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15/05/2009

Elections européennes 7 juin 2009

 

Les jours passent, les constructions humaines aussi ! Ainsi en est-il des deux modèles de société qui durant le siècle passé se sont affrontés pour la direction politique du monde ! 20 ans après le mur de Berlin, le mur de la finance mondialisée est en train de s’effondrer et avec lui l’espoir pour le banquier libre d’installer définitivement sa douce, mais dure et violente dictature ! La preuve est désormais faite ! Rien ne pourra jamais plus être comme avant !

 

Les dirigeants des « casernes » politiques traditionnelles, associées à leurs cautions vertes ou bleues, tentent encore à coup de milliards d’euros et de dollars de garder la main ou de la reprendre. Elles espèrent sauver un système non réformable qui doit être dépassé parce qu’il n’est plus adapté.

 

Ce système qui conduit à une triple faillite, économique sociale et écologique, n’est pas réformable tout simplement parce que l’évolution est passée par là et que désormais il faut en tenir compte ! Ces dirigeants se trompent, trompent leurs alliés, trompent leurs électeurs et nous trompent. Ils commentent et expliquent, se réunissent pour tenter de se mettre d’accord sur les communiqués pas sur les politiques !

 

Pour les hommes des temps actuels, confrontés aux limites physiques de la Planète, face aux défis démographiques, climatiques et sociétaux l’enjeu principal se résume à un choix simple : Continuer ou Changer ! Continuer sur les anciennes voies du conformisme ou avancer résolument et changer radicalement ! Tel est bien l’enjeu pour demain!

 

La prochaine élection des nouveaux représentants au Parlement européen, parce qu’elle est la première consultation électorale qui se tient pendant la crise majeure que traverse notre société, constitue, pour les électeurs, un des premiers moments de faire ce choix.

 

Pour continuer comme avant, libéraux, centristes et sociaux-démocrates alliés aux écologistes opportunistes  leur promettent tous la lune, verte de préférence, pendant qu’ils préparent la prochaine guerre pour le contrôle des espaces où gisent les matières premières, si importantes pour maintenir leurs pouvoirs et les profits de leurs soutiens !

 

Au lieu de repenser les fondamentaux du système qui structurent nos sociétés, alors qu’il faudrait agir sur les causes qui sont à la source des dérèglements climatiques, sociaux et économiques, ils continuent aveuglément à leur proposer les vieilles recettes pour n’en traiter que les effets.

 

Comme des robots sans cervelle, ils  engagent, aujourd’hui, les milliards qu’il faudra de toute façon rembourser demain sous forme d’impôts supplémentaires, de baisse massive de pouvoir d’achat et de restructurations drastiques des outils de production,  avec à la clé leur cortège de suppressions d’emplois !

 

Au rythme des propositions des conservateurs-continuateurs de gauche, de centre et de droite, demain ne peut qu’être pire qu’aujourd’hui ! Baisser les bras et accepter sans broncher de dévaler la pente de l’infortune n’est assurément pas le choix de ceux qui n’entendent pas se laisser conduire comme des veaux à l’abattoir!

 

Chaque consultation électorale est le moment et le moyen d’exprimer sa volonté de citoyen libre ! Voter est, en effet, un acte déterminant de son engagement à choisir une autre voie.

 

Tous ceux qui veulent inscrire leur parcours individuel et personnel dans un grand destin collectif durable, à l’émergence duquel ils auront été activement associés, doivent en passer par une participation active aux élections nationales et locales.

 

Plus qu’un simple devoir, voter signifie aujourd’hui, afficher une volonté indéfectible de se réapproprier les clés de son futur et de celui de ses enfants.

 

L’indifférence et la résignation, le refuge dans l’abstention, ne peuvent pas guider le comportement de citoyens responsables, fussent-ils, à présent, durement secoués par l’affligeant spectacle de l’impuissance des dirigeants qu’ils ont élus, le manque de clairvoyance des experts qui les conseillent et l’ampleur du désastre dans le quel ils sont plongés.

 

A l’heure où garantir la pérennité des générations futures impose une grande mobilisation des volontés et des intelligences s’abstenir serait une grave erreur ! Ne pas manifester dès le 7 juin 2009 une volonté claire changer l’ordre des priorités des grands programmes politiques en  ramenant l’Homme et la Nature à la première place, place d’où ils n’auraient jamais du être chassés, serait une faute.

 

Pourquoi, parce qu’agir de la sorte reviendrait à accorder aux irresponsables politiques qui depuis 35 ans ont tenus les leviers de commande du pays et à ceux de leurs associés qui à leurs côtés ont consciencieusement picoré les miettes qui leur ont été accordées pour le prix de leur ralliement un sauf conduit pour continuer dans les voies du désordre et de l’injustice.

 

Ne pas s’abstenir oui ! Voter pour montrer sa volonté de changer d’accord ! Mais voter pourquoi faire ; pour  moraliser le capitalisme ?

 

Le capitalisme ne relève pas de la morale, inventé depuis des millénaires il est ! Et ceux qui veulent nous faire penser qu’on peut le moraliser nous prennent pour des billes ! C’est son inscription dans un système politique qui fait la différence et vouloir lui faire porter le chapeau de tous les malheurs de la société est au mieux une bêtise  au pire une grosse manipulation.

 

Le capitalisme des pays communistes était un capitalisme d’état avec son industrie, ses capitaux ses consommateurs tous vivant dans le cadre d’une économie planifiée. Inutile de rappeler les grandes réussites de l’ex URSS de Tchernobill au goulag en passant par la destruction du lac Baïkal.

 

Dans un système politique libéral ou social-démocrate le capitalisme s’inscrit dans une logique de libre marché, plus ou moins régulé, plutôt plus que moins d’ailleurs, dont chacun peut mesurer aujourd’hui les mauvais cadeaux fait à notre civilisation par sa, ou plutôt, ses mains invisibles. 

 

Parce que la grandeur d’une civilisation est ce qui privilégie l’humain,  le vivant, le  beau le juste et le vrai avant l’argent, la concurrence, la bourse et les profiteurs, l’avenir  de l’Europe commande d’abord un dépassement du socialisme et du libéralisme tels qu’ils ont été pensés et pratiqués le siècle dernier !

 

L’avenir de l’Europe appelle la mise en œuvre, pour les européens d’un «modèle de vivre et d’être»  qui s’appuie sur une approche globale de la société, écologiste, moderne, responsable, respectueuse des diversités, des cultures et des territoires.

 

Ce projet écologiste global répond aux aspirations légitimes des 500 millions d’Européens qu’ils soient écoliers, étudiants, artistes, retraités, chômeurs ou en activité quelques soient leurs métiers, fonctionnaires, commerçants, artisans, pêcheurs, agriculteurs, salariés en usine à l’hôpital ou en milieux scolaire et universitaire. Tous ne demandent qu’à vivre honnêtement et tranquillement de leur travail, en bonne santé, dans la paix et la sérénité.

 

Faut-il, de ce point de vue, espérer quelque chose de positif de la social-démocratie ou du libéralisme de marché dont se revendiquent les partis politiques de gauche, de droite et du centre ?

 

La réponse est clairement non il n’y a rien à espérer, quand bien même leurs dirigeants, pour nous faire croire qu’ils ont changés, s’évertuent,  obligation tactique de circonstance et opportunisme cynique, à tartiner de vert leurs discours.

 

Leurs solutions à la crise, ne sont que les revers et la tranche de la même médaille productiviste qui vient de nous envoyer dans le mur.

 

Leurs propositions et leurs explications ne visent  en fait qu’une seule ligne d’horizon,  « relancer à coup de milliards un projet mondialisé de croissance de la consommation sans fin soutenu par la Banque mondiale, l’OMC et le FMI ». Ils ne représentent qu’une seule voie : la continuité dans le marasme ! 

 

Les tenants d’un écologisme moderne, non folklorique, non sectaire, porteurs d’un projet de rupture  avec les propositions actuelles inspirées aux dirigeants américains et européens par  la Banque mondiale  l’OMC et le FMI  existent.

 

Ils sont, aujourd’hui, en capacité de faire avancer dans l’indépendance, à tous les niveaux institutionnels, le parlement européen en est un, des propositions positives et adaptées pour un changement maitrisé de société et de croissance.

 

Leur voix sera-t-elle suffisamment forte et relayée pour être entendue ? Seront-ils assez convaincants pour rallier à eux assez de suffrages pour peser dans les débats futurs. Le choix du changement existe, mais il ne peut s’imposer qu’à la faveur d’une poussée démocratique puissante, dans les urnes. Aux électeurs d’agir en votant massivement !

 

Continuer ou Changer ! Première réponse le 07 juin 2009 dans les urnes, au soir de la consultation pour l’élection des nouveaux représentants au Parlement européen.

16:23 Écrit par Bernard FRAU dans 7. Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

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