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18/11/2010

Les 10 patates d'Edouard

Dans l’Affaire de l’attentat de Karachi, Le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke poursuit son enquête sur de possibles «faits de corruption active et passive», à propos de 10 millions de francs versés «en liquide» sur les comptes de campagnes du candidat à l’élection présidentielle de 1995, Édouard Balladur.

Début octobre, de source Libération, l’on avait appris que les comptes de campagne d’Édouard Balladur avaient été validés, le 11 octobre 1995, bien que les rapporteurs du Conseil Constitutionnel, alors présidé par Roland Dumas, considérant que «l’allégation du candidat» sur la provenance des 10 millions était «à l’évidence démentie par le fonctionnement du compte, s’étaient prononcés en faveur du «rejet des comptes».

Maître Olivier Morice, l’avocat des familles des victimes de l’attentat de Karachi de son côté a rendu public des extraits du rapport du Conseil Constitutionnel dans lequel il est indiqué que «Le candidat ne sait manifestement pas quelle argumentation opposer» aux interrogations à propos des fonds dont «L’origine n’est accompagnée d’aucun commencement de preuve».

Alors que Jean-Louis Debré, l’actuel président du Conseil constitutionnel, dans un courrier en date du 9 novembre a refusé «en raison du secret qui s’attache aux délibérations», de transmettre à la justice, qui les lui réclame, les échanges entre les sages qui ont examinés les comptes de campagne d’Édouard Balladur, le journal Libération rapporte que Charles Million, ancien Ministre de la Défense, a indiqué devant Renaud Van Ruymbeke que des rétrocommissions ont été versées jusqu’en 1995 en lien avec «un contrat de vente au Pakistan de sous-marins français».

«Pour le contrat pakistanais, au vu des rapports des services secrets et des analyses qui ont été effectuées par les services du ministère (de la Défense, NDLR), on a eu une intime conviction qu’il y avait rétrocommissions», a indiqué Charles Million.

Il convient de garder en mémoire que la justice, saisie par les familles des victimes de l’attentat de 2002 contre du personnel de la direction des constructions navales (DCN) qui avait fait 14 morts, soupçonne que l’opération terroriste aurait été décidée en représailles après l’arrêt du versement de commissions prévues par le gouvernement Balladur lors d’un contrat de vente de sous marins au Pakistan.

Charles Million lors de son audition par Renaud Van Ryumbeke a par ailleurs précisé au juge que « dans les quinze jours qui ont suivi» sa nomination au gouvernement en 1995, Jacques Chirac lui «a demandé de procéder à la révision des contrats d’armement et de vérifier dans la mesure du possible s’il existait des indices sur l’existence de rétrocommissions»

Ce nouveau développement de l’affaire qui renforce les soupçons de la justice ira-t-elle au terme de son instruction et la vérité sera-t-elle connue?

Si un lien direct était établi entre le versement de rétrocommissions et les 10 millions de francs versés en liquide sur les comptes de campagne d’Édouard Balladur dont ce dernier ne peut ou ne veut indiquer l’origine, cette affaire prendrait un tour encore plus important pour le pouvoir actuellement à la tête de l’État. Nicolas SARKOZY qui à l’époque fut porte-parole et directeur de campagne d’Édouard Balladur se verrait alors impliqué dans le scandale.

Faut-il ajouter qu’il est fort possible que comme Roland Dumas, qui a déclaré «Je ne me souviens pas qu'il y ait eu le moindre problème sur les comptes de campagne de M. Balladur, comme je ne me rappelle pas que leur rejet ait été préconisé. Pourtant, j'étais quand même dans l'opposition à cette époque...", de nombreuses personne risquent de perdre la mémoire.

Les 10 patates d’Édouard vont encore faire couler beaucoup d’encre. Des disparitions d’ordinateurs de journalistes sont peut-être déjà programmées ainsi que des mises sur écoute légales ou illégales décidées.

Il faut espérer que les péripéties à venir de ce qui ressemble chaque jour un peu plus à un roman noir de la République - l’affaire du contrat de vente de sous-marins au Pakistan sous le gouvernement Balladur - ne finiront pas par faire couler le sang de ceux qui, souhaitant la faire connaître, approcheront la vérité de trop près.

17/11/2010

François Fillon: le retour de piste

François Fillon fort de sa popularité chez les parlementaires de l’UMP qui, manifestement, souhaitaient le voir poursuivre dans sa fonction, avait donné le ton en déclarant: «il faut garder le cap». Nicolas Sarkozy a choisit de l’écouter et de le reconduire à son poste de 1er ministre. Du coup Lagarde reste à l’économie et Hortefeux à l’intérieur.

Exit, après la forte agitation automnale de la réforme des retraites, l’idée d’amorcer un virage social en faisant entrer à Matignon le centriste-écologiste Jean-Louis Borloo.

Comme pour marquer encore plus sa volonté de porter le clivage droite/gauche à ses limites, le Président a mis fin à l’ouverture. Bernard Kouchner et Fadela Amara ont été renvoyés à leurs études et du coup le retour de Xavier Bertrand et d’Alain Juppé apparaît comme une porte qui se referme en claquant au nez des centristes évacués du gouvernement.

Accessoirement ce remaniement a permit au Chef de l’État de faire un peu de nettoyage, ce n’est pas le printemps mais tout de même. Rama Yade la ministre au verbe un peu s’en est allée et le pauvre Eric Woerth qui porte comme une croix «l’affaire Béthencourt et ses développements politico-financiers» a été sacrifié.

La réduction tout azimut des déficits reste la priorité, comme le durcissement de la politique de sécurité. Le tout assorti, à grand renfort de communication, d’un peu de poudre aux yeux en direction de personnes âgées. Nicolas Sarkozy est reparti en campagne électorale.

Dans l’autre camp quelles sont les réactions?

«Tout ça pour ça» a déclaré celle qui préside aux destinées du PS pour le compte de Laurent Fabius, l’ancien «plus jeune premier ministre que François Mitterrand avait donné à la France».

Faute de proposer au Français des solutions concrètes pour les sortir des difficultés dans lesquelles ils sont plongés en raison de la crise financière mondiale, la dame de Lille s’en est tenue aux habituelles formules creuses à forte connotation électoraliste: «Je fais le même constat que tous les Français: tout ça pour ça. Plus que jamais, nos concitoyens le savent, le vrai changement aura lieu par leur vote en 2012", a-t-elle péroré devant les caméras de télévision. Et comme si cela ne suffisait pas elle a ajouté "Ce remaniement, c'est le renforcement de mainmise de l'UMP-RPR sur tous les leviers du pouvoir».

Les Français sont las de ces déclarations à l’emporte pièce qui n’apportent strictement rien à l’amélioration des conditions de vie qui sont les leurs. Les Français sont blasés de ces joutent oratoires et de ces campagnes électorales où la droite et la gauche s’affrontent en faisant semblant de n’être d’accord sur rien alors qu’ils partagent l’essentiel tant sur les diagnostics que sur les solutions à mettre en œuvre.

La réalité est celle-là, Nicolas Sarkozy dans la perspective de 2012 a choisit de renforcer son image d’homme de droite tout en légitimant la posture de gauche des leaders socialistes. Ils sont en quelque sorte copains comme cochons! C’est triste mais c’est ainsi.

Alors que reste t-il à faire dans ces conditions?

S’il est une chose positive dans ce remaniement ministériel, celle-ci réside dans le fait que le choix délibéré du chef de l’État de renforcer le bipolarisme droite/gauche, ravageur pour le pays, ouvre cette fois, à cause de l’éviction des centristes du gouvernement, un véritable espace politique où républicains authentiques, centristes émancipés des deux bords et écologistes non alignés peuvent se retrouver et construire une puissante alternative de changement.

Les 18 mois qui nous séparent de l’élection présidentielle sont largement suffisants pour jeter les bases d’une telle dynamique et la porter à la victoire politique en 2012. Les différentes personnalités de chacune de ces sensibilités sauront-elles passer outre leur intérêt individuel pour aller servir l’intérêt général?

La question leur est désormais posée. Les conditions sont réunies pour faire avancer cette idée car les Français, dans leur grande majorité sont murs pour la soutenir: renvoyer dos à dos le PS et l’UMP. Il ne faudrait pas une fois encore les décevoir, faute de quoi c’est aux sirènes de l’extrême-droite qu’ils finiront par confier leur destin.

00:56 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fabius, borloo, fillon, sarkozy, centristes, républicains, Écologistes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

16/11/2010

Novembre: Mois des dupes

Souvenez- vous de vos cours d’histoire: le 10 Novembre 1630, Richelieu, que ses adversaires croyaient tombé en disgrâce, revenait en grâce auprès du Roi!

Ce jour restera pour la postérité la journée des dupes.

L’histoire se répète: le 14 Novembre 2010, François FILLON, que toute la France croyait usé après un automne de grèves et de conflits sociaux dus à son entêtement, revenait en grâce auprès du Roi SARKO 1er, au grand dam du prétendant BORLOO. Et donc, encore un Novembre de dupes!

L’histoire bégaye: les Verts fusionnent avec leur créature Europe-Ecologie. Le parti Vert, échaudé par le faible score de VOYNET aux Présidentielles, a créé Europe-Ecologie qui lui a servi de paravent, avec succès. La créature, devenant plus grosse que son créateur, les Verts ont décidé de la neutraliser. Le Richelieu des Verts a mis sa reine, Cécile DUFLOT, sur le trône d’Europe-Ecologie les Verts, au grand dam des COHN-BENDIT, WAECHTER, BOVE…Décidément, ce mois de brume et d’obscurité, est propice aux dupes…Soyons vigilants!

Henri BAILLEUL Président MEI Nord-Pas de Calais


01:18 Écrit par Bernard FRAU | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fillon, borloo, sarko, europe-ecologie, vert, richelieu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

15/11/2010

Nouveau Gouvernement

Premier ministre: François Fillon.

Alain Juppé: Ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants.

Michèle Alliot-Marie: Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et européennes.

Nathalie Kosciusko-Morizet: Ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

Michel Mercier: Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Libertés.

Brice Hortefeux: Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration.

Christine Lagarde: Ministre de l’Économie, des Finances et de l'Industrie.

Xavier Bertrand: Ministre du travail, de l'emploi et de la santé.

Luc Chatel: Ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative.

François Baroin: Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, porte-parole du gouvernement.

Valérie Pécresse: Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Bruno Le Maire: Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du territoire.

Frédéric Mitterrand: Ministre de la Culture et de la Communication.

Roselyne Bachelot: Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

Maurice Leroy: Ministre de la Ville.

Chantal Jouanno: Ministre des Sports.

Patrick Ollier: Ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement.

Eric Besson: ministre auprès de la ministre de l’Économie, des Finances et de l'Industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique.

Henri de Raincourt: Ministre auprès de la ministre d’État, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération.

Philippe Richert: Ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargé des collectivités territoriales.

Laurent Wauquiez: Ministre auprès de la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes.

Nadine Morano: Ministre auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, chargée de l'apprentissage et de la formation professionnelle.

Marie-Luce Penchard: Ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargée de l'Outre-mer.

Pierre Lellouche: Secrétaire d’État auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce extérieur.

Nora Berra: Secrétaire d’État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé.

Benoist Apparu: Secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé du logement.

Georges Tron: Secrétaire d’État auprès du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’État, chargé de la fonction publique.

Marie-Anne Montchamp: Secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

Thierry Mariani: Secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des transports et du Logement, chargé des transports.

Frédéric Lefebvre: Secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Économie, des Finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation.

Jeannette Bougrab: Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, chargée de la jeunesse et de la vie associative.

00:04 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ecologie, industrie, gouvernement, intérieur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

13/11/2010

Non Cécile Duflot tout le monde n'est pas content

Les 13 et 14 novembre se tiennent à « Les Assises du rassemblement des écologistes» au terme desquelles deux organisationsEurope Ecologie et Les Verts vont fusionner et donner naissance à un nouveau Mouvement Ecologiste.  « Tout le monde est très content"se réjouit Cécile Duflot la patronne putative du futur mouvement.

Non Cécile tout le monde n'est pas content. Martine Aubry, Laurent Fabius sont peut-être satisfaits de la tournure que prennent les choses mais tous les écologistes  ne sont pas contents loin s’ en faut.

Si vouloir unir la grande famille des écologistes dans un même mouvement  constitue en soi une belle et bonne idée à laquelle tout écologiste militant aspire à Lyon il y a désormais loin entre les intentions printanières de l’Appel du 22 Mars aux réalités hivernales des assises de Lyon.

La future grand-messe sur fond de discours grandiloquents ne fera en fait qu’ entériner le choix délibéré d’une poignée de dirigeants gauchisants de laisser au bord du chemin donc de rejeter tous les écologistes conséquents pour qui « l’indépendance de l’Ecologie Politique » constitue la pierre d’ angle du changement écologiste et social de la société.

C’est le 9 octobre lors de l’ adoption de son manifeste lequel n’ envisage d’ alliances politiques qu'en direction des seuls partis de gauche que le nouveau parti a mis fin au processus engagé avec l’Appel du 22 Mars.

«Le risque est que 3 ou 4.000 Verts bloquent le processus»avait prévenu Daniel Cohn-Bendit lors des journées d’ été de Nantes ajoutant «des milliers d'écologistes seront déçus».

C’est fait le processus est bloqué et des milliers d'écologistes sont déçus. En fait de rassemblement « le machin encore hybride et pas entièrement fusionné »voulu par le parti Vert porte en lui tous les germes de ses échecs futurs.

Sur fond de discours lénifiants  se prépare à Lyon tout à la fois la confusion, la division, l’ exclusion et cerise sur le gâteau le renforcement du bipolarisme droite/gauche destructeur pour la démocratie en général et la réalisation d’un projet authentiquement écologiste en particulier.

C’est pourquoi nous ne participerons pas à cette caricature de rassemblement préférant nous consacrer à la réalisation d’un pôle alternatif authentiquement écologiste dont l’émergence sur le terrain se fait jour.

Premiers signataires

1er Vice-président du MEI Patrice MIRAN

Vice-président à la santé MEI Jacques MARET

Secrétaire National aux Élections MEI Bernard FRAU

Trésorier National du MEI Philippe BEYL

Membre du bureau ou du Conseil National du MEI Carine CURTET, Monique MARQUET, Thierry ROMAN, Michel PIZZOLE, Henri BAILLEUL,Jean-Pierre VILLON, Michel FABRE, Gilbert JACOBELLI.

Animateurs régionaux Alain BOUYER, Gaud CHAUVIN, Georges BODU, Marc THOREL, Eric VENEL.......

Contact Bernard FRAU 06 63 24 00 66/02 32 61 02 38

12/11/2010

Assises Constituantes Europe Ecologie à Lyon les 13 et 14 décembre

La participation d'Antoine WAECHTER en tant que Président du MEI aux Assises Constituantes d'Europe Ecologie, ces 13 et 14 novembre à Lyon, a surpris et contrarié un nombre important d’ adhérents du mouvement.

Surpris parce que personne n' était au courant. C'est en effet en lisant le programme des Assises qu 'ils l'ont découvert.

Contrarié parce qu' aucune instance du MEI n’a donné mandat à Antoine WAECHTER pour représenter le mouvement à cette réunion.

Celui-ci a donc pris seul, la décision d' embarquer le MEI dans une entreprise qui est bien loin de faire l' unanimité chez les adhérents.

En conséquence, Antoine WAECHTER, lors de ces assises ne représentera que lui-même, et n' interviendra qu'en son nom propre. Il ne représentera pas la voix des adhérents du MEI pour qui l’Indépendance de l’Ecologie Politique reste la priorité de leur engagement militant. Ceux-ci en effet, qui n’ entendent pas être alignés et enfermés sur les positions d’un parti où selon Daniel Cohn-Bendit « le sectarisme n’a pas disparu ».

Le prochain Conseil National du MEI sera l’ occasion pour les responsables du Mouvement de se prononcer tant sur le comportement pour le moins autocratique de leur leader que sur sa stratégie politique.

Bernard FRAU

MEI Haute-Normandie

Secrétaire National aux Élections du MEI

21:06 Écrit par Bernard FRAU dans 1. Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : waechter, mei, europe ecologie, bernard frau | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

10/11/2010

Commémoration de la disparition du Général De GAULLE

 

 

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Le 9 novembre 1970 il y a 40 ans s’éteignait à Colombey-les-Deux-Eglises en Haute-Marne le chef de la France libre qui, depuis Londres, durant l’été 1940, avec l’assistance d’un petit carré d’hommes à la volonté bien trempée, mis en place les éléments de base d’une armée qui, aux côtés des alliés, participera à la libération de la France envahie.

 

Quelques jours après le débarquement allié du 6 juin, le 14 juin 1944 le Général De Gaulle reviendra au pays à bord du torpilleur «la Combattante» qui le conduira jusqu’à la plage de Courseulles-sur-Mer en Normandie. Dès son arrivée il prononcera à Bayeux un discours dont l’esprit, sur le fond n’a rien perdu de sa pertinence.

«Prenons le siècle comme il est. Nous avons à mener à bien, malgré d'immenses difficultés, une rénovation profonde qui conduise chaque homme et chaque femme de chez nous à plus d'aisance, de sécurité, de joie, et qui nous fasse plus nombreux, plus puissants, plus fraternels», dira-t-il ce jour là aux Français venus l’écouter. Puis poursuivant son appel et témoignant sa confiance il traçait la nouvelle mission à remplir «Nous avons à conserver la liberté sauvée avec tant et tant de peine. Nous avons à assurer le destin de la France au milieu de tous les obstacles qui se dressent sur sa route et sur celle de la paix». Et plus loin encore «Nous avons à déployer, parmi nos frères les hommes, ce dont nous sommes capables, pour aider notre pauvre et vieille mère, la Terre.».

 

Cet Homme de génie avait un grand amour de la France, une haute conception du service à son pays, et un sens hors du commun de la liberté et de la souveraineté pour son peuple.

Condamné, dans un premier temps à quatre ans de prison et à la perte de la nationalité française, l’homme de l’Appel du 18 juin 1940 se verra traduit devant le Tribunal militaire de Clermont-Ferrand qui le condamnera, le 2 août 1940, toujours par contumace à «mort, dégradation militaire et confiscation de ses biens meubles et immeubles» pour «Trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l'État, désertion à l'étranger en temps de guerre sur un territoire en état de guerre et de siège».

Sa fierté de soldat, son dévouement au pays lui ont permis durant les années de plomb de résister à l’ennemie nazi, sa stature d’homme d’état fit le reste après la libération.

1435110_8_d00d_7-le-26-aout-1944.jpgDe retour au pays, sans attendre, il procédera au rétablissement de l’autorité de l’ordre républicain, à l’installation rapide d’un gouvernement d’union nationale permirent en effet d’éviter à la France, tout juste libérée, le statut de l'AMGOT (Allied Military Government for Occupied Territories), prévu pour elle par les États-Unis d’Amérique, un pays occupé sous administration étrangère.

Il est bon de temps en temps de rappeler aux détracteurs du général De Gaulle ce que les Français doivent à ce héros national qui a su à la fois composer, s’effacer pour finalement s’imposer et doter la France des institutions dont elle avait besoin pour réaliser son redressement.

Fondateur de la 5ème République dont il a été le premier président le Général nous a laissé une sorte de testament politique dont les dirigeants actuels de la France pourraient utilement revisiter pour chercher quelques inspirations pour nos temps de crises.

Au cœur de ce testament, le refus clair des tares inscrites au cœur des politiques néolibérales qu’il avait largement su entrevoir. N’affirma-t-il pas dès 1965 «le laissez-faire, le laissez-passer appliqué à l’économie(…)a souvent(…)donné au développement une puissante impulsion. Mais on ne saurait méconnaître qu’il est en résulté beaucoup de rudes secousses et une somme énorme d’injustices».

Sans concession pour toute atteinte à la souveraineté nationale qu’il considérait comme le rempart de l’intérêt général, sur qu’il n’aurait pas été l’homme des traités européens, en particulier celui de Lisbonne, qui ont finit par faire de l’Europe un grand marché ouvert aux 4 vents mauvais d’une globalisation sous influence des marchés financiers pilotés par Wall Street et la City sous contrôle du FMI et de l’OMC.

Dans ce testament, que nous a laissé Charles De Gaulle, figure en bonne place cette grande idée d’une Europe des Nations, qu’il imaginait puissante, de l’Atlantique à l’Oural, constituée à partir d’un axe fort franco-allemand. Le destin de la France y est inscrit, l’émergence d’un monde multipolaire exige sa construction faute de quoi la «vieille Europe», comme la qualifie avec beaucoup de mépris les américains finira par être engloutie par les crises à venir.

A l’heure où l’on commémore la disparition du chef de la France libre il ne faut pas craindre de dire que le gaullisme authentique est et reste d’une furieuse modernité, sachons pour demain nous en souvenir.

Enfin, rappelons-nous de son exhortation contenue dans la conclusion du premier discours de Bayeux «Soyons assez lucides et assez forts pour nous donner et pour observer des règles de vie nationale qui tendent à nous rassembler quand, sans relâche nous sommes portés à nous diviser contre nous-mêmes !»

L'héritage Gaulliste appartient à ceux qui veulent unir

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02:36 Écrit par Bernard FRAU dans 2. Les grands hommes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libération, bayeux, europe, général, président, de gaulle | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

08/11/2010

Convoi de déchets nucléaires: surchauffe sur un essieu, selon Greenpeace

BERLIN - L'association écologique Greenpeace a affirmé dimanche avoir détecté, sur des images infrarouges, une surchauffe anormale sur un essieu d'un wagon du convoi de déchets nucléaire Castor, parti de France à destination du nord de l'Allemagne, et demande l'arrêt du train pour un examen.

"L'analyse des images thermographiques, réalisées par Greenpeace sur ce convoi, révèle l'existence d'une source de chaleur anormale au niveau d'une roue, entre les wagons Castor 6 et 7", ces conteneurs écrit l'organisation.

"Comme personne ne peut savoir le risque que fait courir cette surchauffe sur le trajet, nous demandons, dans l'intérêt de la sécurité du public, que le transport des Castor soit immédiatement stoppé pour contrôler les essieux concernés", poursuite Greenpeace.

La police allemande a confirmé à l'AFP avoir été informé, ainsi que la société publique de transport ferroviaire Deutsche Bahn, des images thermiques prises par Greenpeace et de ses craintes.

Mais selon cette même source, "des ingénieurs de Deutsche Bahn ont profité d'une escale technique prévue à Kehl", juste de l'autre côté de la frontière avec Strasbourg, franchie par le convoi vers 13H00 GMT "pour tout contrôler, y compris les essieux, et aucune anomalie n'a été enregistrée".

Le "train a repris la route et roule actuellement tout à fait normalement", a ajouté le centre de contrôle de la police allemande mobilisée pour le transport Castor, situé à Lunebourg (nord de l'Allemagne), sans vouloir toutefois préciser où se trouvait le train actuellement.

Selon Greenpeace, le train serait actuellement dans le nord de l'Etat fédéral de Hesse (ouest), à environ 350 km du site de stockage de Gorleben (nord), sa destination finale.

(©AFP / 07 novembre 2010 01h50)

 

01:10 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : police, greenpeace, castor | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Des dizaines de milliers de manifestants contre un train de déchets radioactifs

DANNENBERG (Allemagne) - Des dizaines de milliers d'antinucléaires allemands ont manifesté samedi dans le nord de l'Allemagne où est attendu un train de déchets radioactifs venu de France, dont la progression est ralentie par les militants.

Les 14 wagons, partis vendredi de Normandie et transportant 123 tonnes de rebuts nucléaires, sont entrés en Allemagne vers 14H00 (13H00 GMT) via le pont qui enjambe le Rhin entre Strasbourg et Kehl. Un trajet qui a divergé du projet initial pour éviter les manifestants qui attendaient le convoi à 60 km plus au nord.

Après une longue pause technique en gare de Kehl, où six wagons transportant des policiers allemands ont été attelés, le convoi est reparti vers 18H00 (17H00 GMT) vers Karlsruhe, où des manifestants l'attendaient, selon la police allemande.

Selon la police allemande, cette halte a permis de vérifier une information donnée par l'organisation écologiste Greenpeace, sur la base d'images infrarouge, selon laquelle il y avait une surchauffe d'un essieu "entre les wagons Castor 6 et 7".

Greenpeace avait demandé l'arrêt immédiat du convoi, pour effectuer des contrôle, "dans l'intérêt de la sécurité du public".

"Des ingénieurs de la Deutsche Bahn ont profité d'une escale technique à Kehl pour tout contrôler, y compris les essieux, et aucune anomalie n'a été enregistrée", a répondu la police à l'AFP.

Le train de déchets radioactifs roulait normalement vers 00H30 GMT, a assuré la police allemande. Selon Greenpeace, il se trouvait à environ 350 km de sa destination finale, le site de stockage de Gorleben (nord).

Un peu partout en Allemagne, certains antinucléaires s'attelaient à retirer le ballast sous les rails, "un délit" dénoncé par la chancelière Angela Merkel.

La police a dit avoir dû en déloger certains, qui leur lançaient des pierres et des pétards, à coups de matraques et de sprays au poivre près de Dannenberg, la gare terminus du convoi dans le nord du pays.

Les déchets retraités par le groupe français Areva sont surveillés par 16.000 policiers allemands. Le train est attendu dimanche en fin de journée à Dannenberg, où les conteneurs seront chargés sur des camions pour effectuer par route les 20 km restants.

A moins que les antinucléaires ne parviennent à le retarder davantage. "Des milliers de personnes se sont inscrites pour mener des actions de blocage pacifique sur les voies et sur les routes", a dit à l'AFP une porte-parole de l'association de X-Tausendmal Quer.

Le convoi a déjà été retardé en France par des militants enchaînés aux rails, que les policiers ont mis plusieurs heures à évacuer.

Samedi, environ 50.000 personnes selon les organisateurs, 20.000 selon la police, se sont rassemblées dans un champ de maïs à Dannenberg pour protester contre ce 12e rapatriement de déchets nucléaires depuis 1995 et contre la politique nucléaire du gouvernement.

C'est la plus forte mobilisation jamais vue lors d'un convoi de déchets. "Nos estimations les plus optimistes sont dépassées", s'est réjoui Jochen Stay, porte-parole de l'association antinucléaire Ausgestrahlt (Irradié).

Le mouvement antinucléaire reprend vigueur depuis que le gouvernement conservateur-libéral a fait voter fin octobre une loi prolongeant la durée de vie des 17 réacteurs du pays, de douze ans en moyenne, reniant ainsi l'abandon du nucléaire civil voté à l'époque du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder (1998-2005).

"C'est mon deuxième rassemblement antinucléaire. Je proteste surtout contre la prolongation des centrales", a dit à l'AFP Christa Schoeniger, 73 ans, secrétaire à la retraite venue de Hambourg.

"La volonté du peuple n'a pas pas été entendue", renchérissait Martin Schumacher, 28 ans, programmateur informatique à Berlin, qui a décidé de retirer du ballast sous les rails. "Je sais que je peux être arrêté, mais c'est le genre de risques qu'il faut savoir prendre", dit-il.

(©AFP / 07 novembre 2010 02h06)

 

01:06 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : antinucléaire, train, déchets, manifestants, areva, police | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

06/11/2010

Le train de l'enfer

Le train de déchets nucléaires est reparti de Caen pour l'Allemagne

Le train de déchets nucléaires allemands, bloqué à Caen vendredi après-midi par cinq militants anti-nucléaires qui s'étaient enchaînés aux voies, est reparti vers l'Allemagne tandis que trois de ces militants ont été hospitalisés pour des brûlures, selon la police.

 

Le convoi, qui était parti à 14H20 de Valognes (Manche), avait été bloqué vers 15H40 à plusieurs centaines de mètres avant la gare de Caen par cinq militants qui se sont enchaînés à la voie.

Le train a pu repartir aux alentours de 19H00 après le dégagement des voies des manifestants enchaînés, dont un de nationalité allemande.

 

Sept militants ont été ou vont être placés en garde à vue pour entrave à la circulation: trois de ceux qui étaient enchaînés ont été "hospitalisés car ils ont été brûlé pendant la désincarcération", a indiqué une source policière.

 

Cette source a précisé que ces militants ne devraient pas rester longtemps à l'hôpital et que leurs brûlures n'étaient "pas graves". Les militants s'étaient enchaîné aux voies dans des tubes de métaux et du béton.

 

Le train doit arriver samedi en Allemagne, terme de son périple jalonné de manifestations des antinucléaires qui trouveront leur point d'orgue au terminus, où près de 30.000 personnes sont attendues par les écologistes. (©AFP / 05 novembre 2010 19h54)

18:15 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : déchets nucléaires, train, allemagne, militants, gare | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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