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22/08/2012

La Syrie serait prête à discuter les termes d’une démission de Bachar El-Assad

Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, Le vice-Premier ministre syrien Qadri Jamil lors d’une visite qu’il effectuait à Moscou mardi 21 Août a, pour la première fois évoqué l’idée que son Pays était prêt à parler d'une démission du président Bachar al-Assad dans le cadre d'un processus global de négociations avec l'opposition.

« Pendant le processus de négociations, on peut étudier toutes les questions et nous sommes prêts à étudier même cette question », a déclaré Qadri Jamil.

Cette déclaration a été prononcée lors d'une conférence de Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, presse, après la rencontre entre le dirigeant syrien et  le ministre russe des Affaires étrangères  Sergueï Lavrov précisant que l'idée «d'une démission comme condition pour mener un dialogue, cela signifie de facto qu'il est impossible d'ouvrir ce dialogue».

Selon le quotidien Lacroix – lui-même tenant son information de sources politiques à Damas dont l’identité n’est pas précisée –, Qadri Jamil se serait «rendu à Moscou pour discuter d'un projet d'organiser une élection présidentielle anticipée avec la participation de tous les candidats qui le souhaitent, y compris Bachar al-Assad, sous une supervision internationale».

Ces derniers mois les Etats-Unis, les pays européens et le monde arabe ont, régulièrement, appelé à le président syrien à se démettre tout comme l’opposition, excluant – toujours selon les sources du quotidien Lacroix – «tout dialogue avant le départ du pouvoir de Bachar El-Assad»  et refusant «une candidature de Bachar el-Assad au scrutin prévu normalement en 2014 ».

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L’on se souvient que la possession d’armes chimiques par le régime de Saddam Hussein, armes chimiques encore à ce jour introuvables, avait servi de prétexte à Washington pour déclencher, sans accord du Conseil de Sécurité et en total contradiction avec la Charte des Nations Unie, la guerre d’Irak avec le résultat que l’on connait.

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Rappelant l'engagement de la République  «en faveur d'une Syrie libre, démocratique et respectueuse des droits de chacune de ses communautés», François Hollande a indiqué que pour se faire il convenait de parvenir en Syrie à la mise en place d’un «gouvernement de transition qui associe toutes les composantes de la société syrienne pour éviter des règlements de comptes, notamment vis-à-vis des minorités».

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Ce mardi, après que François Hollande ait reçu à l’Elysée  une délégation de représentants du Conseil National Syrien, –  principale coalition de l'opposition au régime en place à Damas – conduite par son président Abdel Basset Sayda, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rappelé que « la position du président de la République depuis sa prise de fonction », exclue tout «engagement militaire – de la France –  sans qu'il y ait une décision des Nations unies».

Ces dernières mises au point permettent de nuancer les récentes positions péremptoires, manichéennes ou belliqueuses des diplomates américains ainsi que celles de certains en Europe et en France – responsables politiques passés ou actuellement en charge, et philosophes en mal de publicité –.

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Peut-on désormais raisonnablement espérer une rémission des violences en Syrie et un retour au calme  général dans cette région «explosive» ?

L’expérience de Lakhdar Brahimi, le diplomate qui avait réussi à ramener le calme au Liban, les critiques en creux récentes du ministre russe des Affaires étrangères , Sergueï Lavrov, à l’encontre du régime en place à Damas – «les efforts du régime syrien pour mettre un terme aux violences qui font rage dans le pays depuis près de 17 mois sont encore insuffisants –,  l’annonce du Vice 1er Ministre Syrien , Qadri Jamil, ne fermant pas la porte à une sortie du pouvoir de Bachar El-Assad, constituent autant d’éléments qui vont dans le bon sens.

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Il faut le dire et le redire, la Syrie n’a rien à voir avec la Libye.

Tous ceux qui imaginent aujourd’hui pouvoir mettre un terme à la crise syrienne en s’engageant dans une intervention armée en Syrie aux côtés des rebelles insurgés et dans le dos des Nations-Unies, se trompent lourdement.

Une telle initiative transformerait la crise syrienne en un conflit ouvert entre puissances extérieures aux conséquences incalculables tant en pertes humaines qu’en répercussions planétaires.

Les développements d’une telle initiative irresponsable, s’avèreraient en effet très vite non maitrisables et nul, à l’heure actuelle, ne saurait en prévoir l’issue.

L’heure est bien à la nécessité du déverrouillage des situations de blocage, sans préalable d’aucune sorte d’où qu’ils viennent et sans déclarations intempestives et va-t-en guerre.

De ce point de vue le récent communiqué des responsables du CNS – «Nous ne mènerons pas des négociations sur les conditions de son départ du pouvoir. Assad doit partir. C’est tout » n’est pas recevable.

Comme ne sont d’ailleurs pas plus recevables les propos de Laurent Fabius parlant de Bachar El-Assad sur RTL «On essaie de le serrer au cou, si je puis dire, par tous les canaux possibles ».

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L’heure est aujourd’hui au déploiement intelligent de tous les efforts politiques et diplomatiques en vue d’une réconciliation Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, nationale en Syrie et au maintient de l’intégrité du Pays. La France, sur ce sujet, a un rôle important à jouer. Notre diplomatie doit veiller à y être en pointe comme elle l’est actuellement dans son engagement au plan humanitaire auprès des civils refugiés aux frontières.

Pour le reste, la question du renvoi ou du maintien de Bachar El Assad est une affaire qui ne regarde que les Syriens. Que dirions-nous d’ailleurs nous Français, si par exemple Washington s’avisait de se prononcer pour le départ de François Hollande de la Présidence de la République et son remplacement par Nicolas Sarkozy?

16/08/2012

Emeutes d'Amiens: "révélateur de la fragilisation du consensus citoyen et républicain"

Dans la nuit de dimanche 12 aout à lundi vers 21 heures une centaine d’habitants des quartiers nord d'Amiens ont Amiens, Amiens-Nord, quartiers difficiles, Manuel Valls, Conseils de Prévention de la Délinquance, citoyenneté, Présidence de la République, Consensus citoyen, casseurs, dérive économique et sociale, Forces de l'ordre, bandes organisée, métropoles urbaines, classe politique, affronté les forces de l'ordre. Des tirs de chevrotine, de mortier de feux d'artifice et des jets de projectiles ont fait 16 blessés parmi les policiers et les gendarmes qui de leur côté ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des tirs de balle « gomme-cogne ». 

Le bilan matériel est lourd. Poubelles, voitures et bâtiments publics ont été incendiées. Une école maternelle Amiens, Amiens-Nord, quartiers difficiles, Manuel Valls, Conseils de Prévention de la Délinquance, citoyenneté, Présidence de la République, Consensus citoyen, casseurs, dérive économique et sociale, Forces de l'ordre, bandes organisée, métropoles urbaines, classe politique, complètement saccagée un centre sportif entièrement détruit, selon le maire, le bilan des échauffourées va se chiffrer "en millions d'euros" qui bien sûr seront supportés par les contribuables d’Amiens. 

Dans ce dossier, il faut tout d’abord avoir l'honnêteté de dire que Manuel Valls a eu raison de rappeler que "La loi, l'ordre républicain et la justice doivent retrouver toute leur place à Amiens, Amiens-Nord, quartiers difficiles, Manuel Valls, Conseils de Prévention de la Délinquance, citoyenneté, Présidence de la République, Consensus citoyen, casseurs, dérive économique et sociale, Forces de l'ordre, bandes organisée, métropoles urbaines, classe politique, Amiens" et que " rien ne peut excuser qu'on tire sur des policiers, qu'on tire sur des forces de l'ordre et qu'on brûle des équipements publics". Ce qui s’est passé dans la nuit de dimanche à lundi à Amiens-Nord est inadmissible.

Ensuite il convient évidemment, c’est normal, que les enquêtes soient diligentées pour établir les responsabilités éventuelles qui pourraient être imputées aux forces de l'ordre dans le déclenchement des émeutes qui ont eu lieu. Les résidents se plaignent, en effet, de propos et d’attitudes provocantes lors des contrôles. Cette question ne doit pas rester sans réponse.

Sur le fond enfin: ce dossier des conditions de vie dans les banlieues, au-delà du cas précis d'Amiens-Nord, doit faire l'objet d'une réflexion urgente et en profondeur pour déboucher sur des propositions politiques immédiates et des actions concrètes sur le terrain.

Il ne s'agit pas ici de proposer de créer un nouveau débat national qui fera ses propositions au ministre dans un an, qui lui-même  fera un projet de loi à soumettre à l'Assemblée nationale dans 18 mois. Non!

Mais, la situation actuelle des quartiers difficiles n'est plus tenable cela pour deux raisons de base que l’Exécutif et la représentation nationale doivent traiter rapidement.

Premièrement, les conditions de vie y sont généralement en dessous du niveau moyen du Pays. En particulier les niveaux très élevés des taux de chômage et d’échec scolaire que l’on y constate constituent une injustice majeure pour les habitants de ces quartiers et sont un facteur de déstabilisation sociale que personne ne peut et ne doit ignorer.

Deuxièmement, se sont installés dans ces quartiers qualifiés de «difficiles» une économie et une organisation sociale parallèles, les deux sont liées, qui n'ont plus rien à voir avec le droit, les devoirs et les valeurs liés à la citoyenneté dans la république qu’il convient de traiter afin d’y mettre bon ordre.

Les Elus de toutes les Villes de France, de droite comme de gauche, savent de quoi il retourne! Des travaux dans les Conseils de Prévention de la Délinquance qui fonctionnent depuis plus de 20 ans ont été menés avec toutes les parties prenantes au dossier – services sociaux, police, gendarmerie, justice, élus, associatifs et éducateurs – y sont représentés.

La matière de base existe il faut et il suffit de s’en servir et d’y mettre les moyens. De plus il faut aussi bien comprendre que la question ne sera pas réglée en un coup de baguette magique alors que la solution exige des modifications de fond et dans la durée.

Qu’on ne vienne pas nous chanter la ritournelle des équilibres budgétaires, le coût des émeutes lorsqu’elles se produisent et largement supérieur aux coûts des politiques à mettre en œuvre pour les éviter.

Amiens, Amiens-Nord, quartiers difficiles, Manuel Valls, Conseils de Prévention de la Délinquance, citoyenneté, Présidence de la République, Consensus citoyen, casseurs, dérive économique et sociale, Forces de l'ordre, bandes organisée, métropoles urbaines, classe politique, Au ministre de donner le ton fermement, au gouvernement et à la Présidence de la République de ne pas imaginer que l'on sortira de cette question en trichant avec la réalité.

Réalité qui tient au fait que l'on ne pourra pas indéfiniment reporter aux calendes grecques l'acceptation d'une analyse critique des conséquences du modèle de société actuel sur l’état des comportements dans les quartiers marginalisés et des correctifs qu'il convient d'y apporter globalement pour que tout ne tourne pas finalement au drame.

Ce qui s’est passé à Amiens-Nord est un révélateur de la fragilisation du consensus citoyen et républicain dans la société française où se banalisent à tous les niveaux, le relativisme des valeurs, l’individualisme exacerbé, «la démerde» comme moyen de vivre et d’exister, la perte de confiance envers les élites, notamment politiques.

Cette réalité est aussi, il ne faut pas hésiter à le dire sans pour autant justifier les comportements des casseurs qui ne respectent plus rien en dehors de leurs propres codes, la manifestation d’une dérive économique et sociale ravageuse dont l’origine est à chercher loin en amont des faits qui nous occupent aujourd’hui.

Au élus et à la justice il reviendra d'apporter, demain, leurs contributions, sans angélisme et sans se noyer dans des oppositions sémantiques et idéologiques qui nous le savons depuis plus de 15 ans ne mènent à rien. Sans démagogie non plus.

Amiens, Amiens-Nord, quartiers difficiles, Manuel Valls, Conseils de Prévention de la Délinquance, citoyenneté, Présidence de la République, Consensus citoyen, casseurs, dérive économique et sociale, Forces de l'ordre, bandes organisée, métropoles urbaines, classe politique, Aux forces de l’ordre il restera, dans le cadre républicain et le périmètre des politiques décidées, à assumer leur mission qui, nous le savons tous, est de faire respecter la loi avec rigueur responsabilité et professionnalisme, le relativisme en la matière ne pouvant y avoir aucune place.

Aux citoyens enfin l’impérieuse obligation, l’impérieux devoir, de se conformer à la loi et de répondre aux autorités qui ont en charge son application. Rien ne justifie en démocratie, où les instances de recours existent, que l’on se fasse justice, seul ou en bandes organisées, en saccageant et en détruisant les biens publics ou privés.

Le temps est compté, la rentrée sociale arrive à grands pas.

Cette rentrée sera chaude, chacun le pressent, et le risque potentiel existe bel et bien d’un  basculement dans le chaos politique, économique et social si, aux difficultés des inévitables mouvements sociaux qui résulteront des suppressions en cascade d'emplois dans le secteur privé devait, en plus, s'ajouter un embrassement des quartiers difficiles dans les grandes métropoles urbaines.

Amiens, Amiens-Nord, quartiers difficiles, Manuel Valls, Conseils de Prévention de la Délinquance, citoyenneté, Présidence de la République, Consensus citoyen, casseurs, dérive économique et sociale, Forces de l'ordre, bandes organisée, métropoles urbaines, classe politique, Face à une crise économique et financière européenne et mondiale qui n'en finit pas, une situation explosive sur le front géopolitique et diplomatique, l'heure est plus que jamais, pour la classe politique et médiatique, à la responsabilité à la lucidité, au courage et au rassemblement.

Les petites phrases, les coups d’éclat à trente-six bandes, les affrontements de principe systématiques doivent cesser sans que bien sûr ne soit tenue au silence, ou mise sous le boisseau, toute expression d’opposition construite et argumentée d’où qu’elle vienne.

 
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