Avertir le modérateur

30/06/2011

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier libérés!

1513772_elysse-otages_640x280.jpgLa libération des journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier otages des Talibans d’Afghanistan ainsi que de leurs trois accompagnateurs constitue un immense moment de joie et de soulagement pour tous ceux qui aspirent à plus de paix et d’intelligence dans un monde trop souvent marqué par les haines, les fanatismes et les intolérances. Cette libération met fin à 587 jours d’angoisses.

Au-delà des désaccords politiques qui peuvent exister avec tel ou tel, il faut d’un mouvement saluer tous ceux qui d’une manière ou d’une autre – président de la République, membre du gouvernement, diplomates et fonctionnaires des services de l’état – ont, par leurs efforts, contribué à cet aboutissement heureux.

Il faut aussi saluer tous ceux qui, souvent au péril de leur vie, n’hésitent pas à s’engager pour servir la liberté de d’informer et la volonté de rapporter une information objective en prise avec les réalités du terrain.

Le refus devant l’intolérable, la volonté indéfectible de ne jamais se résigner et le souci de l’engagement et de l’action déterminée constituent autant d’atouts nécessaires à une forte mobilisation citoyenne face à de telles situations.

Aujourd’hui plusieurs autres de nos compatriotes sont encore retenus en otage de part le monde, nous devons ensemble exiger que la mobilisation reste forte afin qu’ils puissent, eux aussi, être rendus à leur familles et à leurs amis aussi vite que possible.

13:35 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hervé ghesquière, stéphane taponier, otages, talibans, afghanistan, liberté | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

29/06/2011

Le parlement grec vote le plan d'austérité

papandreou-grece-premier-ministre-union-nationale-334261-jpg_212173.jpgAlors que la situation semble dégénérer ce mercredi à Athènes, où en face du parlement grec, place Syntagma les manifestants lancent des pierres sur les policiers qui répliquent avec du gaz lacrymogène. L’on apprend de source officielle que le parlement a voté le plan d’austérité du premier ministre socialiste Georges Papandréou.

«Le plan d'austérité portant sur la période 2012-2015, nécessaire à la Grèce pour sécuriser une nouvelle aide financière de ses créanciers, a été adopté aujourd'hui par le Parlement grec, selon un décompte des voix réalisé par les journalistes de l'AFP.

1875654.jpgA 13H02 GMT, le projet avait reçu 151 voix "pour" sur les 300 que compte le parlement. Les députés ont voté un par un à l'appel de leur nom par circonscription.

Depuis ce matin, l'Europe entière a les yeux braqués sur Athènes où les députés sont appelés à voter en faveur de ce projet, contesté par la rue mais jugé obligatoire par les partenaires de l'Europe pour la poursuite de leur soutien financier, afin d'éviter un défaut de paiement de la Grèce et de mettre en danger la zone euro»

article_gA_ce.jpg«Même moi je jette des pierres pour la première fois de ma vie, les gens ont tellement la haine», s'exclamait ce matin une femme professeur de philosophie de son état. L’on craint que la manifestation prévue pour ce soir 19h heure locale (18h heure française) ne tourne à l’émeute tant la rue est chauffée à blanc. Un important cordon de police est déployé.

Source: AFP/ le Figaro Economie 29/06/2011 | Mise à jour : 15:05

16:00 Écrit par Bernard FRAU | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : athènes, plan d'austérité, georges papandréou, grèce, émeute, manisfestants, police, europe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

28/06/2011

Pascal Lamy: "la Grèce ce n'est que 5% de l'éconmie européenne"

pascal-lamy-omc-geneve_238.jpgInterrogé par Agnès Soubiran de France Info, à propos de la crise grecque, le socialiste Pascal Lamy actuel directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce a déclaré, «La Grèce ce n’est que 5% de l’économie européenne» ajoutant: "La crise grecque est une crise de la dette, de la Grèce. C’est l’histoire classique d’un petit pays qui pendant longtemps a dépensé plus qu’il n’a gagné. On trouvait ça pas très correct d’aller chercher des poux dans la tête des grecs, parce que leurs statistiques étaient bidonnées. Et tout ça a duré des décennies. Et se paye".

Quel mépris, quelle arrogance, mais aussi quel niveau de bêtise crasse dans les propos puants de ce minable?

sipa_ap21039793_000002.jpgFaut-il rappeler à ce sinistre individu, que la Grèce c’est d’abord et avant tout plus de 11 millions d’habitants. Faut-il aussi lui remettre en mémoire, lui le détenteur de nombreux diplômes, que la Grèce la région qui a été le berceau de la culture européenne. C’est dans les citées grecques que des hommes ont inventé la philosophie, la démocratie, le théâtre et les jeux olympiques?

Faut-il également rappeler à Pascal Lamy que la Grèce c’est un formidable patrimoine culturel et touristique qui fait l’objet de convoitises énormes de la part d’investisseurs privés qui n’attendent qu’une chose la chute du Pays et la mise en œuvre d’un plan de privatisation général?

Un peu de mesure et un peu plus d’humanité dans la bouche d’un social-démocrate, fussent-il un des plus haut-fonctionnaires que compte le monde fermé des grands dirigeants au service de la mécanique financière et commerciale de la planète aurait été apprécié.

Ce coup de gueule en guise de préalable posé venons-en au fond du discours de Pascal Lamy!

Qui sont ces «on» qui n’ont pas trouvé «ça très correct d’aller chercher des poux dans la tête des Grecs, parce que leur statistiques étaient bidonnées» et qui ont laissé faire pendant des décennies.

h-20-2505821-1306333857.jpgQui? DSK l’ex patron socialiste du FMI? Qui? Pascal Lamy lui-même? Qui encore? José-Manuel Barroso le patron de la Commission européenne? Jean-Claude Trichet le patron de la Banque européenne?

Tous ont été mouillés dans la carambouille mise en place par les banquiers voyous de Goldman Sachs sous le regard plus que complaisant des agences de notation. Tous ont finalement participé au maquillage de la situation réelle des finances de l’Etat hellène depuis son entrée dans la zone euro.

Dans un article paru dans ce blog le 7 mai 2010 j’affirmais, «Personne ne nous fera croire que dans les milieux autorisés tant à Bruxelles qu’à Francfort on ne savait pas ce qui se tramait».

Aujourd’hui Pascal Lamy qui vient d’indiquer dans cette interview qu’à l’OMC au moins on savait, trouve finalement normal de présenter benoitement la note aux Grecs tout en faisant remarquer que «le laxisme ça se paye» ! Quel culot!

grece-manif.jpgSeulement le Peuple grec ne veut pas avaler une deuxième potion amère servie par un autre social-démocrate, 1er ministre de son état Georges Papandréou. Il est dans la rue pour dire Non. Il a raison.

En mai 2010 confronté à une dette importante qu’elle n’était pas en mesure de financer sur les marchés à des taux raisonnables, le gouvernement avait sollicité une aide de 110 milliards d’euros auprès du FMI et de l’Union Européenne en échange de la mise en place d’un vigoureux plan d’austérité. Bon gré mal gré les Grecs se sont pliés aux décisions.

Loin de permettre un redressement des finances hellènes ce plan a au contraire provoqué une aggravation de celle-ci au point de plonger le pays dans une récession insupportable qui touche les catégories sociales grecques en général et les jeunes en particulier dont le taux de chômage atteint près de 40%.

papandreou-grece-dette-abaisser-note-agence-notati-332889-jpg_211087.jpgCette fois Georges Papandréou, en bon soldat de l’adjudant Pascal Lamy, vient leur proposer un tour de visse supplémentaire, c’est l’édition 2011 du programme des festivités des 5 prochaines années «pour une austérité nouvelle» qui doit être soumise au vote du parlement.

Au menu, hausse de la TVA, gel du salaire des fonctionnaires, plan renforcé de privatisations, réduction des retraites, des allocations sociales et de la masse salariale, ainsi que du nombre des emplois du secteur public. Cerise sur le gâteau les privatisations du secteur public vont se poursuivre.

athenes_france_info.jpgTout ce couffin de mesures plus impopulaires les une que les autres, imposé par les cyniques comptables politiques de la mondialisation «malheureuse» que soutient Pascal Lamy, provoque, et c'est normal, la juste colère des Grecs.

Des Grecs qui viennent de recevoir un soutien inattendu.

L’ONU, en effet, dans son rapport annuel sur la situation sociale dans le monde, vient d’indiquer que les politiques d’austérité menacent la reprise économique.

Les économistes de l'Organisation des Nations Unies, invitent les gouvernements à «réagir avec prudence aux pressions en faveur de la consolidation budgétaire et de l’adoption de mesures d’austérité s’ils ne veulent pas risquer d’interrompre le redressement de leur économie».

Georges Papandréou et Pascal Lamy devraient peut-être trouver le temps de diversifier leurs relations et leur référents politiques.

Nous attendons avec impatience le résultat du Vote du Parlement Grec qui doit en principe avoir lieu tard dans la soirée.

19:34 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pascal lamy, dsk, barosso, jc.trichet, omc, fmi, union européenne, dette, grèce, geoges papandréou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

27/06/2011

Amazonie: la forêt en danger!

800px-Amazon_57_53278W_2_71207S.jpgLa chambre basse du Congrès au Brésil a autorisé un assouplissement du code forestier du Pays. En clair, en l’état, il sera désormais plus facile aux exploitants forestiers de saccager la forêt brésilienne. Du coup de grandes parties de l’Amazonie – poumon vert de la planète de 7 millions de kilomètres carré – risquent d’être soumises à une action massive de déforestation.

De quels enjeux est-il question?

220px-Agalychnis_callidryas.jpgL’espace tropical amazonien est déterminant pour l’équilibre environnemental de la planète. Il remplit des fonctions capitales en matière d’'approvisionnement en eau douce – 12% des réserves d'eau douce mondiales – , de biodiversité – plus de 40000 espèces végétales, 2,5 millions d'espèces d'insectes et 427 espèces de mammifères – y sont abritées ou de fonctions de régulatrice concernant le climat.

Au Brésil la forêt est soumise à de fortes pressions générées d’une part par l’exportation du bois, dont 50% des coupes seraient illégales et d’autre part par la prédation foncière des exploitations agro-industrielles de bovin et de soja. Ainsi sous la pression cumulée et mal contrôlées de ces deux phénomènes la forêt amazonienne du Brésil a perdu 17% de sa surface.

1382_1359_Deforestation-Amazon-1024x667_1_460x230.pngEn 1995, pour préserver cet espace remarquable et lutter contre la déforestation, le gouvernement brésilien, a doté le pays d’un code forestier qui pose des règles précises d’encadrement de l’exploitation de la forêt. Les possibilités de coupe sont limitées selon la qualité écologique des surfaces exploitées, et le reboisement des surfaces déboisées est exigé. De plus, les espaces présentant une pente de 20 à 40 degrés ont été placés en «forêt de protection» pour permettre la création de zones de préservation automatiques et permanentes.

C’est tout cet édifice déjà difficilement respecté, mais qui constitue un cadre légal et juridique important que les députés brésiliens entendent passer à la tronçonneuse.

Près de 80% des Brésiliens soutiennent la possibilité constitutionnelle d’un veto que pourrait opposer la Présidente Dilma Rousseff à cette décision.

La situation est particulièrement tendue. Ces dernières semaines, à la colère et aux mouvements de protestation populaire, les très puissants lobbys forestiers ont répondu par des pressions très fortes sur la dirigeante brésilienne et des assassinats ciblés en direction de défenseurs de l’environnement connus ont été perpétrés par des hommes de main armés à la solde de forestiers en situation illégale suspectés d’en être les commanditaires.

A l’heure où la loi est en débat au Sénat du Brésil, une bataille impitoyable est engagée par les exploitants forestiers et leurs organisations agro-industrielles pour imposer la loi du silence et de la résignation au Pays en général à sa Présidente et aux écologistes en particulier.

220px-Pantanal2 amazonie.jpgLa protection de l'Amazonie ne concerne pas que les Brésiliens elle constitue une question d’importance mondiale tant pour les aspects qui touchent à la protection de la biodiversité que ceux qui ont traits au réchauffement climatique de la planète.

D’ailleurs un protocole de coopération pour le développement durable des milieux naturels de l’espace amazonien a été signé en 2008 entre la France et le Brésil.

De plus des produits agricoles et forestiers en provenance du Brésil se retrouvent sur les marchés européens et français.

250px-Chapada.jpgIl est donc légitime à notre niveau d’agir pour persuader la Présidente Dilma Rousseff de ne pas céder à la pression en lui faisant parvenir notre appel solennel pour la sauvegarde du patrimoine international que constitue l’Amazonie et pour que l’état protège la vie des militants écologistes engagés dans cette cause.

En signant la pétition à la Présidente du Brésil Dilma Rousseff vous manifesterez votre solidarité pour une cause juste qui vous concerne et qui concerne l’Humanité toute entière.

Pour signer: http://www.avaaz.org/fr/save_the_amazon_fr/

01:09 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amazonie, brésil, dilma rousseff, déforestation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

23/06/2011

Divisées les forces du Centre perdront en 2012

 Au train où vont les choses présidentielles, les bidons pour 2012 commencent à se ranger tant à gauche qu’à droite. L’on s’achemine tranquillement côté des appareils politiques à rejouer la énième confrontation entre la gauche emmenée par le PS et la droite emmenée par l’UMP avec en spectateur non actif le Centre. Alors que lentement la France se délite, les Français vont semble-t-il être invités à se prononcer pour un changement afin que rien ne change, sauf en pire.

Mais les Français l’entendent-ils de cette oreille?

518658_sans-titre.jpgVeulent-ils se payer une nouvelle séquence de 5 ans de sarkozysme? La réponse est clairement Non. Il n’est que de regarder la côte de popularité actuelle du Président de la République qui vient encore de perdre deux points d’indice de confiance.

 

898908-1063151.jpg

Sont-ils prêts pour autant à se refaire pendant cinq ans une expérience «gauche plurielle façon Jospin» avec cette fois Martine Aubry ou François Hollande à la barre?

La réponse est également Non. En témoigne le peu d’empressement des Français en direction d’un PS, sans programme, coincés entre la queue de l’affaire DSK, la cacophonie Valls, Montebourg, Chevènement et Royal sur la dépénalisation de la drogue, le grand écart à réaliser entre la réalité économique du Pays, portés par le libéraux-socialistes du PS et les exigences du Parti de Gauche et celles des Ecologistes de Gauche (EELV).

A tout cela vient se sur ajouter au tableau la part d’incertitude que le poids, désormais grandissant du Front National dans les enquêtes d’opinion, fait peser non seulement sur le premier tour de l’élection présidentielle mais également sur le nombre de triangulaires du second tour des législatives au terme duquel à l’Assemblée Nationale pourrait se retrouver une majorité introuvable.

nicolas-sarkozy-marine-le-pen-ump-elysee-sondage-10453848mujtp_1713.jpgL’idée d’un FN arbitre du débat politique français des prochaines années est d’ailleurs déjà dans les têtes des dirigeants de l’UMP. La quête obsessionnelle de sujets systématiquement clivants et discriminants de la part du Ministre de l’Intérieur ainsi que la création à l’Assemblée Nationale d’un groupe de Députés «charnière» répertorié sous l’étiquette «Droite Populaire» ne sont-ils pas la marque d’une anticipation construite pour répondre à cette possibilité?

La France des citoyens qui ne se retrouvent pas dans ce kaléidoscope, poussé par les médias, est actuellement orpheline d’une formation politique en mesure d’enclencher une dynamique de changement. La famille des non alignés est fragmentée, éparpillée dans diverses organisations, toutes respectables certes mais qui, chacune prise isolément, ne sont pas en mesure d’atteindre la taille critique qui lui permettrait d'être présent au second tour de l’élection présidentielle en position de l'emporter.

Pour tous les humanistes convaincus, les écologistes authentiques et les républicains fidèles, fatigués des pesanteurs «sarko-lepénistes» de droite et «trotsko-socialiste» de gauche, la nécessité du rassemblement sur un projet politique porté par un chef de file unique et une équipe de campagne soudée s’impose aux différentes personnalités de cette famille de loin la plus représentative des forces vives de notre pays.

article_centristes.jpgOui, il appartient désormais à Jean Arthuis, François Bayrou, Jean-Marie Bockel, Jean-Louis Borloo, Hervé de charrette, Dominique de Villepin, Corine Lepage et Hervé Morin de prendre, dans le respect des différences de chaque sensibilité, l’initiative d'un large rassemblement centriste ouvert aux bonnes volontés politique fussent-ils d'anciens adversaires. C’est leur responsabilité et c’est l’intérêt de la France et des Français.

Une telle initiative présenterait d’ailleurs l’immense avantage de faire taire les rumeurs désobligeantes qui prêtent aux uns et aux autres des arrières pensées de négociations destinées à défendre, entre les deux tours, des intérêts particuliers avant ceux des Français.

Si aujourd’hui le PS et l’UMP ont à régler un problème avec le FN pour passer en 2012 le 1er tour de l’élection présidentielle puis pour constituer une majorité à l’Assemblée Nationale, le Centre humaniste écologiste et républicain n’a de son côté qu’à régler un problème de rassemblement.

Les conditions de ce rassemblement aux yeux des citoyens électeurs, ceux sont eux qui votent, est simple, il passe par un certain nombre de pré requis conditionnels dont l’inventaire n’est pas très long à faire.

corinne_lepage.jpgPremière condition: elle consiste à réaffirmer clairement la conviction commune que l’Avenir de la France passe par l’impérieuse nécessité d’un changement en profondeur pour préserver le pays tant des archaïsmes du passé que des tentations «populardes» du présent.

 

148611-villepin-attaques-une-jpg_54054.jpgDeuxième condition: elle réside dans l’affichage d’un objectif commun, faire de l’élection présidentielle, qui, dans nos institutions, est le moment pivot, ouvert aux citoyens pour effectuer démocratiquement les choix fondamentaux du pays, le temps de ce changement radical.

1025702_3_ad02_jean-marie-bockel-a-l-elysee-le-27-fevrier.jpgTroisième condition: elle implique pour chacune des personnalités de la sensibilité centriste de ne pas se considérer à priori comme la seule légitime pour conduire le rassemblement.

Ces trois conditions posées plus rien en principe ne s’opposera à la mise en place d’une plateforme programme tant les positions sont convergentes.

Loin de l’assistanat généralisé comme du libéralisme financier débridé, construite pour assurer un juste équilibre entre solidarité, respect des entreprises humaines et préservation de la nature, cette plateforme programme devra assurer dans le cadre européen la nécessité pour la France de disposer des moyens de sa souveraineté et de son indépendance. De plus elle devra réaffirmer et proposer un renforcement de la séparation des pouvoirs au sein de nos institutions ainsi qu’une révision des modalités de désignation de la représentation citoyenne aux différents scrutins locaux et nationaux.

9rhB64RTpiapg5isUYidrXY4hUFpP5gnThumbnail.jpgLe choix pour l’ensemble des composantes du Centre Humaniste Ecologiste et Républicain est à l’ouverture et non au repli sur soi. C’est la condition finale pour cette sensibilité majoritaire dans le pays de pouvoir conserver une réelle influence en créant les conditions pour elle d’enclencher une dynamique gagnante en vue d'exercer le pouvoir au service du Pays.

Il n’est qu’à bien regarder les tentatives en direction des centristes, ici on tend la main pour les séduire, là on cause en aparté pour tenter de les diviser, là encore on exerce ce qu’il faut de pression sur leurs députés en vue de les annexer et ainsi d’affaiblir leur camp.

927466-1099241.jpgToutes ces manœuvres ne visent qu’un objectif travailler à la disparition effective d’une réelle voie politique alternative pour la France. A gauche comme à droite, au PS comme à l’UMP, tout concorde à vouloir tenir à la laisse les centristes ou à les acheter et quand cela ne marche pas à user de stratagèmes pour les faire plier.

Personne n'est dupe, il appartient aux centristes de montrer qu’ils ne sont, ni des caniches, ni des laquais en quête de prébendes encore moins des forces résignée à servir d’appoint pour tenir des seconds rôles.

Divisés les Centristes perdront en 2012. Rassemblés ils permettront de donner au Pays les moyens d’un changement réel que les citoyens attendent depuis maintenant trop longtemps.

11:36 Écrit par Bernard FRAU dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, ump, fn, bayrou, villepin, bockel, charette, morin, lepage, borloo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

21/06/2011

Anne Lauvergeon virée d'Areva!

 Anne-Lauvergeon-n-est-pas-renouvelee-a-la-tete-d-Areva_scalewidth_630.jpgCertains regretteront Anne Lauvergeon, d'autres pas, mais il faut lui rendre justice, le refus qu’elle vient d’opposer à Nicolas Sarkozy, lundi après-midi lors d’un entretien à l’Élysée, a un côté plutôt sympathique et dénote d’une personnalité au caractère courageux.

Refuser de prendre les indemnités de départ conséquentes – 2 années de salaires soit la bagatelle de près de 2 millions d’euros – que celui-ci lui proposait mérite d’être souligné tant il est rare par les temps qui courent de voir à ce niveau les gens ne pas hésiter à s’abaisser lorsqu’il s’agit de ramasser la tune.

Nicolas Sarkozy aurait du se souvenir que «la guêpe» ne se laisserait pas faire facilement, elle qui en 2007 avait refusé le poste de ministre de l’économie qu’il lui offrait au titre de l’ouverture.

1191686.jpgAprès dix ans passés à la tête d’Areva – groupe électronucléaire issu de la fusion en 2001 de la Cogema, Framatome, CEA-Industrie et Technicatome Anne Lauvergeon tire sa révérence sur un coup d’éclat mais l’important reste les conditions de son éviction et ce qu’il va advenir de la politique nucléaire de la France.

Comment la décision de dégager Anne Lauvergeon a-t-elle été prise?

851502.jpgC'est Nicolas Sarkozy qui a décidé, François Fillon qui a été chargé de la commission et à Eric Besson a été laissé le soin de justifier ce choix auprès de l'opinion publique. «Il n'est pas choquant qu'au bout de 10 ans à la tête d'une entreprise publique, il puisse y avoir un renouvellement de la présidence», a-t-il déclaré à l'AFP. Certes mais à ce niveau l’argumentation est un peu courte.

D’autant que la gestion Anne Lauvergeon n’est tout de même pas un monument convaincant de réussite il y avait matière à argumenter.

L’EPR? Une bérézina industrielle et commerciale!

epr-finlande-aeva-suki_large.jpgEn Finlande le chantier de construction pour lequel Areva a obtenu commande il y a huit ans n’est toujours pas terminé. La facture des dépenses dépasse de 3 milliards d’euros le devis initial et l’on s’attend à de nouvelles dérives d’ici à la mise en service.

Le chantier de Flamanville pour EDF est annoncé à l’heure où nous parlons avec un retard de trois ans.

Les mines d’uranium? Honte et gaspillage!

Les conditions d’exploitation des mines d'uranium au Niger sont toujours aussi détestables pour les personnels qui travaillent sur le site. Quand à l’achat d’UraMin celui s’est effectué à des niveaux de prix défiant le raisonnable. Des fuites avant l’opération ont provoqué un envol des cours de plus de 30% en l’espace de peu de temps.

La situation financière du Groupe AREVA? Mystères et brouillards!

En 2010 après avoir réalisé plus de 4 milliards d’euros d’actifs – en plus des 2,8 milliards vendus en 2009 – Areva a été contraint de procéder dans l’urgence à une augmentation de capital pour éviter une dégradation de sa note bancaire. L’état, les citoyens français en l’occurrence, ont été appels à hauteur de 300 millions d’euros à côté d’un fond d’investissement du Koweït. Lequel fond d’investissement a exigé comme condition qu’Areva soit mis en Bourse avant la fin du mois de Juin 2011.

Est-il besoin de rappeler que l’état est actionnaire d’Areva à hauteur de 90% et qu’il est pour le moins curieux qu’il se laisse imposer, par un partenaire étranger, une décision sur une partie de sa filière stratégique.

L’héritage d’Anne Lauvergeon?

L’avenir du groupe Areva et de l’industrie nucléaire française, après la catastrophe de Fukushima – qui n’est certes pas de la faute d’Anne Lauvergeon – est pour le moins sujet à inquiétudes pour les nucléocrates.

Nicolas Sarkozy, François Fillon et l’inénarrable Eric Besson ont beau nous chanter que l’EPR est le nec plus ultra de la sécurité en matière de réacteur nucléaire, la montée des coûts, liés aux compléments d’investissement en matière de sureté et en matière d’assurance, rend mécaniquement la filière nucléaire moins compétitive que les filières concurrente du renouvelable.

Cela est d’autant plus vrai que parallèlement rien n’est aujourd’hui proposé en termes de solution pour le démantèlement des centrales en fin de vie, et la gestion des déchets radioactifs hormis les solutions bâtardes et hasardeuses d’enfouissement à des centaines de mètre sous terre pour des durées invraisemblables.

Telle la réalité de la gestion d’Areva conduite par Anne Lauvergeon ces 10 dernières années dont il serait totalement injuste de lui faire porter à elle seule le chapeau. Les pouvoirs publics sous tutelle UMP et PS y ont largement leur part. Le PS ayant préparé le terrain pendant que l’UMP en récoltait les fruits pourris sans que jamais ni les uns ni les autres depuis 30 ans au moins n’aient variés d’un iota.

Coincée entre des pertes qui s’annoncent lourdes sur les chantiers de l’EPR, son incapacité à anticiper des solutions d’avenir sur les déchets et le démantèlement des vieilles installations et l’effet Fukushima qui porte un coup quasi fatal au nucléaire, Areva est dans une situation critique.

CPS.VQY30.280211184955.photo01.quicklook.default-245x163.jpgNicolas Sarkozy n’a pas aujourd’hui de ligne stratégique de rechange c’est d’ailleurs ce qu’annonce benoîtement Eric Besson lorsque celui-ci assure, s’agissant de la nomination de l’actuel numéro deux d’Areva, Luc Oursel, pour remplacer Anne Lauvergeon, qu’il ne s’agit pas «d'un changement d'orientation stratégique», ajoutant même «Le premier ministre demande très clairement à Luc Oursel de poursuivre l'action qui a été celle d'Anne Lauvergeon» poussant le gag jusqu’à dire que la dirigeante virée à «un bon bilan».

A quoi donc répond cette mise à l’écart?

Sauf à laisser totalement les mains libres à l’homme qui voulait se faire payer deux salaires – Henri Proglio actuel patron d’EDF – ont ne voit pas très bien où tout cela conduit.

Rappelons qu’Henri Proglio est ce patron d’industrie qui tient la catastrophe de Fukushima pour rien de plus qu’un retour d’expérience à prendre en compte avant de se lancer dans la co-construction du parc atomique aux Chinois. Tout un programme!

16/06/2011

Georges Papandréou annonce un remaniement de son gouvernement pour ce jeudi

 

papandreou-grece-dette-abaisser-note-agence-notati-332889-jpg_211087.jpg"Demain, je formerai un nouveau gouvernement et immédiatement après je demanderai la confiance au Parlement" a indiqué mercredi soir, Georges Papandreou, le Premier ministre socialiste au cours d’une courte intervention à la télévision.

Cette annonce fait suite à la chaude journée de protestation, entre 40 et 60000 manifestants dans les rues d’Athènes descendus pour protester contre le projet de budget d’austérité que Le Premier ministre grec tente de faire passer au parlement avec l’aide de l’opposition.

Jugeant nécessaire le vote de son nouveau plan d’austérité pour garantir le déblocage d'une nouvelle aide de l'Union européenne et du FMI et prenant acte de la décision de l’opposition de droite – Nouvelle Démocratie – qui maintient son refus de participer à un gouvernement d’union nationale avec le PASOK – Parti Socialiste panhellénique –, Georges Papandréou va donc procéder dès jeudi à un remaniement ministériel. Il demandera ensuite un vote de confiance au Parlement.

334313-182961-jpg_212230_434x276.jpgCe faisant le socialiste George Papandréou plutôt que d’écouter les milliers de Grecs qui ont manifesté contre son projet de loi budgétaire pluriannuel – qui fixe de nouvelles hausses d’impôts et de nouvelles privatisations – a choisi de se plier à la pression des marchés financiers dont les remèdes proposés sont en train d’entrainer le pays dans une aventure où l’Union Européenne elle-même risque de se perdre.

01:30 Écrit par Bernard FRAU dans 7. Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pasok, papandréou, union européenne, fmi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

15/06/2011

Plusieurs dizaines de milliers de Grecs dans la rue: Papandreou impuissant, et l’Europe avec lui !

128900_des-milliers-de-personnes-manifestent-devant-le-parlement-grec-contre-les-mesures-d-austerite-lors-d-une-greve-generale-le-15-juin-2011.jpgLa fronde gronde à Athènes, place Syntagma, où des milliers de personnes, encadrées par un dispositif policier impressionnant, manifestent, devant le parlement, leur refus de la nouvelle cure d’austérité que veut imposer le gouvernement socialiste en place.

C’est la troisième fois depuis le début de l’année que les Grecs répondent «présent» aux syndicats qui les ont à nouveau appelés à descendre dans la rue. Plus important, et c’est nouveau, cette fois les citoyens grecs se sont mobilisés après que le mouvement de protestation populaire des «Indignés», lancé en Grèce le 25 mai sur le modèle espagnol, les ait sollicités pour manifester leur colère.

296647.jpgLes contacts avec les forces de police sont rugueux. Aux jets de pierres des protestataires qui s’en prenaient aux bâtiments publics et aux voitures officielles en criant «voleurs» à l’adresse de la classe politique, les policiers ont répondu par des coups de matraque et des jets de gaz lacrymogènes. Des blessés ont déjà été évacués!

Le premier ministre, Georges Papandreou, dans un entretien avec le chef de l’Etat grec, Carolos Papoulias, a confirmé que son gouvernement allait «assumer ses responsabilités, continuer d'avancer et prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays de la crise»

Papaandréou.jpgAprès la vague de mesures d'austérité imposées en 2010 et sous la pression des marchés financiers Georges Papandreou présente, au parlement ce mercredi, un nouveau projet de loi de finance «presse-purée» qui doit être voté fin juin. Ce plan d’austérité renforcée prévoie des économies nouvelles à hauteur de 28,4 milliards d'euros d'ici à 2015 et un train de privatisations massives.

Selon le chef du gouvernement, le versement de la cinquième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé en 2010 par l'UE et le FMI – 53 milliards ont déjà été versés à aujourd’hui – est subordonné au vote de ce projet de loi de finance par le parlement.

Tous les clignotants sont au rouge:

731043821.jpgLa majorité au parlement de Georges Papandreou est en train de se réduire des députés socialistes commencent à faire défection. Le dernier en date a quitté le groupe parlementaire mardi soir en déclarant que le gouvernement «avait échoué».

L’opposition refuse d’aller à une solution de consensus politique, que réclament les autorités financières bailleurs de fonds potentiels.

Les créanciers de la zone Euro et du FMI n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les solutions à mettre en œuvre pour sauver la Grèce d’un naufrage financier.

Les Agences de notation ont décidés d’attribuer à la Grèce une note CCC négative qui place le pays en situation d’être déclaré en défaut de paiement et rend toute possibilité de solution quasi impossible.

1875654.jpgLa Grèce est désormais au bord de la faillite et cela met en grave danger l’ensemble de la communauté européenne.

Les agences de notation, bras armé des marchés financiers qui veulent soumettre les peuples et les démocraties à leurs lois se livrent en réalité, à travers le cas grec, à une attaque en règle contre l’euro mais aussi et surtout contre toute tentative de la part des états de se sortir des difficultés par des solutions politiques sur lesquelles par définition elles ne pourraient pas avoir prise.

Combien de temps encore allons-nous accepter de poursuivre avec un système qui, les mêmes causes produisant les mêmes effets, conduit inexorablement les Peuples européens plus profondément dans les crises sociales et politiques pendant que les grands spéculateurs et les grands argentiers internationaux continuent leur «buissness as usual»?

520614.jpgL’Europe qui a été la grande absente de la campagne présidentielle de 2007 devra en 2012 faire l’objet d’un débat sans tabou s’agissant de la remise en question du Traité scélérat de Lisbonne qui interdit toute solution politique régulatrice au profit d’un libre échangisme intégral et sans limite.

Il n’est pas juste que des grecs fortunés puissent mettre leurs avoirs à l’abri en Suisse pendant qu’il est demandé citoyen moyen des efforts pour sortir le pays de ses difficultés. Des règles doivent être mise en place pour la circulation des capitaux.

Il est anormal que les états soient contraints de refinancer leurs dettes auprès des organismes privés. La Banque centrale européenne doit avoir un rôle qui dépasse le simple fait de contenir l’inflation.

justice-300x200.jpgIl est incongru que dans la même zone monétaire la règle d’harmonisation fiscale ne soit pas rigoureusement établie. La concurrence et le dumping fiscaux doivent tout simplement être interdits.

Peut-être faudra-t’il se poser la question de la mise en place d’une monnaie commune stabilisée, dans le cadre d’un système européen, en remplacement d’une monnaie unique qui, de fait, fait de la question sociale et de l’emploi la variable d’ajustement de politiques économiques qui aujourd’hui n’ont de nationales que la dénomination.

europe.jpgLa liste n’est pas limitative des questions que la grave crise grecque soulève quand au devenir du projet européen qui reste dans un monde multipolaire une nécessité à la fois culturelle, politique et géostratégique. En 2012 il appartiendra aux futurs candidats de préciser sur quelles orientations ils entendront, au nom de la France, intervenir, dans les grandes instances mondiales et européennes, lorsque le temps des vraies réformes sera venu.

 

17:47 Écrit par Bernard FRAU dans 7. Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : athènes, papandréou, euro, crise, 2012, ue, fmi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

14/06/2011

Berlusconi:«un bel calcio nel culo!».

 1535651_3_2a5b_des-partisans-du-oui-au-quadruple-referendum.jpgAlors que depuis 16 ans le quorum n’était pas atteint en Italie pour des référendums d’initiative populaire – 24 depuis 1995 – les Italiens, en participant à 57% aux référendums de dimanche et de lundi, viennent d’infliger plus qu’un camouflet à Berlusconi: «un bel calcio nel culo!». En bon français «un beau coup de pied dans le cul».

C’est un nouvel échec cuisant pour «il Cavalière». Un désaveu cinglant, après l’humiliante débâcle que son attelage politique – droite ultra libérale et droite extrême populiste réunies – a subi aux municipales partielles d'il y a 15 jours où Milan la place forte berlusconienne est tombée à gauche ainsi que Trieste et Cagliari.

Le Président du Conseil italien qui, pour marquer sa volonté de ne pas voter, a passé son dimanche à la mer en Sardaigne, a réussit à transformer une consultation citoyenne en un plébiscite contre lui. Selon des résultats encore partiels du ministère de l'Intérieur, le «oui» se serait imposé à une écrasante majorité de l’ordre de 95 et 96 % pour chacune des 3 questions soumises aux Italiens.

En s’exprimant massivement, contre la privatisation de la distribution de l'eau, contre la construction de centrales nucléaires et contre l’immunité pénale, la sienne en particulier, la grande majorité des Italiens lui a tourné le dos. Ce faisant c'est la politique de son gouvernement qui vient d'être totalement désavoué dans les urnes.

Est-ce la fin de l’ère Berlusconi ? La question n’est plus taboue en Italie.

image_proces.jpgAujourd’hui politiquement déstabilisé Sylvio Berlusconi, 74 ans, est de plus poursuivi par la justice de son pays, à laquelle il devra répondre, dans trois affaires dont l’une pour abus de pouvoirs – délit pour lequel la peine en Italie est de douze ans de prison – et recours à la prostitution de mineure.

Ses amis politiques commencent à prendre des distance ainsi lors du référendum, le maire de Rome, Gianni Alemanno, et le président du Sénat, Renato Schifani, n’ont pas respecté les consignes d'abstention. Ils se rendus aux urnes et ont voté.

Le signe le plus fort vient du leader de la Ligue du Nord, Umberto Bossi, dont dépend la survie du gouvernement au Parlement. En déclarant à l’issue du référendum «Berlusconi ne sait plus parler au peuple», Bossi semble bien avoir sifflé la fin de la partie.

Au delà des revers qu’il vient d’essuyer c’est aussi au plan économique que la politique du chef de l’exécutif italien est contestée. The Economist vient de consacrer un dossier à «L'homme qui a 'niqué' tout un pays».

Lui reprochant «son mépris total de la situation économique de son pays» le journal conclue, «autant dire qu’il laissera derrière lui un pays dans une situation épouvantable».

Le moins que l’on puisse dire est que tout cela n’est pas glorieux pour cet homme qui n’a jamais mis de limites à son appétit de domination. Mais par le passé le bougre, qui concentre sur sa personne tout ce qui dénature la politique et sa noblesse, a toujours su rebondir et se maintenir.

Nicolas-Sarkozy-et-Silvio-Berlusconi_articlephoto.jpgArrogant, cynique, sur de lui et de la puissance de sa fortune, faisant et défaisant la loi à l’aune de ses intérêts personnels, il est sur que Sylvio Berlusconi ne renoncera pas facilement et que dès demain il s’attellera à la préparation des élections législatives qui doivent se dérouler dans deux ans.

Cette fois tout de même avec la claque qu’il vient de se prendre, on peut penser que, désormais, les Italiens et les Italiennes lui ont signifié qu’ils n’acceptent plus d’être représentés par lui. Lui qui, jour après jour, incarne un peu moins la figure d'un chef d'état respectable pour n'être plus qu'une injure faite à l’Italie et à son peuple. «Arrivederci povero stronzo, non ci mancherai*».

* au revoir pauvre con, tu ne vas pas nous manquer.

 

01:30 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berlusconi, nucléaire, immunité pénale, ligue du nord, claque | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

12/06/2011

Rosita ISA : la vache génétiquement modifiée pour produire du lait maternel

Rosita chinoiese.jpgC’est une première mondiale, selon un communiqué, émis jeudi 9 juin 2011 du laboratoire argentin, l’INTA – Institut argentin de technologie agricole – une de ses équipes de chercheurs ont conduit une opération de biotechnologie qui a abouti à la naissance d’un bovin en mesure de produire du lait similaire au lait maternel des humains.

Rosita ISA, c’est ainsi qu’ils ont prénommée la vache en question, est née le 6 avril «par césarienne, en raison de son poids excessif, 45 kilos, alors que les vaches Jersey ne dépassent pas habituellement les 22 kilos à la naissance».

17231251163_572272000000002007_06727889007.png«L’objectif était d’améliorer la valeur nutritionnelle du lait de vache en ajoutant deux gènes humains, la protéine lactoferrine, qui apporte une protection antibactérienne et antivirale, et la lysozyme, qui est aussi un agent antibactérien», a indiqué l’un des chercheurs, Adrian Mutto.

Selon l’INTA l’opération de biotechnologie telle qu’elle a été réalisée constitue une première, jusqu’à ce jour aucun mammifère n’a fait l’objet d’une telle expérience par introduction, en une seule injection, de deux gènes dans une même cellule receveuse. De plus les chercheurs argentins assurent que cette manipulation est très importante, «car cela améliore l’efficacité du procédé», disent-ils en ajoutant que parvenue à l’âge adulte, la vache clonée est susceptible d’ «avoir des enfants» chacun aura noté le terme employé«qui auront des gènes modifiés dans 25 à 30% des cas…….ce qui ouvre des perspectives pour les générations futures».

Dans 10 mois une simulation de grossesse permettra de vérifier que le lait de la génisse génétiquement modifié possède bien les propriétés recherchées.

Pour parvenir à ce résultat, les équipes de l’INTA ont collaboré avec les équipes argentines de l’Université nationale de San Martin. Les recherches pour produire du lait de mêmes propriétés que le lait maternel humain ne sont pas nouvelles. Des chercheurs de l'Université agricole de Chine sont parvenus à modifier génétiquement des vaches laitières, 300 au total, pour obtenir ce résultat.

lactobacille.jpgLe professeur Li Ning, directeur du Laboratoire d’État chinois pour l’agriculture biotechnologique laisse entendre que des nouveau-nés chinois pourraient bientôt être nourri avec ce lait qui, à plus ou moins brève échéance, sera mis sur le marché pour être vendu comme une boisson lactée au même titre que le lait de vache classique.

En l’état actuel aucun travaux scientifiques ne font état, tant en Argentine qu’en Chine, de l’innocuité du lait de vache génétiquement modifiée sur la santé des consommateurs humains potentiels. De même rien n’est indiqué quand aux effets de la manipulation génétique sur la santé du bétail. Nous voilà encore entrain de mettre la charrue avant les «bœufs». Alors que le recul – retour d'expérience sur plusieurs année d'élevage des vaches génétiquement modifiées – la frénésie consumériste pointe déjà son nez.

S’agissant de la législation européenne il convient de noter qu’une réunion de conciliation sur l'utilisation d'animaux clonés à des fins alimentaires ainsi que sur la commercialisation des produits issus de ce processus, s’est soldée, le 29 mars 2011, par un échec. Les parlementaires et ministres ne sont pas parvenus à clore le débat entamé en janvier 2008 à la suite d’une proposition de modification du règlement européen en la matière.

La bataille fait rage à Bruxelles entre l'EFSA – Autorité européenne de sécurité des aliments – qui globalement n’émet pas de réserves au clonage d’animaux à des fins alimentaires et le GEE – groupe européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies – qui estime que les niveaux de souffrance, les problèmes de santé des mères porteuses et ceux des animaux clonés ne sont pas de nature à le justifier.

INGUL540.jpgLa vigilance doit donc être de mise car si pour l’heure le clonage est seulement possible à l'état de recherche en France et dans l'UE, les lobbys marchands des États-Unis d’Argentine sont à la manœuvre pour que la législation soit adaptée à une possible importation sur les marchés européens des produits issus de cette technique.

 

18:30 Écrit par Bernard FRAU dans 16. Biotechnologies | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rosita, inta, efsa, gee, lactoferrine, lysozyme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu