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09/02/2013

Tunisie : « Repose en paix Chokri, nous continuerons sur ta voie »

Moncef Marzouki, Mohamed Bouazizi, Chokri Belaïd, révolution de Jasmin, Tunis, Manuel Valls, Ennahdha, Etakatol, CPR, Ben ALI, El-Jellaz, Rached Ghannouchi, Hamma Hammani, Front Populaire, Coalition de gauche, Hamadi Jebali, Union Générale Tunisienne du Travail, UGTT, Salafistes, Charia, Frères Musulmans, Rafik  Abdesalem, François Gouyette, Ambassadeur de France à Tunis,   De l'immolation de Mohamed Bouazizi à l’assassinat de Chokri Belaïd, la révolution  de Jasmin commencée par le feu se poursuit dans le sang !

Ce vendredi c’est une véritable marée humaine qui a participé aux obsèques du farouche opposant aux islamiste qui a été lâchement assassiné.

Les funérailles de Chokri Belaïd, mort à 48 ans, tué par balles mercredi devant son domicile, ont été l’occasion Moncef Marzouki, Mohamed Bouazizi, Chokri Belaïd, révolution de Jasmin, Tunis, Manuel Valls, Ennahdha, Etakatol, CPR, Ben ALI, El-Jellaz, Rached Ghannouchi, Hamma Hammani, Front Populaire, Coalition de gauche, Hamadi Jebali, Union Générale Tunisienne du Travail, UGTT, Salafistes, Charia, Frères Musulmans, Rafik  Abdesalem, François Gouyette, Ambassadeur de France à Tunis,   pour des dizaines de milliers de tunisiens – 40000 selon le ministère de l’Intérieur – de se rassembler pour crier leur colère à l’endroit d’Ennahdha le parti islamiste, actuellement au pouvoir en Tunisie et accusé d’être le commanditaire de l’assassinat.

Dans la capitale, des troubles importants ont été observés tout au long de cette journée au cours de laquelle des voitures ont été incendiées et des bâtiments publics dégradés. Rien qu’à Tunis la police auraient procédé à132 arrestations.

Moncef Marzouki, Mohamed Bouazizi, Chokri Belaïd, révolution de Jasmin, Tunis, Manuel Valls, Ennahdha, Etakatol, CPR, Ben ALI, El-Jellaz, Rached Ghannouchi, Hamma Hammani, Front Populaire, Coalition de gauche, Hamadi Jebali, Union Générale Tunisienne du Travail, UGTT, Salafistes, Charia, Frères Musulmans, Rafik  Abdesalem, François Gouyette, Ambassadeur de France à Tunis,   Manifestants et forces de l’ordre se sont affrontés, jets de pierre contre gaz lacrymogènes pendant que des hélicoptères de l'armée survolaient dans le ciel et que des camions militaires étaient positionnés  en centre-ville.

Avenue Habib Bourguiba, en plein Tunis, les manifestants, en grande  majorité des jeunes, clairement hostiles au pouvoir actuellement en place scandaient «dégage, dégage !» comme cela s’était passé lors de la révolution en 2011 qui avait déclenché la chute du régime Ben ALI !

La foule des sympathisants présente devant l'entrée du cimetière d'El-Jellaz où a été enterré Chokri Belaïd, a là Moncef Marzouki, Mohamed Bouazizi, Chokri Belaïd, révolution de Jasmin, Tunis, Manuel Valls, Ennahdha, Etakatol, CPR, Ben ALI, El-Jellaz, Rached Ghannouchi, Hamma Hammani, Front Populaire, Coalition de gauche, Hamadi Jebali, Union Générale Tunisienne du Travail, UGTT, Salafistes, Charia, Frères Musulmans, Rafik  Abdesalem, François Gouyette, Ambassadeur de France à Tunis,   encore fait état de sa détestation de la majorité en place à la tête de la Tunisie : «Le peuple veut la chute du régime… le peuple veut une nouvelle révolution» a-t-elle lancé avant de plus directement s’en prendre au leader islamiste du parti Ennahdha  Rached Ghannouchi sur le mode «Ghannouchi assassin».

«Repose en paix Chokri, nous continuerons sur ta voie», a déclaré devant une foule très émue, le dirigeant du Front populaire Hamma Hammami après que le corps du défunt fut porté en terre vers 16 heures de l’après-midi.

Moncef Marzouki, Mohamed Bouazizi, Chokri Belaïd, révolution de Jasmin, Tunis, Manuel Valls, Ennahdha, Etakatol, CPR, Ben ALI, El-Jellaz, Rached Ghannouchi, Hamma Hammani, Front Populaire, Coalition de gauche, Hamadi Jebali, Union Générale Tunisienne du Travail, UGTT, Salafistes, Charia, Frères Musulmans, Rafik  Abdesalem, François Gouyette, Ambassadeur de France à Tunis,   En province c’est, comme à Tunis, au cri de «Ghannouchi assassin», que les manifestants, s’en sont pris aux locaux du parti  Ennahdha.

L’assassinat de Chokri Belaïd intervient alors que politiquement la Tunisie traverse une grave crise Moncef Marzouki, Mohamed Bouazizi, Chokri Belaïd, révolution de Jasmin, Tunis, Manuel Valls, Ennahdha, Etakatol, CPR, Ben ALI, El-Jellaz, Rached Ghannouchi, Hamma Hammani, Front Populaire, Coalition de gauche, Hamadi Jebali, Union Générale Tunisienne du Travail, UGTT, Salafistes, Charia, Frères Musulmans, Rafik  Abdesalem, François Gouyette, Ambassadeur de France à Tunis,   politique née des divisions internes au sein des islamistes d'Ennahda qui opposent une «fraction modérée»  emmenée  par le Premier ministre Hamadi Jebali et une «fraction radicale» fidèle à Rached Ghannouchi.

Crise politique qui vient se surajouter à une crise économique et sociale très tendue, pourvoyeuse de conflits et de manifestations violentes dus à l’incapacité du gouvernement à  juguler le chômage et la misère.

L’appel à un débrayage lancé par le très influent syndicat UGTT – l'Union générale tunisienne du travail – d’une journée de «grève pacifique contre la violence» a été très largement suivi!

De plus, outre les difficultés économiques et sociales les Tunisiens reprochent au gouvernement la lenteur de Moncef Marzouki, Mohamed Bouazizi, Chokri Belaïd, révolution de Jasmin, Tunis, Manuel Valls, Ennahdha, Etakatol, CPR, Ben ALI, El-Jellaz, Rached Ghannouchi, Hamma Hammani, Front Populaire, Coalition de gauche, Hamadi Jebali, Union Générale Tunisienne du Travail, UGTT, Salafistes, Charia, Frères Musulmans, Rafik  Abdesalem, François Gouyette, Ambassadeur de France à Tunis,   mise en œuvre du processus démocratique – à ce jour la nouvelle constitution n’est toujours pas en place – et la «bienveillance» dont bénéficient les salafistes qui poussent à changer le modèle de la société tunisienne en tentant d’imposer la charia par la violence (*).

Peut-on parler d’une nouvelle révolution ?

Comme l’immolation de Mohamed Bouazizi qui en décembre 2010 avait été déterminante dans le déclenchement de la révolution de Jasmin, l’assassinat de Chokri Belaïd du 6 février 2013 constitue un évènement choc qui pourrait bien changer les équilibre politiques en Tunisie.

Il ne fait pas de doute la mort de celui que l’on appelle déjà «le martyr de la liberté» va constituer un facteur déclenchant fort de nature à souder encore plus le front des opposants «républicains et démocrates» aux islamistes proches des Frères Musulmans égyptiens et des salafistes radicaux.

De là à penser qu’en Tunisie règnera rapidement un climat de paix civile propice à l’institution d’un régime respectueux des droits fondamentaux de la personne il y a un pas que pour l’instant il paraît prudent de ne pas franchir.

Moncef Marzouki, Mohamed Bouazizi, Chokri Belaïd, révolution de Jasmin, Tunis, Manuel Valls, Ennahdha, Etakatol, CPR, Ben ALI, El-Jellaz, Rached Ghannouchi, Hamma Hammani, Front Populaire, Coalition de gauche, Hamadi Jebali, Union Générale Tunisienne du Travail, UGTT, Salafistes, Charia, Frères Musulmans, Rafik  Abdesalem, François Gouyette, Ambassadeur de France à Tunis,   Le Premier ministre, un modéré, numéro 2 d'Ennahda, a maintenu sa «décision de former un gouvernement de technocrates», si besoin sans «l'aval de l'Assemblée nationale constituante».

En conflit ouvert avec la direction de son mouvement, Hamadi Jebali menace même de démissionner si la semaine prochaine il n’obtenait un consensus sur sa proposition pour laquelle Le Président Moncef Marzouki semble lui accorder son soutien.

Le risque le plus grand qu’encoure désormais la Tunisie est de voir le Peuple se déchirer et entrer dans une guerre civile !

De ce point de vue les démocraties occidentales sont face à une très grande responsabilité, il leur appartient de sortir de l’ambiguïté.

On ne peut pas, on ne doit pas, par en dessous, mener des actions de déstabilisation – les américains sont de ce point de vue d’ignobles hypocrites – au fallacieux prétexte qu’indirectement les intérêts de nos pays seront confortés.

Cette époque est révolue ! Vouloir la mondialisation sans vouloir d’abord favoriser la démocratie et la coopération internationale ne peut que se  retourner contre ceux qui font le choix du chaos chez les autres.

L’intervention lucide de Manuel Valls doit être saluée.

En réaction à l’assassinat de Chokri Belaïd, il n’a pas Moncef Marzouki, Mohamed Bouazizi, Chokri Belaïd, révolution de Jasmin, Tunis, Manuel Valls, Ennahdha, Etakatol, CPR, Ben ALI, El-Jellaz, Rached Ghannouchi, Hamma Hammani, Front Populaire, Coalition de gauche, Hamadi Jebali, Union Générale Tunisienne du Travail, UGTT, Salafistes, Charia, Frères Musulmans, Rafik  Abdesalem, François Gouyette, Ambassadeur de France à Tunis,   hésité avait dénoncé, en visant la  Tunisie et l’Egypte, « un fascisme islamique qui monte un peu partout », tout en indiquant « garder espoir dans le rendez-vous électoral pour que les forces démocrates et laïques, celles qui portent les valeurs de la révolution, demain, l'emportent ».

 Ajoutant «C'est un enjeu considérable, pas seulement pour la Tunisie, mais pour tout le bassin méditerranéen et donc aussi pour la France ».

Ces déclarations ont certes suscité le mécontentement du ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, ainsi que celui du chef du gouvernement tunisien qui l’ont fait savoir vendredi à l'ambassadeur de France à Tunis, François Gouyette.

Lors des manifestations de ce samedi à Tunis  quelques 3000 militants pro-islamistes qui répondaient à l’appel d’Ennahda ont proclamés des slogans à caractère anti-français.  

La réaction des islamistes d’une certaine façon donnent raison à Manuel Valls.

Il n’y a pas en ces matières à faire un soi-disant choix du moindre mal, notre soutien celui des gouvernements Moncef Marzouki, Mohamed Bouazizi, Chokri Belaïd, révolution de Jasmin, Tunis, Manuel Valls, Ennahdha, Etakatol, CPR, Ben ALI, El-Jellaz, Rached Ghannouchi, Hamma Hammani, Front Populaire, Coalition de gauche, Hamadi Jebali, Union Générale Tunisienne du Travail, UGTT, Salafistes, Charia, Frères Musulmans, Rafik  Abdesalem, François Gouyette, Ambassadeur de France à Tunis,   occidentaux en général, celui de la France en particulier, doit aller résolument en direction des pouvoirs laïcs et démocratiques surtout lorsqu’ils doivent faire face, aux violences de mouvements à caractère radical et religieux comme cela se passe au Maghreb, en Égypte, en Lybie, au Moyen-Orient, au Sahel et en Afrique.

L’assassinat  Chokri Belaïd est une question posée aux d’abord aux Tunisiens c’est une évidence, mais elle concerne aussi, et de manière très importante, les Occidentaux d’outre-Atlantique et les Européens du Sud comme du Nord.

(*) Le Point.fr- Tunisie : comment Ennahda en est arrivé là

 

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