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25/07/2011

Dette des US: négociations au point mort!

le congrès américain.jpgSi avant le 2 août les élus démocrates et républicains du Congrès américain n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les modalités d’un relèvement du plafond de la dette de l’état, les Etats-Unis ne seront plus en mesure d’assurer le service de leur dette dont le montant est à l’heure actuelle de 14.300 milliards de dollars.

fitch_desc.jpgAlors que les négociations sont dans l’impasse les agences de notations menacent, faute de mesures radicales, de faire perdre aux Etats-Unis la fameuse note triple A qui jusqu’à maintenant leur est attribuée malgré la colossale dette souveraine du Pays qui résulte d’une politique récurrente de déficit public intenable désormais.

Du coup chacun s’est mis à travailler de son côté.

Le différent porte sur le fait que côté républicains l’on refuse obstinément la proposition de la Maison Blanche de faire participer les plus riches des contribuables à l’effort national à travers une augmentation des impôts de ces derniers venant s’ajouter à une baisse des dépenses publiques en contrepartie d’un accord d’un relèvement du plafond de la dette américaine.

Aujourd’hui démocrates et républicains semblent être d’accord pour ne plus parler de hausse des impôts.

Une nouvelle proposition démocrate vise à relever le plafond de la dette de 2700 milliards de dollars ce qui assurerait la couverture des besoins jusqu’à l’élection de 2012. Le plan démocrate serait assorti d’une baisse globale de 2700 milliards sur 10 ans. Il semble toutefois que les généralement les analystes considèrent que pour rester dans des conditions «admissibles» que le montant de l’enveloppe d’économies à réaliser se situe à 4000 milliards de dollars.

La proposition des républicains porte sur une progressivité du relèvement du plafond, de manière à maintenir une pression permanente sur l’administration afin que celle-ci poursuive sur la voie de la recherche de réduction des dépenses avant les élections de 2012.

Un amendement à la Constitution instaurant l’obligation de voter les budgets en équilibre est portée par l’aile la plus à droite des républicains.

Sont visées par les républicains, les mesures du système d'assurance santé cher au Président OBAMA – Medicare, Medicaid et Social Security – dont le coût risque d'exploser dans les dix ans à venir.

898933-1063220.jpgDu coup les marchés financiers mondiaux retrouvent une certaine fébrilité, alors que vendredi ils exultaient après l’annonce de l’accord européen pour aider la Grèce, les voilà, constatant l’enlisement américain, repartis à la baisse. Pire l’agence Fitch vient de placer le pays sous perfusion, en défaut partiel, l’agence Moody’s de son côté de descendre la dite note de 3 crans à un fil du défaut de paiement.

Titanic.jpgIl faut tout de même aujourd’hui prendre conscience que sous des aspects «feuilleton bagarres financières de séries B télévisées» quelques irresponsables – les indécrottables fêlés de la droite républicaine et les agences de notations – sont en train de faire prendre à la planète un risque de déclenchement d’une crise financière mondiale généralisée bien pire que celle à laquelle il a fallu faire face en 2008 avec la crise des «subprimes» et le dépôt de bilan de la banque Lehmann Brothers dont l’issue serait particulièrement incertaine.

Cette volonté de réduction permanente des coûts liés aux programmes en direction des moins favorisés et des classes moyennes des systèmes développés devient insupportable. Accompagnée d’une réticence de plus en plus affichée des nantis à ne pas vouloir prendre part aux efforts des membres des communautés nationales est tout simplement indécente.

Cette guerre, car s’en est une, des plus favorisés contre les moins pourvus qui payent le prix fort de la crise économique mondiale – baisse du pouvoir d’achat, augmentation des impôts, diminution des services, chômage des jeunes et des séniors, augmentation de la précarité et de l’insécurité – risque en tout cas de fort mal se terminer.

Plus que jamais le retour de l’état régulateur s’impose pour mettre fin au désordre économique et social actuel qui ne tardera pas à nous submerger. La situation présente ne peut pas perdurer.

La recherche d'un nécessaire et juste équilibre entre recettes fiscales, dépenses publiques et appel à l'emprunt ne peut pas être passée par pertes et profits. La responsabilité des représentations nationales dans les démocratie est engagée.

barack-obama-10496216taaoy_1713.jpgAux Etats-Unis le Président Obama, après avoir ouvert sans succès toutes les portes de la négociation, pourrait décider, devant l’incurie générale, de se passer de l’avis des membres du Congrès, et de poursuivre ses appels à l’emprunt pour financer la dette de son administration Pour ce faire il pourrait s’appuyer sur le 14ème amendement qui dispose que la dette publique du Pays ne peut pas être remise en cause.

On ne pourrait que se féliciter d'un tel comportement, courageux digne et responsable.

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