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31/05/2013

UMP Paris : l’union dans la totale désunion !

Ce vendredi matin les électeurs parisiens ont été appelés, dans le cadre d’une primaire, à voter pour désigner, parmi quatre NKM, Nathalie Kosciusko Morizet, Rachida Dati, UMP, Antoine Rufenacht, Anne Hidalgo,UMP, PS, Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-François Copé, Pierre-Yves Bournazel, Jean-François Legaret, Docapost, Franck Margain, Primaires UMP à Paris, La Droite Forte, FN, Guillaume Pelletier, Claude Goasguen,candidats - l'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet 40 ans, le maire du 1er arrondissement Jean-François Legaret 60 ans, le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel 35 ans et l'élu régional Franck Margain 51 ans – celui ou celle qui bénéficiera de l'investiture UMP lors de la prochaine municipale à Paris en mars 2014.

Nathalie Kosciusko-Morizet est a priori la mieux placée pour l’emporter.

NKM, Nathalie Kosciusko Morizet, Rachida Dati, UMP, Antoine Rufenacht, Anne Hidalgo,UMP, PS, Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-François Copé, Pierre-Yves Bournazel, Jean-François Legaret, Docapost, Franck Margain, Primaires UMP à Paris, La Droite Forte, FN, Guillaume Pelletier, Claude Goasguen,Mais voilà entre haine recuite, soupçon de fraudes et divisions sur fond de positionnement à propos de la Loi Taubira concernant la question du mariage gay ce qui aurait dû être un exercice réussit de démocratie participative tourne au vinaigre.

Depuis plusieurs jours déjà les concurrents de NKM, Nathalie NKM, Nathalie Kosciusko Morizet, Rachida Dati, UMP, Antoine Rufenacht, Anne Hidalgo,UMP, PS, Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-François Copé, Pierre-Yves Bournazel, Jean-François Legaret, Docapost, Franck Margain, Primaires UMP à Paris, La Droite Forte, FN, Guillaume Pelletier, Claude Goasguen,Kosciusko-Morizet, avaient fait état de leurs doutes sérieux quant à la fiabilité des moyens techniques  mis en place par Docapost – une filiale de La Poste – pour les opérations de vote. Il semblerait en effet qu'aucun contrôle ne permette de s’affranchir d’éventuels cas d'usurpation d'identité, et que certains inscrits seraient empêcher de voter.

Jeudi, Jean-François Legaret, avait demandé la convocation en NKM, Nathalie Kosciusko Morizet, Rachida Dati, UMP, Antoine Rufenacht, Anne Hidalgo,UMP, PS, Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-François Copé, Pierre-Yves Bournazel, Jean-François Legaret, Docapost, Franck Margain, Primaires UMP à Paris, La Droite Forte, FN, Guillaume Pelletier, Claude Goasguen,urgence du Conseil supérieur de la primaire dénonçant une manœuvre tendant à faire passer auprès des électeurs le maire du 1er arrondissement de Paris pour un partisan déterminé du mariage gay.

Le même s’en prenant à Claude Goasguen, très façon Balladur mais politesse en moins: «Claude Goasguen est une grande gueule je lui demande de la fermer jusqu'à la fin de la campagne».

Aujourd’hui, les opérations de vote à peine engagées, le candidat soutenu par la «Droite Forte de l’ex Front National Guillaume Pelletier» Pierre-Yves Bournazel, dont on dit qu’il est le principal NKM, Nathalie Kosciusko Morizet, Rachida Dati, UMP, Antoine Rufenacht, Anne Hidalgo,UMP, PS, Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-François Copé, Pierre-Yves Bournazel, Jean-François Legaret, Docapost, Franck Margain, Primaires UMP à Paris, La Droite Forte, FN, Guillaume Pelletier, Claude Goasguen,challenger de Nathalie Kosciusko-Morizet réclame «la suspension du vote» pour cause de «tricheries». «Le conseil des primaires ne peut pas ne pas suspendre le vote, et ainsi cautionner ces tricheries... Aucun d'entre nous n'aura la légitimité nécessaire à l'issue d'un tel processus», a-t-il déclaré à 17 heures sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Ambiance !

Le responsable de l’organisation de la primaire, l’expérimenté Antoine Rufenacht, dont la rigueur l’honnêteté intellectuelle et l’expérience politique ne peuvent être contestées a très sèchement répondu au  jeune «minot» aux dents mais un peu trop longues: «Il est hors de question de suspendre le scrutin. Cette déclaration est un petit coup de campagne d'un candidat mécontent».

Une manière diplomatique mais très ferme de signifier à Pierre-Yves Bournazel: circulez «petit» ce n’est pas le ¼ d’heure de jouer au c….

C’est qu’après le pataquès Copé-Fillon de cet automne, l’UMP NKM, Nathalie Kosciusko Morizet, Rachida Dati, UMP, Antoine Rufenacht, Anne Hidalgo,UMP, PS, Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-François Copé, Pierre-Yves Bournazel, Jean-François Legaret, Docapost, Franck Margain, Primaires UMP à Paris, La Droite Forte, FN, Guillaume Pelletier, Claude Goasguen,dont l’image n’est pas au zénith, ne peut pas se payer une nouvelle version, médiatico-politique cette fois, de règlement de compte à OK Corral qui ruinerait définitivement la primaire à venir pour la présidentielle 2017!

A moins que Nicolas Sarkozy ne soit à la manœuvre en sous-NKM, Nathalie Kosciusko Morizet, Rachida Dati, UMP, Antoine Rufenacht, Anne Hidalgo,UMP, PS, Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-François Copé, Pierre-Yves Bournazel, Jean-François Legaret, Docapost, Franck Margain, Primaires UMP à Paris, La Droite Forte, FN, Guillaume Pelletier, Claude Goasguen,main pour saboter l’affaire, lui dont on connait désormais l’estime qu’il porte à Jean-François Copé et François Fillon les qualifiant avec bien peu d’élégance de  «deux connards……qui font du mal à la droite».

Quoi qu’il en soit Nathalie Kosciusko-Morizet mérite mieux comme soutien pour ce début de campagne que ce NKM, Nathalie Kosciusko Morizet, Rachida Dati, UMP, Antoine Rufenacht, Anne Hidalgo,UMP, PS, Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-François Copé, Pierre-Yves Bournazel, Jean-François Legaret, Docapost, Franck Margain, Primaires UMP à Paris, La Droite Forte, FN, Guillaume Pelletier, Claude Goasguen,détestable spectacle de l’union dans la désunion. D’autant qu’en l’état, face à Anne Hidalgo – la candidate imposée par Bertrand Delanoë, confirmée par le PS à l’issue d’un scrutin où elle était seule candidate –  ses chances paraissent plutôt raisonnables.

L’UMP dans son ensemble ferait bien d’entendre la réaction de NKM, Nathalie Kosciusko Morizet, Rachida Dati, UMP, Antoine Rufenacht, Anne Hidalgo,UMP, PS, Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-François Copé, Pierre-Yves Bournazel, Jean-François Legaret, Docapost, Franck Margain, Primaires UMP à Paris, La Droite Forte, FN, Guillaume Pelletier, Claude Goasguen,Rachida Dati sur Twitter: «Fortes tensions, divisions, suspicions de fraude, faible engouement, c'est ce que j'avais, hélas, prédit ! Que l'on en finisse vite et que l'on commence la seule bataille utile aux Parisiens : celle contre la gauche sortante !»

28/05/2013

L'UE a décider de lever l'embargo sur les armes à destination des rebelles syriens

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   L'UE vient d’autoriser sous conditions la livraison d'armes aux rebelles syriens.

On peut s’interroger sur l’influence qu’a pu avoir le reportage filmé ramené de Syrie par deux journalistes du monde Jean-Philippe Rémy et Laurent Van Der Stockt qui accuse l’armée régulière de Bachar Al Assad d’avoir utilisé des armes chimiques contre les Frères musulmans et les djihadistes d’Al-Nosra en rébellion contre le régime.

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   «Les présomptions d'utilisation de ces armes sont de plus en plus étayées », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius qui visiblement a rangé la diplomatie française sous le parapluie qatari et saoudien à la solde des va-t’en guerre de l’Oncle Sam et du Royaume-Uni.

C’est dans la nuit de lundi à mardi, que les Vingt-Sept ministres européens des Affaires étrangères ont finalisé leur accord dont l’accouchement a été plutôt difficile, l’Allemagne, les Pays Bas, l'Autriche, la République tchèque, la Suède, la Finlande et la Roumanie manifestant leur opposition à une participation extérieure de l'UE à la « guerre civile » syrienne. 

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   «Ce qui compte, c'est ce qui est bon pour la Syrie. C'est plus important que de savoir si l'UE sera capable ou non de faire front commun sur chaque détail», a déclaré au cours des négociations le chef du Foreign Office faisant état de la  souveraineté britannique.

«L'UE vient de recevoir le prix Nobel de la paix, ce n'est pas pour s'engager directement dans un conflit par le biais de livraison d'armes», a rétorqué le chef de la diplomatie autrichienne Michael Spindelegger.

On peut se demander au nom de quelle disposition du droit international, des pays tiers, en l’occurrence ici le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Allemagne et les autres peuvent décider de ce qui est bon pour la Syrie surtout lorsqu’il s’agit de prêter la main à des islamistes-djihadistes qui rêvent d’installer un Califat à Damas.

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   Sont-ils aveugles ou ne comprennent-ils rien ces diplomates qui apparemment n’ont pas encore tiré les leçons des soi-disant « printemps » irakien, égyptien, libyen et tunisien ?

Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, s’est élevé contre la décision des 27, considérant que celle-ci portait un «préjudice direct à la possibilité d'organiser une conférence internationale» en vue de régler politiquement le conflit syrien.

Seule la volonté de ne pas laisser apparaitre une unité européenne ravagée a permis d’aboutir  à un compromis totalement boiteux qui maintient les sanctions économiques et financières du précédent embargo mais en soustrait la livraison d’armes à la rébellion anti-Assad.

Les exportations d’armes sont soumises à un code de bonne conduite de chacun des 27. Autant dire que cet accord n’est en aucun cas un accord européen mais une collection de promesses dont chacun sait que toujours elles n’engagent que ceux qui les avalent.

Quelles garanties les européens auront-ils de ne pas voir les armes entre les mains des extrémistes d’Al-Nosra  filiale d’Al-Qaïda ?

Cette question est d’autant plus importante que depuis le retrait de Moaz al-Khatib la Coalition nationale syrienne n’a plus de président et se trouve prise dans l’étau des batailles que se livrent  les parrains qatari et saoudien pour s’en assurer le contrôle.  

Il serait de bonne prudence que d’attendre de connaître exactement qui sont les membres de cette coalition et les rapports de force internes avant de commencer des livraisons d’armes.

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   Enfin il convient de s’interroger fortement sur cet article du Monde qui, semble-t-il, est à l’origine des pressions effectuées pour aboutir à la décision européenne de lever l’embargo des armes à destination des rebelles syrien.

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   Quelques photos de soldats complaisants, quelques déclarations calibrées de témoins bien briffés et de médecins acquis à la cause des rebelles, bref un reportage à charge dont aimerait savoir qui l’a financé.

L’on voudrait manipuler l’opinion publique pour lui faire admettre d’engager une expédition punitive contre Bachar Al-Assad comme cela a été le cas pour Saddam Hussein que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Tout cela n’est guère très glorieux pour la diplomatie française.

16/05/2013

Hôtel-Dieu de Paris : Lettre ouverte à Marisol Touraine

Hospitel-Hotel Dieu Paris

L’appel de l’Hôtel-Dieu de Paris: des médecins contre la restructuration aberrante de cet hôpital

Madame  la  Ministre,

Les  soins  à  l’Hôtel-Dieu  de  Paris  sont  sacrifiés  au  mépris  de ses  patients  et  des  besoins  de  la   population.

Pourtant, avant les autres, l’Hôtel-Dieu fut un hôpital innovant tout en restant conscient des impératifs économiques : acquis  à la prise en charge ambulatoire des patients chaque fois que possible et à la prévention, il a développé en même temps une médecine de  pointe. Son budget n’était  pas  déficitaire.

Les  professionnels  de  l’Hôtel-Dieu  savent :

1) qu’il  n’est pas raisonnable de  supprimer toute possibilité d’hospitalisation des patients dans une  structure destinée à recevoir en consultation programmée ou en urgence des centaines de personnes  malades chaque jour,

2)  qu’il  n’est  pas  raisonnable de se passer d’un vrai service   d’urgences dans une structure destinée à être ouverte  24 heures  sur  24.

Le simple affichage par l’AP-HP d'un ambitieux projet de transformation de l’Hôtel-Dieu en «hôpital universitaire de santé publique» et en «hôpital debout» exclusivement ambulatoire, ne doit et ne peut pas servir de  caution  à  la suppression du  service d'accueil des urgences, des lits  d'aval et des moyens qui soutiennent  leur  fonctionnement.  

Pour ne pas limiter  l'offre à des consultations externes déjà largement proposées par  la médecine  de ville,  les centres  ou  maisons  de santé  parisiens,  des  moyens humains et  techniques solides  doivent permettre d'assurer  une réelle permanence  des  soins.

Le  projet  de  l’AP-HP  ne  correspond :

 ni  aux  besoins  des  patients  présentant  une  pathologie  lourde  ou  urgente,   

ni  à  la  réalité  médicale  hospitalière,                                
ni même  à une  organisation  pertinente  de  l’accès aux soins.    
Le démantèlement  de cet hôpital  (suppression  des urgences et des lits) impacterait l’ensemble des hôpitaux parisiens, déjà saturés, alors que l’Hôtel
Dieu apporte excellence et  proximité.  

Ce  démantèlement doit sarrêter puisquun projet médical alternatif cohérent et économiquement équilibréexiste.

Pour  répondre à sa mission de service public, l’Hôtel-Dieu doit conserver  une  activité  de  soins  et  d’hospitalisation à la  fois d’excellence et de  proximité (urgences1, lits de    médecine interne polyvalente et psychiatrie, service de  radiologie et chirurgie ophtalmologique  et  ambulatoire).

Les  locaux où s’exercent aujourd’hui ces activités sont neufs  ou rénovés depuis  moins  de  5  ans.  

Pourquoi fermer ces structures médicalement et financièrement performantes qui  donnent entière satisfaction aux patients et aux soignants?  

Ces activités  sont  complémentaires  et indispensables  à  une  offre de soins «debout»  de qualité  et en toute  sécurité.

Vous vous engagez, Madame la Ministre, dans le cadre  de votre «pacte de confiance» pour l’hôpital, à ce que les personnels et médecins soient eux-mêmes  acteurs  des  projets.  

Tenez compte des alertes  réitérées des professionnels de santé. Sinon, c’est la  situation de  l’ensemble des filières de soins qui s’aggravera.

L’appel de l’Hôtel-­Dieu

1)    Nous,  médecins, ne pouvons être les complices passifs  de décisions  bureaucratiques  qui  nous privent des  moyens de soigner les  malades.

2)    Nous, médecins, affirmons et démontrons  qu’il  faut  des lits pour soigner les malades, même et peut-être surtout dans  le cadre d’une prise en charge essentiellement ambulatoire disponible 24 heures sur 24.

3)   Nous, médecins, réclamons, l’arrêt du processus de fermeture de l’Hôtel-Dieu: les urgences doivent  être maintenues, les lits nécessaires doivent être conservés, la chirurgie ophtalmologique et ambulatoire doit être soutenue, le  plateau technique doit être développé pour assumer les flux de patients très importants qu’implique la prise en charge ambulatoire d’une population de plus en plus précaire.

Recevez, Madame la ministre, l’assurance de notre détermination à remettre l’hôpital public au cœur du système de soins et l’expression de notre haute considération.

 

Signataires:  


Docteur  Gérald  KIERZEK, urgentiste
Professeur  Robert  ZITTOUN, hématologue
Professeur  Jean-­Marc LEGEAIS, ophtalmologiste
Professeur Dominique VADROT,
 radiologue
Docteur Christophe PRUDHOMME, urgentiste, collectif m
édecins CGT
Docteur Olivier VARNET, neurologue, secr
étaire général du SNMH-­FO
Docteur
 François  DHERMIES,  ophtalmologiste
Professeur Jean-Paul VIARD, sp
écialiste de linfection par le VIH
Docteur Dinah VERNANT, m
édecin de ladolescence, espace Santé Jeunes                                        

1) Urgences médico-chirurgicales, médico-judiciaires  et ophtalmologiques toutes deux uniques à lAP-HP, accueillant 120.000 patients par an.  

Les signatures sont à renvoyer à l'adresse suivante:


gkierzek@yahoo.fr

08/05/2013

Lettre ouverte du Dr Nicole Delépine à Mme le Ministre de la Santé contre l’asphyxie accélérée de l’hôpital

L’objet de cette longue lettre ouverte est, pour son auteur, un Nicole Delépine, Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP, Pr Debré, Pr Even, ARS, Cahuzac, Lettre ouverte à Mme le Ministre de la Santé, Hôpital Public, LATA, limitation et arrêt de thérapeutiques actives, APHP,  s'attaquer aux conflits d'intérêts, Cahuzac, Abrogation de la loi Hôpital patients territoire,plaidoyer pour un Hôpital Public humain tourné d’abord vers les patients. Un Hôpital Public où soignants et médecins, qui comme leurs patients sont actuellement insidieusement au désespoir, retrouvent la sérénité et la fierté d’être au seul service fraternel envers l’autre rendu vulnérable par sa maladie.

 

Cette lettre ne se contente pas de décrire le désarroi d’un médecin qui refuse de  voir sa mission polluée par une sorte «d’hubris gestionnaire» qui l’étouffe et qui l'empêche de faire son métier.

 

Cette lettre met en avant des propositions raisonnables pour éviter la destruction programmée de l’Hôpital Public dont il faut rappeler qu’il est d’abord celui des Citoyens qui le financent, tant par l’impôt que par les cotisations sociales.

 

Bernard FRAU

 

Le premier mai 2013

 

Madame la Ministre,

 

Médecin pédiatre depuis plus de 40 ans à l’hôpital public, j’ai fait la nuit dernière ce rêve étrange et pénétrant d’un hôpital qui soigne,  accueille, aime,  cajole, réconforte, améliore, soulage, répare le patient, du petit au plus âgé, du moins atteint au plus handicapé, du plus faible au plus armé pour la vie, du plus riche au plus pauvre, du plus fou au plus normal, de l’illettré au savant, du bien tonique au mourant.

 

Cet hôpital avait pour mission de soigner, guérir si on le pouvait et non pas de tuer .On n’avait pas encore imaginé la trouvaille de l’année 2013, formations multiples aux LATA, je vous le donne en mille : «limitations et arrêt de thérapeutiques actives».

 

Et les hérétiques qui n’accepteront pas ces nouvelles formes de «soins» seront jetés au feu comme tous les dissidents. Ils le sont déjà. Mais ce cri d’alarme contre l’euthanasie sera l’objet d’un autre plaidoyer qu’on ne peut limiter à quelques lignes.

 

Quand j’arrivai pour  la première fois dans une grande salle commune de l’hôpital saint Antoine à Paris en 1965 en tant que stagiaire, je fus frappée par une grande chaleur humaine qui régnait malgré la promiscuité. La propreté aussi  sautait aux yeux, le sol brillait ! Cela sentait bon l’eau de javel qui ne coutait pas cher et surtout l’amour diffusé partout. Chacun à son niveau se savait utile et ne mettait pas son ego à toutes les sauces.

 

La femme de ménage qu’on n’appelait pas encore technicienne de surface comprenait instinctivement l’importance de son office tant pour le confort que pour le bien des patients et leur guérison. On ne parlait pas de sécurité, mais elle existait et chacun en était garant.

 

Le malade qui appelait trouvait un relais auprès du voisin pour interpeler  l’aide-soignante qui ne se disait pas « attendez, je suis en pause » et ne se trouvait pas en salle de repos pour parler du dernier feuilleton télé avec les collègues.

 

Pendant les heures de travail, on travaillait, c’est très bête évidemment et cette remarque me vaudra les gémonies de beaucoup, mais d’autres, à commencer par les patients seront d’accord avec moi pour dire que les infirmières dans le bocal (les locaux sont transparents quand des affiches multiples et variées n’ont pas cachées ce qu’on ne saurait voir..) cela suffit.

 

Sous prétexte de transmission, de tâches administratives, de préparations etc., le malade doit toujours attendre et attendre. Certes le nom de «patient» ne date pas d’aujourd‘hui mais quand on dépense 13 % du PIB pour la santé on pourrait espérer ne pas redescendre au Moyen âge.

 

La multiplication des cases à cocher sur le papier puis sur lNicole Delépine, Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP, Pr Debré, Pr Even, ARS, Cahuzac, Lettre ouverte à Mme le Ministre de la Santé, Hôpital Public, LATA, limitation et arrêt de thérapeutiques actives, APHP,  s'attaquer aux conflits d'intérêts, Cahuzac, Abrogation de la loi Hôpital patients territoire,’écran, des formulaires à remplir a désinvesti les soignants, médecins inclus, pour lesquels le respect des règles qui seront contrôlées  par les multiples audits a remplacé l’obsession du patient  par celle de la «réglementation».

 

Que s’est-il passé ? Comment en est-on arrivé là ?

 

Dans mon rêve, une grande salle commune, d’innombrables lits serrés les uns contre les autres, des mamans serrant dans leurs bras un enfant hospitalisé et des soignants à l’écoute, des patients accueillis même s’il fallait mettre un lit supplémentaire.

 

Bêtement à l’époque, les soigner paraissait plus important que les accueillir en client comme au Hilton et les laisser dehors si l’hôtel était plein. Personne n’eut imaginé refuser les malades graves sous prétexte de normes de qualité, de sécurité, de responsabilité etc.

 

Personne n’eut imaginé que quelques décennies plus tard ce serait le directeur d’hôpital qui aurait l’autorité pour « admettre » les patients et menacerait  les docteurs de sanction s’ils voulaient accepter un malade en plus du quota prévu.

 

Et quels moyens pour échapper à ce diktat puisque tout un réseau « sanitaire » a été mis en place pour empêcher les docteurs de soigner!

 

Les empêcheurs de soigner en rond, flattés de leur pouvoir sur les médecins qui les dominaient depuis des lustres (avant la tragique loi de 1991), ont été créés à tour de bras : surveillantes dénommées cadre de soin, de pôle, directeur de soins de l’hôpital et du groupe, directeur du site et du groupe, chef de pôle, président de la commission d’établissement etc. L’APHP a de plus le privilège d’avoir un «siège» fort qui double encore ces mêmes fonctions.

 

L’autoritarisme règne en maître avec des incohérences permanentes au sein des établissements. Comment expliquer les si nombreux brancards dans les couloirs des services d’urgence de l’APHP et le refus dans cette même institution d’un lit supplémentaire en oncologie pédiatrique un vendredi soir même si une chambre est libre ?

 

L’autocratie aveugle, subjective et partisane règne partout sans respect de l’intérêt des malades, les grands oubliés des bureaucrates gestionnaires.

 

Comment résister à cette soviétisation destructrice de l’hôpital ?

 

Le malade vient consulter un médecin, mais entre eux deux qui devraient pouvoir bénéficier d’un «colloque singulier», les interférences sont légion, érigeant un mur de Berlin, entraînant le désespoir voire le renoncement de trop d’entre nous (rappelons que les suicides de médecins et soignants sont beaucoup plus fréquents que dans la population générale et qu’à France Télécom).

 

Les inquisiteurs nommés des Agences régionales de santé (ARS) font régner l’ordre, leur ordre ; et leurs capos, les directeurs d’hôpitaux et leurs subordonnés  jouissent de leurs petites prérogatives.

 

Comment résister, protéger les patients ?

 

Impossible, d’où cette lettre ouverte, seule issue visible pour un simple médecin des hôpitaux en dehors de l’abandon, de la fuite, ou du suicide.

 

Un seul exemple : j’ai reçu la semaine dernière par mail un ukase de la cadre de pôle exigeant que les médecins de l’unité annulent à 13 heures les malades prévus dans l’après midi (certains venaient de province).

 

Ces patients devaient être hospitalisés pour recevoir leur traitement de chimiothérapie dont chacun sait (ou devrait savoir) que le retard à l’administration entraine des pertes de chance de survie.

 

Ce mail m’était adressé en tant que responsable de l’unité et également à neuf cadres  impliqués par cette injonction de ne pas soigner.

 

Parmi eux au moins trois infirmières montées en grade, et qui en d’autres temps, eussent pris, pour quelques heures, le relais auprès des patients, de leurs subordonnés qu’elles sont censées encadrer.

 

Quant au nombre d’administratifs qui se multiplient comme des petits pains, ils sont là pour gérer la pénurie (sauf la leur), imposer leur pouvoir qui satisfait leur ego et oublier le malade qui n’est qu’un gêneur encombrant. (1)

 

Mme la Ministre, en quarante ans l’hôpital fut détruit !  Que s’est–il passé?

 

Comme le reste de la société à partir des années Reagan, Thatcher, et Mitterrand en France, l’argent devint roi, le modèle fut le «golden boy» et l’hôpital devint «entreprise».

 

Comment  imaginer il y a quarante ans que les mutuelles assurances seraient cotées en Bourse… que les médecins seraient sommés de tenir compte de la tarification à l’activité pour prescrire des actes supplémentaires invasifs et souvent inutiles, et raccourcir ou allonger la durée d’hospitalisation des patients en fonction des bornes hautes ou basses de la classification sécurité sociale permettant de rapporter plus d’argent à l’hôpital (et de couter plus cher à la sécurité sociale) … cherchez la logique du système !

 

Ne croyez pas que j’exagère, tout le monde le sait maintenant ! Alors plutôt que de vous donner mille exemples (2) de cette dégénérescence de notre médecine au milieu de la destruction globale de la société, il me semble plus positif de vous proposer quelques sujets de réflexion voire quelques propositions susceptibles de redorer le blason de votre ministère et d’améliorer le sort des patients.

 

Madame la Ministre, n’ayant pas le loisir dans une simple lettre ouverte de vous proposer un programme de restauration du système de la santé en France, je me contenterai ici d’aborder trois problèmes cruciaux dont la solution transformerait déjà rapidement le climat, redonnant fierté, estime de soi aux médecins jusque-là stigmatisés, dévalorisés, déprimés, ainsi qu’à leurs incontournables alliés auprès des malades, toutes les catégories de soignants qui subissent les mêmes tracas.

 

1) S’attaquer sans complaisance aux conflits d’intérêt qui ruinent l’image des politiques, des experts et ruinent le budget  de la Sécurité Sociale

 

Je vous proposerai donc de vous attaquer sans attendre aux conflits d’intérêt entre l’industrie pharmaceutique, la politique et les leaders d’opinion universitaires.

 

Si la population toujours désinformée par les médias n’en a peut-être pas pris la mesure, vous ne pouvez pas ignorer que l’affaire Cahuzac n’est que la face émergée de l’iceberg et que les rapports incestueux des  décideurs sont fort partagés dans le milieu des premiers cercles du pouvoir.

 

Monsieur Cahuzac, loin d’être une exception représente le mode Nicole Delépine, Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP, Pr Debré, Pr Even, ARS, Cahuzac, Lettre ouverte à Mme le Ministre de la Santé, Hôpital Public, LATA, limitation et arrêt de thérapeutiques actives, APHP,  s'attaquer aux conflits d'intérêts, Cahuzac, Abrogation de la loi Hôpital patients territoire,de fonctionnement de nombreux décideurs. Nous vous le démontrerons si nécessaire, mais vous avez surement conscience comme moi qu’une grenade dégoupillée vous menace et qu’il serait plus raisonnable d’aborder tout de suite ce dossier brûlant avant qu’il n’explose. à moins que vous ne le puissiez ?

 

Les économies engendrées par un choix impartial, sans influence de lobbys, des médicaments recommandés et autorisés par les agences (ou mieux le ministère lui-même) permettraient des économies de plusieurs milliards d’euros annuels. économies du budget de la sécurité sociale  soi-disant recherchées mais ces gisements évidents restent oubliés.

 

2) S’attaquer aux agences sanitaires multiples et variées  source de gabegie, de paralysie et d’inefficacité.

 

Dans un deuxième temps, je vous ferai quelques propositions pour assainir le pouvoir de décision en santé curieusement accordé aux multiples et une agences qui se permettent de faire la pluie et le beau temps en votre nom sur la vie et la mort des hôpitaux ainsi que sur celles des patients en imposant leurs démarches thérapeutiques et en diabolisant les autres voies possibles.

 

Les économies  rapidement obtenues par votre seule volonté Nicole Delépine, Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP, Pr Debré, Pr Even, ARS, Cahuzac, Lettre ouverte à Mme le Ministre de la Santé, Hôpital Public, LATA, limitation et arrêt de thérapeutiques actives, APHP,  s'attaquer aux conflits d'intérêts, Cahuzac, Abrogation de la loi Hôpital patients territoire,politique seront la récompense au courage qu’il ne manquera pas de vous falloir pour affronter tous les bénéficiaires de ces petites combines organisées qui permettent aux hauts fonctionnaires de se recaser après un changement de gouvernement et aux fonctionnaires de bénéficier de salaires non limités dès lors qu’ils sont affectés hors du ministère.

 

3) Abrogation de la loi «Hôpital patients santé territoire» promulguée par vos adversaires politiques et que vous maintenez en l’état malgré les «promesses de campagne» du président Hollande qui s’appuie pourtant souvent sur celles-ci pour faire passer des lois qui divisent les Français. Pourquoi cette promesse est-elle oubliée ? Pourquoi ?

 

En conclusion, et avec ces quelques propositions que nous pourrions développer à votre demande, peut-être éviterions nous ensemble que notre hôpital public et nos patients ne subissent de fait une euthanasie au moins passive.

 

Quant à la médecine de ville que vous maltraitez tellement pour des raisons qui paraissent obscures, ce sera l’objet d’une autre lettre probablement mieux rédigée par mes collègues qui la vivent tous les jours mais partagent avec moi cette sensation terrible de destruction rapide de notre système de santé malgré son coût faramineux, un des plus élevés du monde.

 

Je vous conseille de suivre régulièrement leur actualité en consultant « les médecins ne sont pas des pigeons ». Cela vous permettra, Madame la Ministre d’éviter d’être coupée du monde réel comme le sont trop souvent les ministres. Je crains, Madame que vous n’y échappiez pas.

 

Je vous remercie de l’attention que vous ne manquerez pas de Nicole Delépine, Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP, Pr Debré, Pr Even, ARS, Cahuzac, Lettre ouverte à Mme le Ministre de la Santé, Hôpital Public, LATA, limitation et arrêt de thérapeutiques actives, APHP,  s'attaquer aux conflits d'intérêts, Cahuzac, Abrogation de la loi Hôpital patients territoire,prêter à ces propositions raisonnables et rapidement applicables. Je  vous adresse mes sentiments respectueux.

 

Dr Nicole Delépine Pédiatre Oncologue. Responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP.

 

(1)   Le livre des Pr Debré et Even « avertissement aux malades, aux médecins et aux élus  2002 avait déjà mis en exergue cette extraordinaire multiplication des administratifs (détournant de plus  des soignants médecins et infirmiers  formés pour en faire des « cadres ») dans les hôpitaux bientôt constitué d’une armée de colonels sans soldats au front. La situation n’a fait qu’empirer avec la multiplication des agences sanitaires, la création des pôles, le regroupement des hôpitaux qui reconduisent les hiérarchies en rajoutant une couche supplémentaire. Les économies doublées d’une efficience meilleure sont faciles à trouver en supprimant purement et simplement ces échelons.

 

(2)   Vous trouverez  toutes sortes de témoignages de patients d’associations sur internet tous plus poignants le sens que les autres démontrant que les accidents et incidents hospitaliers ne sont plus à la marge mais bien le résultat de politiques successives de normalisation et accréditation au service de l’argent roi servi par tous ceux qui ont un temps bénéficié du système mais se voient rapidement rattrapé par l’affaire Cahuzac . Pas assez vite néanmoins.

03/05/2013

Jean-Pierre Chevènement dit « halte au Hollande bashing »

Dépêche AFP du 2 05 2013

afp.jpgJean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), s'élève contre le «Hollande bashing» de l'opposition, dans un entretien à paraître vendredi dans les «Echos» (*), jugeant «impossible» de juger le chef de l'Etat au terme de sa première année de mandat.

«Il est impossible de juger François Hollande sur un laps de temps aussi court car il a fait le choix du long terme», fait valoir le sénateur du Territoire de Belfort, qui compte pourtant parmi les observateurs critiques de l'action de l'exécutif.

A ses yeux, «imputer la crise particulièrement à François Hollande n'a pas de sens : elle est la responsabilité partagée des gouvernements de gauche et de droite depuis plus de vingt ans».

Aussi l'ancien ministre de François Mitterrand et Lionel Jospin lance-t-il un «Halte au Hollande bashing!», souhaitant qu'il ne soit jugé «qu'à la fin de son mandat» de cinq ans.

M. Chevènement dénonce en particulier les attaques visant la François Hollande, Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement, Jean-Marc Ayrault, Mariage pour tous, Hollande bashing, AFP, MRC, rapport Gallois, PS, Clémenceau,«personne» du président. «L'opposition présente François Hollande comme quelqu'un d'indécis or il a été capable de prendre une décision prompte, courageuse et justifiée sur l'intervention militaire au Mali», relève-t-il, constatant que le chef de l'Etat «sait faire preuve de persévérance, d'endurance et (...) démontrera sa capacité de rebond».

Au crédit de François Hollande, il cite la Banque publique d'investissement, «une bonne chose», l'accord sur la sécurisation de l'emploi, «un bon équilibre», le crédit impôt compétitivité, «une solution habile», et la sauvegarde du budget de la Défense, «un bon point».

En revanche, il considère la politique industrielle du gouvernement «trop défensive» et regrette le «temps perdu sur le mariage gay», estimant que «l'essentiel est dans l'économie».

Jean-Pierre Chevènement rappelle également son opposition au traité budgétaire européen, que le candidat Hollande s'était engagé à renégocier. «J'ai voté contre le TSCG car il engage l'Europe sur la voie de la récession économique, sociale et donc politique», réaffirme-t-il. Selon lui, ce texte d'inspiration allemande «a des effets directement contraires aux objectifs affichés de réduction des déficits et de la dette».

Au final, il assure que «pour devenir un grand président», François Hollande devra «rompre avec les dogmes qui, depuis trois décennies, ont enfermé notre pays dans une nasse redoutable».

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de "Zemmour et Naulleau" sur Paris Première vendredi 26 avril 2013 à 22h45.

Extraits:

A propos de la première année de présidence de François Hollande

  • Un point positif, c'est incontestablement l'adoption du rapport Gallois et le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi. Je pense que le vrai problème c'est le développement de notre base productive qui conditionne absolument tout le reste.
  • Quand on vous dit l'ennemi numéro un, c'est la dette, c'est idiot, c'est le doigt qui montre la lune et c'est l'imbécile qui regarde le doigt.
  • Le fond de l'affaire, c'est la stagnation voire la récession qui creuse les déficits : moins-values fiscales, déficits, dette.
  • Et le fond de l'affaire, c'est la ré-industrialisation, le redéveloppement de l'économie française.
  • Le point le plus négatif, c'est l'absence je ne dis pas de communication - car je n'ai pas de considération pour la communication, c'est l'absence de pédagogie continue.
  • Je ne dis pas que l'action est bonne. J'ai dit que l'axe, l'orientation générale est juste. Le problème c'est de savoir comment la France qui avait en 2011 un déficit commercial de 73 milliards d'euros - alors que l'Allemagne avait un excédent de 168 milliards - va remonter la pente.

On voit bien l'axe de l'effort. Les mesures prises en vertu du rapport Gallois : le crédit d'impôt aux entreprises, mais aussi la politique d'innovation, de recherche, de formation, la canalisation de l'épargne vers l'industrie, la Banque publique d'investissement : est-ce que tout cela va suffire ?

  • Je pense qu'il faut aussi comprendre et respecter qui est François Hollande. Il ne fait pas partie de la même génération que moi. Nous n'avons pas partagé les mêmes points de vue. Il a accommodé le PS à la sauce libérale dans une enveloppe démocrate chrétienne : l'Acte unique et la monnaie unique qui est une erreur, un contre-sens majeur car elle a mis ensemble des économies hétérogènes.
  • Quand j'ai apporté mon soutien à François Hollande "les yeux ouverts", j'ai dit que je n'entendais pas revenir au gouvernement. Il y a des gens jeunes ! Clémenceau est revenu aux affaires à 77 ans, j'ai donc encore une marge, mais pour un gouvernement de salut public si vous voulez.

François Hollande est le chef de l'Etat. Il a été élu pour 5 ans. françois hollande,lionel jospin,jean-pierre chevènement,jean-marc ayrault,mariage pour tous,hollande bashing,afp,mrc,rapport gallois,ps,clémenceauPour le moment, il ne me l'a pas proposé et la politique que je propose c'est une politique de salut public, qui donne un choix à l'Allemagne, parce que je pense qu'il faut discuter avec les Allemands. Je pense qu'il faut aller plus loin dans la conception de ce que peut être l'Europe de demain.

Sur le "mariage pour tous":

  • Je ne me suis pas abstenu. J'ai annoncé dans un entretien au monde en décembre que je ne voterai pas ce projet de loi, parce qu'il brouillait en effet la filiation. Je pense qu'un enfant doit avoir sinon un père et une mère, mais l'idée d'un père et l'idée d'une mère.
  • S'agissant des droits des homosexuels, j'ai été à l'origine du PACS, en déposant un projet de loi dès 1992 pour une union civile avec Jean-Pierre Michel et Georges Sarre.
  • J'ai refusé de participer au vote car je ne veux pas être instrumenté par des groupes homophobes ou par des chefs de parti qui donnent des consignes de vote.
  • Dans mon parti, le MRC, c'est la liberté de conscience qui a prévalu.

J'ai beaucoup de sympathie pour Jean-Marc Ayrault. Il agit dans le cadre des institutions. Il n'appartient pas au Premier ministre de fixer les orientations stratégiques. Il fait ce qu'il peut dans les limites étroites qui sont les siennes.

Sur le même sujet :

http://www.chevenement.fr/Arretons-d-enflammer-la-France-avec-des-idees-marginales_a1452.html

http://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-doit-approfondir-les-tensions-amicales-avec-l-Allemagne_a1483.html?TOKEN_RETURN

(*)http://www.chevenement.fr/Halte-au-Hollande-bashing-_a1485.html?TOKEN_RETURN

Jean-Pierre Chevènement était l’invité du « Talk Orange le Figaro » du 18 03 2013

02/05/2013

Le 1er mai 1993, Pierre Bérégovoy mettait fin à ses jours

C’était il y a vingt ans, un mois après avoir quitté Matignon suite pierre Bérégovoy, François Mitterrand, Laurent Fabius,Marie-Noëlle Lienman, Michel Rocard, Roger-Patrice Pelat, le Canard Enchainé, Théo Waigel, Pierre Mendè-France,à la déroute des socialistes aux élections législatives, le long d'un canal de la Nièvre, le résistant, membre du groupe « Résistance-fer», Pierre Bérégovoy, se tirait une balle dans le crane sans laisser un seul mot pour expliquer son choix désespéré.

Depuis des semaines le dernier Premier ministre socialiste de François Mitterrand, dans l’impossibilité de défendre sa probité, portait au tréfonds de lui-même une immense et destructrice détresse. Il avait le sentiment que les socialistes lui imputaient la lourde défaite de mars 1993 et ne se souciaient pas de lui, le laissant seuls avec les affres de son grand mal-être.

Lors de l’acquisition d’un appartement à Paris, alors qu’il était député de la Nièvre, Pierre Bérégovoy avait bénéficié en 1986 d’un prêt sans intérêt d’environs 150000€ régulièrement enregistré chez un notaire. Le préteur Roger-Patrice Pelat était un ami personnel de François Mitterrand.

Le 1er Février 1993, le Canard enchaîné en avait fait sa une et assez rapidement Pierre Bérégovoy avait dû affronter la rumeur et les soupçons nauséeux.


P. Bérégovoy / Discours anti-corruption / 8... par Bonzou

Celui qui le 8 avril 1992, devant la représentation nationale, dans son discours de politique générale avait choisi de mettre la lutte contre la corruption au cœur de son projet politique – «J'ai ici une liste... » voyait son intégrité mise en cause sans autre moyen pour prouver son innocence que de clamer sa bonne foi. «Qu'est-ce qu'il me veulent?», interrogeait-il inlassablement devant l’injuste mise en cause de sa personne et son honnêteté.

La campagne législative fût impitoyable, pratiquement seul à mener au plan national la bataille politique dans un climat de ralentissement économique et de montée du chômage il lui a fallu s’expliquer,  et s’expliquer toujours et encore sur ce prêt.

Il eut beau assurer qu’il avait remboursé sa dette pour moitié au moyen de meubles  et de livres anciens et avoir soldé le tout en  1992, rien n’y fit ; certains médias sont allés même  jusqu’à mettre en doute sa capacité à rembourser eut égard à ses modestes origines.

C’est vrai que ses origines étaient modestes et alors!

pierre Bérégovoy, François Mitterrand, Laurent Fabius,Marie-Noëlle Lienman, Michel Rocard, Roger-Patrice Pelat, le Canard Enchainé, Théo Waigel, Pierre Mendè-France,Doté d’une capacité exceptionnelle de travail, l’ancien cheminot, autodidacte, militant de gauche – il fut inscrit au PSU avec Michel Rocard avant de rejoindre le PS de François Mitterrand – a franchi patiemment tous les échelons  du pouvoir.

Secrétaire général de l'Elysée. 

Ministre des Affaires sociales.

Ministre de l'Economie.

Puis enfin la consécration : 1er Ministre.

Pierre Bérégovoy avait de l’ambition mais n’appartenait à aucun cercle. C’était un proche de Laurent Fabius qui jusqu’à ce jour est resté fidèle à sa mémoire.  

C’était un grand serviteur de la France : «Je savais que lorsque pierre Bérégovoy, François Mitterrand, Laurent Fabius,Marie-Noëlle Lienman, Michel Rocard, Roger-Patrice Pelat, le Canard Enchainé, Théo Waigel, Pierre Mendè-France,Mitterrand me nommerait Premier ministre, ce serait parce que c'est foutu», avait-il d'ailleurs confié à un journaliste de l'AFP peu de temps après avoir été nommé à Matignon.

Il ne s’est pas dérobé. Bravant l’impopularité sans jamais déroger à l’exigence de la vérité, il s’est dévoué corps et âme.

Comme son modèle en politique, Pierre Mendès France, Il aimait à se dévouer pour son pays dont il voulait  redresser l'économie comme il avait redressé les comptes sociaux en 83-84. Il ambitionnait de placer la France au plus haut possible parmi les grands de ce monde.

C’était l’époque où son ami Théo Waigel déclarait dans la presse allemande: «Le Franc est une monnaie légèrement plus forte que le Mark en raison des performances économiques de la France: inflation jugulée, excédent commercial, croissance soutenue».

C’était l’époque où le déficit de la France était le plus faible de l’Union européenne, 2,7%, en dessous des fameux 3%, pendant qu’en Allemagne il était de 5.5%, en Grande-Bretagne de 4.6%, en Espagne de 4.6% et en Italie de 11,3%.

Comparaison n’est pas raison, mais tout de même certains aujourd’hui devraient se souvenir qu’ils ont succédé à ce grand Homme d’Etat et s’interroger : qu’ont-ils fait de ce que leur a laissé Pierre Bérégovoy ? Cela les rendrait certainement un peu plus humbles à la condition expresse bien sûr qu’ils soient capables d’un minimum d’objectivité vis-à-vis d’eux-mêmes.

Son geste de désespoir, son suicide d'une violence indicible, a sonné comme un énorme tonnerre dans le Pays. Les Français furent bouleversés par la nouvelle.

Je me souviens encore de Marie-Noëlle Lienemann arrivant en pleurs à  l’hôpital du Val de Grâce, et de ces innombrables citoyens réunis complètement abasourdis attendant la dépouille de l’ancien 1er ministre.

A cet instant il me revient l’image de l’homme que j’ai eu pierre Bérégovoy, François Mitterrand, Laurent Fabius,Marie-Noëlle Lienman, Michel Rocard, Roger-Patrice Pelat, le Canard Enchainé, Théo Waigel, Pierre Mendè-France,l’honneur de rencontrer à Matignon pour un entretien juste après les élections régionales de 1992. J’ai, dans ce moment privilégié, parlé avec un homme foncièrement bon, à l’écoute, disponible, direct et ne s’embarrassant pas de manière. Non cet homme ne pouvait pas être suspecté des turpitudes dont on l’a accablé.    

Le 4 mai 1993 à Nevers, dont Pierre Bérégovoy était  le député-pierre Bérégovoy, François Mitterrand, Laurent Fabius,Marie-Noëlle Lienman, Michel Rocard, Roger-Patrice Pelat, le Canard Enchainé, Théo Waigel, Pierre Mendè-France,maire, François Mitterrand, la gorge nouée, avait lancé d’un ton particulièrement accusateur devant le cercueil de l'ancien Premier ministre «Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie»

Et pourtant 20 ans après, la leçon ne semble pas avoir été comprise, « les chiens » continuent de se mordre les flancs à belles dents !

La violence du débat politique, le déchainement médiatique, le climat délétère des affaires et des conflits d’intérêts n’a jamais été aussi  destructeur pour la France.

Comme le dit si justement Guy Birenbaum : «ce 1er mai 2013 sent aussi mauvais que le 1er mai 1993».

 
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