement dirent à la fois le Président Nicolas Sarkozy et le premier Ministre François FILLON !

Incapables d’oser proposer une ligne de rupture avec le modèle productiviste et libéral-financier qu’ils ont adopté en 1983 depuis le remplacement de Pierre Mauroy par Laurent Fabius à la tête du gouvernement de la France, les socialistes n’ont plus comme seule issue pour se départager la bagarre généralisée entre eux.

Le cartel des égos qu’est devenu le PS, à défaut de s’opposer au système qui conduit le monde à une triple crise – écologique, sociale et économique – est en train de se décomposer !

Certains dans le lot auraient pourtant la capacité intellectuelle et la compétence pour penser les voies et moyens d’une approche politique de gouvernance humaniste écologiste et fraternelle dont le monde a tant besoin.

Ils pourraient tenter, avec d’autres, ceux de leur bord et ceux de l’autre bord, de lancer les pistes pour construire, sans préalable idéologique ou partisan, une pensée politique moderne qui puisse redonner de l’espoir et un peu de foi dans le futur, comme le firent à leur époque les « grands » hommes politiques des Lumières.

Oui les Lumières ! Ce mouvement de pensée qui s’est développé dans l’Europe entière autour des thèmes si actuels, celui du retour à la nature et celui de la recherche du bonheur celui de l’émancipation et de la souveraineté du peuple. Cette époque extraordinaire, confrontée aux affres d’un système en fin de parcours, a eu ses Grands Hommes qui ont su donné au monde une nouvelle vision de la vie !

 

Notre époque réclame en urgence une nouvelle révolution des lumières, adaptées aux impératifs de notre temps, pour sortir du marasme où nous ont conduits l’argent roi et les traders dorés incontrôlés de la finance internationale qui ne demandent qu’à continuer sur les voies tracées par tous  les assoiffés, sans scrupules, de fric, de gloire et de pouvoir.

 

Alors bien sur n’est pas Condorcet, l’Abbé Grégoire, l’Abbé Sieyès, Pasquale Paoli ou Mirabeau qui veut, mais tout de même ! Ceux-là se sont battus, pas pour eux-mêmes ou leur carrière, mais pour faire vivre un idéal et des idées nouvelles. Ils ont mis leur vie au service de la Nation.

 

Oh, nous n’en demandons pas tant aux socialistes, mais franchement qu’en est-il aujourd’hui de ceux qui, dans cette affaire s’étripent ou de ceux qui se cachent pour ne pas s’étriper alors qu’ils en meurent d’envie ?

 

Suivez mon regard, voyez comme il est étrangement silencieux, en ce moment, le plus jeune premier ministre que Mitterrand a donné au pays, celui qui voulait en 1990 faire du PS le premier parti écologiste de France !

 

Où sont, au PS, les idées pour construire un monde meilleur, une Europe sans ex premier ministre anglais comme futur président de l’Union, une opposition crédible comme il sied à toute démocratie?

 

Mis à part l’idée d’organiser des primaires pour désigner celui qui, à gauche, sera sensé battre Nicolas Sarkozy en 2012, il n’y a rien de neuf ! Qui plus est cette idée est datée ! Charles Pasqua en avait déjà fait un cheval de bataille au moment de s’attaquer en 1995 au candidat Jospin ! Il y a 14 ans de cela !

 

Les seuls qui dans ce parti ont eu à dire face à la crise, se sont avec courage  positionnés, ils ont quitté le bateau tant la coque est vide !

 

Jean-Luc Mélenchon, Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean-Marie Bocquel, Jean-Pierre Jouyet  ……. Ceux-là méritent notre respect et notre considération ! Pour le reste, le PS est en décomposition qu’il se décompose et bon débarras ! Tans pis pour Manuel Valls qui fait ce qu’il peut.

 

Alain, le philosophe radical, se plaisait à dire que : « le printemps a toujours le même hiver à vaincre ». C’est l’hiver au PS et le printemps n’est pas pour demain, ni même pour après demain !

 

Pour l’instant la liquéfaction fait son œuvre, les gros poissons ne sont pas sortis de leur silence, Fabius, Strauss Kahn et Lamy sont aux aguets bien au chaud !

 

Pour eux il s’agit de ne prendre aucun risque ! Juste quelques sorties, une motion de censure par ici à l’Assemblée Nationale, une remarque par là depuis le siège du FMI…… mais rien qui véritablement n’engage et donne à voir et à changer !

Tout au plus  un peu de bruit pour ne pas se faire oublier ! Ils savent qu’un congrès au PS se gagne à gauche, quitte après à « changer d’avis une fois revenu au pouvoir », la continuité sans le changement quoi.

Il n’y a rien à attendre de ce monde là qui porte en lui la décomposition qui nous conduit droit à la montée des extrêmes! En tout état de cause qu’ils ne comptent pas sur nous pour participer à leurs tentatives pour déstabiliser une majorité qui, si elle ne nous donne pas satisfaction dans tous les domaines, a au moins le mérite d’être aux manettes et de se colleter aux difficultés

21/07/2009

AIX en PROVENCE

6094632.jpgAix en Provence reste de peu à droite !

Avec un peu moins de 200 voix  de plus que son concurrent socialiste, Maryse Joissains-Masini sort victorieuse du 2ème tour de l’élection municipale provoquée à la suite de l’invalidation, par le Conseil d’Etat, de l’élection de 2008. Elle recueille 19484 suffrages (50.39%) contre 19178 (49.60%) socialiste

 

Une forte poussée de la mobilisation, entre les deux tours – près de 4500 voix -, permet donc à la majorité présidentielle de garder la Mairie de la 2ème ville du département des Bouches du Rhône.

 

Maryse Joissains-Masini, maire sortante, a gagné face à une opposition qui allait du NPA de Besancenot au Modem de François Bayrou en passant par le bloc de l’ex-gauche plurielle PS/Verts/PCF.

 

Les Aixois doivent se féliciter de voir que la stratégie mise en œuvre par la collection des oppositions réunies sous la bannière du tout sauf « Joissains-Masini » n’ait pas abouti. En effet chacun peut s’interroger sur la cohérence des décisions politiques de gestion au quotidien de la Ville d’une équipe dont les options idéologiques partisanes sont aussi éloignées.

 

Mauvais perdant, calquant sa démarche sur celle de son leader Laurent Fabius, l’homme à la motion de censure inutile, le candidat socialiste à la Mairie d’Aix annonce qu’il va encore déposer un recours, espérant ainsi faire tomber son adversaire victorieux lors d’une nouvelle élection partielle.

 

Tout ceci est loin des enjeux futurs, les prochaines élections pour la direction des Régions de notre pays, et ne présente qu’un très petit intérêt au regard des enjeux économiques, sociaux et écologiques dont il sera question en 2010.

 

Ce qui vaut pour la Ville d’Aix en Provence vaut pour les prochaines élections Régionales. La très courte victoire de Maryse Joissains-Masini montre qu’il est envisageable de faire basculer un certain nombre des 21 Régions actuellement détenues par le bloc Vert/PS/PCF !

 

Dans cette élection aixoise les Mouvements Indépendants Ecologistes ou Centristes n’étaient pas présents.

 

Il est fort à parier qu’ils seront de la partie  qui se jouera en 2010 et qu’ils se présenteront unis devant les électeurs, dotés d’un programme solide pour des Régions modernes, vivantes, dynamiques et  soucieuses de préserver leur identité ainsi que leur patrimoine  naturel.

 

Les marges de manœuvre pour les 2 camps, l’UMP et le bloc Vert/PS/PCF,   sont étroites, les réserves de voix étant particulièrement faibles de chaque côté, l’issue du prochain scrutin est sans doute encore incertaine.

 

Pour l’UMP, en Haute-Normandie, le pari est assurément gagnable, tant dans cette région la majorité en place y pratique une politique pâlotte et  peu ambitieuse au regard des forts potentiels sur les quels elle pourrait s’appuyer! On ne peut pas tailler à Laurent Fabius un fief sur mesure et en même temps avoir une grande ambition pour la Région

 

L’heure est donc aux rencontres exploratoires,  aux évaluations des risques d’échecs, à la mise en œuvre d’orientations programmatiques en vue de dégager les cohérences nécessaires à la bonne gouvernance de la Normandie.

 

L’indépendance n’est pas l’isolement, le dialogue n’est pas la soumission. L’alliance Ecologiste Indépendante sera, dans la période qui s’ouvre, attentive à faire en sorte que puissent être réunies les conditions d’un partenariat constructif et solide dans l’intérêt de la Haut-Normands

 

 

19:08 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fabius, ump, gauche plurielle, verts, modem | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

19/07/2009

Bouclier fiscal, ISF!

Pour une réforme globale et profonde de la Fiscalité !

Si l’idée de plafonner l’impôt sur les revenus à 50% (Impôts sur le Revenu, C.S.G., I.S.F., impôts locaux) pour corriger les effets de l’ISF peut être en soi acceptable, en revanche, ce qui l’est moins c’est que ce plafonnement conduise à des injustices.

 

Pour être efficace et accepté, l’impôt doit être juste et son application lisible par tous! Hors ce n’est pas le cas aujourd’hui avec le bouclier fiscal. On peut imaginer que cela le sera encore moins demain, lorsque divers aménagements d’application viendront alourdir le système.

 

En l’état actuel de la législation, l’assiette retenue pour ouvrir le droit à restitution fiscale  n’est pas le revenu brut mais le revenu net.

 

Plus précisément le revenu pris en compte pour déterminer l’éligibilité d’un contribuable au plafonnement de son impôt est celui calculé après déduction d’un certain nombre d’éléments compris dans la « nomenclature des charges liées aux niches fiscales » - déficits fonciers, défiscalisations ultramarines, dispositif « Malraux », location meublée, régime des monuments historiques – auxquelles viennent s’ajouter la part déductible de la C.S.G, l’épargne retraite, ainsi que les abattements de 40% sur les dividendes perçus et retenues à la source sur les indemnités des élus locaux.

 

Conséquences, le bouclier fiscal est ni plus ni moins un nouveau moyen donné aux plus « fortunés » de bénéficier d’une défiscalisation optimale. Dit en langage de la rue « plus tu touches plus tu touches ».

 

Car enfin qui sont ceux qui peuvent bénéficier des « niches fiscales », sinon ceux qui, précisément, ont les moyens de se les offrir.

 

Posons-nous la question suivante pour demain, s’il fallait, ce n’est qu’une hypothèse d’école, chacun le comprend bien évidemment, lever un impôt nouveau pour payer le prix de la crise: qui en supporterait la charge ?

La perversité du système actuel dit « bouclier fiscal » fait que seuls les moins pourvus y seraient cette fois les « heureux » appelés!

 

Tout cela n’est pas acceptable dans notre pays où selon la constitution,  est assurée « l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction…. »

 

Lorsqu’une loi est mauvaise, fût-elle bonne dans ses intentions, il faut avoir la sagesse d’y revenir. Peut-être le temps est-il tout simplement venu d’engager une réforme globale et profonde de la Fiscalité dans notre pays? 

 

Si l’impôt sur la fortune (ISF), parce qu’il est arbitraire, idéologique, source de délocalisation de résidence, doit être supprimé faisons le !

 

Il n’est pas illogique, d’un point de vue de la justice et de la morale, de vouloir faire contribuer les riches plus que les pauvres ! Non pas parce qu’ils sont riches, mais tout simplement parce leur situation, en République, conduit à ce qu’ils soient les premiers sollicités.

 

Pourquoi ? Ce n’est pas être gauchiste de le dire, parce que tout simplement la Nation les portent et leur permet d’exercer un réel pouvoir sur leur destin ce qui n’est pas le cas pour une large majorité de nos concitoyens !

 

Alors créons une tranche supplémentaire d’Impôt sur le revenu  en remplacement de l’ISF et du Bouclier fiscal et profitons dans la foulée pour penser une fiscalité globale moderne, juste et adaptée aux exigences du futur !

 

Ainsi, il serait mis fin aux polémiques récurrentes et stériles concernant les deux « machins » fiscaux que sont  l’ISF (impôt de gauche) et le Bouclier fiscal (cadeau de droite, c’est Laurent Fabius qui le dit !) qui ne font que dresser les uns contre les autres les Français, et n’arment pas le pays pour affronter les conséquences de la crise qui n’en finit pas, jour après jour, de peser sur l’économie nationale et de miner notre système de protection social .

 

18:09 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bouclier fiscal, isf, riches, égalité, loi, tranche, impôt | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

15/07/2009

Violences Urbaines

53911_voitures-brulees-une.jpgManifestants contre force de l’ordre, ce n’est pas tenable !

Un barrage de gendarmerie a tourné au drame vendredi soir sur la départementale 313 entre Saint-Pierre et Andé près de Louviers !

Selon les autorités de gendarmerie, un quad a « forcé le barrage » et un « gendarme a été percuté »  par une mini-moto, dont le conducteur déséquilibré, un jeune homme de 18 ans, a chuté et a heurté une clôture de ciment.

 

Une enquête a été confiée à la gendarmerie de Rouen pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Le décès du jeune homme, intervenu peu après, a provoqué une montée rapide de tension qui a dégénéré après que des proches aient accusés les gendarmes d’avoir commis une bavure.

Des dégradations volontaires par incendie sur un bâtiment de la gare et la façade de la mairie ont été perpétrées dans la commune de  Saint-Pierre-du-Vauvray ainsi qu’à la gendarmerie de Louviers par des jeunes « en colère envers la gendarmerie et les institutions en général »

A Louviers, devant la gendarmerie, deux véhicules civils ont été incendiés et deux autres véhicules détruits.

Les auteurs des faits n’ont pas été appréhendés, une enquête est ouverte pour les retrouver. Quatre-vingt gendarmes ont été envoyés dans le secteur pour faire face aux affrontements.

Cette affaire, ressemble à celle de novembre 2007, en région parisienne - à Villiers-le-Bel - où la mort de deux jeunes garçons qui avaient percuté une voiture de police avait été suivie de violents affrontements pendant plusieurs nuits, après que des proches aient crié « à la bavure policière ».

Plus globalement il faut constater que la délinquance est à nouveau à la hausse et que dans les  quartiers dits sensibles l’on assiste à un regain évident de tension urbaine.

Dans ce contexte  la distance entre  manifestants provocateurs et forces de l’ordre en service se réduit au point de dégénérer en affrontements dont la responsabilité est systématiquement imputée aux méthodes policières dont il serait  faux de nier qu’elles se sont durcies ces dernières années.

Pour autant et le témoignage de Florian Meyer, 26 ans, animateur de la section des Jeunesses communistes à Montreuil qui a participé à la manifestation du 13 juillet, est éclairant.

Parlant des squatters  de l’ancienne clinique il a déclaré : « Je ne suis pas forcément d'accord, à titre personnel, avec leurs méthodes. Ils s'opposent systématiquement aux autorités et ne veulent ni négocier, ni participer à aucun processus politique »

Les Trois cent dix-sept voitures qui ont été brûlées, dans la nuit du 13 au 14 juillet, ne relèvent pas d’actions liées aux méthodes de la Police elles sont le fait de délinquants qui ont choisi délibérément de « se mettre en dehors des clous de la République ».

Les violences urbaines sont à nouveaux en hausse en 2009 c’est une réalité dont il conviendrait que les responsables politiques se saisissent sans arrière pensées électoralistes.

Lorsque des bâtiments publics sont dégradés c’est l’argent du citoyen-contribuable qui est jeté par la fenêtre, lorsque des voitures sont brûlées c’est l’argent du citoyen-consommateur qui est perdu et les tarifs des assurances qui augmentent.

Cela n’est pas tolérable !

Comme n’est pas tolérable l’attitude du Maire de Montreuil, qui, s’exprimant à propos des affrontements qui se sont déroulés dans sa commune, dénonce« une démonstration de force totalement inutile », tout en admettant  «que certains manifestants étaient venus avec l'envie d'en découdre».  

Alors même  que, selon elle,  la manifestation en question ne pouvait pas «être considérée comme explicitement autorisée» elle a ajouté «à ma connaissance, elle n'était pas non plus interdite, donc la liberté de manifester son opinion devait être respectée».

Ces propos venant du 1er magistrat de la Ville de Montreuil, qui dans ses fonctions représente dans sa commune le préfet donc l’état, ne sont pas responsables car ils tendent à justifier à priori l’affrontement et la revendication avant le dialogue.

Il ne saurait y avoir les bons manifestants d’un côté et les méchantes forces de l’ordre de l’autre ! L’ordre républicain est la garantie pour les citoyens de la paix civile. Les forces de gendarmerie et de police ont mission d’en assurer le maintien.

Si des actes contraires à la déontologie sont commis il revient évidemment de diligenter toutes les enquêtes et à la justice de trancher.

Dans tous les cas au moment de tensions grandissantes dans les quartiers sensibles, c’est donner un mauvais signal aux fauteurs de troubles que de leur faire croire qu’ils bénéficient d’un préjugé favorable dans leur affrontement avec les forces de l’Ordre. 

 

11:23 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : république, force de l'ordre, montreuil, manifestants, gendarmerie, louviers | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

09/07/2009

EDF Pierre GADONNEIX

Hausse des tarifs de 20 % ?

De source AFP l’on apprend que le PDG d’EDF, Pierre Gadonneix, souhaite une hausse de 20% des tarifs d'électricité pour que le groupe cesse de s'endetter.

 

EDF s'est, en effet, très lourdement endettée pour financer ses investissements et acquisitions d’entreprises sur le marché mondial du nucléaire. Du coup, son endettement a explosé de 50 % pour atteindre 24,5 milliards d'euros en 2008.

Pour faire bonne figure et faire mieux passer la pilule, il indique, patelin, que cette hausse   peut s'étaler sur trois ans mais, se faisant aussitôt menaçant, il ajoute : "Si nos tarifs n'augmentent pas, l'an prochain EDF réduit ses investissements".

"Si, depuis vingt-cinq ans le prix de l'électricité avait suivi l’inflation, il serait 40% plus cher", affirme sans moufter le patron du nucléaire français

Faut-il indiquer à Pierre Gadonneix que si les salaires et les retraites avaient été indexés sur le cours du pétrole ou de l’€, le pouvoir d’achat des Français ne serait pas aussi malmené. Pour le moment nos concitoyens font face sans trop broncher! Vont-ils continuer encore longtemps ?

Faut-il rappeler au Président d'EDF qu'il vient de lever un emprunt de près de 3 milliards € pour financer ses futurs investissements dans le nucléaire notamment.

 

Pierre Gadonneix menace, il veut réduire ses investissements, nous lui disons : pas de problème ! Commencez donc par annuler la réalisation de l'EPR de Penly en Haute-Normandie. La France est excédentaire en production d'électricité, ce réacteur supplémentaire est inutile.

 

Le patron d’EDF cherche de l’argent? Qu’il améliore les marges d’autofinancement de son entreprise !

 

Il lui suffit par exemple de supprimer la ligne de son budget consacrée à la communication qui vise à faire croire au grand public qu’EDF travaille à la mise en œuvre d’un programme de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.

 

« Publicité mensongère » ! La seule énergie renouvelable, compatible EDF, utilisée sans modération dans l’entreprise, est celle que ses dirigeants consacrent, depuis tant d’années, à rendre opaque la politique qu’ils mènent pour développer le nucléaire  dans notre pays.

 

Si comme nous l’explique Pierre Gadonneix «tous les clignotants d'EDF sont au vert », pourquoi cette course à l’endettement ? 

 

Pourquoi cette frénésie d’investissements, alors que semble-t’il EDF n’a pas les moyens de les financer sur fonds propres ?

Pourquoi lever un emprunt public et dans le même temps demander une hausse des tarifs ?  Pour payer le creusement de pertes liées au retard dans la réalisation des chantiers EPR dont la technique n’est pour l’instant pas totalement au point ?

 

Quoi qu’en dise Pierre Gadonneix la confiance des français dans la gestion d’EDF  n’est pas acquise loin de là !

 

De nombreuses questions se posent. Parmi les plus immédiatement importantes  il faut en citer quelques-unes pour lesquelles des réponses urgentes doivent être apportées, parce qu’elles conditionnent directement les résultats futurs d’EDF donc de sa stratégie de développement!

 

Les retards de livraison du chantier EPR : combien coûteront finalement ceux du chantier en Finlande ? Une évaluation sérieuse a-t-elle été menée ?

 

La maîtrise technique des réacteurs EPR : est-elle véritablement acquise ou convient-il désormais de prévoir des aménagements techniques, notamment au plan de la sécurité, qui  alourdiront le coût final des chantiers en cours, réduisant d’autant la capacité d’auto financement du compte d’exploitation d’EDF?

 

L’ancienneté du parc nucléaire : les 58 réacteurs nucléaires arrivent en fin de vie en fin de vie,  le coût de leur démantèlement a-t-il été provisionné à hauteur suffisante ? A-t-il même fait l’objet d’une évaluation ?

 

Question subsidiaire : Cette demande d’augmentation des tarifs ne résulte-telle pas d’un choix tactique, faire financer la croissance externe de l’entreprise à travers une augmentation massive des tarifs sur le marché intérieur ?

 

Ce moyen a déjà été utilisée en son temps par les majors françaises de l’eau qui à travers l’investissement des collectivités locales ont fait supporter au contribuable ou au consommateur, l’essentiel du financement de leur développement à l’export.

 

Ce qui a pu fonctionner en période de vaches grasses ne saurait aujourd’hui être accepté sans mot dire  et sans que Pierre Gadonneix ne sorte de l’opacité dans laquelle il essaye de nous maintenir!

 

Ce que les Français attendent aujourd’hui se résume à une phrase une seule !

 

Moins de communication pipeau dans une revue people, à la façon Jean-Marie Messier – ex PDG paillette  de VIVENDI – Plus d’information documentée et éclairée à la représentation nationale et aux citoyens.

 

La crise mondiale  a révélé  combien la finance mondialisée, faute de contrôle, s’est laissé aller aux pires excès que permet l’opacité lorsqu’elle est érigée en principe de management. « Surtout ne le dites à personne » conseillait Madoff à ceux qu’il plumait. 

 

La transparence n’est pas  le point fort de la maison Electricité de France.

 

A l’heure où Pierre Gadonneix nous lâche « son poulet »,  le moment est venu pour le gouvernement d’exiger du patron d’EDF qu’il rende compte de la situation réelle de la société dont il est le dirigeant en respectant rigoureusement les règles démocratique de transparence, de rigueur et de sincérité.

 

16:48 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation, tarifs, nucléaire, rigueur, investissemnts emprunt | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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