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14/01/2013

Mali : Consensus général pour l’intervention armée

Après avoir mené durant tout le week-end des opérations aériennes de combats contre les terroristes 2477313_mirage-mali_640x280.jpgislamistes armés installés au Nord Mali, l’armée française, déployée dans cette région, à la demande des autorités maliennes pour apporter un appui aux unités terrestres de l’armée malienne, a repris ses raids dans l’après-midi.

C’est le quatrième jour consécutif de combats.

Le bilan des  pertes en hommes et en matériel des jours précédents est  lourd du côté des terroristes,  un chef islamiste aurait été tué et l’on compte une centaine de morts et de nombreux blessés –  selon les Echos, «c'est surtout au camp militaire de Gao qu'il y a eu des morts. Les islamistes ont été surpris en pleine réunion. Il y a eu beaucoup de morts…Ils ont perdu énormément en logistique et des hommes. Le chiffre de 60 victimes n'est pas du tout exagéré à Gao. Le bilan est même certainement plus élevé» –. 

 

Aujourd’hui  les positions des terroristes sont à nouveau pilonnées. La progression des convois terroristes en direction de Bamako stoppée, les forces maliennes ont commencé à  progresser en direction du Nord en vue de reprendre du terrain.

La ville de Douentza, située à 800 km au nord de Bamako, a été la cible des avions de l’armée française. Selon un commerçant de la ville dont les propos sont rapportés par le journal Les Echos, «L'endroit bombardé, à l'entrée sud de la ville, était le siège du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest, le Mujao. Tous les islamistes ont quitté aujourd'hui la ville». 

L’intervention française au Mali est globalement soutenue, au plan intérieur où selon une enquête IFOP des 12 et 13 janvier : « 63 % des Français se sont déclarés favorables à l'intervention militaire française au Mali, contre 37% qui s'y sont dits hostiles».

Chez les politiques, le soutien est assez unanime. Après 450841.jpgFrançois Fillon, c’est Alain Juppé qui dit son soutien à la politique du chef de l’Etat : «c'est le terrorisme qui nous fait la guerre….si les terroristes s'étaient emparés du pays, les conséquences auraient été incalculables sur l'ensemble de la zone sahélienne»

Au plan international, le soutien est également particulièrement marqué.

Au Mali d’abord où la population remercie «la France et son Président» d’avoir répondu favorablement au président Dioncounda Traoré mais également dans la Dioncounda1.jpgtotalité des pays proches du théâtre des opérations  – Sénégal, Niger, Bénin, Côte d’Ivoire, Burkina-Faso, Nigéria – qui participeront à la constitution de la force africaine armée pour déloger les rebelles islamistes dans le cadre de la MISMA – Mission internationale de soutien au Mali – approuvée par le Conseil de Sécurité de l’ONU.

L’Angleterre apporte un soutien logistique à l’intervention française et Berlin par la voie du porte-parole du ministère allemand des Affaire étrangères a fait savoir que «Pour le gouvernement fédéral et le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, il est clair que l'Allemagne ne laissera pas seule la France dans cette situation difficile». Un soutien «logistique», «médical» ou «humanitaire» est à l’étude.

La Chine tout en prenant soin prudemment de ne pas afficher un soutien  net à la France, loin de la condamner lui apporte un soutien indirect.

Prenant acte que l’intervention française répond «à la demande du gouvernement malien» le porte-parole de la diplomatie de Pékin a déclaré «La Chine défend toujours les efforts réalisés par le gouvernement malien pour sauvegarder sa souveraineté et son intégrité territoriale».

L’Amérique a également indiqué qu’elle apportera un soutien en matière de transport, de communication et de renseignement.

François Hollande,  dont l’Elysée dit que «même à d1213105_francois-hollande-le-17-decembre-2012-dans-son-bureau-de-l-elysee.jpgistance, les décisions sont prises par le président de la République, chef des armées», jouit donc d’un très large consensus pour agir ce qui fût loin d’être le cas lors de l’expédition libyenne de Nicolas Sarkozy.  

Il importe que les forces africaines soient, le plus rapidement possible, en état de marche. Ainsi les opérations de reconquête de la souveraineté malienne sur l’ensemble du territoire occupé par les rebelles islamistes pour y imposer un califat, pourront se dérouler dans le strict cadre des résolutions du Conseil de Sécurité.

C’est qu’a indiqué souhaiter la diplomatie chinoise qui a précisé: «nous espérons que les parties concernées vont mettre en oeuvre la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant le déploiement d'une mission internationale de soutien à dominante africaine».

ansar-dine.jpgIl reste que les combattants jihadistes bien entrainés et disposant d’armement moderne, ne seront pas délogés facilement.

Venant de la frontière mauritanienne où ils avaient été bombardés, ils ont d’ailleurs engagé aujourd’hui même une contre-offensive  sous la direction d’Abou Zeid – un des chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique –   en s’attaquant avec succès à la  ville de Diabali dans le centre du Mali. Il semble qu’elle soit désormais sous contrôle rebelle.

Il importe également que ce consensus général soit maintenu, à tous les niveaux, sur la nécessité de combattre les radicaux islamistes – Ansar dine, Mujao, Aqmi –afin d’éradiquer la menace de déstabilisation qu’ils font peser dans cette partie de l’Afrique du Nord et de l’Ouest d’où ils seraient en situation de programmer des attaquent contre l’Europe.

D’ores et déjà les menaces sont clairement formulées contre la France. Abou Dardar, un responsable du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, joint téléphoniquement par l’AFP depuis Bamako  a indiqué «La France a attaqué l'islam. Nous allons frapper le coeur de la France»

Commentaires

HONI SOIT QUI MALI DEPENSE
Alors que l'économie de ce pays est exsangue, que l'emploi est complètement détérioré, que le gouvernement impose des sacrifices aux français, voila bien le moment de lancer la nation, dans une nouvelle aventure néo-colonialiste.
Les caisses sont vides mais nous allons dépenser des centaines de millions pour faire cette guerre.
Pourquoi faut-il entreprendre de telles opérations quand on n’a pas les moyens.
N'est-ce pas notre Président qui avait promis de ne plus agir en Afrique comme ses prédécesseurs?

Écrit par : Hadrien | 15/01/2013

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