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07/05/2011

Possibles retombées de la liquidation de Ben Laden - Par Michel Garroté

 Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 16:05

 

1744961.jpgDans L’Orient-le-Jour, notre ami libano-américain Walid Pharès, Conseiller auprès du Groupe parlementaire sur le Terrorisme au Congrès américain et Professeur à la National Defense University de Washington, fait le point sur les possibles retombées sur le Liban et le monde, de la liquidation de Ben Laden, évoquant, par la même occasion, les tenants et les aboutissants de l'opération américaine qui a décapité el-Qaëda. Walid Pharès indique notamment qu'une bonne partie du réseau salafiste implanté au Liban a été récupérée par le régime syrien par le biais d'officiers sunnites syriens totalement acquis au pouvoir en place à Damas. Cette entreprise de récupération, précise-t-il, s'est faite avec le soutien, voire à l'instigation, de la République islamique iranienne et du Hezbollah libanais qui ne peuvent se livrer à une telle démarche pour des raisons communautaires évidentes. Walid Pharès souligne à cet égard que parallèlement à cette faction salafiste encadrée et récupérée par le régime syrien, il existe au Liban un autre courant salafiste, beaucoup moins important au niveau des effectifs, relié directement au commandement d'el-Qaëda (et qui était donc en relation avec Ben Laden), échappant au contrôle du régime syrien. Cette branche est implantée principalement à Saïda, dans certains secteurs de Beyrouth, ainsi qu'au Akkar, alors que la faction « proche » de Damas se trouve principalement à Tripoli.

Dans le contexte présent marqué par le soulèvement populaire auquel est confronté le régime de Bachar el-Assad, principal soutien stratégique de Téhéran dans la région, M. Pharès exprime la crainte que l'axe syro-iranien exploite la liquidation de Ben Laden pour inciter les salafistes manipulés par le pouvoir syrien à mener au Liban des opérations terroristes contre les intérêts américains et occidentaux, en général. L'objectif sur ce plan serait double : détourner l'attention des troubles en Syrie, ce qui permettrait à l'appareil de répression syrien de poursuivre et de mener à bien son action répressive contre les opposants ; et tenter de « marchander » avec les États-Unis et l'Occident un contrôle, par Damas, des groupes salafistes...contrôlés par Damas ! « Nous avons déjà été témoins d'une telle attitude par le passé (de la part du régime syrien), déclare Walid Pharès. Et aujourd'hui, le pouvoir de Bachar el-Assad étant en difficulté, il pourrait tenter de saisir cette opportunité qui s'offre à lui pour pousser Washington à relâcher sa pression contre Damas et Téhéran ». Une telle manœuvre, qui s'inscrit parfaitement dans le sillage de la traditionnelle politique syrienne de pyromane-pompier, n'exclut pas dans le même temps que la faction salafiste non inféodée à Damas tente aussi de se livrer à des actions terroristes anti-occidentales au Liban, relève Walid Pharès qui souligne que la menace est donc double : celle émanant d'une possible manipulation syrienne, et celle du courant relié au commandement d'el-Qaëda.

manif à gaza 6 mai.jpgEt dans ce cadre, indique aussi Walid Pharès, le régime syrien pourrait également se livrer à un autre jeu tout aussi cynique et traditionnel, qu'il a déjà pratiqué : transmettre aux services de renseignements américains et occidentaux des informations sur des éléments salafistes...mais ceux relevant de la faction échappant à son contrôle. D'une manière plus générale, quelles pourraient être les retombées de la liquidation de Ben Laden sur les mouvements de soulèvement dans les pays arabes ? Walid Pharès estime à ce sujet que l'opération ayant décapité el-Qaëda ne devrait pas influer négativement sur le cours de l'insurrection populaire arabe, d'autant, précise Walid Pharès, que ces insurrections sont en grande partie l'œuvre « des forces de la société civile, lesquelles, par essence, sont hostiles aux méthodes et à l'idéologie d'el-Qaëda ». « Quant aux islamistes, et plus particulièrement les Frères musulmans, qui sont partie prenante dans les mouvements de soulèvement arabes, ils pourraient sans doute être entraînés dans des débats internes au sujet de l'attitude qui devrait être adoptée après la liquidation de Ben Laden », déclare Walid Pharès qui relève toutefois à cet égard que c'est surtout pour des « raisons d'ordre idéologique » que les Frères musulmans ont condamné l'opération contre Ben Laden. « Mais dans le même temps, souligne-t-il, les Frères musulmans pourraient faire parvenir discrètement des messages aux États-Unis pour souligner qu'ils n'ont pas l'intention de réagir à la liquidation de Ben Laden.

L'objectif des Frères musulmans actuellement, indique Walid Pharès, est de grignoter le pouvoir et non pas de soutenir el-Qaëda ». En tout état de cause, M. Pharès souligne que dans le contexte présent, les factions démocratiques et les forces de la société civile dans les pays arabes ont tout intérêt à accentuer l'insurrection populaire afin de ne pas laisser le champ libre aux courants radicaux, de manière à pousser les pays occidentaux à soutenir davantage les soulèvements populaires, notamment en Syrie, et à s'opposer à la répression sanglante à laquelle continuent de se livrer certains régimes arabes. En ce qui concerne les retombées de la liquidation de Ben Laden sur la situation d'el-Qaëda, M. Pharès a prédit un éclatement de l'organisation terroriste. « L'organisation centrale traditionnelle, a-t-il notamment déclaré dans ce cadre, sera vraisemblablement dirigée pour un certain temps par Ayman Zawahiri, mais sans doute pas pour un long laps de temps. L'organisation centrale a été affaiblie et la liquidation de Ben Laden ne lui permettra pas de regagner la place qu'elle occupait par le passé. Le gros d'el-Qaëda se situera au niveau des commandements régionaux, notamment au Yémen avec al-Awlaki, en Somalie avec les "shabab", au Maghreb, au Sahel, en Irak, en Indonésie, et évidemment en Afghanistan et au Pakistan avec les talibans. Ces réseaux continueront à être opérationnels et un leader pourrait émerger éventuellement ».

Pour Walid Pharès, ce sont ces commandements régionaux qui pourraient principalement se livrer à des opérations terroristes de représailles pour venger la liquidation de Ben Laden. Parallèlement, des groupuscules plus ou moins proches d'el-Qaëda pourraient également tenter de mener des attaques de représailles. En tout état de cause, précise Walid Pharès, les responsables américains concernés disent s'attendre effectivement à des actes de vengeance. Abordant ensuite la conjoncture globale dans la région, Walid Pharès note que le timing de l'opération qui a abouti à la décapitation d'el-Qaëda a été dans une large mesure choisi à la lumière des bouleversements qui ébranlent l'ensemble de la région à la faveur des soulèvements populaires.

artoff34402-7b8e5.jpgLes principaux pays arabes sont en effet tous préoccupés par les crises internes qui les secouent, de l'Égypte à la Libye, en passant par la Tunisie, la Syrie, Bahreïn, la Jordanie, l'Arabie saoudite, le Yémen, sans compter l'Iran, souligne M. Pharès. De ce fait, le timing n'aurait pas pu être plus favorable. L'important dans une telle conjoncture reste que la liquidation du symbole et du leader emblématique d'el-Qaëda n'aboutisse pas à une relance d'un cycle terroriste qui aurait pour fâcheuse conséquence d'occulter les mouvements d'insurrection populaire susceptibles de donner naissance à un nouveau Moyen-Orient.

 

Michel Garroté

 

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01:49 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : damas, ben laden, terrorisme, hezbollah, al qaëda, beyrouth, téhéran | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

04/04/2011

Non à l'OTAN en LIBYE

Par Jean-Luc Mélenchon

L’OTAN, dont je condamne l’existence et dont je souhaite que la France se retire, n’a rien à faire en Libye. La résolution 1973 de l’ONU concernant la Libye doit être fidèlement appliquée. Son objet est clairement délimité. Il s’agit de mettre en place une zone d’exclusion aérienne, actuellement effective, pour protéger les civils libyens.

La résolution 1973 n’a pas d’autre objectif et exclut clairement toute autre intervention militaire. Le Conseil de Sécurité de l’ONU dispose d’un organe militaire chargé de mettre en œuvre ses décisions, le comité d’État-major établi par l’article 47 de la Charte de l’ONU. C’est à lui et à lui seul de piloter les opérations. Le respect du strict périmètre de cette résolution est la condition de sa pérennité. Faute de quoi dans les heures qui viennent, l’intervention changeant de signification, l’accord international qui a permis l’absence de veto au sein du Conseil de Sécurité, sera remis en cause. Pour ma part, comme beaucoup de ceux qui ont approuvé la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne, je ne soutiendrai pas davantage que par le passé une nouvelle guerre de l’OTAN.

Dès lors, c’est le moment de constater la faute qu’a été le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN et la nomination d’officiers français dans la chaine de commandement que dirigent les Nord-américains. La pression qui s’exerce pour imposer la présence de l’OTAN dans l’action en Libye ne correspond à aucune nécessité militaire pour les Français. Elle signale seulement l’avilissement de ceux qui s’y soumettent, leur perte d’indépendance. Elle rappelle le caractère impérial de cette alliance belliciste dirigée par les États Unis d’Amérique. La sortie de l’OTAN et le retrait de l’aventure sans principe en Afghanistan figurent au même agenda que la ferme volonté d’empêcher cette organisation de prendre la direction d’une opération dont nous attendons seulement qu’elle protège la révolution populaire en Libye.


01:52 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : civils, résolution 1973, onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

26/02/2011

Libye: Il faut y aller!

ec1854fa-3dcd-11e0-a712-f20bfd96b055.jpg« Lorsque les jeunes seront arrêtés et punis, ils demanderont à être graciés – mais cette fois nous ne serons pas si cléments » ainsi s’est exprimé le colonel Kadhafi, chef d’un état libyen en proie à un déchaînement de violence orchestrée par un homme désormais pris de folie délirante.

Le sois-disant «guide de la révolution» qui a engagé une véritable guerre contre des civils en révolte est désormais disqualifié, il doit mis hors d'état de nuire.

Lorsqu'en effet les dirigeants d’un état, pour se maintenir au pouvoir, en dépit de la volonté de leur peuple, en arrivent à payer des mercenaires et à faire donner la mitraille avec des avions de chasse contre les femmes et les hommes qu’ils sont sensés représenter, il faut qu'une autorité s'élève et réagisse très fermement et très concrètement.

En l'occurrence la communauté internationale doit sans délai prendre les dispositions nécessaires et intervenir pour protéger les populations afin de faire cesser les massacres.

e8092d4a-3e4e-11e0-8172-3b98351b8af6.jpgL’UE doit exiger du Conseil de Sécurité une décision d’envoi à Tripoli d’un force d’interposition, sous commandement européen, pour d’abord mettre fin à une situation qui désormais risque de tourner à la guerre civile et ensuite amener à résipiscence le colonel Kadhafi et ceux qui avec lui se sont rendus coupables des crimes contre le peuple libyen.

Les opérations de retour à la paix sociale et l’ordre démocratique étant menée à bien il conviendra de faire traduire le Colonel Kadhafi et ses affidés devant le Tribunal International pour qu’ils rendent compte de leurs crimes et qu’ils soient jugés.

Tout plaide désormais pour décider de cette intervention: le pouvoir sans partage de la tribu des Kadhafi père et fils, le manque flagrant d’autonomie de l’armée, les rivalités tribales et civiles. L’heure n’est plus aux calculs et aux tergiversations il faut y aller.

Cette responsabilité échoit à l’UE, première concernée au regard de sa proximité le continent africain et les liens historiques qui marquent les relations entre les deux rives de la Méditerranée.

sarkozy-kadhafi_pics_180.jpgEspérons qu’après des décennies de compromissions avec le Colonel Kadhafi, les dirigeants européens, à commencer par ceux de la France, prendront leurs responsabilités sans faiblir et ne s’en remettront pas une fois de plus au gendarme américain dont chacun peut mesurer les dégâts qui entourent les interventions qu’il a mené au nom de la Paix et de la Liberté tant au Viêt-Nam de sinistre mémoire qu'en Irak ou en Afghanistan.

 

12:01 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : kadhafi, ue, folie, libye | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

21/02/2011

Guerre civile en Libye, Khadafi en fuite?

Alors que l’on apprend que la Ligue Arabe a émis une condamnation ferme à propos des violences contre les «légitimes revendications du peuple libyen» et que de leur côté Londres et Washington viennent de dénoncer les crimes perpétrés ces derniers jours en Libye par les forces de police de Mouammar Kadhafi, des opposants au régime viennent d’indiquer que le président libyen aurait quitté la Libye pour se rendre au Venezuela accompagné d’une partie de sa famille.

En Chine un diplomate en poste a annoncé qu’il démissionnait appelant tous les membres de l’Ambassade à faire de même. Hussein Sadiq al Mousrati noté dans l’annuaire diplomatique chinois comme le deuxième secrétaire de l’ambassade a fait savoir qu’un «combat par arme à feu» aurait opposé les fils de Kadhafi. Ces informations ne sont pas confirmées par Al-Jazira qui dit ne pas être en mesure de le faire.

En Inde, de source britannique BBC, l’ambassadeur de la Libye, Ali al Essawi, a démissionné pour «protester contre la répression violente des manifestations, accusant, selon le site internet du service en arabe de la BBC, le gouvernement «d’avoir recours à des mercenaires étrangers».

Le pays est désormais au bord de la guerre civile. Les affrontements, nés de l’onde choc des révoltes tunisiennes et égyptiennes, ont gagné la capitale Tripoli dans la nuit de dimanche à lundi.

L’organisation humanitaire de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch estime que le bilan de ces derniers jours s’élève à 233 morts et plusieurs centaines de blessés.

Seïf el-Islam, a affirmé dimanche soir, lors d’une déclaration télévisée, que l’alternative pour le peuple libyen se résumait à: «construire une nouvelle Libye» ou «plonger dans la guerre civile», ajoutant, «La Libye est à un carrefour. Soit nous nous entendons aujourd'hui sur des réformes, soit nous ne pleurerons pas 84 morts, mais des milliers et il y aura des rivières de sang dans toute la Libye».

Parlant des réformes, il a annoncé une réunion du «Congrès général du peuple» en vue de l’élaboration «d'un nouveau code pénal et de nouvelles lois» ouvrant «des perspectives de liberté» en direction de la presse et de la société civile. Il a également promis le lancement d'un dialogue pour une Constitution indiquant «Si vous voulez qu'on change le drapeau et l'hymne national, on le fera.».

Seïf el-Islam, a affirmé que la Libye était sous le coup d'un complot étranger tout en prévenant «Nous ne lâcherons pas la Libye et nous combattrons jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme et jusqu'à la dernière balle.»

Les réactions diplomatique européennes et françaises sont toujours aussi consternantes et montrent que nous n’avons pas voix au chapitre.

Catherine Ashton dans le droit fil de ses déclarations précédentes pour la Tunisie et l’Égypte s’est contentée d’indiquer «Nous appelons à la retenue, nous exhortons à mettre fin aux violences et à dialoguer». Impuissance totale!

La France quand à elle, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valero lors d'un point de presse, s’est à nouveau prononcée pour «la cessation immédiate des violences» et le «au respect du droit de manifester pacifiquement» tout en se déclarant, «Face à la lourde répression de ces derniers jours, très préoccupée par l'évolution de la situation en Libye». A quand Carla Bruni à Tripoli pour négocier?

Le Monde bascule, quelque chose de terriblement important est en train de se produire. Cela visiblement dépasse nos dirigeants incapables de faire des propositions dignes des enjeux géostratégiques qui se font jour! Il suffit pourtant de regarder une carte pour prendre conscience de l’importance de ce qui se joue à nos portes. Nous sommes concernés!

18:14 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libye, tripoli, carla bruni, france, londres, washington | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

15/02/2011

Boutéflika doit partir!

arton21994-0cf60.jpgAprès les manifestations de révoltes des Peuples de Tunisie et d’Égypte qui ont abouti à la chute des régimes en place, c’est au tour du Peuple Algérien de s’en prendre au pouvoir en place. Aujourd’hui comme hier les aspirations sont les mêmes! La rue réclame la destitution des régimes corrompus qui confisquent les richesses du pays aux profits d’une nomenclature dont la protection est assurée par une police aux ordres.

Aujourd’hui comme hier, les réponses du pouvoir, sourd aux appels à la liberté, sont de même nature; insupportables violences policières contre les manifestants et rejet méprisant des justes revendications.

000_Par1924712_0.jpgLa France parce que son histoire est indéfectiblement attachée à celle de l’Algérie doit prendre l’initiative diplomatique de dire très clairement qu’il est temps désormais pour le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA de partir.

Ce régime qui avec l’aide des militaires a mis en coupe réglée l’Algérie n’a plus de légitimité pour diriger le Peuple algérien qui n’en peut plus d’être pauvre dans un pays riche où la corruption institutionnalisée profite aux hommes du pouvoir et de sa police.

105990_juppe.jpgIl est de la responsabilité du Chef de l’État français et de la diplomatie française de dire au Peuple algérien que la France soutient son initiative pour se libérer et lui confirmer que, dans le respect de sa souveraineté, elle est prête à lui apporter l’aide nécessaire qu'il pourrait souhaiter dans la perspective de voir émerger en Algérie un État souverain démocratique, pacifique et respectueux des droits de chacun.

11:43 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tunisie, egypte, boutéflika | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

11/02/2011

La France et L’Europe doivent entendre la voix des peuples arabo-musulmans.(2)

 

64b17498-35a7-11e0-878a-6ecfea49c1b9.jpgAlors que l’Égypte coure au chaos, le Chef de l’État à la remorque des principaux dirigeants politiques européens, eux-même sous tutelle de l'Oncle Sam, vient, au plus fort de la crise égyptienne, de nous gratifier d’une déclaration d’une grande pauvreté, reflet de l’incapacité la France à peser sur le cours des affaires internationales.

C’est ainsi que, pendant que Washington est à la manœuvre diplomatique, Nicolas Sarkozy a brièvement indiqué à propos des événements égyptiens, qu'il était «inéluctable que l'Égypte change et trouve la voie de la démocratie», assurant par ailleurs que «la France l'y aidera». Et pour donner un peu de poids à ses propos, le chef de l’État a dit souhaiter que s’installe en Egypte une véritable démocratie et non «une dictature religieuse comme en Iran».

Cette fois encore, la démonstration est faite de l’inexistence de la diplomatie Française, impuissante à faire face à son homologue américaine qui joue ses propres cartes avec le bonheur que nous connaissons. Il suffit pour cela de faire l’évaluation de la situation en Irak et en Afghanistan.

Copie de 55236_51943_villepin-une.jpgNicolas Sarkozy, alors que la situation devient explosive en Egypte tenait là une occasion unique de se démarquer et de positionner notre pays, comme avait su si bien le faire Jacques Chirac et Dominique De Villepin lors du second conflit Irakien, en leader européen d’une ligne indépendante et pacifique.

Face à l’embrassement général de la totalité du monde arabo-musulman avec ces inéluctables conséquences à court-moyen terme partout en Afrique, Congo Cameroun, Niger, Sénégal, Côte d’Ivoire…..

Poser un acte fort pour les trois grands européens – France, Allemagne et Angleterre - consisterait à prendre l’initiative d’une relance immédiate du processus de construction euro-méditerranéen auquel il faut associer les Pays africains en vue d'un partenariat équilibré et respectueux des souverainetés de chacun.

94036_sarko-merkel-une.jpgSauront-ils, ces trois grands pays, dépasser leurs intérêts particuliers à court terme pour privilégier l’intérêt général qui commande un rééquilibrage des relations mondiales qui ne pourra s’obtenir que si nos vieilles Nations se libèrent de la pesante tutelle de l’Oncle Sam?.

L’appel de tous ces hommes et ces femmes qui se lèvent pour dire leur refus de continuer à subir la précarité générale que leur impose un système économique mondial devenu fou doit être entendu. La France, au regard de son histoire singulière qui a vu son peuple se lever pour mettre fin au pouvoir de la tyrannie religieuse et politique a un rôle d’entraînement important à jouer dans cette perspective.

Le monde Arabo-musulman est en train de vivre un moment clé de son histoire, ce moment ne sera pas sans conséquences régionales et mondiales.

86ed8e48-355c-11e0-b2b7-e38cf01276be.jpgEspérons que les Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et autre David Cameron seront à la hauteur des enjeux de cette explosion de colères et de cette aspiration à la liberté exprimée par les jeunes révoltés d’Égypte de Tunisie, de Jordanie, d’Algérie et d’ailleurs qui ne supportent plus de vivre leur condition de sous-citoyens.

Se contenter d’en appeler à une "transition rapide et coordonnée" comme l’on fait ce week-end les Européens, alors que les militaires s’impatientent en Egypte, est une faute, pire c’est un aveu notoire d’impuissance.

Impuissance qui risque de favoriser, avec la complicité des États-Unis, l’instauration en Egypte d’un régime pseudo-démocratique qui aura à faire face à un dangereux terrorisme endémique comme en Irak et en Afghanistan.

 

01/02/2011

La colère du monde arabo-musulman doit être entendue par l'UE

 

1293357.jpgAlors que se déroule actuellement au sein du monde arabe une évolution de l’ampleur de celle qui a vu tomber le mur de Berlin puis le rideau de fer soviétique, les trois principaux dirigeants politiques européens viennent de gratifier la planète d’une déclaration commune d’une pauvreté insigne, reflet de l’incapacité de l’Union Européenne à peser sur le cours des affaires internationales.

C’est ainsi que Nicolas Sarkozy, Angela Merkel de David Cameron, pendant que Washington est à la manœuvre diplomatique, en sont à déclarer leur préoccupation face aux événements qui se déroulent en Egypte et à demander à Hosni Moubarak, dont ils disent reconnaître «le rôle modérateur» qu’il «a joué depuis de nombreuses années au Moyen Orient», de «désormais faire preuve de la même modération pour traiter la situation actuelle en Égypte».

Un certain bon sens populaire explique que ce n’est pas parce qu’ils n’ont rien à dire que les dirigeants politiques se privent d’intervenir dans les médias.

Cette fois encore à travers cette déclaration la démonstration est faite de l’inexistence de la diplomatie Européenne, impuissante à faire face à son homologue américaine qui joue ses propres cartes avec le bonheur que nous connaissons. Il suffit pour cela de faire l’évaluation de la situation en Irak et en Afghanistan.

520614.jpgIl est vrai que pour l’UE avoir une diplomatie digne de ce nom suppose que plusieurs pré-requis soient réalisés dont les principaux sont: un courage sans faille de ses dirigeants d’être indépendants politiquement et militairement des USA, une volonté sans faille de mettre en place un réel pacte économique et fiscal qui conduise les Nations européennes à se construire en un bloc solidaire puissant à l’échelle mondiale et au final une confiance absolue des peuples nord-européens et euro-méditerranéens de leur capacité à exister dans le concert des puissances mondiales .

C’est une lourde responsabilité qui incombe aux dirigeants de l’Allemagne de l’Angleterre et de la France. Face à l’embrassement inéluctable de la totalité du monde arabo-musulman poser un acte fort pour les trois grands européens consisterait à prendre l’initiative d’une relance immédiate du processus de construction euro-méditerranéen.

Sauront-ils ces trois grands dépasser leurs intérêts particuliers à court terme pour privilégier l’intérêt général qui commande toujours que dans les grands moments le juste s’impose si l’on souhaite tracer un avenir solide et pacifique?

Aujourd’hui être juste impose à nos dirigeants d’entendre l’appel de tous ces hommes et ces femmes qui se lèvent pour dire leur refus de continuer à subir la précarité générale que leur impose un système économique mondial devenu fou.

19abd85b04c346d06f99dfef2357fef8-0.jpgLe monde Arabo-musulman est en train de vivre un moment clé de son histoire, ce moment ne sera pas sans conséquences pour les Européens. Espérons que Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et David Cameron seront à la hauteur des enjeux de cette explosion de colères et qu’ils sauront, dans le ballet diplomatique des prochains jours, faire prévaloir, les voies d’une coopération durable, équilibrée et pacifique dans le meilleur intérêt de nos peuples souverains respectifs.

 

17:08 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, cameron, merkel, coopération durable, avenir solide, egypte, moubarak | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

03/01/2011

Gouvernement pakistanais en otage

Vendredi 31 décembre les centres économiques importants du Pakistan ont été paralysés à la suite d’un mouvement de grève né d’un appel lancé par une dizaine de partis islamistes. Dans les grandes villes Islamabad, Lahore, Peshawar ainsi qu’à Karachi les transports public étaient à l’arrêt, les marchés bouclés et les routes périphériques désertes.

La mobilisation répondait à un appel lancé le 15 décembre à la suite du départ de la coalition au pouvoir du parti musulman Jamiat Ulema-e-Islam qui voulait ainsi protester contre un amendement visant à supprimer la peine de mort pour les personnes accusées de blasphème. Le débat sur cette loi s’est engagé après la condamnation à mort, au mois de novembre dernier d’une femme, chrétienne, pour «insulte à l’Islam».

Les opposants considèrent que le texte envisagé, ne vise qu’à permettre la persécution des minorités religieuses – 3% des 167 millions de pakistanais sont concernés et se plaignent de discrimination – sur fond de querelles personnelles. Ils le dénoncent par ailleurs comme un moyen d’alimenter l’extrémisme.

Le Pakistan traverse une période d’instabilité politique qui menace la coalition au pouvoir emmenée par le Parti du Peuple Pakistanais dont est issu le Président Asif Ali Zardari – époux de la défunte Benazir Buttho assassinée en décembre 2007 par des militants islamistes –. Peu soutenu par les militaires dont l’influence est considérable au Pakistan, soupçonné régulièrement de corruption Asif Ali Zardari était crédité en Aout 2010 d’une popularité qui n’excédait pas 20%

Alors que le 1er ministre, Youssouf Raza Gilani, s’est déclaré publiquement contre toute abolition ou amendement de la loi, les groupes conservateurs religieux s’étaient exprimés en faveur des partisans de la grève nationale. Les observateurs spécialistes de la région retiennent de leur côté que cette grève n’est qu’une façon pour les islamistes de mettre une pression politique accrue sur un gouvernement et des autorités fragilisés d’un pays en crise.

Au-delà du cas pakistanais, dont la gravité ne doit échapper à personne, – le Pakistan est en effet un grand pays doté de l’arme atomique – le mouvement de généralisation de l’instrumentalisation du «religieux», à laquelle se livrent actuellement des fondamentalistes islamistes, avec son cortège d’attentats ciblés contre d’autres minorités religieuses persécutées doit amener les dirigeants du monde démocratique à s’interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour y mettre un terme rapide.

Les attaques, attentatoires aux libertés fondamentales, qui se multiplient contre les Chrétiens d’Orient, comme les attentats entre tendances rivales du monde musulman ou les actes terroristes aveugles en milieu urbain en Europe, sont intolérables, tant elles portent atteintes à la liberté et la dignité d’hommes et de femmes assassinées ou blessées qui sont autant de victimes innocentes.

Les sinistres barbares commanditaires de ces actes doivent être identifiés, recherchés, et mis hors d’état de nuire. Toute la communauté internationale est concernée. Elle doit se mobiliser et coopérer dans le cadre des Nations Unies pour mener à bien une opération collective de salut public planétaire. Tout refus d’engager un tel combat ne serait que laxisme coupable et pusillanimité.

16:56 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : islamabad, lahore, karachi, peshawar, chrétiens d'orient, liberté, dignité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

08/06/2010

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif!

GAZA humanitaire.jpgL’attaque sanglante et meurtrière du 31 mai du commando de la marine Israélienne contre le cargo de la « Flottille de la Liberté » qui faisait route vers Gaza a suscité un grand mouvement d’indignation partout dans le monde, y compris en Israël.

Après les premières réactions de Tel Aviv pour soutenir ses soldats, Benjamin NETANYAHOU a rejeté dimanche soir toute idée de mise en place d’une commission d’enquête internationale à propos de l’assaut contre le cargo Turc Mavi Marmara.

Ce rejet a été connu tout de suite après que Michael Oren l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis a déclaré "Israël est un Etat démocratique. Israël a la capacité et le droit d'enquêter par lui-même, de n'être un objet d'enquête pour aucune commission internationale".

2009-09-06T193943Z_01_APAE585130H00_RTROPTP_3_OFRWR-PROCHE-ORIENT-20090906.jpgBenjamin NETANYAHOU qui a choisi de s’allier à l’extrême droite pour former son gouvernement, compte parmi les plus radicaux des dirigeants du pays depuis la création de l’Etat d’Israël est incapable de sortir de sa prison idéologique qui lui fait refuser tout ce qui ne va pas dans le sens des options les plus radicales du projet des pères fondateurs de la patrie.

Il est vrai que jusqu’à ce jour la politique du fait accomplie menée par les faucons de Tel Aviv n’a pas rencontré d’obstacle bien solide.

L’arrogance et la duplicité de ces dirigeants dont la propagande tente de faire croire qu’ils veulent la paix pendant qu’ils construisent le mur de la « nouvelle honte planétaire » vient de trouver ses limites.

Que peut-on porter au crédit de Benjamin NETANYAHOU en termes d’effort pour faire aboutir une solution pacifique du conflit israélo-palestinien ?

lieberman.jpgSon alliance avec le parti de l’extrémiste de droite Avigdor Liberman, Israël Beitenou dont le gros de la plate-forme politique se résume un plan de déplacement des populations arabes en dehors d’Israël ? La nomination du même Avigdor Liberman comme ministre des affaires étrangères d’Israël ? La présence dans sa coalition gouvernementale du parti religieux ultra orthodoxe Shas ?

Ou encore, le refus de procéder au gel définitif de la colonisation en territoire palestinien occupé dont chacun sait qu’il constitue un préalable chez les Palestiniens pour reprendre les négociations de paix?

Et encore, la provocation de l’annonce de la construction de nouvelles colonies Cisjordanie au moment même où le vice-président américain, Joe BINDEN, se rendait à Jérusalem pour relancer le processus de paix ? L’intransigeance et les provocations concernant le statut de Jérusalem, ville sainte des religions musulmane chrétienne et juive ?

La liste est longue des manquements de cet homme en faveur de la Paix.

Tout le mondeconnaît le proverbe qui dit qu’ « on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ».

Si Benjamin NETANYAHOU, n’est bien sur pas assimilable physiquement à un âne, on peut à bon droit estimer que pour l’instant il ne veut pas boire et surtout pas boire à la Paix.

2 peuples 2 états.jpgQu’il n’ait pas soif de Paix, après tout ce ne serait pas grave en soi s’il n’engageait que lui et les électeurs qui l’ont élu! Mais ce n’est pas ou plus le cas ! Ce qui s’est passé avec cet assaut « de malheur » c’est qu’aujourd’hui Benjamin NETANYAHOU n’engage pas que lui-même et la sécurité d’Israël tout entier.

Benjamin NETANYAHOU, alors que d’autres moyens existent pour assurer les intérêts et la sécurité d’Israël, est en train de se couper des ses alliés traditionnels et de mettre en danger la sécurité mondiale ! Et cela n’est pas acceptable !

La radicalisation Turque, et surtout la constitution d’un axe Moscou-Ankara-Téhéran ne présage rien de bon! Le climat de crise dans lequel se débat l’ensemble du monde est propice à toutes les aventures et désastres aux conséquences les plus imprévisibles.

Planète.jpgLa fermeté est aujourd’hui plus que jamais de rigueur. Il faut que cesse cette escalade qui voit les belliqueux l’emporter sur les pacifiques. L’union européenne, les USA, la Russie et la Chine doivent désormais imposer les solutions auxquelles le gouvernement NETANYAHOU ne veut pas se plier.

20:08 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jérusalem, liberman, ankara, téhéran, moscou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

02/06/2010

Tsahal: opération militaire terroriste

GAZA humanitaire.jpgLundi matin, la marine israélienne a intercepté, en pleine mer hors des eaux territoriales d’Israël, une flottille, partie de Chypre en direction de la bande de Gaza, qui transportait des militants pro-palestiniens et de l'aide humanitaire.

Les moyens mis en œuvre par les commandos de l’état hébreux lors de l’intervention ont été bien au-delà d’une simple opération de neutralisation. Dix neuf personnes ont été abattues et l’on parle de 50 autres qui seraient blessées victimes de la barbarie des militaires hébreux. Le bateau d’une ONG grecque aurait essuyé des tirs à « balles réelles » en provenance d’hélicoptère et de canots gonflables.

Attaque flotille.jpgRien ne peut justifier une intervention d’une telle ampleur contre des civils dont la seule faute serait d’être des militants humanitaires, pro-palestiniens, décidés à apporter un peu d’aide à une population soumise à un blocus quasi-total depuis 2007.

L’interdiction d’importation de matériaux de construction empêche les habitants Gazaouis de remettre en état les hôpitaux et les milliers de logements qui ont été touchés lors de la dernière expédition de Tsahal dans la bande de Gaza pendant l’hiver 2008-2009. Rappelons que, selon l'ONG israélienne B'Tselem, l'offensive s’est soldée, côté palestinien, par la mort de 1400 personnes dont 320 mineurs et 111 femmes.

Rien ne peut justifier cette sauvage et nouvelle agression ! Pas même les soi-disant provocations, avancées par la propagande israélienne pour justifier son nième coup de force, dont se seraient rendus coupables les militants humanitaires à l’égard des militaires armés qui les ont assiégés. Et puis, en quoi des militants humanitaires venus pour soulager la souffrance de tout un Peuple peuvent-ils constituer une menace pour l’Etat surarmé d’Israël ? Tout cela est injustifiable inacceptable et dégoutant.

Jeune Palestinien dans le port de Gaza.jpgLes dirigeants israéliens en décidant l’’attaque de la « Flottille de la Paix » viennent de signifier à la communauté internationale qu’ils n’entendent pas desserrer d’un cran l’étau inhumain dans lequel ils tiennent les Gazaouis condamnés à voir leurs enfants naître et grandir dans une prison dont l’horrible misère – faite tout à la fois, de pauvreté imposée, d’oppression, d’injustice et d’humiliation – ne peut que les conduire à la révolte puis à la guerre !

Au fond, le gouvernement Netanyahou, dont certains ministres appartiennent à la frange la plus extrême de la droite israélienne, fort de son arsenal nucléaire – 200 à 300 bombes prêtes à l’emploi – est en train de dire au monde entier qu’il ne veut pas d’état Palestinien à côté de lui, qu’il ne veut pas la Paix, qu’il souhaite la guerre et que rien ne l’arrêtera dans la mise en œuvre du projet qui vise la réalisation d’un grand Israël libre de toute population arabe.

2009-09-06T193943Z_01_APAE585130H00_RTROPTP_3_OFRWR-PROCHE-ORIENT-20090906.jpgPeu importe pour Benyamin Netanyahou et les dirigeants actuels de l’Etat hébreux le nombre de victimes civiles que ce choix politique entraine. Peu importe, les mains tendues ou les protestations. Peu importe les règles internationales et le respect des accords passés, Israël par décision de ses dirigeants a, aujourd’hui encore, choisi de se tenir délibérément en dehors du concert des nations démocratiques.

Cette situation n’est plus tenable tant elle est lourde de menaces pour la Paix dans la situation de crise généralisée que traverse actuellement le monde.

Manifestante turque pro palestinienne à Istambul.jpgAu delà des légitimes protestations et des déclarations d’indignation, il faut désormais indiquer clairement à Tel Aviv que la ligne jaune a été franchie et que désormais le temps est venu pour Israël de mettre un terme définitif tant à la politique de colonisation qu’il mène dans les territoires occupés, qu’à sa pratique permanente de non respect des règles de droit international.

En l’état actuel, avec cette opération militaire terroriste, les dirigeants israéliens viennent, de franchir un seuil de non retour. A moins que les forces vives de ce pays n’acceptent pas plus longtemps de suivre sans réagir la politique suicidaire menée actuellement par leur gouvernement, c’est la manière forte dont il faut désormais user avec l’Etat hébreux.

Il faut exiger et obtenir d’Israël la levée immédiate du blocus de Gaza et la libération, sans condition préalable, de tous les militants humanitaires détenus illégalement à la suite de l’arraisonnement de la « Flottille de la Paix ». Il faut de plus, imposer à Israël un calendrier précis – mis sur pied par le conseil permanent de sécurité de l’ONU – en vue de la création d’un Etat palestinien souverain dans un délai d’un an maximum.

Faute d’obtenir des dirigeants Israéliens en général, de Benyamin Netanyahou et de ses compères d’extrême droite au gouvernement qu’ils rentrent dans le rang, c’est une mesure de blocus diplomatique et économique qu’il conviendrait que la communauté internationale décide contre l’Etat d’Israël !

546px-Emblem_of_the_United_Nations_svg.pngLa communauté internationale, les grandes puissances en particulier, en ne montrant pas une fermeté sans faille, prendraient, aujourd’hui, le risque insensé de laisser s’installer l’idée que tout est aujourd’hui permit. Et que le fait de détenir quelques bombes nucléaires pourrait suffire à l’Etat qui a le pouvoir d’en user, à s’autoriser des comportements comparables à n’importe quelle dictature dont les choix doivent s’imposer à tous.

Netannyahou et ses amis doivent comprendre que la partie est terminée.

00:57 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaza, tsahal, israël, flottille de la paix, blocus diplomatique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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