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31/07/2009

Bertignac et Personne

La vie c'est aussi le plaisir et la passion d'être ailleurs qu'en politique!

Vas-y guitare c'est tout simplement une invitation à partager la joie de vivre et d'être entre amis pendant que les autres se chamaillent. Un peu d'égoïsme quoi.....mais enfin tout cela n'est-il pas très humain? Vouloir s'occuper des affaires de la Cité n'exclue pas aussi de vouloir s'occuper un peu de soi et de sa grande famille celle de ses parents et celle de ses amis .

Bonnes et belles vacances à tous!

09:40 Écrit par Bernard FRAU dans 5. VIDEO | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

30/07/2009

L'AlterTour à PENLY

penly.jpgLe 28 juillet le circuit pédagogique de l’AlterTour 2009 a fait étape dans la Région Dieppoise pour y rencontrer les militants écologistes de la cause anti-nucléaire. 

C’est à la salle polyvalente de GLICOURT, où rendez-vous a été pris pour midi, que se sont retrouvés pour un repas convivial une large soixantaine d’écologistes. 

Le Mouvement des Ecologistes Indépendants, membre du collectif STOP EPR Ni à PENLY ni Ailleurs était représenté à cette réunion. 

Durant plus deux heures chacun a pu faire connaissance, échanger et  partager les expériences vécues au grès des luttes menées ici et là. 

En début d’après midi l’ensemble des participants s’est transporté sur le site du chantier de l’EPR à Penly pour marquer sa détermination dans l’opposition au projet de réalisation du nouveau réacteur nucléaire

Un comité d’accueil « gendarmesque », constitué de pas moins de 4 à 6 voitures, 2 motos et d’une bonne quinzaine de gendarmes dont deux en treillis et casqués, bloquait la route d’accès au Centre d’Information au Public de la Centrale, juste sous le panneau de bienvenue EDF.

Chacun appréciera le déploiement, au service du nucléaire, de force de l’ordre et « de sécurité » que l’Etat met en œuvre lorsque des militants « non-violent » se déplacent pour expliquer leur opposition

Il est vrai que le nucléaire est quelque chose de tabou pour la démocratie française ! 

Pas de débat à l’Assemblée Nationale sur : les choix énergétiques en général et  les décisions concernant la filière civile et militaire en particulier! 

Qans quel but, un tel déploiement de gendarmes ? Simple sorte de paranoïa sécuritaire complètement hors sujet ? Volonté d’intimider ?

Après quelques échanges sur la question, avec les forces de l’ordre, pas forcément à l’aise d’ailleurs, celles-ci ont très vite accepté de demander à un représentant d’EDF de vouloir bien condescendre à venir jusqu’au barrage de gendarmerie. 

Le pauvre homme, directeur du site de son état, pied tremblant et propos contradictoires, débitant des litanies générales sur un ton peu convaincant n’a pas fait avancer d’un millimètre le débat ! 

Les Ecologistes présents ne se faisaient d’ailleurs aucune illusion. Ce n’est pas demain la veille que la nomenklatura du lobby pro nucléaire changera de rhétorique. 

Pendant longtemps encore il faudra aux écologistes répéter à leurs concitoyens, force de l’ordre y compris, que 

  • le nucléaire est dangereux pour la vie depuis le minerai jusqu’aux déchets produits par les centrales
  • le nucléaire est sale pour longtemps car il produit des déchets dont on ne sait que faire.
  • que le nucléaire, ça n’est pas l’indépendance énergétique, les mines d’uranium ne sont pas en France.
  • Le nucléaire c’est le mensonge et le refus de la transparence.
  • Que le nucléaire c’est le refus de la liberté et la dictature du secret érigé en système.
  • Que le nucléaire est moche car il défigure le littoral et mite les paysages naturels.

Vers 17 heures les AlterTour sont repartis pour leur prochaine étape de témoignage pédagogique, laissant le directeur du site de Penly avec ses   gendarmes 

Rendez-vous est pris sur l’AlterTour à l’étape de Notre Dame du Bois des Landes où les productivistes bétonneurs, associés, comme pour le projet EPR, à des élus locaux du PS et de l’UMP,  envisagent de remplacer 2000 hectares de terres agricoles par un aéroport de grand trafic passagers et marchandises

Ce projet en totale contradiction avec les engagements pris par le ministre de l’Ecologie, dans le cadre des objectifs du  Grenelle de l’environnement – prévention climat, préservation de l’agriculture de proximité, recherche de modes de vie et de transport différents –  éliminerait du paysage une cinquantaine d’exploitation agricoles au profit de centaines d’hectares de béton où viendront atterrir les cargos chargés de poires, de pommes, de fraises, de pruneaux et de légumes divers en provenances de pays où des agriculteurs sous payés les produiront dans des conditions sociales et écologiques inacceptables, au détriment de la filière agricole française et européenne. 

Ainsi va la vie à « EPR- Béton-Finance-Land » car il ne faut pas se tromper  PENLY et Notre Dame du Bois des Landes ne sont que les images du même projet mondial d’asservissement de l’Homme et de la Nature aux desseins fous des productivistes libéraux et socio-démocrates réunis.

 

22/07/2009

Parti socialiste

Parti d’opposition ou parti en décomposition ?DSK.jpg

Le parti de Jaurès est à l’agonie ! Les socialistes, pas tous, ont sorti les dagues et s’affrontent sans ménagements !

De quoi s’agit-il ? D’un débat majeur pour définir une ligne adaptée aux enjeux nationaux et internationaux que la crise impose avec chaque jour plus de force ? S’agit-il de construire une proposition crédible d’alternance en vue des prochaines échéances régionales et présidentielles ?

Non ils se déchirent et déchirent le parti de Jaurès pour s’assurer demain d’être en position de gagner le pouvoir afin de pratiquer la continuité dans le changement ! Comme François Bayrou ! C’est leur seul horizon !

Il est vrai que face à l’actuelle majorité présidentielle les espaces sont largement et habillement occupés. Plus social-démocrate que moi tu meurs pourrait tranquillement dirent à la fois le Président Nicolas Sarkozy et le premier Ministre François FILLON !

Incapables d’oser proposer une ligne de rupture avec le modèle productiviste et libéral-financier qu’ils ont adopté en 1983 depuis le remplacement de Pierre Mauroy par Laurent Fabius à la tête du gouvernement de la France, les socialistes n’ont plus comme seule issue pour se départager la bagarre généralisée entre eux.

Le cartel des égos qu’est devenu le PS, à défaut de s’opposer au système qui conduit le monde à une triple crise – écologique, sociale et économique – est en train de se décomposer !

Certains dans le lot auraient pourtant la capacité intellectuelle et la compétence pour penser les voies et moyens d’une approche politique de gouvernance humaniste écologiste et fraternelle dont le monde a tant besoin.

Ils pourraient tenter, avec d’autres, ceux de leur bord et ceux de l’autre bord, de lancer les pistes pour construire, sans préalable idéologique ou partisan, une pensée politique moderne qui puisse redonner de l’espoir et un peu de foi dans le futur, comme le firent à leur époque les « grands » hommes politiques des Lumières.

Oui les Lumières ! Ce mouvement de pensée qui s’est développé dans l’Europe entière autour des thèmes si actuels, celui du retour à la nature et celui de la recherche du bonheur celui de l’émancipation et de la souveraineté du peuple. Cette époque extraordinaire, confrontée aux affres d’un système en fin de parcours, a eu ses Grands Hommes qui ont su donné au monde une nouvelle vision de la vie !

 

Notre époque réclame en urgence une nouvelle révolution des lumières, adaptées aux impératifs de notre temps, pour sortir du marasme où nous ont conduits l’argent roi et les traders dorés incontrôlés de la finance internationale qui ne demandent qu’à continuer sur les voies tracées par tous  les assoiffés, sans scrupules, de fric, de gloire et de pouvoir.

 

Alors bien sur n’est pas Condorcet, l’Abbé Grégoire, l’Abbé Sieyès, Pasquale Paoli ou Mirabeau qui veut, mais tout de même ! Ceux-là se sont battus, pas pour eux-mêmes ou leur carrière, mais pour faire vivre un idéal et des idées nouvelles. Ils ont mis leur vie au service de la Nation.

 

Oh, nous n’en demandons pas tant aux socialistes, mais franchement qu’en est-il aujourd’hui de ceux qui, dans cette affaire s’étripent ou de ceux qui se cachent pour ne pas s’étriper alors qu’ils en meurent d’envie ?

 

Suivez mon regard, voyez comme il est étrangement silencieux, en ce moment, le plus jeune premier ministre que Mitterrand a donné au pays, celui qui voulait en 1990 faire du PS le premier parti écologiste de France !

 

Où sont, au PS, les idées pour construire un monde meilleur, une Europe sans ex premier ministre anglais comme futur président de l’Union, une opposition crédible comme il sied à toute démocratie?

 

Mis à part l’idée d’organiser des primaires pour désigner celui qui, à gauche, sera sensé battre Nicolas Sarkozy en 2012, il n’y a rien de neuf ! Qui plus est cette idée est datée ! Charles Pasqua en avait déjà fait un cheval de bataille au moment de s’attaquer en 1995 au candidat Jospin ! Il y a 14 ans de cela !

 

Les seuls qui dans ce parti ont eu à dire face à la crise, se sont avec courage  positionnés, ils ont quitté le bateau tant la coque est vide !

 

Jean-Luc Mélenchon, Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean-Marie Bocquel, Jean-Pierre Jouyet  ……. Ceux-là méritent notre respect et notre considération ! Pour le reste, le PS est en décomposition qu’il se décompose et bon débarras ! Tans pis pour Manuel Valls qui fait ce qu’il peut.

 

Alain, le philosophe radical, se plaisait à dire que : « le printemps a toujours le même hiver à vaincre ». C’est l’hiver au PS et le printemps n’est pas pour demain, ni même pour après demain !

 

Pour l’instant la liquéfaction fait son œuvre, les gros poissons ne sont pas sortis de leur silence, Fabius, Strauss Kahn et Lamy sont aux aguets bien au chaud !

 

Pour eux il s’agit de ne prendre aucun risque ! Juste quelques sorties, une motion de censure par ici à l’Assemblée Nationale, une remarque par là depuis le siège du FMI…… mais rien qui véritablement n’engage et donne à voir et à changer !

Tout au plus  un peu de bruit pour ne pas se faire oublier ! Ils savent qu’un congrès au PS se gagne à gauche, quitte après à « changer d’avis une fois revenu au pouvoir », la continuité sans le changement quoi.

Il n’y a rien à attendre de ce monde là qui porte en lui la décomposition qui nous conduit droit à la montée des extrêmes! En tout état de cause qu’ils ne comptent pas sur nous pour participer à leurs tentatives pour déstabiliser une majorité qui, si elle ne nous donne pas satisfaction dans tous les domaines, a au moins le mérite d’être aux manettes et de se colleter aux difficultés

21/07/2009

AIX en PROVENCE

6094632.jpgAix en Provence reste de peu à droite !

Avec un peu moins de 200 voix  de plus que son concurrent socialiste, Maryse Joissains-Masini sort victorieuse du 2ème tour de l’élection municipale provoquée à la suite de l’invalidation, par le Conseil d’Etat, de l’élection de 2008. Elle recueille 19484 suffrages (50.39%) contre 19178 (49.60%) socialiste

 

Une forte poussée de la mobilisation, entre les deux tours – près de 4500 voix -, permet donc à la majorité présidentielle de garder la Mairie de la 2ème ville du département des Bouches du Rhône.

 

Maryse Joissains-Masini, maire sortante, a gagné face à une opposition qui allait du NPA de Besancenot au Modem de François Bayrou en passant par le bloc de l’ex-gauche plurielle PS/Verts/PCF.

 

Les Aixois doivent se féliciter de voir que la stratégie mise en œuvre par la collection des oppositions réunies sous la bannière du tout sauf « Joissains-Masini » n’ait pas abouti. En effet chacun peut s’interroger sur la cohérence des décisions politiques de gestion au quotidien de la Ville d’une équipe dont les options idéologiques partisanes sont aussi éloignées.

 

Mauvais perdant, calquant sa démarche sur celle de son leader Laurent Fabius, l’homme à la motion de censure inutile, le candidat socialiste à la Mairie d’Aix annonce qu’il va encore déposer un recours, espérant ainsi faire tomber son adversaire victorieux lors d’une nouvelle élection partielle.

 

Tout ceci est loin des enjeux futurs, les prochaines élections pour la direction des Régions de notre pays, et ne présente qu’un très petit intérêt au regard des enjeux économiques, sociaux et écologiques dont il sera question en 2010.

 

Ce qui vaut pour la Ville d’Aix en Provence vaut pour les prochaines élections Régionales. La très courte victoire de Maryse Joissains-Masini montre qu’il est envisageable de faire basculer un certain nombre des 21 Régions actuellement détenues par le bloc Vert/PS/PCF !

 

Dans cette élection aixoise les Mouvements Indépendants Ecologistes ou Centristes n’étaient pas présents.

 

Il est fort à parier qu’ils seront de la partie  qui se jouera en 2010 et qu’ils se présenteront unis devant les électeurs, dotés d’un programme solide pour des Régions modernes, vivantes, dynamiques et  soucieuses de préserver leur identité ainsi que leur patrimoine  naturel.

 

Les marges de manœuvre pour les 2 camps, l’UMP et le bloc Vert/PS/PCF,   sont étroites, les réserves de voix étant particulièrement faibles de chaque côté, l’issue du prochain scrutin est sans doute encore incertaine.

 

Pour l’UMP, en Haute-Normandie, le pari est assurément gagnable, tant dans cette région la majorité en place y pratique une politique pâlotte et  peu ambitieuse au regard des forts potentiels sur les quels elle pourrait s’appuyer! On ne peut pas tailler à Laurent Fabius un fief sur mesure et en même temps avoir une grande ambition pour la Région

 

L’heure est donc aux rencontres exploratoires,  aux évaluations des risques d’échecs, à la mise en œuvre d’orientations programmatiques en vue de dégager les cohérences nécessaires à la bonne gouvernance de la Normandie.

 

L’indépendance n’est pas l’isolement, le dialogue n’est pas la soumission. L’alliance Ecologiste Indépendante sera, dans la période qui s’ouvre, attentive à faire en sorte que puissent être réunies les conditions d’un partenariat constructif et solide dans l’intérêt de la Haut-Normands

 

 

19:08 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fabius, ump, gauche plurielle, verts, modem | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

19/07/2009

Bouclier fiscal, ISF!

Pour une réforme globale et profonde de la Fiscalité !

Si l’idée de plafonner l’impôt sur les revenus à 50% (Impôts sur le Revenu, C.S.G., I.S.F., impôts locaux) pour corriger les effets de l’ISF peut être en soi acceptable, en revanche, ce qui l’est moins c’est que ce plafonnement conduise à des injustices.

 

Pour être efficace et accepté, l’impôt doit être juste et son application lisible par tous! Hors ce n’est pas le cas aujourd’hui avec le bouclier fiscal. On peut imaginer que cela le sera encore moins demain, lorsque divers aménagements d’application viendront alourdir le système.

 

En l’état actuel de la législation, l’assiette retenue pour ouvrir le droit à restitution fiscale  n’est pas le revenu brut mais le revenu net.

 

Plus précisément le revenu pris en compte pour déterminer l’éligibilité d’un contribuable au plafonnement de son impôt est celui calculé après déduction d’un certain nombre d’éléments compris dans la « nomenclature des charges liées aux niches fiscales » - déficits fonciers, défiscalisations ultramarines, dispositif « Malraux », location meublée, régime des monuments historiques – auxquelles viennent s’ajouter la part déductible de la C.S.G, l’épargne retraite, ainsi que les abattements de 40% sur les dividendes perçus et retenues à la source sur les indemnités des élus locaux.

 

Conséquences, le bouclier fiscal est ni plus ni moins un nouveau moyen donné aux plus « fortunés » de bénéficier d’une défiscalisation optimale. Dit en langage de la rue « plus tu touches plus tu touches ».

 

Car enfin qui sont ceux qui peuvent bénéficier des « niches fiscales », sinon ceux qui, précisément, ont les moyens de se les offrir.

 

Posons-nous la question suivante pour demain, s’il fallait, ce n’est qu’une hypothèse d’école, chacun le comprend bien évidemment, lever un impôt nouveau pour payer le prix de la crise: qui en supporterait la charge ?

La perversité du système actuel dit « bouclier fiscal » fait que seuls les moins pourvus y seraient cette fois les « heureux » appelés!

 

Tout cela n’est pas acceptable dans notre pays où selon la constitution,  est assurée « l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction…. »

 

Lorsqu’une loi est mauvaise, fût-elle bonne dans ses intentions, il faut avoir la sagesse d’y revenir. Peut-être le temps est-il tout simplement venu d’engager une réforme globale et profonde de la Fiscalité dans notre pays? 

 

Si l’impôt sur la fortune (ISF), parce qu’il est arbitraire, idéologique, source de délocalisation de résidence, doit être supprimé faisons le !

 

Il n’est pas illogique, d’un point de vue de la justice et de la morale, de vouloir faire contribuer les riches plus que les pauvres ! Non pas parce qu’ils sont riches, mais tout simplement parce leur situation, en République, conduit à ce qu’ils soient les premiers sollicités.

 

Pourquoi ? Ce n’est pas être gauchiste de le dire, parce que tout simplement la Nation les portent et leur permet d’exercer un réel pouvoir sur leur destin ce qui n’est pas le cas pour une large majorité de nos concitoyens !

 

Alors créons une tranche supplémentaire d’Impôt sur le revenu  en remplacement de l’ISF et du Bouclier fiscal et profitons dans la foulée pour penser une fiscalité globale moderne, juste et adaptée aux exigences du futur !

 

Ainsi, il serait mis fin aux polémiques récurrentes et stériles concernant les deux « machins » fiscaux que sont  l’ISF (impôt de gauche) et le Bouclier fiscal (cadeau de droite, c’est Laurent Fabius qui le dit !) qui ne font que dresser les uns contre les autres les Français, et n’arment pas le pays pour affronter les conséquences de la crise qui n’en finit pas, jour après jour, de peser sur l’économie nationale et de miner notre système de protection social .

 

18:09 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bouclier fiscal, isf, riches, égalité, loi, tranche, impôt | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

15/07/2009

Violences Urbaines

53911_voitures-brulees-une.jpgManifestants contre force de l’ordre, ce n’est pas tenable !

Un barrage de gendarmerie a tourné au drame vendredi soir sur la départementale 313 entre Saint-Pierre et Andé près de Louviers !

Selon les autorités de gendarmerie, un quad a « forcé le barrage » et un « gendarme a été percuté »  par une mini-moto, dont le conducteur déséquilibré, un jeune homme de 18 ans, a chuté et a heurté une clôture de ciment.

 

Une enquête a été confiée à la gendarmerie de Rouen pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Le décès du jeune homme, intervenu peu après, a provoqué une montée rapide de tension qui a dégénéré après que des proches aient accusés les gendarmes d’avoir commis une bavure.

Des dégradations volontaires par incendie sur un bâtiment de la gare et la façade de la mairie ont été perpétrées dans la commune de  Saint-Pierre-du-Vauvray ainsi qu’à la gendarmerie de Louviers par des jeunes « en colère envers la gendarmerie et les institutions en général »

A Louviers, devant la gendarmerie, deux véhicules civils ont été incendiés et deux autres véhicules détruits.

Les auteurs des faits n’ont pas été appréhendés, une enquête est ouverte pour les retrouver. Quatre-vingt gendarmes ont été envoyés dans le secteur pour faire face aux affrontements.

Cette affaire, ressemble à celle de novembre 2007, en région parisienne - à Villiers-le-Bel - où la mort de deux jeunes garçons qui avaient percuté une voiture de police avait été suivie de violents affrontements pendant plusieurs nuits, après que des proches aient crié « à la bavure policière ».

Plus globalement il faut constater que la délinquance est à nouveau à la hausse et que dans les  quartiers dits sensibles l’on assiste à un regain évident de tension urbaine.

Dans ce contexte  la distance entre  manifestants provocateurs et forces de l’ordre en service se réduit au point de dégénérer en affrontements dont la responsabilité est systématiquement imputée aux méthodes policières dont il serait  faux de nier qu’elles se sont durcies ces dernières années.

Pour autant et le témoignage de Florian Meyer, 26 ans, animateur de la section des Jeunesses communistes à Montreuil qui a participé à la manifestation du 13 juillet, est éclairant.

Parlant des squatters  de l’ancienne clinique il a déclaré : « Je ne suis pas forcément d'accord, à titre personnel, avec leurs méthodes. Ils s'opposent systématiquement aux autorités et ne veulent ni négocier, ni participer à aucun processus politique »

Les Trois cent dix-sept voitures qui ont été brûlées, dans la nuit du 13 au 14 juillet, ne relèvent pas d’actions liées aux méthodes de la Police elles sont le fait de délinquants qui ont choisi délibérément de « se mettre en dehors des clous de la République ».

Les violences urbaines sont à nouveaux en hausse en 2009 c’est une réalité dont il conviendrait que les responsables politiques se saisissent sans arrière pensées électoralistes.

Lorsque des bâtiments publics sont dégradés c’est l’argent du citoyen-contribuable qui est jeté par la fenêtre, lorsque des voitures sont brûlées c’est l’argent du citoyen-consommateur qui est perdu et les tarifs des assurances qui augmentent.

Cela n’est pas tolérable !

Comme n’est pas tolérable l’attitude du Maire de Montreuil, qui, s’exprimant à propos des affrontements qui se sont déroulés dans sa commune, dénonce« une démonstration de force totalement inutile », tout en admettant  «que certains manifestants étaient venus avec l'envie d'en découdre».  

Alors même  que, selon elle,  la manifestation en question ne pouvait pas «être considérée comme explicitement autorisée» elle a ajouté «à ma connaissance, elle n'était pas non plus interdite, donc la liberté de manifester son opinion devait être respectée».

Ces propos venant du 1er magistrat de la Ville de Montreuil, qui dans ses fonctions représente dans sa commune le préfet donc l’état, ne sont pas responsables car ils tendent à justifier à priori l’affrontement et la revendication avant le dialogue.

Il ne saurait y avoir les bons manifestants d’un côté et les méchantes forces de l’ordre de l’autre ! L’ordre républicain est la garantie pour les citoyens de la paix civile. Les forces de gendarmerie et de police ont mission d’en assurer le maintien.

Si des actes contraires à la déontologie sont commis il revient évidemment de diligenter toutes les enquêtes et à la justice de trancher.

Dans tous les cas au moment de tensions grandissantes dans les quartiers sensibles, c’est donner un mauvais signal aux fauteurs de troubles que de leur faire croire qu’ils bénéficient d’un préjugé favorable dans leur affrontement avec les forces de l’Ordre. 

 

11:23 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : république, force de l'ordre, montreuil, manifestants, gendarmerie, louviers | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

09/07/2009

EDF Pierre GADONNEIX

Hausse des tarifs de 20 % ?

De source AFP l’on apprend que le PDG d’EDF, Pierre Gadonneix, souhaite une hausse de 20% des tarifs d'électricité pour que le groupe cesse de s'endetter.

 

EDF s'est, en effet, très lourdement endettée pour financer ses investissements et acquisitions d’entreprises sur le marché mondial du nucléaire. Du coup, son endettement a explosé de 50 % pour atteindre 24,5 milliards d'euros en 2008.

Pour faire bonne figure et faire mieux passer la pilule, il indique, patelin, que cette hausse   peut s'étaler sur trois ans mais, se faisant aussitôt menaçant, il ajoute : "Si nos tarifs n'augmentent pas, l'an prochain EDF réduit ses investissements".

"Si, depuis vingt-cinq ans le prix de l'électricité avait suivi l’inflation, il serait 40% plus cher", affirme sans moufter le patron du nucléaire français

Faut-il indiquer à Pierre Gadonneix que si les salaires et les retraites avaient été indexés sur le cours du pétrole ou de l’€, le pouvoir d’achat des Français ne serait pas aussi malmené. Pour le moment nos concitoyens font face sans trop broncher! Vont-ils continuer encore longtemps ?

Faut-il rappeler au Président d'EDF qu'il vient de lever un emprunt de près de 3 milliards € pour financer ses futurs investissements dans le nucléaire notamment.

 

Pierre Gadonneix menace, il veut réduire ses investissements, nous lui disons : pas de problème ! Commencez donc par annuler la réalisation de l'EPR de Penly en Haute-Normandie. La France est excédentaire en production d'électricité, ce réacteur supplémentaire est inutile.

 

Le patron d’EDF cherche de l’argent? Qu’il améliore les marges d’autofinancement de son entreprise !

 

Il lui suffit par exemple de supprimer la ligne de son budget consacrée à la communication qui vise à faire croire au grand public qu’EDF travaille à la mise en œuvre d’un programme de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.

 

« Publicité mensongère » ! La seule énergie renouvelable, compatible EDF, utilisée sans modération dans l’entreprise, est celle que ses dirigeants consacrent, depuis tant d’années, à rendre opaque la politique qu’ils mènent pour développer le nucléaire  dans notre pays.

 

Si comme nous l’explique Pierre Gadonneix «tous les clignotants d'EDF sont au vert », pourquoi cette course à l’endettement ? 

 

Pourquoi cette frénésie d’investissements, alors que semble-t’il EDF n’a pas les moyens de les financer sur fonds propres ?

Pourquoi lever un emprunt public et dans le même temps demander une hausse des tarifs ?  Pour payer le creusement de pertes liées au retard dans la réalisation des chantiers EPR dont la technique n’est pour l’instant pas totalement au point ?

 

Quoi qu’en dise Pierre Gadonneix la confiance des français dans la gestion d’EDF  n’est pas acquise loin de là !

 

De nombreuses questions se posent. Parmi les plus immédiatement importantes  il faut en citer quelques-unes pour lesquelles des réponses urgentes doivent être apportées, parce qu’elles conditionnent directement les résultats futurs d’EDF donc de sa stratégie de développement!

 

Les retards de livraison du chantier EPR : combien coûteront finalement ceux du chantier en Finlande ? Une évaluation sérieuse a-t-elle été menée ?

 

La maîtrise technique des réacteurs EPR : est-elle véritablement acquise ou convient-il désormais de prévoir des aménagements techniques, notamment au plan de la sécurité, qui  alourdiront le coût final des chantiers en cours, réduisant d’autant la capacité d’auto financement du compte d’exploitation d’EDF?

 

L’ancienneté du parc nucléaire : les 58 réacteurs nucléaires arrivent en fin de vie en fin de vie,  le coût de leur démantèlement a-t-il été provisionné à hauteur suffisante ? A-t-il même fait l’objet d’une évaluation ?

 

Question subsidiaire : Cette demande d’augmentation des tarifs ne résulte-telle pas d’un choix tactique, faire financer la croissance externe de l’entreprise à travers une augmentation massive des tarifs sur le marché intérieur ?

 

Ce moyen a déjà été utilisée en son temps par les majors françaises de l’eau qui à travers l’investissement des collectivités locales ont fait supporter au contribuable ou au consommateur, l’essentiel du financement de leur développement à l’export.

 

Ce qui a pu fonctionner en période de vaches grasses ne saurait aujourd’hui être accepté sans mot dire  et sans que Pierre Gadonneix ne sorte de l’opacité dans laquelle il essaye de nous maintenir!

 

Ce que les Français attendent aujourd’hui se résume à une phrase une seule !

 

Moins de communication pipeau dans une revue people, à la façon Jean-Marie Messier – ex PDG paillette  de VIVENDI – Plus d’information documentée et éclairée à la représentation nationale et aux citoyens.

 

La crise mondiale  a révélé  combien la finance mondialisée, faute de contrôle, s’est laissé aller aux pires excès que permet l’opacité lorsqu’elle est érigée en principe de management. « Surtout ne le dites à personne » conseillait Madoff à ceux qu’il plumait. 

 

La transparence n’est pas  le point fort de la maison Electricité de France.

 

A l’heure où Pierre Gadonneix nous lâche « son poulet »,  le moment est venu pour le gouvernement d’exiger du patron d’EDF qu’il rende compte de la situation réelle de la société dont il est le dirigeant en respectant rigoureusement les règles démocratique de transparence, de rigueur et de sincérité.

 

16:48 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation, tarifs, nucléaire, rigueur, investissemnts emprunt | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

08/07/2009

Michel Rocard

La deuxième gauche ralliée au sarkozysme ?

Michel Rocard, le socialiste mal aimé chantre de la deuxième gauche, social-démocrate, Ancien premier ministre de François Mitterrand vient d’accepter de co-présider avec Alain Juppé la commission chargée de proposer des priorités pour le Grand Emprunt que Nicolas Sarkozy a prévu pour 2010.

Ainsi le Président de la République continue d’appliquer la méthode choisie pour l’exercice de son mandat : l’ouverture à ceux qui, sans abandonner les idéaux qui sont les leurs, n’ont jamais fait mystère de leur volonté sans faille de contribuer à la marche des dossiers du pays.

Michel Rocard est de ceux-là, et ce n’est pas une surprise que de le voir accepter, à un moment particulièrement difficile de la situation mondiale auquel la France n’échappe pas, une mission dont les enjeux sont particulièrement importants !

Michel Rocard s’est-il, pour autant, rallié au Sarkozysme ? La question ne devrait même pas se poser, tant la rigueur, l’honnêteté intellectuelle et la liberté d’esprit dont il a fait preuve durant sa longue carrière politique plaide en sa faveur aujourd’hui !

Non Michel Rocard ne s’est pas rallié au Sarkozysme! En répondant favorablement à l’invitation du Président de la République, Michel Rocard ne fait que témoigner de sa fidélité d’homme d’état au service des intérêts du pays et de nos concitoyens.

Les réactions peu amènes, voir insultantes, que suscitent cette nomination, de la part de ceux qui, encore hier se présentaient comme des amis de Michel Rocard, ne sont pas de mise, surtout après la lourde défaite que le PS vient de subir aux élections européennes (cf. les commentaires sur les blogs) !

Sa compétence ne peut pas être mise en doute, sa longue expérience des dossiers difficiles lorsqu’il était au Plan sont des atouts pour réussir dans la mission qui lui échoit.

« Entre le marché et le plan il y a le socialisme » s’était exclamé en avril 1979, à la Tribune du Congrès de Metz, Laurent Fabius, le pourfendeur de la « deuxième gauche » qui aujourd’hui va  défendre la motion de censure socialiste contre la politique du gouvernement Fillon. Cette troisième motion depuis mai 2007 n'a pas plus de chance de renverser le gouvernement que les précédentes, car le PS est largement minoritaire à l’Assemblée.

On peut, à bon droit, se demander à quoi sert, cette motion « spectacle », alors que le PS, englué dans ses querelles d’égo, est dans l’incapacité de proposer aux Français un programme rénové adapté aux enjeux et aux réalités de la France et du monde.

Loin de ces gesticulations inutiles, Michel Rocard de son côté a choisi de travailler. Il va apporter son expérience et son sens de l’Etat au service du Pays !

L’on pourrait à bon droit dans l’état de désagrégation avancée du PS coincé entre les couples  Europe-Ecologie/Modem et Front de Gauche/NPA, « entre le socialisme usé et le marché  il y a Michel Rocard » !

11:30 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ps, fabius, usé, englué | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

06/07/2009

Hénin-Beaumont

La Mairie  ne sera pas dirigée par le FN

Au soir du 5 juillet 2009, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), 500 voix séparent le candidat divers Gauche, Daniel Duquesne (52.38% des voix), et Steeve Briois (47.62% des voix), le candidat du Front National.

La Mairie ne sera donc pas dirigée par le FN. De Dany Boon à Xavier Bertrand en passant par l'extrême-gauche, les habitants d'Hénin-Beaumont ne se sont pas démobilisés entre les deux tours. Au contraire la participation a atteint le taux de 62.38% des inscrits soit 2.5% de mieux qu’au 1er tour d’une élection rendue nécessaire par la  mise en examen pour détournement de fonds publics, le 9 avril dernier, du maire socialiste Gérard Dalongeville révoqué et actuellement en prison.

Faut-il se réjouir de ce résultat ? Bien sur, car le FN lorsqu’il a été à la tête des communes n’a guère été performant ! Qu’il s’agisse de Toulon, d’Orange ou de Vitrolles il a eu loin de la coupe des promesses des Elus FN aux lèvres confiantes des électeurs qui les avaient portés au pouvoir.

« Demain commence aujourd’hui » s’est exclamé le vainqueur tout fraîchement élu.

Demain pour son équipe, sera d’abord de s’attaquer à l’immense tâche de sortir la ville du gouffre financier dans le quel une « de détestables  politiciens délinquants » ont plongé la ville au mépris des valeurs de la République et des habitants qui leur avaient fait confiance.

Pour mémoire l’ancienne ministre, Marie-Noëlle Lienemann, avait été démise de ses fonctions d'adjointe au cours d'un conseil municipal exceptionnel pour avoir refusé de voter le budget municipal préparé par Gérard Dalongeville et ses soutiens.

Hénin-Beaumont dont la dette s’élève à 41 millions d’euros pour un budget de 34 millions est actuellement sous la surveillance de la Chambre régionale des comptes. Celle-ci préconise une hausse des impôts locaux pour revenir dans les ratios moyens des villes de même catégorie !

Autant dire que la tâche va être rude, et que  Daniel Duquesne devra être soutenu!

Ce soutien pourrait prendre la forme d’une décision d’apurement total ou partiel de la dette liée aux indélicatesses de l’équipe précédente. L’Etat, le Conseil Régional et le Département pourrait y pourvoir pour concrétiser dans les faits le Front Républicain mis en place pour cette élection partielle.

Plus globalement 

A moins d’un an des élections régionales l’ensemble de la classe politique de gouvernement doit savoir qu’elle porte la lourde responsabilité de ne pas désespérer les français au point de ne leur laisser d’autre choix que celui de voter FN!

Le bricolage au soir du 1er tour d’une consultation électorale où l’on a été gratifié par les électeurs d’un « carton jaune vif » ne suffit pas à effacer la dure réalité de la triple crise, économique, sociale et écologique, à laquelle doivent faire face les Français. Surtout il n’est pas satisfaisant pour construire dans la durée un rassemblement républicain réel qui pour être efficace ne doit pas être de circonstance.

Le pays à besoin de rénover ses institutions pour que des forces politiques alternatives reconnues par les citoyens accèdent aux responsabilités pour peser dans les instances délibératives.

Dans un premier temps, le retour, pour les prochaines élections régionales de 2010, du vote à la proportionnelle intégrale à un tour, permettrait aux listes ayant obtenu un nombre de voix au delà d’un seuil qui pourrait être de 3.5% des suffrages exprimés d’intégrer les Conseils Régionaux.

De même, pour faciliter cette rénovation, il conviendrait d’imposer aux médias publics, radios et télévisions, d’accorder aux formations émergentes un réel temps de présence qui ne soit pas laissé à la discrétion des chefs de rédactions locales ou nationales comme c’est le cas trop souvent.

Plus tard d’autres modifications institutionnelles qui dépassent le cadre de cette communication devront être sérieusement envisagées.

Il faut ouvrir les fenêtres de la République pour que l’air frais du changement y pénètre, faute de quoi le FN qui aujourd’hui fait partie du système médiatico-politique finira par s’imposer !

 

 

19:31 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fn, gauche, mairie, proportionnelle, rénovation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

03/07/2009

Burqa Faut-il Légiférer pour interdire

"Nous nous vengerons de la France et de ses intérêts par tous les moyens à notre disposition, pour l'honneur de nos filles et de nos sœurs",  aurait déclaré, selon une source américaine, le dirigeant d'Al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) Abou Moussab Abdoul Wadoud

 

Celui-ci menace de se venger de la France suite à la déclaration de Nicolas Sarkozy à propos de la burqa indiquant qu’elle n’est "pas la bienvenue» en France.

 

En France, en vertu du principe républicain de laïcité, la loi interdit, depuis 2004, le port, à l'école, du hijab –  foulard qui recouvre la tête – .

Après le débat vigoureux qui s’était instauré au moment de la décision de 2004, on aurait pu penser que la question avait été définitivement tranchée.

Il n’en est rien, notre pays de façon récurrente est confronté à la question qui fait de l’espace public de l’état un sanctuaire dans lequel les marques religieuses ostentatoires sont interdites.

Qu’en est-il avec le port de la burqa qui vient de faire son entrée dans l’actualité politico-médiatique, après qu’  André GERIN, député communiste de Vénissieux (Rhône) ait demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur cette question ?

L’ex maire de Vénissieux dans cette affaire n’est pas isolé ! Il est soutenu par 70 députés, de tout bord politique et, dans le public, les esprits s’échauffent, les débats s’enflamment.

Il faut à l’évidence et sans esprit polémique tranquillement constater, que même marginal pour l’instant, le phénomène du port de la burqa – voile intégral qui couvre la tête, le visage et le corps de la femme –, est actuellement en augmentation en particulier en milieux urbain.

La burqa ou niqab n’est pas un signe religieux et il est plutôt marginal. L’obligation faite aux femmes de le porter ne concernerait, selon les organisations musulmanes quelque 5.000 personnes rattachées au salafisme, une branche fondamentaliste de l’Islam.

De la demande initiale du 8 juin, qui, il faut le souligner, ne concerne que la création du enquête parlementaire, l’on en arrive désormais à la question : faut-il légiférer pour, au nom de la laïcité, interdire cette pratique dans notre pays ?

D’abord sur la légitimité de la demande d’enquête.

Cette question fait l’objet d’une interrogation croissante de la part de nos concitoyens quand il ne s’agit pas d’une hostilité rentrée.

Le débat public est donc bien venu dès lors qu’il se tiendra dans le strict respect de la 2ème religion de notre pays, et qu’il permettra d’éclairer l’opinion publique mais également les élus de la République sur le sujet !

Le port de la burqa, phénomène marginal en expansion, est un bon prétexte pour s’interroger sur la difficulté réelle que pose cette pratique dans la vie quotidien, mais aussi sur d’autres questions.

Plusieurs exemples peuvent être avancés ! Par exemple, la relation à l’autre sur le lieu de travail lorsque la personne voilée est en situation d’accueillir du public, ou encore, à l’inverse, lorsque l’identité de la personne doit être vérifiée, établissement de carte d’identité, de passeport accomplissement de formalités administratives, mariage en Mairie.

Enfin et personne ne pourra le nier, dans le cadre des valeurs essentielles de la République,  toute obligation faite aux femmes de porter la burqa est contraire à l’esprit de l’identité française notamment sur le plan de l’égalité des sexes.

Faut-il pour autant légiférer pour interdire ?

Légiférer pour interdire paraît assez difficile. On ne légifère pas, en effet, à la légère il faut des arguments.

Exemple concret d’une vraie difficulté : choisir de légiférer en vue d’interdire le port de la burqa dans l’espace public, au nom de l’égalité des sexes, reviendrait ipso facto à admettre que dans le privé cette valeur fondamentale pourrait être ignorée. Quel républicain conséquent pourrait se ranger à cette idée ?

Pour autant les exigences formulées à propos d’horaires spécifiques aux piscines municipales, les refus d’examen par un médecin homme à l’hôpital, ne peuvent plus être tolérées !

Le débat est sur la place publique. Il faut désormais y répondre au fond ! Y répondre au fond, en y associant les organisations musulmanes qui doivent contribuer à éclairer le débat.

Rien ne doit être laissé sous la table !

Y compris, s’il le faut, la mise à l’ordre du jour des travaux de la commission d’enquête de l’examen sans faiblesses des frustrations nées d’une intégration citoyenne pas toujours à la hauteur des espérances des uns ou des autres.

Il faut que chacun, élu, militant associatif, simple citoyen, religieux ou non, puisse se retrouver dans notre République, celle que décrient ses adversaires et qui à ce jour n’ont pas su inventer de mieux.

Quand aux menaces terroristes, ne les prenons pas à la légère bien sur !

Mais surtout, laissons les pour ce qu’elles sont : des paroles de haine peu conformes à l’esprit de tolérance que prône aujourd’hui un certain Islam de la modernité et des Lumières.

Céder à ces menaces reviendrait d’ailleurs à abdiquer notre volonté de promouvoir en France, dans le cadre républicain, une relation entre les citoyens, apaisée et respectueuses de tous ! Cela nous ne pourrions pas l’accepter.

13:38 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : islam, république, laïcité identité, débat, valeurs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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