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22/09/2009

Attention danger , Le monde n’est pas seulement dans une crise financière !

Netanyahu et Ahmadinejad si nous ni prenons garde vont finir par entraîner le monde dans leur folle conception des rapports d’état à état.

 

Les refus israéliens :

 

2009-09-06T193943Z_01_APAE585130H00_RTROPTP_3_OFRWR-PROCHE-ORIENT-20090906.jpgBien que la question du gel des colonies juives en Cisjordanie soit un des obstacles les plus importants  à une reprise du dialogue pour la paix entre israéliens et palestiniens et en dépit des demandes pressantes de la part des Etats-Unis pour que le gouvernement israélien accepte les exigences de la "feuille de route" de 2003 sur le sujet,  Nir Hefetz porte-parole de Benjamin Netanyahu  à déclaré à la radio militaire israélienne, "Vous n'avez jamais entendu le Premier ministre indiquer qu'il gèlerait les constructions. C'est l'inverse qui est vrai" ! 

 

Ajoutant, au cas où le message ne serait pas bien passé, «Il y a des hommes politiques (...) qui considèrent qu'arrêter les constructions, céder du territoire national, ou nuire aux implantations en Judée et Samarie – Cisjordanie - est positif, utile à Israël. Le Premier ministre Netanyahu ne figure pas parmi eux".

 

Autant dire qu’en l’état ce refus systématique du gouvernement israélien,  tant à Washington qui a fait de la fin du conflit Israélo-palestinien un axe fort de sa politique au Proche Orient, qu’au Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, qui de son côté fait du gel de la colonisation une préalable à toute reprise des discussions rompues au moment de l’attaque  israélienne de la Bande de Gaza apparaît comme une fin de non recevoir  à toute tentative d’instauration de la Paix à court terme.

 

La rencontre entre les trois hommes, prévue mardi à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies,  risque, comme toutes les autres, de ne pas franchir les limites du spectacle symbolique dont il ne faut malheureusement rien attendre !

 

Les provocations iraniennes

 

ahmadinejad-photo_1245603294.jpgCôté Ahmadinejad la situation n’est pas meilleure, avec toutefois en plus, un gout très fort pour la provocation !

 

Lors d’un discours, prononcé à la fin du ramadan à l'occasion de la Journée d'Al-Qods, organisée chaque année par l’Iran en soutien à la cause palestinienne, Ahmadinejad a une fois de plus mis en cause la réalité du génocide juif durant la seconde guerre mondiale, estimant que l’Etat d’Israël  serait né « sur une revendication fausse et mythique » !

 

Devant la condamnation de l’opinion internationale le président iranien ne s’en est pas tenu à ses propos initiaux, il s’est ensuite  déclaré fier d'avoir scandalisé l’Occident et d'avoir provoqué la colère des "meurtriers professionnels" de la planète -  Israël et les pays occidentaux -.

 

Les menaces et les manœuvres de guerre

 

Toutes ces interventions du Président iranien interviennent dans un contexte de recherche de sortie de crise dans lequel Téhéran refuse de céder à la pression  des puissances occidentales sur le dossier du nucléaire iranien et où parallèlement le ministre de la Défense israélien , Ehoud Barak, n’en finit pas de déclarer qu’une option militaire contre l’Iran est « sur la table».

 

Chacun a en mémoire le récent voyage privé de Benyamin Netanyahou à Moscou pour rencontrer Dimitri Medvedev dans le but supposé de convaincre le président russe de ne pas fournir à l’Iran un système de défense aérien S-300.

Le président russe de son côté  indique que son pays a le droit de vendre des « armes défensives » à Téhéran et met en garde Israël contre une attaque en direction de l’Iran comme ce fût le cas en 1981 contre l’Irak.

L’impasse à l’horizon

Les dirigeants actuels d’Israël et de l'Iran, par leur incapacité à s’inscrire dans un processus démocratique et diplomatique normaux, sont entrain de créer les conditions irréversibles d’un embrasement généralisé ? Les uns en refusant l’application des résolutions de l’ONU et en pratiquant une politique d’annexion de fait de territoires occupés, par l’implantation de colonies illégales. Les autres en refusant de reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël et le droit de son peuple à vivre en paix et en sécurité.

 

Force est de constater que ni les pressions, ni les condamnations indignées, ni les attentats, ni les opérations de guerre préventives, ni les menaces de sanctions d’où qu’elles viennent, et encore moins les tentatives de déstabilisation des régimes en place n’ont abouti à ramener la Paix et la sécurité dans cette région où américains, européens et russes ont agit des années durant avec beaucoup d’avidité, de cynisme et d’hypocrisie !  

 

Une conférence mondiale pour la paix est nécessaire

  

Copyright Reuters 2009 OBAMA.jpgIl est grand temps que tout cela cesse et que les dirigeants des grandes puissances mondiales – Etats-Unis, Angleterre, France, Allemagne, Italie, Chine, Russie –   prennent enfin collectivement leurs responsabilités et convoquent une conférence mondiale pour la paix en intégrant l’ensemble des parties prenantes du conflit au Proche et au Moyen-Orient – Israël, Iran, Ligue Arabe,  Hamas, Hezbollah –.

 

Le droit d’Israël à vivre en paix et en sécurité à côté d’un état palestinien libre et totalement souverain n’est plus à discuter car il n’est pas discutable ! De même la reconnaissance de l’Iran comme puissance régionale influente disposant d’intérêts propres, doit être admise et reconnue par tous car elle est une réalité incontournable!

Le temps presse, les peuples de la planète méritent mieux, en plus des crises actuelles, économiques sociales et écologique,  que d’avoir à affronter une crise qui pourrait cette fois être radicalement dévastatrice et fatale.

 

L’arsenal conventionnel, bactériologique et nucléaire des armées du monde est impressionnant au regard du peu de sagesse des hommes lorsqu’ils s’enferment dans des logiques qu’ils ne peuvent plus maîtriser.

 

Il nous faut désormais agir avant d’être submergés par notre propre folie.

20:00 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, iran, france, russie, angleterre, allemagne, chine, autorité palestinienne, ligue arabe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

13/09/2009

Afghanistan: Vote de désespoir

 

 

Afghan. Vote de desespoir Bruce Beattie.gif

 

Source Bruce Beattie slate

 

J'ai voté pour Karzaï parce que les Seigneurs de la guerre, les trafiquants de drogue, les insurgés talibans, tous ceux qui animent notre pays n'étaient pas présents sur les listes électorales

 

 

 

08:47 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : drogue, talibans, insurgés, seigneurs, guerre | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

10/09/2009

10 septembre 2009 : en mémoire de Lee, la lutte continue!

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Ensemble, globalisons la lutte, globalisons l'espoir !!

Aujourd'hui nous allons célébrer le 10 septembre, journée internationale des luttes paysannes contre l'OMC. Chaque année, lorsque ce jour arrive, nous nous souvenons du 10 septembre 2003 et de notre mobilisation contre l'OMC à Cancun.

 

En mémoire de Lee, la lutte continue!

Lee-Kyung-Hae-WTO11sep03.gifPour les paysans et les paysannes du monde, la lutte contre l'OMC est une lutte pour la vie. En effet, plus le rouleau compresseur de la libéralisation avance et, plus les paysans disparaissent. En 2003, les paysans coréens faisaient partie de ceux que les politiques néolibérales frappaient le plus durement. Fortement concurrencés par les importations à bas prix, beaucoup de producteurs se sont vus dans l'impossibilité de vendre leur propre récolte. Mr Lee Kyung Hae faisait partie de ces paysans à qui le commerce international nie le droit de vivre dignement de son métier. A Cancun, il est monté sur les grilles devant l'OMC, portant un écriteau sur lequel était écrit « l'OMC tue les paysans » ! Quelques instants après, on a vu du sang couler de sa poitrine. Il s'était sacrifié pour rappeler aux grands décideurs leurs responsabilités dans la disparition des économies paysannes du monde.

6 ans plus tard, malgré sa mort, rien n'a changé.

En 2009, les paysans coréens vivent avec effroi l'ouverture programmée du marché du riz et l'effondrement des cours de cette céréale. Cette année, à l'occasion du 10 septembre, et en mémoire de Lee, ils se mobiliseront massivement derrière le slogan « Non à l'OMC, préservons le prix du riz! ».

Préserver un prix rémunérateur est extrêmement difficile car les multinationales contrôlent de plus en plus l'ensemble de la chaîne alimentaire, de la production à la commercialisation. Détentrices des stocks mondiaux, elles spéculent sur les prix des denrées agricoles. Les prix flambent pour leur plus grand profit mais pour le plus grand malheur des consommateurs les plus pauvres, nouvelles victimes des politiques libérales de l'OMC qui favorisent les multinationales. Des paysans se suicident, des gens meurent de faim car ils ne peuvent plus s'acheter de quoi manger. Ces conséquences du libre échange prôné par l'OMC et les accords bilatéraux sont intolérables !

A cela viennent s'ajouter les impacts écologiques de la libéralisation. Plus la nature, l'agriculture, l'alimentation sont marchandisées, libéralisées et commercialisées aux quatre coins de la planète, plus il y a d'émissions de gaz à effet à serre. Une institution comme l'OMC et les accords bilatéraux de libre échange sont de véritables dangers pour l'humanité et la planète.

Cette année, pour la Via Campesina, la commémoration de la mémoire de Lee a commencé dès le 3 septembre à l'occasion de la rencontre organisée à l'initiative du gouvernement indien pour relancer le cycle de Doha. Plus de 50 000 manifestants se sont retrouvés dans les rues de New Delhi. Forts de cette mobilisation, nous allons maintenir cet esprit de lutte dans les mois qui viennent.

L’action continue !

Nous appelons tous ceux qui nous soutiennent à se joindre à nous et à organiser des actions pour dénoncer la brutalité du contrôle de l'économie par les multinationales.

Plusieurs occasions se présentent à nous dans les mois qui viennent pour exiger de nos dirigeants des engagements concrets en faveur de la souveraineté alimentaire.

·         Le 16 octobre prochain,

La Via Campesina prendra part et organisera des actions contre la multinationale Monsanto qui continue d'accaparer les terres et les semences, pourtant patrimoine de l'humanité (pour plus d'infos voir le site : http://www.combat-monsanto.co.uk/). Au Mexique, berceau de milliers de variétés de maïs, et où depuis mars 2008 une loi autorise la culture de maïs transgénique, il y aura des actions dans tout le pays et un forum international sera organisé. N'hésitez pas à communiquer à l'avance tous les autres projets d'actions contre Monsanto à l'adresse viacampesina@viacampesina.org pour que nous puissions en faire écho.

·         Du 16 au 18 Novembre,

350_150__home_viacampe_public_html_main_fr_images_stories_2009-08-17-terres%20maliennes.jpgLa Via Campesina sera présente avec une forte délégation au Sommet Mondial de la FAO sur la sécurité alimentaire à Rome. Ce sommet des chefs d'Etats est d'une importance cruciale car il adoptera très probablement les règles de fonctionnement de la nouvelle gouvernance mondiale pour les questions relatives à l’agriculture et à l’alimentation. Avant le Sommet, du 13 au 17 novembre, le Comité International de Planification pour la Souveraineté alimentaire (CIP), sous la responsabilité d'un comité de pilotage, organisera un Forum parallèle pour les organisations de la société civile. Ce Forum aura des espaces spécifiques pour les femmes, les jeunes et les peuples autochtones pour débattre des stratégies relatives à la souveraineté alimentaire vis-à-vis de la FAO. Il se terminera un jour avant le Sommet afin que les solutions proposées par la société civile pour sortir de la crise soient présentées aux chefs d'états. (Pour plus d'information sur le forum parallèle : foodsovforum2009@gmail.com)

·         Du 30 Novembre au 2 décembre,

Se tiendra à Genève la Septième Conférence Ministérielle de l'OMC. La Via Campesina était à Seattle, Cancun et Hong Kong, forte et déterminée. Elle sera aussi à Genève. Certes, vue la faiblesse actuelle de l'OMC, et le renouveau dans de nombreuses délégations, il y a peu de chance que la 7ème conférence produise des avancées déterminantes. Cette conférence est d'ailleurs officiellement présentée comme une rencontre d'évaluation générale du système commercial multilatéral et non pas comme une session de négociation. Mais, tout en disant cela, le G20, l'Inde en particulier et le directeur de l'OMC multiplient les initiatives de rencontres pour tenter de faire aboutir en 2010 un cycle de Doha à bout de souffle. Tout au long des mois à venir et jusqu'à la conférence de fin Novembre, les organisations paysannes de la Via Campesina vont donc maintenir la pression sur leurs gouvernements. En Inde par exemple, suite à la réunion de New Delhi et aux déclarations du ministre indien, le travail de mobilisation contre l'OMC et les accords bilatéraux de libre échange se poursuivent dans tous les villages. Aux Etats Unis également, les organisations de la Via Campesina Amérique du Nord préparent des actions contre la réunion du G20 prévue à Pittsburgh, du 23 au 25 septembre prochain.

·         Du 7 au 18 décembre

Aura lieu à Copenhague la Convention Cadre des Nations Unies sur Changement Climatique (COP 15). Pour rallier Genève à Copenhague, le réseau Climat Justice Action, soutenu par de nombreux réseaux, organise une caravane auquel la Via Campesina participera. Il y a pour l'instant deux routes prévues pour les bus avec des étapes en France, en Belgique et en Allemagne. Vous pouvez soutenir cette initiative en participant à l'accueil des étapes (plus d'infos auprès de havaria@gmx.de ou elviejo@greenmail.ch). A Copenhague, la Via Campesina participera avec tous les autres mouvements sociaux à la grande marche du 12 décembre. Nous organiserons des actions paysannes le 13 décembre et participerons aussi à la journée spéciale d'actions sur l'agriculture, prévue le 15 décembre. Par ailleurs, nous avons enregistré des ateliers sur la souveraineté alimentaire et Co-organisons un forum avec la Marche Mondiale des Femmes, les Amis de la Terre et la Global Forest Coalition. Les jeunes de Reclaim the Fields seront également présents et actifs tout au long de la réunion de la COP 15 (plus d'infos sur le site : www.reclaimthefields.org)

Quelle que soit l'occasion, rejoignez la mobilisation! Faites part de vos actions, et envoyez photos et vidéos à viacampesina@viacampesina.org.

Source de la communication « Via Campesina »

11:26 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mosanto, cacun, paysans, omc, pitsburg | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

07/09/2009

Afghanistan : sortir enfin de ce bourbier infernal !

le 20 décembre 2001, après l’adoption, par le Conseil de sécurité des Nations-Unies,  de la résolution 1386 était décidée la création d’une Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) en Afghanistan, à la quelle la France a apporté sa contribution en envoyant dans ce pays un contingent.

L’objectif assigné à cette force sous mandat de l’ONU était « d’aider les autorités afghanes à maintenir la sécurité à Kaboul et dans ses environs, de telle sorte que l’Autorité intérimaire afghane et le personnel des Nations-Unies puissent travailler dans un environnement sûr ».  La décision est intervenue après les attentats du 11 septembre 2001, perpétrés par le groupe terroriste Al-Qaïda dirigé par Oussama Ben Laden, à l’origine de l’opération « Liberté immuable »  des Etats-Unis contre l’Afghanistan dirigé par les Talibans.

Le 28 mars 2002, conformément aux termes de la résolution 1401 de l’ONU a été crée une Mission d’assistance des Nations-Unies en Afghanistan (MANUA), composée d’éléments civils, destinée à soutenir la reconstruction de l’Etat de droit dans le pays. Le 13 octobre 200,3 après qu’une nouvelle résolution 1510 ait été prise par l’ONU, le mandat de l’Isaf a été étendu à l’ensemble du pays. Aujourd’hui, l’Isaf, sous commandement OTAN, reconduite dans ses missions  année après année, travaille de concert avec la MANUA.

Les missions assignées à l'Isaf ne sont pas remplies!

La coalition internationale - 42 pays contributeurs - qui compte environ, à ce jour, 100 000 hommes, dont 62 000 américains, est en grande difficulté. Et force est de constater que les missions qui lui ont été assignées sont très loin d’être remplies ce en raison de l’absence d’une stratégie cohérente construite sur les réalités du terrain!

Chaque jour qui passe voit l’Afghanistan s’enfoncer un peu plus profondément dans un bourbier infernal où est acculée  l’Isaf soumise aux raids incessants lancés par les Talibans à partir de leurs positions dans les montagnes et de leurs postes arrière du Pakistan. Les morts, qui se chiffrent par centaines au sein de la coalition des forces internationales, succèdent aux morts, sans que pour autant les bombardements de l’Isaf, qui ont provoqués de nombreuses victimes parmi les civils afghans, ne viennent à bout des Talibans.

La société afghane en  proie à une corruption généralisée

Alors que l’état de droit était censé s’y établir, la société afghane est plus que jamais en proie à une corruption généralisée qui gangrène tout y compris son administration. Il faut rappeler que 93 % de la production mondiale d’héroïne provient du pavot afghan, entièrement sous contrôle des seigneurs de guerre du Pays.

A tout cela il convient d’ajouter que la présence militaire étrangère est de plus en plus considérée par les populations locales, dont le niveau de vie est très faible, comme une armée d’occupation dont il faut se débarrasser. 

C’est dans ce contexte que deux soldats français sont morts, ces derniers jours, au cours d’une mission de reconnaissance destinée à sécuriser le parcours que devait emprunter un convoi logistique, entre Nijrab et Bagram où se trouve une base aérienne de l’Otan. Avec eux 8 autres militaires français ont été blessés dont trois très gravement au cours de cette mission. Dans le même temps une opération de bombardement dans le nord de l'Afghanistan, qualifiée de « grosse erreur par Bernard Kouchner, a fait plus de 50 morts dont des civils afghans.

En avril 2007, Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidence de la République, avait pris position pour un retrait des forces françaises d’Afghanistan ! N’est-il pas temps de tirer les conclusions d’une affaire militaire qui avec le temps n’en finit pas de pourrir !

Il est temps désormais de mettre fin à cette aventure bushienne, pourquoi?

Parce que cette aventure, une de plus, ne fait que démontrer jour après jour, l’impuissance dans laquelle se trouvent les soi-disant tenants du nouvel ordre international !

Malgré les milliards engagés et la liste des morts qui grandit, la sécurité,   la démocratie, les droits de l’homme et la mise au pas des extrémistes terroristes, n’est toujours pas au rendez-vous à Kaboul !

Alors que faire ?

Augmenter les effectifs militaires comme semble vouloir le décider, contre son opinion publique, le Président américain ? Porter la guerre contre les Talibans jusque dans le territoire du Pakistan, qui dispose de l’arme nucléaire et dont le régime totalement instable est à la merci d’un renversement au profit d’islamistes fanatiques ?

Huit ans de guerre pour se retrouver dans l’impasse lamentable devant laquelle se trouvent aujourd’hui les forces militaires sur le terrain n’est pas digne des puissances engagées dans cette aventure. Cela devrait inciter les uns et les autres à changer rapidement  de stratégie ! Il faut avoir le courage de reconnaître que la décision d’engager cette guerre a été une erreur et mettre en œuvre avec les Afghans, eux-mêmes, les voies et moyens d’une sortie du bourbier.

 

La priorité doit être désormais d’engager un dialogue avec les forces afghanes qui souhaitent dialoguer. Bien sur il ne s’agit pas de vouloir pactiser avec les fanatiques. Mais il s’agit de s’asseoir à une table de négociation avec ceux des Talibans qui se montreront capables de poser les armes et de parler.

 

En son temps la France en  traitant avec le FLN a fini par mettre un terme à la guerre en Algérie ! Pourquoi ne pourrait-on pas aujourd’hui négocier avec les Talibans ?

Une initiative des Etats européens pour changer de startégie!

 

La diplomatie des Etats européens doit être le moteur puissant d’une telle initiative de changement stratégique en Afghanistan pour mettre fin à ce conflit dont l’issue victorieuse, pour les forces de l’Isaf, devient chaque jour de plus en plus  incertaine quoi qu’en disent les experts de l’Otan sous influence américaine.

 

La crise économique fait porter monde un fardeau de misères déjà trop lourd pour que l’on y ajoute le poids d’une guerre qui menace de dégénérer et de s’étendre sans pour autant laisser entrevoir la possibilité d’atteindre les objectifs qui ont prévalus à son déclenchement.

 

Il faut désormais envisager calmement et sereinement de mettre fin à l’aventure afghane !

 

02:29 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onu, otan, initiative, forces militaires, objectifs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

16/06/2009

L'Iran et la Démocratie

L’Iran n’est pas un modèle de démocratie parfaite, qui peux dire le contraire ?

Cela dit, les réactions occidentales après la réélection du président iranien Ahmadinejad laissent perplexe.

Le bon déroulement des élections qui ont permis, selon la version officielle, la réélection du président iranien Ahmadinejad, n’y aurait pas été assuré!

Que dire de l’élection de Mr. Bouteflika en Algérie ou de Mr. Ben Ali en Tunisie qui sont généralement élus dans leur pays respectifs à plus de 90% ?

Qu’en est-il de nos démocraties où, les électeurs, lorsqu’ils  ne votent dans le sens voulu par les élites, ont le plaisir d’être rappelés pour une deuxième tour de piste – comme c’est le cas en Irlande –  ou mieux, où l’on change carrément l’intitulé du texte rejeté pour le faire accepter par une assemblée sensée représenter le peuple – comme ce fut le cas en France pour le traité Constitutionnel transformé en Traité de Lisbonne – ?.  

L’Iran serait-elle par nature moins vertueuse en matière de démocratie ? C’est probable, mais la vérité est certainement plus difficile à cerner que ce que nous pouvons en dire à partir des éléments que nous livrent en ce moment les médias.

Pourquoi une telle abondance de mise à l’index de l’Iran où dans ce pays, simple élément de réflexion, le taux de scolarisation des femmes y est le plus élevé du monde musulman, pour un taux de fécondité des plus faibles.

Chacun sait que cet élément est un des marqueurs de l’état démocratique d’un pays ! Il est à coup sur l’un des moyens de mesure du degré de possibilité pour les femmes d’accéder à plus de liberté et au peuple de s’ouvrir à la modernité!

Quoi que l’on puisse  dire aujourd’hui de l’Iran, il apparaît, n’en déplaise au monde occidental, que la condition féminine y est meilleure qu’en Arabie Saoudite ou au Pakistan.

Autre sujet de réflexion ; le nucléaire !

Au nom de quelle logique du droit international pouvons-nous exiger de l’Iran ce que nous n’exigeons pas de manière absolue et unilatérale de tous les pays de la planète ?

Au nom de quelle logique du droit international pouvons-nous exiger de l’Iran qu’il renonce en cette matière à sa souveraineté ?

A qui, les Etats-Unis –  seul pays à ce jour, responsable d’un massacre nucléaire –  ont-ils demandé l’autorisation de se doter de l’arme atomique et du droit d’en faire usage ? Auprès de quelle autorité, Jacques Chirac s’est-il tourné pour reprendre, car cela était nécessaire au maintien de la politique de dissuasion française, les essais nucléaires en 1995 ?

Un Iran disposant du nucléaire civil, car il s’agit bien en l’occurrence de ce que revendiquent les dirigeants iraniens à ce jour, mais personne n’est dupe, serait-il plus dangereux pour la Paix mondiale, que la Russie, l’Inde, le Pakistan, la Chine Israël, l’Angleterre ou la France qui chacun disposent de moyens nucléaires considérables ? Assurément non !

Mais l’on veut faire croire aux gens le contraire et l’on profite des événements actuels en Iran pour noircir un régime dont le plus grand des défauts est de ne pas accepter de se soumettre aux exigences de la politique américaine et anglaise au Proche et Moyen-Orient !

 

Le nucléaire est dangereux quelque soient les mains dans lesquelles ils se trouvent !

 

Plus que de voir les dirigeants du monde manipuler, par média interposés, une opinion mondiale mal informée et faire de l’Iran un bouc émissaire, l’on aimerait mieux entendre ces mêmes dirigeants proposer une dénucléarisation totale, militaire et civile, de la Planète et un plan pour sortir la triple crise – écologique, sociale et économique – qui menace la planète et l’humanité!

 

Laissons le peuple iranien résoudre ses problèmes internes, ce pays n’a déjà que trop fait l’objet de la part des puissances occidentales d’une attention pas toujours bienveillante ou désintéressée !

 

Traitons des questions qui concernent les hommes et les femmes en proie aux difficultés sociales économiques et écologiques dans nos régions !

 

Il y a suffisamment à faire ; pour le reste, il sera toujours tant d’aller expliquer aux autres que nous détenons les recettes « miracle » de la modernité.

20:04 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, pakistan, nucléaire, occident, tunisie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

20/04/2008

Il faut parler haut et clair à l'oncle SAM!

Placer la France et l’Europe, comme vient de s’y déclaré favorable un Député Vert, au même niveau de responsabilité politique que l’OMC, l’ONU, et la FAO,  qui sont institutions, aussi respectables et nécessaires soient-elles, dont les missions définies n’ont aucun caractère global, est une « stupidité tactique »  à laquelle seuls des citoyens mal informés peuvent souscrire.

Pour passer, sans dégâts majeurs,  la grave période de crises multiples  à laquelle est aujourd’hui confrontée la communauté internationale, les décisions doivent, et ne peuvent, être que politiques.

Dès lors, ces décisions s’inscriront, d’abord et avant tout, pour le sujet qui nous occupe, dans le cadre strict des rapports de force politiques qu’entretiennent les différents Etats et Puissances de la planète.

Dans ces conditions, en appeler à l’OMC, la FAO ou l’ONU relève au mieux de l’ignorance, au pire de l’incompétence.

Certes globalisée, mais non régulée par une gouvernance légitime, cette communauté internationale s’avère malheureusement impuissante à agir de façon positive.

Les déclarations dont le grand public est abreuvé via les médias à longueur d’édito montrent bien en creux qu’aucun pays, aussi puissant soit-il, ne veut, ou ne peut être, le bon samaritain de la planète.

En conséquences, tout en ayant à l’esprit le sens de l’intérêt général, il est absolument impératif que les dirigeants politiques français d’abord, européens ensuite organisent leurs propositions en fonction des intérêts des peuples dont ils tiennent leur mandat.

La France tient une position de force en tant que première puissance agricole européenne ; cette position doit être défendue par tous les parlementaires français. Pourquoi et au nom de quoi faudrait-il que nous abandonnions ce leadership ?

L’Europe est une grande puissance agricole ! Ses dirigeants doivent tout faire pour qu’elle le reste. Pourquoi devrait-elle, contre ses intérêts, céder aux pressions qui s’exercent sur elle et qui n’ont pour but que de l’affaiblir sur l’échiquier stratégique mondial ?

Sur quelles bases doivent s’engager les recherches de solutions ? Une grande règle doit s’imposer pour le futur !

Chaque pays, quelque soit sa taille, doit disposer des moyens  de son autosuffisance alimentaire. Cela est valable pour tous les pays pauvres et très pauvres qui sont soumis au moindre aléa climatique ou boursier.

Cela est également valable pour les pays émergeants. Il est scandaleux de voir que la Chine inonde le monde de produits industriels réalisés dans des conditions économiques et sociales inacceptables au regard des normes européennes et mondiales, ne soit pas autosuffisant pour la culture du riz consommé par les Chinois.

La réponse à la crise que traverse l’humanité ne se trouve pas  dans les couloirs de l’ONU, de l’OMC et de la FAO, comme le pense le député Vert Noël Mamère. Les expériences du passé et le constat des événements récents sont là pour témoigner de l’impuissance de ces institutions à régler les problèmes de façon efficace et durable.

Les règles accouchées par les négociations qui se sont déroulées dans le cadre de l’OMC se sont-elles traduite par des résultats de nature  à assurer à la planète un développement durablement équitable ou n’ont-elles eu pour seul objectif que de généraliser un système dont on perçoit, aujourd’hui avec violence, toutes les limites ?

Qui contrôle l’OMC ? Qui contrôle le FMI ? Qui contrôle la Banque mondiale ?

Toutes ces institutions ont été mise en place, à l’origine, pour ne servir qu’un projet, qu’une politique : généraliser un système régi par les règles du libéralisme économique et financier le plus rigoureux, pratiqué jusqu’à ces limites les plus extrêmes par Ronald Reagan et Margaret Thatcher depuis les années 80.

Les crises que traversent les populations dans tous les pays ne sont que les implacables marqueurs de la faillite d’une mondialisation assujettie à ce système devenu fou que portent les « mains invisibles » américaine et anglaise.

La Chine en adhérant au système, après l’avoir idéologiquement combattu, crée en ce moment les conditions qui vont précipiter la destruction de l’empire à la bannière étoilée.

La puissance américaine est d’une part rongée de l’intérieur par l’irresponsabilité de ses dirigeants qui ont laissé se développer la redoutable crise financière qui métastase l’ensemble des places boursières mondiales. Elle est d’autre part, avalée de l’extérieur par le redoutable adversaire chinois et le non moins redoutable et soi-disant allié moyen-oriental qui n’en finissent plus de s’empiffrer.

Car, il ne faut pas s’y tromper ; les  fonds souverains, chinois et arabes, acquis à la faveur des spéculations rendues possibles par les désordres générés par le système financier occidental, assurent provisoirement le maintien de ce dernier en attendant l’heure propice de l’abattre entraînant de facto l’Europe, donc la France, dans sa chute au nom d’une solidarité occidentale complètement factice.

Et, sachant cela, il faudrait aujourd’hui en passer par des institutions  voulues et noyautées par  les USA au prétexte de sauvegarder les libertés dans le monde ; en réalité  pour sauvegarder in fine  les intérêts égoïstes nord-américains. Et il suffit pour cela de voir comment ces mêmes américains n’hésitent pas régulièrement à se passer de l’avis de l’ONU, par exemple, quand les résolutions du conseil de sécurité ne conviennent pas aux militaires nord-américains, anglais ou israéliens ! Foutaises donc que ces machins qui n’ont de pouvoir que ceux que veux bien leur accorder la puissance nord américaine !

Que faut-il faire alors ?

La réponse à cette crise passe d’abord et avant tout par la remise en cause des prétentions de la puissance nord-américaine à vouloir régir la marche du monde en fonction de ses seuls intérêts  et de ses seules options, politiques sociales et culturelles.

Il faut aujourd’hui, comme au moment du déclenchement du conflit en Irak, parler haut et clair à l’Oncle SAM, mais sans oublier la Tante Chinoise qui est désormais un des acteurs majeurs du désordre de la planète.

Il n’est plus possible de continuer à vivre en laissant l’avenir géré  par un système  dépassé, un système dont la folie augmente chaque jour, un système dont tout le monde sait qu’il nous conduit au désastre, même s’il continue à profiter à certains.

Il faut arrêter la machine à défoncer ! Les pays de l’UE  élargie à la Méditerranée, en partenariat avec l’autre grand européen de la « maison commune » disposent des moyens de la puissance pour faire pencher le rapport de force politique en faveur d’une redéfinition complète de la gouvernance de la planète en vue de poser les bases d’un monde meilleur, durable, équitable et plus éclairé. Dans cette affaire la Grande Bretagne devra clairement choisir son camp !

La France, fille des Lumières et de la Résistance au sein de ce puissant mouvement doit y trouver largement un rôle à la mesure de son histoire et de ses traditions.

Si cette crise a un mérite, celui-ci réside dans le fait que notre humanité est arrivée à un nouveau tournant de son évolution sociale et internationale. Il ne s’agit plus maintenant de se contenter de parler et de gloser sur des difficultés futures ou lointaines en lâchant au passage quelques « mesurettes » conjoncturelles assorties de promesses d’aides financières dont certaines ont du mal à se concrétiser – suivez mon regard.

L’heure est aux transformations structurelles en profondeur.

Les vieilles institutions du monde ancien, entravées qu’elles sont par la lourde responsabilité qu’elles portent à l’égard de « l’état de ruines » dans lequel se trouve la Communauté internationale, sont dépassées et non qualifiée pour légitimer auprès des Peuples les chantiers de l’avenir.

Il faut désormais remettre les Etats en situation d’agir effectivement sur le cours des choses en cessant d’imaginer que les rapports Nord-Sud peuvent être abandonnés sans régulation aux seules forces du marché et en cessant de croire ou de nous faire croire que la Chine est ou sera à terme un partenaire comme les autres.

La « Vieille Europe » , n’en déplaise à l’Oncle Sam, puisant aux sources des principes de civilisation qu’elle a donnés au monde en général et aux USA en particulier, dispose des atouts pour engager la Communauté internationale sur la voie de la réorganisation du système financier et de l’ordre économique mondiale.

« On ne saurait rester inactif si on est menacé de destruction. »  écrivait le grand philosophe européen SPINOZA ; le grand bazar mondial menace de s’effondrer, emportant avec lui, les valeurs auxquels le commun des mortels est par nature attaché la liberté, la dignité, la fraternité dans un monde où l’avenir garde le visage de la prospérité et du progrès partagé!

Les solutions sont connues, il faut les mettre en application, quand bien même certains intérêts immédiats particuliers viendraient à être bousculés.

Il faut avancer vite, vite et sans détour ! Faute de quoi les bruits de bottes ne tarderont pas à nous sortir d’une léthargie coupable. Coupable d’avoir cru trop longtemps que tout finirait par s’arranger dans le meilleur des mondes de l’ordre international occidental américain.

Bernard FRAU 

14:40 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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