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31/05/2011

L’Allemagne décide de sortir du nucléaire en 11 ans!

Deuxième Partie

Au-delà de la polémique entre pro et anti nucléaire, avec cette prise de position désormais incontournable, la Chancelière allemande vient de donner à son pays une chance de regarder autrement l’avenir énergétique de son pays et surtout elle le place en situation économique plus favorable.

1756304 centrale fuku à fin 03.jpgC’est que la catastrophe de la centrale de Fukushima, outre les dangers liés à l’exposition à la radioactivité, vient de révéler de façon brutale une réalité cachée: l’énergie nucléaire n’est pas aussi compétitive que les puissants lobbies veulent nous faire croire.

Aux États-Unis le débat est engagé et l’un des opérateurs électriciens les plus puissants - Energy Group - vient de déclarer la filière nucléaire «grillée» pour justifier son choix en faveur du gaz pour un gros projet de centrale.

Le groupe allemand Siemens de son côté se préparerait à abandonner son secteur nucléaire. Selon le quotidien allemand Handelsblatt «En interne, la décision de principe d'un abandon du nucléaire a été prise».

1395123_3_69c3_dans-quinze-jours-au-plus-tard-si-rien-ne.jpgDans ces milieux on commence à anticiper l’idée d’une énergie solaire qui, d’ici à 5 ou 6 ans, s’avèrerait plus compétitive tant pour le nucléaire que pour l’énergie fossile.

De nombreuses études montrent que tant le coût des investissements que de celui de la production de l’énergie nucléaire, sont en augmentation croissante. Entre 1977 et 1998, les coûts d'investissement ont été ainsi multipliés par 2,6. Ce phénomène d’augmentation des coûts est lié à la complexification croissante des systèmes pour faire face aux exigences de sécurité imposées par les assureurs mais également les agences de notation et les financiers.

Le préjudice de Fukushima est à ce jour évalué à une somme de plus de 100 milliards de dollars soit 70 milliards d’euros.

1265065_3_6451_produire-de-l-electricite-par-eolienne-est-la.jpgTout ceci n’est pas prêt de décroitre aussi les énergies renouvelables vont à court terme gagner en compétitivité. C’est dans ce contexte qu’il faut également envisager la décision de la Chancelière Allemande qui s’il elle ne fait pas l’affaire des opérateurs électriciens place son pays à la pointe de l’innovation et de la recherche.

C’est toujours à la capacité de voir plus loin que le temps des disputes du moment que l’on reconnaît un Chef d’État. Angela Merkel, en l’occurrence est en train de donner à notre Président de la République une belle leçon de stratégie politique.

Au lieu de tirer, pour l’avenir de la France, des enseignements de la catastrophe de Fukushima, en dépit des contestations de plus en plus grandes partout dans le monde, Nicolas Sarkozy lors de sa visite à Gravelines dans la Région Nord-Pas-de-Calais avec l’aplomb des dogmatiques a déclaré: «Je n'ai pas été élu pour remettre en cause le nucléaire. Il ne sera donc pas remis en cause….. Nous allons continuer à investir dans le nucléaire».

Et comme si cela ne suffisait pas, qualifiant les militants favorables à une sortie du nucléaire «d’irresponsables» Nicolas Sarkozy a lancé à la cantonade devant plusieurs centaines de participants à une table ronde à propos des questions énergétiques : «On n'a pas le droit de jouer sur des peurs moyenâgeuses pour remettre en cause des choix qui font la puissance de notre pays».

931773-1104881.jpgDécidément Nicolas Sarkozy ferait mieux de se taire et d’écouter ce qui se passe autour de lui. 70% des Français se sont déclarés favorables à une sortie progressive du nucléaire, le principal partenaire économique de la France en Europe vient de se décider dans ce sens, et dans le monde tirant les enseignements de la catastrophe de Fukushima des géants de l’industrie électronucléaire sont en train de changer d’orientation.

Seraient-ils tous «irresponsables» ou victimes «de peurs moyenâgeuses» ces hommes et ces femmes, simples citoyens, responsables économiques ou responsables politiques qui n’entendent pas suivre ce Président qui campant sur ses ergots chante sa foi en l’avenir du nucléaire qui désormais est devenu une affaire dépassée, du passé?

11:51 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : angela merkel, siemens, sarkozy, energy group, fukushima, sortie nucléaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

30/05/2011

L’Allemagne décide de sortir du nucléaire en 11 ans! Première partie

arton6904-5c73c.jpg Angela Merkel a pris la décision d’engager l’Allemagne à mettre fin à la production d'énergie nucléaire. A la suite d’une réunion à laquelle ont participé des responsables de la coalition gouvernementale CDU CSU et FDP, ainsi que des représentants de l’opposition SPD et Verts, la majorité l’Allemagne va fermer ses centrales nucléaires selon un plan qui s’échelonne de maintenant à 2022.

A l’appui de cette décision de fermeture, dans des délais courts, l'Allemagne va agir à partir d’une stratégie selon deux axes forts: un objectif global de baisse de 10% de la consommation d'électricité et une montée en puissance plus rapide des énergies renouvelables dont la part doit passera de 30 à 35%.

Des mesures d’accompagnement sont prévues pour les secteurs industriels forts consommateurs en énergie, et les projets d’isolation d'immeubles anciens.

Dans le même temps Berlin ne renonce pas à ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici 2020.

L’Allemagne est la première grande puissance industrielle mondiale à se prononcer pour une sortie effective du nucléaire, ce dans un consensus le plus large. Il s’agit là d’une décision de première importance, qu’il faut saluer à plusieurs titres.

La «décision est irréversible», a déclaré Norbert Röttgen le ministre de l’Environnement allemand, ajoutant «Il n'y aura pas de clause de réexamen».L’Allemagne devra donc trouver, de maintenant à 2022, les moyens de satisfaire les besoins énergétiques du pays actuellement couvert par les centrales atomiques.

Ce faisant en renonçant à l’énergie atomique et en fixant pour son pays la fin du nucléaire civil pour 2022, Angela Merkel, tirant les conclusions de la catastrophe de Fukushima, revient courageusement sur l’une des promesses phare de son programme de campagne des législatives de 2009. Le fait-elle par hasard?

20:24 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : angela merkel, nucléaire, fukushima | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

27/05/2011

D'une cellule de 6m2 à une résidence de 600m2

50373_imf-chief-dominique-strauss-kahn-appears-in-manhattan-criminal-court-during-his-arraignment-in-new-york.jpgEn attendant le 6 juin où il devra comparaitre pour répondre aux accusations de crimes sexuels qui ont été portées contre lui à New-York, Dominique Strauss-Kahn, ancien candidat socialiste à la candidature pour l’élection présidentielle de 2012, ex directeur général du FMI, à quitté le petit appartement de 100m2 où il avait élu domicile et où visiblement il n’était pas le bienvenu, pour s’installer dans une luxueuse résidence d’un quartier riche de Manhattan-Sud.

La bicoque – 632 m2 –, d’une valeur de 14 millions de dollars (source TF1) comprend pas moins de 4 chambres, une douche à jets multiples, un jacuzzi et une salle de cinéma. On parle d’un loyer mensuel de 50000 dollars soit 35000 euros!

Arrêté le 14 mai 2011, présenté à un Juge, puis inculpé, DSK avait passé plusieurs nuits dans une cellule de 6m2 à la prison de Rickers Island avant d’être libéré contre une caution d’un millions de dollars et assigné à résidence sous haute surveillance policière.

402883_brafman_460x306.jpgAujourd’hui le voilà installé comme un nabab, aidé par une équipe de plusieurs avocats, dont au moins un à 500 euro de l’heure d’honoraire, d’une équipe d’enquêteurs privés et du soutien d’un staff de communication de haut niveau pour préparer sa défense.

Si à juste titre il faut garder à l’esprit que tant qu’une condamnation n’a pas été officiellement prononcée pour les faits qui lui sont reprochés, Dominique Strauss-Kahn est innocent des accusations portée contre lui par la jeune réfugiée politique femme de chambre à l’Hôtel Sofitel de New-York, on ne pet pas s’empêcher de constater qu’il fait preuve d’une indécence coupable et de provocation notoire.

Avec cet étalage de fric et de luxe c’est, comme s’il nous jetait à la figure: j’y mettrai le pognon qu’il faut et je serai blanchi. Je vous emmerde brave gens!

Quelle puante arrogance! D’autant plus puante qu’elle émane d’un leader politique soutenu par un parti sensé soutenir la cause des plus faibles et des plus démunis.

vaseline250.jpgIl n’y a, d'ailleurs, rien de nouveau sous le soleil. En d’autres temps un autre pseudo-socialiste – Laurent Fabius pour ne pas le nommer – alors ministre du budget en 1981, avait fait voter une loi pour exonérer de droits fiscaux les œuvres d’art. Une mesure dont chacun peut comprendre qu’elle visait d’abord à soutenir le pouvoir d’achat de ceux qui avaient voté pour «Changer la Vie».

Plus grave encore tous ces leaders du Parti Socialiste qui n’ont pas le courage d’émettre la moindre critique, à croire qu’au fond rien ne les sépare du monde bling-bling du Fouquet’s tant choyé par Nicolas Sarkozy et ses amis Bolloré et compagnie.

1816300.jpgIl est vrai que Martine Aubry Première Secrétaire du Parti socialiste, soutenue par Laurent Fabius qui en ce moment ne tarit pas d’éloges pour la future «Présidente de la République, trouve très à son goût la très libérale Christine Lagarde, ministre américaine UMP, pour remplacer son ami socialiste DSK à la direction du FMI.

La boucle est bouclée, entre PS et UMP c’est un jour chef de l’opposition, un jour chef de la majorité, mais toujours chef d’une France moyenne qui n’en peut plus d’être traitée comme de la valetaille tout juste bonne à se prêter au jeux démocratique pour ensuite subir les abandons de ces soi-disant représentants du Peuple. Le plus fâcheux dans tout cela est que ces irresponsables nous amèneront le FN au pouvoir et trouveront l’audace de s’en prendre à ceux qui à force d’être bernés n’auront plus la force morale de résister

gauche5.jpgPlus que jamais, dans la perspective des élections présidentielles de 2012, notre Pays a besoin d’un rassemblement pour une nouvelle majorité émancipée et indépendante des appareils UMP et PS en capacité de proposer une plateforme Humaniste Ecologiste et Républicaine.

02:38 Écrit par Bernard FRAU dans 12. Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dsk, ps, ump, fabius, aubry, fmi, christine lagarde | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

24/05/2011

Qui se préoccupe encore de Fukushima?

nucleaire%20monde%20%20Kheng%20Guan%20Toh%20%20Fotolia_com.jpgDepuis plus d’une semaine c’est l’affaire DSK qui fait sans discontinuité la «une» des grands médias - presse, télévision et radio confondues -. Plus personne ne se pose de questions! Après avoir été sous le coup de la peur nucléaire, pendant une bonne quinzaine de jours. On a invité gentiment les Français à passer à autre chose.

Gloser sur le montant de la fortune de DSK et les moyens qu’il entend mettre pour tenter de sortir de sa sordide affaire, c’est pain béni pour ceux qui n’entendent rien changer au cours des choses et continuer comme si de rien n’était.

DSK-devant-la-cour-penale.jpgIl est vrai que les «comportements privés» de l’ex-candidat à la candidature à la magistrature suprême de la France, sont plus proches du format des histoires que les feuilletons américains nous dégueulent «en prime time» le soir sur les chaînes de la Télévision.

Du sang, de la chique, du cul et des mollards voilà ce qui depuis trop longtemps fait le pain et les jeux quotidiens offerts abondamment aux Français, qui en ont tellement pris l'habitude, au point qu'ils ne se rendent plus vraiment compte où le monde va.

1804596.jpgLes réacteurs 1,2 et 3 de la centrale atomique de Fukushima Daiichi sont rentrés en fusion et cela probablement très tôt après le tsunami, et la situation semble impossible à stabiliser avant de long mois.

Période durant laquelle la pollution radioactive va se poursuivre faisant et s'accumuler faisant de la catastrophe de Fukushima une catastrophe assurément plus importante que celle de Tchernobyl.

«Les retombées de Fukushima sont détectables à des niveaux significatifs jusqu'à Kanagawa, située à environ 270 km de la centrale», indique le laboratoire de l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest – ARCO – dans un rapport consultable sur http://acro.eu.org .

Le laboratoire, expert reconnu pour son sérieux, s'est alarmé, vendredi 20 mai, des taux de pollution relevé sur terre et en mer près de la centrale dans des termes qui ne font aucun doute sur le niveau de gravité de ce qui se passe en ce moment au Japon et qui nous concerne très directement.

Faut-il rappeler qu’en matière de retombée de pollutions nucléaires, comme pour d’autres pollutions d’ailleurs, la planète est un grand village où personne n’est à l’abri.

1299927074.jpg«Dans la préfecture de Fukushima, les niveaux sont comparables à ceux que l'on trouve autour de Tchernobyl», ont affirmé les experts de l’ACRO à l’issue des analyses menées sur des échantillons envoyés à Caen par des bénévoles japonais.

Les légumes analysés à 80 km de la centrale sont impropres à la consommation, «Si l'on calcule la contamination en césium 137 en Bq/m2, toutes les valeurs relevées dans la préfecture de Fukushima sont supérieures à la limite de 185.000 becquerels par mètre carré qui ouvre le droit à la migration en Biélorussie», ont ajoutés les experts de l’ACRO..

Alors, deux questions m'interpellent directement:

Pourquoi ce silence de la part de nos autorités politiques?

Pourquoi cette insouciance de la part de nos concitoyens?

263212.jpgSi la question de la morale et de l’éthique devra trouver sa pleine place au moment du débat pour la prochaine campagne présidentielle, nul doute que celui de la question du choix politique de la France en matière énergétique devra s'imposer.

 

03:34 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : acro, fukushima, tchernobyl, pollutions | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

16/05/2011

Dominique Strauss-Kahn: c'est finit!

dominique-strauss-kahn-fmi-arrestation-new-york-313836-jpg_194552.jpgC’est une catastrophe énorme, d’une gravité exceptionnelle, qui vient d’impacter Dominique Strauss-Kahn.

Son inculpation par le parquet de New-York, pour «agression sexuelle», «tentative de viol» et «séquestration» sur la personne d’une femme de ménage de 32 ans dans une suite de l’Hôtel Sofitel à Time Square, n’a pas finit de défrayer la chronique médiatique planétaire.

1517028_3_1ebb_photo-de-dominique-strauss-kahn-et-anne.jpgSans préjuger de sa culpabilité qu’il appartiendra au procureur de New-York d’établir ou de son innocence que ses avocats, pas moins de quatre – vont s’atteler à prouver, il est incontestable que cette affaire, venant après l’escapade extraconjugale avec Piroska Nagy collaboratrice du FMI et les dernières attaques médiatiques à propos de son train de vie, vient tamponner violemment l’homme qui comptait encore hier parmi les plus puissants du monde.

Battu sèchement par Ségolène Royale lors des primaires socialistes de la dernière présidentielle, Dominique Strauss-Kahn, en prenant le poste prestigieux de directeur général du FMI, comptait bien, après sa cuisante défaite, se faire oublier à New-York le temps de se reconstituer une virginité et revenir plus fort en France pour engager la campagne politique en vue de son élection à la magistrature suprême.

new-york-dominique-strauss-kahn-313736-jpg_194438.jpgLors d’un entretien avec Dominique Jambart de Marianne il s’était laissé aller jusqu’à dire, avec le ton de l’arrogance des puissants qui ne doutent de rien : «si François Hollande maintient sa candidature, sa vie politique s’arrêtera là. Il ne sera ni premier ministre, ni ministre», le voilà, lui l’homme fort du FMI, arrêté, par des agents de l’Autorité des ports de New York et du New Jersey, à bord de l’avion qui devait le conduire à Paris, placé en garde à vue dans un commissariat de Harlem puis conduit, menotté sous escorte, dans un hôpital new-yorkais pour y subir des tests ADN avant d’être présenté ce soir au procureur de New-York.

Cette inculpation n’est pas sans provoquer de dommages collatéraux dont pour l’instant personne ne peut encore vraiment mesurer l’ampleur.

Le FMI totalement impliqué dans la grave crise de la dette souveraine dans la zone euro a déjà pris une mesure de remplacement de son directeur général. Il faudra demain nommer un nouveau directeur général qui ne pourra être ni américain ni européen mais asiatique. Les orientations de la politique impulsées par DSK au FMI seront-elles maintenues?

En France la donne politique en vue de 2012 est complètement changée! Qu’en sortira-t-il? Un Front National renforcé, un boulevard pour Nicolas Sarkozy et les dérives droitières de ses proches partisans, une atomisation de la gauche par explosion des ambitions ou une fenêtre ouverte aux tenants d’une voie nouvelle émancipée des machines de gouvernement, le PS et l’UMP, qui depuis trop longtemps ont accaparé le pouvoir et ont conduit le pays dans l’état où il se trouve aujourd’hui?

1271195_3_69de_la-balance-de-la-justice.jpgAu final ce sera aux Français de choisir et de trancher sans Dominique Strauss-Kahn. S’il est coupable il faut que justice passe, s’il est innocent il faut que sa personne soit rétablie dans sa dignité. En l’état actuel le principe intangible de la présomption d’innocence doit jouer en sa faveur. Pour le reste, pour la politique, la messe est dite: Dominique Strauss-Kahn c’est finit.

12:48 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : dsk, dominique strauss-kahn, fmi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

09/05/2011

Le Guardian accuse les autorités du Charles-de- Gaulle

De source anglo-saxonne généralement bien informée – The Gardian – le naufrage, en Méditerranée, d’un bateau d’immigrés africains, en partance de Tripoli vers l’île de Lampedusa en Italie aurait été «délibérément» ignoré par les autorités d’un bâtiment de l’Otan.

images.jpgSelon le quotidien britannique, le bateau en question transportant soixante-douze passagers, aurait cherché en vain à se mettre en rapport avec un navire de l'OTAN, que le Guardian, désigne comme étant un porte-avion français: "il s'agit probablement du navire français le Charles-de-Gaulle, qui était en opération en mer Méditerranée pendant cette période".

L’information a été démentie par l'état-major des armées françaises, mais également par l’ensemble des pays intervenants dans la zone au titre du conflit libyen.

1519067_3_358d_des-immigrants-africains-en-libye-le-4-mai.jpgDernière précision donnée par le Guardian, sur les 72 passagers seulement 9 d’entre-eux auraient survécus c’est à partir du témoignage de ces derniers que l’information a pu être recueillie.

Si l’affaire était avérée, elle serait, au-delà de l’horreur et de la honte que peut susciter un tel comportement de la part des militaires qui s’en seraient rendus coupables, d’une gravité exceptionnellement lourde. Le droit, en matière maritime, dispose, en effet, que le devoir de solidarité en mer ne souffre d’aucune exception. En l’occurrence c’est à un crime de non-assistance à personnes en danger que doit être assimilé cet acte d’abandon collectif en mer.

Il est donc urgent et important que la France apporte face aux accusations du quotidien britannique plus qu’un simple démenti de l’Etat Major des armées.

Il apparaît, eut égard à la gravité des faits qui lui sont reprochés, que dans un premier temps la France saisisse le gouvernement britannique afin que le Gardian soit interpellé officiellement pour évaluer la véracité des accusations portées par le journal et que les sources soient communiquées.

Dans l’hypothèse où les accusations seraient confirmées, il faudra que le Premier Ministre Fillon demande la constitution d’une commission d’enquête parlementaire afin que soient diligentées, en France, toutes les investigations de nature à, clairement identifier les coupables de cette abomination, leur degré de responsabilités, à informer les Français et à prendre les mesures pour que justice passe.

20:33 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, immigrés | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Rencontre avec Jean-Louis BORLOO et Corinne Lepage

Dans un communiqué du 22/04/2011 l’Alliance Ecologiste Indépendante indiquait son regret de voir Nicolas Hulot choisir de participer aux «primaires verrouillées» organisées par EE-Les Verts faisant de lui «que» le candidat des écologistes de gauche et sa décision de favoriser les rencontres avec les principaux mouvements du Centre politique actuellement émancipés de l’UMP et du Parti Socialiste.

L’Alliance Ecologiste Indépendante partage en effet le sentiment général exprimé en France, tant par des écologistes et des humanistes que par la grande famille des délaissés de la finance mondialisée, de la nécessité pour la France que puisse se dégager en 2012 un(e) candidat(e), débarrassé du réflexe pavlovien binaire Droite/Gauche, à même de tracer une voie majoritaire nouvelle construite sur une synthèse des valeurs qui sont au cœur de l’Humanisme, de l’Écologie et de la République.

Pour évoquer cette question, en cohérence avec ses dernières déclarations, Bernard FRAU, Secrétaire National de l’Alliance Ecologiste Indépendante a rencontré Jean-Louis BORLOO, lundi 2 mai 2011 au siège du Parti Radical. Une démarche identique a été menée auprès de Corinne Lepage Présidente de CAP 21.

929879-1102495.jpgCes premiers entretiens, tant avec le Parti Radical qu’avec Cap21 ont permis de dégager des points positifs de convergence de nature à conforter l’idée, exprimée unanimement, que, sur fond de conflits armés, le contexte particulier de crise générale – idéologique, économique, sociale et écologique – dans lequel se déroulera l’élection présidentielle de 2012 impose que de nouveaux choix fondateurs soient portés au débat pour être tranchés, devant les Français, dès le 1er tour de la consultation.

Copie de corinne_lepage.jpgSi, sur un plan général les proximités ont pu être mise en évidence assez facilement, il reste désormais à approfondir les échanges, à travers la rencontre de délégations sur des thématiques/objectifs afin de pouvoir envisager construire les bases d’une plate-forme programmatique qui, pour l’Alliance Ecologiste Indépendante, doivent nécessairement prendre en compte les questions relatives à la production et la distribution d’énergie, à la grande distribution, à la préservation de la biodiversité, à la reconquête de la ruralité, ainsi qu’aux orientations en matière sanitaires et d’éducation.

article_centristes.jpgL’Alliance Ecologiste Indépendante consciente du danger de la montée en France des extrêmes alimentés par les peurs et les angoisses générées par les crises, plus que jamais favorable à la construction d’une réelle force alternative aux conservateurs de gauche comme de droite, se déclare favorable à la poursuite des contacts engagés avec le Parti Radical et Cap 21 qu’elle compte élargir rapidement en direction du Modem, de République Solidaire, de la Gauche Moderne de l’Alliance Centriste et du Nouveau Centre.

Bernard FRAU

 

 

07/05/2011

Possibles retombées de la liquidation de Ben Laden - Par Michel Garroté

 Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 16:05

 

1744961.jpgDans L’Orient-le-Jour, notre ami libano-américain Walid Pharès, Conseiller auprès du Groupe parlementaire sur le Terrorisme au Congrès américain et Professeur à la National Defense University de Washington, fait le point sur les possibles retombées sur le Liban et le monde, de la liquidation de Ben Laden, évoquant, par la même occasion, les tenants et les aboutissants de l'opération américaine qui a décapité el-Qaëda. Walid Pharès indique notamment qu'une bonne partie du réseau salafiste implanté au Liban a été récupérée par le régime syrien par le biais d'officiers sunnites syriens totalement acquis au pouvoir en place à Damas. Cette entreprise de récupération, précise-t-il, s'est faite avec le soutien, voire à l'instigation, de la République islamique iranienne et du Hezbollah libanais qui ne peuvent se livrer à une telle démarche pour des raisons communautaires évidentes. Walid Pharès souligne à cet égard que parallèlement à cette faction salafiste encadrée et récupérée par le régime syrien, il existe au Liban un autre courant salafiste, beaucoup moins important au niveau des effectifs, relié directement au commandement d'el-Qaëda (et qui était donc en relation avec Ben Laden), échappant au contrôle du régime syrien. Cette branche est implantée principalement à Saïda, dans certains secteurs de Beyrouth, ainsi qu'au Akkar, alors que la faction « proche » de Damas se trouve principalement à Tripoli.

Dans le contexte présent marqué par le soulèvement populaire auquel est confronté le régime de Bachar el-Assad, principal soutien stratégique de Téhéran dans la région, M. Pharès exprime la crainte que l'axe syro-iranien exploite la liquidation de Ben Laden pour inciter les salafistes manipulés par le pouvoir syrien à mener au Liban des opérations terroristes contre les intérêts américains et occidentaux, en général. L'objectif sur ce plan serait double : détourner l'attention des troubles en Syrie, ce qui permettrait à l'appareil de répression syrien de poursuivre et de mener à bien son action répressive contre les opposants ; et tenter de « marchander » avec les États-Unis et l'Occident un contrôle, par Damas, des groupes salafistes...contrôlés par Damas ! « Nous avons déjà été témoins d'une telle attitude par le passé (de la part du régime syrien), déclare Walid Pharès. Et aujourd'hui, le pouvoir de Bachar el-Assad étant en difficulté, il pourrait tenter de saisir cette opportunité qui s'offre à lui pour pousser Washington à relâcher sa pression contre Damas et Téhéran ». Une telle manœuvre, qui s'inscrit parfaitement dans le sillage de la traditionnelle politique syrienne de pyromane-pompier, n'exclut pas dans le même temps que la faction salafiste non inféodée à Damas tente aussi de se livrer à des actions terroristes anti-occidentales au Liban, relève Walid Pharès qui souligne que la menace est donc double : celle émanant d'une possible manipulation syrienne, et celle du courant relié au commandement d'el-Qaëda.

manif à gaza 6 mai.jpgEt dans ce cadre, indique aussi Walid Pharès, le régime syrien pourrait également se livrer à un autre jeu tout aussi cynique et traditionnel, qu'il a déjà pratiqué : transmettre aux services de renseignements américains et occidentaux des informations sur des éléments salafistes...mais ceux relevant de la faction échappant à son contrôle. D'une manière plus générale, quelles pourraient être les retombées de la liquidation de Ben Laden sur les mouvements de soulèvement dans les pays arabes ? Walid Pharès estime à ce sujet que l'opération ayant décapité el-Qaëda ne devrait pas influer négativement sur le cours de l'insurrection populaire arabe, d'autant, précise Walid Pharès, que ces insurrections sont en grande partie l'œuvre « des forces de la société civile, lesquelles, par essence, sont hostiles aux méthodes et à l'idéologie d'el-Qaëda ». « Quant aux islamistes, et plus particulièrement les Frères musulmans, qui sont partie prenante dans les mouvements de soulèvement arabes, ils pourraient sans doute être entraînés dans des débats internes au sujet de l'attitude qui devrait être adoptée après la liquidation de Ben Laden », déclare Walid Pharès qui relève toutefois à cet égard que c'est surtout pour des « raisons d'ordre idéologique » que les Frères musulmans ont condamné l'opération contre Ben Laden. « Mais dans le même temps, souligne-t-il, les Frères musulmans pourraient faire parvenir discrètement des messages aux États-Unis pour souligner qu'ils n'ont pas l'intention de réagir à la liquidation de Ben Laden.

L'objectif des Frères musulmans actuellement, indique Walid Pharès, est de grignoter le pouvoir et non pas de soutenir el-Qaëda ». En tout état de cause, M. Pharès souligne que dans le contexte présent, les factions démocratiques et les forces de la société civile dans les pays arabes ont tout intérêt à accentuer l'insurrection populaire afin de ne pas laisser le champ libre aux courants radicaux, de manière à pousser les pays occidentaux à soutenir davantage les soulèvements populaires, notamment en Syrie, et à s'opposer à la répression sanglante à laquelle continuent de se livrer certains régimes arabes. En ce qui concerne les retombées de la liquidation de Ben Laden sur la situation d'el-Qaëda, M. Pharès a prédit un éclatement de l'organisation terroriste. « L'organisation centrale traditionnelle, a-t-il notamment déclaré dans ce cadre, sera vraisemblablement dirigée pour un certain temps par Ayman Zawahiri, mais sans doute pas pour un long laps de temps. L'organisation centrale a été affaiblie et la liquidation de Ben Laden ne lui permettra pas de regagner la place qu'elle occupait par le passé. Le gros d'el-Qaëda se situera au niveau des commandements régionaux, notamment au Yémen avec al-Awlaki, en Somalie avec les "shabab", au Maghreb, au Sahel, en Irak, en Indonésie, et évidemment en Afghanistan et au Pakistan avec les talibans. Ces réseaux continueront à être opérationnels et un leader pourrait émerger éventuellement ».

Pour Walid Pharès, ce sont ces commandements régionaux qui pourraient principalement se livrer à des opérations terroristes de représailles pour venger la liquidation de Ben Laden. Parallèlement, des groupuscules plus ou moins proches d'el-Qaëda pourraient également tenter de mener des attaques de représailles. En tout état de cause, précise Walid Pharès, les responsables américains concernés disent s'attendre effectivement à des actes de vengeance. Abordant ensuite la conjoncture globale dans la région, Walid Pharès note que le timing de l'opération qui a abouti à la décapitation d'el-Qaëda a été dans une large mesure choisi à la lumière des bouleversements qui ébranlent l'ensemble de la région à la faveur des soulèvements populaires.

artoff34402-7b8e5.jpgLes principaux pays arabes sont en effet tous préoccupés par les crises internes qui les secouent, de l'Égypte à la Libye, en passant par la Tunisie, la Syrie, Bahreïn, la Jordanie, l'Arabie saoudite, le Yémen, sans compter l'Iran, souligne M. Pharès. De ce fait, le timing n'aurait pas pu être plus favorable. L'important dans une telle conjoncture reste que la liquidation du symbole et du leader emblématique d'el-Qaëda n'aboutisse pas à une relance d'un cycle terroriste qui aurait pour fâcheuse conséquence d'occulter les mouvements d'insurrection populaire susceptibles de donner naissance à un nouveau Moyen-Orient.

 

Michel Garroté

 

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Jacques Repussard DG de l'IRSN, et le risque de catastrophe nucléaire

PARIS (AFP) - La France doit accepter de se préparer à des accidents nucléaires "complètement inimaginables", qui représentent le plus grand danger pour ses installations, comme le prouve la catastrophe de Fukushima, a estimé jeudi le directeur général de l'IRSN, Jacques Repussard.

000_hkg4718188_1300792728.jpg"Il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables parce que ce qui nous menace le plus, ce n'est pas un accident +standard+", a déclaré le responsable de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) lors d'une audition parlementaire.

En France, avec EDF, "nous avons un des opérateurs nucléaires parmi les plus compétents au monde, il est donc d'autant moins vraisemblable que nous soyons confrontés à un accident +standard+", a estimé M. Repussard.

"Si un accident se produit, le moins invraisemblable est que ce soit un accident absolument extraordinaire, lié par exemple à des effets dominos avec d'autres installations voisines, des aléas naturels ou des actes de malveillance. Il faut se préparer à ce type de scénarios", a averti le responsable de l'IRSN.

A la lueur de l'accident survenu dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, le gouvernement français a décidé de lancer un audit sur la sûreté des installations nucléaires de l'Hexagone prenant en compte des cas de figure extrêmes, jusqu'alors écartés par les opérateurs ou les experts chargés de la sûreté.

arton16397-fa73f.jpg"Pour les Japonais, ce n'était pas réaliste ce tsunami de 15 mètres de haut" alors que la digue protégeant la centrale de Fukushima n'avait été rehaussée que de 5,7 mètres, a relevé Jacques Repussard.

"Il faut faire des scénarios réalistes dans un contexte qui n'est pas réaliste pour notre imagination, c'est ce qui s'est produit au Japon", a-t-il conclu.

Le directeur de l'IRSN s'exprimait dans le cadre d'une audition de la mission parlementaire sur la sûreté des installations nucléaires, créée après la catastrophe de Fukushima et confiée à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST).

"Personne ne peut garantir qu'il n'y aura jamais d'accident nucléaire en France", a répété le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, auditionné lui aussi.

Il revient "aux exploitants, aux autorités de contrôle, au gouvernement, de faire ce qu'il faut pour réduire cette probabilité. A nous tous de faire ce qu'il faut pour en réduire les conséquences, mais à l'évidence il faut que nous soyons capables de les gérer", a-t-il insisté.

263212.jpgL'audition parlementaire ouvrait un séminaire international consacré à la gestion post-accidentelle des crises nucléaires, organisé par l'ASN jusqu'à vendredi dans les locaux de l'Assemblée nationale.

Source © AFP

01:27 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irsn, asn, fukuschima, opecst | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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