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10/06/2011

Cesare Battisti est libre, il ne purgera pas sa peine

0a877b06-169a-11e0-a88d-7a16dffe34ee.jpgMembre dans les années 1970 d'un groupe terroriste d'extrême-gauche, les Prolétaires Armés pour le Communisme (PAC), l’activiste/terroriste d’extrême-gauche italien Cesare Battisti – né le 18 décembre 1954 à Sermoneta, près de Rome (Italie) condamné, par contumace, en 1993, par la justice de son pays, à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres commis durant «les années de plomb» fin 1970 – vient de sortir de prison à Brasilia où il avait été incarcéré après son arrestation à Rio en 2007 en attente de son extradition vers l’Italie.


Cette mise en liberté intervient après une décision de la Cour suprême du Brésil qui a rejeté une demande d’extradition formulée par le gouvernement italien contre Battisti.

20101231PHOWWW00304.jpgLes juges de la Cours suprême ont considéré que Rome ne pouvait pas contester la décision de l’ancien Président Lula da Silva de ne pas faire droit à la demande d’extradition de Cesare Battisti. Le 31 décembre 2010, dernier jour de son mandat, alors qu’un traité d'extradition lie le Brésil et l’Italie, Lula avait fait connaître son refus.


La récente décision déclenche la colère des autorités italiennes qui au nom des victimes de la terreur rouge des années 70 vont porter l’affaire devant la Cour internationale de Justice de La Haye.

La ministre italienne de la Jeunesse, Giorgia MELONI a indiqué de son côté: «Le gouvernement continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir, y compris au sein de l’UE, pour faire en sorte qu’un vulgaire assassin, qui avait masqué jusqu’à présent ses délits derrière la lutte politique, puisse être finalement emprisonné dans son pays».

Ce verdict «offense le droit à la justice des victimes et apparaît en contradiction avec les obligations découlant des accords internationaux qui lient les deux pays», a estimé de son côté Franco Frattini le ministre italien des affaires étrangères.


Cesare Battisti qui a dit renoncer à la lutte armée, a toujours nié être l’auteur des crimes dont il est accusé et pour lesquels il a été condamné. Il a dénoncé clairement quatre de ses anciens complices des PAC comme responsables des assassinats que la justice italienne lui a imputé.


Dans les années 1990, sous la protection du président François Mitterrand, il avait avec plusieurs autres militants d'extrême gauche italiens cherché à reconstruire sa vie en France.

Maintenant que la Cour suprême du Brésil a décrété sa libération immédiate il a fait savoir, au travers une déclaration à la presse de son avocat, qu'il sollicitait un visa de résident permanent au Brésil.


Vu du côté des familles des victimes, dont la douleur est encore vive, cette affaire au terme de laquelle un assassin ne purgera pas la peine à laquelle il a été condamné n’est pas acceptée. Qui pourrait honnêtement leur en vouloir?

13:02 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cesare battisti, lula da silva, brésil, italie, années de plomb | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

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