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08/01/2010

Philippe Seguin est décédé

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La nouvelle est tombée hier jeudi, Philippe Séguin, a été terrassé par une crise cardiaque. Il avait 66 ans. Pilier du gaullisme social, dans la pure ligne de celui qui en France en fut la figure emblématique, républicain intransigeant, Philippe SEGUIN nous quitte trop tôt.

Né en Tunisie, alors sous protectorat français, le 21 avril 1943. Il a à peine un an lorsque son père Robert Seguin, meurt au cours des opérations de libération de la France. En 1956, au moment de l’indépendance, quittera cette terre du Maghreb dont il gardera à jamais un souvenir ému.

 

L’humaniste au sang chaud des méditerranéens, a marqué d’une empreinte singulière l’histoire de notre République. Animé de fortes convictions, entièrement au service de la France, il fût Ministre des affaires sociales dans le gouvernement Chirac entre 1986 et 1988, puis Président de l’Assemblée Nationale, de 1993 à 1997.  

 

A ces hautes fonctions il s’est dévoué comme toujours avec passion et chaleur, ici pour défendre la solidarité de la Nation envers les plus faibles de ses fils, là pour donner au parlement une visibilité et une influence plus grande. Parlement dont, en bon démocrate républicain, il aura à cœur de renforcer les droits face à l'exécutif.

 

En 1991, avec Charles Pasqua, il créera l'association Demain la France, "un lieu où l'on puisse développer ses idées en dehors de tout enjeu de pouvoir". 

 

Philippe Seguin était un homme de cœur qui savait toujours respecter ses adversaires politiques. Chacun se souvient avec quel respect il a mené ses interventions lors du débat qui l’avait opposé à François Mitterrand déjà lourdement atteint par la maladie. C’était en 1992 lors du référendum pour l’approbation du Traité de Maastricht auquel il était farouchement opposé et dont il craignait les orientations trop libérales pour l’Europe.

 

En 1995 il fut l’un des grands artisans de la victoire présidentielle de Jacques Chirac face à un Edouard Balladur porteur de convictions économiques largement plus proches des exigences libérales du marché que du rôle fondamental de l’état comme régulateur irremplaçable pour le maintien de la cohésion sociale et nationale.

 

Depuis 2002 en intégrant la Cours des comptes dont il deviendra le premier président en 2004, Philippe Seguin s’était éloigné de la politique partisane. Là il s’est consacré avec une totale indépendance d’esprit à la mission, oh combien importante que lui conféraient ses fonctions, de contrôler la bonne utilisation des fonds publics. Avec courage et sans perdre de vue la défense de l’intérêt général il s’est, là encore, acquitté de sa tâche.

 

Des convictions fortes, une grande indépendance d’esprit, un courage pour tout assumer tel était l’homme qui en 1981 fût, avec Jacques Chirac, un des rares députés à prendre position pour l'abolition de la peine dSeguin est parti, la tristesse nous reste, à sa famille, à ses proches dans la douleur, vont nos condoléances les plus sincères. Gémissons ! Gémissons ! Mais Espérons…….

 

Espérons que le souvenir de cet être exceptionnel marquera puissamment l’action de nos dirigeants par les temps de grosse mer qui sont aujourd’hui le lot des vivants que nous sommes .......encore pour un temps.

 

14:58 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaullisme, social, france, indépendance, parlement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

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