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19/01/2011

Non à la propagande d'AREVA

 

AREVA vient de lancer une campagne de propagande de dimension mondiale pour faire la promotion du nucléaire. Pas moins de 1500spots TV sont diffusés sur 30 chaines TV. Il est impossible d'y échapper.

Cette campagne coûte 20 millions d'euros.

Rappelons que la société AREVA est une société dont l'état est actionnaire à 90%.

C'est dire que les Français qu'ils le veuillent ou pas participe à cette campagne dont le coût aurait pu avantageusement utilisé à d'autres actions notamment en direction des énergies douces, propres et renouvelables.

Les Français sont-il d'accord pour ce choix du tout nucléaire qui caractérise la politique énergétique de notre pays? Aucune consultation n'a jamais été faite dans ce sens pour le vérifier.

Il convient donc désormais que les opposants au nucléaire se mobilise pour dire et redire Non et faire prendre conscience à nos concitoyens que la production de cette énergie est globalement sale, coûteuse et dangereuse pour la santé.

20:24 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sale, dangereuse, propagande, tv, santé | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

17/12/2010

L’AXE VERTS-PS NUIT GRAVEMENT A L’ENVIRONNEMENT

Mr. DELANOE, Maire de Paris, envisage de rogner sur le jardin des Serres d’Auteuil, afin de permettre l’agrandissement du stade ROLAND GARROS.

Bien sûr, le PS, parti productiviste, joue la carte «renom de la capitale», «maintien d’un grand tournoi international», toujours les mêmes sornettes, maintes fois entendues! Mr. DELANOE se veut rassurant: «les Serres d’Auteuil ne seront pas touchées» Bien entendu, les élus Verts protestent; c’est un beau jeu de duettistes: le PS bétonne, les Verts protestent et le béton recouvrira bientôt une partie du jardin des Serres d’Auteuil.

Cet épisode en rappelle un autre: dans le même secteur très aéré de la porte d’Auteuil, le PS a décidé d’ériger un monstre de béton sur l’actuel stade Jean Bouin. Les élus Verts ont protesté…et le béton pousse… Bravo les duettistes!

Un autre exemple: à Lille, Martine Aubry a décidé la construction d’un grand stade, les élus Verts ont protesté …et là aussi, le béton pousse! Encore bravo aux duettistes!

Il est temps que l’opinion publique ouvre les yeux. L’axe Vert PS ne profite qu’aux bétonneurs, aux productivistes de tout poil et nuit gravement à l’environnement.

La seule vie possible pour l’écologie est celle de l’indépendance, celle qui chassera les bétonneurs de gauche, comme ceux de droite.

Henri BAILLEUL Président MEI Région Nord-Pas-de-Calais

19:32 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : delanoe, aubry, ps, verts, béton, serres d'auteuil, roland garros, jean bouin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

18/11/2010

Les 10 patates d'Edouard

Dans l’Affaire de l’attentat de Karachi, Le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke poursuit son enquête sur de possibles «faits de corruption active et passive», à propos de 10 millions de francs versés «en liquide» sur les comptes de campagnes du candidat à l’élection présidentielle de 1995, Édouard Balladur.

Début octobre, de source Libération, l’on avait appris que les comptes de campagne d’Édouard Balladur avaient été validés, le 11 octobre 1995, bien que les rapporteurs du Conseil Constitutionnel, alors présidé par Roland Dumas, considérant que «l’allégation du candidat» sur la provenance des 10 millions était «à l’évidence démentie par le fonctionnement du compte, s’étaient prononcés en faveur du «rejet des comptes».

Maître Olivier Morice, l’avocat des familles des victimes de l’attentat de Karachi de son côté a rendu public des extraits du rapport du Conseil Constitutionnel dans lequel il est indiqué que «Le candidat ne sait manifestement pas quelle argumentation opposer» aux interrogations à propos des fonds dont «L’origine n’est accompagnée d’aucun commencement de preuve».

Alors que Jean-Louis Debré, l’actuel président du Conseil constitutionnel, dans un courrier en date du 9 novembre a refusé «en raison du secret qui s’attache aux délibérations», de transmettre à la justice, qui les lui réclame, les échanges entre les sages qui ont examinés les comptes de campagne d’Édouard Balladur, le journal Libération rapporte que Charles Million, ancien Ministre de la Défense, a indiqué devant Renaud Van Ruymbeke que des rétrocommissions ont été versées jusqu’en 1995 en lien avec «un contrat de vente au Pakistan de sous-marins français».

«Pour le contrat pakistanais, au vu des rapports des services secrets et des analyses qui ont été effectuées par les services du ministère (de la Défense, NDLR), on a eu une intime conviction qu’il y avait rétrocommissions», a indiqué Charles Million.

Il convient de garder en mémoire que la justice, saisie par les familles des victimes de l’attentat de 2002 contre du personnel de la direction des constructions navales (DCN) qui avait fait 14 morts, soupçonne que l’opération terroriste aurait été décidée en représailles après l’arrêt du versement de commissions prévues par le gouvernement Balladur lors d’un contrat de vente de sous marins au Pakistan.

Charles Million lors de son audition par Renaud Van Ryumbeke a par ailleurs précisé au juge que « dans les quinze jours qui ont suivi» sa nomination au gouvernement en 1995, Jacques Chirac lui «a demandé de procéder à la révision des contrats d’armement et de vérifier dans la mesure du possible s’il existait des indices sur l’existence de rétrocommissions»

Ce nouveau développement de l’affaire qui renforce les soupçons de la justice ira-t-elle au terme de son instruction et la vérité sera-t-elle connue?

Si un lien direct était établi entre le versement de rétrocommissions et les 10 millions de francs versés en liquide sur les comptes de campagne d’Édouard Balladur dont ce dernier ne peut ou ne veut indiquer l’origine, cette affaire prendrait un tour encore plus important pour le pouvoir actuellement à la tête de l’État. Nicolas SARKOZY qui à l’époque fut porte-parole et directeur de campagne d’Édouard Balladur se verrait alors impliqué dans le scandale.

Faut-il ajouter qu’il est fort possible que comme Roland Dumas, qui a déclaré «Je ne me souviens pas qu'il y ait eu le moindre problème sur les comptes de campagne de M. Balladur, comme je ne me rappelle pas que leur rejet ait été préconisé. Pourtant, j'étais quand même dans l'opposition à cette époque...", de nombreuses personne risquent de perdre la mémoire.

Les 10 patates d’Édouard vont encore faire couler beaucoup d’encre. Des disparitions d’ordinateurs de journalistes sont peut-être déjà programmées ainsi que des mises sur écoute légales ou illégales décidées.

Il faut espérer que les péripéties à venir de ce qui ressemble chaque jour un peu plus à un roman noir de la République - l’affaire du contrat de vente de sous-marins au Pakistan sous le gouvernement Balladur - ne finiront pas par faire couler le sang de ceux qui, souhaitant la faire connaître, approcheront la vérité de trop près.

17/11/2010

François Fillon: le retour de piste

François Fillon fort de sa popularité chez les parlementaires de l’UMP qui, manifestement, souhaitaient le voir poursuivre dans sa fonction, avait donné le ton en déclarant: «il faut garder le cap». Nicolas Sarkozy a choisit de l’écouter et de le reconduire à son poste de 1er ministre. Du coup Lagarde reste à l’économie et Hortefeux à l’intérieur.

Exit, après la forte agitation automnale de la réforme des retraites, l’idée d’amorcer un virage social en faisant entrer à Matignon le centriste-écologiste Jean-Louis Borloo.

Comme pour marquer encore plus sa volonté de porter le clivage droite/gauche à ses limites, le Président a mis fin à l’ouverture. Bernard Kouchner et Fadela Amara ont été renvoyés à leurs études et du coup le retour de Xavier Bertrand et d’Alain Juppé apparaît comme une porte qui se referme en claquant au nez des centristes évacués du gouvernement.

Accessoirement ce remaniement a permit au Chef de l’État de faire un peu de nettoyage, ce n’est pas le printemps mais tout de même. Rama Yade la ministre au verbe un peu s’en est allée et le pauvre Eric Woerth qui porte comme une croix «l’affaire Béthencourt et ses développements politico-financiers» a été sacrifié.

La réduction tout azimut des déficits reste la priorité, comme le durcissement de la politique de sécurité. Le tout assorti, à grand renfort de communication, d’un peu de poudre aux yeux en direction de personnes âgées. Nicolas Sarkozy est reparti en campagne électorale.

Dans l’autre camp quelles sont les réactions?

«Tout ça pour ça» a déclaré celle qui préside aux destinées du PS pour le compte de Laurent Fabius, l’ancien «plus jeune premier ministre que François Mitterrand avait donné à la France».

Faute de proposer au Français des solutions concrètes pour les sortir des difficultés dans lesquelles ils sont plongés en raison de la crise financière mondiale, la dame de Lille s’en est tenue aux habituelles formules creuses à forte connotation électoraliste: «Je fais le même constat que tous les Français: tout ça pour ça. Plus que jamais, nos concitoyens le savent, le vrai changement aura lieu par leur vote en 2012", a-t-elle péroré devant les caméras de télévision. Et comme si cela ne suffisait pas elle a ajouté "Ce remaniement, c'est le renforcement de mainmise de l'UMP-RPR sur tous les leviers du pouvoir».

Les Français sont las de ces déclarations à l’emporte pièce qui n’apportent strictement rien à l’amélioration des conditions de vie qui sont les leurs. Les Français sont blasés de ces joutent oratoires et de ces campagnes électorales où la droite et la gauche s’affrontent en faisant semblant de n’être d’accord sur rien alors qu’ils partagent l’essentiel tant sur les diagnostics que sur les solutions à mettre en œuvre.

La réalité est celle-là, Nicolas Sarkozy dans la perspective de 2012 a choisit de renforcer son image d’homme de droite tout en légitimant la posture de gauche des leaders socialistes. Ils sont en quelque sorte copains comme cochons! C’est triste mais c’est ainsi.

Alors que reste t-il à faire dans ces conditions?

S’il est une chose positive dans ce remaniement ministériel, celle-ci réside dans le fait que le choix délibéré du chef de l’État de renforcer le bipolarisme droite/gauche, ravageur pour le pays, ouvre cette fois, à cause de l’éviction des centristes du gouvernement, un véritable espace politique où républicains authentiques, centristes émancipés des deux bords et écologistes non alignés peuvent se retrouver et construire une puissante alternative de changement.

Les 18 mois qui nous séparent de l’élection présidentielle sont largement suffisants pour jeter les bases d’une telle dynamique et la porter à la victoire politique en 2012. Les différentes personnalités de chacune de ces sensibilités sauront-elles passer outre leur intérêt individuel pour aller servir l’intérêt général?

La question leur est désormais posée. Les conditions sont réunies pour faire avancer cette idée car les Français, dans leur grande majorité sont murs pour la soutenir: renvoyer dos à dos le PS et l’UMP. Il ne faudrait pas une fois encore les décevoir, faute de quoi c’est aux sirènes de l’extrême-droite qu’ils finiront par confier leur destin.

00:56 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fabius, borloo, fillon, sarkozy, centristes, républicains, Écologistes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

15/11/2010

Nouveau Gouvernement

Premier ministre: François Fillon.

Alain Juppé: Ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants.

Michèle Alliot-Marie: Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et européennes.

Nathalie Kosciusko-Morizet: Ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

Michel Mercier: Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Libertés.

Brice Hortefeux: Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration.

Christine Lagarde: Ministre de l’Économie, des Finances et de l'Industrie.

Xavier Bertrand: Ministre du travail, de l'emploi et de la santé.

Luc Chatel: Ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative.

François Baroin: Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, porte-parole du gouvernement.

Valérie Pécresse: Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Bruno Le Maire: Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du territoire.

Frédéric Mitterrand: Ministre de la Culture et de la Communication.

Roselyne Bachelot: Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

Maurice Leroy: Ministre de la Ville.

Chantal Jouanno: Ministre des Sports.

Patrick Ollier: Ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement.

Eric Besson: ministre auprès de la ministre de l’Économie, des Finances et de l'Industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique.

Henri de Raincourt: Ministre auprès de la ministre d’État, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération.

Philippe Richert: Ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargé des collectivités territoriales.

Laurent Wauquiez: Ministre auprès de la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes.

Nadine Morano: Ministre auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, chargée de l'apprentissage et de la formation professionnelle.

Marie-Luce Penchard: Ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargée de l'Outre-mer.

Pierre Lellouche: Secrétaire d’État auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce extérieur.

Nora Berra: Secrétaire d’État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé.

Benoist Apparu: Secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé du logement.

Georges Tron: Secrétaire d’État auprès du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’État, chargé de la fonction publique.

Marie-Anne Montchamp: Secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

Thierry Mariani: Secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des transports et du Logement, chargé des transports.

Frédéric Lefebvre: Secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Économie, des Finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation.

Jeannette Bougrab: Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, chargée de la jeunesse et de la vie associative.

00:04 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ecologie, industrie, gouvernement, intérieur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

13/11/2010

Non Cécile Duflot tout le monde n'est pas content

Les 13 et 14 novembre se tiennent à « Les Assises du rassemblement des écologistes» au terme desquelles deux organisationsEurope Ecologie et Les Verts vont fusionner et donner naissance à un nouveau Mouvement Ecologiste.  « Tout le monde est très content"se réjouit Cécile Duflot la patronne putative du futur mouvement.

Non Cécile tout le monde n'est pas content. Martine Aubry, Laurent Fabius sont peut-être satisfaits de la tournure que prennent les choses mais tous les écologistes  ne sont pas contents loin s’ en faut.

Si vouloir unir la grande famille des écologistes dans un même mouvement  constitue en soi une belle et bonne idée à laquelle tout écologiste militant aspire à Lyon il y a désormais loin entre les intentions printanières de l’Appel du 22 Mars aux réalités hivernales des assises de Lyon.

La future grand-messe sur fond de discours grandiloquents ne fera en fait qu’ entériner le choix délibéré d’une poignée de dirigeants gauchisants de laisser au bord du chemin donc de rejeter tous les écologistes conséquents pour qui « l’indépendance de l’Ecologie Politique » constitue la pierre d’ angle du changement écologiste et social de la société.

C’est le 9 octobre lors de l’ adoption de son manifeste lequel n’ envisage d’ alliances politiques qu'en direction des seuls partis de gauche que le nouveau parti a mis fin au processus engagé avec l’Appel du 22 Mars.

«Le risque est que 3 ou 4.000 Verts bloquent le processus»avait prévenu Daniel Cohn-Bendit lors des journées d’ été de Nantes ajoutant «des milliers d'écologistes seront déçus».

C’est fait le processus est bloqué et des milliers d'écologistes sont déçus. En fait de rassemblement « le machin encore hybride et pas entièrement fusionné »voulu par le parti Vert porte en lui tous les germes de ses échecs futurs.

Sur fond de discours lénifiants  se prépare à Lyon tout à la fois la confusion, la division, l’ exclusion et cerise sur le gâteau le renforcement du bipolarisme droite/gauche destructeur pour la démocratie en général et la réalisation d’un projet authentiquement écologiste en particulier.

C’est pourquoi nous ne participerons pas à cette caricature de rassemblement préférant nous consacrer à la réalisation d’un pôle alternatif authentiquement écologiste dont l’émergence sur le terrain se fait jour.

Premiers signataires

1er Vice-président du MEI Patrice MIRAN

Vice-président à la santé MEI Jacques MARET

Secrétaire National aux Élections MEI Bernard FRAU

Trésorier National du MEI Philippe BEYL

Membre du bureau ou du Conseil National du MEI Carine CURTET, Monique MARQUET, Thierry ROMAN, Michel PIZZOLE, Henri BAILLEUL,Jean-Pierre VILLON, Michel FABRE, Gilbert JACOBELLI.

Animateurs régionaux Alain BOUYER, Gaud CHAUVIN, Georges BODU, Marc THOREL, Eric VENEL.......

Contact Bernard FRAU 06 63 24 00 66/02 32 61 02 38

08/11/2010

Convoi de déchets nucléaires: surchauffe sur un essieu, selon Greenpeace

BERLIN - L'association écologique Greenpeace a affirmé dimanche avoir détecté, sur des images infrarouges, une surchauffe anormale sur un essieu d'un wagon du convoi de déchets nucléaire Castor, parti de France à destination du nord de l'Allemagne, et demande l'arrêt du train pour un examen.

"L'analyse des images thermographiques, réalisées par Greenpeace sur ce convoi, révèle l'existence d'une source de chaleur anormale au niveau d'une roue, entre les wagons Castor 6 et 7", ces conteneurs écrit l'organisation.

"Comme personne ne peut savoir le risque que fait courir cette surchauffe sur le trajet, nous demandons, dans l'intérêt de la sécurité du public, que le transport des Castor soit immédiatement stoppé pour contrôler les essieux concernés", poursuite Greenpeace.

La police allemande a confirmé à l'AFP avoir été informé, ainsi que la société publique de transport ferroviaire Deutsche Bahn, des images thermiques prises par Greenpeace et de ses craintes.

Mais selon cette même source, "des ingénieurs de Deutsche Bahn ont profité d'une escale technique prévue à Kehl", juste de l'autre côté de la frontière avec Strasbourg, franchie par le convoi vers 13H00 GMT "pour tout contrôler, y compris les essieux, et aucune anomalie n'a été enregistrée".

Le "train a repris la route et roule actuellement tout à fait normalement", a ajouté le centre de contrôle de la police allemande mobilisée pour le transport Castor, situé à Lunebourg (nord de l'Allemagne), sans vouloir toutefois préciser où se trouvait le train actuellement.

Selon Greenpeace, le train serait actuellement dans le nord de l'Etat fédéral de Hesse (ouest), à environ 350 km du site de stockage de Gorleben (nord), sa destination finale.

(©AFP / 07 novembre 2010 01h50)

 

01:10 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : police, greenpeace, castor | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Des dizaines de milliers de manifestants contre un train de déchets radioactifs

DANNENBERG (Allemagne) - Des dizaines de milliers d'antinucléaires allemands ont manifesté samedi dans le nord de l'Allemagne où est attendu un train de déchets radioactifs venu de France, dont la progression est ralentie par les militants.

Les 14 wagons, partis vendredi de Normandie et transportant 123 tonnes de rebuts nucléaires, sont entrés en Allemagne vers 14H00 (13H00 GMT) via le pont qui enjambe le Rhin entre Strasbourg et Kehl. Un trajet qui a divergé du projet initial pour éviter les manifestants qui attendaient le convoi à 60 km plus au nord.

Après une longue pause technique en gare de Kehl, où six wagons transportant des policiers allemands ont été attelés, le convoi est reparti vers 18H00 (17H00 GMT) vers Karlsruhe, où des manifestants l'attendaient, selon la police allemande.

Selon la police allemande, cette halte a permis de vérifier une information donnée par l'organisation écologiste Greenpeace, sur la base d'images infrarouge, selon laquelle il y avait une surchauffe d'un essieu "entre les wagons Castor 6 et 7".

Greenpeace avait demandé l'arrêt immédiat du convoi, pour effectuer des contrôle, "dans l'intérêt de la sécurité du public".

"Des ingénieurs de la Deutsche Bahn ont profité d'une escale technique à Kehl pour tout contrôler, y compris les essieux, et aucune anomalie n'a été enregistrée", a répondu la police à l'AFP.

Le train de déchets radioactifs roulait normalement vers 00H30 GMT, a assuré la police allemande. Selon Greenpeace, il se trouvait à environ 350 km de sa destination finale, le site de stockage de Gorleben (nord).

Un peu partout en Allemagne, certains antinucléaires s'attelaient à retirer le ballast sous les rails, "un délit" dénoncé par la chancelière Angela Merkel.

La police a dit avoir dû en déloger certains, qui leur lançaient des pierres et des pétards, à coups de matraques et de sprays au poivre près de Dannenberg, la gare terminus du convoi dans le nord du pays.

Les déchets retraités par le groupe français Areva sont surveillés par 16.000 policiers allemands. Le train est attendu dimanche en fin de journée à Dannenberg, où les conteneurs seront chargés sur des camions pour effectuer par route les 20 km restants.

A moins que les antinucléaires ne parviennent à le retarder davantage. "Des milliers de personnes se sont inscrites pour mener des actions de blocage pacifique sur les voies et sur les routes", a dit à l'AFP une porte-parole de l'association de X-Tausendmal Quer.

Le convoi a déjà été retardé en France par des militants enchaînés aux rails, que les policiers ont mis plusieurs heures à évacuer.

Samedi, environ 50.000 personnes selon les organisateurs, 20.000 selon la police, se sont rassemblées dans un champ de maïs à Dannenberg pour protester contre ce 12e rapatriement de déchets nucléaires depuis 1995 et contre la politique nucléaire du gouvernement.

C'est la plus forte mobilisation jamais vue lors d'un convoi de déchets. "Nos estimations les plus optimistes sont dépassées", s'est réjoui Jochen Stay, porte-parole de l'association antinucléaire Ausgestrahlt (Irradié).

Le mouvement antinucléaire reprend vigueur depuis que le gouvernement conservateur-libéral a fait voter fin octobre une loi prolongeant la durée de vie des 17 réacteurs du pays, de douze ans en moyenne, reniant ainsi l'abandon du nucléaire civil voté à l'époque du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder (1998-2005).

"C'est mon deuxième rassemblement antinucléaire. Je proteste surtout contre la prolongation des centrales", a dit à l'AFP Christa Schoeniger, 73 ans, secrétaire à la retraite venue de Hambourg.

"La volonté du peuple n'a pas pas été entendue", renchérissait Martin Schumacher, 28 ans, programmateur informatique à Berlin, qui a décidé de retirer du ballast sous les rails. "Je sais que je peux être arrêté, mais c'est le genre de risques qu'il faut savoir prendre", dit-il.

(©AFP / 07 novembre 2010 02h06)

 

01:06 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : antinucléaire, train, déchets, manifestants, areva, police | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

06/11/2010

Le train de l'enfer

Le train de déchets nucléaires est reparti de Caen pour l'Allemagne

Le train de déchets nucléaires allemands, bloqué à Caen vendredi après-midi par cinq militants anti-nucléaires qui s'étaient enchaînés aux voies, est reparti vers l'Allemagne tandis que trois de ces militants ont été hospitalisés pour des brûlures, selon la police.

 

Le convoi, qui était parti à 14H20 de Valognes (Manche), avait été bloqué vers 15H40 à plusieurs centaines de mètres avant la gare de Caen par cinq militants qui se sont enchaînés à la voie.

Le train a pu repartir aux alentours de 19H00 après le dégagement des voies des manifestants enchaînés, dont un de nationalité allemande.

 

Sept militants ont été ou vont être placés en garde à vue pour entrave à la circulation: trois de ceux qui étaient enchaînés ont été "hospitalisés car ils ont été brûlé pendant la désincarcération", a indiqué une source policière.

 

Cette source a précisé que ces militants ne devraient pas rester longtemps à l'hôpital et que leurs brûlures n'étaient "pas graves". Les militants s'étaient enchaîné aux voies dans des tubes de métaux et du béton.

 

Le train doit arriver samedi en Allemagne, terme de son périple jalonné de manifestations des antinucléaires qui trouveront leur point d'orgue au terminus, où près de 30.000 personnes sont attendues par les écologistes. (©AFP / 05 novembre 2010 19h54)

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15/09/2010

Les polémiques courent et enflamment ceux qui s’y adonnent mais les questions de fond demeurent.

S’agissant de ces femmes, de ces hommes et de leurs enfants que l’on appelle « les Roms », qui sont aujourd’hui brutalement devenus de simples « objets/sujets de disputes, » pour décideurs politiques en quête de réélection, la question fondamentale est et reste : quel projet doit être mis en œuvre pour réussir leur intégration économique et sociale dans les pays dont ils sont les ressortissants.

 

Concrètement s’il est reconnu à tout citoyen européen le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire de chaque état membre, au-delà d’une période de trois mois, des obligations précises en terme d’emploi et de ressources – cf. la directive 2004/38/EC –  sont fixées pour permettre aux états d’accueil de ne pas avoir à supporter des charges qui incombent d’abord au pays d’origine qui ont reçus des sommes importantes – 17 milliards d’euros – pour engager des politiques d’intégration de leurs ressortissants en question.

 

Il est donc hypocrite et malsain de faire comme si ces dispositions n’existaient pas. Il convient de plus de ne pas ignorer, dans cette question grave sensible et importante, la responsabilité des pays d’origine dont l’action en termes d’intégration des populations Rom ne brille pas par son efficacité et son volontarisme.

 

Au-delà des maladresses, des fautes et des excès de langage en tout genre dont les auteurs français auront à rendre compte lors des prochaines consultations électorales, il faut savoir reconnaître que la France est dans son droit lorsqu’elle procède à des reconduites au pays d’origine dès lors que ces reconduites s’inscrivent dans le cadre réglementaire, ce qui est le cas.

 

Il n’est pas anormal de demander la destruction d’installations sauvages. De même il n’est pas anormal de renvoyer dans leur pays d’origine ceux d’entre les occupants de ces installations sauvages en situation illégales. Que des « directeurs de Cabinet », non responsables politiquement, produisent des circulaires non conforme au droit national ou européen et les signent est stupide et inadmissible. Ces pratiques ne peuvent que conduire à mettre notre pays à l’index et créer des amalgames insupportables.

 

Cela posé reste la question de fond demeure. Quelle solution pour régler ce problème sensible ?

 

Un plan d’action concerté doit être élaboré au niveau européen avec toutes les parties concernées et en premier lieu la Bulgarie la Roumanie dont les états respectifs ont déjà reçus des sommes importantes pour rechercher des solutions concrètes et les mettre en œuvre.

Les représentants des organisations des Roms doivent être associés à ce plan afin qu’ils expriment leurs besoins réels. La France de son côté ne peut pas se contenter de mesures de reconduites, elle doit prendre une part active à la mise en œuvre de ce plan d’action dont les financements doivent être apportés par Bruxelles et contrôlés par un comité de suivi ad hoc.

 

Faute d’agir dans ce sens, dans le climat délétère ambiant de montée générales des intolérances, la poursuite de polémiques,  pas toujours aussi désintéressées qu’on l’imaginer, que leurs auteurs engagent au nom des valeurs humanistes et républicaines, profitera non, comme ils veulent nous le faire croire, aux hommes femmes et enfants qu’ils prétendent défendre mais surtout et avant tout aux extrémistes de la droite et de la gauche.

02:19 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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