Avertir le modérateur

29/09/2010

L’hypothèse d’un accident de type Tchernobyl ne doit pas être écartée

Durant l’année 2009 la conception l’EPR a été mise en cause par des autorités de sûreté nucléaire (ASN) pour insuffisance de garantie de niveau de sécurité!

Une première fois en avril 2009, le niveau de sûreté des systèmes de contrôle-commande qui constituent le cerveau de l’EPR a fait l’objet de remarques l'inspection britannique des installations nucléaires.

Puis en novembre 2009, dans une déclaration commune, 3 autorités de sûreté nucléaire (ASN) – britannique (HSE/ND), française (ASN) et finlandaise (STUK) – ont émis des réserves concernant les dits systèmes de sûreté réclamant "d’améliorer la conception initiale de l’EPR". La déclaration commune, portait sur les solutions à proposer par EDF et AREVA pour répondre aux questions techniques afférentes à " la perte de systèmes de sûreté du réacteur".

Était mis en cause le niveau d’ interconnexion entre deux systèmes de contrôle jugé trop important alors que ceux-ci doivent être indépendants, l’un étant dédié au fonctionnement du réacteur l’autre devant assurer sa sécurité.

Au-delà des propos «convenus» d’AREVA, les remarques et la demande des autorités de sûreté nucléaire avaient bel et bien mis en évidence une faiblesse majeure du système de sécurité de l’EPR tel qu’il a été conçu puis vendu.

Aujourd’hui, alors qu’aucune réponse précise et convaincante n’ a été apportée par AREVA ou par EDF aux réserves émises par les ASN, que le récent rapport Roussely critique ouvertement les exigences en la matière « la seule logique raisonnable ne peut pas être une croissance continue des exigences de sûreté» , de nouveaux et très inquiétants éléments relevés sur des documents internes à EDF relatif au niveau de sûreté du réacteur EPR sont portés à la connaissance du réseau associatif anti-nucléaire.

Ainsi, la lecture d’un document EDF révèle que la conception d’une partie du couvercle de la cuve de l’EPR a été réalisée en s’affranchissant des obligations édictées par la réglementation française pour les ensembles nucléaires sous pression. Sont concernés les aciers et soudures du système d’arrêt d’urgence du réacteur ainsi que les 89 points d’entrée de la cuve.

De plus, une note écrite en Décembre 2001 par le Chef du Département combustibles nucléaire d'EDF indique que l’hypothèse d’un accident de type Tchernobyl sur l’ensemble des réacteurs du parc nucléaire français ne doit pas être écartée.

«Les accidents de réactivité pourraient intervenir lorsque le réacteur est en pleine puissance par rupture du treuil ou du capot, une ou plusieurs grappes de contrôle pourraient être éjectées». Par construction, l’EPR n'est donc pas exempt d'un tel accident.

Au regard de toutes ces informations d’une importance majeure Alliance Écologiste, qui s’est prononcée à plusieurs reprise une sortie programmée du nucléaire, demande au Président de la République à titre de principe de précaution:

  1. L’arrêt immédiat des EPR de Penly et de Flamanville.

  2. de surseoir à toute décision de prolongation des centrales existantes.

  3. la nomination d’une commission indépendante composées à parité d’élus et de personnes qualifiées avec mission de procéder aux enquêtes techniques utiles concernant le risque de défaillance du parc actuel et de l’EPR et de faire des propositions en conséquences.

  4. La tenue d’un débat national et citoyen sur les choix énergétiques futurs pour la France en prévision de la mise en œuvre d’un plan pluriannuel national de sortie progressive du nucléaire, adossé à des objectifs d’économies d’énergies et de production d’énergies renouvelables.

Le 29 septembre 2010

Contact

Bernard FRAU 06 63 24 00 66

16:34 Écrit par Bernard FRAU dans 1. Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Les Écologistes n’ont pas vocation de se diluer dans une majorité de gauche conduite par le Parti socialiste et ses alliés du PCF et du NPA

Ce week-end dernier le Conseil National Inter- Régional (CNIR) des Verts a entériné le processus de fusion avec Europe Écologie au terme duquel devrait naître une formation unifiée des écologistes. Sans attendre le congrès prévu à cet effet les 13 et 14 novembre à Lyon la Secrétaire Nationale des Verts a déjà esquissé son calendrier en prévision de la présidentielle de 2012.

Celui-ci prévoit pour janvier 2011 d’engager «un débat de projet avec les socialiste» en vue de parvenir d’ici juin 2011 à un projet d’accord de mandature dont personne ne fait mystère chez les Verts qu’il sera adossé à un accord électoral pour les législatives 2012.  Éva Joly dont la candidature à la présidentielle sera lancée parallèlement participera à l’ensemble «du processus d’élaboration et de négociation» de l’accord.

Alliance Écologiste rappelle que :

  • S’agissant la formation unifiée des écologistes, celle-ci devra s’appuyer sur l’écologisme et non sur l’un des termes de la polarité droite-gauche permettant ainsi la possibilité de rassemblement des écologistes de José Bové à Nathalie Kosciusko-Morizet

  • S’agissant de l’élection présidentielle en 2012, une candidature indépendante des écologistes s’impose pour marquer la nécessité de sortir sentiers battus des conservatismes et des impuissances politiques des boutiques électorales PS et UMP.

  • S’agissant du candidat des écologistes pour cette élection, celui-ci doit être désigné à l’issue d’une «primaire écologiste» et que son soutien irait à Nicolas Hulot, écologiste largement reconnu par une grande majorité de Français.

  • S’agissant de la position au 2ème tour de l’élection présidentielle, celui-ci ne saurait résulter d’un choix systématique et automatique en direction d’un candidat particulier.

D’une façon plus générale Alliance Écologiste considère que les Écologistes n’ont pas vocation de se diluer dans une majorité conduite par le Parti socialiste et ses alliés du PCF et du NPA, ou par l’UMP aussi elle se prononce pour l’absence d’exclusive hormis celle qui touche au refus d’accord avec les formations politique extrémistes.

Le 21 septembre 2010

Contact

Bernard FRAU 06 63 24 00 66

 

16:13 Écrit par Bernard FRAU dans 1. Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (7) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

15/09/2010

Les polémiques courent et enflamment ceux qui s’y adonnent mais les questions de fond demeurent.

S’agissant de ces femmes, de ces hommes et de leurs enfants que l’on appelle « les Roms », qui sont aujourd’hui brutalement devenus de simples « objets/sujets de disputes, » pour décideurs politiques en quête de réélection, la question fondamentale est et reste : quel projet doit être mis en œuvre pour réussir leur intégration économique et sociale dans les pays dont ils sont les ressortissants.

 

Concrètement s’il est reconnu à tout citoyen européen le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire de chaque état membre, au-delà d’une période de trois mois, des obligations précises en terme d’emploi et de ressources – cf. la directive 2004/38/EC –  sont fixées pour permettre aux états d’accueil de ne pas avoir à supporter des charges qui incombent d’abord au pays d’origine qui ont reçus des sommes importantes – 17 milliards d’euros – pour engager des politiques d’intégration de leurs ressortissants en question.

 

Il est donc hypocrite et malsain de faire comme si ces dispositions n’existaient pas. Il convient de plus de ne pas ignorer, dans cette question grave sensible et importante, la responsabilité des pays d’origine dont l’action en termes d’intégration des populations Rom ne brille pas par son efficacité et son volontarisme.

 

Au-delà des maladresses, des fautes et des excès de langage en tout genre dont les auteurs français auront à rendre compte lors des prochaines consultations électorales, il faut savoir reconnaître que la France est dans son droit lorsqu’elle procède à des reconduites au pays d’origine dès lors que ces reconduites s’inscrivent dans le cadre réglementaire, ce qui est le cas.

 

Il n’est pas anormal de demander la destruction d’installations sauvages. De même il n’est pas anormal de renvoyer dans leur pays d’origine ceux d’entre les occupants de ces installations sauvages en situation illégales. Que des « directeurs de Cabinet », non responsables politiquement, produisent des circulaires non conforme au droit national ou européen et les signent est stupide et inadmissible. Ces pratiques ne peuvent que conduire à mettre notre pays à l’index et créer des amalgames insupportables.

 

Cela posé reste la question de fond demeure. Quelle solution pour régler ce problème sensible ?

 

Un plan d’action concerté doit être élaboré au niveau européen avec toutes les parties concernées et en premier lieu la Bulgarie la Roumanie dont les états respectifs ont déjà reçus des sommes importantes pour rechercher des solutions concrètes et les mettre en œuvre.

Les représentants des organisations des Roms doivent être associés à ce plan afin qu’ils expriment leurs besoins réels. La France de son côté ne peut pas se contenter de mesures de reconduites, elle doit prendre une part active à la mise en œuvre de ce plan d’action dont les financements doivent être apportés par Bruxelles et contrôlés par un comité de suivi ad hoc.

 

Faute d’agir dans ce sens, dans le climat délétère ambiant de montée générales des intolérances, la poursuite de polémiques,  pas toujours aussi désintéressées qu’on l’imaginer, que leurs auteurs engagent au nom des valeurs humanistes et républicaines, profitera non, comme ils veulent nous le faire croire, aux hommes femmes et enfants qu’ils prétendent défendre mais surtout et avant tout aux extrémistes de la droite et de la gauche.

02:19 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu