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30/05/2012

L’Écologie pour sortir de la crise.

4026073.image.jpgNicolas Hulot vient de lancer un appel sur le site internet Huffington Post. Accompagné de plusieurs intellectuels francophones il s'est adressé aux dirigeants de l'Union Européenne pour leur demander de «restaurer le primat du politique sur la toute-puissance des marchés».

Dans cet «Appel pour une sortie de crise par l'écologie», Nicolas Hulot fait le détail d'un programme écologico-économique. Il fait également part de son «indignation» de voir que cette question incontournable soit aussi peu prise en compte alors que celle-ci revêt un caractère prioritaire dans la perspective du futur immédiat.

Nicolas Hulot après avoir fait le constat des urgences, propose en «écologiste réaliste» des solutions concrètes pour agir et cesser de gémir. Bernard FRAU

Texte de la Tribune

La débâcle économique et écologique à laquelle nous assistons découle de la perte organisée du contrôle des instances politiques sur les grands choix collectifs. L'idéologie néolibérale qui domine en partie le monde politique est fondée sur la croyance, quasi religieuse, en la toute-puissance des marchés; elle marginalise la sphère démocratique.

Or, les conséquences du défaut de régulation, local et global, sont d'ores et déjà dramatiques: les inégalités explosent, les limites des ressources naturelles et la vulnérabilité des grands équilibres qui nous font vivre sont ignorées.

Nous appelons avec force à un éveil des consciences et de la solidarité mondiale, à un sursaut moral de tous. La solution ne peut passer que par le renouveau du civisme et la réaffirmation de la puissance publique.

Au lendemain de l'élection présidentielle, nous appelons:

À la reconnaissance des liens qui unissent les enjeux économiques et écologiques. L'ouverture d'un marché mondial de milliards d'individus, avec pour objectif la réduction des protections et régulations, n'a fait que renforcer les inégalités. Les élites politiques, économiques et financières, en captant la quasi-totalité de la richesse produite ont condamné à la misère les paysans du Sud, et au déclassement nombre des populations du Nord. Si les 30 dernières années ont été caractérisées par une croissance de la richesse produite, elles ont aussi connu un creusement des inégalités sans précédent.

Dans le même temps, une seconde catastrophe est en train de condamner l'essentiel de la population mondiale à des conditions d'existence nettement dégradées. L'élévation de 4°C de la température durant ce siècle, scénario hautement probable, excéderait nos capacités d'adaptation dans un grand nombre de régions du monde. Cela se traduirait notamment par une chute de la production agricole et alimentaire mondiale. Plus généralement, des ressources raréfiées, un climat de plus en plus hostile, une montée inexorable du niveau des mers, etc. ne faciliteront certes pas les activités économiques!

À contrecarrer la puissance court-termiste de la finance mondialisée. Il est temps de contrecarrer l'approche court-termiste des questions d'environnement et de développement. Il faut pour cela renforcer les capacités de régulation de la communauté internationale et lutter à l'échelle des États contre l'impuissance du politique. Force est de constater que sur une planète où le commerce est la fin suprême, c'est toujours le moins-disant social et environnemental qui l'emporte. Les biens circulent et sont consommés sans aucune considération, ni pour les conditions de travail des personnes qui les produisent, ni pour leur impact environnemental global.

À la condamnation de toute vision opportuniste des changements climatiques. Les données régionales de plus en plus précises fournies par les modèles climatiques rendent possibles des stratégies d'adaptation et d'investissement cyniques. Un petit nombre d'acteurs croit ainsi pouvoir tirer profit, au moins pour un temps, des changements en cours en déplaçant au fur et à mesure des opportunités nouvelles leurs investissements.

À une décroissance des flux physiques et à la fin du pillage des ressources naturelles du Sud. Les rapports Nord-Sud ne peuvent pas se limiter à faire envier aux classes moyennes des pays en développement le train de vie actuel des pays riches. Les limites physiques, que nous atteignons aujourd'hui (terres rares et autres minéraux, pétrole conventionnel, etc.) montrent qu'il faut ouvrir d'autres voies. Il est indispensable d'organiser rapidement, en commençant par les pays du Nord et les modes de vie les plus dispendieux, une décroissance des flux physiques sur lesquels reposent nos économies. Il convient de mettre fin au pillage quasi systématique des ressources naturelles du Sud qui prive la majeure partie de la population des conditions de satisfaction des besoins essentiels (eau, énergie, alimentation).

À une réaffirmation de la puissance publique pour sortir de la crise par l'écologie. La décision politique est l'unique voie, à condition d'être respectueuse des règles démocratiques, pour définir un intérêt général qui s'est largement lui aussi mondialisé. Elle permettra de mettre en œuvre une série de mesures indispensables pour réussir la transition vers une économie juste et équitable, sobre et soutenable.

Il est urgent:

D'imposer des règles environnementales et sociales à l'OMC, afin de faire du bien-être social et du respect des limites de la biosphère les principes fondateurs de l'économie soutenable.

De développer des normes financières nationales et internationales contraignantes pour mettre fin aux dérives du système financier et le réorienter vers le financement de l'économie réelle.

De concrétiser l'engagement de solidarité vis-à-vis des victimes des crises écologiques et des populations qui souffrent de l'extrême pauvreté, passant notamment par la mise en place du «Fonds Vert pour le climat » décidé à Copenhague, avec des modalités innovantes de financement et de contrôle de l'allocation des fonds.

De mobiliser la création monétaire publique pour financer la transition écologique et l'adaptation à un monde naturel en cours de changement rapide, mais aussi pour en finir avec la crise de la dette et revenir à l'équilibre budgétaire pour les dépenses courantes.

De faire basculer la fiscalité du travail et de l'investissement vers le prélèvement des ressources, pour asseoir une vraie fiscalité écologique, incitant au changement de comportement.

De réformer l'enseignement de l'économie et de créer au sein des universités des programmes de recherche sur de nouveaux modèles économiques et sociaux compatibles avec une consommation décroissante et équitable des ressources.

De transmettre par le système éducatif des valeurs civiques, de respect des êtres humains et de la nature, conditions au bien-vivre ensemble.

Face aux dérives collectives d'une société de plus en plus individualiste, nous appelons à rendre son rôle au pouvoir politique, démocratiquement désigné et exercé.

Liste complète des signataires:

Yohan Ariffin (Université de Lausanne, Suisse)

Christian Arnsperger (économiste, Université de Louvain, Belgique)

Floran Augagneur (philosophe, Sciences Po. Paris, France)

Guillemette Bolens (vice-rectrice de l'Université de Genève, Suisse)

Nicolas Bouleau (mathématicien, spécialiste de l'économie financière, Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, France)

Dominique Bourg (philosophe, Université de Lausanne/vice-président Fondation Nicolas Hulot/ Suisse)

Isabelle Cassiers (économiste, FNRS et Université de Louvain, Belgique)

Gauthier Chapelle (biologiste, spécialiste du biomimétisme, directeur scientifique de Greenloop, Belgique)

Eric Duchemin (environnementaliste, directeur de la revue Vertigo, Université du Québec, Montréal, Canada)

Marc Dufumier (agronome, AgroParistech, France)

Benoît Faraco (Fondation Nicolas Hulot, France)

Augustin Fragnière (environnementaliste, Université de Lausanne, Suisse)

Benoît Frund (géographe, vice-recteur de l'Université de Lausanne, Suisse)

Jean-David Gerber (géographe et politiste, Université de Lausanne, Suisse)

Gaël Giraud (économiste, CNRS, France)

Pierre Henry Gouyon (biologiste, Muséum National d'Histoire Naturelle, biologiste de l'évolution, Paris, France)

Marek Hudon (économiste, professeur à la Solvay Business School, Université Libre de Bruxelles, Belgique)

Alain Grandjean (économiste et co-fondateur de Carbone4, FNH, Paris, France)

Gérald Hess (philosophe, Université de Lausanne, Suisse)

Marek Hudon (économiste, professeur à la Solvay Business School, Université Libre de Bruxelles, Belgique)

Nicolas Hulot (président Fondation Nicolas Hulot, France)

Claire Jaquier (professeure de littérature française, vice-rectrice de l'Université de Neuchâtel, Suisse)

Jean Jouzel (scientifique du climat, IPSL)

Alain Kaufmann (directeur de l'Interface Sciences Société, Université de Lausanne, Suisse)

Etienne Klein (physicien et philosophe, CEA, France)

Pietro Majno (chirurgien, hôpital universitaire de Genève, Suisse)

Jacques Mirenowicz (directeur de La Revue durable, Suisse)

Cécile Ostria (directrice Fondation Nicolas Hulot, France)

Déborah Philippe (sociologue des organisations, Université de Lausanne, Suisse)

Cécile Renouard (philosophe et économiste, Centre Sèvres et ESSEC, Paris)

Philippe Roch (ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement, ancien secrétaire d’État, Suisse)

Adèle Thorens Goumaz (philosophe, conseillère nationale les Verts /VD, Suisse)

Source 1:RTL.CH

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/le-journal-du-matin/?date=29-05-2012

Pour écouter: ctrl plus clic ou

http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/le-journal-du-matin/4010559-nicolas-hulot-plaide-pour-une-sortie-de-la-crise-par-l-ecologie-29-05-2012.html

Source 2 : HUFFINGTON POST

http://www.huffingtonpost.fr/nicolas-hulot/appel-pour-une-sortie-de-crise-par-ecologie_b_1536597.html

27/05/2012

Shame on You Ms Christine Lagarde !

6fe9e994-c7e7-11e0-be7b-3e283aca3183.jpgIl n’aura pas fallu très longtemps pour que de vives réactions se multiplient après que la directrice général du FMI, Christine Lagarde, dans une interview au Gardian ait invité les Grecs à acquitter leurs impôts.

Celle-ci ajoutant, pour illustrer un peu mieux ses propos, qu'elle « pense davantage à ces petits enfants d'une école d'un petit village du Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir accès à l'éducation ».

Sans introduire de sélectivité à propos de la compassion que tout un chacun est en droit d’avoir envers la souffrance humaine en général, pourquoi les enfants du Niger et pas les innombrables autres enfants qui souffrent.

Ceux, par exemple, du Tamil Nadu en Inde (*), qui ont vu leur emmacollage.JPGécole ravagée par le cyclone Thane le 30 décembre 2011, ou ceux des populations de l’état d’Alberta au Canada dont on détruit la forêt boréale pour le seul profit des compagnies pétrolières, ou ceux encore des régions de la Corne Somalienne voués depuis plusieurs années à la famine et à la mort prématurée.

Et encore enfonçant le clou, comme s’il fallait nous expliquer « Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu'ils ont davantage besoin d'aide que la population d'Athènes.». Quelle ignoble manière d’argumenter pour faire passer le message de l’austérité dont les peuples ne veulent plus connaître à l’heure où les paradis fiscaux ont encore de beaux jours devant eux!

grece-503809-jpg_344511.JPG« Je pense qu'ils devraient s'aider mutuellement (...) en payant tous leurs impôts » a-t-elle expliqué au journaliste du Guardian, en parlant de « tous ces gens qui tentent en permanence d'échapper à l'impôt ».

Madame Lagarde pense ! Excellente nouvelle ! En tout état de cause si, l’avocate internationale, ancien ministre des finances de Nicolas Sarkozy, pense elle ne fait pas preuve d’un grand courage dans ses admonestations.

Car, si elle en avait eu ne serait-ce qu’un peu, de ce courage qui fait les grands dirigeants, elle se serait adressée plus particulièrement et de manière claire à ceux des Grecs qui effectivement ne payent pas l’impôt et qui pourtant sont richissimes, repus et assurés quoi qu’il arrive de s’en sortir.

Mais évidemment, personne n’ignore qu’il est plus facile de s’en prendre à la cohorte des humbles, des chômeurs, des salariés et des fonctionnaires, dont l’impôt en Grèce, faut-il le rappeler, est prélevé à la source, plutôt que de dénoncer les turpitudes des élites que l’on fréquente dans les grandes réunions internationales avec force risettes et congratulations hypocrites.

Christine Lagarde moins que personne n’ignore cela, c’est pourquoi ses propos sont minables!

Pourquoi l’Eglise Orthodoxe n’apporte-t-elle pas sa part 1646229_3_2232_le-pope-de-la-paroisse-sainte-sophie-une_1cfd27c94a086491e2b9616b3f762411.jpgcontributive à la solidarité de l’Etat ? Pourquoi les richissimes armateurs planquent-ils leurs avoirs en Suisse ou dans les paradis fiscaux européens et mondiaux ? Pourquoi ne prennent-ils pas leurs responsabilités en commençant par donner l’exemple de leur bonne foi et de leur confiance dans leur pays? Et pourquoi ne les oblige t-on pas ?

grece-crise-quotidien-inside_0.jpgEst-il raisonnable, comme le fait Christine Lagarde, de s’en prendre à un peuple qui lors des dernières élections législatives a sanctionné les partis qui soutiennent une politique d’austérité dont le résultat concret fait qu’en Grèce un jeune sur deux est au chômage ?

Décidemment nos élites, ou le personnel qui en sert, sont devenues autistes et incapables de sortir d’une idéologie fanatique qui les fait prendre l’équilibre financier, la compétitivité, et l’austérité pour l’alpha et l’oméga de la pensée politique moderne.

A moins qu’il ne faille comprendre à travers cette intervention brutale, immorale, irresponsable, honteuse et scandaleuse que le Fond Monétaire International pousse à l’exaspération la population grecque avec le secret espoir que celle-ci finira se déchainer et prendre la rue.

Ceci permettant de justifier par la suite un coup d’état, ourdi pour imposer une junte militaire favorable au plan des grandes autorités internationales financières à défaut de celles tenant de la conscience morale politique humaniste et universelle.

grece.jpgLa Grèce est en crise, les plans d’austérité, imposés par les « hommes en noir » de la troïka – BCE, FMI et UE  réunis –, se succèdent sans résultats concrets ni perspective de redressement économique.

Dans ce contexte de crise généralisé, en pleine campagne législatives, les déclarations de la directrice générale du Fond Monétaire International constituent une intrusion inacceptable dans le champ politique  et démocratique grec.

1537287_3_2d0f_evangelos-venizelos-au-parlement-grec-a.jpgDans un discours où il interpelle la directrice du FMI, lui demandant de « reconsidérer ses déclarations », le leader du Parti socialiste - Pasok - , Evangelos Venizélos, a accusé celle-ci d'avoir « humilié » le peuple grec. « Personne ne peut humilier le peuple grec en cette période de crise et je dis ça tout particulièrement à l'adresse de Mme Lagarde ». Comment ne pas lui donner raison ?

Devant le flot de critiques, Christine Lagarde s’est contentée d’expliquer sur sa page Facebook: « Ainsi que je l'ai dit à de nombreuses reprises par le passé, j'éprouve beaucoup de sympathie pour le peuple grec pour les défis auxquels il est confronté (...) Une part importante de cet effort réside dans le fait que chacun assume sa part du fardeau».

Bien peu de personnes ne sont convaincues par cette déclaration surréaliste qui ne fait que confirmer les propos initiaux de cette « dame patronnesse » qui voudrait nous faire croire qu’elle a du cœur en tentant de faire pleurer dans les chaumières sur le compte des enfants du Niger.

Cette nouvelle intervention, sur Facebook – quel mépris ! –, n’apporte aucun élément nouveau permettant de dire que le FMI est en mesure de proposer une contribution efficace au dénouement de la crise qui assaille la zone euro dans son ensemble.

La réalité et la lucidité aujourd’hui, au lieu de focaliser les débats sur le plus faible des 27, commande, aux chefs des états européens, de dire que la solution pour la zone euro réside prioritairement dans une renégociation générale des traités européens.

Il faut sortir de cette impasse qui est en train de faire de europe-crise-traite.jpgl’Europe  une vaste zone  de libre-échange inféodée, sous parapluie militaire de l’Otan, aux intérêts financiers du monde anglo-saxon et dirigée par une Allemagne inflexible et triomphante qui impose ses « nein » à répétition avec l’assentiment résigné de la France comme cela a été le cas avec Nicolas Sarkozy.

La solution doit être politique avant d’être financière !

Quoi qu’il arrive, la rigueur et l’orthodoxie dans la gestion des deniers de l’état sont nécessaires et tout manquement doit être sanctionné. Quel dirigeant conséquent, quel citoyen responsable pourrait ne pas être d’accord avec cela?

Mais quoi qu’il arrive aussi, rien ne pourra se faire sans que les peuples, qui n’ont que leur seule force de travail  à offrir comme contribution à la pérennisation de la solidarité collective, puissent être assurés de disposer, d’une activité qui leur permette, dans des conditions justes d’assurer le développement harmonieux et paisible de leurs familles.

Nos dirigeants, partie prenante à la crise européenne, auront-ils la sagesse, l’intelligence, la volonté et le sens des responsabilités pour, dans la transparence,  reconnaître que rien ne sera désormais possible sans une modification des traités européens effectuée dans un cadre pacifique et démocratique ?

En Grèce, le parti néo-nazi Chryssi Avghi – Aube Dorée –, a obtenu de 7% des voix aux dernières élections législatives, selon les derniers sondages sa présence au parlement grec serait assurée.

Les peuples à force d’être méprisés finissent toujours par se retourner contre leurs élites dirigeantes dont ils s’accommodaient bon gré mal gré jusqu’au moment ou ils décident qu’ils n’ont plus rien à perdre.

A force d’avoir méprisé l’Allemagne après 1914 en 220px-Bundesarchiv_Bild_102-13229,_Heinrich_Brüning.jpgs’époumonant « l’Allemagne paiera » les Européens et la France ont récupéré après que les Allemands, n’en pouvant plus ont choisit, en 1933, de porter au pouvoir Adolph Hitler alors que le chancelier Brüning scandait à longueur de discours depuis 1930 à un peuple allemand exsangue « austérité, austérité ».

Ceux qui ignorent leur histoire, sont condamner à la revivre dit l’adage. Allons-nous être suffisamment aveugles pour ne pas voir, toutes proportions gardées, les grandes similitudes entre la Grèce de nos années 2010-2012 et celles de l’Allemagne des années 30.

europe.jpgL’Europe de Maastricht nous a été vendue au nom de la Paix, prenons garde que demain une Grèce surarmée aux mains d’irresponsables nationalistes nous apporte la guerre en Méditerranée.

Madame Lagarde vous fûtes bien légère en vous laissant aller à proférer, du haut de votre poste directorial, ces propos d’une inqualifiable bêtise. Shame on You, Ms Christine Lagarde!

 

(*) APRES SCHOOL  à Pondichéry. « Une école pour changer l’avenir des enfants les plus défavorisés » http://www.apresschool.org/

Source photo enfants d'APRES SCHOOL    www.emmacollages.com

23/05/2012

En Europe, le pouvoir est à Goldman Sachs

 

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,François Hollande, dont l’élection vient de changer la donne en Europe, se rend à Bruxelles pour préparer avec les 27 chefs d’Etat européens le prochain sommet européen des 28 et 29 juin. Sur fond de crise en Grèce et de relance de l’économie en Europe le Président de la République va tenter de convaincre Angela Merkel, la Chancelière Allemande, d’accepter que soit mis en place à l’agenda de l’UE, les euro-obligations pour mutualiser la dette de chacun des partenaires.

Celle-ci reste indéfectiblement campée sur son traité de François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,discipline budgétaire qu’en son temps elle avait réussit à faire avaler à Nicolas Sarkozy. A l’heure où les discussions vont s’enchaîner avec en arrière-plan les inévitables montées de tension entre Berlin et Paris, il m’est apparu intéressant de porter à la connaissance des lecteurs de ce blog, l’article rédigé par Eduardo Febbro, journaliste à El Correo le journal de la diaspora latino-américaine.

Nombre des acteurs de la scène européennes qui vont s’exprimer ces prochains jours y sont cités. Leurs propos et prises de position y seront éclairés d’une lumière inhabituelle.

Bernard FRAU : Humanisme – Ecologie – République.

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,« La BCE, la Grèce et l’Italie dans les mains de Goldman Sachs. Les techniciens de la société sont à la tête de deux gouvernements et de la Banque Centrale Européenne. Ceux-ci appartiennent au réseau que Sachs a tissé sur le Vieux Continent et, à divers degrés, ont participé aux opérations illicites les plus truculentes orchestrées par l’institution étasunienne. De plus, ce ne sont pas les seuls.

L’histoire pourrait combler toutes les attentes des adeptes des théories du complot. Où est le pouvoir mondial ?

La réponse tient dans un seul nom et lieu : au siège de la banque d’affaire Goldman Sachs. La banque étasunienne a réussi un exploit peu fréquent dans l’histoire politique François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,mondiale : placer ses hommes à la tête de deux gouvernements européens et de la banque qui régit les destins des économies politiques de l’Union Européenne. Mario Draghi, l’actuel président de la Banque Centrale Européenne ; Mario Monti, le président du Conseil Italien qui a remplacé Silvio Berlusconi ; Lucas Papademos, le nouveau Premier ministre grec, tous appartiennent à la galaxie Goldman Sachs.

Ces trois responsables, dont deux Monti et Papademos, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,forment l’avant-garde de l’annexion de la politique à la technocratie économique, appartiennent au réseau que Sachs a tissé sur le Vieux Continent et, à divers degrés, ont participé aux opérations illicites les plus truculentes orchestrées par l’institution étasunienne.

De plus, ils ne sont pas les seuls. On peut mentionner aussi Petros Christodoulos, aujourd’hui à la tête de l’organisme qui administre la dette publique grecque et dans le passé président du National Bank of Greece, à qui Sachs a vendu le produit financier connu sous le nom de « Swap » et avec lequel les autorités grecques et Goldman Sachs ont orchestré le maquillage des comptes grecs.

Le dragon qui protège les intérêts de Wall Street dispose François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,d’hommes clefs dans les postes les plus décisifs et pas seulement en Europe. Henry Paulson, ex-président de Goldman Sachs, a été nommé ensuite secrétaire du Trésor des États-Unis, tandis que William C. Dudley, autre cadre supérieur de Goldman Sachs, est l’actuel président de la Réserve fédérale de New York.

Mais le cas des responsables européens est plus paradigmatique. Mario Draghi emporte la palme d’or. L’actuel président de la Banque Centrale Européenne, BCE, a été vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe entre les années 2002 et 2005. A ce poste, Draghi a eu un rôle plus qu’ambigu. L’intitulé de son poste était « entreprises et dettes souveraines ».

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,Précisément, à ce poste Draghi a eu pour mission de vendre le produit incendiaire « Swap ». Cet instrument financier est un élément déterminant dans l’occultation des dettes souveraines c’est-à-dire dans le maquillage des comptes grecs. Cette ruse fut l’astuce qui a permis à la Grèce de se qualifier pour faire partie des pays qui allaient utiliser l’euro, la monnaie unique européenne.

Techniquement, et avec Goldman Sachs comme opérateur, il s’est agi alors de transformer la dette extérieure de la Grèce de dollars en euros. Ainsi, la dette grecque a disparu des bilans négatifs et Goldman Sachs a emporté une juteuse commission.

Ensuite, en 2006, Goldman Sachs a vendu une partie de ce paquet de « Swaps » à la principale banque commerciale du pays, à National Bank of Greece, dirigée par un autre homme de la Goldman Sachs, Petros Christodoulos, ex-trader de la Goldman Sachs et qui est actuellement le directeur de l’organisme de gestion de la dette de la Grèce que lui même et les déjà mentionnés ont contribué à dissimuler d’abord et à augmenter après.

Mario Draghi a un historique lourd. L’ex-président de la République Italienne Francesco Cossiga a accusé Draghi François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,d’avoir favorisé Goldman Sachs dans l’attribution de contrats importants quand Draghi était directeur du Tesoro e Italia était en plein processus de privatisation. Ce qui est certain c’est que celui qui est maintenant directeur de la Banque Centrale Européenne apparaît pleinement lié à la vente de « Swaps » dans toute l’Europe.

Dans cette mêlée de falsifications surgit le chef de l’Exécutif grec, Lucas Papademos. Le Premier ministre a été gouverneur de la banque Centrale grecque entre 1994 et 2002. C’est précisément la période pendant laquelle Goldman Sachs a été complice de l’occultation de la réalité économique grecque et en tant que responsable de l’établissement bancaire national, Papademos ne pouvait pas ignorer la ruse qui était monté.

Les dates où il a occupé la fonction font de lui un opérateur du montage. Dans la liste des remarquables Mario Monti le suit. L’actuel président du Conseil Italien fut conseillé international de Goldman Sachs dès 2005.

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,En résumé, plusieurs des hommes qui ont fabriqué la catastrophe ont été appelés à prendre maintenant les rênes de postes clefs et avec la mission de réparer, aux dépens des bénéfices sociaux des peuples, les conséquences des escroqueries qu’