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21/07/2011

EPR Flamenville: Nouveau report de délais et doublement de la facture initiale!

EDF.jpg EDF vient d’annoncer – mercredi 20 juillet – une prévision de retard de deux ans supplémentaire concernant la mise en service du réacteur nucléaire 3ème génération (EPR) de Flamanville dans la Manche. Ce nouveau retard porte à 2016 la mise en route qui était initialement prévue à 2012.

Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, EDF annonce que le coût initial de l’opération de 3,3 milliards d’€uros est aujourd’hui porté à 6 milliards sachant qu'il ne s'agit là que nouvelle évaluation le chantier n'étant encore pas terminé.

EDF a beau arguer du fait que le réacteur de Flamanville est le premier de sa génération et le premier de l’après catastrophe de Fukushima pour expliquer les retards et les surcoûts, il n’empêche que la réalité des faits qui s’imposent.

SIGE_EPR_px_501__w_ouestfrance_.jpgEDF et Bouygues-Construction sur ce chantier font preuve d’une maîtrise industrielle relative. Tant la nature des travaux que ses coûts de réalisation ont été très mal évalués.

Quand au déroulement des travaux par lui-même, le moins que l’on puisse dire est que dans ce domaine également la maîtrise organisationnelle du chantier n’est pas à la hauteur. L’Autorité de Sureté Nucléaire a été dans l’obligation d’intervenir à plusieurs reprises.

202px-Logo_ASN_svg.pngL’ASN a constaté qu’un accident du travail sur quatre n’était pas déclaré – une vingtaine d’entreprises seraient concernées, le Parquet de Cherbourg a ouvert une enquête – et il semble que des salariés d’un sous-traitant de Bouygues n’auraient pas de protection sociale.

Depuis le début de l’année 3 accidents du travail mortels doivent être déplorés sur le chantier qui occupe 3300 salariés. Des enquêtes préliminaires sont en cours dont l’une pour « homicide involontaire ».

article_billet.JPGIls convient par ailleurs d’ajouter qu’à la note déjà salée, 6 milliards d’€uros à ce jour, il faut ajouter, le montant de la part de l’investissement nécessaire au stockage des déchets que produira le réacteur en service ainsi que les coûts de démantèlement du réacteur au terme de sa durée de vie.

De quoi s’interroger sur la compétitivité réelle du KW nucléaire face au KW Énergie renouvelable, sur le plan de l'investissement mais également en fonctionnement, car en la matière il faudra bien prendre en compte le montant des assurances à contracter pour couvrir les dédommagements en cas d’accident nucléaire, toujours possible !

Cette question est d’autant plus pertinente qu’EDF se garde bien d’aborder cet aspect la question lors de ses demandes d’augmentation du prix KW/H facturé.

manif nuc à Dieppes mardi 15 mars 2011.jpgDans ces conditions d’incertitudes sur le montant final de la facture – des surcoûts peuvent encore apparaître durant les dernières années de réalisation – mais également sur les délais – le réacteur d’Olkiluoto en Finlande démarré par AREVA en 2005 est annoncé avec un retard de 4 ans – il serait sage de déclarer un moratoire sur le démarrage de du réacteur EPR de Penly. D’autant que le retour d’expérience de la catastrophe de Fukushima conduira inévitablement à une augmentation des exigences de sécurité dont les coûts viendront encore grossir la facture.

Le Président de la République aura-t-il cette sagesse?

On peut malheureusement en douter tant il fait preuve dans ce domaine comme dans d’autres d’ailleurs, d’aveuglement et d’entêtement

13:10 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : edf, epr, flamanville, penly, bouygues, fukushima, asn, parquet de cherbourg, areva, olkiluoto | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

06/07/2011

Fessenheim: l'ASN propose une rallonge de 10 ans d'activité

le-reacteur-de-fessenheim-pourrait-fonctionner-10-ans-de-plus_30335_w250.jpgLe 4 juillet, dans un rapport rendu public lors d’une conférence de presse, l'Autorité de Sûreté Nucléaire indique que l’activité du réacteur N°1 de la centrale de Fessenheim – plus vielle centrale du parc nucléaire français – en service depuis 1977 peut être prolongée de 10 ans.

Le rapport, qui fait suite à une mission d’audit décennale «in situ» qui s’est déroulée entre octobre 2009 et mars 2010, soit avant la catastrophe de Fukushima, conditionne cette prolongation d’activité à la mise en œuvre de plusieurs mesures d’accompagnement.

Parmi ces mesures qui retiennent plus particulièrement l’attention, figurent: le renforcement de la dalle support en béton sous la cuve du réacteur – pour en d’augmenter la capacité à supporter une chute éventuelle du cœur en fusion en cas de percement de la dite cuve – ou la mise en place d’une «source froide» de secours alternative à l’actuel canal du Rhin en cas d’inopérabilité de celui-ci.

Ces travaux à réaliser dans un espace confiné hautement radioactif, ne pourront l’être que par des robots mécaniques et à un coût exorbitant. Cet aspect des choses n’est pas pour réjouir EDF qui dès lors s’interroge sur l’opportunité de poursuivre l’exploitation.

logo_asn.pngCette décision de l'ASN montre à quel point les responsables de la filière nucléaire se soucient comme d’une guigne de la volonté des populations qui se situent dans l’environnement immédiat de la centrale. On est à 1,5 km de la frontière allemande et à 40 km de la Suisse et les populations suisse et allemande réclament la fermeture de la centrale qui, il faut le rappeler, est implantée dans une zone de fracture sismique.

La Suisse et l’Allemagne qui ont par ailleurs décidé de sortir du nucléaire ne comprennent pas l'idée de voir leurs ressortissants soumis à des risques dont eux-mêmes ont décidés de s'affranchir.

r.jpgQuand aux Français ils manifestent dans une très large majorité – près de deux sur trois – leur volonté de sortir du nucléaire. C'est dire l'incongruité de la décision de l'ASN.

Du coup il ne faut pas exclure que le gouvernement dans cette affaire ne soit pas en train de poursuive une stratégie électoraliste en vue d’afficher début d’année 2012 une posture favorable à une politique française de sortie programmée du nucléaire. Nicolas Sarkozy n’est pas à son premier retournement près de discours. Plusieurs indices laissent à penser que cette hypothèse n’est pas à écarter.

L’insistance des uns et des autres pour indiquer que la décision finale ne sera prise que fin décembre après que EDF ait rendu sa copie des «stress tests» exigés par l’Union Européenne après la catastrophe de Fukushima.

EDF.jpgLes réticences d’EDF au regard des coûts des travaux à engager ainsi que les déclarations de l’actuelle Ministre de l’Environnement, les propos de François Hollande et de Martine Aubry sur leur conversion à la nécessaire sortie du «tout nucléaire» - notez la nuance - tout cela va dans le sens d’une mystification.

627830_photo-1252082470305-1-0_150x113.jpgFrançois Mitterrand en son temps n’avait pas fait autre chose quand dans ses 110 propositions de campagne pour la présidentielle de 1981 il avait pris des engagements de sortie du nucléaire. Trente plus tard chacun peut évaluer la sincérité de celui qui nous avait promis de «changer la vie». Entre temps Jospin et Voynet auraient pu agir! Force est de constater que paroles roses ou vertes se sont bien accordées pour qu’en actes rien ne se passe.

La raison commande aujourd’hui de procéder à la fermeture immédiate de la Centrale de Fessenheim. Sa conception, son implantation, sa vétusté et la volonté des populations exigent cette fermeture parce qu’elle est nécessaire.

Laisser se poursuivre son exploitation est une faute politique grave qui devra être sanctionnée comme il se doit.

000_hkg4718188_1300792728.jpgA l’heure où la catastrophe de Fukushima a mis en évidence les impasses techniques et financières, les mensonges dont peuvent être capables les responsables des filières nucléaires et les gouvernements qui les soutiennent, seuls peuvent compter pour les populations la mise en œuvre d’actes concrets.

En la circonstance le seul acte concret susceptible d’être considéré avec intérêt réside dans le choix d’un arrêt immédiat de Fessenheim comme première étape en France d’une sortie programmée du Nucléaire.

21/06/2011

Anne Lauvergeon virée d'Areva!

 Anne-Lauvergeon-n-est-pas-renouvelee-a-la-tete-d-Areva_scalewidth_630.jpgCertains regretteront Anne Lauvergeon, d'autres pas, mais il faut lui rendre justice, le refus qu’elle vient d’opposer à Nicolas Sarkozy, lundi après-midi lors d’un entretien à l’Élysée, a un côté plutôt sympathique et dénote d’une personnalité au caractère courageux.

Refuser de prendre les indemnités de départ conséquentes – 2 années de salaires soit la bagatelle de près de 2 millions d’euros – que celui-ci lui proposait mérite d’être souligné tant il est rare par les temps qui courent de voir à ce niveau les gens ne pas hésiter à s’abaisser lorsqu’il s’agit de ramasser la tune.

Nicolas Sarkozy aurait du se souvenir que «la guêpe» ne se laisserait pas faire facilement, elle qui en 2007 avait refusé le poste de ministre de l’économie qu’il lui offrait au titre de l’ouverture.

1191686.jpgAprès dix ans passés à la tête d’Areva – groupe électronucléaire issu de la fusion en 2001 de la Cogema, Framatome, CEA-Industrie et Technicatome Anne Lauvergeon tire sa révérence sur un coup d’éclat mais l’important reste les conditions de son éviction et ce qu’il va advenir de la politique nucléaire de la France.

Comment la décision de dégager Anne Lauvergeon a-t-elle été prise?

851502.jpgC'est Nicolas Sarkozy qui a décidé, François Fillon qui a été chargé de la commission et à Eric Besson a été laissé le soin de justifier ce choix auprès de l'opinion publique. «Il n'est pas choquant qu'au bout de 10 ans à la tête d'une entreprise publique, il puisse y avoir un renouvellement de la présidence», a-t-il déclaré à l'AFP. Certes mais à ce niveau l’argumentation est un peu courte.

D’autant que la gestion Anne Lauvergeon n’est tout de même pas un monument convaincant de réussite il y avait matière à argumenter.

L’EPR? Une bérézina industrielle et commerciale!

epr-finlande-aeva-suki_large.jpgEn Finlande le chantier de construction pour lequel Areva a obtenu commande il y a huit ans n’est toujours pas terminé. La facture des dépenses dépasse de 3 milliards d’euros le devis initial et l’on s’attend à de nouvelles dérives d’ici à la mise en service.

Le chantier de Flamanville pour EDF est annoncé à l’heure où nous parlons avec un retard de trois ans.

Les mines d’uranium? Honte et gaspillage!

Les conditions d’exploitation des mines d'uranium au Niger sont toujours aussi détestables pour les personnels qui travaillent sur le site. Quand à l’achat d’UraMin celui s’est effectué à des niveaux de prix défiant le raisonnable. Des fuites avant l’opération ont provoqué un envol des cours de plus de 30% en l’espace de peu de temps.

La situation financière du Groupe AREVA? Mystères et brouillards!

En 2010 après avoir réalisé plus de 4 milliards d’euros d’actifs – en plus des 2,8 milliards vendus en 2009 – Areva a été contraint de procéder dans l’urgence à une augmentation de capital pour éviter une dégradation de sa note bancaire. L’état, les citoyens français en l’occurrence, ont été appels à hauteur de 300 millions d’euros à côté d’un fond d’investissement du Koweït. Lequel fond d’investissement a exigé comme condition qu’Areva soit mis en Bourse avant la fin du mois de Juin 2011.

Est-il besoin de rappeler que l’état est actionnaire d’Areva à hauteur de 90% et qu’il est pour le moins curieux qu’il se laisse imposer, par un partenaire étranger, une décision sur une partie de sa filière stratégique.

L’héritage d’Anne Lauvergeon?

L’avenir du groupe Areva et de l’industrie nucléaire française, après la catastrophe de Fukushima – qui n’est certes pas de la faute d’Anne Lauvergeon – est pour le moins sujet à inquiétudes pour les nucléocrates.

Nicolas Sarkozy, François Fillon et l’inénarrable Eric Besson ont beau nous chanter que l’EPR est le nec plus ultra de la sécurité en matière de réacteur nucléaire, la montée des coûts, liés aux compléments d’investissement en matière de sureté et en matière d’assurance, rend mécaniquement la filière nucléaire moins compétitive que les filières concurrente du renouvelable.

Cela est d’autant plus vrai que parallèlement rien n’est aujourd’hui proposé en termes de solution pour le démantèlement des centrales en fin de vie, et la gestion des déchets radioactifs hormis les solutions bâtardes et hasardeuses d’enfouissement à des centaines de mètre sous terre pour des durées invraisemblables.

Telle la réalité de la gestion d’Areva conduite par Anne Lauvergeon ces 10 dernières années dont il serait totalement injuste de lui faire porter à elle seule le chapeau. Les pouvoirs publics sous tutelle UMP et PS y ont largement leur part. Le PS ayant préparé le terrain pendant que l’UMP en récoltait les fruits pourris sans que jamais ni les uns ni les autres depuis 30 ans au moins n’aient variés d’un iota.

Coincée entre des pertes qui s’annoncent lourdes sur les chantiers de l’EPR, son incapacité à anticiper des solutions d’avenir sur les déchets et le démantèlement des vieilles installations et l’effet Fukushima qui porte un coup quasi fatal au nucléaire, Areva est dans une situation critique.

CPS.VQY30.280211184955.photo01.quicklook.default-245x163.jpgNicolas Sarkozy n’a pas aujourd’hui de ligne stratégique de rechange c’est d’ailleurs ce qu’annonce benoîtement Eric Besson lorsque celui-ci assure, s’agissant de la nomination de l’actuel numéro deux d’Areva, Luc Oursel, pour remplacer Anne Lauvergeon, qu’il ne s’agit pas «d'un changement d'orientation stratégique», ajoutant même «Le premier ministre demande très clairement à Luc Oursel de poursuivre l'action qui a été celle d'Anne Lauvergeon» poussant le gag jusqu’à dire que la dirigeante virée à «un bon bilan».

A quoi donc répond cette mise à l’écart?

Sauf à laisser totalement les mains libres à l’homme qui voulait se faire payer deux salaires – Henri Proglio actuel patron d’EDF – ont ne voit pas très bien où tout cela conduit.

Rappelons qu’Henri Proglio est ce patron d’industrie qui tient la catastrophe de Fukushima pour rien de plus qu’un retour d’expérience à prendre en compte avant de se lancer dans la co-construction du parc atomique aux Chinois. Tout un programme!

07/06/2011

Humanisme-Ecologie-République est né!

 A force d’avoir été, lors des échéances électorales, appelés à soutenir, avec force slogans, les plateforme-programmes des partis de droite ou de gauche les plus structurants de la vie citoyenne, la grande majorité de nos concitoyens déçus de voir qu’une fois passé le moment de l’élection rien ne changeait, travaillé par un désir d’autonomie, ont finit par s’éloigner du «politique» dont ils ne veulent plus désormais tant ils sont persuadés, pour ce qui les concernent, que les solutions à leurs problèmes sont ailleurs.

Qui en fait pourrait les en blâmer? Après les dégâts générés par la grande crise financière de 2007 qui est loin d’être jugulée et dont personne ne sait vraiment à quels abimes elle risque de finir par nous conduire collectivement ont-ils de vrai raison de faire confiance à nouveau?

Gauche et droite confondues, le PS et UMP, incapables de renouveler leurs analyses, accaparés par l’obsession de faire élire l’un des leurs à la présidence de la République et d’être majoritaire à la chambre des représentants du peuple qu’ils ne représentent plus, ont une part colossale dans le délabrement civique et citoyen auquel la France est confrontée. Il est vrai que les mécanismes imposés par les institutions de la 5ème République – absence de proportionnelle, présidentialisation du régime – ne sont pas de nature à favoriser une évolution des pratiques et des comportements des partis de gouvernement recroquevillés sur eux-mêmes.

La crise dans toutes ses dimensions, sociale, financière, écologique, énergétique et démographique exige pourtant que soit rétablit le lien distendu entre la société – les individus et les groupes – et le politique. Quel système proposer, sinon celui qui fait du contrôle du politique par la société, le moyen du contrôle des libres intérêts financiers qui aujourd’hui, dans l’indifférence la plus totale, s’accaparent de tout: du vivant, du social, du sanitaire et du culturel et même de la guerre.

L’émergence, lors de la dernière élection présidentielle, d’un vote «indépendant démocrate» significatif ainsi que celui «indépendant écologiste» aux récentes élections européennes pouvaient laisser imaginer une possible sortie par le haut qui verrait une offre citoyenne nouvelle permettre cette réconciliation de la société et du politique laissant à leur pitoyable impuissance les conservateurs de gauche comme de droite.

Le vote écologiste, indépendant par nature et par culture, avait laissé croire que les outils, moyens de la transition, étaient à portée de main. Force est de constater que même chez les Écologistes le mal de l’époque, qui veut que les groupes veillent d’abord à leurs propres intérêts immédiats avant ceux plus lointains de la collectivité qui les portent, fait son œuvre de dissolution.

Les récents développements du processus EE-Les Verts montrent à quel point les personnalités de ce qui aurait pu être la force structurante d’une majorité nouvelle sont en train de trahir l’espoir d’une évolution attendue pour se tourner pour 2012 au prix d’un accord politicien «alimentaire» vers l’une des branches de l’alternative conservatrice à savoir la gauche socialiste.

Ainsi loin de favoriser l’émergence d’une majorité nouvelle émancipée du PS et de l’UMP, la toute nouvelle formation EE-Les Verts qui n’est au fond que la version relookée de l’ancienne formation verte de Dominique Voynet, Noël Mamère, Yves Cochet, Marie-Christine Blandin et consorts, s’engage sans état d’âme dans une opération de renforcement du système pavlovien droite-gauche qu'elle est sensée combattre au nom de l’indépendance naturelle de son courant de pensée..

Comme le disait Guillaume le Taciturne, «Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer» aussi des militants écologistes non résignés, s’inspirant d’une initiative de Jean-Pierre Chevènement qui en 1966 avait fondé le CERES – Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste – pour faire vivre un courant influent de gauche au cœur de la social-démocratie, ont décidé la création d’un projet associatif – Humanisme, Ecologie, République – pour faire vivre et prospérer dans le paysage politique français, un courant de pensée et d’actions indépendant, émancipé des forces conservatrices de droite comme de gauche.

Cette création répond à un impératif: faire bouger les lignes. Elle vise un objectif simple: rendre possible en France la constitution d’une «majorité politique nouvelle» rassemblant dans une coalition ouverte les républicains sociaux, les humanistes du centre - radicaux et démocrates - et les écologistes non inféodés à la gauche archaïque et non européenne.

Vivre sa citoyenneté c’est toujours s’engager, c’est toujours mener un combat politique face à un ennemi. Cet ennemi aujourd’hui a la figure du repli sur soi et du refus de l’engagement dans lequel nous tient enfermé le clivage droite/gauche désormais inapte à faire évoluer la société française.

Face à cet ennemi, la première bataille qu’il convient de livrer et de remporter est celle qui consistera à faire sauter ce verrou «droite contre gauche» que le PS et l’UMP veulent continuer d’imposer en brandissant l’épouvantail FN. La prochaine élection présidentielle de 2012 et les élections législatives qui se dérouleront en suivant en constituent le champ idéal.

A cette mission sont invités tous ceux celles qui ont à cœur de faire vivre les valeurs en France les belles valeurs de la démocratie républicaine et qui dans le même temps souhaitent voir le pays se moderniser et prendre à bras le corps les défits que nous proposent notre siècle.

Bernard FRAU

Délégué Général

Humanisme – Ecologie – République

Contact: 0663240066/0232610238

http://www.humanisme-ecologie-republique.com/

24/05/2011

Qui se préoccupe encore de Fukushima?

nucleaire%20monde%20%20Kheng%20Guan%20Toh%20%20Fotolia_com.jpgDepuis plus d’une semaine c’est l’affaire DSK qui fait sans discontinuité la «une» des grands médias - presse, télévision et radio confondues -. Plus personne ne se pose de questions! Après avoir été sous le coup de la peur nucléaire, pendant une bonne quinzaine de jours. On a invité gentiment les Français à passer à autre chose.

Gloser sur le montant de la fortune de DSK et les moyens qu’il entend mettre pour tenter de sortir de sa sordide affaire, c’est pain béni pour ceux qui n’entendent rien changer au cours des choses et continuer comme si de rien n’était.

DSK-devant-la-cour-penale.jpgIl est vrai que les «comportements privés» de l’ex-candidat à la candidature à la magistrature suprême de la France, sont plus proches du format des histoires que les feuilletons américains nous dégueulent «en prime time» le soir sur les chaînes de la Télévision.

Du sang, de la chique, du cul et des mollards voilà ce qui depuis trop longtemps fait le pain et les jeux quotidiens offerts abondamment aux Français, qui en ont tellement pris l'habitude, au point qu'ils ne se rendent plus vraiment compte où le monde va.

1804596.jpgLes réacteurs 1,2 et 3 de la centrale atomique de Fukushima Daiichi sont rentrés en fusion et cela probablement très tôt après le tsunami, et la situation semble impossible à stabiliser avant de long mois.

Période durant laquelle la pollution radioactive va se poursuivre faisant et s'accumuler faisant de la catastrophe de Fukushima une catastrophe assurément plus importante que celle de Tchernobyl.

«Les retombées de Fukushima sont détectables à des niveaux significatifs jusqu'à Kanagawa, située à environ 270 km de la centrale», indique le laboratoire de l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest – ARCO – dans un rapport consultable sur http://acro.eu.org .

Le laboratoire, expert reconnu pour son sérieux, s'est alarmé, vendredi 20 mai, des taux de pollution relevé sur terre et en mer près de la centrale dans des termes qui ne font aucun doute sur le niveau de gravité de ce qui se passe en ce moment au Japon et qui nous concerne très directement.

Faut-il rappeler qu’en matière de retombée de pollutions nucléaires, comme pour d’autres pollutions d’ailleurs, la planète est un grand village où personne n’est à l’abri.

1299927074.jpg«Dans la préfecture de Fukushima, les niveaux sont comparables à ceux que l'on trouve autour de Tchernobyl», ont affirmé les experts de l’ACRO à l’issue des analyses menées sur des échantillons envoyés à Caen par des bénévoles japonais.

Les légumes analysés à 80 km de la centrale sont impropres à la consommation, «Si l'on calcule la contamination en césium 137 en Bq/m2, toutes les valeurs relevées dans la préfecture de Fukushima sont supérieures à la limite de 185.000 becquerels par mètre carré qui ouvre le droit à la migration en Biélorussie», ont ajoutés les experts de l’ACRO..

Alors, deux questions m'interpellent directement:

Pourquoi ce silence de la part de nos autorités politiques?

Pourquoi cette insouciance de la part de nos concitoyens?

263212.jpgSi la question de la morale et de l’éthique devra trouver sa pleine place au moment du débat pour la prochaine campagne présidentielle, nul doute que celui de la question du choix politique de la France en matière énergétique devra s'imposer.

 

03:34 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : acro, fukushima, tchernobyl, pollutions | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

09/05/2011

Rencontre avec Jean-Louis BORLOO et Corinne Lepage

Dans un communiqué du 22/04/2011 l’Alliance Ecologiste Indépendante indiquait son regret de voir Nicolas Hulot choisir de participer aux «primaires verrouillées» organisées par EE-Les Verts faisant de lui «que» le candidat des écologistes de gauche et sa décision de favoriser les rencontres avec les principaux mouvements du Centre politique actuellement émancipés de l’UMP et du Parti Socialiste.

L’Alliance Ecologiste Indépendante partage en effet le sentiment général exprimé en France, tant par des écologistes et des humanistes que par la grande famille des délaissés de la finance mondialisée, de la nécessité pour la France que puisse se dégager en 2012 un(e) candidat(e), débarrassé du réflexe pavlovien binaire Droite/Gauche, à même de tracer une voie majoritaire nouvelle construite sur une synthèse des valeurs qui sont au cœur de l’Humanisme, de l’Écologie et de la République.

Pour évoquer cette question, en cohérence avec ses dernières déclarations, Bernard FRAU, Secrétaire National de l’Alliance Ecologiste Indépendante a rencontré Jean-Louis BORLOO, lundi 2 mai 2011 au siège du Parti Radical. Une démarche identique a été menée auprès de Corinne Lepage Présidente de CAP 21.

929879-1102495.jpgCes premiers entretiens, tant avec le Parti Radical qu’avec Cap21 ont permis de dégager des points positifs de convergence de nature à conforter l’idée, exprimée unanimement, que, sur fond de conflits armés, le contexte particulier de crise générale – idéologique, économique, sociale et écologique – dans lequel se déroulera l’élection présidentielle de 2012 impose que de nouveaux choix fondateurs soient portés au débat pour être tranchés, devant les Français, dès le 1er tour de la consultation.

Copie de corinne_lepage.jpgSi, sur un plan général les proximités ont pu être mise en évidence assez facilement, il reste désormais à approfondir les échanges, à travers la rencontre de délégations sur des thématiques/objectifs afin de pouvoir envisager construire les bases d’une plate-forme programmatique qui, pour l’Alliance Ecologiste Indépendante, doivent nécessairement prendre en compte les questions relatives à la production et la distribution d’énergie, à la grande distribution, à la préservation de la biodiversité, à la reconquête de la ruralité, ainsi qu’aux orientations en matière sanitaires et d’éducation.

article_centristes.jpgL’Alliance Ecologiste Indépendante consciente du danger de la montée en France des extrêmes alimentés par les peurs et les angoisses générées par les crises, plus que jamais favorable à la construction d’une réelle force alternative aux conservateurs de gauche comme de droite, se déclare favorable à la poursuite des contacts engagés avec le Parti Radical et Cap 21 qu’elle compte élargir rapidement en direction du Modem, de République Solidaire, de la Gauche Moderne de l’Alliance Centriste et du Nouveau Centre.

Bernard FRAU

 

 

07/05/2011

Jacques Repussard DG de l'IRSN, et le risque de catastrophe nucléaire

PARIS (AFP) - La France doit accepter de se préparer à des accidents nucléaires "complètement inimaginables", qui représentent le plus grand danger pour ses installations, comme le prouve la catastrophe de Fukushima, a estimé jeudi le directeur général de l'IRSN, Jacques Repussard.

000_hkg4718188_1300792728.jpg"Il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables parce que ce qui nous menace le plus, ce n'est pas un accident +standard+", a déclaré le responsable de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) lors d'une audition parlementaire.

En France, avec EDF, "nous avons un des opérateurs nucléaires parmi les plus compétents au monde, il est donc d'autant moins vraisemblable que nous soyons confrontés à un accident +standard+", a estimé M. Repussard.

"Si un accident se produit, le moins invraisemblable est que ce soit un accident absolument extraordinaire, lié par exemple à des effets dominos avec d'autres installations voisines, des aléas naturels ou des actes de malveillance. Il faut se préparer à ce type de scénarios", a averti le responsable de l'IRSN.

A la lueur de l'accident survenu dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, le gouvernement français a décidé de lancer un audit sur la sûreté des installations nucléaires de l'Hexagone prenant en compte des cas de figure extrêmes, jusqu'alors écartés par les opérateurs ou les experts chargés de la sûreté.

arton16397-fa73f.jpg"Pour les Japonais, ce n'était pas réaliste ce tsunami de 15 mètres de haut" alors que la digue protégeant la centrale de Fukushima n'avait été rehaussée que de 5,7 mètres, a relevé Jacques Repussard.

"Il faut faire des scénarios réalistes dans un contexte qui n'est pas réaliste pour notre imagination, c'est ce qui s'est produit au Japon", a-t-il conclu.

Le directeur de l'IRSN s'exprimait dans le cadre d'une audition de la mission parlementaire sur la sûreté des installations nucléaires, créée après la catastrophe de Fukushima et confiée à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST).

"Personne ne peut garantir qu'il n'y aura jamais d'accident nucléaire en France", a répété le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, auditionné lui aussi.

Il revient "aux exploitants, aux autorités de contrôle, au gouvernement, de faire ce qu'il faut pour réduire cette probabilité. A nous tous de faire ce qu'il faut pour en réduire les conséquences, mais à l'évidence il faut que nous soyons capables de les gérer", a-t-il insisté.

263212.jpgL'audition parlementaire ouvrait un séminaire international consacré à la gestion post-accidentelle des crises nucléaires, organisé par l'ASN jusqu'à vendredi dans les locaux de l'Assemblée nationale.

Source © AFP

01:27 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irsn, asn, fukuschima, opecst | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

22/04/2011

25 ans après Tchernobyl: c’est toujours non au nucléaire!

nucleaire%20monde%20%20Kheng%20Guan%20Toh%20%20Fotolia_com.jpg25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la donne n’a pas changé. L’énergie nucléaire pose sans conteste possible en France mais également partout dans le monde la question fondamentale d’une technologie non maîtrisable à 100% par l’homme. Elle fait courir un risque majeur à l’Humanité toute entière pour aujourd’hui, pour demain mais également après demain.

intérieur Fukushima.jpgLa catastrophe de Fukushima, est l’illustration parfaite de l’effondrement du mythe de la sureté nucléaire. Depuis le 11 mars il a été donné au monde entier de constater qu’une centrale nucléaire n’est pas un sanctuaire à l’abri des aléas climatiques et des catastrophes naturelles. Faut-il attendre que la démonstration soit faite que de la même manière un acte terroriste contre un site nucléaire peut conduire au pire et exposer la nature les hommes et les animaux à des risques insensés.

logo_asn.pngL’Alliance Ecologiste Indépendante soutient les militants qui occupent actuellement les locaux de l’ASN et également ceux qui partout en France commémorent les 25 ans de Tchernobyl en mémoire de toutes les victimes civiles du nucléaire.

Les flick acceuille le train.jpgL’Alliance Ecologiste Indépendante dénonce les déploiements disproportionnés de forces de police destinés à faire pression sur les militants pacifiques et les empêcher d’alerter nos concitoyens sur les dangers de cette énergie maudite.

L’Alliance Ecologiste Indépendante réaffirme avec ces militants la nécessité de décider immédiatement la fermeture de tous les réacteurs situés en zones à 100210110738.jpgrisques sismiques ou d’inondation, l'annulation des projets de construction des EPR sur les sites de Flamanville et de Penly en Normandie et la mise en chantier d’un programme recherche développement pour engager une refonte de la politique énergétique de notre Pays.

18:57 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tchernobyl, fukushima, penly, flamenville, asn, epr | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Nicolas Hulot fait le choix de la Gauche et non de l’Alternative !

Paris, le 22/04/2011 - L’Alliance Ecologiste Indépendante regrette la position de Nicolas Hulot de n’être «que» le candidat des écologistes de gauche suite à ses déclarations concernant sa participation aux primaires étriquées et verrouillées d’Europe Ecologie – Les Verts

Nicolas Hulot fait le choix de la Gauche

Nicolas Hulot rejoint ainsi le choix des Verts d’une alliance exclusive à gauche qui les ont conduits durant ces années à être les sous-traitants du PS en matière d’écologie en échange de quelques postes d’élus.

A gauche toute, semble être le mot d’ordre chez Europe Ecologie, Daniel Cohn Bendit en tête appelant à soutenir DSK dès le premier tour suivi de Cécile Duflot, Éva Joly et Jean Vincent Placé pour lesquels un projet écologiste ne peut être que de gauche et donc uniquement avec les partis de gauche; même Yannick Jadot qui voulait l’indépendance d’EELV à ses débuts est rentré dans le rang. Mais quelle vision passéiste binaire! Surtout pour un mouvement qui proclame à qui veut bien l’entendre qu’il incarne «la politique du 21ème siècle».

Si l’Alliance Ecologiste Indépendante, est d’accord pour dire que l’attachement de la droite actuelle au tout libéralisme financier et marchand, incarné en France par Nicolas Sarkozy et ses troupes, rend impossible, pour les écologistes, toute possibilité de gouvernement avec cette droite, elle affirme en revanche très nettement qu’il en de même avec la gauche socialiste et productiviste. Ceci constitue un point de désaccord de fond avec EELV.

Nicolas Sarkozy, DSK ou Martine Aubry c’est pareil!

Remplacer un Nicolas Sarkozy pro-nucléaire par une Martine Aubry ou un DSK pro-nucléaires – changer de président pour que rien ne change – ne constitue pas en soi un programme politique. Hors c’est ce vers quoi Daniel Cohn-Bendit et EELV veulent entrainer les écologistes en échange de quelques postes au gouvernement et à l’Assemblée Nationale.

Tracer résolument les voies d’un avenir meilleur et plus éclairé exige, pour nos concitoyens, de sortir de ces jeux politiciens dont ils sont abreuvés jusqu’à l’écœurement. La montée du FN et la faible participation aux échéances électorales en témoignent. L’heure est plus que jamais à la construction d’une réelle force alternative aux conservateurs de gauche comme de droite et aux extrémistes des mêmes bords.

L’Alliance Ecologiste Indépendante considère que vouloir un avenir de bien-être et de justice, plus respectueux des hommes, des espaces, de la faune et de la flore nécessite plus que jamais de profondes réformes, institutionnelles, sociales et économiques. Elle estime que le temps de l’élection présidentielle de 2012 est propice pour opérer des choix fondateurs à travers une candidature émancipée des traditionnels territoires politiques tels que les a façonnés la 5ème République.

Une candidature de rassemblement écologiste, humaniste et républicaine

L’Alliance Ecologiste Indépendante appelle Nicolas Hulot, Corinne Lepage, Franck Laval et tous ceux qui se sentent concernés à prendre leurs responsabilités en décidant, de mettre leur compétence au service d’un projet d’Écologie Politique authentique et Indépendant. Laissons les dirigeants d’EELV cultiver avec le Parti Socialiste leurs petites ambitions personnelles et agissons ensemble pour l’intérêt public.

Les Français réclament pour 2012 un candidat qui serait à même de tracer une voie majoritaire nouvelle en faisant la synthèse des valeurs qui sont au cœur de l’Humanisme, de l’Écologie et de la République.

Dans cette perspective, l’Alliance Ecologiste Indépendante, s’efforcera de favoriser les rencontres avec les principaux mouvements du Centre politique actuellement émancipés de l’UMP et du Parti Socialiste.

Contact presse:

Alliance Ecologiste Indépendante:

Bernard Frau, secrétaire national / 06 63 24 00 66 /

bernard.frau@sfr.fr

Jean Marc Governatori, secrétaire national / 06 11 44 58 21 /

info@alliance-ecologiste-independante.fr

 

 

17/04/2011

Après la déclaration de candidature de Nicolas Hulot

Nicolas-Hulot_pics_390.jpgAprès la décision du Conseil Fédéral d’EE-Les Verts de positionner la désignation de son candidat(e) à la présidentielle en juin dans le cadre d’un corps électoral fermé, Nicolas HULOT, après avoir fait mine d’être très en colère, a finalement annoncé mercredi 13 avril, depuis Sevran, sa candidature à la présidentielle de 2012.

Le flou volontairement entretenu sur sa participation aux primaires dans le cadre fixé par EELV, sur ses intentions pour le second tour, sur son absence de mention à propos du nucléaire, ont fait que le buzz médiatique a bien fonctionné. Quatre jours plus tard, chacun ayant exprimé son point de vue, la pression quelque peu retombée il devient possible de mieux situer le champ dans lequel va se jouer cette candidature.

D’abord, il ne faut pas se laisser abuser, la mise en scène de la rivalité Joly/Hulot est là pour permettre à EELV d’occuper le terrain médiatique. Il est clair que se dessine un compromis au terme duquel cette pseudo rivalité va être remplacée par un ticket des deux 653377.jpgprotagonistes réunis appelant tous les Écologistes à rallier la bannière EELV. «Cher Nicolas, tu es attendu chez nous. Tu as toute ta place», a même déjà lancé Éva Joly dans une interview donnée au quotidien La Croix.

Ensuite il ne fait pas de doute, qu’en l’état, cette candidature s’inscrit dans un plan de ralliement de second tour au candidat de gauche.

En effet la déclaration du candidat Hulot – «Soyons clairs : je le dis sans dogmatisme ni agressivité, le projet d'un nouveau modèle de développement est de mon point de vue incompatible avec les politiques que le pouvoir en place et sa majorité développent en France» – est on ne peut plus limpide. Ce que confirme la suite du propos qui d’ailleurs n’est là que pour indiquer que les négociations continuent en vue de finaliser l’accord de législature – Cela ne vaut pas pour autant blanc-seing pour ceux qui, à gauche ou au centre, se proposent de diriger le pays –

2109_Aubry_inside.jpgIl faut reconnaître que la manœuvre est intelligente, elle permet à l’animateur de télévision de rentrer dans le rang sans le dire tout en continuant de faire croire à l’indépendance de sa candidature.

Toute intelligente qu’elle soit cette manœuvre est partie intégrante du choix d’un parti, EE-Les Verts, qui dès le lendemain des élections européennes s’est acharné à contre carrer toute possibilité de voir émerger un projet d’écologie politique alternatif aux modèles PS et UMP qui se succèdent, depuis 60 ans, au gouvernement de notre pays au service du productivisme et de la mondialisation financière.

A l’heure où, pour résolument tracer les voies d’un avenir meilleur et plus éclairé il importe, plus que jamais de changer en profondeur, le choix de Nicolas Hulot n’est par suffisamment marquée au sceau d’une ambition à la hauteur des enjeux pour demain.

Un avenir de bien-être et de justice, plus respectueux des hommes, des espaces, de la faune et de la flore exige la présence d’une candidature écologiste de large rassemblement à la prochaine élection présidentielle.

Les écologistes comme également les humanistes et la grande famille des délaissés de la finance mondialisée appellent de leurs vœux une telle candidature qui ferait la synthèse des valeurs qui sont au cœur de l’Humanisme de l’Écologie et de la République.

Qui parmi les responsables politiques écologistes actuels résolument libres et indépendants pourrait porter cette espérance?

Copie de corinne_lepage.jpgCorine Lepage dont l’expérience, elle a déjà été candidate à une élection présidentielle, la compétence et la détermination dans les batailles écologiques sont largement reconnues et appréciées, pourrait sans conteste être cette candidate.

Pour autant, chacun sait qu’en France une élection présidentielle est la rencontre, en dehors des intérêts de boutiques partisans, entre un(e) candidat(e) et le Pays.

Il appartient donc à Corine Lepage de prendre ses responsabilités et de décider de mettre son savoir faire au service de la France et d’un projet d’Écologie Politique authentique. Si telle était sa décision, l’on peut dire, sans risque de se tromper, qu’elle pourrait compter sur l’expertise d’écologistes reconnus qui souhaitent une candidature au-delà d’EE-Les Verts, et sur de nombreux soutiens locaux, nécessaires en de telles circonstances.

20:40 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corine lepage, nicolas hulot, eva joly, ps, ump, humanisme, ecologie, république, valeurs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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