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28/11/2013

Berlusconi : Jeté comme un vulgaire bout de papier cul usagé!

Le Parlement italien vient de signifier, enfin, à celui qui se 

Sylvio Berlusconi, la Stampa, Il Corriere della Sera, la Republica, Il Sole 24-Ore, Mediaset, Forza Italia, il Cavaliere,

laissait appeler le « Cavaliere », que tout doit avoir une fin en particulier lorsque ivre de pouvoir un homme politique s’autorise toutes les turpitudes.

Le vote intervenu le 27 novembre pose le point final d'un temps politique qui 20 ans durant a vu un homme, politicien retord, patron d’affaire sans scrupule et  homme à la morale douteuse se tenir sans vergogne sur le devant de la scène italienne et internationale.

C’est au terme d’une loi italienne destinée à l’assainissement de la vie politique qui dispose que tout élu ayant été condamné à plus de 2 ans de prison soit exclu de ses mandats pour 6 ans que le politicien de Forza Italia est tombé.

Sylvio Berlusconi, 77 ans, avait été récemment condamné à quatre ans de prison dont trois ont été amnistiés dans le procès Mediaset.

Stefano Folli  dans un article du journal des milieux financiers italiens, Il Sole 24-Ore indique : « Nous aurions tous préféré un épilogue différent et moins amer, pour nous-même et notre dignité nationale, pour l'image que nous offrons à l'étranger ».

Plus loin il ajoute , « Il n'y a aucun doute que la journée d'hier a marqué la fin d'une saison qui a duré une vingtaine d'années et dont le principal protagoniste, en bien et en mal, a été justement l'homme dont le Sénat a décrété hier l'expulsion ».

Du côté du Corriere della Sera la charge est plus rude : « Il peut considérer injuste autant qu'il veut sa condamnation pour fraude fiscale (...…...) mais il est évident qu'elle est incompatible avec une fonction publique ».

La presse de gauche, jubile,  ainsi à La Republica  on ne cache pas son plaisir et son optimisme, « même en Italie et même pour un leader politique, carrément l'un des hommes les plus puissants des 20 dernières années, à la fin valent les règles démocratiques de l'État de droit et la loi se confirme égale pour tous »

Enfin la Stampa reste malgré tout sur une position prudente :
« Il n'est pas acquis que la déchéance de Berlusconi corresponde à sa fin politique », souligne-t-elle. Elle ajoute tout de même en forme de conclusion,  "Mais son exclusion du Parlement le met dans des conditions précaires (...) et si ce n'est pas sa fin, c'est clairement le début d'un déclin qui pourrait être rapide".

Il n’empêche, pour l’heure, le triste sire gominé, aux accents parfois mussoliniens dans ses discours, grand amateur de « bunga, bunga » dans des parties fines organisées avec de jeunes filles, tricheur et fraudeur, vient d’être jeté par ses pairs comme un vulgaire bout de papier cul usagé.

 

Cela n’est qu’un juste retour et si l’on peut regretter une chose c’est que cette mise aux poubelles de l’histoire ne soit pas venue plus tôt.

04/11/2013

Unité Onco Garches: Communiqué de presse AMETIST.

 

SOS Leny, AMETIST, Unité d'oncologie pédiatrique de Garches, Carine Curtet, Bernard FRAU, Nicole Delepine, Zineb Medjouari, Christelle Mathillon, Regarde la Vie,  Humanisme-Ecologie-République appelle tous ses amis et militants à soutenir la manifestation organisée par AMETIST, SOS LENNY et Regarde la Vie.

Rejoignez-nous, signez la pétition.

Le combat est digne de l'encouragement de tous les humanistes qui veulent un monde meilleur, plus éclairé où la technique ne dépasse pas les hommes au point de devenir avec l'argent et la bureaucratie le centre de tout projet proposé pour l'avenir par les bien-pensants pour l'avenir.

Bernard FRAU Délégué général

sos leny,ametist,unité d'oncologie pédiatrique de garches,carine curtet,bernard frau,nicole delepine,zineb medjouari,christelle mathillon,regarde la vie

IL FAUT SAUVER L’UNITÉ d'ONCOLOGIE PÉDIATRIQUE 

de

Garches

http://www.avaaz.org/fr/petition/La_perennite_de_lUnite_dOncologie_Pediatrique_de_Lenny_Beatrice_James_et_les_autres_SAUVONS_LUNITE/

 Les associations SOS Lenny, Regarde la vie, et Ametist vous invitent à vous mobiliser pour lutter contre la fermeture du service d'oncologie pédiatrique de l'hôpital de Garches en venant nous soutenir et remettre la pétition de plus de 14 000 signatures à Madame La Ministre de la Santé.

R.D.V le mardi 12 novembre 2013, à 16 h

Ministère de la Santé

14, avenue Duquesnes, 75007 Paris

Métro : Ecole Militaire

  

Venez nombreux nous soutenir !

Avec vos amis vos voisins vos relations et vos amis musiciens ce sera la nouvelle fête de la musique du 12 novembre 2013 d'autant que, pour l'instant, la ministre ne veut pas nous recevoir trop occupée pour les enfants cancéreux sûrement !

Ils nous envoient à un conseiller "territorial" quand on parle de soins on vous répond territoire !

Scandaleux hurlez votre rage et venez faire du bruit en musique pour que, peut-être ils nous entendent enfin !

Carine CURTET - Zineb MEDJOUARI - Christelle MATHILLON

AMETIST/ SOS LENNY Regarde la Vie

 

Contact Presse :   Bernard FRAU Port : 06 63 24 00 66

Courriel : bernard.frau@sfr.fr

ASSOCIATION A.M.E.T.I.S.T. : 01.43.81.51.84 /01.43.71.37.70

BAT C 50 bis bd de la république
93190 Livry-Gargan

 

 

03/11/2013

Angers : Pas de tolérance pour les intolérants !

Extrême-droite, Marine Le Pen, Alain Delon, Jean Glavany, Angers, La Manif pour tous, Christine Taubira, Taubira casse-toi, la banane pour la guenon,En déplacement vendredi 25 octobre à Angers, la ministre de la Justice a été victime d'injures racistes sur le thème «Taubira casse toi» et  «la banane pour la guenon», le tout sous les yeux des policiers présents. La veille la permanence du Parti Socialiste à Lorient avait été dégradée au moyen d'inscriptions hostiles au gouvernement et s’en prenant à la garde des Sceaux.

Dans un premier temps, tout en précisant que le comité d’accueil d’Angers était composé d’opposants au mariage pour tous, l’information qui avait été rapportée indiquait que les insultes étaient le fait de jeunes enfants isolés dont l’un s’était autorisé, selon Angers-Mag à lancer à l’adresse de la Ministre « Taubira tu sens mauvais».

Le samedi 26 Octobre sur le site de la section du mouvement « la Manif pour tous » du Maine Maine-et-Loire il était indiqué : «Cet acte isolé n'est pas représentatif de la mobilisation pacifique des Angevins. Éminemment attachés au respect de toutes les personnes, comme ils l'ont démontré depuis près d'un an lors de tous leurs rassemblements, les responsables de la Manif pour tous 49 condamnent fermement de tels propos contraires à la charte publique et officielle de la Manif pour tous

Pas de chance pour le mouvement « la Manif pour tous » du Maine Maine-et-Loire ce même 26 octobre le site Angers Mag diffusait une vidéo tournée lors de la visite de Christiane Taubira du 25.

Dans cette vidéo l’on aperçoit sans ambiguïté possible des manifestants – adultes et enfants – du mouvement portant drapeaux aux couleurs de La Manif pour tous hurler des injures –  «Taubira tu sens mauvais, tes jours sont comptés. Nous sommes le peuple, on ne veut plus de ta loi. Non à la dictature socialiste» – et brandissant des peaux de bananes lors du passage de la Ministre.

Il est donc établit à la vue de cette vidéo que la thèse de l’enfant isolé proférant des injures est un mensonge grossier pour couvrir un déchaînement collectif, adulte, conscient et préparé de haine à caractère raciste.

Chacun dans la République a parfaitement le droit d’exprimer son 

Extrême-droite, Marine Le Pen, Alain Delon, Jean Glavany, Angers, La Manif pour tous, Christine Taubira, Taubira casse-toi, la banane pour la guenon,

opposition à tel ou tel projet de loi lors de manifestations organisées sur la voie publique ou dans les médias et lors des débats à l’Assemblée Nationale ou au Sénat. Rien ne s’y oppose pour autant que tout cela se déroule dans le cadre des lois et règlements du Pays.

En l’occurrence les comportements de haine à caractère raciste outre qu’ils sont particulièrement honteux sont constitutifs de poursuites par la justice.

D’autant qu’il convient de ne pas oublier de signaler que la ministre a déjà été la cible de ce genre de comportements qui n’honorent pas leurs auteurs qui ne laissent pas d’inquiéter.

Dans un reportage réalisé pour l’émission « Envoyé spécial » de Extrême-droite, Marine Le Pen, Alain Delon, Jean Glavany, Angers, La Manif pour tous, Christine Taubira, Taubira casse-toi, la banane pour la guenon,France 2 les téléspectateurs ont pu voir un photomontage très apprécié de la candidate FN aux municipales de Rethel, aujourd’hui mise en sommeil du parti d’extrême droite – pour volonté marine de dédiabolisation –, où figuraient la photo de la ministre et celle d’un singe.

Parfaitement à l’aise la femme de 33 ans, adhérente au FN depuis 2012, s’est fendue d’une déclaration abjecte «À la limite, je préfère la voir dans un arbre après les branches, que la voir au gouvernement.»

S’il est admis que  la politique en France se vit en général sur le mode de la confrontation radicale souvent de très mauvaise foi, très rarement voir très exceptionnellement productrice de compromis constructifs, une limite vient toutefois d’être franchie avec cette façon destructrice et décomplexée de s’en prendre à son adversaire en réduisant son humanité sur la base de préjugés racistes.

En témoigne les prises de position d’un Alain Delon qui ne s’embarrasse même plus de précaution oratoire et dit approuver la montée de l'extrême droite dans notre Pays. 

On peut à bon droit, lorsque l’on est républicain, être inquiet de cette brisure qui ne fait que s’élargir et qui finira bien par devenir une fracture  largement ouverte si l’on y prend garde.

Le brouillage permanent qu’effectue Marine Le Pen, qui de façon éhontée exhorte les valeurs de la République alors qu’elle n’hésite pas à se commettre au bal en Autriche avec la fine fleur de l’extrême-droite européenne, qui détourne le concept de laïcité pour stigmatiser « le musulman » et qui désormais menace de poursuivre devant les juges tout personne qui oserait qualifier le Front National de parti d’extrême-droite, est pour beaucoup dans cet affaissement des digues intellectuelles et morales citoyennes et républicaines.

A cela il ne faut pas omettre d’ajouter ces leaders politiques de droite comme de gauche qui loin d’exceller à défendre le bien commun ont une facilité étonnante à s’occuper sans vergogne de leur  bien personnel particulier en se payant sur la bête lorsqu’ils sont en situation de pouvoir décider.

Il faut à la France des dirigeants forts qui ont à cœur de lutter fermement contre toutes ces dérives qui tuent –  qui « assassinent » a dit Jean Glavany évoquant à l’Assemblée Nationale les injures faites à Christine Taubira – la République pour mettre un terme à cet emballement nauséabond.

S’agissant des délits commis à Angers – oui de délits car il ne s’agit pas de simples dérapages – leurs auteurs et leurs parents doivent être identifiés conduits devant la justice et condamnés aux peines les plus lourdes prévues par la loi.

 

Pas de tolérance pour les intolérants !

31/10/2013

Alain Levern: Jeune vieille recrue de la SNCF.


De source les Echos du 23 octobre 2013 l’on apprend qu’Alain Le Vern, ex 

Alain Le Verne, Laurent Fabius, SNCF, Sandrine Hurel, Dieppe, Front National, François Mitterrand, Sébastien Jumel, pays d'ar'morqueurs,

-Sénateur et Président socialiste du Conseil Régional de Haute-Normandie, vient d’être nommé  directeur général Régions et Inter-cités de la SNCF.

Sa déclaration de retrait total de la vie politique, annoncée le 12 septembre à la fin d’un déjeuner de presse,  avait quelque peu surpris les Hauts-normands.

Qui aurait imaginé d’ailleurs que l’ancien instituteur, longtemps homme lige de Laurent Fabius au sein de la fédération du Parti Socialiste de Seine-Maritime, serait recruté par la SNCF à l’heure où, à son âge des cadres chevronnés et compétents de l’industrie et des services sont dirigés sans ménagement vers la porte de sortie de la vie active parce qu’ils sont devenus trop vieux.

Il faut croire que l’édile est doté de talents particuliers insoupçonnés dont la SNCF ne pouvait pas se passer !

Un génie méconnu du transport ferroviaire sommeillait au "pays d'ar’morqueurs", dans la ville aux cent clochers, rue « Grand Beta » au siège du Conseil Régional de Haute-Normandie.

Alain Le Vern doit sa carrière à un certain Laurent Fabius qu’il a accompagné en tenant la Fédération du Parti socialiste de Seine-Maritime d’une main de fer de 1981 jusqu’à Matignon. Puis Il a été Maire de la commune de Saint-Saëns, ce pendant 12 ans, député de Seine-Maritime – 12ème circonscription de Seine Maritime – de 1988 à 2002.

Conseiller Régional de Haute-Normandie depuis 1986 il accède à la présidence de la Région en 1998 jusqu’à sa démission-surprise du mois dernier. Et enfin il deviendra Sénateur de Seine-Maritime le 29 juin 2007.

Beau parcours de gros cumulard socialo de gauche …..Non ? 

Alain Le Verne, Laurent Fabius, SNCF, Sandrine Hurel, Dieppe, Front National, François Mitterrand, Sébastien Jumel, pays d'ar'morqueurs,

Avait-il vraiment besoin de ce poste à la SNCF après une carrière politique dont on dit qu’elle fut bien remplie ?

Une carrière qui en tout état de cause lui assurera une belle retraite qui suffirait largement au bonheur de nombreux hauts-normands dont l’avenir  collectif précarisé par la crise peut être à tout moment remis en cause par une simple décision d’actionnaires insatisfaits.

Chacun ici se rappelle le sort réservé aux salariés de Petroplus baladés et abandonné tant et plus par la nomenklatura socialiste seinomarine, Fabius y compris.

« La mystérieuse démission du socialiste Alain Le Vern » titrait Paris-Normandie en chapeau d’un article de Manuel Sanson du 13 septembre 2013 dans lequel celui-ci écrivait : « le président (PS) du conseil régional évoque l'envie de "nouveaux horizons" pour justifier son départ. Une version sans doute trop simple... »

Trop simple en effet.

Les « chicayas »  de la  toute nouvelle « jeune-vieille recrue » de la SNCF avec ses ex-collègues du PCF n’étaient pas trop du goût de la rue de Solferino d’autant qu’Alain Le Vern ne faisait nul mystère de ses appétits pour la Ville de Dieppe tenue par le PCF Sébastien Jumel.

« Je suis un faiseux, pas un diseux»: avait coutume de marteler depuis plus de 20 ans ce boulimique de mandats bien juteux. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’à coup sûr le « lascar » à défaut de l’avoir « saint » a le sens bien pratique quand il s’agit de se placer lui et les membres de sa famille.

Est-ce le fruit du hasard mais Dieppe est située dans la circonscription de la Députée-Conseiller Général Sandrine Hurel (*)  – qui au passage est la « compagne-épouse » de l’e- Président de Région –, dont la suppléante Marie Le Vern était elle-même attachée parlementaire de son père de Sénateur.

Celui qui le 12 septembre déclarait à Paris-Normandie : « il faut aussi penser à ses propres choix, au sens de sa vie. Moi je veux rester libre et j’ai encore envie de faire plein de choses » a-t-il reçu de son mentor un parachute bien doré pour se retirer de la Présidence de la Région Haute-Normandie ?

Alain Le Verne, Laurent Fabius, SNCF, Sandrine Hurel, Dieppe, Front National, François Mitterrand, Sébastien Jumel, pays d'ar'morqueurs,«Alain Le Vern a choisi de passer la main et de permettre la relève. Chacun connaît l’énorme travail qu’il a accompli pour notre région de Haute-Normandie. Je veux lui rendre un hommage chaleureux. Et lui redire mon amitié, mon estime et mon affection», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius dans une formule d’où rien ne transparaît.

Ça sonne faux et creux comme une gamelle vide.

Tout cela est malgré tout assez curieux, la retraite à la SNCF c’est entre 50 et 60 ans.

De quel passe-droit, Alain Le Vern qui est âgé de plus 65 ans,  a-t-il pu bénéficier pour se voir recruté comme directeur général Régions et Inter-cités? La question est légitime, elle est posée.

Sans omettre d’ajouter que finalement ces braves gens qui se targuent d’être de gauche n’ont franchement rien à envier à ceux de droite pour ce qui est du mépris, du népotisme ou des arrangements entre amis.

C’est ainsi que les portes sont ouvertes au Front National.

Les mêmes nous expliqueront demain, la main sur le cœur, que le FN doit être combattu au nom des valeurs de la République et de la Démocratie alors qu’en fait ils démontrent à travers leurs comportements qu’ils ne visent et ne pensent qu’à leur maintien en affaires pour continuer à vivre tranquillement sur la bête.

Dur, certes ! Mais réaliste.

Souvenons-nous hier par calcul politique conscient François Mitterrand avait en son temps modifié le mode de scrutin des élections législatives. Cette décision avait permis au Front National de compter plusieurs dizaines de Députés à l’Assemblée Nationale.

Aujourd’hui point de manœuvres tactiques,  ce sont les pratiques indécentes d’élus cumulards socialistes soi-disant de gauche, mais aussi de droite qui contribuent par leur comportement à faire enrager le Peuple et qui font le lit de l’extrême droite en général et de la droite dure associée au Front National.

En 2017 combien aurons-nous d’élus FN au Parlement ? Et à qui le devrons-nous ?

 

Il faut désormais nous poser cette dernière question et y répondre. 

(*) CV Sandrine HUREL

Source :http://fr.wikipedia.org/wiki/Sandrine_Hurel

Sandrine Hurel est la fille de Gilbert Hurel, ancien maire de Touques (14).

Membre du PS depuis sa jeunesse, Sandrine Hurel a obtenu son premier mandat électoral en 2001 en étant élue conseillère municipale de Dieppe (Seine-Maritime).

Proche de l'ancien Premier ministre Laurent Fabius et homme fort du département, elle a été élue en 2004 conseillère générale du canton de Dieppe-Est  et conseillère régionale de Haute-Normandie.

Sur le plan professionnel, elle a été assistante parlementaire du sénateur socialiste de Seine-Maritime Henri Weber de 1995 à 2004 avant de le remplacer au Palais du Luxembourg. Elle est devenue sénatrice de Seine-Maritime le 26 septembre 2004.

Battue aux élections législatives de 2002 à Dieppe, elle a été élue le 17 juin 2007 députée de la 11ème circonscription de Seine-Maritime avec 52,20 % des voix dans un contexte local relativement favorable, suite aux dissensions internes au sein de droite locale. Elle reprend alors le siège détenu par le Maire CNI de Dieppe, Edouard Leveau.

Elle se représente en 2012 sur un nouveau territoire issu du redécoupage de 2010. Elle l'emporte face au député sortant UMP, Michel Lejeune, avec 54,6 % des suffrages exprimés.


27/10/2013

Pour 56% des Français EELV doit quitter le gouvernement

Une récente enquête d’opinion – sondage BVA Opinion pour Jean-Vincent Placé, Claude Bartolone, Esther Benbassa, Anne Hidalgo, EELV, Front de Gauche, Pascal Canfin, Cécile Duflot, Sondage BVA Opinion pour iTélé du 24 et 25 octobre, Éva Joly, Leonarda Dibrani, CQFD iTélé réalisé 24 et 25 octobre –  montre qu’à une très forte majorité les Français sont en désaccord avec le soutien que les dirigeants d’ EELV apporte au mouvement des lycéens qui ont appelé au retour en France de l’adolescente rom Leonarda Dibrani et de sa famille qui ont expulsés au Kosovo.

Un communiqué de presse dans ce sens d' EELV  – qui compte deux ministres au gouvernement –, les déclarations d’ Éva Joly, d’Esther 

Jean-Vincent Placé, Claude Bartolone, Esther Benbassa, Anne Hidalgo, EELV, Front de Gauche, Pascal Canfin, Cécile Duflot, Sondage BVA Opinion pour iTélé du 24 et 25 octobre, Éva Joly, Leonarda Dibrani,

Benbassa et celles de Jean-Vincent Placé tête de file des sénateurs EELV, appelant les lycéens à retourner dans la rue pour poursuivre la mobilisation et exiger le retour d’une famille entrée illégalement sur le territoire dont les demandes  de régularisation ont toutes essuyé un refus argumenté, sont assez lourdement désavouées dans ce sondage .

56% des personnes interrogées – +11 points par rapport à une précédente enquête réalisée en septembre – considèrent que les Jean-Vincent Placé, Claude Bartolone, Esther Benbassa, Anne Hidalgo, EELV, Front de Gauche, Pascal Canfin, Cécile Duflot, Sondage BVA Opinion pour iTélé du 24 et 25 octobre, Éva Joly, Leonarda Dibrani, ministres EELV  – Cécile Duflot, ministre de l'égalité  territoires et du logement, et Pascal Canfin, ministre délégué au développement – devraient quitter le gouvernement « puisqu'ils ont des désaccords importants ».

42 % – 8 points de moins par rapport à septembre –   pensent au contraire qu'ils « peuvent très bien rester dans le gouvernement sans être d'accord sur tout ». Et 2 % ne se prononcent pas.

Les sympathisants de gauche interrogés pensent à 66 % qu’ils doivent se maintenir au gouvernement, pendant que 71 % des sympathisants de droite pensent le contraire.

Sur le sujet précis de la décision d’expulsion de la famille Dibrani, la sanction est encore plus éloquente.

A la question « pensez-vous qu’Europe Ecologie-Les Verts a Jean-Vincent Placé, Claude Bartolone, Esther Benbassa, Anne Hidalgo, EELV, Front de Gauche, Pascal Canfin, Cécile Duflot, Sondage BVA Opinion pour iTélé du 24 et 25 octobre, Éva Joly, Leonarda Dibrani, raison ou tort de soutenir le mouvement lycéen en faveur du retour de Leonarda et sa famille en France ? » 90 % des personnes ont répondu qu’EELV a tort, 8 % seulement que EELV a raison et 2 % sont sans opinion.

Au total 79 % des sympathisants de gauche pensent qu' EELV a eu tort – 91 % chez les sympathisants du PS, 67 % chez les sympathisants d’ EELV –.

Du côté sympathisants de droite 98 % d’entre-eux ont estimé qu’EELV avait tort.

Jean-Vincent Placé, Claude Bartolone, Esther Benbassa, Anne Hidalgo, EELV, Front de Gauche, Pascal Canfin, Cécile Duflot, Sondage BVA Opinion pour iTélé du 24 et 25 octobre, Éva Joly, Leonarda Dibrani, Ce sondage est révélateur de ce que pensent les citoyens français et devrait amener, au-delà d’ EELV, les responsables politiques socialistes – Claude Bartolone, Harlem Désir, Laurence Rossignol, Emmanuel Maurel, Anne Hidalgo – à également choisir leur camp.

Jean-Luc Mélenchon ne serait pas mécontent de les accueillir au Front de Gauche pour dans la clarté mener leur combat politicien contre la ligne présidentielle dans la franchise et sans hypocrisie.  

Jean-Vincent Placé, Claude Bartolone, Esther Benbassa, Anne Hidalgo, EELV, Front de Gauche, Pascal Canfin, Cécile Duflot, Sondage BVA Opinion pour iTélé du 24 et 25 octobre, Éva Joly, Leonarda Dibrani, Et que Claude Bartolone – le socialiste félon –  et Jean Vincent Placé – l’enragé vert du Sénat – cessent de donner des leçons aux uns et aux autres.

La loi c’est la loi ; tant qu’elle n’est pas abrogée elle doit s’appliquer de manière inflexible.

Jean-Vincent Placé, Claude Bartolone, Esther Benbassa, Anne Hidalgo, EELV, Front de Gauche, Pascal Canfin, Cécile Duflot, Sondage BVA Opinion pour iTélé du 24 et 25 octobre, Éva Joly, Leonarda Dibrani, Cela vaut aussi bien pour le Président de l’Assemblée Nationale que pour l’ex-prétendant aux fonctions de Ministre de l’intérieur, admirateur parait-il de Mazarin, qui aujourd’hui appelle des lycéens à manifester dans la rue.

 

 

26/10/2013

France : le Pays est sur une pente dangereuse

Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,Alors que les épargnants viennent d’être informés qu’ils devront acquitter une taxe rétroactive de 15% sur les revenus de leur épargne longue pour rééquilibrer les comptes de la Sécurité sociale, l’on vient d’apprendre – source « Libération » –  qu’à la suite d’une intervention d’Eric Woerth – l’ex-ministre du budget du gouvernement Fillon sous Nicolas Sarkozy – Bernard Tapie aurait été bénéficiaire d’un rab
ais d’un montant évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros sur l’arbitrage Adidas.

On parle d’une somme comprise entre 54 à 83 millions d’euros, qui aurait été décidée au mois d’avril 2009 par Eric Woerth, ce contre l’avis des services de l’administration fiscale.

Ils sont nombreux les petits épargnants à penser qu’une telle somme aurait été la bienvenue pour boucher le trou de la sécu, et qu’il y avait mieux à faire que de s’en prendre à l’épargne.

L’on aurait pu par exemple regarder ce qui se passe du côté de l’industrie pharmaceutique, de l’efficacité des médicaments mis  sur le marché et des conflits d’intérêt. Mais c’est ainsi ……

Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,Comme toujours et avec la gouaille qu’on lui connaît bien, l’homme d’affaires, qui est mis en cause dans un grand nombre de dossiers fiscaux de ces dernières années, s’est immédiatement porté devant les médias pour réfuter les informations du quotidien « Libération ».

«Tout est absolument faux», a déclaré, en moulinant des bras, Tapie à l’AFP, assurant au contraire que le fisc  lui a réclamé de payer «7 millions de trop».

Pour son avocat fiscaliste, Patrick Philip qui dénonce «une accusation grotesque», l’affaire «paraît comme étant un cadeau, mais tout ça est complètement ridicule et ne tient pas. En plus, ça a été imposé par l'administration, ce n'est pas un régime qu'on a demandé, c'est un régime qu'on nous a imposé ».

Le quotidien affirme lui qu’au moins une des réunions, où les choses se sont discutées, a été organisée à l’initiative de Stéphane Richard – ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, lui-même  mis en examen, tout comme  Bernard Tapie, pour «escroquerie en bande organisée» dans l’enquête pénale en cours concernant le fameux arbitrage rendu de 400 millions d’euros.

Eric Woerth a de son côté choisit de ne pas répondre aux journalistes qui le questionnaient sur cette affaire se contentant d’un laconique : «Un sujet après l'autre, non? ».

Il est vrai que déjà bien occupé devant la Cour de Justice de la République, pour un deuxième jour d'audition, où il devait répondre des «coupes» effectuées par ses soins pour  parvenir au montant anormalement bas de la transaction concernant la cession de l'hippodrome de Compiègne, Eric Woerth avait d’autres chats à fouetter.

Tout cela laisse planer une bien mauvaise odeur sur les pratiques de nos ministres et députés. Et chaque jour qui passe élargi encore plus le fossé qui sépare les élites « républicaines » des citoyens qu’elles sont censées représentés.

Soyons clairs les deux affaires – la bouillabaisse Adidas et le Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,mauvais coup de l’état sur l’épargne longue – ne sont pas sur le fond de même nature et l’on aurait tort de jeter dans une même poubelle les dirigeants qui ont dirigé ou dirigent la République comme le fait l’extrême-droite anti-européenne, popularde, communautariste et franchouillarde.

Il n’en reste pas moins que la brèche s’élargi dans le pacte de confiance entre les gouvernements et les citoyens. Il faut craindre même qu’il ne soit désormais rompu ou en tout cas très proche de l’être

Il apparaît de plus en plus nécessaire de faire émerger une force nouvelle venant de tous les territoires politiques républicains de la Nation pour procéder à un renouvellement de fond des élites républicaines aujourd’hui très discréditées.

Le désaveu se concrétisera aux prochaines élections municipales et européennes à la suite desquelles l’extrême-droite lepéniste sortira en grand vainqueur.

Les conséquences en sont déjà prévisibles. Droite et gauche se renverront la balle, les opportunistes de l’UMP et certains de l’UDI rejoindront le FN, et EELV sera réduit à singer le PRG quémandant ici ou là des postes rémunérateurs en échange de leur docilité jamais acquise définitivement.

De ces élections  un paysage politique nouveau devrait donc se dessiner :

Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,1) une radicalisation à l’extrême droite lepenniste renforcée par l’apport des « durs » de l’UMP et de l’UDI qui auront pactisé lors des deuxièmes tours des municipales.

Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,2) une radicalisation opposée de la frange gauchiste emmenée par Jean-Luc Mélenchon, le Front de Gauche, une majorité des enragés de l’écologie punitive verte et des socialistes irresponsables d’opposition.

3) Une social-démocratie humaniste,  un centre droit démocrate, ce qui reste des républicains  gaullistes sociaux authentiques et la mouvance regroupée des écologistes réalistes d’avenir.

Les leaders de ce dernier groupe, encore majoritaire dans le pays, auront-il la sagesse de constituer une grande coalition à l’Allemande pour aborder les prochaines élections régionales en position de force et sortir la France du marasme politicien dans laquelle elle s’enfonce jour après jour ?

La question est posée.

La réponse n’est pas évidente, tant l’empreinte de la 5ème   république marque les esprits et les réflexes des dirigeants des forces politiques actuelles tant ils ont le nez dans le guidon et les œillères solidement attachées.

La perspective des Présidentielles 2017 et  des élections législatives et sénatoriales qui suivront devrait les amener à très vite prendre conscience de leur grande responsabilité. Il faut toujours et encore voir la bouteille à moitié pleine.

Pourquoi ? Parce que la prise par le Front National aux élections Régionales de 2015 d’une ou deux régions constituerait à l’évidence pour l’extrême-droite une dynamique irrésistible pour 2017 et lui permettrait de regarder avec grande confiance l’avenir.

Une catastrophe politique, économique, écologique et sociale pour, la République de cet ordre n’est pas à écarter en l’état actuel du climat entretenu tant à droite qu’à gauche pour le plus grand bonheur du Front National et de ses soutiens entrevus mais non encore déclarés.

La France, son image, sa diplomatie et ses citoyens ne se relèveraient pas avant plusieurs décennies  quant la construction de Europe politique n’en parlons pas.

 

Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,La France est sur une pente dangereuse, l’heure est au ressaisissement rien n’est jamais définitivement écrit, il n’y a pas de fatalité du désastre annoncé à condition que les citoyens se lèvent et fassent entendre la voix du bien commun qui aujourd’hui appelle au secours.

17/10/2013

M. Hollande a choisi : on soutiendra l’agriculture productiviste

 Début octobre, le président de la République a indiqué les orientations de sa politique agricole. Après avoir discuté plus de deux heures avec Xavier Beulin, le patron de la FNSEA, il a choisi de faire silence sur l’agroécologie et de privilégier les céréaliers et l’élevage intensif. Sur le terrain, les paysans que Reporterre a rencontrés sont désolés et en colère.

François Hollande avait soigneusement choisi le lieu pour son grand discours sur l’agriculture : le salon de l’élevage de Cournon, rendez-vous annuel de la profession. Mercredi 2 octobre, le Président de la République a annoncé comment seraient réparties les aides européennes de la Politique agricole commune (PAC). 64 milliards d’euros sur 7 ans, de 2014 à 2020. Soit 9,1 milliards d’euros par an, à distribuer entre tous les paysans de France.

La répartition du gâteau est délicate et très politique. Elle permet au gouvernement d’orienter le développement de l’agriculture française. Souhaite-t-on plus d’élevage ? De céréales ? De bio?

PAC 2013, FNSEA, Xavier BEULLIN, François Hollande, Stéphane Le FOLL, Céréaliers, Elevage intensif, élevage bio, mesures agroenvironnementales, agro-écologie, Convergence des aides, BJusqu’ici les parts ont été plutôt inégales : 80% des subventions vont à 20% des exploitations. En majorité les grandes fermes céréalières du bassin parisien, qui cultivent souvent plus de 100 hectares.


Début octobre, François Hollande a donc donné l’impression de choisir une nouvelle direction (http://agriculture.gouv.fr/sommet-elevage-2013) : "Priorité à l’élevage", a-t-il martelé.

"Mais en fait, cela ne change pas grand-chose", déplore Samuel Féret, est coordinateur du réseau PAC 2013, un groupement de 25 organisations. Parmi elles, la Confédération Paysanne, la Fédération des parcs naturels régionaux de France, ou encore Les Amis de la Terre et le WWF.

Pour tous, la déception est grande : les grandes exploitations céréalières et les élevages intensifs restent les principaux bénéficiaires de la nouvelle PAC.

Pas un mot sur l’agro écologie

François Hollande annonce bien un milliard d’euros supplémentaires pour l’élevage. Mais l’effort n’est pas plus important que celui déjà fourni par le précédent gouvernement. Il avait, en 2009, "déjà réorienté plus de 1 milliards d’euros vers des objectifs similaires", souligne le communiqué de presse de PAC2013, qui dénonce "une continuité dans cette PAC à la française".

 

PAC 2013, FNSEA, Xavier BEULLIN, François Hollande, Stéphane Le FOLL, Céréaliers, Elevage intensif, élevage bio, mesures agroenvironnementales, agro-écologie, Convergence des aides, B

La Politique agricole commune selon le gouvernement


Surtout, la position de la France, ambitieuse lors des négociations européennes, ne se retrouve pas au niveau national. Par exemple, la nouvelle PAC met en place une "prime" aux 52 premiers hectares.

Une façon d’encourager les plus petites exploitations, souvent des élevages. "C’est une idée de Stéphane Le Foll, il l’a défendue lui-même à Bruxelles. Mais on ne va pas l’utiliser à fond", regrette Samuel Féret. En effet, la France ne va mobiliser que les deux tiers des crédits que l’Europe l’autorise à mettre dans cette prime.

Autre exemple avec les mesures dites "agro-environnementales" (comme la réduction des pesticides ou l’entretien de prairies favorables à la biodiversité). "La France a été un des rares Etats membres de l’Union à défendre un verdissement de la PAC dès le départ, explique Samuel Féret. Angela Merkel n’en voulait pas et François Hollande a tenu bon ! Pourtant à Cournon, il n’a rien dit à ce propos."

Les associations sont d’autant plus surprises qu’en février 2013, le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll a lancé son "projet agro-écologique pour la France". A l’époque il annonçait bien qu’il s’appuierait sur la PAC.

Dernier exemple : la "convergence" des "aides au revenu". Pour l’instant, certaines exploitations céréalières peuvent recevoir plus de 400 euros à l’hectare, quand un éleveur de brebis des Alpes est aidé à hauteur d’environ 100 euros à l’hectare.

Le groupe PAC 2013 demandait 100 % de convergence : tous les agriculteurs français auraient alors reçu la même aide à l’hectare, une petite révolution pour le monde agricole. En face, la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) voulait limiter à 60 % : trop de "convergence" pourrait faire perdre beaucoup de subventions à ceux qui en reçoivent le plus. C’est-à-dire les grands céréaliers du bassin parisien et les élevages intensifs de l’ouest, qu’elle représente.

Finalement, François Hollande a tranché à 70 %, avec un plafond qui permet à chaque exploitation de ne pas perdre plus de 30 % de ses aides actuelles. "Il a donc choisi une position plus proche de celle de la FNSEA", remarque Samuel Féret.

Plus de deux heures à l’écoute du patron de la FNSEA

Pourtant, lors des négociations, le scénario préféré de Stéphane Le Foll était de 100 % de convergence. L’Elysée se serait donc éloigné des orientations négociées par son ministre de l’Agriculture. "Je pense qu’il a été écarté lors des décisions finales", indique à Reporterre un membre de la commission agricole du PS (Parti socialiste), qui souhaite rester anonyme.

Au passage, il note aussi que le scénario choisi s’éloigne fortement de la position du PS, qui recommande une convergence à 100 %.

Mais au moment des derniers arbitrages, il semble que le Président de la République a plutôt tendu l’oreille à la FNSEA, qui reste le principal syndicat agricole.

Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a été reçu par François Hollande la veille du discours de Cournon, le mardi 1er octobre. Comme l’indique l’agenda du Président de la République, l’entretien a duré plus de deux heures.

Peut-être François Hollande a-t-il voulu éviter que les tracteurs descendent dans les rues, à quelques mois des municipales. En tout cas, "l’Elysée voulait arriver à un accord avec la FNSEA, continue la même source.

Mais ils voulaient discuter uniquement avec la direction, c’est-à-dire Xavier Beulin, qui représente avant tout les céréaliers. Il a fait taire les représentants des éleveurs au sein du conseil de la Fédération. Puis il est arrivé à l’Elysée le mardi en affirmant : ’Nous sommes unanimes’... Et le Président de la République a cédé sur tout, à des niveaux que personne n’imaginait."

Au cabinet du ministre Stéphane Le Foll, on conteste cette thèse avec virulence : "C’est une légende urbaine. Si vous vous imaginez que la réforme s’est faite la veille dans le bureau de François Hollande, c’est non ! Les arbitrages du Président de la République sont finalement assez proches des positions de Stéphane Le Foll."

Les céréaliers, "dans la continuité"

Reste que cette nouvelle PAC préserve, pour l’essentiel, les subventions attribuées aux céréaliers. "Comme à chaque réforme, dans le milieu céréalier on s’attend à ce que tout soit bouleversé, raconte Quentin Delachapelle, céréalier dans la Marne.

En fait, on est dans la continuité. Les aides diminuent lentement, sans savoir où l’on va à long terme... Les céréaliers que je côtoie ont tous conscience d’être très dépendants de la PAC. Donc il y a une inquiétude. Mais l’augmentation du cours des céréales relativise la baisse des aides PAC."

Surtout, Quentin regrette que le Président de la République n’ait pas dit un seul mot à propos des aides "agro-environnementales".Sur ses 160 hectares, il a déjà réduit les pesticides de moitié. Il préserve une prairie de cinq hectares, des haies et d’autres "zones refuges pour la biodiversité". Ses cultures sont désormais plus résistantes aux aléas climatiques, son rendement n’a pas baissé et il dépense moins en intrants chimiques.

"Pour que ces mesures se généralisent, il faut que la PAC aille dans ce sens, insiste Quentin. Une baisse des aides serait tout à fait justifiée... A condition qu’en contrepartie, il y ait des mesures d’accompagnement. Pour que les exploitations comme les nôtres puissent se diriger vers une transition agro-écologique. Pour l’instant c’est loin d’être le cas."

« Tout le monde sur un pied d’égalité »

Du côté des éleveurs, on trouve aussi des mécontents. Patrick Guérin est éleveur bio de vaches laitières en Bretagne. Avec 30 hectares et 25 vaches, il fait figure de nain à côté des élevages intensifs du coin. « Ils nourrissent leurs vaches avec du maïs et du soja importés, alors que les miennes mangent de l’herbe »,précise-t-il. Pourtant, ils reçoivent en moyenne 100 euros de plus que lui à l’hectare. « Il y a une forme de distorsion qui n’est pas acceptable ».

Il a écouté attentivement le discours de François Hollande le 2 octobre : « Il avait une possibilité de remettre tout le monde sur un même pied d’égalité. Manifestement ce ne sera pas le cas. » La nouvelle PAC ne lui donnera pas plus d’aides au revenu. « Je vais juste récupérer mes billes », a-t-il calculé.

Les éleveurs de brebis au SMIC

Olivier Bel, lui, est "quasiment sûr" qu’il va toucher moins. Membre de la Confédération paysanne, il élève 210 brebis en bio dans les Alpes de Haute-Provence. Un petit troupeau pour la région. Son revenu est dans la moyenne de celui des éleveurs ovins de la région, à peu près le SMIC.

A ce tarif-là, les éleveurs de brebis ont l’honneur d’avoir les plus bas revenus de l’agriculture française. Il est 4,5 fois inférieur à celui des céréaliers (16.500 euros en moyenne pour l’année 2012 contre 76.500 euros pour les grandes cultures, selon le ministère de l’agriculture).

La majorité des aides qu’il reçoit sont liées à "l’ICHN", Indemnité compensatoire de handicaps naturels. Il la reçoit car son exploitation se situe en montagne. Jusqu’ici, cette indemnité était réservée aux exploitations de moins de cinquante hectares.

François Hollande a relevé le plafond à soixante-quinze hectares. "Donc il y aura plus d’exploitations à se partager la même enveloppe. Ma prime risque de diminuer !" Seule solution pour préserver ses aides selon lui : "L’agrandissement. Je dois augmenter mon troupeau de cent brebis."

Car Olivier l’admet, "la moitié de mes revenus dépendent des aides de la PAC. Mais le prix de l’agneau au kilo est le même qu’il y a trente ans. A l’époque, je pouvais m’acheter plus de choses !"Et encore, l’éleveur estime bien s’en sortir par rapport à ses collègues.

Ses bêtes pâturent dix mois de l’année, ce qui donne de la viande de qualité supérieure : "Je vends en direct, comme ça je valorise mieux le produit". Il arrive ainsi à vendre son agneau 14 euros le kilo hors taxes, contre un cours à 5,50 euros le kilo... Et des coûts de production à 7,50 euros le kilo en moyenne. "La majorité des éleveurs vendent à perte, c’est pour cela que l’on ne peut pas se passer des aides de la PAC ! Certains doivent même demander le RSA. J’espère ne pas avoir à le faire", ajoute-t-il un brin amer.

Avant de conclure : "La convergence des aides, de toute façon je ne la verrai pas. En 2020 je serai à la retraite. Et d’ici là, pas mal d’éleveurs ovins auront disparu."

Mais à la Confédération paysanne, certains espèrent encore.

La France a jusqu’en avril 2014 pour rendre sa copie à l’Union Européenne. «Le gouvernement peut encore modifier ses orientations», rappelle Judith Carmona, en charge de la PAC au syndicat. Puis les agriculteurs devront attendre 2015, pour voir tomber leurs subventions calculées selon la PAC nouvelle formule.

Source :

PAC 2013, FNSEA, Xavier BEULLIN, François Hollande, Stéphane Le FOLL, Céréaliers, Elevage intensif, élevage bio, mesures agroenvironnementales, agro-écologie, Convergence des aides, B

http://www.reporterre.net/

 

Article rédigé par : Marie Astier pour Reporterre.

Publié le : mercredi 16 octobre 2013

Photos :Champ de blé : Cradoboys.

 

16/10/2013

Légiférer sur le vivant est toujours arbitraire

 

Entre le plus petit des homo-sapiens (120 cm) et le plus grand (240 cm), le rapport est de deux. Entre le plus léger et le plus lourd, le rapport est de 8. Entre le plus rapide et le plus lent, il est environ de 10. Nous pourrions estimer d'autres rapports entre personnes sans handicap, par exemple 15 pour le saut en hauteur et 20 pour l'haltérophilie, et à l'avenant pour toutes les performances physiques.

Quant aux capacités sensorielles, mnésiques, cognitives, oniriques, créatrices ou affectives il est évidemment difficile de les chiffrer, car les instruments et leurs mesures sont toujours contestables. Mais au vu des ratios physiques sus mentionnés, il semble difficile ici d'en imaginer un seul qui soit supérieur à 30.

Le XX° siècle qui a tenté des évaluations pseudo-scientifiques en ces domaines ayant conduit aux horreurs totalitaires que l'on sait, il ne nous reste donc plus que la législation pour décréter, par exemple, qu'aucun homme ne peut en valoir plus de trente fois un autre.

Cette loi ne serait ni plus ni moins arbitraire, ni plus ni moins contestable que toutes celles qui concernent le vivant. Dire que la vie embryonnaire laisse place à la vie fœtale à huit ou douze semaines est un postulat n'ayant d'utilité que pour les lois sur l'IVG. Décider qu'un fœtus de moins de 180 jours ne peut être déclaré à l'état civil relève d'un sens que certains ne trouveront pas être le bon sens.

L'âge de la majorité sexuelle, le taux d'alcoolémie compatible avec la vigilance ou encore l'hétérosexualité obligatoire du couple parental semblent désormais ne devoir relever que de décrets ou de lois.

A ma connaissance, malgré le caractère toujours arbitraire de ces lois sur le vivant, toutes les nations qui en ont promulgué s'enorgueillissent aujourd'hui de leur œuvre civilisatrice. 

Voilà pourquoi je suis surpris par les cris d'effraie que poussent les présidents lorsqu'on leur suggère de légiférer sur la valeur salariale des hommes. Qui pourrait être choqué par un ratio à trente de cette valeur, empêchant tout footballeur, PDG ou comédien d'avoir un revenu annuel (primes et options comprises) dépassant trente fois le SMIC.

L'argent serait-il devenu, pour le législateur, plus tabou que le sexe, l'alcool ou la vie embryonnaire ?

Quant aux financiers qui s'alarment de lois qui risquent d'être contre-productives, leur langue de bois ne peut ignorer que toute législation nouvelle entraîne inévitablement sa marge d'hérésies temporaires.

Ce ratio arbitraire de 30 pour la valeur des hommes, en plus de sa valeur morale, pourrait avoir une certaine valeur esthétique, car il siérait au plus grand nombre.

Il faudrait cependant s'abstenir d'y adjoindre des valeurs inverses pour incompétence, car le rapport entre le coût de l'incompétence du PDG et celle du cheminot ou du mineur de fond est si élevé que l'établir serait inélégant et franchement inesthétique. 

Source :"Humeurs médicales" Le blog du généraliste. 

http://www.lucperino.com/blogs/echelle_salaires.php

A propos de l’Auteur de l’article : 

"Humeurs médicales" fait référence au titre de l'un des essais de Luc Perino. Ce médecin généraliste continue ici, comme dans la plupart de ses ouvrages, à promouvoir la médecine clinique et à susciter la réflexion sur nos excès sanitaires.

Luc Perino continue inlassablement à y militer pour plus de rigueur clinique et scientifique tout en dénonçant les dérives du système sanitaire et sa soumission au marché ou à la démagogie.

Ces chroniques destinées aux professions de santé, aux acteurs institutionnels et au public intéressé par les sujets de santé, paraissent trois à quatre fois par mois dans le journal "Le Monde", puis dans la revue professionnelle "Le Généraliste".

Elles sont reprises sur le site "Humeurs médicales" en accord avec ces deux journaux.

 

Date de publication : 28/03/2013

Lu sur: HER

http://humanisme-ecologie-republique.blog4ever.com/blog/l...

humeurs médicales, Le Généraliste, Luc Périno,  l'argent, Entrer des mots clefs

 

 

18:53 Écrit par Bernard FRAU dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humeurs médicales, le généraliste, luc périno, l'argent | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

« Crime contre l’humanité » Lettre ouverte à François Hollande

Nature, crime contre l'humanité, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Franz Broswimmer, écocide,Alessandro Galli, Rapport Meadows, Club de Rome

l'amazone

Un citoyen écologiste  vient d’écrire au Président Hollande une lettre pour lui dire combien le concept de croissance économique indéfini lui semble inadapté  à la construction d’un monde équilibré de justice, de partage et de paix pour le meilleur épanouissement des Hommes, de tous les Hommes qui peuplent notre Planète.

Dans cette lettre ouverte il nous dit que la Nature est indispensable à la pérennité de l’Humanité et que sans elle, le sens de la vie est perdu.

J’ai pensé que cette lettre pouvait intéresser nombre d’entre nous  qui avons à coeur de construire un modèle  de société responsable et soucieux de préserver les conditions d’un avenir où de belles espérances seront encore possibles pour les générations futures.

C’est pourquoi j’ai choisi de vous la délivrer in extenso.

Bernard FRAU             

Le  15 octobre 2013

Monsieur le  Président,

Votre prédécesseur avait comme formule  « J’irais chercher la croissance avec les dents ». Un  projet politique d’une pauvreté intellectuelle affligeante. En effet, Monsieur le Président, j’imagine que, comme Nicolas SARKOZY, vous êtes entourés de nombreux experts et conseillers, qui vous informent de notre situation dans les domaines de l’environnement, de l’économie, des stratégies internationales etc… Ces experts ne vous ont-ils pas parlé des rapports du club de Rome – rapport Meadows –?

Après une première publication en 1972, le club de Rome a publié un nouveau rapport en mars 2012. Dans ce rapport il  est dit que « tout se déroule comme prévu pour que survienne le grand désastre, probablement en 2020 ».

Vos conseillers ne vous ont-ils pas informé que cette année,  «le jour du dépassement des ressources annuelles de la planète » est tombé le mardi 20 aout.

Pour Alessandro Galli, le directeur de l’ONG Global Footprint Network  « nous sommes sur une trajectoire où nous allons avoir besoin des ressources de deux planètes bien avant le milieu du XXIème siècle ».

Il y a quelques années, dans un remarquable ouvrage – La montée de l’insignifiance –, Cornélius CASTORIADIS écrivait : « L’humanité se fracassera tôt ou tard contre les limites naturelles de la planète, si elle ne s’effondre pas déjà auparavant sous le poids de son néant de sens ».

Plus récemment, dans le journal  La Décroissance, le chroniqueur Denis Baba, écrit « Des millénaires de religion, littérature, philosophie, se trouvent engloutis, signant définitivement le triomphe de la pensée de l’ingénieur. La condition humaine se réduit à un problème technique. Et à question technique, réponse technique.

Si on considère que le désastre nucléaire au Japon n’est que la face la plus immédiatement visible de l’effondrement écologique en cours, cette maxime est en passe de s’imposer à toutes les sphères de notre existence, sur tous les points du globe  ».

Vous n’ignorez pas non plus, Mr le Président, tous les crimes commis par la France sur le continent africain.

Depuis des décennies, pour alimenter la croissance française, il a fallu piller le continent africain. Vous n’ignorez  pas que dans la nuit du 15 au 16 avril  1974, Diori HAMANI – le premier président du Niger démocratiquement élu – est assassinée par les services secrets français, placés sous la direction d’Yves Guéna.

Diori HAMANI avait simplement exigé de la Cogema des informations sur le prix et les quantités d’uranium extraites du sous-sol nigérien.

Vous n’ignorez pas, Monsieur le Président, que pour mettre la main sur les richesses du Togo, la France de gauche – Mitterrand, Rocard, Védrine, Dumas – a soutenu le général-dictateur EYADEMA ? Il serait bien évidemment trop long, ici de faire un inventaire exhaustif de tous les crimes commis par la France dans les pays africains.

Ceci  n’est qu’une brève description de la barbarie humaine intrinsèquement liée au  concept de croissance, de croissance économique.

Vous ne l’ignorez pas, Monsieur le Président, l’impact de la croissance sur les écosystèmes de la croissance est désastreux.

Chaque seconde dans notre pays, 28 m² de terres sont recouverts de béton ou de bitume. Pour de nombreux experts, l’artificialisation des terres agricoles représente la menace la plus directe pour les générations à venir et la sécurité  alimentaire.

Entre 1950 et 1997, la production de l’économie mondiale a été multipliée par six – de 5 000 à  29 000 milliards de dollars.

La seule croissance économique des années 1990 à 1997 a dépassé celle des 10 000 années comprises entre le début de l’agriculture et 1950. Le chômage et la pauvreté ont-ils pour autant reculés ? A l’évidence non.

Il nous faut comprendre et accepter, Monsieur le Président qu’augmenter la production n’éliminera pas la pauvreté.

N’est-il pas simple, Monsieur le Président, de comprendre qu’en détruisant notre environnement nous nous détruisons nous-mêmes.

Monsieur le Président, depuis votre arrivé à la tête de l’état, vos incantations à la croissance sont permanentes. Pouvez-vous ignorer les limites physiques de la planète. Avez-vous le droit de maintenir l’opinion dans le mythe de l’abondance ?

Ne serait-il pas plus courageux, Monsieur le Président, d’adopter un discours de vérité ? 

De dire à nos concitoyens, que pour des raisons à la fois financières et écologique, le recours à la croissance est collectivement suicidaire. Ou plus précisément, pour reprendre l’expression de l’universitaire Franz Broswimmer, qu’il s’agit d’un écocide.

Auteur de nombreux ouvrages et travaux de recherches, le biologiste canadien David Suzuki considère pour sa part que « faire l’apologie de la croissance relève du crime contre l’humanité ».

Une question se pose donc Monsieur le Président, n’êtes-vous pas vous aussi,  comme l’ensemble des chefs d’état, responsable de «crime contre l’humanité » ?

Dans l’attente de votre réponse, recevez Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.          

                                                                                          Clément  WITTMANN

4 rue Jean Jacques Rousseau

57400 SARREBOURG                                               

clement.wittmann21@orange.fr

  

08/10/2013

A Hong Kong, une armée de chariots poussés par des vieillards qui tentent de survivre

A Hong Kong, les personnes âgées sillonnent les rues en poussant des chariots remplis de bric et de broc qu'ils tentent de vendre pour survivre.

Entrer des mots clefs

08 Octobre 2013 07h56

Une structure en fer, une poignée mobile, quatre roues pneumatiques et très souvent une personne âgée à la manœuvre: de simples chariots sillonnent les rues et les trottoirs étroits de Hong Kong, éléments indispensables à la bonne marche de la métropole.

A l'ombre des gratte-ciels ou à travers les rues tortueuses des quartiers les plus chinois, commerçants, ouvriers et chiffonniers poussent des chariots débordant de piles de cartons vides, de caisses d'ailerons de requins, bonbonnes d'eau vides ou encore seaux de champignons séchés.

Ils sont l'équivalent des coursiers à vélo de New York ou des camionnettes de livraison à Paris.

"Ça aide même s'il ne s'agit que de quelques dollars"

Un œil occidental remarque surtout les vieilles personnes, hommes ou femmes, tirant leur chargement malgré leur âge avancé. Lee Cheung-Ho, 78 ans, traîne son chariot toute la journée, même en cas de typhon, précise-t-elle. "Je dois gagner ma vie", lance-t-elle à l'AFP sans prendre le temps de s'arrêter. "Ça aide même s'il ne s'agit que de quelques dollars".

Certains ne gagnent pas plus de 2 euros par jour

Les quelque 10.000 chiffonniers du territoire ramassent vieux cartons, journaux, canettes ou ferraille, pour les vendre à des entreprises de recyclage. Certains ne gagnent pas plus de 20 dollars de Hong Kong par jour (2 euros), selon un sondage informel mené par l'AFP.

Cette collecte et ce tri aident quelque peu à réduire le volume des ordures destinées aux décharges de Hong Kong, qui pourraient arriver à saturation dès 2020.

Une activité réservée aux plus pauvres

L'activité, rude physiquement et peu rémunératrice, est réservée aux plus pauvres, dans ce territoire du sud de la Chine qui connaît de fortes disparités entre ses habitants les plus riches et les plus misérables.

Un tiers des seniors à Hong Kong vivent en-dessous du seuil de pauvreté, selon les derniers chiffres du gouvernement.

Les travailleurs hongkongais cotisent pour la retraite depuis 2000 seulement. Jusqu'alors, ils ne pouvaient compter que sur l'aide de leur famille, leur épargne et surtout l'appartement acheté, s'ils le pouvaient,  lorsqu'ils étaient actifs.

Les chariots sont parfaitement adaptés aux rues étroites

Les chariots se situent au bout de la chaîne des transports de marchandises dans le territoire, après les bateaux cargo qui débarquent leurs conteneurs dans le port, les camions, et la myriade de taxis rouges sillonnant les rues, souligne Adam Bobbette, expert sur l'environnement urbain à l'université de Hong Kong.

Ils sont aussi parfaitement adaptés aux rues étroites, encombrées et très en pente de certains quartiers, dans une ville dotée de peu de parkings, note l'expert, qui les considère comme un élément indispensable du "métabolisme urbain" de Hong Kong. "Cette activité ancienne a trouvé le moyen de survivre grâce à son utilité fonctionnelle", ajoute l'expert. "Doit-on célébrer le chariot à Hong Kong? Certainement!".

Les Hongkongais savent qu'ils ont intérêt à se ranger lorsque déboule un chariot

Certains se plaignent du danger représenté par ce moyen de transport. Les Hongkongais savent qu'ils ont intérêt à se ranger lorsque déboule un chariot, même s'il est tiré par un vieillard à l'air frêle.

Les conducteurs eux-mêmes sont frôlés par les tramways, les minibus et les voitures lorsqu'ils poussent leur chargement le long des rues. Sur les six premiers mois de 2013, le ministère des Transports a comptabilisé onze accidents liés à des chariots. En 2012, deux "pousseurs" ont été renversés par un bus et un taxi. Ils avaient tous deux plus de 70 ans.

Ces chariots sont-ils le symbole du fossé entre riches et pauvres dans le territoire?

Pendant longtemps, ces engins étaient fabriqués à Hong Kong. Mackey Li, 46 ans, possède le dernier atelier de production, une entreprise familiale créée il y a 60 ans. Mais ses deux enfants sont à l'université et ne reprendront pas l'activité.

Les chariots seront donc tous importés de Chine continentale.

Ils ne coûtent pas cher, "mais ils ne durent pas très longtemps", assure M. Li qui répare un essieu brisé.

Ces chariots sont-ils le symbole du fossé entre riches et pauvres dans le territoire? Il hausse les épaules. Pour lui, c'est avant tout "un outil".

A quelques mètres de l'atelier de M. Li, une femme de 90 ans ramasse des cartons et les entasse sur sa charrette. "Qu'est-ce que vous voulez que je fasse si je ne sors pas?", demande-t-elle.

"Que je reste chez moi en attendant la mort?".

Source : RTL info.be

http://www.rtl.be/info/monde/international/1038301/a-hong-kong-une-armee-de-chariots-pousses-par-des-vieillards-qui-tentent-de-survivre

 

17:34 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hong kong, chine, chine continentale | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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