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02/11/2011

Georges Papandréou a raison!

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, C’était il y a une semaine, Nicolas Sarkozy s’exprimait sur France 2 et TF1 à propos du Plan de sauvetage de la Grèce concocté et voté dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles par les dirigeants des pays membres de la Zone Euro. « S’il n’y avait pas eu d’accord hier soir, ce n’est pas simplement l’Europe qui sombrait dans la catastrophe, c’est le monde entier »

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, A en croire Nicolas Sarkozy, l’euro était sauvé, l’Europe était sauvée…..et la Grèce allait payer le cadeau. Georges Papandréou n’avait plus qu’à demander aux Grecs de se sacrifier encore un peu plus au nom de l’Europe et de la sauvegarde de l’Euro.

Le tout sous l’œil de Mario Draghi, vieille connaissance de la Grèce s’il en est, nouveau patron de la Banque Centrale Européenne, accessoirement ami des dirigeants du gotha mondial des banques d’affaires – Georges Soros, Goldman and Sachs, Baring Warburg, Barclays, Merryl Lynch, Salomon Brothers – et ancien patron de Goldman Sachs Europe, la Banque qui a permit au gouvernement Caramanlis de falsifier ses comptes pour entrer dans l’Europe.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, Le 27 octobre José Manuel Barosso après l’annonce à Bruxelles de l’accord,  avait déjà lancé l’affaire sur le thème : « l’Europe est aujourd’hui beaucoup plus forte, qu’il y a quelque temps. Nous avons montré toute la détermination dont nous avons su faire preuve pour faire face à cette crise ».

Et comme si ce n’était pas suffisant, Nicolas Sarkozy, pour couronner le tout, avait ajouté en cours d’émission: « si la Grèce fait les efforts qui lui sont demandés, ça ne coûtera rien à la France, ça ne coûtera rien à l’Europe ». 

Merveilleux non ?

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, Peut-être, mais le premier ministre grec Georges Papandréou, lundi soir a annoncé de son côté, comme il en avait apparemment prévenu ses homologues européens, qu’il allait soumettre à référendum le fameux plan que lui impose l’UE  dès que celui-ci sera finalisé, soit en principe début janvier 2012.

S’exprimant devant des élus du Pasok – Parti socialiste grec – il a déclaré : « Nous faisons confiance aux citoyens. Nous croyons en leur jugement. Nous croyons en leur discernement ».

Ajoutant qu’il demanderait au parlement, où il ne dispose que d’une courte majorité, 152 sur 300, un vote de confiance pour son gouvernement afin de pouvoir gouverner le pays jusqu’à la fin de son mandat qui s’achève en 2013.

« Si les Grecs n’en veulent pas (du nouvel accord, ndlr), il ne sera pas adopté ». Autant dire que la déclaration de Georges Papandréou résonne comme un coup de tonnerre !

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, La planète finance est aux cent coups, c’est la panique sur les marchés, les rédactions sont hystériques, les places boursières sont toutes durement impactées – Paris, Milan, Francfort, Madrid, Londres subissent des pertes importantes, de même en Amérique et en Asie –

Les valeurs bancaires françaises sont en chute libre pendant que les spéculateurs se frottent par avance les mains et que le spectre de l’éclatement de la zone euro hante à nouveau les cénacles libéraux.

« A quoi joue Papandréou ?» s’indignent les uns. « Le premier ministre Papandréou à ouvert une boite de Pandore » affirme un autre. « Je déplore cette décision qui me parait totalement Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, irresponsable » déclare un proche de Nicolas Sarkozy. La palme de l’inacceptable revient à la présidente du Medef qui elle dénonce «  un comportement anormal qui n’est pas loyal à l’égard des chefs d’états européens, à l’égard des peuples européens ».

Mais tout de même,  plutôt que de céder à la purée médiatique et aux éditoriaux écrits par des porteplumes aux ordres, ne faut-il pas s’interroger ?

Est-il anormal qu’avant d’engager ses concitoyens pour une nouvelle purge d’austérité, le premier ministre grec décide de consulter le Peuple ? La réponse est non !

A-t-il, d’ailleurs, été élu pour mettre en œuvre cette politique qu’on veut lui imposer alors qu’il n’est responsable de rien de ce qui aujourd’hui accable la Grèce ? La réponse est encore non !

Est-il responsable de ce que son pays est obligé de financer sa dette sur le marché à des taux qui frisent « la folie », pendant que les Etats-Unis, le Royaume-Unis font tranquillement marcher la planche à billet sans qu’il leur en coûte? La réponse est  toujours non !

Très courageusement Papandréou depuis son arrivée au pouvoir en 2009 a réussit à faire passer le déficit  de la Grèce de 15%  nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceà 7%. Pour autant le taux de financement de la dette de l’état, qui aujourd’hui atteint 350 milliards d’euros soit 160% du PIB, ruine tous les efforts réclamés aux Grecs qui désormais et c’est bien légitime, refusent une nouvelle cure d’austérité.

Sans compter que le « plan de sauvetage »  prévoit un renforcemenicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,francent des contrôles étrangers sur la politique budgétaire du Pays. Il est prévu l’installation à Athènes d’une représentation permanente de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne, et du FMI ce qui équivaut à une humiliante mise sous tutelle du Pays.

Quel citoyen français accepterait aujourd’hui un tel traitement, y compris parmi les durs soutiens de Nicolas Sarkozy à l’UMP?

Il est à tout le moins assez cocasse de voir que  les représentants d’un ensemble de pays qui revendiquent leur appartenance au camp des droits de l’homme et de la démocratie trouvent si impudent qu’un chef de gouvernement fasse appel au référendum qui est l’instrument démocratique par excellence des républiques  dans lesquelles les Peuples sont par nature constitutionnellement souverains.

Georges nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,francePapandréou est allé au maximum de ce qu’il pouvait faire dans le cadre actuel des institutions européennes. La situation politique et sociale est aujourd’hui telle dans son pays qu’il s’en remet à la décision du peuple via une procédure référendaire. Il n’y a là rien que de très normal et légitime!

Ce qui, au contraire, doit inquiéter tous les démocrates conséquents réside dans ce signe inquiétant, marqueur évident de la dégradation actuelle du fait politique, qui donne à voir que des chefs d’états, des ministres, des haut-fonctionnaires, des représentant patronaux, s’offusquent de ce que les peuples soient associés aux décisions qui les concernent surtout lorsque leur souveraineté est engagée.

nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,france« Le référendum fournira un mandat clair, mais aussi un message clair à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce sur notre engagement européen et notre appartenance à l’Euro » a indiqué Georges Papandréou lors d’une réunion de son cabinet, appelé en cession extraordinaire, au cours de la quelle ont été approuvées à l’unanimité la tenue du référendum et la décision de demander un vote de confiance au parlement.

L’on ne dira jamais assez que toute tentative de replâtrage, dans le traitement de la crise actuelle européenne, sera vouée à l’échec tant que ne sera pas levnicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceée l’ambigüité institutionnelle européenne qui empêche la mise en oeuvre d’une véritable solidarité européenne construite sur une intégration – sociale, écologique, économique, fiscale et budgétaire – des pays de la zone euro et l’accès direct des états à la banque centrale pour les besoins publics de financement.

La réponse à cette question est d’ordre politique et ne saurait en aucun se soumettre à la volonté des appétits financiers des marchés. Tout autre discours relève des stratagèmes de la démagogie destinés à cacher tant les renoncements que les volontés carriéristes au service d’intérêts particuliers.

nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceGeorges Papandréou fait honneur à la Démocratie et à l’histoire de son Peuple. Il ne mérite pas les propos que l’on tient actuellement à son égard.

Commentaires

Bonjour,
C'est vrai qu'on avait oublié l'époque Caramanlis où on s'était "arrangé" pour que la Grèce rentre dans l'Europe.
pour ma part, je considère aussi que cette décision de faire un référendum est bonne: c'est le peuple qui est souverain, on l'oublie trop souvent.
Malheureusement, il en est qui préfère faire passer les finances avant la démocratie...
Nous autres, écologistes, nous sommes habitués à cela : "oui" à l'écologie tant que ça ne dérange pas les milieux financiers, le capitalisme de continuer à fonctionner...
Philippe Hachet

Écrit par : HACHET | 02/11/2011

Curieuse coïncidence géographique et historique entre l’éclatement de l’ex Fédération de Yougoslavie et celui programmé de UE.
Curieux également se retour vers un passé aujourd’hui centenaire ou les peuples balkaniques, s’émancipaient de la tutelle Ottomane et s’affrontaient dans deux guerre successives prémices de la première guerre mondiale.
Curieux ce retour des prétentions hégémoniques des grands états et des puissances d’argent qui n’ont eu de cesse, depuis le congrès de Berlin en 1878, que d’apporter, les guerres et misères aux quatre points cardinaux de la planète, durant tout le vingtième siècle.
En1878, au congrès de Berlin, la diplomatie européenne, et surtout britannique, "fabrique" les États qui se partagent aujourd'hui la péninsule balkanique dans des formes qui susciteront, de profonds ressentiments. L'objectif du Congrès de Berlin était de sauvegarder ce qui pouvait l'être d'un empire Ottoman faiblissant, donc dépendant des puissances occidentales, pour contrer le panslavisme et l'influence de la Russie, ainsi que la « mégali idéa »grecque, en jouant de la diversité nationale des Balkans, pour constituer de petits États, eux-mêmes faibles et rivaux. Aucun ne devait se développer au-delà d'une certaine limite ; chacun se trouvait enserré dans une nasse de liens diplomatiques et dynastiques, parfois opposés ; tous étaient liés aux grandes puissances européennes. Le Congrès de Berlin inaugure ce que l'on a appelé la "balkanisation", processus de fragmentation politique qui débouche sur les Guerres balkaniques, contribuera au déclenchement de la première guerre mondiale, et servira plus tard de modèle à la dislocation de la Yougoslavie, dans les années 1991-96.
Aujourd’hui cette politique reste constante au sein de l’Union Européenne ou quelques pays et une oligarchie financière font régner un ordre ou un désordre économique au détriment des peuples .
Ou est la finalité de tout ce désordre planétaire ? Une marche forcée vers une Europe fédérale « à la Bismarck » ?
Ou un éclatement programmé de l’union Européenne au plus grand profit des spéculateurs ?

Écrit par : Hadrien | 03/11/2011

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