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22/04/2011

25 ans après Tchernobyl: c’est toujours non au nucléaire!

nucleaire%20monde%20%20Kheng%20Guan%20Toh%20%20Fotolia_com.jpg25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la donne n’a pas changé. L’énergie nucléaire pose sans conteste possible en France mais également partout dans le monde la question fondamentale d’une technologie non maîtrisable à 100% par l’homme. Elle fait courir un risque majeur à l’Humanité toute entière pour aujourd’hui, pour demain mais également après demain.

intérieur Fukushima.jpgLa catastrophe de Fukushima, est l’illustration parfaite de l’effondrement du mythe de la sureté nucléaire. Depuis le 11 mars il a été donné au monde entier de constater qu’une centrale nucléaire n’est pas un sanctuaire à l’abri des aléas climatiques et des catastrophes naturelles. Faut-il attendre que la démonstration soit faite que de la même manière un acte terroriste contre un site nucléaire peut conduire au pire et exposer la nature les hommes et les animaux à des risques insensés.

logo_asn.pngL’Alliance Ecologiste Indépendante soutient les militants qui occupent actuellement les locaux de l’ASN et également ceux qui partout en France commémorent les 25 ans de Tchernobyl en mémoire de toutes les victimes civiles du nucléaire.

Les flick acceuille le train.jpgL’Alliance Ecologiste Indépendante dénonce les déploiements disproportionnés de forces de police destinés à faire pression sur les militants pacifiques et les empêcher d’alerter nos concitoyens sur les dangers de cette énergie maudite.

L’Alliance Ecologiste Indépendante réaffirme avec ces militants la nécessité de décider immédiatement la fermeture de tous les réacteurs situés en zones à 100210110738.jpgrisques sismiques ou d’inondation, l'annulation des projets de construction des EPR sur les sites de Flamanville et de Penly en Normandie et la mise en chantier d’un programme recherche développement pour engager une refonte de la politique énergétique de notre Pays.

18:57 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tchernobyl, fukushima, penly, flamenville, asn, epr | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Nicolas Hulot fait le choix de la Gauche et non de l’Alternative !

Paris, le 22/04/2011 - L’Alliance Ecologiste Indépendante regrette la position de Nicolas Hulot de n’être «que» le candidat des écologistes de gauche suite à ses déclarations concernant sa participation aux primaires étriquées et verrouillées d’Europe Ecologie – Les Verts

Nicolas Hulot fait le choix de la Gauche

Nicolas Hulot rejoint ainsi le choix des Verts d’une alliance exclusive à gauche qui les ont conduits durant ces années à être les sous-traitants du PS en matière d’écologie en échange de quelques postes d’élus.

A gauche toute, semble être le mot d’ordre chez Europe Ecologie, Daniel Cohn Bendit en tête appelant à soutenir DSK dès le premier tour suivi de Cécile Duflot, Éva Joly et Jean Vincent Placé pour lesquels un projet écologiste ne peut être que de gauche et donc uniquement avec les partis de gauche; même Yannick Jadot qui voulait l’indépendance d’EELV à ses débuts est rentré dans le rang. Mais quelle vision passéiste binaire! Surtout pour un mouvement qui proclame à qui veut bien l’entendre qu’il incarne «la politique du 21ème siècle».

Si l’Alliance Ecologiste Indépendante, est d’accord pour dire que l’attachement de la droite actuelle au tout libéralisme financier et marchand, incarné en France par Nicolas Sarkozy et ses troupes, rend impossible, pour les écologistes, toute possibilité de gouvernement avec cette droite, elle affirme en revanche très nettement qu’il en de même avec la gauche socialiste et productiviste. Ceci constitue un point de désaccord de fond avec EELV.

Nicolas Sarkozy, DSK ou Martine Aubry c’est pareil!

Remplacer un Nicolas Sarkozy pro-nucléaire par une Martine Aubry ou un DSK pro-nucléaires – changer de président pour que rien ne change – ne constitue pas en soi un programme politique. Hors c’est ce vers quoi Daniel Cohn-Bendit et EELV veulent entrainer les écologistes en échange de quelques postes au gouvernement et à l’Assemblée Nationale.

Tracer résolument les voies d’un avenir meilleur et plus éclairé exige, pour nos concitoyens, de sortir de ces jeux politiciens dont ils sont abreuvés jusqu’à l’écœurement. La montée du FN et la faible participation aux échéances électorales en témoignent. L’heure est plus que jamais à la construction d’une réelle force alternative aux conservateurs de gauche comme de droite et aux extrémistes des mêmes bords.

L’Alliance Ecologiste Indépendante considère que vouloir un avenir de bien-être et de justice, plus respectueux des hommes, des espaces, de la faune et de la flore nécessite plus que jamais de profondes réformes, institutionnelles, sociales et économiques. Elle estime que le temps de l’élection présidentielle de 2012 est propice pour opérer des choix fondateurs à travers une candidature émancipée des traditionnels territoires politiques tels que les a façonnés la 5ème République.

Une candidature de rassemblement écologiste, humaniste et républicaine

L’Alliance Ecologiste Indépendante appelle Nicolas Hulot, Corinne Lepage, Franck Laval et tous ceux qui se sentent concernés à prendre leurs responsabilités en décidant, de mettre leur compétence au service d’un projet d’Écologie Politique authentique et Indépendant. Laissons les dirigeants d’EELV cultiver avec le Parti Socialiste leurs petites ambitions personnelles et agissons ensemble pour l’intérêt public.

Les Français réclament pour 2012 un candidat qui serait à même de tracer une voie majoritaire nouvelle en faisant la synthèse des valeurs qui sont au cœur de l’Humanisme, de l’Écologie et de la République.

Dans cette perspective, l’Alliance Ecologiste Indépendante, s’efforcera de favoriser les rencontres avec les principaux mouvements du Centre politique actuellement émancipés de l’UMP et du Parti Socialiste.

Contact presse:

Alliance Ecologiste Indépendante:

Bernard Frau, secrétaire national / 06 63 24 00 66 /

bernard.frau@sfr.fr

Jean Marc Governatori, secrétaire national / 06 11 44 58 21 /

info@alliance-ecologiste-independante.fr

 

 

17/04/2011

Après la déclaration de candidature de Nicolas Hulot

Nicolas-Hulot_pics_390.jpgAprès la décision du Conseil Fédéral d’EE-Les Verts de positionner la désignation de son candidat(e) à la présidentielle en juin dans le cadre d’un corps électoral fermé, Nicolas HULOT, après avoir fait mine d’être très en colère, a finalement annoncé mercredi 13 avril, depuis Sevran, sa candidature à la présidentielle de 2012.

Le flou volontairement entretenu sur sa participation aux primaires dans le cadre fixé par EELV, sur ses intentions pour le second tour, sur son absence de mention à propos du nucléaire, ont fait que le buzz médiatique a bien fonctionné. Quatre jours plus tard, chacun ayant exprimé son point de vue, la pression quelque peu retombée il devient possible de mieux situer le champ dans lequel va se jouer cette candidature.

D’abord, il ne faut pas se laisser abuser, la mise en scène de la rivalité Joly/Hulot est là pour permettre à EELV d’occuper le terrain médiatique. Il est clair que se dessine un compromis au terme duquel cette pseudo rivalité va être remplacée par un ticket des deux 653377.jpgprotagonistes réunis appelant tous les Écologistes à rallier la bannière EELV. «Cher Nicolas, tu es attendu chez nous. Tu as toute ta place», a même déjà lancé Éva Joly dans une interview donnée au quotidien La Croix.

Ensuite il ne fait pas de doute, qu’en l’état, cette candidature s’inscrit dans un plan de ralliement de second tour au candidat de gauche.

En effet la déclaration du candidat Hulot – «Soyons clairs : je le dis sans dogmatisme ni agressivité, le projet d'un nouveau modèle de développement est de mon point de vue incompatible avec les politiques que le pouvoir en place et sa majorité développent en France» – est on ne peut plus limpide. Ce que confirme la suite du propos qui d’ailleurs n’est là que pour indiquer que les négociations continuent en vue de finaliser l’accord de législature – Cela ne vaut pas pour autant blanc-seing pour ceux qui, à gauche ou au centre, se proposent de diriger le pays –

2109_Aubry_inside.jpgIl faut reconnaître que la manœuvre est intelligente, elle permet à l’animateur de télévision de rentrer dans le rang sans le dire tout en continuant de faire croire à l’indépendance de sa candidature.

Toute intelligente qu’elle soit cette manœuvre est partie intégrante du choix d’un parti, EE-Les Verts, qui dès le lendemain des élections européennes s’est acharné à contre carrer toute possibilité de voir émerger un projet d’écologie politique alternatif aux modèles PS et UMP qui se succèdent, depuis 60 ans, au gouvernement de notre pays au service du productivisme et de la mondialisation financière.

A l’heure où, pour résolument tracer les voies d’un avenir meilleur et plus éclairé il importe, plus que jamais de changer en profondeur, le choix de Nicolas Hulot n’est par suffisamment marquée au sceau d’une ambition à la hauteur des enjeux pour demain.

Un avenir de bien-être et de justice, plus respectueux des hommes, des espaces, de la faune et de la flore exige la présence d’une candidature écologiste de large rassemblement à la prochaine élection présidentielle.

Les écologistes comme également les humanistes et la grande famille des délaissés de la finance mondialisée appellent de leurs vœux une telle candidature qui ferait la synthèse des valeurs qui sont au cœur de l’Humanisme de l’Écologie et de la République.

Qui parmi les responsables politiques écologistes actuels résolument libres et indépendants pourrait porter cette espérance?

Copie de corinne_lepage.jpgCorine Lepage dont l’expérience, elle a déjà été candidate à une élection présidentielle, la compétence et la détermination dans les batailles écologiques sont largement reconnues et appréciées, pourrait sans conteste être cette candidate.

Pour autant, chacun sait qu’en France une élection présidentielle est la rencontre, en dehors des intérêts de boutiques partisans, entre un(e) candidat(e) et le Pays.

Il appartient donc à Corine Lepage de prendre ses responsabilités et de décider de mettre son savoir faire au service de la France et d’un projet d’Écologie Politique authentique. Si telle était sa décision, l’on peut dire, sans risque de se tromper, qu’elle pourrait compter sur l’expertise d’écologistes reconnus qui souhaitent une candidature au-delà d’EE-Les Verts, et sur de nombreux soutiens locaux, nécessaires en de telles circonstances.

20:40 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corine lepage, nicolas hulot, eva joly, ps, ump, humanisme, ecologie, république, valeurs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

09/04/2011

Présidentielles 2012: Les Écologistes Indépendants à la croisée des chemins.

hulot-presidentielles-254342-jpg_144269.JPGLe jeu ne fait que commencer. Il faut se hâter lentement avant de se prononcer. Une chose est aujourd’hui sure Nicolas Hulot va participer aux primaires fermées d'EELV, il ne sera donc pas le candidat de tous les Écologistes.

Dès lors il faut s'attendre à du mouvement de ce côté-là de la politique.

corinne_lepage.jpgLes Écologistes non verts se rallieront-ils à l’idée d’une candidature de la députée européenne et présidente de Cap21, Corine Lepage si celle-ci décidait d'y aller? Déjà candidate une fois, elle a l'expérience d'une telle bataille électorale. Sa compétence et sa connaissance des dossiers écologiques est reconnue et appréciée. Elle a de plus exercé des fonctions ministérielles ce qui lui donne une dimension politique indéniable. Personne ne peut lui contester son indépendance d'esprit et son engagement écolo-républicain.

Pour autant que les choses soient envisagées sur le moyen terme, au-delà de la présidentielle, il ne fait pas de doute que les Écologistes Indépendants trouveraient en Corine Lepage un bon chef de file. Mais à ce jour, Corine Lepage ne s'est pas prononcée, il faut donc attendre.

En dehors de cette hypothèse, le choix d'EELV d'un soutien systématique au candidat de gauche pour le second tour posera au final, dans le cadre du clivage institutionnel droite-gauche de la 5ème République, la question de l'éclosion d'une composante écologique ralliant le centre droit et réduisant à la portion congrue les Indépendants.

300x200_1535326_0_d83c_ill-1326151-04a8-ill-1269141-9931-464879.jpgJean-Louis Borloo l'a bien compris et déjà la pression monte chez les militants écologistes indépendants. Le choix pour Corine Lepage d'y aller ou de ne pas y aller contient aussi cet aspect de la question.

Faut-il ou non intégrer le clivage droite-gauche, qu'en son temps Brice Lalonde avait fait sien au moyen de la formule, 25% d'écologie partout? Ou faut-il coûte que coûte tenir ferme sur le caractère indépendant du projet politique écologiste qui par nature est incompatible avec le modèle productiviste soutenu par le binôme conservateur droite/gauche représenté par l'UMP et le PS.

La question n’est pas encore tranchée chez les Écologistes indépendants. Certains d’entre-eux font à juste titre observer que pour avancer il faut être aux manettes dans les lieux de décisions et que cela implique des alliés et un accord de gouvernement. Pour autant rétorquent les autres, également à juste titre, les accords ne sont jamais respectés tant avec les partenaire de droite comme de gauche – confère le Nucléaire avec la gauche et le Grenelle avec la droite. Il est vrai que le rapport de force n'est pas en faveur des écologistes et que tant l'UMP que le PS une fois en place se soucient comme d'une guigne de leurs alliés.

L’écologie serait-elle assignée éternellement à l'impuissance politique? Les acharnés de l'indépendance répondent non. Ils pensent que la bataille sera gagnée lorsque dans la tête des électeurs les choses auront réellement bougées. Pour eux il s'agit en quelque sorte d'une bataille culturelle. Ils admettent que celle-ci ne peut qu'être longue et difficile car au delà des programmes c'est aussi aux changement des comportements que fait appel l'écologie politique. Et là …..

1550490444.jpgResterait à tester l'hypothèse d'un improbable rassemblement de tous les "Indépendants humanistes écologistes républicains" qui, sur la base d'un programme de mandature comprenant des objectifs précis de transition - institutionnelle, énergétique, écologiste, sociale et économique - s'émanciperaient des vieilles boutiques partisanes pour tenter une opération de modernisation et de transformation politique de la France. Reconnaissons que nous sommes loin d’une telle occurrence, tant les cultures dans les différents camps sont éloignées.

Mais l’on peut toujours y croire, ça ne coûte qu'à ceux qui pensent que faire de la politique c’est d’abord servir l'intérêt général avant les intérêts particuliers!

Pour l'heure la caravane des prétendants va passer et repasser tout au longs de ses prochains mois, les calicots et le boniments des camelots vont se répandre à longueur d'antenne et de journaux.

Espérons au bout du bout que désespérés nos concitoyens sauront ne pas se laisser abuser par les sirènes trompeuses de la blonde héritière qui se pourlèche déjà les babines de toutes les divisions et les contradictions mais aussi les connivences dans lesquelles sont enferrées la droite et la gauche de gouvernement.

12:06 Écrit par Bernard FRAU | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hulot, lepage, borloo, ump, ps, ecologiste indépendants, clivage droite-gauche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

07/04/2011

PS et nucléaire : le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce un double langage intolérable

gp_bigger_bigger.jpgAlors que dans un récent communiqué de presse Greenpeace vient de fustiger le peu d'ambition du Parti Socialiste face à l'impérieuse nécessité de changement de cap en matière de production d'énergie électrique, c'est maintenant le Réseau "Sortir du Nucléaire" qui dénonce le double langage de Martine Aubry. Rappelons que plus de 70% de nos concitoyens sont favorables à une sortie totale du nucléaire et à son remplacement par une production d'énergie électrique à partir des modes de production doux , solaire, éolien, géothermique et biomasse. L'ensemble adossé à un programme d'économie d'énergie et d'efficacité en terme d'isolation des constructions. Toutes ces dispositions sont retenues par l'Alliance Ecologiste Indépendante qui s'est à de nombreuses reprises prononcée dans ce sens.

Communiqué de Presse - 6 avril

logo-sdn.gifMardi 5 avril, Martine Aubry a présenté le nouveau programme du Parti Socialiste, intitulé... « Le changement ». Au cours de la conférence de presse, elle a notamment évoqué sa préférence personnelle pour la sortie du nucléaire, en ajoutant ne pas savoir combien de temps serait nécessaire. Est-ce la même personne qui, s’exprimant en tant que première secrétaire du Parti Socialiste, avait énergiquement plaidé pour une sortie du nucléaire en 20 ou 30 ans sur le plateau de Canal + le 21 mars dernier [1] ?

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle à Martine Aubry que la sortie du nucléaire n'est pas un argument électoral : c'est une nécessité écologique, afin que les générations futures n'aient pas à souffrir des conséquences dramatiques pour l'Homme et l'environnement d'un accident toujours possible et du poids de la gestion de déchets dangereux pour des milliers d'années. Quoi qu’il en soit, ces prises de position publiques auraient pu laisser penser que le principal parti d’opposition de France avait enfin intégré la nécessité d’une révolution énergétique… si elles n’étaient pas en décalage total avec le texte programmatique du PS pour 2012 présenté mardi.

Pour Corinne François, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", « on se trouve face à un double langage intolérable : loin des belles déclarations de Mme Aubry, ce texte constitue une ode à la poursuite du nucléaire, qui aurait tout aussi bien pu être rédigée par Eric Besson ! »

En effet, on n’y trouve plus aucune mention d’une sortie du nucléaire, quels qu’en soient les délais. En dépit de quelques déclarations d’intention de développer les énergies renouvelables et les économies d’énergie, tout est mis en œuvre, à grands coups de cocoricos déplacés, pour sauver le « fleuron industriel » atomique : « Ne gâchons pas des années de succès technique et économique, unique au monde, du secteur public français – le nucléaire civil ».

Rien sur les points d’étapes indispensables à une transition énergétique pourtant évoquée. Aucune remise en cause des installations vieillissantes, poursuite du « retraitement » du combustible, et surtout poursuite du programme de renouvellement du parc nucléaire actuellement engagé (donc aucune remise en question de l’EPR, pourtant échec industriel monumental).

« Malgré un habillage qui se veut progressiste sur la transition énergétique, plus on avance dans la lecture du programme du Parti Socialiste, plus le discours s’appauvrit », souligne également Corinne François.

vaseline250.jpgOn y retrouve en effet les mêmes lieux communs et poncifs éculés que dans le discours de l’UMP, notamment sur le nucléaire « décarboné » [2] et peu coûteux, la « renaissance » de l’atome dans le monde et la soi-disant indépendance énergétique française. Par ailleurs, de nombreuses incohérences et formules maladroites ("sortir de la dépendance du nucléaire" (sic !)) donnent l’impression d’un texte-patchwork, champ de bataille où le camp pro-nucléaire l’a finalement emporté.

Ce double langage relève-t-il d’une stratégie électoraliste ? Déjà, en 1981, François Mitterrand promettait un référendum, la réduction du programme nucléaire et le développement des énergies renouvelables ; il n'a tenu aucune de ces promesses [3]. En 1997, hormis l'incontournable fermeture de Superphénix, la gauche plurielle n'a rien fait pour réduire la part du nucléaire, bien au contraire.
Ou cette cacophonie ne traduit-elle pas l’incapacité du Parti Socialiste à produire un programme ambitieux et novateur, en raison du soutien inconditionnel à l’atome de certains caciques ?

Il est affligeant de constater que le principal parti d’opposition français n’a tiré qu’en façade les leçons de la catastrophe de Fukushima, qui ne cesse de s'amplifier.

Alors que 70 % des Français plébiscitent la sortie du nucléaire dans deux sondages récents [4], le PS confirme son immobilisme et son éloignement de la population.

Corinne François conclut : « en refusant de remettre en question le règne de l’atome, le PS, à l’instar de l’UMP, pourrait condamner la France à cinq nouvelles années de retard pour enclencher une véritable transition énergétique, et à continuer à vivre avec un risque nucléaire qui ne fera que s’accroître avec le vieillissement des centrales ».


NOTES :

[1] Martine Aubry, sur Canal + le 21 mars 2011 :

http://www.dailymotion.com/video/xhrf1f_aubry-vers-une-sortie-du-nucleaire-d-ici-20-a-30-ans_news

[2] « le nucléaire [produit], sans émettre de CO2, une électricité abondante, permanente et bon marché », p. 8

[3] " Les crédits économisés par la réduction du programme nucléaire permettront d’augmenter fortement les moyens accordés aux économies d’énergie et aux énergies nouvelles." http://seaus.free.fr/spip.php?article781

[4] Sondage 1 de l'IFOP, réalisé du 15 au 17 mars 2011, à la demande d'Europe-Écologie Les Verts ; Sondage 2 d'Opinion Way réalisé les 16 et 17 mars 2011, à la demande de l'Alliance Écologiste Indépendante.

Contacts presse :

Réseau "Sortir du nucléaire"

Fédération de 875 associations agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/

Corinne François : 06 86 74 85 11

Jean-Pierre Minne : 06 71 07 24 47

logo Alliance Ecolo11.jpgAlliance Écologiste Indépendante

Bernard FRAU : 06 63 24 00 66

02:06 Écrit par Bernard FRAU dans 1. Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, ps, alliance ecologiste indépendante, martine aubry, ump | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

06/04/2011

Technologie EPR : report de décision des autorités britanniques

262981.jpgDéjà circonspectes, à propos des systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR, pour lesquels elles avaient émis des réserves le lundi 2 avril 2010, les autorités de sureté de Grande-Bretagne viennent cette fois de décider du report de l'autorisation de principe de l'utilisation de la technologie EPR poussée par la filière électro-nucléaire française. L'annonce de ce report est consécutive à la catastrophe de FUKUSHIMA au Japon, pour laquelle les leçons doivent être tirées avant toute nouvelle mise en construction.

Source AFP Le Moniteur 05 04 2011

Les autorités britanniques du nucléaire ont annoncé mardi 5 avril un report de leur décision sur une autorisation de principe de la technologie EPR proposée par les groupes français Areva et EDF, afin de s'assurer que les "leçons ont été tirées des événements du Japon".

Cette autorisation de principe, qui concerne également le réacteur AP1000 de l'américain Westinghouse (groupe Toshiba), était attendue en juin. Elle ne pourra plus intervenir qu'après la remise, en septembre, d'un rapport commandé par le gouvernement à un responsable du superviseur britannique du nucléaire, Mike Weightman, ont expliqué dans un communiqué conjoint les deux agences chargées du dossier.

Le rapport de M. Weightman doit "tirer les leçons" de l'accident de Fukushima sur la relance du nucléaire britannique. Les deux agences concernées, la Direction de la santé et de la sécurité (HSE) et l'Agence de l'environnement, ont expliqué qu'elles avaient en conséquence "besoin de temps supplémentaire" pour se prononcer sur l'EPR et l'AP1000 et finaliser leurs recommandations.

Le report permettra de "s'assurer que les modèles des réacteurs proposés prennent en compte toutes les leçons devant être tirées des événements au Japon", ont-elles ajouté.

Le groupe français EDF, qui a déjà arrêté son choix sur l'EPR et s'est allié avec le groupe local Centrica, est sur les rangs pour construire au moins deux nouvelles centrales au Royaume-Uni. Le premier réacteur doit entrer en service en 2018.

Source AFP Le Moniteur 05 04 2011

 

11:00 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : epr, leçons, fukushima, edf, areva | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

EPR Penly: Après les déclarations du maire communiste de Dieppe

Communiqué de Presse

Paris-Normandie dans son édition de vendredi a repris les propos de Sébastien Jumel maire communiste d’Évreux après les déclarations du Président de l'Autorité de Sureté Nucléaire concernant la construction des EPR de Penly et de Flamanville pour laquelle l'hypothèse d'un moratoire est aujourd'hui envisagé.

Ces propos ne manquent pas de soulever quelques interrogations majeures!

D'abord, au nom de quelle légitimité Sébastien Jumel, reprenant les formules de Nicolas Sarkozy et des Ministres Besson et Kossusco-Morisset, s'autorise-t-il à commenter les déclarations du président d'une Agence d’État dont le caractère indépendant est par nature indispensable à la mission qui lui est confiée?.

Ensuite quelle expertise le Maire de Dieppe peut-il mettre en avant pour affirmer que: «les propos du président de l'Autorité de sûreté nucléaire ont été sur interprétés»?.

Enfin à quelles sources le Maire de Dieppe fait-il référence lorsqu'il déclare : «Il faudra tirer tous les enseignements de l'accident nucléaire de Fukushima dans le nucléaire français, tout particulièrement sur des projets expérimentaux comme l'EPR...... la réalité des choses justifie que l'on renforce tous les dispositifs de sécurité des centrales. Cela fera l'objet d'un audit qu'il faudra prendre en compte»?.

Alliance Écologiste n'est d'ailleurs pas surpris des prises de position du Maire de Dieppe qui sont conformes à celles que soutient depuis toujours le Parti Communiste en Haute et Basse Normandie.

Ces prises de positions ont moins le mérite de clarté. Ce n'est pas le cas des Députés socialistes et des Président de Conseil Régionaux de Haute et Basse Normandie qui soutiennent eux les propositions en trompe l’œil de Martine Aubry qui prévoient une sortie du tout nucléaire dans 30 ou 40 ans. Autant dire qu'avec le PS la sortie du Nucléaire n'est pas pour demain ni pour après demain.

En ce mois de commémoration du 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, «Alliance Écologiste» d'un point de vue général rappelle:

 

  • Que l'objectif après le désastre de FUKUSHIMA le 11 mars 2011 est désormais de «Sortir du nucléaire tant civil que militaire».

  • Que cette sortie doit être une sortie intégrale et non partielle.

  • Que la décision de sortie du nucléaire assortie d'un calendrier précis doit être prise dès cette année 2011.

 

A cet effet Alliance Écologiste demande pour l’immédiat:

 

  • la fermeture des vieilles centrales de Fessenheim et du Bugey

  • l'abandon des projets EPR de Penly et de Flamanville

  • le lancement d'un «Plan National de Reconversion Énergie» construit pour renforcer la déconcentration et l'amélioration des rendements des productions ainsi que celles de l'isolation des constructions publiques et privées.

Enfin Alliance Écologiste appelle l'ensemble des Mouvements et associations écologistes à faire de la commémoration du 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl un grand moment de mobilisation et de contestation citoyenne face aux irréductibles tenants de la folie nucléaire.

 

Contact: Bernard FRAU 0663240066

04/04/2011

L'entretien accordé par le patron de l'ASN au quotidien "Le Monde"

André-Claude Lacoste patron de la sécurité nucléaire en France a accordé une interview au quotidien Le Monde daté 31 mars 2011. Les choses de l’atome relèvent, dans notre beau pays, de l’opacité la plus dense quand elles ne flirte pas avec et le mensonge le plus grotesque – confère le nuage de Tchernobyl s'arrêtant à la frontière de la France – . Chacun aura noté que de ce point de vue le Japon n'est pas en reste. Les propos d' André-Claude Lacoste méritent une attention particulière tant ils sont différents des ministres Luc BESSON et Nathalie KOSSUSCO-MORISSET. En particulier il faut lire et méditer cette phrase du Président de l'Autorité française de sureté nucléaire (ASN): “On ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d’accident grave en France”.

Japan_Nuclear.jpgTels des docteurs Frankenstein, les nucléocrates de tous bords, de droite comme de gauche – ici encore nous noterons les convergences entre DSK et NS –, en France mais aussi ailleurs dans le monde nous exposent à la folie de la créature dont ils sont impuissants à maîtriser les méfaits et les menaces.

Cet entretien est révélateur de cette réalité que l'on veut nous dissimuler, chaque nouvelle implantation d'un réacteur nucléaire dans le monde nous rapproche un peu plus de l'enfer.

*********

Le monde: Quel regard portez-vous sur la crise nucléaire à Fukushima ?

André-Claude Lacoste : Le Japon vit un drame absolu, effroyable. Le séisme et le tsunami ont fait au moins 25 000 morts, sans compter les sans-abri. L’accident nucléaire n’est qu’un élément de cette tragédie. Concernant l’état de la centrale, deux éléments sont positifs : les Japonais ont remplacé l’eau de mer par de l’eau douce pour refroidir les cuves des réacteurs et maintenir le niveau d’eau dans les piscines de combustibles usés ; et nous avons moins d’inquiétudes sur l’état de ces piscines. Pour autant, nous sommes toujours face à une crise majeure. L’issue dépend de deux facteurs : le rétablissement d’un refroidissement permanent des installations par de l’eau douce et la disponibilité d’une source froide. Il faudra un nombre considérable de semaines ou de mois, d’autant qu’il y a maintenant des fuites permanentes de radioactivité, sans qu’on sache très bien d’où elles émanent.

» Les conditions d’intervention sont extrêmement difficiles. Il ne s’agit pas d’”opérations suicide”: on n’envoie pas les travailleurs à la mort. Mais leur temps d’intervention est très limité: on parle d’une vingtaine de minutes, ce qui est très court.

Qu’en est-il de la contamination de la région de Fukushima ?

Sur le site, la radioactivité est très intense. Alentour, il faut attendre de disposer de chiffres pour se prononcer. Tout dépend des concentrations que l’on trouvera, notamment en iode et en césium radioactifs. J’ai le sentiment que la zone d’évacuation de la population [dans un rayon de 20 km] et celle de mise à l’abri [10 km supplémentaires] représentaient des périmètres raisonnables. Mais il est clair qu’il existe une dispersion de radioactivité au-delà des 30km en “taches de léopard”. La gestion de ces territoires contaminés va durer des années, sinon des décennies.

Quelle assistance la France peut-elle apporter ?

Areva a des compétences sur les réacteurs à eau bouillante, héritées de Siemens. Le Commissariat à l’énergie atomique a des capacités de recherche. Ces entreprises peuvent fournir des esprits neufs, moins englués dans la gestion quotidienne de cette crise effroyable.
En ce qui concerne l’ASN, nous menons depuis 2005 une réflexion sur les situations post-accidentelles, avec un comité directeur (Codirpa) qui associe une centaine de personnes. On n’a, Dieu merci, pas d’expérience pratique, mais des idées sur la façon de gérer le moins mal possible. Notre offre d’assistance intellectuelle sera confirmée à l’occasion du déplacement du président de la République et de la ministre de l’écologie, jeudi 31 mars à Tokyo.

» Concernant ce Codirpa, certaines associations regrettent que les scénarios étudiés ne soient pas assez graves… Il a toujours été dans notre intention de couvrir une gamme de scénarios allant du plus probable au plus extrême. Il me paraît évident qu’on va intégrer, typiquement, ce qui se passe au Japon.

Un accident nucléaire majeur peut-il survenir en France ?

Je l’ai toujours dit : personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais un accident grave en France. Il convient de faire deux choses: essayer de réduire la probabilité que cela arrive, ainsi que les conséquences, si cela arrive. C’est toute la philosophie de la sûreté nucléaire. Quand survient une crise comme au Japon, il faut en tirer un retour d’expérience. Deux initiatives politiques vont en ce sens, portées par la Commission européenne, avec des stress tests, et par le premier ministre, François Fillon, qui nous a demandé un audit des centrales françaises. Celui-ci portera sur l’aléa sismique, l’inondation, la perte d’alimentation électrique, la perte de source de refroidissement, la gestion de crise et le cumul de ces difficultés.

» Nous sommes en train de bâtir ce programme. Je veillerai à sa cohérence avec les tests de résistance demandés par la Commission européenne. Avec mes homologues d’Europe de l’Ouest, nous avons publié une première proposition sur le contenu de ces tests. Pour nous, c’est une vérification des marges de sûreté. Prenons l’aléa sismique: on a vérifié que l’installation y répondait, voyons comment elle réagirait à un aléa plus fort. Existe-t-il un risque que ces “stress tests” répondent au plus petit dénominateur commun entre les autorités de sûreté ? Je ne crois pas. Pour chacun des chefs d’autorité nucléaire, ce qui se passe au Japon est un vrai choc. Nous prenons très au sérieux les conditions d’analyse.

En 2003, en France, il y a eu conflit entre EDF et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sur cet aléa. Les antinucléaires vous accusent d’avoir tranché en faveur de l’électricien…

On va tout revisiter. En matière sismique, il y a des chapelles de spécialistes qui se battent avec furie. En l’occurrence, en 2003, j’ai tranché de façon que l’on arrive à une évaluation raisonnable du risque. Je n’ai strictement aucun regret. L’ASN a pour mission de trancher des débats techniques ou scientifiques.

Nicolas Sarkozy a dit que si un réacteur ne passait pas les tests, il n’hésiterait pas à le fermer. Quels sont ceux qui vous paraissent les plus faibles ?

Nous n’avons pas commencé ce travail. Si on trouvait matière à fermer, on le ferait. Mais en désigner à l’avance voudrait dire que nous n’avons pas fait notre travail par le passé. La déclaration du commissaire européen Günther Ottinger affirmant que certaines centrales ne vont pas passer le test me paraît de nature à décrédibiliser le système d’évaluation.

Avez-vous les moyens de conduire rapidement ces analyses ?

L’audit national et les stress tests porteront sur les cinq thèmes cités, à partir de données disponibles. S’il faut poursuivre les études, nous le ferons, mais il est légitime que nous rendions compte à la fin de l’année au Parlement. Il va falloir augmenter nos moyens pour éviter de baisser la garde sur nos contrôles habituels. On ne peut pas faire appel aux compétences étrangères, mobilisées sur leur propre terrain. Peut-on rappeler des retraités? Nous en sommes au tout début de la réflexion.

Vous attendiez-vous à ce qui s’est passé au Japon ?

Non, parce que la crise japonaise résulte d’un cumul d’agressions extérieures – un tremblement de terre, puis un tsunami – qui a surpris l’exploitant et nos homologues. En France, avec des phénomènes d’un ordre de grandeur très différent, nous n’avons pas étudié, par exemple, le cumul d’un tremblement de terre et d’une inondation. Il y a à l’évidence des problèmes nouveaux à se poser.

Comme la rupture de barrages…

Tout à fait. Mais ces questions dépassent, et de beaucoup, le seul domaine du nucléaire. Il faut avoir l’esprit totalement ouvert.

Source Le Monde : Propos recueillis par Pierre Le Hir et Hervé Morin

16:44 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : andré-claude lacoste, asn, fukushima, edf, tchernobyl | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

«Nicolas Hulot ne doit pas se placer sous la tutelle des Verts»

Communiqué de presse

Paris, le 1er avril 2011 En annonçant qu’il participera aux primaires, organisées par Europe Écologie-Les Verts pour désigner leur candidat à la présidentielle de 2012, Nicolas Hulot vient de rompre avec la logique de lindépendance partisane qui a fait une grande part de sa notoriété et de sa crédibilité jusqu’à ce jour.

Pour Bernard Frau, secrétaire national d’Alliance Écologiste: «Aujourd’hui, en rejoignant Cécile Duflot et ses amis, qui ne font pas mystère de leur volonté de positionner à gauche le projet de l’écologie politique, Nicolas Hulot fait le choix de rallier le PCF de Paul Laurent, et le PS de Martine Aubry qui au soir du 1er tour des cantonales ont affiché l’unité retrouvée d’une gauche plurielle conservatrice ancrée sur un modèle de société bien éloigné du paradigme écologiste.»

Plus que jamais s’impose la nécessité de proposer à nos concitoyens un projet alternatif au modèle productiviste du PS et de l’UMP qu’ils ne sont pas prêts d’abandonner. Pas plus qu’avec la Droite qui n’a pas été au bout du Grenelle de l’environnement, Nicolas Hulot en montant dans la barque d’EELV, ne verra ses propositions réellement prises en compte par la Gauche si ce n’est à la marge.

Dès lors, radicalement attachée à la présence en 2012 d’une candidature écologiste non alignée, Alliance Écologiste appelle Nicolas Hulot à se ressaisir et à ne pas se placer sous la tutelle des Verts.

Face à la CDU et au SPD c’est l’indépendance qui a fait gagner les Écologistes en Allemagne, face au PS et à l’UMP c’est l’indépendance qui les fera gagner en France.

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FYI: Crée en 2009 au moment des européennes où elle a fait près de 5 %, l’Alliance Écologiste Indépendante, composée de Génération Ecologie, du Mouvement des Écologistes Indépendants et de la France en Action est devenue en 2011 le parti unifié «Alliance Écologiste», qui prône une écologie politique indépendante.

Contact :

Alliance Ecologiste : Bernard Frau / 06 63 24 00 66 / bernard.frau@sfr.fr

11:43 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cdu, spd, alliance ecologiste, nicolas hulot, présidentielles 2012 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Non à l'OTAN en LIBYE

Par Jean-Luc Mélenchon

L’OTAN, dont je condamne l’existence et dont je souhaite que la France se retire, n’a rien à faire en Libye. La résolution 1973 de l’ONU concernant la Libye doit être fidèlement appliquée. Son objet est clairement délimité. Il s’agit de mettre en place une zone d’exclusion aérienne, actuellement effective, pour protéger les civils libyens.

La résolution 1973 n’a pas d’autre objectif et exclut clairement toute autre intervention militaire. Le Conseil de Sécurité de l’ONU dispose d’un organe militaire chargé de mettre en œuvre ses décisions, le comité d’État-major établi par l’article 47 de la Charte de l’ONU. C’est à lui et à lui seul de piloter les opérations. Le respect du strict périmètre de cette résolution est la condition de sa pérennité. Faute de quoi dans les heures qui viennent, l’intervention changeant de signification, l’accord international qui a permis l’absence de veto au sein du Conseil de Sécurité, sera remis en cause. Pour ma part, comme beaucoup de ceux qui ont approuvé la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne, je ne soutiendrai pas davantage que par le passé une nouvelle guerre de l’OTAN.

Dès lors, c’est le moment de constater la faute qu’a été le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN et la nomination d’officiers français dans la chaine de commandement que dirigent les Nord-américains. La pression qui s’exerce pour imposer la présence de l’OTAN dans l’action en Libye ne correspond à aucune nécessité militaire pour les Français. Elle signale seulement l’avilissement de ceux qui s’y soumettent, leur perte d’indépendance. Elle rappelle le caractère impérial de cette alliance belliciste dirigée par les États Unis d’Amérique. La sortie de l’OTAN et le retrait de l’aventure sans principe en Afghanistan figurent au même agenda que la ferme volonté d’empêcher cette organisation de prendre la direction d’une opération dont nous attendons seulement qu’elle protège la révolution populaire en Libye.


01:52 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : civils, résolution 1973, onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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