Avertir le modérateur

10/11/2010

Commémoration de la disparition du Général De GAULLE

 

 

1370383_3_296f_le-general-de-gaulle-lors-de-l-appel-du-18-juin.jpg

Le 9 novembre 1970 il y a 40 ans s’éteignait à Colombey-les-Deux-Eglises en Haute-Marne le chef de la France libre qui, depuis Londres, durant l’été 1940, avec l’assistance d’un petit carré d’hommes à la volonté bien trempée, mis en place les éléments de base d’une armée qui, aux côtés des alliés, participera à la libération de la France envahie.

 

Quelques jours après le débarquement allié du 6 juin, le 14 juin 1944 le Général De Gaulle reviendra au pays à bord du torpilleur «la Combattante» qui le conduira jusqu’à la plage de Courseulles-sur-Mer en Normandie. Dès son arrivée il prononcera à Bayeux un discours dont l’esprit, sur le fond n’a rien perdu de sa pertinence.

«Prenons le siècle comme il est. Nous avons à mener à bien, malgré d'immenses difficultés, une rénovation profonde qui conduise chaque homme et chaque femme de chez nous à plus d'aisance, de sécurité, de joie, et qui nous fasse plus nombreux, plus puissants, plus fraternels», dira-t-il ce jour là aux Français venus l’écouter. Puis poursuivant son appel et témoignant sa confiance il traçait la nouvelle mission à remplir «Nous avons à conserver la liberté sauvée avec tant et tant de peine. Nous avons à assurer le destin de la France au milieu de tous les obstacles qui se dressent sur sa route et sur celle de la paix». Et plus loin encore «Nous avons à déployer, parmi nos frères les hommes, ce dont nous sommes capables, pour aider notre pauvre et vieille mère, la Terre.».

 

Cet Homme de génie avait un grand amour de la France, une haute conception du service à son pays, et un sens hors du commun de la liberté et de la souveraineté pour son peuple.

Condamné, dans un premier temps à quatre ans de prison et à la perte de la nationalité française, l’homme de l’Appel du 18 juin 1940 se verra traduit devant le Tribunal militaire de Clermont-Ferrand qui le condamnera, le 2 août 1940, toujours par contumace à «mort, dégradation militaire et confiscation de ses biens meubles et immeubles» pour «Trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l'État, désertion à l'étranger en temps de guerre sur un territoire en état de guerre et de siège».

Sa fierté de soldat, son dévouement au pays lui ont permis durant les années de plomb de résister à l’ennemie nazi, sa stature d’homme d’état fit le reste après la libération.

1435110_8_d00d_7-le-26-aout-1944.jpgDe retour au pays, sans attendre, il procédera au rétablissement de l’autorité de l’ordre républicain, à l’installation rapide d’un gouvernement d’union nationale permirent en effet d’éviter à la France, tout juste libérée, le statut de l'AMGOT (Allied Military Government for Occupied Territories), prévu pour elle par les États-Unis d’Amérique, un pays occupé sous administration étrangère.

Il est bon de temps en temps de rappeler aux détracteurs du général De Gaulle ce que les Français doivent à ce héros national qui a su à la fois composer, s’effacer pour finalement s’imposer et doter la France des institutions dont elle avait besoin pour réaliser son redressement.

Fondateur de la 5ème République dont il a été le premier président le Général nous a laissé une sorte de testament politique dont les dirigeants actuels de la France pourraient utilement revisiter pour chercher quelques inspirations pour nos temps de crises.

Au cœur de ce testament, le refus clair des tares inscrites au cœur des politiques néolibérales qu’il avait largement su entrevoir. N’affirma-t-il pas dès 1965 «le laissez-faire, le laissez-passer appliqué à l’économie(…)a souvent(…)donné au développement une puissante impulsion. Mais on ne saurait méconnaître qu’il est en résulté beaucoup de rudes secousses et une somme énorme d’injustices».

Sans concession pour toute atteinte à la souveraineté nationale qu’il considérait comme le rempart de l’intérêt général, sur qu’il n’aurait pas été l’homme des traités européens, en particulier celui de Lisbonne, qui ont finit par faire de l’Europe un grand marché ouvert aux 4 vents mauvais d’une globalisation sous influence des marchés financiers pilotés par Wall Street et la City sous contrôle du FMI et de l’OMC.

Dans ce testament, que nous a laissé Charles De Gaulle, figure en bonne place cette grande idée d’une Europe des Nations, qu’il imaginait puissante, de l’Atlantique à l’Oural, constituée à partir d’un axe fort franco-allemand. Le destin de la France y est inscrit, l’émergence d’un monde multipolaire exige sa construction faute de quoi la «vieille Europe», comme la qualifie avec beaucoup de mépris les américains finira par être engloutie par les crises à venir.

A l’heure où l’on commémore la disparition du chef de la France libre il ne faut pas craindre de dire que le gaullisme authentique est et reste d’une furieuse modernité, sachons pour demain nous en souvenir.

Enfin, rappelons-nous de son exhortation contenue dans la conclusion du premier discours de Bayeux «Soyons assez lucides et assez forts pour nous donner et pour observer des règles de vie nationale qui tendent à nous rassembler quand, sans relâche nous sommes portés à nous diviser contre nous-mêmes !»

L'héritage Gaulliste appartient à ceux qui veulent unir

0cdg5901.jpg

 

 

 

02:36 Écrit par Bernard FRAU dans 2. Les grands hommes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libération, bayeux, europe, général, président, de gaulle | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu