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14/08/2010

Nucléaire: Il faut un référendum

Le Président de la République vient de se fendre d’une nouvelle annonce. Le sujet cette fois est le nucléaire. S’appuyant sur le rapport Roussely, il vient, au cours d’un « conseil de politique nucléaire » de désigner EDF « chef de file du nucléaire civil en France et à l’exportation ». L’opération prévoit la mise en place d’un accord industriel stratégique de partenariat EDF/AREVA, adossé à une prise de participation d’EDF au capital du concepteur de l’EPR.

Si le PDG d’EDF semble partant pour entrer au capital d’Areva et convoler en noces atomiques « forcées » avec AREVA, il prend la précaution d’y mettre une réserve : connaître l’évaluation à venir du groupe dont le directoire est présidé par l’ancien sherpa socialiste de François Mitterand. De son côté Anne Lauvergeon, loin de manifester un enthousiasme débordant, poursuit ses investigations avec d’autres partenaires industriels. Peu importe le Président, fidèle à lui-même s’est prononcé.

En la matière il faut observer que le Chef de l’Etat s’est contenté de se prononcer sur un choix banal que n’importe quel industriel, certes de taille mondiale – les deux groupes concernés comptent parmi les géants mondiaux de l’industrie nucléaire civile internationale – aurait imaginé à la suite du flop retentissant, en décembre 2009, de l’offre française pour la construction de quatre réacteurs d’une puissance unitaire de 1400mégawatts à Abu Dhabi, face à un consortium sud-coréen.

Légitimement les Français s’interrogent : est-il du rôle du Président de la République d’aller se mêler de questions pour lesquelles la France dispose d’un vivier de compétences que de nombreux pays nous envient?

La réponse pour le Comité National de l’Alliance Ecologiste Indépendante est clairement et sans appel, Non.

Il y avait mieux à faire à partir du Rapport Roussely dont en passant il faut rappeler que seule une synthèse a été rendue publique le 27 juillet, la version complète étant, on se demande bien pourquoi, classée secret défense. Le Président de la République et son Conseil de Politique Nucléaire auraient été mieux inspirés en choisissant de s’attaquer aux problèmes de fond soulevés par ce rapport, au lieu de poursuivre la fuite en avant du tout nucléaire énergétique, désormais soumis à des impératifs commerciaux pour lequel il n’est pas fait.

Que dit ce rapport, tout au moins ce que l’on veut bien nous en communiquer?

D’abord que l’EPR est le « produit cœur, voir unique pour le moment de notre industrie nucléaire ». Ceci n’est pas une bonne nouvelle, car ce produit unique soufre, selon le rapport d’un défaut majeur de conception : « la complexité de l’EPR résultant des choix de conception, notamment du niveau de puissance, de l’enceinte, du récupérateur de corium, et de la redondance des systèmes de sécurité est certainement un handicap pour sa réalisation et donc ses coûts ». Cerise sur le gâteau, l’EPR n’est pas adapté à la demande internationale : « les modèles plus petits que l’EPR semblent plus conformes aux attente de certains clients » 

Bref l’attelage EDF-AREVA envisagé par le Président de la République pour assurer l’avenir du nucléaire civil français tant au plan national qu’international dispose actuellement d’un produit unique, mal conçu, cher et non adapté au besoin des clients potentiels à l’export. Autant dire qu’industriellement cela laisse pour le moins perplexe !

D’autant qu’il faut resituer ce rapport dans le cadre des grandes difficultés que rencontrent tant AREVA qu’EDF sur les chantiers en cours, en France et à l’International, où les retards s’accumulent et où les coûts ne cessent de s’envoler.

Le démarrage du réacteur de Flamanville  est repoussé de 2012 à 2014, son coût initialement prévu à 3.3 milliards d’euros fait à ce jour  l’objet d’une ré-estimation à hauteur de 5 milliards d’euros. Aucune garantie n’est donnée par EDF pour assurer que ces éléments ne feront pas l’objet de nouveaux glissements. Quand au frère finlandais d’Olkiluoto, qui devait constituer la vitrine du nucléaire français, sa réalisation est aujourd’hui devenue pour AREVA un gouffre où s’accumulent tous les déboires techniques, juridiques et financiers.

Pour couronner le tout, comme un malheur n’arrive jamais seul, les autorités de sureté nucléaire britannique, française et finlandaise ont, fin 2009, dans une déclaration commune  émis des réserves concernant les systèmes de  sûreté des réacteurs EPR.

Dans ce contexte que propose le rapport Roussely sur lequel s’appuie le Président de la République pour engager l’avenir du Nucléaire français?

D’abord de dégager la politique énergétique de la tutelle du Ministère de l’Environnement, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) et d’en confier l’élaboration et le suivi à un ministère à part entière rattaché au Premier Ministre. Le ministère étant doté d’une direction particulière pour le nucléaire. Ensuite d’envisager de porter la durée de vie du parc nucléaire actuel à 60 ans. Puis d’élargir et diversifier l’offre française actuelle en matière de réacteur nucléaire : « il convient donc de compléter l’offre française et de disposer de plusieurs familles de produits sur le marché international ».

Enfin s’agissant des choix en matière de sureté, après avoir donné un avis tranché plus que sujet à caution sur la question – «  la seule logique raisonnable ne peut pas être une croissance continue des exigences de sureté»  – et avoir porté une critique voilée sur la manière dont l’ASN s’acquitte de sa mission – « l’exercice du droit et du devoir de communication de l’ASN concerne des sujets complexes et est particulièrement délicat. Il convient d’éviter que des événements de portée très limités ne conduisent à jeter une suspicion injustifiée sur l’ensemble d’une technologie » le rapport indique : «  En France il convient que l’Etat définisse un modus vivendi équilibré avec l’Autorité de Sureté, c'est-à-dire réaffirme le rôle régalien qu’il ne devrait pas abandonner à une autorité indépendante ».

Comment mieux dire qu’il faut accorder une confiance absolue aux nucléocrates de tous poils, alors même que globalement la philosophie générale qui ressort de la lecture du rapport Roussely montre que les orientations retenues vont toutes dans le sens d’une vision marchande et concurrentielle tant de la production de l’énergie nucléaire que de la réalisation des investissements et des procédés nécessaires à cette production. Ce point du rapport Roussely est totalement inadapté aux risques et enjeux de sureté lié au nucléaire. Ce point est pour tout dire scandaleux.

Comme il est d’ailleurs scandaleux de vouloir coute que coute poursuivre dans une fuite en avant dont l’issue, au regard des faits rapportés, ne peut être que l’échec retentissant d’un désastre  sanitaire d’abord, économique et financier ensuite.

Il reste que ce rapport contient une phrase une, qui mérite d’être soulignée : « la question du risque nucléaire acceptable, ou plus généralement du risque technologique acceptable, est un débat de société à part entière pour lequel la ou les réponses à donner sont naturellement du rôle du politique »

Champion de l’interventionnisme tout azimut, le chef de l’Etat qui s’essaye aujourd’hui au métier de manager industriel en voulant forcer la main à deux groupes dont la mésentente  est de notoriété publique et dont les réalisations présentes en matière de construction de centrale nucléaires sont discréditées, serait bien dans son rôle en provoquant dans l’immédiat, un débat national et citoyen sur les choix énergétiques possibles pour la France.

Un référendum, au terme de cette consultation, permettrait de demander aux Français, qui, depuis l’origine en ont été privés, de  se prononcer démocratiquement sur la question simple: Etes-vous en faveur ou en défaveur du nucléaire.

L’Alliance Ecologiste demande l’arrêt immédiat des EPR de Penly et de Flamanville en attendant que la procédure référendaire soit mise en place et menée à son terme.

17:14 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : roussely, sakozy, epr, edf, areva, référendum | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

29/04/2010

Polygamie et fraude aux aides sociales

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L’intéressé : Liès Hebbad, un homme âgé de 35 ans, d'origine algérienne, qui appartiendrait à la mouvance radicale du Tabligh, naturalisé par mariage avec une française en 1999. L’homme aurait eu douze enfants de quatre femmes différentes avec lesquelles il partagerait 3 domiciles différents d’un même quartier de Nantes, la quatrième s’étant éloignée.

Dès l’annonce de la décision de Brice Hortefeux une polémique s’est engagée avec plusieurs leaders du Parti Socialiste sur le thème : le ministre de l'Intérieur fait de la démagogie, à un moment où la question de l’adoption d’une loi sur l’interdiction totale de la burqa – voile intégral – semble devoir être soumise au Parlement les semaines à venir.

898908-1063151.jpgCôté Parti Communiste, la secrétaire générale Marie-Georges Buffet dénonce "une opération politicienne du plus mauvais goût (...) qui fait le jeu des intégristes".

L'islamologue Tariq Ramadan, a cru bon de devoir ajouter un grain de sel particulièrement acide, déclarant dimanche, lors d'une conférence à la mosquée Arrahma de Nantes : "Avec des politiques de cette nature, ce sont les valeurs de la France qu'on trahit. Brice Hortefeux, c'est vous qui trahissez les valeurs de la France!".

Jean-Francois-Cope_pics_390.jpgSi, côté UMP, l’heure est plutôt à la discrétion, Jean-François Copé est lui monté en première ligne pour soutenir la décision du Ministre de l’Intérieur. "Brice Hortefeux a tout à fait raison de mettre les pieds dans le plat", a déclaré le patron des députés UMP sur Radio J.

 

Qu’en est-il en la matière  au plan du droit?

Les conditions de déchéance de la nationalité sont indiquées dans l'article 25 du code civil. Quelles sont-elles?

Un individu visé par une procédure de déchéance doit posséder une double nationalité à seule fin de ne pas se retrouver apatride en cas de décision positive. De plus il doit avoir été condamné pour "atteinte aux intérêtimage_proces.jpgs fondamentaux de la nation" ou "pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme", ou encore s’être "livré au profit d'un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France".

Le délit de polygamie, en l’état actuel de la législation ne peut pas conduire à un jugement de déchéance de nationalité.

Dans le cas de Liès Hebbad, une annulation de sa naturalisation pourrait être décidée sur avis conforme du Conseil d'Etat s'il preuve était apportée que l'homme était déjà marié civilement au moment de son mariage en 1999. Dans ces conditions sa naturalisation aurait alors en effet été obtenue "par mensonge ou par fraude".

Que peut-on dire de cette affaire ?

Avant tout que le Parquet de Nantes, désormais saisi, fasse procéder aux enquêtes qui permettront de dire si oui ou non les faits sont avérés !

Y a-il polygamie ? Des fraudes aux aidestf1-lci-caisse-d-allocations-familiales-caf-2251637_1902.jpg sociales ont-elles été commises ? Si au terme des investigations menées les faits étaient avérés alors on ne voit pas pourquoi les auteurs qui s’en seraient rendus coupables ne devraient pas être sanctionnés.

En dehors de quelque considération que ce soit, il faut que justice passe.

Il serait en effet assez cocasse de voir s’instaurer dans notre pays une pratique qui consisterait à revendiquer les droits qui découlent du statut de citoyen français et dans le même temps de refuser toute condamnation de ceux qui n’en accepteraient pas les règles et devoirs, au prétexte que celle-ci les « stigmatiserait » à raison de leur origine. Devant la loi républicaine, il n’existe dans notre pays qu’une seule catégorie de Français.

S’agissant de la demande du Ministre Brice Hortefeux, qui vise, dans le cas de Nantes, à vérifier si la déchéance de la nationalité française peut être prononcée à l’encontre de Liès Hebbad la réponse semble couler de source !

Il existe pour l’Etat la possibilité de recourir à la procédure dite de retrait du décret de naturalisation en cas de fraude ou de mensonge au regard des conditions d’obtention de la nationalité. Il suffit tout simplement de mener les enquêtes et ensuite d’agir dans un sens ou dans l’autre en fonction des résultats.

Sur un plan plus général, faut-il en France considérer que la polygamie, la fraude aux aides sociales, la fraude fiscale sont justiciables d’une déchéance de la nationalité française, en particulier pour ceux dont la nationalité a été demandée alors qu’ils étaient majeurs donc en état de conscience suffisant pour savoir les conséquences de leur engagement?

La réponse ne souffre d’aucune restriction, la réponse au fond est oui. Toutefois, sur la forme, il semble que l’arsenal juridique offre en l’état des fenêtres pour échapper à toute condamnation. Eric Besson propose une évolution du droit en la matière. Il a raison !

Reste la question des Français nés Français ! Pour les cas où la déchéance nationale n’est pas possible parce que la déchéance de nationalité en ferait des apatrides, il pourrait par exemple être étudié la création et la mise en œuvre d’une procédure de déchéance civique et de longue mise à l’épreuve subordonnant la réintégration dans la communauté citoyenne à des engagements formels et précis. Le tout assorti au paiement de l’intégralité des sommes détournées et des amendes afférentes.

Faut-il rappeler que le respect des valeurs fondamentales de la constitution en 8634d6e0-3c1b-11df-8af1-503508d3954a.jpggénéral comme l’acquittement de l’impôt et le paiement des cotisations sociales, constitue les piliers sur lesquels est construit le pacte social et républicain qui font la qualité de citoyen ! Il est donc fondamental qu’une exigence sourcilleuse soit de mise pour en assurer la qualité.

Le débat sur l’identité nationale s’il n’avait pas été saboté par les oppositions de principe du PS, du PCF, du Modem, des Verts et du NPA, aurait pu être l’occasion d’un débat pour tenter une approche de ces questions, difficiles, à partir du sens profond qui sous-tend notre appartenance à la communauté républicaine en tant que citoyen français. Cela n’a pas été le cas espérons que les prochains débats sur le sujet permettront de nous en saisir et de progresser sans à priori politiciens et partisans.

12:19 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polygamie, fraude, débat national, déchéance, nationalité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

07/04/2010

Pipeau-démocratie à Dieppe !

image003.jpgAlors que vient de s’ouvrir ce lundi 29 mars, pour 4 mois, les travaux de la Commission particulière du débat public concernant le projet de réalisation d’un réacteur type EPR à Penly qui porte le nombre de réacteur de la centrale de 2 à 3 l’on apprend que : « le document officiel de Programmation pluriannuelle des investissements électriques, qui vient d'être publié, assure "à deux endroits différents que la mise en service du réacteur de nouvelle génération de Penly (l'EPR) est déjà décidée." » .

 

Il ne fait plus aucun doute que dans ces conditions, la tenue d’un débat public sur le sujet relève plus « du gadget pour gogo » que d’une véritable concertation avant décision finale. Désormais dans notre pays même nos gouvernants ne respectent plus la loi. Celle-ci – loi du 27 février 2002 –  dispose en effet « qu'un débat public porte, à la fois, sur l'opportunité et les modalités de sa mise en œuvre »

 

Chantier EPR Flamenville.jpgTout est donc joué alors même que les retards de livraison, généralement évalué à 3 ans, pour les chantiers EPR en cours en Finlande et à Flamanville ne permettent pas, comme s’y était engagé EDF en 2005, de mettre au débat les retours d’expérience EPR avant de mettre en chantier une éventuelle série de ces types de réacteur nouvelle génération.

 

Aucune base sérieuse ne permet aujourd’hui d’engager un véritable débat et de se prononcer sérieusement sur un projet qui pose encore de multiples questions !

 

Qu’il s’agisse de maîtrise des couts économiques de réalisation, de fiabilité des systèmes de sécurité, de rejets et de diffusion d’éléments potentiellement nuisibles pour la santé des populations, de production de déchets toxiques biologiquement dangereux, il y a, en effet, loin de la coupe aux lèvres.

 

Ce débat public n’est qu’un débat alibi, un déni de démocratie, un mépris des citoyens dont il convient de dire qu’ils ne sont pas dupes des pratiques et des objectifs de leurs gouvernants.

 

300x200_1535326_0_d83c_ill-1326151-04a8-ill-1269141-9931-464879.jpgLe ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable, Jean-Louis BORLOO, ne se grandit pas en cautionnant une telle parodie de démocratie !

 

La même remarque vaut pour les leaders locaux et nationaux des « deux grandes surfaces du consensus productiviste et pro nucléaire »

 

L’UMP et le PS vont-ils enfin dénoncer cette pipeau-démocratie qui contribue à jeter dans l’abstentionnisme et le vote FN une quantité toujours plus grande de nos concitoyens ?

 

On peut à bon droit s’interroger sur la finalité de tels comportements.

 

La réalité est qu’il existe un immense marché nucléaire-civil mondial et qu’au plus haut niveau du lobby nucléaire français on ne veut pas se laisser distancer dans la course aux contrats.

 

Faut-il pour cela ne pas s’embarrasser de procédures ou d’engagements contraignants.  

 

dollar-en-liasse.jpgLe marché est aujourd’hui évalué à plus de 1 000 milliards de dollars d'investissements d'ici à 2030.

 

Il y a là de quoi faire bouillir encore un moment la marmite d’une flopée de dirigeants politiques inféodés à des financiers cyniques et irresponsables qui tirent les ficelles d’un modèle d’organisation de la cité qu’une partie chaque jour plus grande de Français  tend à rejeter tant il fait peu de place à la vie, au partage et à l’intelligence créatrice.

Ce pactole nucléaire fait courir Nicolas Sarkozy, qui a demandé en décembre dernier à l'ancien président d'EDF François Roussely de «  réfléchir à l'organisation industrielle de la filière nucléaire civile française, au rôle de l'Etat dans celle-ci et à sa stratégie en matière d'alliances et partenariats ». – cf. Le Monde du 17 03 2010 -.

regionales-haute-normandie-laurent-fabius-pou-L-1.jpgAu passage chacun, sur le sujet, peut noter le mutisme assourdissant de la troïka socialo-libérale -  FABIUS,  HOLLANDE et AUBRY – qui se garde bien de piper mot.    

Contrairement aux concessions verbales qu’ils condescendent à faire en agrémentant leurs discours de déclarations en faveur des énergies renouvelable, les leaders des partis de gouvernement, socialistes et les libéraux, ont déjà inscrit l’énergie nucléaire  au cœur du nouveau projet de cycle de croissance de l’après pétrole. Ils n’en démordront pas !

 

La question devra être tranchée lors des prochaines élections présidentielles, il faudra s’y préparer ! C’est bien à la lumière de cette réalité qu’il convient de regarder les méthodes utilisées pour l’organisation des travaux de Commission particulière du débat public concernant le projet de réalisation du réacteur type EPR à Penly. 

15:38 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : penly, pipeau, démocratie, marché, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

12/01/2010

Coupures de courant à répétition

1587566976-edf-ouvert-a-des-partenariats-pour-l-epr-au-royaume.jpgA quoi peut-on attribuer la fragilité du réseau électrique en France durant l’hiver ?

 

Selon l’ancien patron de l'AFME, organisme public remplacé par l'ADEME, Bernard Laponche cette fragilité est due en grande partie par l’'importance du choix « tout électrique » retenu pour le chauffage des logements.

 

Alors que des records de consommation électrique sont envisagés, Bernard Laponche indique que "sans le chauffage électrique, nous n'aurions pas de difficulté à passer la pointe, ni risque de coupures". Pour cet expert le chauffage électrique est donc bien "responsable des difficultés rencontrées par le réseau d'électricité en hiver".

 

Dans notre pays, près de 25 millions de logements sont chauffés à l'électricité, dont 70% des logements neufs. Il se trouve que 80% de l'électricité produite en France est d'origine nucléaire. Bernard Laponche considère à juste titre que les centrales nucléaires ne sont pas adaptées pour répondre à des variations rapides et ponctuelles de la demande. "C'est une aberration d'avoir voulu en même temps le 'tout nucléaire' et le 'tout électrique'" ajoute-t-il.

 

Quelles solutions pour l’avenir ? Assurément les solutions qui consistent à renforcer le réseau de production par la construction de nouvelle centrales nucléaires – centrale EPR de Flamanville et de Penly – ne répondent pas à la nécessité technique de la souplesse de production.

 

Il reste deux solutions qui sont à la fois sures et économiques. Il faut d’abord porter un coup d’arrêt au choix électrique pour alimenter le chauffage des constructions neuves. Ensuite il faut renforcer les mesures d’économies d’énergie tant dans les constructions neuves que dans celles existantes.

 

Ainsi, et au delà de la question des ruptures de courant, sera en partie réglée la question sociale liée à la part très élevée consacrée au chauffage dans le budget des locataires de logements sociaux.

13:32 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : logements sociaux, économies, fragilité, réseau | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

08/01/2010

Philippe Seguin est décédé

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La nouvelle est tombée hier jeudi, Philippe Séguin, a été terrassé par une crise cardiaque. Il avait 66 ans. Pilier du gaullisme social, dans la pure ligne de celui qui en France en fut la figure emblématique, républicain intransigeant, Philippe SEGUIN nous quitte trop tôt.

Né en Tunisie, alors sous protectorat français, le 21 avril 1943. Il a à peine un an lorsque son père Robert Seguin, meurt au cours des opérations de libération de la France. En 1956, au moment de l’indépendance, quittera cette terre du Maghreb dont il gardera à jamais un souvenir ému.

 

L’humaniste au sang chaud des méditerranéens, a marqué d’une empreinte singulière l’histoire de notre République. Animé de fortes convictions, entièrement au service de la France, il fût Ministre des affaires sociales dans le gouvernement Chirac entre 1986 et 1988, puis Président de l’Assemblée Nationale, de 1993 à 1997.  

 

A ces hautes fonctions il s’est dévoué comme toujours avec passion et chaleur, ici pour défendre la solidarité de la Nation envers les plus faibles de ses fils, là pour donner au parlement une visibilité et une influence plus grande. Parlement dont, en bon démocrate républicain, il aura à cœur de renforcer les droits face à l'exécutif.

 

En 1991, avec Charles Pasqua, il créera l'association Demain la France, "un lieu où l'on puisse développer ses idées en dehors de tout enjeu de pouvoir". 

 

Philippe Seguin était un homme de cœur qui savait toujours respecter ses adversaires politiques. Chacun se souvient avec quel respect il a mené ses interventions lors du débat qui l’avait opposé à François Mitterrand déjà lourdement atteint par la maladie. C’était en 1992 lors du référendum pour l’approbation du Traité de Maastricht auquel il était farouchement opposé et dont il craignait les orientations trop libérales pour l’Europe.

 

En 1995 il fut l’un des grands artisans de la victoire présidentielle de Jacques Chirac face à un Edouard Balladur porteur de convictions économiques largement plus proches des exigences libérales du marché que du rôle fondamental de l’état comme régulateur irremplaçable pour le maintien de la cohésion sociale et nationale.

 

Depuis 2002 en intégrant la Cours des comptes dont il deviendra le premier président en 2004, Philippe Seguin s’était éloigné de la politique partisane. Là il s’est consacré avec une totale indépendance d’esprit à la mission, oh combien importante que lui conféraient ses fonctions, de contrôler la bonne utilisation des fonds publics. Avec courage et sans perdre de vue la défense de l’intérêt général il s’est, là encore, acquitté de sa tâche.

 

Des convictions fortes, une grande indépendance d’esprit, un courage pour tout assumer tel était l’homme qui en 1981 fût, avec Jacques Chirac, un des rares députés à prendre position pour l'abolition de la peine dSeguin est parti, la tristesse nous reste, à sa famille, à ses proches dans la douleur, vont nos condoléances les plus sincères. Gémissons ! Gémissons ! Mais Espérons…….

 

Espérons que le souvenir de cet être exceptionnel marquera puissamment l’action de nos dirigeants par les temps de grosse mer qui sont aujourd’hui le lot des vivants que nous sommes .......encore pour un temps.

 

14:58 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaullisme, social, france, indépendance, parlement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

11/11/2009

La Marseillaise

A l'heure du Débat National sur ce que veut dire être français, à l'heure de la mondialisation cette vidéo a pour seule prétention que d'amener les habitués de ce blog à réfléchir en toute liberté et à se forger une opinion. Il n'est absolument pas dans les intentions de l'auteur de cette note de tenter d'orienter dans un sens ou dans un autre la/les réponses qui peuvent être données à la question posée!

Certains estiment qu'à la veille  des élections régionales s’interroger sur l'identité nationale est en sois incongru. Une manœuvre politicienne et démagogique, en quelque sorte ! À l'heure où, face à la crise, le pays est en grandes difficultés les Français auraient d'autres chats à fouetter…..! Peut-être….?

Certains autres pourraient aussi, devant cette crise d'une ampleur sans précédent depuis 90 ans, se dire que le moment est peut-être pas si mauvais de rappeler que notre République est universelle, que les valeurs qui la sous-tendent sont d'une furieuse modernité au moment où peuvent exister des  risques de débordements. 

Nul n’ignore que lorsque les repères disparaissent, les tentations de replis égoïstes et les reflexes d’exclusion apparaissent même dans les sociétés les plus solides!

Reconnaissons que la question peut aussi s'envisager sous cet angle!

Si au terme de cette consultation les Français, dans la richesse de toutes les diversités de leurs origines, se retrouvaient et redécouvraient la force  et le sens de la citoyenneté. S’ils étaient renforcés dans l’idée  de ce qu'elle implique en terme de devoirs et de droits à l'égard des autres et de soi-même, alors l'exercice n'aura pas été vain. La République, y aura gagné de son éclat, un bon coup de jeune comme le dit si bien le bons sens populaire.

La Nation, dans cette affaire, y retrouverait son compte, elle qui, comme le disait si bien Renan, « est un plébiscite de tous les jours ».

Si, au contraire, derrière cette consultation nationale se cachaient de sombres desseins pour servir les intérêts particuliers d'un clan politique contre un autre, ou pire ceux d'une fraction de la population contre une autre alors oui cette consultation, plus qu'une faute, serait une atteinte grave, une injure, faite aux valeurs que porte la France et qui fonde le pacte social de la Nation  depuis la Révolution !

Mais rien pour l'heure ne semble aller dans ce sens. Il ne faut donc pas crier avant d’avoir mal !

La vigilance certes s'impose. Mais elle ne saurait nous empêcher de saisir toutes les occasions pour que vivent les valeurs auxquelles nous sommes attachés. Valeur aux quelles, en qualité de citoyens français nous pouvons un jour être appelés défendre!

La République une et indivisible, la souveraineté pleine et entière du Peuple, la Laïcité, la Solidarité, la recherche de la Paix, toutes valeurs contenues dans la belle devise Liberté, Egalité, Fraternité que même en temps de Paix nous mesurons tous combien elles peuvent être galvaudées.

Si les chars du Nazisme ne sont pas venus à bout de la résistance républicaine lors de la dernière guerre mondiale, les bataillons de l’argent fou pourraient, si nous n’y prenons garde, même en ce s temps de paix relative, y porter des coups définitifs.

Aux armes Citoyens !

Nos armes aujourd’hui sont encore celle de la raison critique, de l’autonomie de la pensée, de la liberté absolue de conscience, de notre attachement à la diversité de nos paysages et à l’histoire de cette grande Nation qui a su, à travers les âges et les épreuves accueillir l’autre, l’étranger, pour en faire un citoyen libre sans pour autant l’arracher à ses racines culturelles ou religieuses.

 

 

 

19:07 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : laicité, république, indentité nationale, citoyen, solidarité, nation, pays | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

03/11/2009

Les systèmes de sûreté de l’EPR mis en cause par les inspecteurs de 3 pays

Dans une déclaration commune les autorités de sûreté nucléaire britannique (HSE/ND), française (ASN) et finlandaise (STUK) ont émis des réserves concernant les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR. Plus globalement elles demandent tant aux exploitants qu’au fabricant "d'améliorer la conception initiale de l'EPR".


Chantier EPR Flamenville.jpgAlors que l'Autorité de Sureté Nucléaire impose au groupe d'électricité de revoir le logiciel de pilotage du réacteur, EDF assure que ces impositions n'ont pas d'impact "à ce stade" sur le calendrier du chantier du réacteur EPR de Flamanville.


A ce jour deux réacteurs de troisième génération (EPR) sont en cours de construction 1 en France à la Centrale de Flamanville, le second à la Centrale d'Olkiluoto en Finlande.

 

Déjà en avril 2009

 

Il faut rappeler que dès le mois d’avril 2009, l'Inspection britannique des installations nucléaires mis en cause le niveau de sûreté des systèmes de contrôle-commande qui constitue le cerveau de l'EPR.


"L'indépendance de ces systèmes est importante. En effet, si un système de sûreté est appelé à servir en cas de perte d'un système de contrôle, alors ces deux systèmes ne doivent pas faillir simultanément", ont indiqué lundi les 3 autorités de sûreté.

 

C’est la raison pour laquelle les futurs exploitants sont mis devant l’obligation "d'améliorer la conception initiale de l'EPR".

 

Le reproche fait, concerne le niveau interconnexion entre deux systèmes de contrôle jugé trop important alors qu’ils sont être indépendants, l'un étant dédié au fonctionnement du réacteur l'autre devant assurer sa sécurité.

 

Il faut pallier la perte de systèmes de sureté


La déclaration commune, porte sur les solutions que doivent proposer les différents exploitants et  Areva afin de répondre aux questions techniques soulevées par leurs Autorités de sûreté respectives. Les solutions attendues ne visent rien moins que de "pallier la perte de systèmes de sûreté". En d’autre terme en l’état, la conception actuelle de l’EPR ne permet pas, selon  les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise, de garantir un niveau satisfaisant de sécurité, qui puisse être démontré puis validé par des procédures de contrôle et d’essais standardisées.

 

AREVA minimise mais les faits sont là


Le groupe Areva, a beau minimiser les faits en déclarant, "la sûreté du réacteur n'est pas mise en cause", tout en assurant son soutien à "la démarche commune des autorités de sûreté nucléaire qui vont dans le sens d'une standardisation du contrôle-commande", il n’en reste pas moins que les faits sont là, les autorités de sureté nucléaire ont mis en évidence une faiblesse majeure du système de sécurité de l’EPR tel qu’il a été conçu et vendu.

 

Ce que confirme par ailleurs le réseau "Sortir du nucléaire", qui demande "l'annulation générale du programme EPR", et en particulier du chantier en cours à Flamanville et du réacteur prévu à Penly, dans le nord de la France.

 

Au delà des problèmes rencontrés avec les autorités de sureté nucléaire, le réacteur d'Olkiluoto en Finlande, prévu initialement pour l'été 2009, accumule les retards et les dépassements de coûts. A l’heure qu’il est sa mise en service selon le commanditaire TVO pourrait être de nouveau retardée après juin 2012.

 

L’alliance Ecologiste Indépendante qui s’est mainte fois prononcée pour dire qu’au lieu de construire de nouveaux réacteurs il valait mieux engager une véritable politique de sortie programmée du nucléaire parce que cette énergie est sale et dangereuse, réclame au gouvernement l’arrêt immédiat des EPR de Penly et de Flamanville.

20:36 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : autorité de sureté, nucléaire, epr, défaut majeur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

06/10/2009

Grippe H1N1, sérieux s’abstenir !

grippe-mexicaine.jpgDepuis des mois le ministère de la Santé ne cesse de le répéter, « le gouvernement a fait le choix d’offrir à la population une vaccination gratuite contre le virus H1N1 ». Chacun peut noter que le gouvernement « a fait le choix d’offrir», c’est indiqué comme cela dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale 2010 (PLFSS 2010).

 

Il faut rappeler que la commande des vaccins par l’Etablissement public de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS), qui est financé à parité entre l’Etat et l’Assurance maladie, s’élève à un montant de l’ordre de 870 millions d’euros et à 1 milliard et 100 millions d’euros lorsque l’on y ajoute les autres achats nécessaires à la campagne de vaccination.  De plus, ce montant ne tient pas compte des réquisitions des personnels de santé pour la vaccination.

 

La vaccination sera-t-elle gratuite ?

 

728672.jpgNon ! Les assurés devront payer, d’abord parce que cette vaccination va creuser un peu plus le déficit de l’Assurance maladie que l’on estime pour 2009 à 23.5 milliards d’euros. Le coût de l’opération vaccination grippe H1N1 est donc reporté sur les générations futures qui en plus de l’endettement abyssal des finances de l’Etat devront mettre la main à la poche pour combler le déficit de la sécu.

 

Ensuite, l’Union Nationale des Organismes d’Assurance Maladie Complémentaire (UNOCAM) vient d’indiquer dans un communiqué que les organismes de complémentaire santé - mutuelles, assurances, institutions de prévoyance - vont "participer à l’achat des millions de doses de vaccins (...) pour un montant estimé à 280 millions d’euros".

 

Cette somme qui représente  35% du coût total de la vaccination de la population couverte par une assurance maladie complémentaire devra bien être répercutée. Il est donc à prévoir, sans risque de se tromper, une augmentation des cotisations des régimes complémentaires 

 

La vaccination se justifie-t-elle ?

 

3491570osgmc.jpgLe Ministère de la Santé,  s’appuyant sur le principe de précaution a décidé que la vaccination en masse des français contre le virus H1N1  était indispensable ! Cette décision politique du gouvernement impose, de facto, à l’ensemble des professionnels de santé une très lourde responsabilité.

 

La loi N°2002-303 en son Art 11 stipule que : « Aucun acte médical, ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment ».

Cette vaccination étant facultative, l’esprit de la loi conduit donc à ce que les « citoyens –patients » soient en mesure de se faire une opinion par eux-mêmes, qu’ils puissent effectuer un choix personnel et éclairé qui engage leur responsabilité lorsqu’il s’agira de décider de vacciner leurs enfants.

 

Qui d’autres que les personnels médicaux sont les plus à mêmes de jouer ce rôle décisif de conseil ? Hors ces derniers dans une très importante majorité se disent très sceptiques quand à la justification d’une telle vaccination de masse !

 

Qui faut-il croire, les politiques ou les personnels de santé?

 

Les politiques ! ils nous ont montré, en d’autres circonstances, que leurs décisions se nourrissent de  motivations qui ne relèvent pas toujours prioritairement de l’intérêt général mais de considérations trop souvent guidées par un souci électoraliste ou tout simplement par la crainte, parfois justifiée, de se voir un jour reprocher telle ou telle négligence.

 

Vaccination.jpgLes personnels médicaux ! Force est de constater que l’expertise actuelle en la matière tend à leur donner raison !

 

La grippe porcine A H1N1 est considérée par tous les experts mondiaux comme de faible gravité, elle est moins grave que la grippe saisonnière habituelle mais elle est par contre très contagieuse. Le fonctionnement du système immunitaire naturel associé à un traitement adapté suffit pour assurer une guérison rapide.

 

A ce jour, l’efficacité du vaccin, dont la mise au point s’est faite dans l’urgence et sous la pression, n’est pas établie de façon rigoureuse de même que rien n’est indiqué quant aux effets secondaires potentiels de la vaccination à leur gravité et à leur occurrence. 

Chacun peut donc, devant le flou qui règne autour de ce qui aujourd’hui est devenu un sujet polémique entre le ministère et les professionnels de santé , légitimement s’interroger : l’administration du vaccin est-elle susceptible de présenter un risque de contracter une pathologie dont la gravité serait largement supérieure à celle d’attraper et de se soigner pour une grippe certes très contagieuse mais bénigne ?.

 

Le professeur Marc Gentilini, pour ne citer que lui s’est prononcé clairement. Il estime précipitée et peu raisonnable la campagne de vaccination.

 

On peut d’ailleurs s’interroger sur les raisons de la décision prise aux Etats-Unis – confère l’article du Monde en date du 15 septembre 2009 « H1N1 : immunité juridique pour les labos américains » - d’ étendre « l'immunité juridique aux individus (en dehors de fautes professionnelles délibérées) et aux entités impliqués à toutes les étapes du développement des vaccins contre la grippe A (tests, fabrication, distribution, prescription, administration) » et ainsi de dégager  les laboratoires et les professionnels chargés de la vaccination de toute responsabilité en cas d’effets non attendus !

 

S’agissant de la France depuis la promulgation d’une loi en 2007, il est accordé le même type d’immunité en vertu de la publication d'un arrêté énonçant le cas de menace sanitaire grave appelant des mesures d'urgence, - Article L3131-1 du Code de la Santé Publique - .

 

En forme de conclusion provisoire !

 

delacroix-liberty.jpgIl apparaît nécessaire que chacun d’entre-nous, soucieux de sa propre de sa santé et de celle de sa famille, adopte, en vertu du principe de précaution,   une posture de résistance, face aux multiples sollicitations et campagnes média, qui font appel à des réflexes de peur et de culpabilisation.

 

Il importe en effet aujourd’hui de manifester un refus net de se laisser traiter comme on le ferait pour des rats de laboratoires !

 

Trop de faits montrent, qu’en l’état actuel, la qualité des vaccins qui sont « offerts » aux Français outre qu’elle ne leur donne pas de garanties suffisantes d’efficacité, ne les rassure pas non plus quant à la nature et à la gravité des effets secondaires qui pourraient survenir après la vaccination.

 

La nécessité absolue de la campagne de vaccination n’étant pas établie, il est opportun de ne pas céder aux pressions irrationnelles obscures ! Sérieux s’abstenir !

 

 

 

05/10/2009

N’importe quoi !

De joyeux plaisantins de l’académie de Créteil viennent de faire la sidérante proposition de verser aux élèves des lycées professionnels une prime destinée à les inciter à se montrer plus assidus, plus respectueux, plus attentif et plus appliqués au sein de leurs établissements.

Décidément, c’est à désespérer !

Notre société est bien malade pour envisager acheter à des adolescents immatures le respect de contraintes qui s’imposent et que leur vie durant ils seront mis en situation de devoir accepter, sauf à se retrouver rejetés du monde de l’entreprise puis rapidement condamnés à une marginalisation dans la cité.

D’aucun espèrent avec cette proposition obtenir que les chefs d’établissements ou les professeurs retrouvent un espace de tranquillité afin qu’ils puissent de leur côté remplir leur mission!

Cette proposition est intolérable !

Car elle n’est en fait qu’un moyen, particulièrement lâche et honteux, de reporter, à plus tard, les difficultés lorsqu’il sera impossible d’y porter remède !

A moins d’envisager demain de payer ces mêmes jeunes, devenus adultes, pour que dans la vraie vie ils ne soient pas des inassidus de la citoyenneté et de la civilité, comment imaginer que ce moment de paix acheté à l’école le sera pour toujours ?

La question doit être posée de savoir si le ministère de l’Education Nationale a été informé de cette proposition abracadabrante et si le ministre en a autorisé l’expérimentation.

21:20 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeunes, pognon, paix scolaire, civilité, citoyenneté | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

26/09/2009

L’Alliance Ecologiste Indépendante en marche!

Par Auguste HUBERDEAU, MEI-Sarthe.

 

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Une université d’été constitue toujours un moment fort pour les formations politiques. Celle de l’Alliance Écologique Indépendante, les 12 et 13 septembre 2009, à Rueil-Malmaison sera considérée comme la véritable émergence du rassemblement des écologistes indépendants.

 

Dans une ambiance conviviale, studieuse, plus d’une centaine de participants ont réfléchi, débattu sur des thèmes liés à l’organisation de la structure ou sur des sujets d’actualité qui ont permis aux membres du Mouvement Écologiste Indépendant, de la France en action et de Génération Écologie de se rencontrer et d’harmoniser leurs points de vue, avec un plateau végétarien au menu des déjeuners, dans la logique des démarches défendues par la plupart.

 100_0476 3.JPGDès le début des travaux de l'université d'été, après que chaque Co-président - Jean-Noël Debroise, Jean-Marc Governatori, Antoine Waechter -  ait exprimé ses remerciements aux participants présents, ont été abordées les questions politiques lors d'une séance animée par Bernard Frau! où les adhérents des trois composantes de l'Alliance ont pu s'exprimer de façon très libre. Ils ont été unanimes à rappeler que si l'indépendance n'était pas l'isolement, il ne saurait en aucun cas être  question de vendre l'âme de l'Alliance pour le prix d'un mandat.

 

 

Lors de la plénière, au moment du bilan des ateliers de réflexion : l’ébauche d’un projet d’éducation nouvelle, une organisation interne structurée afin d’aborder les futures échéances, le besoin d’une communication efficace, un cadre pour l’aménagement plus harmonieux du territoire avec une politique des paysages, un schéma concernant la santé avec la prise en compte de la prévention, la nécessité d’une réforme institutionnelle facilitant la pratique de la démocratie, la proposition d’un statut juridique de l’animal pour corriger les aberrations actuelles, le bien-fondé de la taxe carbone qui doit être modulée selon les situations des citoyens

 

La visite de Jean-Louis BORLOO a permis aux trois présidents des composantes de l’Alliance d’exprimer leurs préoccupations. Le ministre, après avoir rappelé son passé écologiste, a insisté sur la notion d’urgence folle dans laquelle nous nous trouvons, a souligné l’importance des pas accomplis depuis le Grenelle de l’Environnement (malgré l’impatience de certains), le rôle pionnier de la France, l’étape capitale du Sommet de Copenhague … dans un style décontracté mais empreint  de gravité.

 

Un autre invité avait répondu à l’invitation de l’Alliance : Gabriel COHN-BENDIT, membre actif d’Europe Écologie. Le septuagénaire aux multiples militantismes a regretté l’échec du rapprochement avant les élections européennes, a souligné la difficulté des Verts d’être autonomes surtout au deuxième tour des élections … Néanmoins, la notion de partenariat a été évoquée.

 

 L’Alliance est en marche et suscite déjà un intérêt certain.

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