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18/07/2011

Le Crédit Suisse sous le coup d'une enquête du Fisc américain

A nouveau est posée la bataille entre l'Etat et les marchés. Alors que la bataille fait rage sur le front des dettes souveraines américaines et européennes, aux États-Unis s'engage une investigation, du Ministère de la justice, pour mettre à jour des fraudes fiscales.

Selon l’agence Reuters, la justice américaine aurait lancé, aux États-Unis, une enquête concernant les services internationaux de la deuxième banque privée helvétique, le Crédit Suisse. Cette enquête a pour objet de vérifier les moyens et l’aide mis en œuvre par la banque pour permettre à des citoyens américains de frauder le fisc de leur pays.

image_proces.jpgLe Crédit Suisse n’est pas la première banque touchée par de telles investigations de la justice américaine. Déjà en 2007, l’UBS – Union des Banques Suisses – avait été dans le collimateur. Pour éviter un procès en règle, l’UBS s’était résignée à payer une amende de 780 millions de dollars et s’était engagée, à la suite d’un accord entre les autorités américaines et helvétiques à révéler l’identité d’au moins 4400 contribuables américains soupçonner d’évasion fiscale détenteurs de comptes dans l’établissement.

Plusieurs autres banques dont la britannique HSBC, première banque européenne, seraient sur la sellette et feraient également l’objet de l’attention des enquêteurs du ministère de la justice des US – DoJ –

Jay Rubinstein, en charge de la fiscalité américaine au cabinet Withers de Zurich a déclaré à propos de ces enquêtes américaines, «ce n’est pas surprenant de voir le DoJ se concentrer sur les établissements présents aux Etats-Unis compte tenu des enjeux».

Facade wall street.jpgJay Rubinstein n’a pas tord de dire que les enjeux sont importants, l’heure est en effet à une reprise en main ferme de la part des responsables politiques pour mettre un terme aux «champions» de l’évasion fiscale mais également aux spéculateurs en tous genre qui jouent à s’enrichir sur le dos des plus faibles des États aujourd’hui en difficulté.

Il faut mettre un terme à ces jeux frauduleux qui donnent toujours plus de gras à ceux des puissants qui ne respectent pas leurs devoirs à l’égard de la collectivité au détriment des petits qui au final payent la douloureuse.

Le cas de la Grèce est de ce point de vue assez édifiant!

8634d6e0-3c1b-11df-8af1-503508d3954a.jpgOn aimerait qu’en France nos responsables politiques se préoccupent, un peu moins de leur calendrier électoral et un peu plus de ces questions d’évasions fiscales et sociales qui plombent les finances publiques et qui font croître l’endettement du Pays.

Plutôt que de nous abreuver de questions à deux balles – suppression du défilé du 14 juillet, suppression de l’interdiction de fumer dans les bistrots, débats sur la bi-nationalité et autres disputes sur les radars et la participation des officines dans l’affaire DSK toutes destinées à nous aveugler sur les réelles difficultés du Pays – , nos édiles politiques feraient mieux de rassembler leurs énergies pour apporter des réponses concrètes, durables et solides pour garantir l’avenir des générations futures et des institutions seules garantes avec les citoyens éclairés d’une possibilité de Paix et de progrès intellectuel et moral.

europe.jpgQu’il s’agisse des USA ou des pays de l’Union Européenne le retour de l’Etat, de sa souveraineté et de sa puissance est désormais la condition préalable à tout règlement des questions qui touchent à l’argent, à la fiscalité et à l’endettement. Tous doivent ensuite ayant mis de l’ordre dans leur propre pays doivent concourir ensemble à poser les règles qui feront que la logique des marchés ne puisse pas s’imposer aux puissances publiques.

20:53 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ubs, crédit suisse, doj, hsbc, jay rubinstein, grèce, usa, union européenne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

30/06/2011

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier libérés!

1513772_elysse-otages_640x280.jpgLa libération des journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier otages des Talibans d’Afghanistan ainsi que de leurs trois accompagnateurs constitue un immense moment de joie et de soulagement pour tous ceux qui aspirent à plus de paix et d’intelligence dans un monde trop souvent marqué par les haines, les fanatismes et les intolérances. Cette libération met fin à 587 jours d’angoisses.

Au-delà des désaccords politiques qui peuvent exister avec tel ou tel, il faut d’un mouvement saluer tous ceux qui d’une manière ou d’une autre – président de la République, membre du gouvernement, diplomates et fonctionnaires des services de l’état – ont, par leurs efforts, contribué à cet aboutissement heureux.

Il faut aussi saluer tous ceux qui, souvent au péril de leur vie, n’hésitent pas à s’engager pour servir la liberté de d’informer et la volonté de rapporter une information objective en prise avec les réalités du terrain.

Le refus devant l’intolérable, la volonté indéfectible de ne jamais se résigner et le souci de l’engagement et de l’action déterminée constituent autant d’atouts nécessaires à une forte mobilisation citoyenne face à de telles situations.

Aujourd’hui plusieurs autres de nos compatriotes sont encore retenus en otage de part le monde, nous devons ensemble exiger que la mobilisation reste forte afin qu’ils puissent, eux aussi, être rendus à leur familles et à leurs amis aussi vite que possible.

13:35 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hervé ghesquière, stéphane taponier, otages, talibans, afghanistan, liberté | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

28/06/2011

Pascal Lamy: "la Grèce ce n'est que 5% de l'éconmie européenne"

pascal-lamy-omc-geneve_238.jpgInterrogé par Agnès Soubiran de France Info, à propos de la crise grecque, le socialiste Pascal Lamy actuel directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce a déclaré, «La Grèce ce n’est que 5% de l’économie européenne» ajoutant: "La crise grecque est une crise de la dette, de la Grèce. C’est l’histoire classique d’un petit pays qui pendant longtemps a dépensé plus qu’il n’a gagné. On trouvait ça pas très correct d’aller chercher des poux dans la tête des grecs, parce que leurs statistiques étaient bidonnées. Et tout ça a duré des décennies. Et se paye".

Quel mépris, quelle arrogance, mais aussi quel niveau de bêtise crasse dans les propos puants de ce minable?

sipa_ap21039793_000002.jpgFaut-il rappeler à ce sinistre individu, que la Grèce c’est d’abord et avant tout plus de 11 millions d’habitants. Faut-il aussi lui remettre en mémoire, lui le détenteur de nombreux diplômes, que la Grèce la région qui a été le berceau de la culture européenne. C’est dans les citées grecques que des hommes ont inventé la philosophie, la démocratie, le théâtre et les jeux olympiques?

Faut-il également rappeler à Pascal Lamy que la Grèce c’est un formidable patrimoine culturel et touristique qui fait l’objet de convoitises énormes de la part d’investisseurs privés qui n’attendent qu’une chose la chute du Pays et la mise en œuvre d’un plan de privatisation général?

Un peu de mesure et un peu plus d’humanité dans la bouche d’un social-démocrate, fussent-il un des plus haut-fonctionnaires que compte le monde fermé des grands dirigeants au service de la mécanique financière et commerciale de la planète aurait été apprécié.

Ce coup de gueule en guise de préalable posé venons-en au fond du discours de Pascal Lamy!

Qui sont ces «on» qui n’ont pas trouvé «ça très correct d’aller chercher des poux dans la tête des Grecs, parce que leur statistiques étaient bidonnées» et qui ont laissé faire pendant des décennies.

h-20-2505821-1306333857.jpgQui? DSK l’ex patron socialiste du FMI? Qui? Pascal Lamy lui-même? Qui encore? José-Manuel Barroso le patron de la Commission européenne? Jean-Claude Trichet le patron de la Banque européenne?

Tous ont été mouillés dans la carambouille mise en place par les banquiers voyous de Goldman Sachs sous le regard plus que complaisant des agences de notation. Tous ont finalement participé au maquillage de la situation réelle des finances de l’Etat hellène depuis son entrée dans la zone euro.

Dans un article paru dans ce blog le 7 mai 2010 j’affirmais, «Personne ne nous fera croire que dans les milieux autorisés tant à Bruxelles qu’à Francfort on ne savait pas ce qui se tramait».

Aujourd’hui Pascal Lamy qui vient d’indiquer dans cette interview qu’à l’OMC au moins on savait, trouve finalement normal de présenter benoitement la note aux Grecs tout en faisant remarquer que «le laxisme ça se paye» ! Quel culot!

grece-manif.jpgSeulement le Peuple grec ne veut pas avaler une deuxième potion amère servie par un autre social-démocrate, 1er ministre de son état Georges Papandréou. Il est dans la rue pour dire Non. Il a raison.

En mai 2010 confronté à une dette importante qu’elle n’était pas en mesure de financer sur les marchés à des taux raisonnables, le gouvernement avait sollicité une aide de 110 milliards d’euros auprès du FMI et de l’Union Européenne en échange de la mise en place d’un vigoureux plan d’austérité. Bon gré mal gré les Grecs se sont pliés aux décisions.

Loin de permettre un redressement des finances hellènes ce plan a au contraire provoqué une aggravation de celle-ci au point de plonger le pays dans une récession insupportable qui touche les catégories sociales grecques en général et les jeunes en particulier dont le taux de chômage atteint près de 40%.

papandreou-grece-dette-abaisser-note-agence-notati-332889-jpg_211087.jpgCette fois Georges Papandréou, en bon soldat de l’adjudant Pascal Lamy, vient leur proposer un tour de visse supplémentaire, c’est l’édition 2011 du programme des festivités des 5 prochaines années «pour une austérité nouvelle» qui doit être soumise au vote du parlement.

Au menu, hausse de la TVA, gel du salaire des fonctionnaires, plan renforcé de privatisations, réduction des retraites, des allocations sociales et de la masse salariale, ainsi que du nombre des emplois du secteur public. Cerise sur le gâteau les privatisations du secteur public vont se poursuivre.

athenes_france_info.jpgTout ce couffin de mesures plus impopulaires les une que les autres, imposé par les cyniques comptables politiques de la mondialisation «malheureuse» que soutient Pascal Lamy, provoque, et c'est normal, la juste colère des Grecs.

Des Grecs qui viennent de recevoir un soutien inattendu.

L’ONU, en effet, dans son rapport annuel sur la situation sociale dans le monde, vient d’indiquer que les politiques d’austérité menacent la reprise économique.

Les économistes de l'Organisation des Nations Unies, invitent les gouvernements à «réagir avec prudence aux pressions en faveur de la consolidation budgétaire et de l’adoption de mesures d’austérité s’ils ne veulent pas risquer d’interrompre le redressement de leur économie».

Georges Papandréou et Pascal Lamy devraient peut-être trouver le temps de diversifier leurs relations et leur référents politiques.

Nous attendons avec impatience le résultat du Vote du Parlement Grec qui doit en principe avoir lieu tard dans la soirée.

19:34 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pascal lamy, dsk, barosso, jc.trichet, omc, fmi, union européenne, dette, grèce, geoges papandréou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

27/06/2011

Amazonie: la forêt en danger!

800px-Amazon_57_53278W_2_71207S.jpgLa chambre basse du Congrès au Brésil a autorisé un assouplissement du code forestier du Pays. En clair, en l’état, il sera désormais plus facile aux exploitants forestiers de saccager la forêt brésilienne. Du coup de grandes parties de l’Amazonie – poumon vert de la planète de 7 millions de kilomètres carré – risquent d’être soumises à une action massive de déforestation.

De quels enjeux est-il question?

220px-Agalychnis_callidryas.jpgL’espace tropical amazonien est déterminant pour l’équilibre environnemental de la planète. Il remplit des fonctions capitales en matière d’'approvisionnement en eau douce – 12% des réserves d'eau douce mondiales – , de biodiversité – plus de 40000 espèces végétales, 2,5 millions d'espèces d'insectes et 427 espèces de mammifères – y sont abritées ou de fonctions de régulatrice concernant le climat.

Au Brésil la forêt est soumise à de fortes pressions générées d’une part par l’exportation du bois, dont 50% des coupes seraient illégales et d’autre part par la prédation foncière des exploitations agro-industrielles de bovin et de soja. Ainsi sous la pression cumulée et mal contrôlées de ces deux phénomènes la forêt amazonienne du Brésil a perdu 17% de sa surface.

1382_1359_Deforestation-Amazon-1024x667_1_460x230.pngEn 1995, pour préserver cet espace remarquable et lutter contre la déforestation, le gouvernement brésilien, a doté le pays d’un code forestier qui pose des règles précises d’encadrement de l’exploitation de la forêt. Les possibilités de coupe sont limitées selon la qualité écologique des surfaces exploitées, et le reboisement des surfaces déboisées est exigé. De plus, les espaces présentant une pente de 20 à 40 degrés ont été placés en «forêt de protection» pour permettre la création de zones de préservation automatiques et permanentes.

C’est tout cet édifice déjà difficilement respecté, mais qui constitue un cadre légal et juridique important que les députés brésiliens entendent passer à la tronçonneuse.

Près de 80% des Brésiliens soutiennent la possibilité constitutionnelle d’un veto que pourrait opposer la Présidente Dilma Rousseff à cette décision.

La situation est particulièrement tendue. Ces dernières semaines, à la colère et aux mouvements de protestation populaire, les très puissants lobbys forestiers ont répondu par des pressions très fortes sur la dirigeante brésilienne et des assassinats ciblés en direction de défenseurs de l’environnement connus ont été perpétrés par des hommes de main armés à la solde de forestiers en situation illégale suspectés d’en être les commanditaires.

A l’heure où la loi est en débat au Sénat du Brésil, une bataille impitoyable est engagée par les exploitants forestiers et leurs organisations agro-industrielles pour imposer la loi du silence et de la résignation au Pays en général à sa Présidente et aux écologistes en particulier.

220px-Pantanal2 amazonie.jpgLa protection de l'Amazonie ne concerne pas que les Brésiliens elle constitue une question d’importance mondiale tant pour les aspects qui touchent à la protection de la biodiversité que ceux qui ont traits au réchauffement climatique de la planète.

D’ailleurs un protocole de coopération pour le développement durable des milieux naturels de l’espace amazonien a été signé en 2008 entre la France et le Brésil.

De plus des produits agricoles et forestiers en provenance du Brésil se retrouvent sur les marchés européens et français.

250px-Chapada.jpgIl est donc légitime à notre niveau d’agir pour persuader la Présidente Dilma Rousseff de ne pas céder à la pression en lui faisant parvenir notre appel solennel pour la sauvegarde du patrimoine international que constitue l’Amazonie et pour que l’état protège la vie des militants écologistes engagés dans cette cause.

En signant la pétition à la Présidente du Brésil Dilma Rousseff vous manifesterez votre solidarité pour une cause juste qui vous concerne et qui concerne l’Humanité toute entière.

Pour signer: http://www.avaaz.org/fr/save_the_amazon_fr/

01:09 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amazonie, brésil, dilma rousseff, déforestation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

14/06/2011

Berlusconi:«un bel calcio nel culo!».

 1535651_3_2a5b_des-partisans-du-oui-au-quadruple-referendum.jpgAlors que depuis 16 ans le quorum n’était pas atteint en Italie pour des référendums d’initiative populaire – 24 depuis 1995 – les Italiens, en participant à 57% aux référendums de dimanche et de lundi, viennent d’infliger plus qu’un camouflet à Berlusconi: «un bel calcio nel culo!». En bon français «un beau coup de pied dans le cul».

C’est un nouvel échec cuisant pour «il Cavalière». Un désaveu cinglant, après l’humiliante débâcle que son attelage politique – droite ultra libérale et droite extrême populiste réunies – a subi aux municipales partielles d'il y a 15 jours où Milan la place forte berlusconienne est tombée à gauche ainsi que Trieste et Cagliari.

Le Président du Conseil italien qui, pour marquer sa volonté de ne pas voter, a passé son dimanche à la mer en Sardaigne, a réussit à transformer une consultation citoyenne en un plébiscite contre lui. Selon des résultats encore partiels du ministère de l'Intérieur, le «oui» se serait imposé à une écrasante majorité de l’ordre de 95 et 96 % pour chacune des 3 questions soumises aux Italiens.

En s’exprimant massivement, contre la privatisation de la distribution de l'eau, contre la construction de centrales nucléaires et contre l’immunité pénale, la sienne en particulier, la grande majorité des Italiens lui a tourné le dos. Ce faisant c'est la politique de son gouvernement qui vient d'être totalement désavoué dans les urnes.

Est-ce la fin de l’ère Berlusconi ? La question n’est plus taboue en Italie.

image_proces.jpgAujourd’hui politiquement déstabilisé Sylvio Berlusconi, 74 ans, est de plus poursuivi par la justice de son pays, à laquelle il devra répondre, dans trois affaires dont l’une pour abus de pouvoirs – délit pour lequel la peine en Italie est de douze ans de prison – et recours à la prostitution de mineure.

Ses amis politiques commencent à prendre des distance ainsi lors du référendum, le maire de Rome, Gianni Alemanno, et le président du Sénat, Renato Schifani, n’ont pas respecté les consignes d'abstention. Ils se rendus aux urnes et ont voté.

Le signe le plus fort vient du leader de la Ligue du Nord, Umberto Bossi, dont dépend la survie du gouvernement au Parlement. En déclarant à l’issue du référendum «Berlusconi ne sait plus parler au peuple», Bossi semble bien avoir sifflé la fin de la partie.

Au delà des revers qu’il vient d’essuyer c’est aussi au plan économique que la politique du chef de l’exécutif italien est contestée. The Economist vient de consacrer un dossier à «L'homme qui a 'niqué' tout un pays».

Lui reprochant «son mépris total de la situation économique de son pays» le journal conclue, «autant dire qu’il laissera derrière lui un pays dans une situation épouvantable».

Le moins que l’on puisse dire est que tout cela n’est pas glorieux pour cet homme qui n’a jamais mis de limites à son appétit de domination. Mais par le passé le bougre, qui concentre sur sa personne tout ce qui dénature la politique et sa noblesse, a toujours su rebondir et se maintenir.

Nicolas-Sarkozy-et-Silvio-Berlusconi_articlephoto.jpgArrogant, cynique, sur de lui et de la puissance de sa fortune, faisant et défaisant la loi à l’aune de ses intérêts personnels, il est sur que Sylvio Berlusconi ne renoncera pas facilement et que dès demain il s’attellera à la préparation des élections législatives qui doivent se dérouler dans deux ans.

Cette fois tout de même avec la claque qu’il vient de se prendre, on peut penser que, désormais, les Italiens et les Italiennes lui ont signifié qu’ils n’acceptent plus d’être représentés par lui. Lui qui, jour après jour, incarne un peu moins la figure d'un chef d'état respectable pour n'être plus qu'une injure faite à l’Italie et à son peuple. «Arrivederci povero stronzo, non ci mancherai*».

* au revoir pauvre con, tu ne vas pas nous manquer.

 

01:30 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berlusconi, nucléaire, immunité pénale, ligue du nord, claque | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

10/06/2011

Cesare Battisti est libre, il ne purgera pas sa peine

0a877b06-169a-11e0-a88d-7a16dffe34ee.jpgMembre dans les années 1970 d'un groupe terroriste d'extrême-gauche, les Prolétaires Armés pour le Communisme (PAC), l’activiste/terroriste d’extrême-gauche italien Cesare Battisti – né le 18 décembre 1954 à Sermoneta, près de Rome (Italie) condamné, par contumace, en 1993, par la justice de son pays, à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres commis durant «les années de plomb» fin 1970 – vient de sortir de prison à Brasilia où il avait été incarcéré après son arrestation à Rio en 2007 en attente de son extradition vers l’Italie.


Cette mise en liberté intervient après une décision de la Cour suprême du Brésil qui a rejeté une demande d’extradition formulée par le gouvernement italien contre Battisti.

20101231PHOWWW00304.jpgLes juges de la Cours suprême ont considéré que Rome ne pouvait pas contester la décision de l’ancien Président Lula da Silva de ne pas faire droit à la demande d’extradition de Cesare Battisti. Le 31 décembre 2010, dernier jour de son mandat, alors qu’un traité d'extradition lie le Brésil et l’Italie, Lula avait fait connaître son refus.


La récente décision déclenche la colère des autorités italiennes qui au nom des victimes de la terreur rouge des années 70 vont porter l’affaire devant la Cour internationale de Justice de La Haye.

La ministre italienne de la Jeunesse, Giorgia MELONI a indiqué de son côté: «Le gouvernement continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir, y compris au sein de l’UE, pour faire en sorte qu’un vulgaire assassin, qui avait masqué jusqu’à présent ses délits derrière la lutte politique, puisse être finalement emprisonné dans son pays».

Ce verdict «offense le droit à la justice des victimes et apparaît en contradiction avec les obligations découlant des accords internationaux qui lient les deux pays», a estimé de son côté Franco Frattini le ministre italien des affaires étrangères.


Cesare Battisti qui a dit renoncer à la lutte armée, a toujours nié être l’auteur des crimes dont il est accusé et pour lesquels il a été condamné. Il a dénoncé clairement quatre de ses anciens complices des PAC comme responsables des assassinats que la justice italienne lui a imputé.


Dans les années 1990, sous la protection du président François Mitterrand, il avait avec plusieurs autres militants d'extrême gauche italiens cherché à reconstruire sa vie en France.

Maintenant que la Cour suprême du Brésil a décrété sa libération immédiate il a fait savoir, au travers une déclaration à la presse de son avocat, qu'il sollicitait un visa de résident permanent au Brésil.


Vu du côté des familles des victimes, dont la douleur est encore vive, cette affaire au terme de laquelle un assassin ne purgera pas la peine à laquelle il a été condamné n’est pas acceptée. Qui pourrait honnêtement leur en vouloir?

13:02 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cesare battisti, lula da silva, brésil, italie, années de plomb | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

31/05/2011

L’Allemagne décide de sortir du nucléaire en 11 ans!

Deuxième Partie

Au-delà de la polémique entre pro et anti nucléaire, avec cette prise de position désormais incontournable, la Chancelière allemande vient de donner à son pays une chance de regarder autrement l’avenir énergétique de son pays et surtout elle le place en situation économique plus favorable.

1756304 centrale fuku à fin 03.jpgC’est que la catastrophe de la centrale de Fukushima, outre les dangers liés à l’exposition à la radioactivité, vient de révéler de façon brutale une réalité cachée: l’énergie nucléaire n’est pas aussi compétitive que les puissants lobbies veulent nous faire croire.

Aux États-Unis le débat est engagé et l’un des opérateurs électriciens les plus puissants - Energy Group - vient de déclarer la filière nucléaire «grillée» pour justifier son choix en faveur du gaz pour un gros projet de centrale.

Le groupe allemand Siemens de son côté se préparerait à abandonner son secteur nucléaire. Selon le quotidien allemand Handelsblatt «En interne, la décision de principe d'un abandon du nucléaire a été prise».

1395123_3_69c3_dans-quinze-jours-au-plus-tard-si-rien-ne.jpgDans ces milieux on commence à anticiper l’idée d’une énergie solaire qui, d’ici à 5 ou 6 ans, s’avèrerait plus compétitive tant pour le nucléaire que pour l’énergie fossile.

De nombreuses études montrent que tant le coût des investissements que de celui de la production de l’énergie nucléaire, sont en augmentation croissante. Entre 1977 et 1998, les coûts d'investissement ont été ainsi multipliés par 2,6. Ce phénomène d’augmentation des coûts est lié à la complexification croissante des systèmes pour faire face aux exigences de sécurité imposées par les assureurs mais également les agences de notation et les financiers.

Le préjudice de Fukushima est à ce jour évalué à une somme de plus de 100 milliards de dollars soit 70 milliards d’euros.

1265065_3_6451_produire-de-l-electricite-par-eolienne-est-la.jpgTout ceci n’est pas prêt de décroitre aussi les énergies renouvelables vont à court terme gagner en compétitivité. C’est dans ce contexte qu’il faut également envisager la décision de la Chancelière Allemande qui s’il elle ne fait pas l’affaire des opérateurs électriciens place son pays à la pointe de l’innovation et de la recherche.

C’est toujours à la capacité de voir plus loin que le temps des disputes du moment que l’on reconnaît un Chef d’État. Angela Merkel, en l’occurrence est en train de donner à notre Président de la République une belle leçon de stratégie politique.

Au lieu de tirer, pour l’avenir de la France, des enseignements de la catastrophe de Fukushima, en dépit des contestations de plus en plus grandes partout dans le monde, Nicolas Sarkozy lors de sa visite à Gravelines dans la Région Nord-Pas-de-Calais avec l’aplomb des dogmatiques a déclaré: «Je n'ai pas été élu pour remettre en cause le nucléaire. Il ne sera donc pas remis en cause….. Nous allons continuer à investir dans le nucléaire».

Et comme si cela ne suffisait pas, qualifiant les militants favorables à une sortie du nucléaire «d’irresponsables» Nicolas Sarkozy a lancé à la cantonade devant plusieurs centaines de participants à une table ronde à propos des questions énergétiques : «On n'a pas le droit de jouer sur des peurs moyenâgeuses pour remettre en cause des choix qui font la puissance de notre pays».

931773-1104881.jpgDécidément Nicolas Sarkozy ferait mieux de se taire et d’écouter ce qui se passe autour de lui. 70% des Français se sont déclarés favorables à une sortie progressive du nucléaire, le principal partenaire économique de la France en Europe vient de se décider dans ce sens, et dans le monde tirant les enseignements de la catastrophe de Fukushima des géants de l’industrie électronucléaire sont en train de changer d’orientation.

Seraient-ils tous «irresponsables» ou victimes «de peurs moyenâgeuses» ces hommes et ces femmes, simples citoyens, responsables économiques ou responsables politiques qui n’entendent pas suivre ce Président qui campant sur ses ergots chante sa foi en l’avenir du nucléaire qui désormais est devenu une affaire dépassée, du passé?

11:51 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : angela merkel, siemens, sarkozy, energy group, fukushima, sortie nucléaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

30/05/2011

L’Allemagne décide de sortir du nucléaire en 11 ans! Première partie

arton6904-5c73c.jpg Angela Merkel a pris la décision d’engager l’Allemagne à mettre fin à la production d'énergie nucléaire. A la suite d’une réunion à laquelle ont participé des responsables de la coalition gouvernementale CDU CSU et FDP, ainsi que des représentants de l’opposition SPD et Verts, la majorité l’Allemagne va fermer ses centrales nucléaires selon un plan qui s’échelonne de maintenant à 2022.

A l’appui de cette décision de fermeture, dans des délais courts, l'Allemagne va agir à partir d’une stratégie selon deux axes forts: un objectif global de baisse de 10% de la consommation d'électricité et une montée en puissance plus rapide des énergies renouvelables dont la part doit passera de 30 à 35%.

Des mesures d’accompagnement sont prévues pour les secteurs industriels forts consommateurs en énergie, et les projets d’isolation d'immeubles anciens.

Dans le même temps Berlin ne renonce pas à ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici 2020.

L’Allemagne est la première grande puissance industrielle mondiale à se prononcer pour une sortie effective du nucléaire, ce dans un consensus le plus large. Il s’agit là d’une décision de première importance, qu’il faut saluer à plusieurs titres.

La «décision est irréversible», a déclaré Norbert Röttgen le ministre de l’Environnement allemand, ajoutant «Il n'y aura pas de clause de réexamen».L’Allemagne devra donc trouver, de maintenant à 2022, les moyens de satisfaire les besoins énergétiques du pays actuellement couvert par les centrales atomiques.

Ce faisant en renonçant à l’énergie atomique et en fixant pour son pays la fin du nucléaire civil pour 2022, Angela Merkel, tirant les conclusions de la catastrophe de Fukushima, revient courageusement sur l’une des promesses phare de son programme de campagne des législatives de 2009. Le fait-elle par hasard?

20:24 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : angela merkel, nucléaire, fukushima | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

16/05/2011

Dominique Strauss-Kahn: c'est finit!

dominique-strauss-kahn-fmi-arrestation-new-york-313836-jpg_194552.jpgC’est une catastrophe énorme, d’une gravité exceptionnelle, qui vient d’impacter Dominique Strauss-Kahn.

Son inculpation par le parquet de New-York, pour «agression sexuelle», «tentative de viol» et «séquestration» sur la personne d’une femme de ménage de 32 ans dans une suite de l’Hôtel Sofitel à Time Square, n’a pas finit de défrayer la chronique médiatique planétaire.

1517028_3_1ebb_photo-de-dominique-strauss-kahn-et-anne.jpgSans préjuger de sa culpabilité qu’il appartiendra au procureur de New-York d’établir ou de son innocence que ses avocats, pas moins de quatre – vont s’atteler à prouver, il est incontestable que cette affaire, venant après l’escapade extraconjugale avec Piroska Nagy collaboratrice du FMI et les dernières attaques médiatiques à propos de son train de vie, vient tamponner violemment l’homme qui comptait encore hier parmi les plus puissants du monde.

Battu sèchement par Ségolène Royale lors des primaires socialistes de la dernière présidentielle, Dominique Strauss-Kahn, en prenant le poste prestigieux de directeur général du FMI, comptait bien, après sa cuisante défaite, se faire oublier à New-York le temps de se reconstituer une virginité et revenir plus fort en France pour engager la campagne politique en vue de son élection à la magistrature suprême.

new-york-dominique-strauss-kahn-313736-jpg_194438.jpgLors d’un entretien avec Dominique Jambart de Marianne il s’était laissé aller jusqu’à dire, avec le ton de l’arrogance des puissants qui ne doutent de rien : «si François Hollande maintient sa candidature, sa vie politique s’arrêtera là. Il ne sera ni premier ministre, ni ministre», le voilà, lui l’homme fort du FMI, arrêté, par des agents de l’Autorité des ports de New York et du New Jersey, à bord de l’avion qui devait le conduire à Paris, placé en garde à vue dans un commissariat de Harlem puis conduit, menotté sous escorte, dans un hôpital new-yorkais pour y subir des tests ADN avant d’être présenté ce soir au procureur de New-York.

Cette inculpation n’est pas sans provoquer de dommages collatéraux dont pour l’instant personne ne peut encore vraiment mesurer l’ampleur.

Le FMI totalement impliqué dans la grave crise de la dette souveraine dans la zone euro a déjà pris une mesure de remplacement de son directeur général. Il faudra demain nommer un nouveau directeur général qui ne pourra être ni américain ni européen mais asiatique. Les orientations de la politique impulsées par DSK au FMI seront-elles maintenues?

En France la donne politique en vue de 2012 est complètement changée! Qu’en sortira-t-il? Un Front National renforcé, un boulevard pour Nicolas Sarkozy et les dérives droitières de ses proches partisans, une atomisation de la gauche par explosion des ambitions ou une fenêtre ouverte aux tenants d’une voie nouvelle émancipée des machines de gouvernement, le PS et l’UMP, qui depuis trop longtemps ont accaparé le pouvoir et ont conduit le pays dans l’état où il se trouve aujourd’hui?

1271195_3_69de_la-balance-de-la-justice.jpgAu final ce sera aux Français de choisir et de trancher sans Dominique Strauss-Kahn. S’il est coupable il faut que justice passe, s’il est innocent il faut que sa personne soit rétablie dans sa dignité. En l’état actuel le principe intangible de la présomption d’innocence doit jouer en sa faveur. Pour le reste, pour la politique, la messe est dite: Dominique Strauss-Kahn c’est finit.

12:48 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : dsk, dominique strauss-kahn, fmi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

09/05/2011

Le Guardian accuse les autorités du Charles-de- Gaulle

De source anglo-saxonne généralement bien informée – The Gardian – le naufrage, en Méditerranée, d’un bateau d’immigrés africains, en partance de Tripoli vers l’île de Lampedusa en Italie aurait été «délibérément» ignoré par les autorités d’un bâtiment de l’Otan.

images.jpgSelon le quotidien britannique, le bateau en question transportant soixante-douze passagers, aurait cherché en vain à se mettre en rapport avec un navire de l'OTAN, que le Guardian, désigne comme étant un porte-avion français: "il s'agit probablement du navire français le Charles-de-Gaulle, qui était en opération en mer Méditerranée pendant cette période".

L’information a été démentie par l'état-major des armées françaises, mais également par l’ensemble des pays intervenants dans la zone au titre du conflit libyen.

1519067_3_358d_des-immigrants-africains-en-libye-le-4-mai.jpgDernière précision donnée par le Guardian, sur les 72 passagers seulement 9 d’entre-eux auraient survécus c’est à partir du témoignage de ces derniers que l’information a pu être recueillie.

Si l’affaire était avérée, elle serait, au-delà de l’horreur et de la honte que peut susciter un tel comportement de la part des militaires qui s’en seraient rendus coupables, d’une gravité exceptionnellement lourde. Le droit, en matière maritime, dispose, en effet, que le devoir de solidarité en mer ne souffre d’aucune exception. En l’occurrence c’est à un crime de non-assistance à personnes en danger que doit être assimilé cet acte d’abandon collectif en mer.

Il est donc urgent et important que la France apporte face aux accusations du quotidien britannique plus qu’un simple démenti de l’Etat Major des armées.

Il apparaît, eut égard à la gravité des faits qui lui sont reprochés, que dans un premier temps la France saisisse le gouvernement britannique afin que le Gardian soit interpellé officiellement pour évaluer la véracité des accusations portées par le journal et que les sources soient communiquées.

Dans l’hypothèse où les accusations seraient confirmées, il faudra que le Premier Ministre Fillon demande la constitution d’une commission d’enquête parlementaire afin que soient diligentées, en France, toutes les investigations de nature à, clairement identifier les coupables de cette abomination, leur degré de responsabilités, à informer les Français et à prendre les mesures pour que justice passe.

20:33 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, immigrés | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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